LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

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LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 01/12/2020

Macky s’adresse à ses militants ce soir

Aujourd’hui, l’Alliance pour la République (APR) fête ses douze années d’existence dans le Landerneau politique sénégalais. Pour l’occasion, son fondateur, le Président de la République Macky Sall va se rendre au siège du parti pour s’adresser à ses militants et fêter ce douzième anniversaire avec eux. Dans un contexte de tension au sein de sa formation politique, le chef de l’Etat va faire un état des lieux et remobiliser les troupes. D’après des sources de «L’As », il est attendu au siège dans l’après-midi vers 16 heures 30. Sur place, il entend communier avec ses militants leur expliquer par exemple les raisons qui ont motivé sa décision de faire intégrer des leaders de l’opposition dans la mouvance présidentielle, en les nommant à des postes de responsabilité. Toujours dans le cadre de cette célébration, un récital de Coran a été organisé hier pour la mémoire des disparus tombés sur le chemin de la conquête du pouvoir.

La Raddho décrète un état d’urgence sanitaire…

Alors que la crainte d’une seconde vague se fait de plus en plus sentir, la Rencontre Africaine des droits de l’Homme (Raddho) publie son rapport sur la gestion de la Covid-19 et la protection des droits humains au Sénégal. Dans ce document qui fait le bilan de la riposte contre la pandémie durant les 6 premiers mois avec l’instauration de l’état d’urgence et du couvre-feu, le secrétaire général de la Raddho, Sadikh Niasse juge anticonstitutionnelles les décisions prises par les autorités pour contrer le coronavirus. Ils trouvent que l’Etat n’avait pas à recourir à ces mesures sévères. Avant de se poser la question sur la pertinence de la fermeture de certains lieux comme les écoles, les Cours et tribunaux, l’Assemblée nationale. Pour la Raddho, ces mesures ne sont pas adaptées à notre type de société. D’ailleurs, estiment-ils, c’est ce qui explique que certaines personnes sont sorties pour demander la levée de ces mesures.

… Ses Recommandations

Restons avec la Raddho qui est convaincue que la riposte contre la pandémie de Covid-19 ne doit en aucun cas « confiner » les droits des personnes. A cet effet, l’organisation a formulé un certain nombre de recommandations à l’Etat dans le but de mieux gérer dans le futur ces types de problèmes de santé publique. Ainsi, au titre de la gouvernance des pandémies, la Raddho demande l’élaboration, la discussion et l’adoption par le gouvernement du Sénégal d’une loi sur la Santé publique qui prenne en charge la gestion des épidémies au Sénégal, la révision du règlement intérieur de l’Assemblée nationale pour régler les modalités de son fonctionnement en temps de crise sanitaire et l’élaboration, la discussion et l’adoption d’une loi organisant le fonctionnement du service public de la justice pendant les périodes de pandémie. En outre, ces défenseurs des droits humains ont insisté également sur la protection des enfants dans la rue pendant les pandémies. A ce propos, la Raddho invite l’Etat à introduire dans la loi sur la Santé publique et le projet de Code de l’enfant des dispositions relatives à la protection des droits et à la prise en charge effective de l’enfant dans un contexte de gestion de pandémie, l’élargissement de la campagne «zéro enfant» dans la rue, sur toute l’étendue du territoire national. Le commandant brigade de Gouloumbou muté Le haut commandement de la Gendarmerie ne badine pas avec la discipline et le respect des droits humains. La Maréchaussée, qui avait dépêché un enquêteur à Gouloumbou à la suite de la bavure révélée par «L’As» faisant état de torture exercée sur des disciples du marabout de Madina Gounass, a pris des mesures. Le chef de brigade de Gouloumbou l’adjudant Ndiaye a été muté à l’escadron de Tambacounda. Il sera remplacé par l’adjoint de Tivaouane. Pour la petite histoire, les hommes du commandant Ndiaye avaient contraint des citoyens en provenance des champs du saint homme de Gounass, à s’auto-gifler pour avoir jeté des peaux de bananes sur la route.

Le taux de positivité à la covid-19 chute à 1,94%

Il avait pris l’ascenseur surtout le week-end au point d’apeurer la population. Mais le taux de positivé de la pandémie de coronavirus est retombé hier, à 1%. Les résultats du ministère de la Santé et de l’Action Sociale font état de 14 nouveaux cas positifs, sur 722 tests, soit un taux de positivité de 1,94%. Cinq cas contact et 9 cas issus de la transmission communautaire sont recensés hier. Les contaminations communautaires sont enregistrées à Dakar à l’exception d’un cas à Pété. A Grand Dakar (01) cas est recensé, Keur Massar (01) cas, Liberté-1 (01) cas, les Mamelles (01) cas, Mermoz (01) cas, Ngor (01) cas, Nord Foire (01) cas et Point-E (01) cas. Quelques lits sont libérés. Puisque 10 patients hospitalisés sont déclarés guéris. Cependant, les cas graves connaissent une hausse. Ce jour, 06 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation. Le Sénégal a enregistré 16089 cas positifs dont 15607 guéris, 333 décédés, et donc 148 sous traitement.

«Siggi Jotna» distribue 150 bourses à Thiès

Le mouvement «Siggi Jotna» vient d’accompagner des étudiants de Thiès, à travers la distribution de 150 bourses, pour les accompagner dans le paiement des frais de scolarité. Il s’agit justement d’une exonération des frais jusqu’à la Licence 3. Selon Abdoulaye Dièye, Président du mouvement, l’acte s’inscrit dans la stratégie globale de «Siggi Jotna» qui mise, conformément au Plan Sénégal Emergent (PSE) du Président Macky Sall, sur le capital humain, pour apporter sa contribution au développement de la localité et du pays.

Passation de service à l’AIBD

Doudou Ka a pris les rênes de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD). La cérémonie de passation de service avec Abdoulaye Mbodji a eu lieu hier, à l’aéroport. Devant l’assistance, Doudou Ka a pris l’engagement de mériter cette confiance du chef de l’Etat de le nommer à la direction de l’aéroport. A l’en croire, son profil technique et son parcours professionnel l’imposent de prendre cette charge comme mission placée sous le signe du Fast-track pour « ajuster et accélérer » le développement de la métropole aéroportuaire de Diass, comme emblème de l’émergence du Sénégal. L’ancien directeur général du Fonds de garantie d’investissement prioritaire (FONGIP) entend aussi œuvrer pour le renforcement des acquis légués par son prédécesseur, Abdoulaye Mbodji.

Un camion tue deux jeunes à Koungheul

Un accident mortel a été enregistré hier, à hauteur de Badianène sur la route qui relie la commune de Koungheul à Keur Serigne Diébel. Deux jeunes sur une moto ont voulu dépasser un véhicule avant de se retrouver face à un camion qui roulait à vive allure sur le sens inverse. Le camion a percuté violemment la moto. A. Ndiaye et A. Ba qui se rendaient à Koungheul d’après nos confrères de Dakaractu, sont décédés sur le coup. Les sapeurs-pompiers ont ainsi transporté les dépouilles au centre de santé de Koungheul. La gendarmerie qui a ouvert une enquête a mis aux arrêts le conducteur du camion.

8e édition du festival Thiaroye 44

La 8e édition du festival Thiaroye 44 en souvenir aux vaillants tirailleurs massacrés le 01 décembre 1944 alors qu’ils réclamaient leurs dus au colonisateur, a débuté depuis le 28 novembre dernier. Le comité d’organisation a fait face à la presse hier, au Centre Jacques Chirac de Thiaroye Gare pour partager les activités qui seront clôturées le 12 décembre prochain. L’innovation cette année sera l’hommage qui sera rendu au défunt directeur dudit festival, Mahmoud Kane, par ailleurs, disciple de Cheikh Anta Diop pour avoir été secrétaire général du parti Udf/Mboolo du constitutionnaliste Pape Demba Sy. Le festival a pour thème : « pour la mémoire contre l’oubli pour l’avenir ». Plusieurs activités culturelles sont prévues, notamment un concert de hip hop, des panels sur l’histoire de Thiaroye 44 et une réflexion sur les leviers de promotion de l’économie locale de Thiaroye gare par le tourisme avec la traversée du Train express régional (TER).

Elèves défavorisés de Ndiarème Limamoulaye

La pandémie de Covid-19 a durement impacté le secteur informel et par ricochet les chefs de ménages de la banlieue. Conscient de cet état de fait, le mouvement « Jeunesse action pour le développement de Guédiawaye » que dirige Raymond Aziz Curtis vole au secours des familles défavorisées de la Commune de Ndiarème Limamou Laye. Il a offert des fournitures scolaires à 350 écoliers. La Cérémonie a servi de prétexte à l’acteur au développement pour demander à l’Etat de revoir l’offre de formation et sa politique de jeunesse par la promotion de l’auto-emploi. C’est par la seule manière, dit-il, de mettre fin à l’émigration clandestine qui décime la jeunesse.

LA GARDE RAPPROCHEE DE MACKY

L’As Avec Jeune Afrique -De la politique aux affaires, en passant par sa famille, qui sont les personnalitéś qui comptent dans l’entourage proche du président de la République ?
Moins impulsif qu’Abdoulaye Wade, son prédécesseur, Macky Sall mûrit longuement ses décisions, cloisonne ses réseaux et choisit avec soin les personnes de confiance qui l’entourent. De la politique aux affaires, en passant par sa famille, qui sont les personnalitéś qui comptent dans son entourage proche ?
« La confiance de Macky Sall ne s’acquiert pas facilement », confie l’un de ses proches. À la tête d’une véritable arméé mexicaine d’alliés, de rallieés et de « ministres conseillers » aux fonctions parfois honorifiques, le président sénégalais, adepte du cloisonnement, se montre sélectif lorsqu’il s’agit de laisser l’un de ses proches gagner en influence.
Lors du récent remaniement, il en a surpris plus d’un en écartant du gouvernement et du Conseil économique, social et environnemental (CESE) plusieurs personnalitéś de son premier cercle : son ex-Premier ministre puis secrétaire général de la présidence, Mahammed Boun Abdallah Dionne, et quelques ministres qu’on jugeait jusque-là̀ incontournables : Amadou Ba (Affaires étrangères, Aly Ngouille Ndiaye (Intérieur), Mouhamadou Makhtar Cissé (Pétrole et Energie), Oumar Youm (Infrastructures, Transports terrestres et Désenclavement); ou encore l’ancienne Première ministre Aminata Touré,́ devenue la présidente du CESE après̀ avoir dirigé́ sa campagne victorieuse au début de 2019. Dans l’entourage présidentiel, les hommes et femmes de confiance sont discrets, voire secrets, et font rarement la Une des journaux.
À l’heure où le chef de l’Etat vient de lancer une nouvelle OPA sur l’opposition, certains d’entre-deux ont, par leur conseils ou leurs missions de bons offices, aidé « le patron » à consolider son emprise sur la scène politique nationale.

Les conseillers Mahmoud Saleh

Son influence est proportionnelle à sa discrétion. Nommé directeur de cabinet du chef de l’Etat lors du dernier remaniement, Mahmoud Saleh occupait auparavant la fonction de ministre-conseiller. Surnommé « Raspoutine » par ses détracteurs au sein de l’entourage présidentiel, il a l’oreille du président depuis sa première élection en 2012. Cet ancien trotskiste a eu un parcours sinueux. Au début des années 2000, après avoir suivi Djibo Leyti Kâ dans sa scission d’avec le Parti socialiste, il a créé à son tour une branche dissidente de l’Union pour le renouveau démocratique (URD) et s’est rapproché́ du régime d’Abdoulaye Wade, avant de rallier Macky Sall lorsque ce dernier a créé ́son propre parti, l’Alliance pour la République (APR). Mahmoud Saleh est aussi, pour le chef de l’Etat, un missi dominici qui porte des messages au moment opportun et vient sceller les alliances avec les adversaires d’hier. Il aurait ainsi favorisé le rapprochement de Macky Sall avec Oumar Sarr, longtemps numéro 2 du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition), qui a lui aussi milité à l’extrême gauche dans sa jeunesse.

Seydou Guèye

Cet enfant de la Medina, un quartier populaire de Dakar, passera de longues années en France où il aura comme mentor Michel Rocard. Rentré au Sénégal, il quitte le giron socialiste pour rejoindre Macky Sall à l’Alliance pour la République (APR). Depuis l’élection de ce dernier, en 2012, Seydou Gueyè a rang de ministre, sans toutefois détenir de portefeuille. Mais la parole présidentielle passe par lui. Porte-parole de l’APR, tour à-tour porte-parole ou secrétaire général du gouvernement ou de la présidence, ou ministre-conseiller en charge de la communication, il est l’apparatchik dont le président a besoin pour délivrer ses messages aux médias et gérer, quand cela est nécessaire, la communication de crise.

Le politique Moustapha Niasse

Si Macky Sall a été élu en 2012, puis réélu sept ans plus tard, et s’il a remporté haut la main les législatives à deux reprises, c’est grâce à eux : Ousmane Tanor Dieng, qui dirigeait le parti socialiste depuis 1996 et jusqu’à son décès en juillet 2019, et Moustapha Niasse, 81 ans, fondateur et président de l’Alliance des forces de progrès (AFP), qui occupe depuis 2012 le perchoir de l’Assembléé nationale. Le pacte scellé par les trois hommes a conduit Niasse et Tanor à mettre leur parti au service de la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar (BBY), quitte à s’abstenir de présenter une candidature autonome à la présidentielle de 2019. Et ce, au prix de plusieurs exclusions dans leurs propres rangs, lorsque des frondeurs se faisaient entendre pour critiquer cette stratégie d’allégeance. Depuis le décès d’Ousmane Tanor Dieng, l’ancienne ministre Aminata Mbengue Ndiaye a repris le flambeau au PS, tout en héritant de la fonction de Tanor à la tête du Haut conseil pour les collectivités territoriales (HCCT), troisième institution de l’Etat dans l’ordre protocolaire.

Les hommes d’affaires Harouna Dia

Macky Sall compte parmi ses proches le patron des patrons sénégalais, Baidy Agne, tout à la fois président du Conseil national du patronat (CNP), président du Syndicat des entreprises de manutention des ports du Sénégal (Sempos) et PDG de plusieurs entreprises dans les secteurs de la manutention, de la construction, de l’extraction de minerais, du tourisme et du transport. Il entretient également des relations suivies avec Mamadou Diagna Ndiaye, un homme de réseaux qui était déjà un conseiller influent de l’ex-président Abdou Diouf. Nommé en 2013 ministre-conseiller du président en charge des investissements et du comité stratégique, Diagna Ndiaye est un pilier du groupe Mimran, qui détient notamment la Compagnie sucrière du Sénégal (CSS). Homme d’affaires fortuné et cosmopolite, au carrefour de nombreux secteurs industriels et commerciaux, il est un « ouvreur de portes » au carnet d’adresses très fourni. Mais dans l’entourage présidentiel, nul repères entant du monde des affaires n’égale Harouna Dia. Cet enfant du Fouta, halpular tout comme Macky Sall, fut un soutien de la première heure à qui ce dernier doit beaucoup. Financier de l’Alliance pour la République (APR) depuis sa création en décembre 2008, ce milliardaire a offert au futur parti présidentiel les moyens de ses ambitions… en pleine traverséé du désert. Peu connu au Sénégal, si ce n’est dans la valléé du fleuve, il l’est davantage au Burkina Faso, où il s’est installé en 1986 avant de faire fortune dans le commerce de poisson surgelé.́ « Macky lui voue un grand respect, explique un proche. Pas seulement pour ce qu’il a fait pour lui, mais aussi pour ce qu’il représente. » Si Harouna Dia, le « roi du poisson », n’occupe aucune fonction officielle – il a décliné un portefeuille ministériel au lendemain de l’élection de 2012 -, il est un homme écouté par le chef de l’Etat, à qui il apporte son carnet d’adresses, sa connaissance du monde des affaires et son influence dans le Fouta ainsi qu’en Afrique de l’Ouest.

 Le journaliste Madiambal Diagne

Leur complicité s’est scelléé peu après la disgrâce de Macky Sall, en 2008, après avoir été le principal homme de confiance d’Abdoulaye Wade. Madiambal Diagne – journaliste trublion, brièvement incarcéré sous Wade – lui détaille alors ce que le régime, dont il fut l’un des piliers, lui avait fait subir. Il l’incite aussi à ne pas laisser le champ libre au président vieillissant, qui entend briguer un troisième mandat. Apres̀ la victoire de Macky Sall, en 2012, Madiambal Diagne, directeur général du groupe Avenir Communication – et président de l’Union internationale de la presse francophone depuis 2014 -, devient un confident privilégié du chef de l’Etat, qui teste auprès de lui certaines de ses futures décisions et sollicite son point de vue sur les sujets du moment. Si son nom a plusieurs fois circulé comme un possible ministrable, lui- même préfèrè rester dans cet entre-deux, entre conseiller informel et confident privilégié.
Dans son éditorial du lundi, dans les colonnes du Quotidien, Madiambal Diagne alterne prises de position pro-domo ou plus critiques à l’égard de la mouvance présidentielle. Son ex-confrère Abdou Latif Coulibaly, dont les investigations choc sur le régime Wade ont défrayé la chronique au cours des années 2000, a quant à lui opté pour une reconversion assumée dans les arcanes du gouvernement ou de la présidence, où il occupe des fonctions depuis le début du premier mandat de Macky Sall. A ceux-là, il faut ajouter sa famille notamment son frère Aliou Sall, son épouse Marième Faye Sall et le frère de celui-ci Mansour Faye.


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