Ministre Alioune Sarr : « le Tourisme et les Transports aériens ont déjà annoncé leur relance » (Interview)

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 Ministre Alioune Sarr : « le Tourisme et les Transports aériens ont déjà annoncé leur relance » (Interview)

https://www.pressafrik.com/ Dans une large interview avec le journal Le Témoin, le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr, a assuré que le secteur du Tourisme et celui des Transports aériens avait déjà mis en marche leur plan de relance économique, dans ce contexte marqué par la Covid-19. Entretien !

M. Le Ministre, avant la crise la situation du secteur des transports aériens était présentée comme prometteuse, qu’en était-il exactement

Alioune SARR – Vous avez raison, la situation était en effet très prometteuse. Il faut rappeler que le secteur des transports aériens s’inscrit dans le cadre de la Vision de M. Le Président de la République Macky SALL de faire de Dakar le 1er Hub Aérien de la région Afrique de l’Ouest. La première composante du projet Hub Aérien est l’Aéroport International Blaise Diagne. Ce dernier a été mis en exploitation le 07 décembre 2017, et enregistrait déjà une croissance du trafic passagers de près de 10 % en 2018 et 5 % en 2019. de plus, AIbd est classée dans le top 10 des meilleurs aéroports d’Afrique. La compagnie nationale, Air Sénégal, deuxième composante du projet hub aérien, a été mise en service en mai 2018 avec la desserte de Ziguinchor, suivie des dessertes régionales en octobre de la même année. La réception de son premier « A330-900 néo », le 31 janvier 2019, consacre le développement du réseau intercontinental de la compagnie nationale avec le démarrage de la ligne Dakar-Paris-Dakar. Air Sénégal a ensuite lancé son hub à AIbd, en octobre 2019.
Ainsi, les horaires de vols journaliers vers et en provenance de Paris ont été modifiés pour assurer une coordination optimale avec les horaires de vols à destination de la sous-région et vice versa. dans le même temps, la compagnie a commencé ses vols vers Barcelone et Marseille tout en poursuivant l’expansion de son réseau africain. Cela a été facilité par la réception, courant novembre 2019, du deuxième aéronef A330néo. En mars 2020, Air Sénégal représentait 15 % du trafic aérien de l’AIbd, détenant ainsi la part de marché la plus importante de la plateforme aéroportuaire. Enfin, la 3ème composante, « reconstruction et mise aux normes des aéroports régionaux », a été lancée en décembre 2018, à saint-Louis par son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République. Le contrat commercial et la convention de financement sont tous deux signés. La quote-part de l’Etat du Sénégal a été libérée en Mai 2020 et la remise du site de l’aéroport de saint-Louis à l’Entreprise TRANsCON, effectuée le 24 juillet dernier, a marqué le démarrage du chantier. Cet ambitieux programme, dont le caractère géostratégique est non négligeable, va permettre le désenclavement de pôles importants pour notre économie.

Concrètement, quel a été l’impact de la COVID19 sur un projet aussi bien parti ?

L’industrie des transports aériens a été le secteur le plus durement touché par cette crise dont la gravité dépasse de loin celle du 11 septembre 2001. A l’échelle mondiale, aucun pays n’a échappé à son impact avec une chute brutale de 80 % du trafic aérien mondial. L’Association des Transporteurs Aériens Africains (AFRAA) a annoncé que 95 % des compagnies du continent ont cessé toute activité. dans un communiqué de presse du 13 août 2020, l’IATA prévoit d’ailleurs que le trafic de l’année 2020 va chuter de 54 % (plus de 80 millions de voyages de passagers) par rapport à 2019. L’estimation précédente était moins importante et analysait une baisse de 51 %.
L’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) ne dit pas le contraire, elle qui prévoit que la reprise du trafic aérien mondial ne se fera pas avant 2023, soit plus de deux ans à gérer les effets de la crise. Il faut regarder ce qui se passe eu Europe avec les vagues de licenciements annoncées ou en cours dans les grandes compagnies, à fortiori en Afrique, pour mesurer l’ampleur de l’effort jamais fait au Sénégal dans le secteur par le Président de la République Macky SALL. C’est un pan entier de l’économie qui était menacé. Au Sénégal, suite à la fermeture de l’espace aérien le 20 mars, le trafic à l’AIbd s’est réduit de 97 %. Les vols d’Air Sénégal se sont limités aux vols humanitaires affrétés par plusieurs pays pour rapatrier leurs nationaux et résidents. Cette baisse de trafic a entraîné des pertes de recettes évaluées à 19 milliards en trois mois pour la compagnie. Pour éviter l’effondrement du Hub aérien en pleine construction, plusieurs actions ont été menées.
C’est ainsi que l’Etat, dans le cadre du Programme de Résilience Economique et social (PRES) initié par Monsieur le Président de la République, qu’il faut féliciter pour sa clairvoyance, a mis en place un Fonds de résilience du Transport aérien d’un montant de 5 milliards CFA virés à la BNDE. sur ce montant, 2.510.850.000 CFA ont été versées aux entreprises privées du secteur pour leurs besoins en fonds de roulement et 2,5 milliards bonifiés à 7,5 milliards vont permettre d’entamer la relance.
Près de 5 milliards ont été versés aux structures du portefeuille de l’Etat chargées de la supervision de la sécurité, de la mise en œuvre de la sûreté, de la gestion et de l’exploitation des aéroports régionaux, pour leur permettre de garder leur personnel hautement qualifié, qu’elles risquaient de perdre, en même temps que leur crédibilité et leur notoriété, le secteur dans lequel ils évoluent étant strictement normé. Au total plus de 6.000 emplois ont ainsi pu être maintenus rien que dans le secteur du Transport aérien. La Compagnie Nationale Air Sénégal a reçu un financement de 45 milliards dans le cadre du développement de son hub pour lui permettre d’atténuer les effets de la crise. Ces actions ont été saluées dans le communiqué de presse de l’IATA publié le 13 août 2020, à Amman (Jordanie) dans lequel l’Association Internationale des Transporteurs Aériens exprime sa reconnaissance « aux quelques gouvernements africains qui ont fourni des secours à l’aviation » en citant l’exemple du Rwanda, du sénégal, de la Côte d’Ivoire, du burkina Faso et récemment du Cabo Verde.
Selon l’IATA, « leurs actions ont contribué à sauver des milliers d’emplois et permettront à certaines compagnies aériennes de redémarrer et de soutenir les économies plus larges qu’elles servent. » Cette reconnaissance montre à quel point le risque était grand et aussi qu’il fallait une intervention de l’envergure de celle faite par le Président Macky sALL pour sauver ce secteur de l’économie. En plus de ces mesures de soutien financier, un protocole sanitaire a été élaboré pour garantir la sécurité sanitaire du passager à toutes les étapes de son voyage et permettre une bonne reprise des activités aéroportuaires.
Ce protocole fixe des conditions strictes aux compagnies aériennes, aux passagers, aux gestionnaires d’aéroports et à tous les acteurs du système aéroportuaire, sur les conditions de vols. Parmi ces mesures on peut citer le port du masque obligatoire dans l’aérogare, le respect de la distanciation physique dans toutes les files d’attente, l’obligation pour tout passager devant embarquer vers un aéroport du sénégal de présenter l’original d’un certificat de test COVId-19 négatif.

Aujourd’hui vous êtes dans une perspective de relance du projet du Hub aérien prévu dans le PSE. Malgré la crise, l’objectif global de Relance reste-t-il toujours le même ?

Il faut rappeler que nous avons obtenu la validation de notre plan stratégique en Conseil des ministres au mois de Juin dernier. C’est donc aujourd’hui notre document de référence pour la relance du secteur du Tourisme et du transport aérien, dans lequel le projet Hub Aérien occupe une place centrale. Ce projet devra en effet être un levier de développement durable, profitable aux populations et surtout créateur d’emplois. son objectif spécifique est de faire de notre plateforme aéroportuaire le 1er hub aérien d’Afrique de l’Ouest avec 5 millions de passagers en 2023 et 10 millions en 2035.
Cependant, avec la crise de la COVId19, l’objectif spécifique a été naturellement revu à la baisse. Aujourd’hui nous visons l’objectif de 4 millions de passagers en 2025. Et c’est à notre portée.

Le Ministère du Tourisme et des Transports aériens et le Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan ont conçu un plan de relance pour le Transport aérien. Pouvez-vous revenir sur les grandes orientations de ce plan ?

La première phase de résilience devait durer 3 mois au terme desquels les évaluations qui ont été faites avec les différents acteurs du secteur nous ont amenés à concevoir un plan de relance en adéquation avec notre plan stratégique. Les lignes de forces sont les suivantes : Il s’agit d’abord de continuer à soutenir les besoins en fonds de roulement des entités du portefeuille de l’Etat ainsi que ceux des sociétés évoluant dans le domaine des transports aériens et du tourisme, au moins jusqu’en décembre 2020. En effet, le retour à une situation normale des recettes est estimé dans un délai de 04 mois après la reprise du fonctionnement normal de l’aéroport. Ensuite, il faut soutenir les sociétés du secteur dans la phase de relance. Face aux pertes financières accumulées durant les mois d’inactivités, elles subiront une concurrence plus rude. Enfin, il faut développer les investissements, d’une part pour le financement des infrastructures aéroportuaires qui vont contribuer à proposer une offre de services aux standards internationaux, dans les aéroports du Sénégal. D’autre part, pour le parachèvement du Hub aérien avec la construction d’un Centre de Maintenance des avions (MRO), d’une Académie des métiers de l’aviation et d’une Aérocity qui vont booster les recettes extra-aéronautiques de l’AIbd et avoir un effet positif sur l’économie du pays. L’enveloppe globale proposée pour ce plan de relance est de 25 milliards CFA en 2020 et 53 milliards CFA en 2021. A partir de 2022, les besoins seraient d’une dizaine de milliards CFA par an.

Après le transport aérien, abordons à présent le Tourisme, même si c’est deux secteurs sont liés. M. Le Ministre quelle lecture faites-vous aujourd’hui de la situation du secteur touristique national ?

Il nous faut distinguer deux périodes constituées par l’Avant et l’après crise de la covid-19. En effet, dans la période antérieure à la crise, la situation était très prometteuse en ce sens que la reprise dans le secteur du tourisme était devenue une réalité et les réceptifs avaient des taux d’occupation très intéressants avoisinant les 100 %. Dans le même temps nous avions entrepris, avec notre feuille de route, des actions hardies d’amélioration de la sécurité avec une augmentation des effectifs de la police touristique, le classement des établissements d’hébergement touristiques toutes catégories confondues et la régularisation des guides avec la délivrance des cartes professionnelles. dans la foulée, le Conseil supérieur du Tourisme (CST) prévu depuis longtemps comme instance d’échange, de discussion et de concertation sur les problématiques du secteur a été installé.
En plus de ces actions qui visent le cadre réglementaire, nous avons engagé des actions de promotion touristique très agressives sur les marchés émetteurs européens avec des participations très remarquables à divers salons, comme le Top Résa (le plus grand salon du tourisme et du voyage d’Europe) où nous avons signé des protocoles de partenariats avec plusieurs Tours Operators et au salon du FITUR de Madrid où nous avons été distingués pour notre stand « meilleurs pays ». Tout cela naturellement a contribué à renforcer la lisibilité et la visibilité de l’offre touristique. Ces actions ont pu ramener la confiance des prescripteurs de voyages sur la destination Sénégal et donc dès l’ouverture de la saison touristique la fréquentation est partie en hausse.
Ce fut aussi un prétexte logique pour envisager le retour du Sénégal au sein des instances du tourisme mondial, notamment l’Organisation Mondiale du Tourisme. C’est ainsi qu’à l’AG de l’OMT, le Sénégal, après une longue absence, a été élu au poste de vice-président du conseil exécutif (CE) et à la présidence du Comité Tourisme et Compétitivité (CTC). La mise en exploitation de la Compagnie aérienne nationale, Air Sénégal s. A, a pu booster le secteur grâce aux dessertes sur les pays pourvoyeurs du Sénégal en touristes. Ceci entre en parfaite cohérence avec la vision impulsée par le Président de la République Macky Sall à travers le PSE, pour faire du tourisme un des moteurs de la croissance de notre économie.
L’objectif étant de promouvoir un tourisme à haute valeur ajoutée et de qualité comme levier de croissance durable, qui devrait permettre d’atteindre trois millions de touristes et, conséquemment, doubler notre capacité d’accueil d’ici à 2025. Comme vous le savez, notre objectif est de faire du Sénégal une destination touristique de référence. d’ailleurs sur les 27 projets phares du PSE, le tourisme en compte 2. C’est d’abord le développement du micro tourisme avec comme objectif d’accompagner à travers des incubateurs 750 micro-entrepreneurs qui contribueront à générer 17 000 emplois directs et indirects. C’est ensuite le développement des zones touristiques intégrées (ZTI) autour de 6 lignes d’actions à savoir : l’aménagement de la station touristique de Pointe Sarène, la requalification de la station de Saly ( avec la réhabilitation des plages), le développement du tourisme d’affaire et le City Trip, le développement du tourisme culturel à Gorée et Saint-Louis, le développement du tourisme de découverte et de l’écotourisme à Tambacounda /Kédougou et dans le delta du Saloum et enfin la relance du tourisme en Casamance.
Il faut noter que pendant cette période nous avons entrepris l’élaboration de notre plan stratégique Tourisme Transports aériens 2020 2025 qui a été validé récemment en conseil des ministres, et à partir duquel, grâce à l’appui du Chef de l’Etat, nous avons conçu un plan de relance qui prend en charge les difficultés engendrées par la COVId 19.

On sait que la COVID 19 a touché de plein fouet ce secteur dont vous avez la charge, quelles mesures concrètes ont été prises pour juguler les effets de la Crise ?

Le secteur touristique, deuxième mamelle de l’économie nationale, a subi comme vous le dites, a été sévèrement touché par la crise. Il faut noter que le tourisme à lui seul faisait 7% du PIB avant la crise. L’hôtellerie, la restauration, le transport, les activités de loisirs entre autres ont été presque à l’arrêt, nécessitant un appui de l’Etat d’un montant de 27 milliards de FCFA dans le cadre du Plan de résilience économique et social, Force-Covid19. Le chef de l’Etat, son Excellence Macky sALL est lui-même est monté au créneau dès le début pour prendre un texte réglementaire suspendant toute procédure de licenciement.
C’est aussi le lieu de saluer le sens civique du patronat qui a joué sa partition en maintenant les emplois. C’est dans ce cadre que le Crédit hôtelier et touristique qui n’avait bénéficié jusqu’à présent que d’une dotation de 3 milliards, a connu une augmentation importante de son budget qui est passé à 15 milliards. C’est-à-dire multiplié par 5. Cette enveloppe était destinée à soutenir les entreprises de toute la chaîne de valeur du tourisme afin de préserver les 75 000 emplois directs et les 100 000 indirects qui étaient menacés, et empêcher la faillite probable de certaines structures.
Au total 354 établissements d’hébergement touristique toutes catégories confondues, (hôtels, campements, auberges, écolodges, etc.), 123 agences de voyages, 281 restaurants, 2 structures de soutien au tourisme (la Réserve de Bandia et le Golf de Saly) et 1 140 guides touristiques et artisans qui s’activent dans les sites touristiques, ont reçu un financement d’un montant global de 8,5 milliards. Cet effort important, fait par le gouvernement, a permis de préserver l’outil de travail et de sauver les emplois dans le tourisme.
Aucun licenciement n’a été noté par mes services. Ramené au niveau national, cet effort massif et sans précédent du Chef de l’Etat est encore plus appréciable, car il a permis à notre Etat plus que de résister, mais de tenir, car il n’y a eu ni pénurie, ni salaires impayés encore moins une insécurité et un système de santé défaillants. C’est donc l’occasion pour moi de remercier, son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République pour avoir compris les enjeux et les défis auxquels ce secteur stratégique est confronté face à cette crise inédite dans l’histoire du monde, en soutenant promptement dans des délais record, grâce à la diligence du Ministre des Finances et du Budget et ses collaborateurs, les besoins des acteurs.
Ces financements ont été alloués en toute transparence et en parfaite collaboration avec le secteur privé touristique, dont je salue l’engament et le patriotisme. Je signale que l’accompagnement du Crédit hôtelier et touristique aux acteurs du secteur sera poursuivi pour permettre aux entreprises d’être après la basse saison, dans les conditions optimales de relance de la destination Sénégal, nécessaire à la bonne marche de notre économie.

Le MTTA a présenté un plan stratégique de développement validé en conseil des ministres dont les éléments fondamentaux ont été repris dans le plan de relance. Pouvez-vous nous en faire l’économie ?

Vous avez raison. Nous avons initié une stratégie qui permet d’arrimer davantage les secteurs du tourisme et des transports aériens au plan Sénégal émergent à la sortie de la période de la COVId 19. C’est ainsi que dans le cadre du Plan d’Action Prioritaire (PAP II) réajusté, nous avons retenu avec l’accord du Chef de l’Etat, 07 initiatives fortes dont 6 pour la relance du tourisme à l’horizon 2023 auxquelles s’ajoute le projet de Hub Aérien notamment avec Air Sénégal. Ces 06 initiatives sont : La Promotion du tourisme intérieur.
L’objectif principal de la promotion du tourisme intérieur est de relancer le secteur en facilitant l’accès des résidents à une offre touristique diversifiée, attractive et compétitive. C’est ainsi qu’au niveau de l’ASPT nous avons lancé un programme « Tammu Sénégal » sur la base d’une analyse de la structure de la demande globale qui révèle que la part des résidents demeure marginale. En effet, sur 1 600 000 touristes recensés en 2018, le pays enregistre un taux de fréquentation domestique de 19%, une part encore faible malgré son fort potentiel.
A peine un tiers des recettes provient des touristes locaux. C’est cette tendance qu’on voudrait inverser dans la période post Covid19 et de manière durable. Le Renforcement du crédit hôtelier La relance passe, entre autres mesures, par un soutien à l’investissement. C’est la raison pour laquelle le gouvernement a décidé de renforcer le crédit hôtelier et nous avons prévu un accompagnement des acteurs après la période de 3 mois et surtout sur le volet investissement. La Réhabilitation des micros réceptifs hôteliers Il s’agit d’accompagner la création d’une offre d’hébergement très originale au niveau des villages dans une démarche communautaire. Cette offre sera accessible à la demande du tourisme interne et contribuera à la diversification du produit touristique sans compter son impact sur l’économie locale.
Le Programme d’incubation et de promotion des Moyennes, Petites et Micro entreprises (MPME) sur la chaîne de valeur touristique Comme je l’ai évoqué précédemment, c’est un projet important du PSE qui mise sur une approche innovante de développement endogène, et qui utilise le tourisme comme vecteur de développement social et territorial via la promotion et la création de micro entreprises touristiques au niveau local. La Réhabilitation des sites culturels et naturels du Patrimoine mondial de l’UNESCO Cette orientation s’accorde à la volonté de protéger notre patrimoine, tout en soutenant le tourisme culturel et l’écotourisme qui sont deux axes importants de la politique de diversification de notre offre touristique. dans la dynamique de repositionnement de la destination Sénégal, nous comptons renforcer les créatifs culturels et l’écotourisme pour donner davantage d’expériences aux visiteurs –touristes.
La Campagne marketing Nous avons défini une stratégie marketing de la destination Sénégal qui intègre à la fois le niveau national et international et qui met en avant la singularité de la marque Sénégal par rapport à d’autres destinations concurrentielles. Cette nouvelle approche dictée par le contexte, se base en plus du tourisme de masse, sur la promotion d’une offre de qualité, différenciée, tout en ciblant des segments à hautes valeurs contributives, comme le dit notre slogan « le Sénégal, des expériences à l’infini ». Le Témoin


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