LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

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LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 01/09/2020

Décès de l’ancien député Adama Sow

Un soldat du Président Macky Sall s’en est allé. L’ancien député Adama Sow est décédé hier à Kadar, un village de la commune de Labgar dans le département de Linguère, des suites d’un malaise. L’ancien parlementaire n’avait jamais caché son estime et sa considération voire son amour pour le Président Macky Sall. A l’instar de Moustapha Cissé Lo et Mbaye Ndiaye, il était le troisième député ayant pris fait et cause pour Macky Sall alors l’homme à abattre du régime de Me Abdoulaye Wade. A chaque fois qu’Adama Sow prenait la parole, il défendait avec bec et ongle le président de l’Assemblée nationale, quitte à être insulté par ses collègues libéraux. Il a eu deux mandats de parlementaire avant de devenir président du Conseil d’administration de la mutuelle des éleveurs du Sénégal. Sa disparition est une perte pour le chef de l’Etat Macky Sall mais aussi pour le ministre de l’Intérieur. Aly Ngouille Ndiaye rappelle d’ailleurs qu’il a eu à collaborer avec Adama Sow en politique. Il dit avoir mesuré la loyauté, la sincérité et l’engagement remarquable de l’homme qui était un digne fils et défenseur infatigable du Djolof.

La police gambienne accable un diplomate sénégalais pour viol

Un diplomate sénégalais en Gambie est empêtré dans une affaire de viol de mineure. L’affaire a été ébruitée le 29 avril dernier, d’après le correspondant de Emedia à Banjul. Après plusieurs mois d’enquête, la police gambienne a recommandé la poursuite du diplomate sénégalais mis en cause dans cette affaire de viol sur une mineure, de surcroit déficiente mentale. Le rapport de l’enquête a suscité une vague d’indignation des défenseurs des droits humains qui exigent que le diplomate soit traduit en justice malgré son immunité diplomatique. Le quotidien «The Standard» détient une copie du rapport écrit que la police a eu des preuves suffisantes pour que l’homme soit traîné en justice. Le rapport est déposé au bureau du procureur de la République et du ministre de l’Intérieur. D’après des sources de Emedia, les enquêteurs de la police sont formels : le diplomate sénégalais, âgé de 41 ans, en poste à l’ambassade du Sénégal en Gambie, a abusé d’une mineure de 17 ans, déficiente mentale de surcroît. Mais le procureur Cherno Marenah estime qu’il est impossible de poursuivre le diplomate à moins que le Sénégal ne lève son immunité. L’ambassadeur du Sénégal en Gambie, Bassirou Sène, joint au téléphone, indique que son institution n’a pas encore été saisie par le Ministère gambien des Affaires étrangères de l’affaire. Il attend une saisine.

Atépa perd la manche devant Aby Ndour

Pierre Goudiaby Atépa et ses partisans ont perdu la manche devant dans le bras de fer judiciaire qui les opposait à la chanteuse Aby Ndour. En effet, le célèbre architecte, SOS littoral et des sculpteurs ont perdu la procédure d’expulsion qu’ils avaient initiée contre Aby Ndour. Hier, le juge des référés du Tribunal de Grande Instance (Tgi) de Dakar, qui a rendu son délibéré, a déclaré irréconciliables les interventions volontaires de SOS littoral et des sculpteurs. A rappeler que les requérants veulent expulser la chanteuse de la buvette qu’elle exploite sur la Corniche ouest. Une tentative qui s’est révélée vaine pour le moment.

Les épreuves du Bac technique démarrent ce matin

Le ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de l’Artisanat, Dame Diop, a visité dans la matinée d’hier quelques centres d’examen du Bac technique 2020 à Dakar. Du complexe Delafosse en passant par l’IPG jusqu’au lycée Seydina Limamoulaye, le ministre déclare avoir constaté que toutes les conditions appropriées pour un bon déroulement de cet examen ont été prises. A l’en croire, les autorités administratives, notamment le directeur de l’Office du Baccalauréat, n’ont ménagé aucun effort pour la bonne tenue des examens, malgré la particularité de cette année scolaire avec le contexte de la pandémie. Dans la foulée, Dame Diop a exhorté l’ensemble des acteurs (corps enseignant, présidents de jury, collectivités locales, parents d’élèves) à encore redoubler de vigilance et rester mobilisés pour finir cette année en beauté comme l’a voulu le Président Macky Sall qui, selon lui, a pris toutes les mesures idoines pour la reprises des enseignements apprentissages. Pour Dame Diop, les 2/3 du travail ont été déjà faits du côté de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, avec l’organisation du CAP déjà bouclé, du BEP en cours, et des BT et BTS qui sont prévus très prochainement. Pour ce qui de la proclamation des résultats de cette année spéciale, le ministre a annoncé que le directeur de l’Office du Bac va utiliser plusieurs moyens tels que le système des sms, l’affichage et les radios communautaires. Ce, dans le but de respecter le protocole sanitaire. Une initiative saluée par Dame Diop.

Le Mvno en question

Le président de l’Association des utilisateurs des TIC (Asutic) du Sénégal, Ndiaga Guèye se veut formel. Il estime que l’arrivée des operateurs virtuels dans le marché des télécommunications au Sénégal ne peut avoir aucun impact considérable sur les tarifs. Par contre, il ajoute qu’ils profitent plus aux opérateurs existant que les consommateurs. «Ces opérateurs virtuels ne peuvent pas contribuer à faire baisser les tarifs, ni à améliorer le service, parce qu’ils n’ont pas de réseau et dépendent des réseaux  existant», explique-t-il . Et M.Guèye d’ajouter qu’ils ne permettent pas d’améliorer l’accessibilité dans la mesure où ils ne construisent pas des infrastructures. «Ces operateurs achètent en gros chez les opérateurs existant pour revendre en détail. C’est un type d’opérateur qui dépend sur le plan tarifaire et commercial des réseaux existant. Ils n’ont aucune autonomie sur leurs fournisseurs», soutient le spécialiste en TIC. En faisant venir ces opérateurs dans le marché, renseigne le président de l’Asutic, le Gouvernement avait comme objectif d’intensifier la concurrence dans le secteur. Ces opérateurs virtuels, souligne Ndiaga Guèye, permettront tout juste aux hommes d’affaires sénégalais d’entrer dans le marché des télécoms et de se faire de l’argent. Parce que, précise M.Guèye, ils seront économiquement des relais de croissance de la Sonatel, de Free et d’Expresso parce qu’ils leur permettront d’atteindre une clientèle qu’ils ne pouvaient pas atteindre.

«Seule une 4ème licence pourra mettre fin à ce système»

En outre, le président de l’Asutic informer qu’il existe trois types d’opérateurs virtuels dont les licences de marque ne font que vendre leur nom de commerce. «En 2009, Kirène, opérateur virtuel qu’on appelle licence de marque a autorisé la Sonatel à utiliser son nom de marque. En retour, Sonatel paye à Kirène des droits pour utilisation de nom commercial. En 2011, Expresso avait introduit Touba mobil Expresso qui n’a pas duré trop longtemps», indique Ndiaga Guèye qui considère ainsi que les opérateurs virtuels ne sont pas nouveaux dans le paysage télécom au Sénégal. A coté de cette licence de marque, souligne le président de l’Asutic, il y a des opérateurs appelés virtuels minimalistes. «Ce sont des opérateurs qui achètent en gros pour revendre en détail. C’est le type d’opérateur comme Promobile», explique-t-il. Le président de l’Asutic ne voit qu’une seule solution pour mettre fin à situation. «Seule une 4ème licence pourra mettre fin à cette situation et permettre une concurrence dans le marché des télécoms. Pourtant, l’Etat du Sénégal avait voulu mettre en place une 4ème licence, mais depuis lors, on ne sait pas ce qui bloque le projet», révèle Ndiaga Guèye.


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