Macky Sall peut-il faire face à l’inflation ? Par Mamadou Lamine Diallo

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Macky Sall peut-il faire face à l’inflation ? Par Mamadou Lamine Diallo

Pour faire face à la crise économique mondiale née de la Covid-19, les pays  riches ont fait fonctionner la planche à billets. Les banques centrales ont injecté des liquidités dans l’économie.  On sait que cela débouche toujours sur l’inflation, la hausse du coût de la vie. Le régime de Macky Sall fera face donc à de l’inflation importée. 
Il s’agit donc, si Macky Sall veut faire de l’économie, de trouver les moyens de faire face aux effets de l’inflation importée sur le coût de la vie. La suspension provisoire des taxes opérée par ADD n’est pas une solution. Nous attendons les solutions de Macky Sall, qui a proclamé, urbi et orbi, que l’opposition est composée de nullards.

“L’inflation et la hausse du coût de la vie vont–elles réveiller les centrales syndicales“ ?

On est frappé par le scandale des éléphants blancs du régime. J’ai toujours été choqué par les chantiers du building administratif Mamadou Dia et l’université Amadou Mahtar Mbow,  parce que je connais ces grandes personnalités. Le building administratif sera fermé pour six mois au moins. C’est scandaleux pour une simple réfection d’un building construit pendant la période coloniale.
Macky Sall a toujours déroulé le tapis vert à Adama Bictogo et lui a confié le business des visas  d’entrée et la construction de l’université Amadou Mahtar Mbow, en offres spontanées. C’est le fiasco et des pertes sèches pour l’Etat. Il est bon de rappeler que combler les pertes  de l’Etat alimente l’inflation.Les travailleurs doivent s’attendre à une hausse du coût de la vie dans les prochains mois, si les politiques de Macky Sall se poursuivent. Entre Covid-19, inondations, chômage des jeunes, mauvaises campagnes agricoles, manque d’engrais et enfin hausse du coût de la vie, il est temps de rompre pour les centrales syndicales la trêve signée en 2012. Les sacrifices des travailleurs n’ont servi qu’à enrichir l’oligarchie de la Famille FayeSall. 

« Le troisième mandat sera fatal aux prédateurs de nos ressources naturelles »

Le français Alpha Condé est un cas d’école. Formé à la FEANF révolutionnaire  et anti impérialiste en France, auréolé de son titre de principal opposant à Sékou Touré et Lansana Conté, il débarque en 2010 dans les valises de la Francophonie du Président Abdou Diouf. Pistonné   au  deuxième tour  de la  Présidentielle, décalée de six mois «Sic !», on l’impose Président de la République de Guinée.
Malgré cet accouchement dans la douleur, beaucoup de démocrates africains espéraient qu’Alpha Condé mettrait en place une gouvernance vertueuse et démocratique pour remettre la Guinée à l’endroit. Au finish, c’est le chaos ethniciste et la malédiction de la bauxite.“

Les forces spéciales contre la gouvernance prédatrice ; jamais deux sans trois !

Je soutiens pour relancer l’Afrique de l’Ouest en particulier, qu’il faut  refonder son capital social et institutionnel ; il  urge d’établir la règle des deux mandats présidentiels de cinq ans maximum. La Charte de bonne gouvernance de la CEDEAO doit être modifiée dans ce sens.
Les Présidents  Umaro de Guinée Bissau et Weah du Libéria se sont exprimés publiquement contre les forcings du troisième mandat. Dans le fond, la CEDEAO, affaiblie, n’a pas les moyens d’adopter ce point de vue et de le défendre.
Les interventions des forces spéciales au Mali et en Guinée nous posent une équation à résoudre. Destinées à lutter contre le terrorisme, elles se mêlent de gouvernance politique et prennent le pouvoir d’Etat face à des prédateurs indéfendables. Il faut donc trouver un mécanisme efficace pour empêcher les troisièmes mandats. C’est un impératif. Au Sénégal, l’unité de l’opposition démocratique s’est révélée impossible jusqu’ici.


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