PLUS DE 34 000 AVORTEMENTS RECENSÉS EN 2020

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PLUS DE 34 000 AVORTEMENTS RECENSÉS EN 2020

https://emedia.sn 34 079 avortements ont été recensés en 2020 par les services compétents dont la Direction de la santé de la mère et de l’enfant du ministère de la Santé et de l’Action sociale.
La région de Dakar, qui arrive en tête, enregistre 6 948 interruptions de grossesse, suivie de Thiès, qui compte 5 390 cas. À Diourbel, classée troisième, 3 704 cas ont été répertoriés. Tandis qu’à Kaolack, il a été constaté 2 673 cas.
Dans la liste des régions qui ont moins de mille cas, figurent Sédhiou (888), Kédougou (632), rapporte Le Soleil.
Au Sénégal, d’après les statistiques fournies précédemment par le Comité de plaidoyer pour l’accès à l’avortement médicalisé en cas de viol et d’inceste, les avortements à risques représentent la cinquième cause de décès maternels et 50% des admissions en urgence dans les maternités de référence. Par ailleurs, avec l’infanticide, l’avortement clandestin constitue 19% des causes d’incarcération des femmes.
D’où la campagne de communication dénommée “Wuyu Wallu”, ayant pour slogan « l’avortement médicalisé en cas de viol et d’inceste sauve des vies, parlons-en ! ».
En face, l’ONG islamique Jamra et ses alliés ont lancé la croisade contre ce qu’ils qualifient de “forme d’infanticide”. Face à la presse jeudi dernier, Mame Mactar Gueye et Cie ont suggéré à l’État du Sénégal de mettre en place un Comité national d’éthique sur les Sciences de la vie et de la Santé. Lequel devrait regrouper des religieux, des juristes, et des scientifiques, pour discuter afin de trouver une solution à ce problème.
L’Église et L’Islam sont défavorables à une pratique assimilée à un meurtre. La pratique est autorisée lorsque le pronostic vital est engagé.
L’État du Sénégal a ratifié le protocole de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits de la femme en Afrique. Ce protocole de Maputo stipule en son article 14, à la charge des États-parties l’obligation de donner accès à l’avortement aux femmes et aux filles porteuses de grossesses suite à un viol, inceste ou toute autre agression.  Sauf que la loi pénale sénégalaise considère l’avortement provoqué comme une infraction grave


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