LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

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LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 13/01/2021

JEUX DE CARTES – King Baba…

Nous en sommes à 480 morts du coronavirus à la date d’hier. Le décompte macabre s’accélère même si le Sénégal est loin du désastre noté dans les pays occidentaux avec des milliers de personnes de tous les âges, qui passent facilement de vie à trépas. Si les autorités sénégalaises ont choisi de faire des comptes-rendus quotidiens pour livrer les chiffres de la maladie depuis le début de la pandémie, c’est sans nul doute pour attirer l’attention des populations sur ce drame. Ont-elles atteint leurs objectifs près d’un an après ? Ont-elles eu les effets escomptés ? Difficile d’avoir une réponse péremptoire mais, il y a de fortes résistances notées ça et là notamment avec les gestes barrières et le port du masque. Un tour dans certaines localités du pays, montre clairement que l’effet de persuasion espéré est quasi absent. Au lieu de “vivre avec le virus”, on laisse vivre le virus ou pire, on participe à sa propagation. Le retour du couvre-feu à Dakar et à Thiès censé freiner la progression fulgurante de la Covid-19, se heurte à des réalités socio-économiques de taille. Il y a beaucoup de peines à l’image des difficultés dans les transports en commun. Des souffrances apparentes ou pudiquement larvées. Des drames quotidiens de braves gens qui ne peuvent plus voir la queue du diable pour la tirer. L’économie de la nuit est à terre, l’économie en général se porte très mal. Des sacrifices consentis de gré ou de force qui n’empêchent pas la maladie de poursuivre sa loi de la terreur. Au même moment, les pouvoirs du président de la République déjà faramineux, sont renforcés. A quels desseins ? Restreindre les libertés sans proclamer l’état d’urgence en cas de crise sanitaire ou catastrophe naturelle, proclame-t-on. Ceux qui disent que Macky “le guerrier” est devenu roi, ont-ils tort ? La belle chanson du rappeur Ngaka Blindé est maintenant l’hymne de beaucoup de jeunes détracteurs provocateurs à souhait et satiriques. King Baba…

Miim Réew

Un des 43 fêtards au «Piscine party» positif à la covid-19

Les 42 personnes, arrêtées par la gendarmerie de Ngor, lors d’une «Piscine party» aux Almadies, ont été déférées hier devant le procureur pour violation de l’état d’urgence. Mais l’une d’entre elles est testée positive au coronavirus. En effet, celle-ci avait fait le test de covid-19 avant la fête parce qu’elle devait voyager. Finalement, leur face-à-face avec le procureur n’a pas eu lieu à cause du malade. Par mesure de prudence, les autorités judiciaires ont mis en quarantaine tous les fêtards à la cave du tribunal à l’exception du malade. Ils vont passer leur période d’incubation au Palais de Justice. Ensuite, ils seront entendus par le procureur qui va sceller leur sort. Pour rappel, c’est alors que la soirée venait de démarrer le weekend dernier que le chef de la Brigade de Ngor a été informé d’une noce privée dans une belle villa aux Almadies, au bord de la piscine. Il y avait de belles filles, des couples de mariés, un couple de diplomates et des anonymes. Les boissons sucrées et alcoolisées ainsi que la Chicha étaient servies à gogo. Le tout, dans une ambiance festive avec des lumières tamisées. Les gendarmes ont effectué une descente surprise sur les lieux pour les interpeller tous. Certains invités avaient réussi à escalader les murs des maisons mitoyennes et prendre la tangente.

Observateur national des Lieux de de Liberté

L’Observateur national des Lieux de Privation de Liberté (ONLPL), Mme Josette Marceline Lopez Ndiaye, a dépêché une équipe d’observateurs à la brigade de gendarmerie de Ouakam pour vérifier les conditions de détention des 43 personnes de diverses nationalités, impliquées les unes dans l’organisation d’une soirée d’anniversaire, les autres dans un rassemblement dit «Piscine party». Il s’agit de 22 femmes et 21 hommes. Les observateurs se sont entretenus avec le Commandant de la Brigade de gendarmerie, les parents de personnes arrêtées et quelques détenus. Il fallait s’enquérir, selon Mme Josette Marceline Lopez Ndiaye, des conditions de détention des gardés à vue, en particulier quant au respect du protocole sanitaire dans le contexte de la nouvelle vague de la Covid-19.

Deuxième retour de parquet pour Seydi

L’ex-épouse de Mamadou Diop Iseg devra prendre son mal en patience. Arrêtée lundi dernier, Aïssatou Seydi a encore bénéficié d’un retour de parquet suite à son deuxième déferlement. Elle est traduite en justice par son ex-mari, Mamadou Diop, pour faux, usage de faux sur la maison litigieuse de Sacré-Cœur 3 et détournement de fonds d’une valeur de 400 millions Fcfa. Il faut rappeler qu’Aïssatou Seydi avait intenté une procédure devant le tribunal des référés qui lui avait accordé la propriété de la maison. Ainsi, le juge avait ordonné l’expulsion de Mamadou Diop, des membres de sa famille et de la société de gardiennage «Ninki pro sécurité» de l’immeuble. Le directeur de l’Iseg qui accuse son ex-femme d’avoir trafiqué les papiers de la maison a déposé une plainte.

Dame Amar et Cie devant le prétoire aujourd’hui

Dame Amar et ses sept co-prévenus vont comparaître pour la deuxième fois aujourd’hui au Tribunal Correctionnel de Dakar pour association de malfaiteurs, tentative d’extorsion, détention de drogue en vue de la consommation personnelle, entrave à l’action de la justice, non-assistance à personne en danger, violation du couvre-feu entre autres délits. Le dossier n’a pas été débattu dans le fond lors de la première audience. Le juge Amath Sy avait renvoyé le dossier au 13 janvier prochain (aujourd’hui, Ndlr) pour plaidoirie. Pour rappel, les faits pour lesquels Dame Amar et Cie sont traduits en justice se sont produits dans la nuit du 3 au 4 avril 2020 alors que le Sénégal était en plein couvre-feu à cause de la pandémie du coronavirus. Dame Amar et ses amis avaient ainsi organisé une soirée qui avait finalement viré au drame. Le corps sans vie de Hiba Thiam avait été découvert dans une chambre de la résidence que la bande d’amis avait louée pour la fête. Les résultats de l’autopsie attestent qu’elle est morte d’overdose. Pis, d’après les éléments de l’enquête, personne n’avait essayé de l’assister et de la cocaïne avait été retrouvée sur les lieux.

Macky décaisse 120 millions pour sauver SOD

La campagne de collecte de fonds pour l’étudiant en Médecine, Sadio Ousmane Diédhiou (SOD), a porté ses fruits. Finalement, le Président Macky Sall a apporté son aide à l’étudiant qui doit subir une greffe osseuse au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux (France). Dans un premier temps, le chef de l’Etat avait décidé de compléter la somme collectée par les étudiants pour l’évacuation de leur camarade. A la suite de tractations, le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux a revu à la baisse le coût de l’opération qui était de 288 millions FCFA. La facture de l’opération de la greffe osseuse est désormais arrêtée à 120 millions Fcfa. Alors, le Président Macky Sall a décidé de prendre en charge entièrement aussi bien l’évacuation que l’opération. L’argent sera viré dès aujourd’hui pour une prise en charge médicale rapide de l’étudiant en médecine qui souffre d’une aplasie médullaire.

1.620 personnes interpellées pour non-respect du port de masque

Dans le cadre des opérations de sécurisation et celles du couvre-feu, la police a procédé à plusieurs interpellations dans la banlieue entre le 1er et le 12 janvier. Des sources de «L’As» renseignent que les limiers ont interpellé au total durant cette période 134 personnes pour violation du couvre-feu, 1.620 personnes pour non-respect du port obligatoire de masque. Ainsi, le commissariat central de Police de Guédiawaye a collecté 3, 727 millions francs d’amendes forfaitaires. Lors de cette série d’opérations de grande envergure pilotée par le Commissariat central de Guédiawaye, en collaboration avec ceux de Pikine et les postes de Police, 80 personnes ont été également déférées au parquet par les limiers pour diverses infractions dont trouble à l’ordre public, participation à des manifestations non déclarées, violences, voies de fait et actes de vandalisme.

Révision des horaires du couvre-feu

Le Syndicat National des Travailleurs des Transports Routiers du Sénégal (Snttrs) sollicite une révision des horaires du couvre-feu. Selon son secrétaire général, Alassane Ndoye, les horaires devraient être remontés à 23 heures. C’est la seule manière de réduire les embouteillages et soulager les conducteurs. Ces derniers souffrent le martyre à cause des travaux du BRT et de la rentrée des travailleurs chez eux à la même heure. Ce qui va également réduire l’impact de la pandémie sur le transport.

Précision dans l’affaire du fils de Me Khaly Niang

Après la parution du journal d’hier faisant état de l’agression d’un censeur par le fils de maître Khaly Niang dans un lycée, ce dernier a joint «L’As» pour rétablir la réalité des faits. D’abord il faut dire, d’après lui, que son fils y était pour récupérer un élève scolarisé dans l’établissement et non sa copine. Ensuite, il a bien reçu l’autorisation de l’agent préposé pour surveiller l’entrée. « Après l’incident, il a été enfermé dans sa voiture par le censeur du lycée. A la descente du véhicule, il y a eu une bousculade sans aucune agression contrairement à ce qui a été relaté précédemment. Le Proviseur a appelé la police avant de permettre au jeune de sortir du véhicule. Le censeur a été convoqué par la police ainsi que le jeune », dit-il. « Maître Niang qui a toujours accompagné l’académie de Fatick, pour avoir été le parrain de la promotion des élèves-maîtres, a eu la grandeur d’aller voir le proviseur et les professeurs pour présenter ses excuses», précise la note qui conclut que l’affaire a été enterrée et aucune plainte n’a été déposée. Au surplus, beaucoup de personnes ont câblé «L’As» pour accuser des politiciens encagoulés d’avoir ébruité l’information pour nuire à l’image de l’ancien Dg de l’Asp.


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