LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

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LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 18/02/2021

JEUX DE CARTES – Triste Afrique !

Au moins 35 personnes ont été tuées dans des affrontements entre éleveurs et cultivateurs, dans le sud du Tchad, hier mercredi. Des violences qui constituent un pied de nez aux ministres de la Défense du G5 Sahel qui s’étaient réunis lundi au Tchad et à l’annonce de l’envoi de 1 200 soldats dans la zone dite des “trois frontières”. Elle se situe entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Objectif : lutter contre les djihadistes qui sèment la terreur. Un noble objectif même si on peut souligner ici des paradoxes frappants. Difficile de mettre fin au terrorisme si l’on n’est pas capable d’anéantir les petites contradictions fatales pour les populations. Au Nigeria, des hommes armés ont attaqué, dans la nuit du mardi 16 au mercredi 17 février, un lycée. Ils ont enlevé 42 personnes, dont 27 élèves, victimes. 344 adolescents ont été déjà tués dans une autre région du Nigeria. Des évènements tragiques qui ne sont pas médiatisés à la hauteur de leur gravité. Il s’agit de morts dans des conditions incroyables, de tortures physiques et psychologiques, parfois de viols. De la pure cruauté. Des situations qui sont légion en Afrique. Des centaines de morts souvent dans un anonymat intrigant au moment où les priorités sont ailleurs, au moment où les dirigeants préfèrent mettre le curseur sur des actions susceptibles de leur apporter des gains électoraux. C’est une redondance de dire que le continent africain est avant tout victime de ses Présidents. Une crise d’autorité et de confiance qui gagne du terrain et gangrène une société en déperdition. Ce qui est, en grande partie, à l’origine de la gestion catastrophique de la Covid-19 dans de nombreux pays. L’Afrique qui était bien partie, au début de cette pandémie, est en train de montrer des signes d’essoufflement et de lassitude. La catastrophe macabre annoncée avec pessimisme par le Directeur de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) serait-elle sur le point d’avoir lieu. Il est d’une urgence notoire de prendre les choses au sérieux en accentuant la sensibilisation par des actes exemplaires pour sauver les populations. Déjà, la maladie à virus Ebola qui séjournait en République démocratique du Congo (Rdc), dans le centre du continent, s’est déplacée en Guinée, en Afrique de l’Ouest. Elle risque de causer encore beaucoup de dégâts. Les vaccins contre le Corona arrivent. Au compte gouttes.

Miim Reew

Macky demande la régularisation des orphelins du «Joola» non déclarés

Les membres du Collectif des familles des victimes du Joola qui continuent de réclamer la régularisation des pupilles peuvent pousser un ouf de soulagement. Et pour cause, le Président Macky Sall a accédé à leur requête. Abordant, hier en Conseil des ministres, la question liée à la prise en charge financière du dossier des orphelins du “Joola” non déclarés pupilles de la Nation, le chef de l’Etat a demandé au ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants, de prendre toutes les dispositions, en relation avec le ministre des Finances et du Budget, afin, d’une part, de régulariser la situation de ces derniers, et, d’autre part, de procéder au paiement de la somme destinée aux ayants droit.

Kalifone secoue le protocole du Palais

Décidément dans ce pays, les scandales foisonnent ! Alors que l’affaire Ousmane Sonko est en train de remuer le pays, un autre scandale lié aux mœurs implique un membre du protocole du Palais. C’est en effet un jeune du nom de Kalifone, ancien militant de l’Apr à Pikine, qui a rejoint le parti d’Ousmane Sonko, qui a vendu la mèche sur la chaîne kali info. Il menace de faire des déballages sur la vie privée de S D qui aurait fait un enregistrement audio assez compromettant qu’il menaçait rendre public. Le jeune patriote, une version Assane Diouf sans les insultes, a même diffusé des éléments audio de la personne indexée qui se confond dans des dénégations. Ce qui est loin de dissuader Kalifone de diffuser l’élément sonore sur ces questions de mœurs au Palais, si jamais son leader Ousmane Sonko est emprisonné.

L’effet de la plainte de Dior Diagne

Que détient Fatima Mbengue de si précieux pour qu’elle se retrouve deux fois à moins d’une semaine dans les filets de la Division des Investigations Criminelles (Dic) qui a déclenché une vaste traque contre les partisans de Sonko depuis l’éclatement de l’affaire «Sweet Beauté»? Arrêtée en fin de semaine dernière en compagnie du coordonnateur du Pastef de Dakar, Abass Fall qui est toujours en détention, l’activiste Fatima Mbengue qui est par ailleurs membre de Frapp France Dégage a été encore arrêtée hier par les éléments de la Dic. Une arrestation que le leader de Frapp France Dégage, Guy Marius Sagna, juge arbitraire. D’après des sources de «L’As», c’est la plainte de Me Dior Diagne qui est à l’origine de cette traque. En effet, certains Sonkistes avaient écrit sur facebook que c’est elle qui a aidé Adji Sarr à circuler et qu’elle est dans le complot contre Sonko. La célèbre avocate avait démenti avant de porter plainte. C’est donc dans ce cadre qu’elle a été interpellée d’autant plus que cette plainte a permis à la brigade contre le cyber crime d’entrer en action pour en même temps neutraliser tous les Sonkistes qui font des incitations à la violence.

Abdoulaye Ndoye du Cusems presse le gouvernement…

Le secrétaire général du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen secondaire (Cusems) invite le gouvernement du Sénégal à respecter ses engagements, afin de ramener la quiétude dans le secteur de l’enseignement. Selon Abdoulaye Ndoye, dès lors que la reprise au niveau des différents services est effective, le gouvernement devait honorer ses engagements. Mais regrette-t-il, tel n’a pas été le cas. Il souligne que malgré les instructions données par le président de la République, rien n’a été fait. Abdoulaye Ndoye qui a rappelé au gouvernement les énormes sacrifices des enseignants, dans un contexte marqué par le coronavirus. «Il faut reconnaître que les enseignants avaient fait d’énormes efforts lors de la première vague de covid-19. Nous avions accepté, dans des conditions difficiles, de rejoindre nos postes respectifs. Vous avez vu les conditions désastreuses dans lesquelles les enseignants étaient au moment de rejoindre leurs postes. Beaucoup d’entre eux avaient chopé le virus. Nous avons travaillé dans des écoles et des classes inondées », a-t-il fait remarquer. Selon le secrétaire général du Cusems, les Sénégalais ont pu constater les bons résultats obtenus, malgré les conditions désastreuses. Et aujourd’hui, il invite le gouvernement à matérialiser ses promesses, pour le bien de l’école sénégalaise.

…La réplique du ministère de l’Education nationale

Le mouvement de grève initié par le Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen secondaire (Cusems) semble secouer le système éducatif. Après la sortie de son secrétaire général Abdoulaye Ndoye déplorant la posture du gouvernement, le ministère de l’Education nationale a tenté d’apporter des éclairages sur certaines questions. Pour Marie Faye Siby, on ne doit même pas parler de rupture du dialogue entre les partenaires sociaux et le gouvernement du Sénégal, surtout, estime-t-elle, que ces partenaires sont consultés sur beaucoup de questions. A en croire la conseillère technique au ministre de l’Education nationale, l’engagement du ministre de l’Education n’est point un débat. Elle affirme que Mamadou Talla a porté ces questions depuis sa prise de fonction et qu’il rencontre régulièrement les partenaires sociaux sur les questions liées à la mise en œuvre des accords. Sur le nonrespect des engagements qu’avance le Cusems, elle semble ne pas avoir le même avis que M. Abdoulaye Ndoye. Madame Siby reconnaît que certaines questions sont mises en œuvre, même si elles ne sont pas totalement achevées. Elle soutient tout de même que pour d’autres questions, l’Etat a respecté entièrement ses engagements.

Le Coud distribue 200 000 masques aux étudiants !

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar continue sa croisade contre le coronavirus. Après avoir enregistré deux cas, le Directeur Général du Centre des Œuvres Universitaire de Dakar (Coud) Maguette Sène a lancé hier mercredi, la campagne « un étudiant un masque ». Il s’agit, selon lui, de renforcer la stratégie qui a été déroulée jusqu’ici. A travers cette campagne, 200 000 masques ont été acquis. Il en est de même pour le gel qui sera mis à la disposition des étudiants pour arrêter la propagation de la pandémie. Pour le Directeur général du Coud, mieux vaut prévenir que guérir. Et la meilleure manière de faire face, estime-t-il, c’est de miser sur la prévention. Pour lui, c’est bon d’avoir un centre de traitement qui fait des résultats. Mais, avance-t-il, c’est encore mieux de mettre à la disposition des étudiants assez de masques et de gels, tout en les sensibilisant suffisamment pour stopper la pandémie. L’objectif recherché à travers cette campagne : éviter que l’université ne soit un centre de contamination. Cette campagne vient ainsi renforcer les actions déjà menées. En termes de distribution de masques, le Dg du Coud affirme avoir acquis dans un premier temps 100 000 masques chirurgicaux et 50 mille masques lavables.

Serigne Modou Kara, président du Comité de coordination du Khalifat

Le Khalif général de Darou Mouhty, Serigne Bachir Anta, a porté son choix sur Serigne Modou Kara Mbacké, pour occuper le poste de président du Comité de coordination du Khalifat. Ce poste va permettre au petit-fils de Mame Thierno Birahim Mbacké, frère cadet de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, de coordonner toutes les activités qui tournent du khalifat de Darou Mousty, tant au niveau national qu’au niveau international. Né le 11 mai 1954 à Thiès, Serigne Modou Kara sera conduit à bas âge par son père à Darou Mouhty pour apprendre et maîtriser le coran.

Serigne Modou Kara, président du Comité de coordination du Khalifat (bis)

Marabout, artiste, dirigeant politique et homme d’affaires, Serigne Modou Kara est le fondateur de «Kara Sécurité», une organisation privée surnommée «commandos de la paix» et qui reprend les codes de l’armée. En 2004, il se lance dans la politique et met sur pied le 11 mai le Parti de la Vérité pour le Développement (Pvd), qui revendique l’influence religieuse et politique du mouridisme. Cette nomination de celui que l’on appelle aujourd’hui le général Kara, survient au lendemain de l’histoire dite des centres de redressement. Une affaire dans laquelle le fondateur du Pvd a été mis en cause pour des violences au sein de ces «centres de redressement». Trois centres ont été repérés par la gendarmerie entre le 26 et le 28 novembre, dans la banlieue de Dakar (à Guédiawaye et à Malika) et dans la capitale (zone B). Et les 353 jeunes regroupés dans ces établissements auraient été victimes de «séquestration», de «maltraitance», et de «tortures», d’après la Gendarmerie. Laquelle avait également révélé que les victimes souffraient de malnutrition sévère et que leurs corps portait les traces de sévices corporels. Avec cette nomination, une nouvelle ère s’ouvre pour ce petit-fils de Serigne Touba, qui s’est fixé comme objectif de perpétuer l’héritage de son grand père.


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