PROGRAMME D’AIDE ALIMENTAIRE : Des impayés et du paradoxe des appels d’offres

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PROGRAMME D’AIDE ALIMENTAIRE : Des impayés et du paradoxe des appels d’offres

http://www.enqueteplus.com Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, le Dage du ministère estime que les prix obtenus par entente directe sont en deçà des prix obtenus suite à un appel d’offres.
Alors que l’enveloppe initialement dégagée était de 69 milliards de francs CFA, le ministère a su faire des économies et s’est même permis d’appuyer les producteurs d’oignon de la zone des Niayes, sur instruction du chef de l’Etat. Le montant d’un milliard a, en effet, été débloqué pour appuyer ces acteurs économiques durement éprouvés par la pandémie, en leur achetant une partie de leurs productions, se réjouit le Dage Aliou Sow.
Si l’on se fie à ses déclarations, même s’il existe encore des prestations encore impayées, il est certain que le montant total des dépenses ne saurait dépasser les 64 milliards F CFA. Il déclare : ‘’C’est vrai qu’il y a des prestations déjà réalisées et qui ne sont pas encore facturées. Mais selon les projections, dans tous les cas, nous n’allons pas dépasser les 64 milliards.’’
Monsieur Sow est aussi revenu sur une supposée inefficacité des appels d’offres. En effet, aussi paradoxal que cela puisse paraitre, le président de la Commission des marchés du ministère du Développement communautaire assure qu’il est souvent moins cher de contracter directement avec une entreprise que de recourir aux procédures d’appel d’offres. Or, justement, l’objectif même de cette procédure est d’optimiser les dépenses publiques. Il brandit des exemples : ‘’Prenons l’exemple du sucre. Quand il y a eu des désistements, nous nous sommes rapprochés de l’un des candidats malheureux à l’appel d’offres. En contractant directement avec lui, nous avions pu négocier un prix en deçà même de l’offre des autres attributaires. Pourtant, la même entreprise a été rejetée parce que son offre était plus chère, dans le cadre de l’appel d’offres.’’
Sans pour autant démontrer que cette différence s’explique exclusivement par l’entente directe, il déclare : ‘’C’est le problème que je soulève souvent avec les appels d’offres. Est-ce qu’ils permettent véritablement de préserver l’argent de l’Etat ? Quand on contracte directement, tu as un prix beaucoup moins élevé. Voilà un exemple type.’’
Avec la montée en puissance du coronavirus, le ministre a aussi été interpellé sur la possibilité ou non de voir l’Etat déclencher une autre campagne de distribution de vivres. Selon Mansour Faye, il est trop tôt de se prononcer sur une telle question. ‘’Aujourd’hui, souligne-t-il, la pandémie est certes là, mais les activités ont redémarré et les mesures appropriées sont en train d’être prises pour juguler la pandémie. Maintenant, je ne saurais dire s’il y aura ou non une seconde campagne. L’Etat va apprécier en fonction de son évolution et on verra bien’’. Mor AMAR


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