POURQUOI LA SITUATION DE «NI PAIX, NI GUERRE» PERDURE

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POURQUOI LA SITUATION DE «NI PAIX, NI GUERRE» PERDURE

http://www.emedia.sn Le conflit casamançais est l’un des plus vieux conflits en Afrique. Cela fait 40 ans qu’il perdure dans le temps et dans l’espace. Même si on note l’accalmie dans le Sud du Sénégal, force est de constater qu’il n’y a pas encore de paix définitive. On est dans une situation de « ni paix et ni guerre ».
Les invités de Alassane Samba Diop à l’émission LR du temps sur Iradio (90.3) ont essayé d’expliquer pourquoi les négociations stagnent. Bruno Sonko, diplômé en sciences politiques et spécialiste de la Casamance, estime que cette situation est due au fait qu’il y a des problèmes dans la gestion du conflit.
Selon lui, la stratégie et l’attitude des acteurs en l’occurrence le MFDC et l’Etat ne sont pas les bonnes. Elles devraient être repensées. Il y a, à en croire M. Sonko, un problème de communication. Etayant ses propos, il indique que peu de choses sont dites sur le conflit. Il y a, constate-t-il, comme une loi du silence. Ainsi, il pense que le conflit doit être démocratisé. Il faut que, explique-t-il, que l’armée sénégalaise communique davantage. En sus, la presse sénégalaise doit jouer son rôle. « Je pense qu’il faut un médiateur unique, une personnalité étrangère neutre qui puisse réunir tous les acteurs. Il faut également la restructuration du MFDC. Les leaders du MFDC ne se font pas confiance. Il faut régler le problème de Salif Sado, qu’il accepte de négocier avec les autres factions », a expliqué M. Sonko.
Pour sa part, Maurice Soudieck Dione, enseignant chercheur à l’UGB de Saint Louis, pense que cette situation de « ni paix, ni guerre » doit être recentrée par rapport à la problématique de fond. D’après lui, il y a comme des tabous et des dogmes qui bloquent l’avancée de cette paix. Il y a, pense-t-il, autant de verrous qui empêchent de discuter sur le fond du problème. « La question de l’indépendance de la Casamance ne peut pas faire partie des discussions parce qu’elle est écartée par la constitution », a fait savoir le professeur Maurice Soudieck Dione. Lequel signale que le risque c’est que l’exploitation des ressources naturelles puisse entraîner des problèmes de gouvernance qui peuvent entretenir le conflit. Aliou DIOUF & Pape D. DIALLO (photo)


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