Mamadou Ndoye : « À Benno, on n’est pas des alliés mais des parasites »

Mamadou Ndoye : "À Benno, on n'est pas des alliés mais des parasites"
Mamadou Ndoye : "À Benno, on n'est pas des alliés mais des parasites"
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http://www.seneweb.com/ Mamadou Ndoye accuse Macky Sall de phagocyter les partis politiques qui composent Benno Bokk Yakaar. « Benno Bokk Yakaar n’est pas une coalition. Une coalition ou une seule personne (Macky Sall) décide de tout n’est pas une coalition. Le problème de fond à Benno Bokk Yakaar, on vous impose de tuer votre identité et en prendre une autre. C’est la stratégie parasitaire. On n’est pas des alliés mais des parasites », déclare-t-il, sur le plateau de Grand Jury de la Rfm.
Mamadou Ndoye: »La suppression du poste de Premier ministre est étrange »
http://www.seneweb.com/ Ancien ministre de l’Alphabétisation et ex-Secrétaire général de la Ligue démocratique, Mamadou Ndoye s’oppose à la suppression de la fonction de Premier ministre.
Pour lui, l’idée d’aller plus vite brandie par Macky Sall pour justifier la suppression du poste de Pm est contraire à la « fast track. »
« La suppression du poste de Pm par  la fast track n’obéit pas à une logique de décentralisation ou de déconcentration. C’est absolument l’inverse. C’est la déconcentration qui fait la rapidité et l’efficacité », a-t-il déclaré, sur le plateau de Grand jury de la Rfm, de ce dimanche.
Mamadou Ndoye trouve même étrange la décision de Macky Sall. « Sa démarche ouvre toutes les hypothèses compte tenu de la confidentialité de sa démarche. Il n’en a pas parlé lors sa campagne électorale ni dans sa propre alliance », souligne-t-il, non sans craindre l’éventualité d’un 3e mandat.
« Objectivement, on ne peut lui faire confiance du point de vue du 3e mandat. Des juristes lui ont proposé de faire un article de transition pour enlever tout doute d’un 3e  mandat, mais il a refusé », révèle-t-il.
« Avec la suppression du poste de premier ministre, c’est le Président qui doit tout régler. Le contrôle de l’action gouvernementale et du président est réduit », déplore-t-il.
Même s’il soutient que le Pm est traité comme un garçon de course du Président.
AUGMENTATION DU SALAIRE DES FONCTIONNAIRES : Mamadou Ndoye trouve la réponse du Président Sall « sèche, sans pédagogie et non motivée. »
https://www.dakaractu.com/ Ancien ministre de la République, Mamadou Ndoye juge trop sèche la réponse que le Président Macky Sall a servie aux travailleurs le 1er mai dernier, par rapport à la requête portant augmentation des salariés. Pour lui, et c’est ce qu’il dit dans le Grand Jury de ce dimanche,  »il fallait plus de pédagogie. »
 »Je crois que pour que le chef d’État fasse des réponses aussi sèches… Cela manque vraiment de pédagogie. Quelles que soient les contraintes qu’on rencontre, un Chef d’État qui, le premier mai rencontre les travailleurs qui lui présentent leurs cahiers de doléances, doit avoir un discours qui réconforte du point de vue de l’espoir tout au moins. Le Président Macky Sall a fait exactement le contraire sur le plan de la forme. Et sur le plan du fond, c’est qu’il ne nous dit pas quelle est la situation du Sénégal qui fait qu’il soit impossible aujourd’hui qu’il ne ne peut pas traiter les revendications des syndicats. 1.000 milliards par an sur un budget de 4.000 milliards, c’est le quart. C’est tout à fait soutenable… Nous allons entrer dans une ère d’austérité qui ne dit pas son nom. »
Mamadou Ndoye de carrément balayer d’un revers de main les motifs évoqués par le Chef de l’État.  » Macky Sall ne dit pas pour quelle raison, il doit réduire les dépenses et pourquoi il dit aux syndicats qu’il ne peut pas du tout améliorer les salaires. C’est que le  Sénégal est surendetté et cet endettement est arrivé à un point où le service de la dette est  presque intenable. Cette question va marquer tout le mandat de Macky.  »
Loin de fléchir, l’ancien ministre de l’alphabétisation accuse le gouvernement d’être à la source des frustrations surtout visibles chez les enseignants évoquant les disparités salariales entre fonctionnaires de même niveau de recrutement.  » Dans la fonction publique, les règles sont claires. On a des points indiciaires. Vous avez tel diplôme, vous avez été recruté à tel niveau, vous êtes à tel point indiciaire. Et ça correspond à tel salaire. Et jusqu’ici c’était ça, l’équilibre de la fonction publique. Et c’est le gouvernement lui-même qui a décidé d’extirper de cette règle un certain nombre de catégories et de leur donner un salaire qui n’avait absolument rien à voir avec  les règles de la fonction publique. On parle de salaires de 15 millions. Comment pouvez-vous expliquer ça? Que quelqu’un puisse toucher 13 ou même 5 millions. Ce dérèglement cause des problèmes…  »
MAMADOU NDOYE D’ACCORD SUR RIEN:«La suppression du poste de Pm est contraire à la logique de rapidité…Nous ne sommes pas un pays sérieux…Le Sénégal est surendetté…On s’amuse avec les ressources dans ce pays!»
https://www.dakaractu.com/ Est-ce que le Sénégal est devenu moins pauvre?  C’est lui qui pose la question dans le Grand Jury de ce dimanche et sa réponse est plutôt très claire. Pour Mamadou Ndoye, il n’y a guère d’ambiguïté.  »Nous sommes toujours classés dans les pays pauvres, à faible indice de développement, alors qu’il y’a des pays Africains qui sont classés dans les pays intermédiaires. »
L’ancien ministre de la République de se vouloir plus scientifique en évoquant l’indice de développement du Sénégal.   »Nous sommes classés dans les pays à faible indice de développement humain. Alors qu’il y a huit pays Africains qui sont classés dans les pays à Indice de développement élevé et 13 autres qui sont dans les pays à Indice de développement moyen. Cela nous montre qu’au Sénégal, malgré les actions dont on parle, on n’a pas réduit le taux de pauvreté. Le nombre de pauvres s’accroît dans le pays. On n’a pas progressé aujourd’hui sur le plan de l’emploi et notamment de l’emploi des jeunes qui devient de plus en plus grave parce qu’il y’a 300.000 jeunes qui arrivent chaque année sur le marché du travail. On n’a pas fait d’amélioration sur le pouvoir d’achat des populations. Nous n’avons pas ce qu’il faut. Il a fait beaucoup de choses. Quand on te confie des milliards, il faut que tu fasses quelque chose. »
Quant à l’émergence dont on parle tant au Sénégal, Mamadou Ndoye bombarde toute velléité de vouloir en imposer par le verbe.  »L’émergence c’est une transformation structurelle de l’économie. Regardez la structure de l’économie de notre pays depuis une dizaine d’années, il n’y a pas de changement. Il ne peut pas y avoir d’émergence. Les trois économies les plus avancées de l’Afrique c’est le Nigeria, le Ghana et la Côte-d’Ivoire. Allez regarder les taux de croissance de ces trois pays. Ils sont supérieurs à celui du Sénégal et ils ne sont pas en émergence. »
Toujours avec le même ton rageur, Mamadou Ndoye accusera les gouvernants de ne guère s’acquitter convenablement des tâches pour lesquelles ils sont élus, surtout pour ce qui va de la gestion des ressources nationales.  »Il faut d’abord être un pays sérieux. Pour être un gouvernement sérieux, il faut avoir une gouvernance rigoureuse. Les ressources du pays, on ne s’amuse pas avec. Or, au Sénégal, on s’amuse avec les ressources du pays. Rien que l’entretien de la classe politique montre comment on s’amuse avec les ressources de ce pays. Si vous regardez les salaires des députés et de tous ceux qu’on veut caser, les Collectivités territoriales et les Pca… Regardez tout cela!  »
Il parlera aussi de ce taux d’endettement fort élevé du Sénégal qui plombe son économie.  » Macky Sall ne dit pas pour quelle raison, il doit réduire les dépenses et pourquoi il dit aux syndicats au qu’il ne peut pas du tout améliorer les salaires. C’est que le  Sénégal est surendetté et cet endettement est arrivé à un point où le service de la dette est  presque intenable. Cette question va marquer tout le mandat de Macky. »
Interpellé sur la suppression du poste de Premier ministre, il se voudra catégorique trouvant absurde l’idée au vu de l’objectif visé. Pour le leader politique :  » c’est contraire à la logique que l’on connait. La logique de qui veut aller plus vite, c’est la logique de la décentralisation et de la déconcentration. Ici on fait le contraire… La lenteur et la lourdeur c’est dans la concentration et pas le contraire. »
Nous étions dans la lutte pour la démocratie, pour la liberté de la presse. Nous avions dépassé le cadre catégoriel pour nous poser en syndicat démocratique. Les syndicats n’ont plus ce rôle qu’on jouait à l’époque. On avait un souci de transformation sociale. C’est cela la différence avec l’époque que nous vivons actuellement. Un syndicat ne s’identifie pas à un parti politique, mais il peut avoir entre eux une solidarité de combat. Il est donc possible qu’il y ait un terrain de rencontre…


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