Nous devons être solidaires du peuple malien Par Cheikh Tidiane Sy, Ancien ministre, Ancien fonctionnaire international

Senegalese Justice Minister Cheikh Tidiane Sy is pictured on April 8, 2008 at the National Assembly in Dakar during the revision of the constitution. Under pressure from African Group for the Defense of Human Rights (RADDHO) the Senegalese government is revising the constitution to judge Chadian exiled former-President Hissene Habre, who is living in Senegal, for alleged crimes against humanity. In order for Habre to stand trial in Senegal, for crimes allegedly committed in Chad, the Senegalese constitution must be ratified. AFP PHOTO/SEYLLOU (Photo credit should read SEYLLOU/AFP/Getty Images)
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Nous devons être solidaires du peuple malien Par Cheikh Tidiane Sy, Ancien ministre, Ancien fonctionnaire international

Exiger, à ce stade, le retour au pouvoir du président Ibrahima Boubacar Keita, c’est vraiment manquer de réalisme ! Et pourtant c’est ce que font la CEDEAO, l’UA, l’UE et l’ONU! Cela montre bien combien ces organisations font du « formalisme démocratique » une sorte de religion qui ignore totalement les véritables aspirations des masses qui, quelque fois, peuvent être assujettiest à des pouvoirs oppressants.
Coup d’Etat ou démission forcée, le fait majeur est qu’au Mali, depuis des mois, le pouvoir était dans la rue. Les militaires n’ont fait que le ramasser à la place des partis politiques et autres organisations qui s’étaient mobilisés depuis plusieurs semaines pour le départ du président Ibrahima Boubacar Keita. Certes ils n’avaient pas la capacité organisationnelle de l’armée, ni sa puissance d’intervention pour amener le président déchu et les siens à « accepter » de quitter le pouvoir. Alea jacta est!
Un des faits marquants est que le sang n’a pas coulé. Mieux encore les Maliens semblent vaquer à leurs occupations, comme si de rien n’était, ce qui montre bien combien le régime de Ibrahima Boubacar Keita avait perdu toute base populaire. Dès lors il incombe à tous ceux que le devenir du Mali- et celui de la sous région- préoccupe, de comprendre que  vouloir à tout prix punir tout un peuple par un blocus n’est pas une solution. C’est dire combien j’approuve la position officielle du président Macky Sall qui a compris qu’un blocus total du Mali ne ferait qu’augmenter les épreuves que traverse le peuple malien. Le véritable enjeu est plutôt de l’accompagner dans la voie de l’unification des forces patriotiques pour la restauration d’une gouvernance qui garantit le développement, la paix et la sécurité. Cheikh Tidiane Sy,Ancien ministre ,Ancien fonctionnaire international


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