L’EDITO DE NETTALI.COM – Les travers de l’honorabilité

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L’EDITO DE NETTALI.COM – Les travers de l’honorabilité

NETTALI.COM – On les désigne sous le vocable « honorables députés ». Mais l’on se demande ce qu’ils ont de plus honorables que les autres citoyens ou commis de l’Etat pour qu’on les appelle ainsi. Ont-ils vaillamment défendu la démocratie ou le peuple au nom de qui, ils sont élus ?  Le  terme « honorable » relèverait simplement d’une courtoisie parlementaire.
Mais au-delà du radical « honneur », le qualificatif comporte une charge sacerdotale forte qui incite à faire ce travail au nom d’une communauté humaine unie ; mais aussi de l’accomplir avec dignité. Mais ça, c’est pour ces hommes et femmes qui connaissent le sens de ce mot là. Car au fond, la politique quoique dévoyée de nos jours dans sa mission, demeure de servir loyalement la cité et ses habitants.
Ceux que nous appelons par conformisme « députés du peuple » ne le sont en réalité dans la majeure partie des cas, que de nom. Si certains d’entre eux assument individuellement leurs missions comme un sacerdoce, d’autres s’inscrivent dans une logique grégaire de la majorité d’appartenance, oubliant de défendre des principes et intérêts des populations et de leurs territoires dans une logique de circonscription par exemple. Si le tonitruant député El Hadji Diouf se fait pas appeler « député du peuple », ce n’est pas pur hasard. Eh bien c’est parce qu’il s’est rendu compte du déficit de représentation du peuple qu’il s’est arrogé cette appellation. L’on a bien compris que c’est un personnage versatile qui ne défend au fond que sa personne. Ou plus exactement ses intérêts.
Ni le mode d’élection des députés, ni les privilèges dont ils jouissent et encore moins le comportement de la grande majorité d’entre eux, ne laissent penser qu’ils représentent suffisamment les Sénégalais. C’est une perception – et ce n’est peut-être pas la réalité – que beaucoup de députés ne travaillent pas assez, certains sont absentéistes, dorment pendant les séances parlementaires, lèvent facilement le doigt à l’assemblée suivant une logique mécanique.
Le cas Aliou Dembourou Sow nous montre en effet à quel point les Sénégalais ne sont pas encore sortis de l’auberge. Imaginez une seconde un député qui est censé représenter le peuple et qui se met à défendre un 3ème mandat d’un Président issu d’un pouvoir équivalent et qui incite dans le même temps à la violence et à l’ethnocentrisme ! Ce député Sow ne se considère en réalité que comme un député de Macky Sall et non celui du peuple. Celui-ci a déshonoré non seulement sa fonction mais aussi le peuple qu’il est censé représenter ; et les « haal pulaar » qui ne se retrouvent pas dans leur grande majorité dans son discours aussi fractionniste que vil. Il a cassé le ciment de la République fondée sur le vivre ensemble mais également violé sa devise «un peuple,un but,une foi».
Voulait-il nous faire comprendre que le pouvoir est de nos jours une affaire d’ethnie et que Macky Sall représenterait les Haal Pulaar ? Un ethnocentrisme sur lequel certains surfent et qui peut être générateur de divisions dans un pays qui a jusqu’ici échappé aux démons du tribalisme et de l’ethnocentrisme. Ce, contrairement à certains Etats de la sous-région. Qu’avons-nous de plus que les autres ? Rien ! Si les « Haal pulaar » seuls avaient voté pour Macky Sall, aurait-il été président de la république ? On ne va quand même pas suivre ce Sow dans ses bêtises. Ses propos sont d’une autre époque. Même le fait d’assimiler des machettes à des cartes d’électeur pour se tirer d’affaire, montre qu’il prend les Sénégalais pour des demeurés. Il aurait dû prendre la peine de s’excuser plutôt que de s’enfoncer dans une ridicule explication qui n’a aucune chance d’être comprise même dans le Fouta ou le Ferlo.
Le président de la République aurait dû réagir de manière aussi expéditive comme lorsque d’aucuns ont abordé la question du 3ème mandat dans un sens qui lui est défavorable, alors même qu’il avait interdit qu’on abordât le sujet dans ses rangs. Posez la question à Moustapha Diakhaté ou à Sory Kaba ou encore à Me Moussa Diop ! Même dans le cas de ce dernier qu’on a accusé d’avoir voulu se servir du 3ème mandat comme couverture alors qu’il s’attendait à être limogé pour d’autres raisons, c’est l’évocation de ce sujet qui a été l’effet déclencheur.
Des voix se sont même élevées pour dire que le président du conseil départemental de Ranérou n’aurait pas en réalité agi de son propre chef , mais qu’il a été activé pour faire cette sortie.  Le discours est honteux, n’honore pas l’Apr qui s’est fendu d’un communiqué bien mou. Mou parce qu’Aliou aurait dû être exclu comme d’autres qui l’ont été pour bien moins.
A la vérité, Dembourou enfonce Macky Sall qui fait comme si de rien n’était alors que certaines déclarations peuvent enflammer un pays, détruire le socle sur lequel il est assis et créer des clivages ethniques sans précédent. Ce discours braque davantage l’opposition, la société civile, les activistes et met davantage les citoyens sur leur garde. L’appel à la violence peut même susciter la violence. Aliou est passé à côté. Il a commis un grave crime contre la République.
Mais ce qui est d’autant plus incompréhensible dans ce brouhaha, c’est la réaction de Papa Mahawa Diouf de l’Aspt qui a semblé entretenir une comparaison avec les propos d’un Ousmane Sonko qui aurait demandé à ce qu’on fusille les anciens présidents, tout en nous informant que l’Apr a condamné les propos de Dembourou Sow. Une condamnation d’ailleurs jugée bien molle et insuffisante par une bonne partie de l’opinion. Une autre posture moins honorable, c’est celle du ministre Karim Fofana qui a informé sur la RFM que les propos du député Sow ont été déformés. On croit rêver. Aliou Dembourou Sow aurait dû être exclu de l’APR pour propos infamants contre la république. Comme ce remplacement de Moustapha Cissé Lô au poste de 1er vice-président. Ce dernier aura beau expliquer, Macky Sall aura beau nous dire qu’il reste un ami et un frère, c’est une sanction qu’il a subie. Dans cette affaire, à la vérité, le procureur aurait même dû s’autosaisir.
Une situation en tout cas bien confuse qui rend suspectes les intentions futures de Macky Sall dont les réponses mi-figue, mi-raisin sur la question du 3ème mandat, soulève pas mal de passions au fur et à mesure que le temps passe. « Ni oui, ni non (…) S’il en parle, les gens ne vont plus travailler ». En somme, les déclarations de notre cher président.  C’est la teneur de sa réponse qui laisse d’autant plus pantois, puisque c’est lui qui détient l’autorité, l’exerce lorsqu’il sent que les choses ne vont pas dans le sens qu’il souhaite. Il nomme aux fonctions civiles et militaires bon sang ! Ce « ni oui, ni non » n’est en réalité que l’expression d’un enfumage pour gagner du temps.
Mais si des cas Dembourou Sow existent, c’est bien parce qu’il y a eu des précédents Penda Ba qui sont restés impunis. Cette dernière a ouvert la boite de Pandore en délivrant des propos ethnicistes, insultant les wolofs. Que lui est-il arrivé ? Rien sinon qu’elle avait été arrêtée avant d’être relâchée.
Au-delà se pose aussi la question des critères qui prévalent à la désignation sur des listes jusqu’à l’élection de certains députés à l’Assemblée nationale. Le cas d’Aliou Dembourou Sow vient remettre sur la table l’équation du recrutement des militants et de leur formation. C’est aussi à cela que sert la structuration d’un parti. Lorsque, lors de la conférence de presse de nouvel an, le président de la République nous a servi qu’il gagne des élections pour un parti non structuré. Il doit aussi dire qu’un tel parti forme aussi une armée mexicaine dans laquelle les militants ne sont astreints à aucune discipline et sont tous aussi manipulables.
On ne peut pas dès lors ne pas se demander s’il ne faut pas désespérer de nos institutions. Ce qui se passe en tout cas sous les yeux des Sénégalais, va plus dans le sens de classer le pays de la Téranga dans la catégorie des républiques bananières que celle des démocraties avancées. Une démocratie ne devrait pas en réalité être réduite à des élections qui sont organisées et à des personnalités publiques qui sont élues. Comment le sont-ils d’ailleurs ? Une bonne question.
L’on élit des députés et le président de la République et l’on nomme des juges. Ce qui constitue les trois pouvoirs. Mais dans ce jeu des pouvoirs où chacun est censé jouer son rôle, pour arrêter l’autre, non pas dans une logique de blocage, mais plutôt de limiter les dérives, c’est l’exécutif qui a une prééminence insolente sur les autres et les inféode. Il donne par exemple au judiciaire les moyens de son fonctionnement et de son administration. L’exécution de cette mission dépend en grande partie du bon vouloir de l’exécutif. Construire des palais de justice, s’équiper en ordinateurs, en personnels, octroyer des avantages, etc. Tout dépend en réalité de ce pouvoir.
Le Conseil supérieur de la magistrature voit aussi la présence du président de la République et du ministre de la Justice qui régissent le parquet dans un rapport hiérarchique, un moyen de contrôle de ce pouvoir. N’est-ce pas ce contre quoi l’Ums, en tant qu’entité syndicale, tente de s’insurger ? Elle s’insurge davantage contre ce qu’elle considère comme un déficit d’indépendance de la justice matérialisée par des affectations déguisées ou plus exactement des nominations à des postes de conseillers. Le juge Ngor Diop ne mène-t-il pas actuellement un combat dans ce sens après avoir considéré que c’est la condamnation d’un dignitaire qui lui vaut son affectation. Ce qui est par exemple considéré comme une atteinte au principe d’inamovibilité lié aux fonctions de juge du siège, c’est à dire ceux qui officient devant les cours et tribunaux pour rendre des décisions.
Mais si le judiciaire cherche les moyens de son indépendance, ce n’est point le cas pour l’Assemblée nationale. Dans les faits, c’est à travers le mode de scrutin même que l’exécutif a trouvé les moyens de maîtriser le parlement. C’est de notoriété publique que c’est toujours le pouvoir en place qui gagne les législatives et détient de fait la majorité. De 150 membres,  le nombre de députés est passé à 165. Ce qui relève tout simplement d’une logique politicienne pour en augmenter le nombre et caser de la clientèle politique et mieux happer l’électorat de la diaspora. Sur ces 165 députés, 90 sont ainsi élus au scrutin uninominal majoritaire à un tour ; 60 députés au scrutin proportionnel dans une circonscription unique nationale. Les députés restants après le premier décompte sont attribués suivant la règle du plus fort reste.

Ces 15 députés augmentés, suite au référendum de 2016, se répartissent au scrutin majoritaire dans 8 circonscriptions découpées dans les régions du monde en fonction de leur importance dans la diaspora sénégalaise.

Mais dans la réalité, les députés, tels qu’ils sont placés sur les listes majoritaires, obéissent au doigt et à l’œil à la discipline de la majorité. Malheur à celui qui viendrait à se rebeller. C’est cette logique qui fait que n’importe quel type de député peut se retrouver sur cette liste. Il suffit juste que le président de la République le veuille ou le souhaite. Qu’attendre d’un tel député ? L’expérience nous montre que des parlementaires anonymes ont eu à porter des lois jugées contraires à l’intérêt général et qui les ont par la suite rendus célèbres.
Tenez la Loi Ezzan ! Le Président Wade l’avait promulguée, alors qu’il était au centre de vives polémiques pendant plusieurs mois. Ce texte institue une amnistie pour tous les auteurs et commanditaires de crimes et délits en relation avec les élections de 1993 à 2004. Cette loi, qui fut adoptée par l’Assemblée nationale, avait fait par la suite l’objet d’un recours devant le Conseil constitutionnel. Ce dernier qui avait rendu sa décision, avait procédé à une « validation partielle » puisque les sages avait effectivement invalidé l’article 2 de la loi, prévoyant que « sont amnistiées de plein droit toutes les infractions criminelles ou correctionnelles, au Sénégal ou à l’étranger, en relation avec le décès de Monsieur Babacar Sèye, magistrat du Conseil constitutionnel, que leurs auteurs aient été jugés définitivement ou non ».
Ou alors cet arrêté Ousmane Ngom tant contesté qui va évoluer vers une loi qui instituera des périmètres de sécurité qui doivent régir les manifestations publiques à Dakar Plateau et l’équation d’un délai de 36h imparti à la Cour Suprême pour statuer sur les requêtes introduites en cas de rejet d’une demande de manifestation publique. C’est en effet l’un des points consensuels de la commission politique du Dialogue national qui seront bientôt envoyés à l’Assemblée nationale et adjoints au projet de loi abrogeant l’arrêté Ousmane Ngom.
Il y a aussi l’article 80 du code pénal qui institue l’offense au chef de l’Etat et qui est issu de la loi. Un article fourre-tout qui limite fortement les droits du citoyen et qui permet d’arrêter celui-ci pour peu qu’il fasse certains commentaires jugés déplacés à l’endroit du chef de l’Etat.
A la vérité, à l’Assemblée nationale, c’est la majorité mécanique qui dicte sa loi. Les députés de l’opposition ont beau être motivés, ont beau vociférer, ils ne peuvent rien contre cette machine qui représente plutôt l’exécutif que le peuple dans un contexte d’inexistence de mandat impératif qui inciterait le parlementaire à rendre compte à son mandant. On a plutôt affaire ici à un mandat représentatif, général, sans contrôle.
On est loin de « House of Card », cette série américaine ou les parlementaires quand bien même issus d’une majorité, négocient leur vote en faveur de l’augmentation de budgets qu’ils voudraient voir allouer pour plus d’investissements en faveur de l’éducation ou de la recherche dans leurs circonscriptions, voire le vote de fonds pour leurs terroirs. Ceux-là ne sont pas soumis à leur majorité ou au président de la République qui donne des directives par le biais du chef de la majorité. S’il en est ainsi, c’est parce que le système est différent et les députés même s’ils appartiennent à une majorité, défendent aussi des principes et disent non lorsqu’ils ne sont pas d’accord avec la ligne adoptée par la majorité au profit du parti.
Moustapha Cissé Lô, ne vient-il pas d’être remplacé par Abdou Mbow au poste de vice-président de l’Assemblée nationale. Abdou Mbow, parlons-en. Sa nomination a en tout cas été des plus critiquées. Beaucoup s’attachent à dire qu’il n’a ni l’envergure, ni la carrure et encore moins le niveau et l’expérience. Ce qui veut dire que pour ses détracteurs si l’hémicycle est ce lieu de débats où les différentes majorités s’affrontent, Abdou Mbow ne mérite pas ce poste qui est d’office à deux pas d’exercer le pouvoir de vacance si demain Macky Sall ou Moustapha Niasse venait à être empêchés. Sur un autre plan, d’aucuns disent que Abdou Mbow mérite amplement ce poste eu égard à sa posture de combattant qui va au charbon et défend la politique du président Sall. Pour ceux-là le président aime tout simplement les hommes soumis et faibles qu’il peut manipuler à sa guise. Niasse, n’a-t-il pas par exemple pendant longtemps été soumis à une sorte logique de mandat d’un an entre août 2012-2013 et mi 2013 -2014  avant qu’une permanence à la présidence du perchoir lui soit assurée.
Résultat des courses,  il a  dans les faits dissous son parti dans la majorité. L’Afp n’est plus en réalité que l’ombre d’elle-même, plongée qu’elle est dans une logique de compagnonnage qui n’est en réalité qu’une fusion de fait. Cet homme en oublie aujourd’hui de faire son travail. Son attitude et sa posture révèlent un homme qui semble attendre des directives pour pouvoir agir.  Sa réaction a été simplement de dire que personne ne montrera à l’Assemblée sa manière de travailler. Elle agira avec sérénité au moment où la question des niveaux d’exécution du programme d’assainissement 2012-2022 est agitée, Macky Sall nous a sorti un taux d’exécution de 66,07 % sur un montant global de 766 milliards de F CFA, lancé en 2012 alors que visiblement selon certaines associations, ce niveau d’investissement n’est pas perceptible sur le terrain.
Et pourtant au regard de la détresse des populations et malgré les vacances de l’Assemblée nationale, cette dernière n’aurait-elle pas dû les annuler pour aller s’enquérir de la situation au nom du peuple qu’il représente ? Mais au fond qu’a vraiment fait l’Assemblée nationale pour mériter des applaudissements ? Rien, sinon quelle est plongée en permanence dans une atmosphère d’affrontements personnels, de combats de coqs, d’absentéisme, de députés qui s’endorment , lèvent le doigt ou encore applaudissent.
Seule en tout cas une réforme en profondeur du mode de scrutin qui donne plus de possibilités au citoyen de choisir ses représentants, pourrait permettre de faire de l’Assemblée nationale, un instrument réel de la représentation nationale. Pourquoi ne pas par exemple faire du député, un volontaire rémunéré sur la base de sa présence aux sessions. Un acte de volontariat qui l’expose moins à quelque aléa que ce soit et forme de pression. Un Sénégalais qui pourrait retourner à son travail, une fois sa mission accomplie. Il coûterait moins cher au contribuable et maîtriserait d’autant plus les enjeux de la vie économique et sociale du pays, en ayant une activité professionnelle voire de profession libérale.
Le judiciaire lui est en train de mener le combat en vue de son indépendance dans un contexte où le président Souleymane Téliko est sur le point d’être traduit devant le Conseil de discipline du Conseil supérieur de la magistrature. L’une des réformes majeures dans ce domaine est que le président de la République et son ministre de la Justice ne soient plus des membres de ce conseil. Ce qui permettrait aux magistrats qui se connaissent mieux, soient responsables de l’avancement et de la nomination de leurs pairs. De même l’introduction d’un juge des libertés qui permettra de statuer sur la mise en liberté des justiciables ou non, pourrait apporter plus de garanties au justiciable. Le procureur ne pourra plus statuer seul dans ce domaine.
Au-delà, les élus quels qu’ils soient, doivent garder à l’esprit qu’ils ne valent pas mieux que ces citoyens qui leur ont délégué leurs pouvoirs. Tout le monde ne peut pas être aux commandes. Tout le monde ne peut pas s’investir en politique car d’autres secteurs d’activités doivent aussi être pourvus afin que l’économie puisse fonctionner. Qu’ils ne s’imaginent surtout pas qu’ils peuvent tromper indéfiniment les populations. Macky Sall ne peut pas du jour au lendemain balancer des chiffres comme une recette magique quant au niveau d’investissement du plan de lutte contre les inondations. Le rapport commandité lors d’un conseil des ministres n’était en réalité qu’une manière de gagner du temps car les chiffres, ils les avaient déjà. Mais que fait l’Assemblée nationale ? Nous n’en attendons honnêtement plus de miracles.


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