Présidentielle sénégalaise : l’ONU condamne les violences à Tambacounda

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APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo-Le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), Mohamed Ibn Chambas a, dans une note parvenue mercredi à APA, condamné les violences survenues lundi dernier à Tambacounda (est) entre des partisans du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR, opposition) et ceux de Benno Bokk Yakaar (Bby, au pouvoir), faisant trois morts.

Chambas a appelé les candidats à l’élection présidentielle et leurs sympathisants à refuser la violence et à respecter leurs engagements « pour assurer un scrutin participatif et pacifique ».

« Un mort est un mort de trop. Chaque citoyen doit être concerné et responsable de la protection de la paix et la tolérance qui fait la richesse du peuple Sénégalais », a souligné Ibn Chambas.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, exhorte les candidats et leurs sympathisants, les acteurs de la société civile et les autorités, à redoubler d’efforts pour appeler les citoyens au calme et à la retenue, et au respect des valeurs de paix et de tolérance.

Dans une note similaire parvenue à APA, la cellule Nationale du Sénégal du Réseau Paix et Sécurité pour les Femmes de l’Espace CEDEAO REPSFECO/SÉNÉGAL dit condamner « avec la dernière énergie » les violences notées en ces moments de campagne électorale sur le territoire national.

Par ailleurs, elle invite l’Etat du Sénégal à renforcer le dispositif sécuritaire pour assurer la sécurité de toutes les franges de la population face à cette « insécurité grandissante ».

Elle exhorte également les candidats à la présidentielle du 24 février prochain à appeler leurs états-majors et militants à la responsabilité, à la retenu et au calme et ne pas verser dans la provocation, à éviter les discours et propos incendiaires qui peuvent particulièrement attiser la tension et créer des situations de conflits et à sensibiliser leurs militants à éviter toutes confrontations.ARD/te/APA

LES OBSERVATEURS DE L’UE APPELLENT À ‘’PRÉSERVER LE CARACTÈRE PACIFIQUE’’ DE LA CAMPAGNE ÉLECTORALE

Dakar, 13 fev (APS) – La Mission d’observation électorale de l’Union européenne au Sénégal invite tous les acteurs de l’élection présidentielle à ‘’préserver le caractère pacifique’’ de la campagne électorale et à ‘’manifester leur attachement aux principes démocratiques en appelant leurs militants et services d’ordre à rejeter fermement toute forme de violence’’.

 Les évènements survenus lundi à Tambacounda entre des militants du PUR et ceux de Benno Bokk Yaakaar ont coûté la vie à deux personnes et causé plusieurs blessés. Des journalistes ont également été violentés et des voitures incendiées.

 Dans un communiqué transmis à l’APS, mercredi, cette mission souligne qu’il est ‘’primordial que les candidats aient la liberté de mener campagne tout en respectant leurs concurrents, et que la protection des candidats soit assurée dans le cadre légal’’.Elle présente ses condoléances aux familles et aux proches des victimes des incidents qui ont endeuillé la campagne électorale le 11 février à Tambacounda lors d’un accrochage entre un cortège du candidat du Parti de l’Unité et du Rassemblement et des militants de la coalition du président sortant.

 Dans son communiqué, la mission ‘’déplore que des journalistes aient été également victimes des violences qui se sont produites à Tambacounda’’.

‘’Les journalistes jouent un rôle essentiel dans la promotion du débat public et la couverture de la campagne électorale ; leur travail doit être protégé et respecté par toutes les parties concernées. Il est important que les violences constatées fassent l’objet d’enquêtes rigoureuses et impartiales’’, souligne t-elle.

La mission a pour mandat ‘’d’observer l’ensemble du processus, en toute indépendance et neutralité’’, rappelle le communiqué, notant que ‘’le rôle des observateurs n’est pas d’intervenir dans le déroulement des élections’’.

 Il signale que les membres de la mission ‘’suivent de près toutes les étapes du processus au niveau central ainsi qu’à travers le pays, et l’évaluent au regard des normes régionales et internationales en la matière’’.

 La Mission présentera ses conclusions préliminaires 48 heures après le scrutin et publiera un rapport détaillé à la fin du processus, annonce la même source.OID/AKS

Birahim Seck : «les politiciens doivent surveiller leur langage»

http://www.dakarmatin.com Contre les violences qui ont entraîné la mort de militants supposés appartenir au camp de la coalition au pouvoir, Benno bokk yakaar (BBY), et occasionné plusieurs blessés notamment des journalistes, Birahim Seck, le coordonnateur du Forum civil appelle les leaders politiques et militants à plus de responsabilité dans cette période pré-électorale. « Nous avons, indique-t-il, toujours attiré l’attention du pouvoir mais également de l’opposition et de toute la frange de la population sur la nécessité de balayer les germes de la violence. La situation qu’on a constatée à Tambacounda, nous le déplorons avec la dernière énergie. »
Poursuivant, il invite l’opposition mais également le pouvoir à « surveiller le langage qu’ils tiennent (à l’occasion) des meetings mais aussi de protéger davantage ceux qui sont chargés de véhiculer l’information. Et, qui sont quand même très important dans l’exercice de la démocratie. » Citant la presse, Birahim Seck soulignent que les journalistes « méritent beaucoup plus de protection. » Aux partis en compétition, il les invite à « prendre des mesures idoines pour protéger ces braves gens qui ne font que leur travail. »
Dans ce sillage, le successeur de Mouhamadou Mbodj se dit en phase avec la mesure prise par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, de renforcer la sécurité des différents candidats en effectifs (police et gendarmerie).
« Dans les grandes démocratie, cela se passe comme ça, applaudit-il. C’est l’Etat en réalité qui se charge de protéger les citoyens, que ce soit le président sortant, que ce soit les autres candidats. Nous sommes tout à fait d’accord, aujourd’hui, que les forces de l’ordre puissent assurer la sécurité des candidats mais cela doit être sur demande parce qu’il y a certains candidats qui n’auront pas confiance sans doute. Dans ce cadre-là, il faudrait qu’il y ait un texte qui encadre le choix de ces agents de sécurité-là pour qu’ils respectent un certain nombre d’éléments. »
Le coordonnateur du Forum civil se prononçait en marge du séminaire avec l’Association des maires du Sénégal (AMS) sur la généralisation de la certification citoyenne

Présidentielle sénégalaise : Greenpeace Afrique invite les candidats à faire de la pêche une priorité dans leurs programmes

http://www.lactuacho.com Greenpeace Afrique a lancé une alerte aux candidats sur la situation alarmante des pêcheries et leur demande de faire du secteur de la pêche une priorité dans leurs programmes.

Saisissant la campagne pour l’élection présidentielle au Sénégal,  Greenpeace leur propose aussi des solutions pour une meilleure prise en compte du secteur de la pêche qui fait partie des secteurs les plus dynamiques et les plus importantes de l’économie sénégalaise.

Le communiqué parvenu à www.lactuacho.com relève que premier secteur d’exportation et principale source de devise du Sénégal, la pêche contribue d’environ 70 % aux apports nutritionnels en protéines d’origine animale et joue un rôle majeur dans la sécurité alimentaire des sénégalais. Elle représente environ 3,2% du Produit Intérieur Brut (PIB) avec au moins 600.000 emplois directs ou indirects.

Malgré son rôle socioéconomique majeur, nous dit l’Organisation, depuis des décennies le secteur de la pêche est confronté à une mauvaise gouvernance. Une situation qui a conduit à la raréfaction des ressources concomitante à la surexploitation de la plupart des stocks; la pêche Illicite Non  déclarée et Non réglementée (INN) exacerbée par le manque de contrôle et de surveillance; la fraude au tonnage pratiquée par les navires industriels et les urgences environnementales dont l’installation des unités de farine de poissons. Tous ces facteurs ajoutés à des politiques des pêches inadaptées, poussent les pêcheurs à aller très loin en mer en risquant leur vie pour attraper le poisson qui est devenu hors de portée.

“Pour une meilleure gouvernance des pêches, il est nécessaire de mettre l’accent sur l’harmonisation des réglementations des pays membres de la commission sous régionale des pêches (CSRP), le renforcement du système de contrôle et de surveillance, la restauration des écosystèmes côtiers, la  transparence et la participation des acteurs non étatiques aux processus de prise de décision sur les politiques de gestion de la pêche”, a déclaré, Dr Aliou Ba, conseiller politique à Greenpeace Afrique.

Ainsi, le conseiller politique de Greenpeace Afrique recommande entre autres 7 axes prioritaires qui sont :

La promotion d’une gestion sous régionale des stocks partagés;

La transparence dans l’attribution des licences de pêche;

L’amélioration des embarcations traditionnelles et leur immatriculation effective pour plus de sécurité;

La dotation des pirogues artisanales d’un système de géolocalisation et d’alerte précoce en temps réel qui sera accompagné par une structure exclusivement dédiée au sauvetage en mer pour éviter les récurrentes disparition en mer;

L’arrêt de l’attribution d’autorisations aux unités de  production de farine de poisson car celles ci constituent une réelle menace pour la sécurité alimentaire et l’emploi de milliers de personnes;

La publication de l’état d’avancement du processus de re-jaugeage des navires de pêche industrielle au Sénégal.


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