Plusieurs risques non couverts continueront de peser sur les entreprises et ménages africains en 2021

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Plusieurs risques non couverts continueront de peser sur les entreprises et ménages africains en 2021

(Agence Ecofin) – Les risques s’accumulent pour des centaines de millions d’Africains, notamment des zones rurales. La covid-19 a fragilisé les acteurs économiques tant sur le plan sanitaire qu’économique. Les autres risques à surveiller sont les inondations et l’insécurité.
L’année 2021 débute en Afrique subsaharienne avec plusieurs risques non couverts par les assureurs, et qui continueront de peser sur les entreprises et les ménages.
Le premier de ces risques se rapporte à la santé. L’Afrique fait face des situations de maladie aussi compliquées que la pandémie de coronavirus, qui continuent de causer des pertes en vies humaines, notamment le paludisme, la tuberculose, le sida. Elle a même récemment connu l’épidémie d’Ebola.
Mais c’est la première fois dans l’histoire moderne que se présente un risque sanitaire à l’échelle du continent. Les personnes déjà assurées se sont trouvées dans l’impossibilité de faire jouer leur police d’assurance. La pandémie ne fait pas partie de la catégorie des risques concernés.
Le deuxième risque est relatif aux changements climatiques. En 2020, les populations de plusieurs pays de la région pratiquant l’agriculture ont fait face à des inondations de grande ampleur.
Selon un reportage de VOA, plus de 760 000 personnes ont été affectées du Sénégal au Soudan, en passant par le Niger, le Burkina, et le nord du Cameroun. Des décès ont été enregistrés et les risques de maladie se sont accrus.
Le troisième risque important est lié à la sécurité. Ce secteur ne fait pas l’objet d’une grosse couverture médiatique, mais on peut voir dans plusieurs pays africains que le business de la protection privée est en plein essor.
Dans les pays d’Afrique de l’Ouest comme le Burkina Faso et le Nigeria, les grandes enseignes commerciales ne sont pas à l’abri d’une attaque terroriste. Or, pour ces trois grandes catégories de risques, le secteur des assurances en Afrique subsaharienne n’offre pas encore de solutions en termes de police de couverture. Au-delà des individus, les activités économiques s’en trouvent menacées.
Aussi bien la covid-19 que les inondations ont détruit les activités économiques de centaines de millions de personnes sur le continent. Pourtant, même dans des pays où l’assurance est sophistiquée comme en Afrique du Sud, les victimes économiques de la covid-19 n’ont pas facilement eu gain de cause.
Dans les pays francophones où l’assurance est régulée par la Conférence interafricaine des marchés des assurances (CIMA), la question n’était même pas à l’ordre du jour. Dans un rapport publié le 16 décembre 2020, la firme d’analyse McKinsey a estimé que les perspectives de croissance du secteur sont solides.
Dans ces recommandations, elle a suggéré qu’investir dans le domaine impliquait de choisir les villes à privilégier, réduire les coûts par la digitalisation et surtout influencer les évolutions règlementaires.
La population rurale en Afrique estimée à 50% est la plus exposée aux nouveaux risques.Idriss Linge


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