LES PIQUES L’AS DE CE WEEK-END

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LES PIQUES L’AS DE CE WEEK-END

SenePlus  |   Publication 27/06/2020

Thiès totalise 454 cas positifs

De l’apparition de la pandémie du coronavirus au Sénégal à maintenant, la région médicale de Thiès totalise 454 cas positifs dont 194 guéris ; 9 décès, 57 contaminations en provenance de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD), un évacué à l’étranger et 189 sous traitement suivis par la région. S’agissant des chiffres publiés hier par le ministère de la Santé et de l’Action Sociale, dans le cadre de la situation du jeudi, la région compte 39 cas positifs sur 235 prélèvements effectués. Il s’agit de 15 cas importés à l’AIBD, 21 cas contacts suivis par les services médicaux régionaux et 3 cas issus de la transmission communautaire. La région a par ailleurs enregistré un nouveau décès lié à la Covid19 et zéro patient guéri.

Kaffrine accueille 03 malades de Covid19 de Kaolack

La région de Kaffrine est au vert. Les quatre cas de Covid-19 qu’elle avait enregistrés sont déclarés guéris. Toutefois, le personnel médical du Centre de Traitement des Epidémies (Cte) de Kaffrine ne chôme pas. Le Cte de Kaolack qui est apparemment débordé, a transféré trois malades de Covid-19. En effet, le district sanitaire de Kaolack a enregistré depuis le début de la pandémie 33 cas dont 26 sous traitement. Quant au district de Nioro du Rip (région de Kaolack) qui compte au total 4 cas, un seul est hospitalisé.

Fatick compte 26 cas de covid-19

La situation de la pandémie de la Covid-19 est de plus en plus inquiétante à Fatick. En effet, la région compte à ce jour 26 cas de coronavirus. Il s’agit de 18 cas contacts dont 13 élèves gendarmes, deux femmes enceintes et 08 cas importés dont 03 provenant de la sous région. Il s’agit plus précisément de la Sierra Léone. Pourtant, la région a été épargnée par la pandémie. Elle fait partie des dernières à être touchées par la Covid-19.

Condoléances de la Ligue Démocratique

En deux jours, le Sénégal perd deux éminents guides religieux et grands serviteurs de l’Islam. La Ligue Démocratique (LD) a appris avec «tristesse» les décès successifs de deux figures marquantes de l’Islam et de la confrérie Tidjane à savoir Serigne Pape Malick Sy (porteparole du Khalife général des Tidjanes) et Baye Cheikh Ahmed Tidiane Seck (khalife général de Thianaba). D’après le porte-parole des jallarbistes, Moussa Sarr, le khalife de Thianaba, Baye Cheikh Ahmed Tidiane Seck était un fervent serviteur de Dieu aux qualités et aux valeurs reconnues par tous. Idem pour le porte-parole du khalife général des Tidjanes qui s’était illustré par sa maîtrise des principes islamiques, son éloquence et sa disponibilité à l’égard de toutes les confréries religieuses du pays, souligne Moussa Sarr.

La Douane interpelle deux personnes avec de la cocaïne

La Douane est devenue incontournable dans la lutte contre le trafic de drogue. La brigade mobile n°2 de la Subdivision des Douanes de Dakar-extérieur a fait une belle prise hier à Dakar. Les gabelous ont interpellé, jeudi dernier dans l’après-midi, un individu détenant par devers lui 19 petits sachets de cocaïne pure. Il est tombé dans les filets de la Douane lors d’un contrôle de routine de véhicules sur la voie publique. En effet, les agents de Douanes en service ont remarqué et filé un véhicule de marque Toyota dont la plaque d’immatriculation a éveillé leurs soupçons. Alors, ils ont sommé le chauffeur de s’arrêter ; ce que ce dernier a refusé. Selon le Bureau des Relations Publiques des Douanes, le suspect a foncé à vive allure, mettant en danger la vie de l’un des agents. Il s’en est suivi une course-poursuite vers les Almadies. Mais il n’a pu échapper. Les douaniers ont réussi à immobiliser le véhicule et appréhender le chauffeur dans les ruelles de la Cité Biagui. En plus de la cocaïne, ajoute la même source, la fouille du véhicule et du chauffeur a permis de découvrir plusieurs documents dont un important lot de cartes bancaires. Le prévenu a révélé que la cocaïne appartenait à une personne de nationalité étrangère. Cette dernière a été arrêtée à son tour. Tous les deux sont en garde à vue.

Célébration Journée internationale de la drogue

Le Centre Jacques Chirac de Thiaroye a abrité hier la célébration de la Journée internationale de la drogue. Le thème de cette année est : «Une meilleure connaissance pour de meilleurs soins : Quel effet sur la stigmatisation des usagers ?» A cause de la pandémie de la Covid-19, l’événement s’est tenu dans la sobriété. Les organisateurs ont présenté des vidéo à travers les réseaux sociaux pour faire le point sur les interventions et les financements des programmes de lutte contre le fléau.

Les syndicats en deuil

Le mouvement syndical est en deuil. En effet, l’une des figures de la classe ouvrière, Seyni Mbaye Ndiaye, par ailleurs secrétaire général de la centrale Udts/Forces ouvrières, est décédé hier des suites d’une courte maladie. Il a été inhumé au cimetière musulman de Thiaroye/Mer, localité d’où il est originaire. Beaucoup de syndicalistes et d’habitants de ce quartier ont fait le déplacement pour accompagner Seyni Mbaye Ndiaye à sa dernière demeure et lui rendre hommage. Ses camarades de l’Udts/Fo par la voix de son adjoint Amadou Samb, promettent de poursuivre la lutte syndicale afin de perpétuer de son legs. Décrit comme le défenseur de la classe ouvrière, il est décédé à l’âge de 66 ans.

Le chargé de Com du ministre de l’Intérieur positif à la Covid-19

Le ministère de l’Intérieur est infesté par le coronavirus. Le responsable de la Communication du département dirigé par Aly Ngouille Ndiaye a été testé positif au coronavirus. D’ailleurs, c’est le concerné luimême qui en a fait l’annonce sur sa page Facebook. Maham Ka révèle que suite à la contamination à la Covid-19 d’un de ses collègues, membre du cabinet, lui aussi a été finalement testé positif, il y a quelques jours ainsi que certains de ses collègues. Toutefois, M. Ka rassure qu’il est bien pris en charge dans un centre hospitalier de Dakar par un personnel de santé dévoué et professionnel. A l’en croire, sa famille est également en sécurité. Maham Ka demande à tout un chacun de continuer le combat, car la maladie est toujours là.

Réplique de l’organe de gouvernance de l’ASBEF

L’organe de gouvernance de l’Asbef n’a pas perdu de temps pour répliquer au Comité intérimaire de gouvernance de l’Asbef qui pense que la directrice exécutive et son équipe doivent débarrasser le plancher suite à la décision de justice. Il reconnaît, toutefois, que l’Asbef a reçu une notification d’ordonnance de mise sous administration provisoire, à la suite de laquelle le Comité exécutif national a interjeté appel. Pour le camp de la Directrice Exécutive Myriam Makéba Mingou, cette décision du juge a été motivée par une version erronée des faits de Patrick de Souza, candidat malheureux à l’élection. C’est pourquoi, dit-il, grande a été la surprise du Comité exécutif national de voir le choix porté sur Mme Aïda Soumaré parce qu’il y a une procédure initiée par l’Asbef contre elle. Pour eux, Mme Soumaré n’est plus volontaire de l’Asbef. L’organe de gouvernance de l’Asbef précise par ailleurs que Aïda Pouye, qui se présente tantôt comme un volontaire tantôt comme porteparole du collectif des travailleurs de l’Asbef, est un imposteur. Il l’accuse d’être au service d’une autorité institutionnelle pour semer le désordre.

Halte au diversionnisme contre-révolutionnaire ! Par Serigne Saliou Guèye

Dès l’instant que le combat de la destruction de la statue de Faidherbe a recommencé à la suite de cette tempête de déboulonnement réactivée par la mort de l’Afro-Américain Georges Floyd, des défenseurs du patrimoine de Ndar se sont levés pour soutenir leur « légendaire gouverneur » à qui le Sénégal doit respect et reconnaissance pour les bienfaits qu’il a apportés pour sa colonie. Et il faut préciser que le débat et le combat sur le démontage de statues à l’effigie de racistes, de colonialistes ou d’esclavagistes ne procède pas d’un panurgisme aveugle mais du réchauffement d’un combat enclenché depuis plusieurs années. Ainsi, le déboulonnement des statues de personnages au passé abject se justifie comme étant la phase d’un processus de restauration de la vraie vérité historique. Depuis longtemps, des hommes et des femmes pétris de valeurs altruistes, humanistes et égalitaires se sont escrimés pour faire tomber tous ces objets mémoriels qui publicisent et perpétuent le passé noir de tous ces esclavagistes, colonialistes ou racistes.
Ainsi, pour mieux asseoir leur argumentaire, les défenseurs de la statue de Faidherbe soutiennent que c’est une œuvre d’art qui embellit l’île de Ndar et rien que pour cela, elle mérite de plastronner fièrement à la place éponyme. En sus, ils demandent aux initiateurs de « Faidherbe doit tomber » d’aller jusqu’au bout de leur logique en demandant la destruction du pont de Ndar, la gouvernance de la vieille ville, le palais présidentiel à Dakar et toute autre infrastructure qui porte l’empreinte des colons civilisateurs. Par ces manœuvres de diversion, les saboteurs du noble combat « Faidherbe doit tomber », logent l’objet mémoriel à l’effigie du gouverneur sanguinaire à la même enseigne que toutes les autres infrastructures héritées de la colonisation.
Il faut préciser qu’une statue n’est point comparable à un pont ou un palais présidentiel. La statue est une œuvre d’art érigée sur la place publique et jouant un rôle particulier. C’est un objet de mémoire qui peut embellir l’espace public mais il transcende le simple domaine de l’esthétique.  Elle n’est ni politiquement ni idéologiquement neutre. Elle honore des personnes ou des événements historiques, célèbre des victoires, une vie, une œuvre ou une souffrance. L’objet de mémoire peut être aussi un outil de canonisation d’une personne, d’exaltation ou de vivification d’une cruelle idéologie de la domination et de l’infériorisation des peuples opprimés, persécutés et exterminés.

Une statue glorifie mais n’enseigne pas

Il faut remarquer que tous les objets mémoriels maculés de racisme, de colonialisme ou d’esclavagisme rouvrent des blessures historiques en actualisant un passé douloureux. Par conséquent, la statue de Faidherbe, ripolinée du sang noir, avilit sa facette esthétique tant défendue par les férus de l’art.
Ceux qui soutiennent aussi que la statue de Faidherbe peut être pédagogique en ce sens qu’elle peut être une source d’enseignement pour les jeunes se méprennent naïvement. Une statue, le nom d’un pont, d’une rue, d’une avenue, d’un camp militaire n’a pas une fonction didactique mais glorificatrice.
En préconisant aux défenseurs de « Faidherbe doit tomber » la destruction simultanée du pont et de toutes les autres infrastructures dont a bénéficié Ndar sous le magistère des colons, les admirateurs du gouverneur exterminateur versent dans la surenchère de ce que les communistes appellent du « diversionnisme » contre-révolutionnaire. Aussi, vais-je emprunter à Aimé Césaire son pamphlet contenu dans « Discours sur le Colonialisme » pour répondre à ces apologistes des bienfaits de la colonisation. « On me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilométrages de routes, de canaux, de chemin de fer. Moi, je parle de milliers d’hommes sacrifiés au Congo-Océan. Je parle de ceux qui, à l’heure où j’écris, sont en train de creuser à la main le port d’Abidjan. Je parle de millions d’hommes arrachés à leurs dieux, à leur terre, à leurs habitudes, à leur vie, à la vie, à la danse, à la sagesse. Je parle de millions d’hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d’infériorité, le tremblement, l’agenouillement, le désespoir, le larbinisme. »
Que vaut un pont ou un chemin de fer hérité de la colonisation devant la perte de milliers de vies d’ouvriers noirs ? Le N°24 magazine Géo-Histoire « L’Afrique au temps des colonies » rapporte les dures conditions de vie des indigènes qui ont été recrutés de force pour travailler dans le chemin de fer Congo-Océan (885 km) construite entre 1921 et 1934. Et dans le tracé Mont-Belo/Mbinda plus précisément dans le Mayumbé, massif forestier équatorial étendu sur 90 kilomètres, c’est l’hécatombe.
« Il faut construire sur le tracé Mont-Belo/Mbinda construire 36 viaducs, 73 ponts, 12 murs de soutènement, 10 tunnels… Au préalable, il faut abattre les arbres par centaines, puis les évacuer. Couvert d’une épaisse végétation, le sol en décomposition est lourd, glissant, instable. La pluie interrompt sans cesse les opérations. Dans de telles conditions, les besoins sont estimés à 10 000 hommes au travail en permanence pendant trois ans et demi pour le seul Mayombe. Cette main-d’œuvre ne coûtant rien, elle se fait à la main, ou presque. On abat les arbres à la hache, on casse les pierres au marteau, on transporte des barils de ciment et des rails de 15 mètres de long à la main, on creuse les tunnels à la pioche… Les hommes travaillent sept jours sur sept, toute la journée, avec une seule courte pause pour manger », rapporte le magazine Géo-Histoire.
Avant de conclure : « Durant les corvées, les ouvriers travaillant, sous la direction de la Société de construction des Batignolles (SCB) de France, tombent comme des mouches. Certains périssent épuisés par la charge de travail, affaiblis par une alimentation insuffisante et inadaptée. D’autres, exposés en permanence sans vêtements aux pluies et au froid, contractent des pneumonies. L’hygiène et les structures sanitaires sont inexistantes, l’entassement des travailleurs dans des conditions précaires favorise les épidémies et leur propagation. Paludisme, dysenterie, infections pulmonaires… Sans parler des serpents, des fourmis magnans et des mouches tsé-tsé, responsables de la maladie du sommeil qui fait des ravages. Entre 1925 et 1928, le taux de mortalité́ dépasse 20 %. Les pires années correspondent à l’afflux massif de travailleurs recrutés au loin : 1 341 morts en 1925 pour la seule division côtière, 2 556 en 1926, 2 892 en 1927, 2 635 en 1928. En 1929, la courbe s’inverse enfin : 1 300 morts. »
Et quand les travaux prennent fin en avril 1934, certaines autorités françaises incriminées déclarent que le chemin de fer constitue «Non seulement un grand progrès dans la mise en valeur des colonies françaises, mais aussi une amélioration du sort des populations indigènes de l’Afrique équatoriale». A contrario,  cette ligne ferroviaire mortifère se soucie peu du sort des populations autochtones puisqu’elle servait à acheminer le coton du Tchad et de l’Oubangui-Chari, bois du Gabon, oléagineux, cuivre, zinc et plomb latex, ivoire du Congo vers la métropole.
Ceux qui soutiennent que détruire la statue de Faidherbe doit entrainer le démontage du pont éponyme doivent revisiter l’histoire pour savoir que ce pont qui a coûté 1 880 000 francs français (le CFA n’existant pas à l’époque) est bien l’argent des Sénégalais. Lors de la seconde inauguration du pont Faidherbe le 19 octobre 1897 par André Lebon, ministre des Colonies, Léon d’Erneville, président du Conseil général, rappelle dans son discours que « ce pont est œuvre exclusive du budget local et démontre que les colonies ont plus de ressources qu’on ne veut bien le dire ». Il en est ainsi pour plusieurs routes ou chemins de fer dont on pense qu’ils sont des dons philanthropiques alors qu’ils servaient essentiellement au transport des matières premières qu’on devait acheminer à la métropole par voie maritime. Idem pour les bâtiments qui leur servaient de résidence ou d’administration dans les colonies.
Par conséquent, il ne faut pas basculer dans une comparaison asymétrique qui atrophierait le combat contre la statue de la honte et de la barbarie. Vouloir divertir les restaurateurs de la vérité historique par une contre-révolution stérile s’apparenterait à un pétard mouillé dans ce contexte mondial où la dynamique de démantèlement des statues à l’effigie de racistes ou d’esclavagistes est irréversiblement enclenchée.Serigne Saliou Guèye


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