LES PIQUES L’AS DE CE WEEK-END

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LES PIQUES L’AS DE CE WEEK-END

SenePlus  |   Publication 22/08/2020

Réplique du ministère de l’Environnement aux pétroliers

Le ministère de l’Environnement et du Développement Durable apporte une cinglante réplique au Groupement Professionnel du Pétrole au Sénégal (GPP), l’Association Sénégalaise des Professionnels du Pétrole (ASPP) et l’Association Sénégalaise des Pétroliers (ASP). Ces derniers lui reprochaient hier dans nos colonnes d’avoir ignoré la lettre portant leurs observations sur le décret n°2020-1255 relatif aux conditions d’implantation et d’exploitation des stations de distribution des produits pétroliers raffinés allant jusqu’à parler de mépris des autorités. Eh bien, les services du ministre Abdou Karim Sall dénoncent la mauvaise foi des pétroliers et démentent formellement leurs accusations avec des preuves à l’appui. Contrairement à ce qu’ont soutenu les pétroliers, le ministère de l’Environnement et du Développement Durable a bien répondu à leur lettre datée du 18 juin. Seulement, c’est peut-être la réponse qui ne les agrée pas. Le 17 juillet, le ministère a signifié aux pétroliers dans une lettre, que pour ce qui est de leur souhait d’appliquer le décret pour la seule région de Dakar, le rythme de la croissance démographique et l’urbanisation des autres régions se font de façon fulgurante au même titre que Dakar. Ainsi le ministère a jugé nécessaire d’anticiper et de conformer l’étendue du territoire sur les conditions et normes d’implantation des stations-services. Le ministère précise à leur endroit que c’est dans ce même esprit que la dimension minimale de la façade principale d’une station a été fixée à 50 mètres afin que des sites d’habitations ne soient pas transformés en stations-services. En outre, le ministère relève que l’exiguïté n’arrange pas les dispositions sécuritaires. Pour tous ces faits, Abdou Karim Sall leur dit que le décret ne peut faire l’objet de modifications, sans que sa mise en application rende évidents les aménagements futurs à y apporter. Une réponse pourtant nette et claire que les pétroliers feignent ignorer.

Macky Sall en France ce week-end

Cloué au Sénégal depuis maintenant six mois à cause de la pandémie de la Covid-19, le Président Macky Sall reprend les airs ce week-end pour l’hexagone. Il y effectuera un bref séjour pour diligenter certains gros dossiers. Auparavant, il a présidé hier une rencontre au Palais de la République pour faire le point de la situation de la compagnie nationale Air Sénégal dans ce contexte de crise. Pour les autorités, la relance du secteur aérien nécessite une adaptation à la situation de la compagnie, de sa flotte, des destinations et de son business plan. Le Président Macky Sall a donné des directives pour un nouveau plan d’envol et d’investissement ajusté.

Khalifa Sall dans la lutte contre la Covid-19

L’ancien maire de Dakar sort de son silence pour s’engager dans la sensibilisation contre la Covid19. Khalifa Sall a rappelé hier dans une vidéo de trois minutes que le Sénégal vit une période grave où chacun est interpellé dans ses capacités de s’adapter à cette pandémie qui a bouleversé les habitudes, les modes de vie et de production. A l’en croire, cette pandémie interpelle aussi la gouvernance de nos Etats pour construire une démarche par laquelle chacun prend conscience des conséquences de ses actes. Pour Khalifa Sall, on ne doit même pas s’adapter au coronavirus mais on doit surmonter cette pandémie pour repenser une nouvelle méthode d’actions et de politiques économiques. Seulement, pour que la victoire sur cette pandémie soit certaine, le leader de la coalition Taxawu Ndakaru invite les Sénégalais à respecter les mesures barrières, porter des masques, se laver régulièrement les mains et éviter les rassemblements. C’est la seule manière, selon lui, de préserver les couches vulnérables.

Saisie de drogue estimée à 13 920 000 Fcfa

Les douaniers sont désormais aussi redoutables que les éléments de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (Ocrtis) dans la lutte contre le trafic de drogue. Les trafiquants tombent toujours dans leurs filets. Les douaniers de Kaolack ont saisi 24 kg de chanvre indien enfouis dans des sacs contenant de l’arachide à bord d’un camion frigorifique. La valeur de la drogue est estimée à 13 920 000 Fcfa. Cette saisie est le résultat d’actions combinées d’investigations, de filatures et d’une livraison surveillée des agents des douanes postés au Pont Serigne Bassirou Mbacké de Kaolack et de ceux de la brigade mobile des Douanes de Ziguinchor. Ainsi, les gabelous ont-ils appréhendé 5 individus à Dakar, à Ziguinchor et à Kaolack. Toujours dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, une opération menée lundi dernier par les douaniers de Kolda a permis la saisie de 84 kg de chanvre indien à Saré Sada. Le trafiquant convoyait la drogue à bord d’une moto qui a été également saisie. Ce qui porte à 108 kg la quantité de drogue saisie en 48h au centre et au Sud du pays et à 285 kg celle réalisée dans la semaine par les unités douanières.

Les Douaniers de Nganda interceptent 264 sacs de sucre

Restons avec les douaniers qui sont également au front pour la protection de l’économie nationale. En effet, dans le cadre des opérations de sécurisation du marché intérieur et de la lutte contre la fraude et la contrebande, les agents du poste des Douanes de Nganda (Kaffrine) ont intercepté 264 sacs de sucre dissimulés dans des sacs de mil et transportés à bord d’un camion en provenance de Mbapp Lohene, village frontalier avec la Gambie. Les fraudeurs ont été stoppés net par les douaniers mercredi vers 10 heures. La valeur des marchandises frauduleuses, des moyens de cache et de transport, est estimée à 16 946 500 Fcfa. Le propriétaire de la marchandise a été interpellé et déferré au Parquet de Kaolack.

Délabrement de la route Keur Massar-Jaxaay

L’imam Moustapha Lo de Keur Massar vient de soulager les chauffeurs qui vivaient un calvaire sur la route Keur Massar Jaxaay à cause des gros trous constatés sur cet axe. En effet, le religieux a bouché tous les trous qui constituaient la hantise des conducteurs de Keur Massar. Les autorités, pourtant, au courant du délabrement de cette route, n’ont rien essayé pour la refaire. Connu pour son implication dans les affaires sociales à Keur Massar, Imam Lo n’a pas attendu le gouvernement défaillant. «J’ai constaté que les populations de Keur Massar, surtout celles qui ont des véhicules, souffraient sur cet axe. C’est pourquoi j’ai décidé de réparer les gros trous qui sont sur cette route», a fait savoir Imam Lo. En tout cas, cet acte relayé dans les réseaux sociaux a été fortement apprécié par les populations de Keur Massar. «Il est notre Imam Dicko», s’est même enflammé un habitant de Keur Massar.

Les précisions du ministère de l’Éducation

«Depuis ce matin des images d’une école et de classes inondées circulent sur la toile. Ces images ont été prises á l’école Pikine 20 B, IEF de Guédiawaye. Le chef de centre concerné a indiqué que la pluie tombée dans la matinée du 21 août est à l’origine de cette situation et qu’il ne restait que la dernière épreuve á administrer. L’Inspecteur d’Académie Gana Séne a relevé que c’est le système de drainage des eaux du quartier de Sam Notaire où elle se situe qui n’a pas fonctionné correctement. En effet quelques minutes après le démarrage de la dernière épreuve, les eaux de pluie venant du quartier ont subitement envahi la cour de l’école et les salles de classe. Le ministère précise que dans ce cas de figure, il est prévu des épreuves de remplacement. Le président de jury, après concertations avec l’IEF, a décidé qu’il fallait poursuivre l’épreuve d’Education au Développement Durable qui avait déjà démarré. Le chef de centre a aussi jugé opportun dans ces conditions de ne pas délocaliser le centre d’examen encore moins de libérer les élèves qui, dans tous les cas, allaient traverser les eaux, d’autant plus qu’il s’agissait de la dernière épreuve et que de 8h à 10h15, les élèves ont pu composer sans problème. Et vers 11h15, malgré cette difficulté qui relève de facteurs exogènes, le chef de centre de l’école Pikine 20Betles membres du jury, ont pu déposer toutes les copies des élèves à l’IEF de Guédiawaye, à l’instar des autres jurys. Pour rappel le ministère informe que sur un total de 1781 centres d’examen répartis sur l’étendue du territoire national, un seul a connu cette situation de salles de classes inondées : soit moins de 0,05% du dispositif global», conclut le communiqué


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