Inondations au Sénégal : Le DG de la SICAP crache ses vérités et brocarde Abdoul Mbaye

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Inondations au Sénégal : Le DG de la SICAP crache ses vérités et brocarde Abdoul Mbaye

https://directnewsinfo.com Les inondations ont constitué une véritable équation pour les régimes qui se sont succédé  à la tête de ce pays. Celui du Président Macky Sall n’échappe pas à la règle. La dernière illustration a été servie avec les fortes précipitations qui ont généré des milliers de sinistrés. Interpellé sur cette calamité, le DG de la SICAP diagnostique le mal et propose des esquisses de solutions.

DIRECT news-  Monsieur le DG de la Sicap, quelle analyse, faites-vous du contexte mondial dans lequel ont eu lieu les inondations constatées dans de nombreux pays notamment le Sénégal ?

Mamadou Kassé -Le contexte mondial est marqué par de profonds changements climatiques qui ont eu des conséquences désastreuses sur nos territoires. C’est ce que nous pouvons constater ici et dans la sous-région notamment dans des pays tels que le Niger et le Nigeria qui sont fortement touchés. La sous-région, dans son ensemble, est sujette aux conséquences dramatiques des inondations actuelles. Le volume de pluies enregistré au Sénégal en trois jours correspond à trois mois de pluies en période normale dans notre pays. Les excédents sont impressionnants.
Pouvez-vous nous lister les différentes actions entreprises par le Président Macky Sall depuis son accession à la magistrature suprême ?
MK- Le Président Macky SALL est à la base d’une politique durable de lutte contre les inondations. Des indépendances à 2012 aucune stratégie aussi cohérente que celle constatée maintenant n’a jamais été mise en œuvre pour endiguer le phénomène des inondations. Jamais volonté n’a été aussi forte et jamais actions n’ont été aussi importantes dans un délai aussi court.  C’est avec la situation des inondations de  2012 que le Président de la République Macky SALL a validé un Plan Décennal de Lutte contre les Inondations (PDLI) d’un budget global de près de 767 milliards de F CFA comprenant une phase urgence, une phase intermédiaire et une phase moyen terme. Dans ce sillage,  la gouvernance institutionnelle a été clarifiée avec une meilleure coordination des actions ainsi que la création d’un Ministère de la restructuration et de l’Aménagement des Zones d’Inondations (MRAZI) qui a mené à son terme la phase d’urgence validée par le chef de l’Etat lors du Conseil présidentiel sur les inondations de septembre 2012. A une gestion des urgences en permanence, comme les régimes l’ayant précédé l’ont souvent fait, le Président Macky SALL est passé à l’érection d’un cadre unitaire et efficace de prise en charge du phénomène pour des solutions durables.

Par rapport à la gestion des urgences, quelle lecture faites-vous du PDLI ?

MK  : Le rapport d’étape sollicité par le Chef de l’Etat nous donnera une lecture claire des sommes réellement dépensées et des postes d’affectation des différents débours. Mais d’ores et déjà, nous pouvons apprécier les différentes réalisations palpables des premières phases du plan notamment  :
-Dans le cadre du volet urgence du PDLI, une composante Habitat ayant favorisé la construction, au profit des sinistrés, de 2000 logements en 8 mois.
– A Dakar, la fin du calvaire de la foire et Philippe Maguillène Senghor et les quartiers alentours notamment Nord Foire, Ouest-Foire, Yoff, entre autres. Dans cette zone, les ouvrages titanesques enterrés ont permis le drainage efficient des eaux qui étaient avant, en permanence en rétention en période de pluies. Ces périodes faisaient également vivre de terribles supplices aux usagers de la RN1, hauteur Cambérène, entre autres. Les quartiers de grand Yoff et la Zone de captage étaient de grands foyers d’inondations, aujourd’hui minutieusement traités, avec la réhabilitation et le renforcement de la capacité de plusieurs stations de pompage.
–       A Touba, des travaux importants ont été réalisés en amont notamment avec le redimensionnement des stations de pompage de Touba Mosquée, Marché ocass et Keur Niang et en aval, avec l’élargissement du bassin de captage de Darou Rahmane.    Aucune commune de la banlieue dakaroise n’a été omise dans les réalisations du PDLI (Wakhinane, yeumbeul Nord et sud, Pikine, Guédiawaye, Diamaguene Sicap Mbao, ….

 Des opposants se sont prononcés sur le PDLI , quelle appréciation faites-vous des déclarations de  Idrissa Diallo, Aîda Mbodj et de Abdoul Mbaye  ?

MK-Le maire de Dalifort Idrissa DIALLO, opposant déclaré au régime en place, a été le meilleur interprète de ce que le Gouvernement a réalisé dans le cadre de la lutte contre les inondations. Avant 2012, Dalifort était une zone sinistrée qui vivait dans la hantise de l’hivernage et qui est aujourd’hui au sec en 2020, après des volumes trois fois plus impressionnants que les volumes de référence de la détresse dans la zone.
Dans le cadre du Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (PROGEP), la réalisation d’importants ouvrages structurants a permis à la cité soleil d’y voir clair et de rayonner enfin.  A Bambey, tout le monde a entendu le plaidoyer de Madame Aida Mbodj sur les importants travaux réalisés dans cette localité notamment la station de pompage, l’extension notoire du réseau d’assainissement et la réalisation d’un Bassin d’infiltration. En affirmant que les inondations ont cessé d’être une priorité depuis son départ du gouvernement, l’ancien Premier Ministre a frôlé le ridicule en oubliant les règles rudimentaires de fonctionnement de l’Etat dont la continuité est ce qui le caractérise le mieux ; je vous laisse juger le caractère simpliste et nombriliste de l’analyse « Avec moi tout va bien et sans moi tout va mal ». Le mépris est la meilleure réponse à cette analyse aussi vide que creuse et sans aucun sens. Il en oublie le fait simple qui l’investissait du pouvoir dont il fait référence notamment la confiance du Chef de l’Etat à qui la faveur d’une élection au suffrage universel, donc investi de la confiance du peuple, donne la prérogative du choix de ses proches collaborateurs, en toute indépendance et en toute liberté. Des politiciens, à visage découvert mais aux esprits encagoulés, essayent de faire de la détresse des populations un moyen de relance de leur popularité en panne et de leur côte en baisse. L’heure n’est pas à la politisation à outrance mais à resserrer les rangs dans un élan patriotique pour venir en aide aux sinistrés qui en ont bien besoin. Profiter de la détresse des populations pour simuler le troisième tour impossible d’un scrutin déjà vidé est une honte. En de pareilles circonstances, nous devons adopter notre meilleure posture citoyenne dans une dynamique unitaire.

Que dire du PLAN ORSEC ?

MK-A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles ; ce qui explique que le Président ait instruit le Ministre de l’intérieur de déclencher le Plan ORSEC aux fins d’organiser les secours et parer au plus pressé notamment en sortant les sinistrés des eaux tout en veillant à faire face à leurs besoins immédiats.
Depuis le déclenchement du Plan ORSEC, le gouvernement est à pied d’œuvre pour venir à bout de cette situation insupportable pendant que des oiseaux de mauvais augure souhaitent un prolongement des supplices dans un élan politique.
Une chaîne de solidarité est déjà en place et le Plan ORSEC en est le maillon essentiel avec une enveloppe de 10 milliards dégagée pour soulager la détresse des populations touchées. Il est évident qu’il reste encore du chemin à parcourir dans la lutte contre les inondations mais des grands bonds ont été faits avec PDLI que l’évaluation demandée par le Président de la République révèlera à coup sûr.Par Mademba Ramata Dia


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