Perte de compétitivité de l’économie sénégalaise

Perte de compétitivité de l’économie sénégalaise
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APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-En fin décembre 2018, l’économie sénégalaise a enregistré des pertes de compétitivité-prix, évaluées à 0,7%, en variation mensuelle, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) rendues publiques lundi.

Pourtant, des gains de compétitivité-prix de 1,1% avaient été constatés au terme du mois de novembre 2018. La DPEE explique cette situation par la faible appréciation du franc CFA (monnaie ayant cours légal au Sénégal) par rapport aux monnaies des principaux partenaires commerciaux (plus 0,1%) conjuguée au différentiel d’inflation défavorable (plus 0,6%).

Face aux pays membres de la zone UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine) et de la zone euro, les pertes de compétitivité sont estimées par la DPEE respectivement à 1,4% et 0,7%, sous l’effet du différentiel d’inflation défavorable.

Cependant, en glissement annuel, des gains de compétitivité de 2,2% sont notés au mois de décembre 2018, portés par un différentiel d’inflation favorable (moins 3,1%) toutefois partiellement contrebalancé par l’appréciation du franc CFA par rapport aux monnaies des principaux partenaires commerciaux (plus 0,9%).

« Au total, souligne la DPEE, sur l’année 2018, la compétitivité-prix de l’économie Sénégalaise est restée stable comparativement à l’année précédente ». Le différentiel d’inflation favorable (moins 3,6%) a ainsi  été compensé par l’appréciation du franc CFA (plus 3,6%) par rapport aux monnaies des principaux partenaires commerciaux sur la période sous – revue.MS/te/APA

Sénégal:Le secteur tertiaire baisse de 2,3 points en 2017

«Etant le secteur dominant de l’économie sénégalaise avec une contribution de près de 52% à la formation du PIB, le rythme de progression du tertiaire a observé une baisse de 2,3 points pour s’établir à 5,3% en 2017 », renseigne l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd) dans son rapport sur «Comptes nationaux provisoires de 2017 et définitifs de 2016 ».

Cette décélération de la croissance, explique-t-on,  est essentiellement imputable à la contraction des activités spécialisées, scientifiques, techniques (-0,6% contre 36,8% en 2016) en dépit de l’accroissement de la valeur ajoutée de la sous branche recherche et développement et prospection minière pour compte propre (+11,3%) entre 2016 et 2017.

Outre les activités scientifiques, le ralentissement de la valeur ajoutée du tertiaire est accentué par la baisse du rythme d’évolution des activités d’Administration publique (4,8% contre 10,7% en 2016) et des activités artistiques, culturelles, sportives et récréatives (6,6% contre 15,9% en 2016).

Nonobstant ces décélérations, l’évolution du secteur tertiaire a été caractérisée par la performance du sous-secteur de l’information et de la communication (7,7%, après 0,1% en 2016), le bond des activités financières et d’assurance (12,6%, après 2,6% en 2016) et le maintien de la vigueur du commerce (7,4% après 6,0% en 2016) et des transports (5,3%, après 4,7% en 2016).

En effet, le service des télécommunications représentant 85,3% de la production globale du sous-secteur de la communication et information, s’est bien porté avec une croissance de sa valeur ajoutée de 7,3% entre 2016 et 2017.


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