{"id":6794,"date":"2022-11-10T18:15:41","date_gmt":"2022-11-10T18:15:41","guid":{"rendered":"https:\/\/rp221.com\/?p=6794"},"modified":"2022-11-10T18:20:06","modified_gmt":"2022-11-10T18:20:06","slug":"revue-de-presse-du-jeudi-10-novembre-2022","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rp221.com\/?p=6794","title":{"rendered":"Revue de presse du Jeudi 10 Novembre 2022"},"content":{"rendered":"\n<h3 class=\"red\"><strong><em>CAMPAGNE ARACHIDI\u00c8RE : LE PRIX PLANCHER FIX\u00c9 \u00c0 275 LE KG (OFFICIEL)<\/em><\/strong><\/h3>\nDakar, 10 nov (APS) \u2013 Le chef de l\u2019Etat a d\u00e9cid\u00e9, mercredi en Conseil des ministres, de fixer le prix plancher d\u2019achat au producteur du kilogramme d\u2019arachide \u00e0 275 FCFA contre 250 FCFA lors de la pr\u00e9c\u00e9dente campagne, a-t-on appris de source officielle.\n\u2019\u2019Revenant sur la campagne de commercialisation arachidi\u00e8re 2022-2023, qui s\u2019ouvre officiellement le 21 novembre 2022, le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique a d\u00e9cid\u00e9 de fixer le prix plancher d\u2019achat au producteur du kilogramme d\u2019arachide \u00e0 275 FCFA contre 250 FCFA lors de la pr\u00e9c\u00e9dente campagne\u2019\u2019, rapporte le communiqu\u00e9 du Conseil des ministres.AT\/OID\n\n<h3 class=\"red\"><strong><em>COLLECTE DES GRAINES D\u2019ARACHIDE : LYNDIANE VA D\u00c9MARRER SA CAMPAGNE AVEC 500 MILLIONS DE FRANCS CFA, SELON MODOU DIAGNE FADA<\/em><\/strong><\/h3>\nLyndiane (Kaolack), 9 nov (APS) \u2013 L\u2019usine de la Soci\u00e9t\u00e9 nationale de commercialisation des ol\u00e9agineux du S\u00e9n\u00e9gal (SONACOS) \u00e0 Lyndiane (centre) va disposer de 500 millions de francs CFA pour d\u00e9marrer sa campagne de collecte de graines d\u2019arachide,a-t-on appris mercredi du directeur g\u00e9n\u00e9ral de ladite entreprise,Modou Diagne Fada.\n\u2018\u2019Une partie de l\u2019argent devant permettre d\u2019acheter les graines d\u2019arachide est d\u00e9j\u00e0 disponible \u00e0 l\u2019unit\u00e9 de Kaolack, o\u00f9 un montant de 500 millions de francs CFA a \u00e9t\u00e9 d\u00e9gag\u00e9 pour le d\u00e9marrage de la campagne de collecte\u2019\u2019, a-t-il d\u00e9clar\u00e9.\nModou Diagne Fada s\u2019entretenait avec des journalistes au cours d\u2019une visite qu\u2019il effectuait \u00e0 l\u2019usine de la SONACOS \u00e0 Lyndiane, pr\u00e8s de Kaolack (centre), dans le cadre des pr\u00e9paratifs de la campagne 2022-2023 de collecte des graines d\u2019arachide.\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>\u2018\u2019On \u00e9tait venu voir l\u2019\u00e9tat dans lequel se trouvaient les deux seccos disponibles. Ces seccos ont une capacit\u00e9 de contenance cumul\u00e9e de 50.000 tonnes. Tout est fin pr\u00eat pour la r\u00e9ception des graines d\u2019arachide\u2019\u2019, a-t-il assur\u00e9.<\/em><\/strong><\/h4>\nSelon son directeur g\u00e9n\u00e9ral, la SONACOS, principale soci\u00e9t\u00e9 agroalimentaire du S\u00e9n\u00e9gal, est confront\u00e9e \u00e0 une forte concurrence, mais elle compte malgr\u00e9 tout collecter le maximum de graines d\u2019arachide.\n\u2018\u2019A partir d\u2019aujourd\u2019hui, nous conna\u00eetrons peut-\u00eatre la date officielle du d\u00e9marrage de la campagne de commercialisation et le prix officiel au producteur. Nous attendons ces \u00e9l\u00e9ments-l\u00e0 pour pouvoir (\u2026) \u00e9laborer notre strat\u00e9gie de collecte\u2019\u2019, a-t-il dit.\nDiagne a insist\u00e9 sur l\u2019importance de sa visite \u00e0 Kaolack, une r\u00e9gion qui abrite l\u2019unit\u00e9 de production la plus importante de la SONACOS, l\u2019usine de Lyndiane.\n\u2018\u2019C\u2019est \u00e0 Kaolack que nous recevons les plus grosses quantit\u00e9s de graines d\u2019arachide. L\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, le cumul de graines re\u00e7ues entre Kaolack et Tambacounda a tourn\u00e9 autour de 50.000 tonnes, sur les 130.000 tonnes que nous avions collect\u00e9es dans le territoire national\u2019\u2019, a-t-il rappel\u00e9.ADE\/BK\/ESF\n\n<h3 class=\"red\"><strong><em>VINGT MILLIARDS DE FRANCS CFA SERONT MOBILIS\u00c9S POUR UN PLAN D\u2019URGENCE ET DE REDRESSEMENT DE LA SONACOS (DG)<\/em><\/strong><\/h3>\nLyndiane (Kaolack), 9 nov (APS) - L\u2019Etat va aider la Soci\u00e9t\u00e9 nationale de commercialisation des ol\u00e9agineux du S\u00e9n\u00e9gal (SONACOS) \u00e0 mobiliser 20 milliards de francs CFA pour financer un plan d\u2019urgence et de redressement de cette entreprise, a-t-on appris mercredi de son directeur g\u00e9n\u00e9ral, Modou Diagne Fada.\n\"Il faut travailler \u00e0 rendre beaucoup plus disponible et accessible l\u2019huile d\u2019arachide. Dans ce cadre-l\u00e0\", le pr\u00e9sident Macky Sall \"a instruit, de fa\u00e7on assez ferme\", les ministres de l\u2019Agriculture, de l\u2019Equipement rural et de la Souverainet\u00e9 alimentaire, ainsi que leurs homologues des Finances et du Budget, \"pour que l\u2019Etat aide la SONACOS \u00e0 mobiliser un financement de 20 milliards de francs CFA\", a-t-il soulign\u00e9.\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>Ce montant est destin\u00e9 \u00e0 financer le \"plan d\u2019urgence et de redressement de la SONACOS\", en attendant la mise en \u0153uvre d\u2019un \"plan global de redressement de cette soci\u00e9t\u00e9 qui est estim\u00e9 \u00e0 un peu plus de 75 milliards de francs CFA\", a-t-il indiqu\u00e9.<\/em><\/strong><\/h4>\nModou Diagne Fada s\u2019entretenait avec des journalistes, \u00e0 Kaolack (centre), en marge d\u2019une visite qu\u2019il effectuait \u00e0 l\u2019usine de la SONACOS de Lyndiane, dans le cadre des pr\u00e9paratifs de la campagne de collecte d\u2019arachide pour 2022-2023.\n\"Ce plan d\u2019urgence de redressement, une fois financ\u00e9, nous permettra de d\u00e9caper compl\u00e8tement la centrale d\u2019\u00e9nergie de l\u2019unit\u00e9 de production de Kaolack et celle de Ziguinchor. Ce qui permettra d\u2019avoir de nouvelles tribunes et chaudi\u00e8res, pour, au moins, \u00eatre autonomes en \u00e9nergie\", a-t-il expliqu\u00e9\nPour M.\u00a0Diagne, ce plan de redressement est \"extr\u00eamement important\", d\u2019autant que la facture d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 de la SONACOS\u00a0impacte ses co\u00fbts de production.\n\"Avec ce plan d\u2019urgence et de redressement, nous pensons que nous allons pouvoir augmenter nos capacit\u00e9s de production mais aussi r\u00e9duire notre temps de production. Et par cons\u00e9quent, l\u2019huile d\u2019arachide va \u00eatre beaucoup plus disponible et beaucoup plus accessible aux m\u00e9nages\", a-t-il promis.\nSuivant cette perspective, il est \"un peu inconcevable\" que le S\u00e9n\u00e9gal soit parmi les premiers pays producteurs d\u2019arachide, et que l\u2019huile produite \u00e0 partir de l\u2019arachide ne soit pas accessible.\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>\"L\u2019huile d\u2019arachide est un produit de qualit\u00e9, nous avons une politique sociale qui veut que les graines soient achet\u00e9es \u00e0 un prix correct aupr\u00e8s du producteur, mais il y a aussi que nos installations sont v\u00e9tustes\", a-t-il soulign\u00e9.<\/em><\/strong><\/h4>\nSi le probl\u00e8me de v\u00e9tust\u00e9 des installations de la SONACOS est r\u00e9gl\u00e9, M.\u00a0Diagne ne voit pas de raison que l\u2019huile de table qu\u2019elle produit ne puisse pas baisser au profit des consommateurs s\u00e9n\u00e9galais.\nS\u2019agissant du volet commercialisation de l\u2019arachide, M.\u00a0Diagne a signal\u00e9 que la soci\u00e9t\u00e9 qu\u2019il dirige vient de signer avec la Soci\u00e9t\u00e9 internationale islamique de financement du commerce (ITFC), une convention de financement portant sur 80 millions d\u2019euros, soit 52 milliards de francs CFA.\n\"Nous avons r\u00e9ussi \u00e0 signer une convention de financement avec ITFC, en obtenant le double de ce que nous avions obtenu l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e o\u00f9 ce financement s\u2019\u00e9levait \u00e0 40 millions d\u2019euros (26 milliards de francs CFA). Cette ann\u00e9e, nous avons obtenu 80 millions d\u2019euros, soit 52 milliards de francs CFA, en plus des montants que nous allons mobiliser avec les banques locales\", a-t-il d\u00e9clar\u00e9.ADE\/BK\/MD\n\n<h3 class=\"red\"><strong><em>Dr Macoumba Diouf,directeur de l\u2019Horticulture : \u00abL\u2019agro-\u00e9cologie, une recette id\u00e9ale pour intensifier la production horticole\u00bb<\/em><\/strong><\/h3>\n<strong><a href=\"https:\/\/lequotidien.sn\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?hl=fr&amp;q=https:\/\/lequotidien.sn&amp;source=gmail&amp;ust=1668189971096000&amp;usg=AOvVaw0n-Cs2J26m6fKilXVlmK8s\">https:\/\/lequotidien.sn<\/a> Le directeur de l\u2019Horticulture consid\u00e8re que \u00abl\u2019agro-\u00e9cologie est une recette id\u00e9ale pour intensifier au plan \u00e9cologique, la production mara\u00eech\u00e8re et fruiti\u00e8re, mais aussi l\u2019am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 sanitaire, nutritionnelle des produits\u00bb. Dr Macoumba Diouf intervenait lundi, \u00e0 une conf\u00e9rence r\u00e9gionale organis\u00e9e par Horizont3000, une organisation autrichienne d\u2019appui au d\u00e9veloppement, sur l\u2019agro-\u00e9cologie \u00e0 Dakar.<\/strong>\nPour contribuer \u00e0 promouvoir l\u2019agro-\u00e9cologie comme strat\u00e9gie de r\u00e9ponse aux effets du changement climatique, mais aussi syst\u00e8me de production alternatif aux pratiques agricoles d\u00e9gradantes du capital de production, Hori\u00adzont3000 a organis\u00e9 avant-hier une conf\u00e9rence r\u00e9gionale sur l\u2019agro-\u00e9cologie. Cette organisation autrichienne d\u2019appui au d\u00e9veloppement devrait regrouper durant ces trois jours, tous ses partenaires, mais aussi des experts de la sous-r\u00e9gion, pour un \u00e9change sur les approches, les exp\u00e9riences et pratiques.\nInvoquant ainsi l\u2019exp\u00e9rience du S\u00e9n\u00e9gal, le directeur de l\u2019Horticulture, qui a pris part \u00e0 la premi\u00e8re journ\u00e9e de ces \u00e9changes, est largement revenu sur les efforts que le gouvernement du S\u00e9n\u00e9gal est en train de fournir pour accompagner les exploitants qui pratiquent l\u2019agro-\u00e9cologie. Dr Macoumba Diouf a indiqu\u00e9 que le gouvernement facilite, par exemple, l\u2019acc\u00e8s aux intrants agro-\u00e9cologiques \u00e0 ces derniers, c\u2019est-\u00e0-dire tout ce qui est engrais, produits de traitement phytosanitaires\u2026\n<strong><em>En effet, explique le maire de Latmingu\u00e9, \u00abl\u2019agro-\u00e9cologie est une recette id\u00e9ale pour intensifier au plan \u00e9cologique, la production mara\u00eech\u00e8re et fruiti\u00e8re, mais aussi l\u2019am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 sanitaire, nutritionnelle des produits. Des intrants nous permettant d\u2019intensifier notre production existent. Car le gouvernement du S\u00e9n\u00e9gal accorde un int\u00e9r\u00eat \u00e0 l\u2019agro-\u00e9cologie pour, entre autres, assurer une souverainet\u00e9 alimentaire durable. Parce que l\u2019approche agro-\u00e9cologique garantit la durabilit\u00e9 de la productivit\u00e9 et de la production, alors que l\u2019agriculture conventionnelle les garantit moins, si elle les garantit d\u2019ailleurs\u00bb.<\/em><\/strong>\nAinsi plaide-t-il pour un accompagnement des d\u00e9cideurs, afin que les recommandations qui sortiront de cette conf\u00e9rence r\u00e9gionale sur l\u2019agro-\u00e9cologie soient mises en \u0153uvre sur le terrain. Pour cela, assure Dr Diouf, le gouvernement du S\u00e9n\u00e9gal sera aux c\u00f4t\u00e9s des acteurs \u00e0 travers la Direction de l\u2019horticulture. \u00abLa Dh est ouverte \u00e0 une collaboration avec les programmes, notamment Horizont3000. On pourra accompagner dans la mise \u00e0 disposition des intrants d\u00e9di\u00e9s aux exploitants qui travaillent prioritairement dans l\u2019agro-\u00e9cologie. On pourra contribuer \u00e0 remonter les pr\u00e9occupations que les programmes ont au niveau central pour une prise en charge. On pourra aussi aider \u00e0 l\u2019animation de la dynamique au niveau sous-r\u00e9gional\u00bb, promet Macoumba Diouf. D\u2019ailleurs, rappelle-t-il, le minist\u00e8re de l\u2019Agriculture, via la Direction de l\u2019horticulture, a beaucoup particip\u00e9 \u00e0 la mise en place de la Dynamique pour une transition agro-\u00e9cologique au S\u00e9n\u00e9gal (Dytaes). Laquelle \u00abest un r\u00e9seau qui regroupe des organisations fa\u00eeti\u00e8res de producteurs, de consommateurs, des Ong et des institutions de recherche s\u00e9n\u00e9galaises et internationales, des r\u00e9seaux d\u2019organisations de la Soci\u00e9t\u00e9 civile s\u00e9n\u00e9galaise et ouest-africaine, un r\u00e9seau d\u2019\u00e9lus locaux dans le but de\u00a0promouvoir la transition agro-\u00e9cologique au S\u00e9n\u00e9\u00adgal par le plaidoyer, la sensibilisation, le partage d\u2019exp\u00e9riences et l\u2019accompagnement des territoires en transition\u00bb.\nDans la m\u00eame lanc\u00e9e, Bou\u00adnama Di\u00e8ye, Conseiller technique, assure que cet enthousiasme manifest\u00e9 par le minist\u00e8re de l\u2019Agriculture pour soutenir ces initiatives, sera renforc\u00e9 par les conclusions de cette conf\u00e9rence r\u00e9gionale sur l\u2019agro-\u00e9cologie, afin de soutenir les syst\u00e8mes de production, la structuration du monde rural, la question fonci\u00e8re et toutes les cha\u00eenes de production qui se veulent durables par l\u2019am\u00e9lioration des conditions de vie des producteurs. <strong>Par Dialigu\u00e9 FAYE \u2013\u00a0<\/strong>\n\n<h3 class=\"red\"><strong><em>LOI DE FINANCES : UN FISCALISTE RAPPELLE LES CINQ PRINCIPES BUDG\u00c9TAIRES<\/em><\/strong><\/h3>\nDakar, 9 nov (APS) \u2013 L\u2019universalit\u00e9, l\u2019annualit\u00e9, l\u2019unicit\u00e9, la sp\u00e9cificit\u00e9 et l\u2019\u00e9quilibre constituent \u2019\u2019les principes budg\u00e9taires\u2019\u2019 r\u00e9gissant la Loi de Finances au S\u00e9n\u00e9gal, a rappel\u00e9, mercredi, l\u2019expert en fiscalit\u00e9 Mamadou Ngom.\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>Le principe d\u2019universalit\u00e9 signifie \u2019\u2019qu\u2019il n\u2019y a pas de r\u00e8gle de non affectation et de non compensation\u2019\u2019, a dit l\u2019expert lors d\u2019une session de renforcement de capacit\u00e9s des acteurs de la presse sur la Loi de Finances au S\u00e9n\u00e9gal<\/em><\/strong><\/h4>.\nCette activit\u00e9 est \u00e0 l\u2019initiative de la Coalition des organisations en synergie pour la d\u00e9fense de l\u2019\u00e9ducation publique (COSYDEP).\nElle devrait permettre aux b\u00e9n\u00e9ficiaires de \u2019\u2019s\u2019approprier\u2019\u2019 les enjeux et d\u00e9fis du financement domestique de l\u2019\u00e9ducation, selon les organisateurs\nDans cette perspective, l\u2019expert a expliqu\u00e9 que le principe d\u2019universalit\u00e9 fait qu\u2019il est \u2019\u2019impossible de donner le budget de l\u2019\u00e9ducation \u00e0 la sant\u00e9\u2019\u2019.\nEvoquant le principe \u2019\u2019d\u2019annualit\u00e9\u2019\u2019, M.\u00a0Ngom souligne que \u2019\u2019le budget est cal\u00e9 sur une ann\u00e9e civile\u2019\u2019. Il a donn\u00e9 l\u2019exemple des Etats-Unis o\u00f9 l\u2019ann\u00e9e budg\u00e9taire commence le 1er octobre, alors qu\u2019au Japon, il entre en vigueur le 1er avril de l\u2019ann\u00e9e.\n\u2019\u2019L\u2019unicit\u00e9 du budget veut dire que le citoyen ou toute personne int\u00e9ress\u00e9e par le budget ne doit pas avoir besoin de consulter d\u2019autres sources pour avoir le budget\u2019\u2019, a-t-il relev\u00e9, ajoutant que \u2019\u2019les chapitres et les paragraphes constituent le principe de sp\u00e9cificit\u00e9 budg\u00e9taire\u2019\u2019.\nLe dernier principe budg\u00e9taire, selon Mamadou Ngom est \u2019\u2019l\u2019\u00e9quilibre\u2019\u2019. Ce principe est \u00e9voqu\u00e9 quand \u2019\u2019les recettes sont \u00e9gales aux d\u00e9penses\u2019\u2019, a soutenu l\u2019expert.\nSe f\u00e9licitant de cette session, le Directeur Ex\u00e9cutif de la COSYDEP, Cheikh Mbow a insist\u00e9 sur la n\u00e9cessit\u00e9 \u2019\u2019d\u2019am\u00e9liorer\u2019\u2019 le niveau de ma\u00eetrise des acteurs de la presse des enjeux de l\u2019\u00e9ducation et la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019un \u2019\u2019financement domestique\u2019\u2019 \u00e0 la mesure des besoins.AT\/SMD\/MD\n\n<h3 class=\"red\"><strong><em>D\u00e9veloppement de l\u2019agriculture au S\u00e9n\u00e9gal : Les pertes post-r\u00e9coltes estim\u00e9es \u00e0 40% pourraient atteindre un taux de 70 \u00e0 80%<\/em><\/strong><\/h3>\nL\u2019As-Dans le domaine de l\u2019agriculture, le S\u00e9n\u00e9gal dispose d\u2019\u00e9normes potentialit\u00e9s, si l\u2019on en croit Moustapha L\u00f4, directeur g\u00e9n\u00e9ral de DiamaTech\/SA, qui trouve que l\u2019ambition du pays ne doit plus \u00eatre de satisfaire les populations, mais de d\u00e9velopper l\u2019export. Toutefois, il se d\u00e9sole du fait que les pertes post-r\u00e9coltes qui sont estim\u00e9es \u00e0 40% pourraient atteindre les 70 \u00e0 80% si l\u2019on n\u2019y prend garde. C\u2019est pourquoi il propose de penser davantage \u00e0 la formation. Un appel qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9j\u00e0 entendu puisque le Centre de Perfectionnement Mara\u00eecher (CPM) de Mboro vient de mettre sur le march\u00e9 une premi\u00e8re promotion de 60 jeunes, relate L'As.\n\u00abL\u2019ambition du S\u00e9n\u00e9gal ne doit plus \u00eatre de satisfaire les besoins des populations en termes de production agricole, mais de d\u00e9velopper l\u2019export\u00bb. C\u2019est l\u2019avis exprim\u00e9 par le directeur g\u00e9n\u00e9ral de Diama Tech\/SA, Moustapha L\u00f4, \u00e0 l\u2019occasion de la c\u00e9r\u00e9monie de remise d\u2019attestations aux 60 sortants du Centre de Perfectionnement Mara\u00eecher (CPM) de Mboro. A l\u2019en croire, les potentialit\u00e9s du pays dans le domaine agricole d\u00e9passent largement les besoins en termes de consommation. Mais, se d\u00e9sole-t-il, \u00able pays enregistre des pertes post-r\u00e9coltes estim\u00e9es \u00e0 40% de sa production agricole. Et si l\u2019on n\u2019y prend garde, en ce qui concerne les moyens de stockage et de transformation \u00e0 mettre en place, ce taux pourrait atteindre les 70 \u00e0 80%.Dans ces conditions, pourquoi produire plus encore ?\u00bb. Il trouve important de miser davantage sur le volet industriel de ce projet qui pr\u00e9voit 10 000 tonnes de stockage et des unit\u00e9s de transformation. Pour mettre l\u2019accent sur la formation, indiquet-il, l\u2019Etat a mis en place depuis 1972 le Centre de Perfectionnement Mara\u00eecher (CPM) de Mboro, qui fait 164 ha avec tout le potentiel de formateurs et de support technique.\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>L\u2019espace \u00e9tant sous-exploit\u00e9, l\u2019Etat a d\u00fb apporter de nouvelles orientations face au d\u00e9fi de l\u2019emploi des jeunes. C\u2019est dans ce cadre que le CPM a \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 la disposition du directeur g\u00e9n\u00e9ral de Diama Tech\/SA, Moustapha L\u00f4.<\/em><\/strong><\/h4>\n\u00abDepuis lors, les choses commencent \u00e0 bouger, comme en atteste la premi\u00e8re cohorte de 60 jeunes form\u00e9s en horticulture et transformation agroalimentaire\u00bb, se vante-t-il. Cette promotion est compos\u00e9e de 60 jeunes, mais l\u2019objectif est d\u2019aller jusqu\u2019\u00e0 1 000 jeunes \u00e0 former, \u00e0 incuber et \u00e0 ins\u00e9rer chaque ann\u00e9e. Il souligne que l\u2019objectif est de faire en sorte que les jeunes qui viennent de subir cette formation parviennent \u00e0 atteindre les 50 \u00e0 60 tonnes de production \u00e0 l\u2019hectare. \u00abCela demande des connaissances et des moyens. L\u2019originalit\u00e9 ici, ce n\u2019est pas la formation, mais l\u2019accompagnement pour l\u2019insertion. Les jeunes sont accompagn\u00e9s pour avoir les moyens de faire une agriculture moderne, avec l\u2019application des connaissances n\u00e9cessaires.\nDans le cadre de l\u2019accompagnement toujours, le lien n\u2019est pas rompu apr\u00e8s la formation, car il est mis en place un syst\u00e8me de suivi digital, pour les besoins d\u2019une formation permanente requise par l\u2019agriculture moderne\u00bb, assure-t-il.\nDans le centre, 50 hectares sont d\u00e9di\u00e9s \u00e0 l\u2019emploi des jeunes avec 4 jeunes par hectare au minimum. En plus, il y a des conventions avec d\u2019autres structures comme l\u2019Institut S\u00e9n\u00e9galais de Recherches Agricoles (Isra) qui dispose de fermes pouvant accueillir des jeunes.Dans le m\u00eame temps, il existe un accord avec le Projet de Valorisation des eaux pour le d\u00e9veloppement des Cha\u00eenes de Valeurs (Provale -Cv), qui est l\u2019un des ma\u00eetres d\u2019ouvrage et qui envisage de financer \u00e0 100% les jeunes de cette premi\u00e8re cohorte sous r\u00e9serve qu\u2019ils aient la terre n\u00e9cessaire. En tout cas, les maires des communes de l\u2019arrondissement de M\u00e9ouane ont promis d\u2019accompagner ces jeunes.\nEt l\u2019autorit\u00e9 administrative a donn\u00e9 des garanties quant \u00e0 la diligence sur les d\u00e9lib\u00e9rations qui seront prises dans ce sens par les collectivit\u00e9s territoriales. Avec ce centre, souligne le maire de Mboro, Abdallah Tall, l\u2019arrondissement de M\u00e9ouane est dans les dispositions d\u2019\u00eatre un champ d\u2019exp\u00e9rimentation vers l\u2019autosuffisance alimentaire. La c\u00e9r\u00e9monie a vu la participation des mairies des 4 communes de l\u2019arrondissement de M\u00e9ouane, des partenaires techniques et financiers, des experts, des organisations de jeunes \u00e0 travers les Associations Sportives et Culturelles (ASC).\n\n<h3 class=\"red\"><strong><em>La BAD va d\u00e9caisser 65 milliards FCFA pour l'am\u00e9nagement du corridor Bissau-Dakar<\/em><\/strong><\/h3>\n<a href=\"https:\/\/www.sikafinance.com\/\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?hl=fr&amp;q=https:\/\/www.sikafinance.com\/&amp;source=gmail&amp;ust=1668189971096000&amp;usg=AOvVaw1DIh_4t4lhlChiJ6KZxItE\">https:\/\/www.sikafinance.com\/<\/a> La Banque africaine de d\u00e9veloppement (BAD) va d\u00e9caisser 100,73 millions de dollars, soit 65,6 milliards FCFA, pour la r\u00e9alisation de la premi\u00e8re phase d'am\u00e9nagement du corridor routier Bissau-Dakar. Concr\u00e8tement, il s'agira de financer l'am\u00e9lioration de l'axe Farim-Tanaff-Sandinieri, situ\u00e9s dans les r\u00e9gions d'Oio, au centre nord de la Guin\u00e9e Bissau et de S\u00e9dhiou, au nord-ouest du S\u00e9n\u00e9gal.\nCompos\u00e9s de don et de pr\u00eat, l'enveloppe permettra d'am\u00e9nager 49,40 km de route bitum\u00e9e, dont 23 km en Guin\u00e9e-Bissau et 26,40 km au S\u00e9n\u00e9gal, ainsi que de construire un pont de 325 m\u00e8tres dans la localit\u00e9 de Farim, en Guin\u00e9e-Bissau, sur le fleuve Cacheu.\nLa construction de 82 km de pistes (58,6 km au S\u00e9n\u00e9gal et 24 km en Guin\u00e9e-Bissau),\u00a0 8,5 km de voiries avec \u00e9clairage public solaire, la r\u00e9habilitation d'infrastructures scolaires et sanitaires, sont entre autres les autres travaux que ce financement permettra de r\u00e9aliser.\nFaisant partie des routes communautaires strat\u00e9giques de l'UEMOA, l'am\u00e9lioration de l'\u00e9tat de la route Fatim-Tanaff-Sandinieri permettra de lever des obstacles \u00e0 la circulation des biens et des personnes entre la Guin\u00e9e-Bissau et le S\u00e9n\u00e9gal ainsi que de renforcer l'int\u00e9gration et le commerce au niveau r\u00e9gional.Olivia Yao\n\n<h3 class=\"red\"><strong><em>Baisse du prix du kg de viande : les professionnels du secteur disent niet \u00e0 Macky<\/em><\/strong><\/h3>\n<a href=\"https:\/\/www.pressafrik.com\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?hl=fr&amp;q=https:\/\/www.pressafrik.com&amp;source=gmail&amp;ust=1668189971096000&amp;usg=AOvVaw0JJiO4fFIqHsv37PcF5ETk\">https:\/\/www.pressafrik.com<\/a> Les mesures prises par le chef de l\u2019\u00c9tat sur la baisse des prix du kg de viande, lors du Conseil sp\u00e9cial de la consommation, se heurtent au refus des professionnels des abattoirs du S\u00e9n\u00e9gal. Ces derniers qui d\u00e9noncent \u00ab une d\u00e9cision sans concertation avec les concern\u00e9s \u00bb, ont d\u00e9cid\u00e9 de ne pas appliquer la baisse sur le prix de la viande.\n\u00abTout le monde sait que la vie est dure et ch\u00e8re au S\u00e9n\u00e9gal. Mais seulement, je crois qu\u2019il y a quelque part une utopie, parce que quand nous sommes dans un secteur, il faut prendre les vrais acteurs. Nous sommes les vrais acteurs. Je crois qu\u2019au mois d\u2019ao\u00fbt, nous avions marqu\u00e9 pour montrer que nous sommes des acteurs. On a retenu des abattoirs deux jours de gr\u00e8ve sans abattage. Mais, on ne nous associe en rien\u00bb, a protest\u00e9 le pr\u00e9sident du Regroupement professionnel des abattoirs du S\u00e9n\u00e9gal, El Hadj Bassirou Niang.\nEvoquant leur d\u00e9saccord avec les autorit\u00e9s, il a ajout\u00e9 qu\u2019ils ne re\u00e7oivent pas de financement de la part l\u2019Etat. \u00abOn ne nous finance pas, on ne nous c\u00e8de pas, on ne nous encadre pas. Nous travaillons avec nos seuls moyens. Donc, si le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique prend une d\u00e9cision pour dire que le prix du kilogramme de la viande est fix\u00e9 \u00e0 tel prix, \u00e7a n\u2019engage que lui. Avec tout le respect que nous lui devons, nous ne pouvons pas respecter cette d\u00e9cision-l\u00e0. Parce qu\u2019il ne sait pas o\u00f9 on prend nos b\u0153ufs. Il ne sait pas o\u00f9 on prend nos moutons, etc.\u00bb, a-t-il expliqu\u00e9.\n\n<h3 class=\"red\"><strong><em>Application effective des mesures issues de la concertation sur la vie ch\u00e8re : les S\u00e9n\u00e9galais restent sceptiques<\/em><\/strong><\/h3>\n<strong><a href=\"https:\/\/www.sudquotidien.sn\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?hl=fr&amp;q=https:\/\/www.sudquotidien.sn&amp;source=gmail&amp;ust=1668189971097000&amp;usg=AOvVaw0WC7ZqIYqGavzvr0nVcM9t\">https:\/\/www.sudquotidien.sn<\/a> M\u00eame si la plus part des\u00a0 S\u00e9n\u00e9galais saluent la d\u00e9cision du pr\u00e9sident de la R\u00e9publique concernant la baisse des prix des denr\u00e9es de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9,\u00a0 nombre d\u2019autres citoyens doutent de l\u2019effectivit\u00e9 de la dite baisse. Aussit\u00f4t annonc\u00e9es, ces mesures alimentent les d\u00e9bats. Dans les rues et march\u00e9s de Dakar, les S\u00e9n\u00e9galais r\u00e9agissent et les avis diff\u00e8rent.<\/strong>\nLes d\u00e9brouillards (goorgoorlou) comme on dit souvent chez nous restent sceptiques sur les nouveaux prix annonc\u00e9s par le chef de l\u2019Etat, samedi dernier. Pape Gora Seck, p\u00e8re de famille \u00e0 la retraite reconverti dans la vente de tapis de pri\u00e8re et chapelets, rencontr\u00e9 \u00e0 Grand Yoff salue la d\u00e9cision prise par Macky Sall.\u00a0<em>\u00abVraiment, c\u2019est mieux\u00a0 que rien. J\u2019ai beaucoup de bouches \u00e0 nourrir et les charges familiales qui ne cessent de s\u2019accro\u00eetre chaque jour que Dieu fait. Ce n\u2019est pas encore ce que l\u2019on souhaitait, mais je les pr\u00e9f\u00e8re aux prix d\u2019avant\u00bb,\u00a0<\/em>soutient-t-il.\nJuste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui, des femmes constituant un petit march\u00e9, les tables \u00e0 peine remplies, donnent leurs points de vue sur la situation. Mame Maguette, vendeuse de\u00a0 l\u00e9gumes v\u00eatue d\u2019une robe dont le foulard et le pagne ne sont pas assorties, explique son quotidien et affirme que\u00a0<em>\u00abla baisse est insignifiante par rapport au calvaire des m\u00e9nages\u00bb<\/em>. Selon elle,\u00a0 les produits restent toujours chers.\u00a0<em>\u00abJe voudrais que l\u2019Etat revoit encore \u00e0 la baisse des prix sur\u00a0 le riz et l\u2019huile car ces denr\u00e9es sont indispensables \u00e0 la cuisine s\u00e9n\u00e9galaise. Actuellement, la vie est dure pour nous les goorgoorlou. Ce que je gagne, je le r\u00e9utilise pour acheter les autres produits qui me manquent pour pouvoir pr\u00e9parer le repas. Juste pour vous dire que ce l\u2019on vend, nous toutes ici, c\u2019est juste pour avoir de quoi manger \u00e0 la fin de la journ\u00e9e\u00bb,\u00a0<\/em>lance-t-elle.\nM\u00e8re Anna, elle, est une vendeuse de poisson. Elle confie\u00a0 : \u00a0<em>\u00abje salue vraiment cette mesure. La situation difficile que nous vivons actuellement fait que m\u00eame si les baisses sont de 25 francs, cela pourrait servir \u00e0 quelque chose pour le lendemain. Mon seul probl\u00e8me est qu\u2019on ne sent pas encore cette baisse puisqu\u2019aujourd\u2019hui m\u00eame j\u2019ai achet\u00e9 avec le m\u00eame prix le litre d\u2019huile\u00a0 (1200 francs) le boutiquier dit ne pas encore \u00e9puiser son stock. C\u2019est toujours comme \u00e7a. Si c\u2019est pour augmenter, ils l\u2019appliquent \u00e0 la minute qui suit\u00a0; mais si c\u2019est le contraire, ils disent toujours que leur stock n\u2019est pas encore \u00e9coul\u00e9\u00bb,<\/em>\u00a0d\u00e9plore-t-elle.\nCes\u00a0\u00a0 braves dames craignent, en v\u00e9rit\u00e9, le non-respect des d\u00e9cisions prises, m\u00eame\nsi\u00a0 le ministre du Commerce a annonc\u00e9 le recrutement de 1000 jeunes volontaires pour assister les v\u00e9rificateurs et contr\u00f4leurs des prix sur le terrain. Pour l\u2019effectivit\u00e9 de la mesure gouvernementale.<strong>Adja Ndeye Lissa GADIAGA\u00a0(Stagiaire )<\/strong>\n\n<h3 class=\"red\"><strong><em>Momath Cisse,vice pr\u00e9sident de l\u2019Ascosen : \u00abSi la r\u00e9glementation est respect\u00e9e,on ne peut pas l\u00e9ser le consommateur\u00bb<\/em><\/strong><\/h3>\n<strong><a href=\"https:\/\/www.sudquotidien.sn\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?hl=fr&amp;q=https:\/\/www.sudquotidien.sn&amp;source=gmail&amp;ust=1668189971097000&amp;usg=AOvVaw0WC7ZqIYqGavzvr0nVcM9t\">https:\/\/www.sudquotidien.sn<\/a> Le vice-pr\u00e9sident de l\u2019Association des consommateurs du S\u00e9n\u00e9gal (Ascosen) Momath Ciss\u00e9 n\u2019a aucune crainte quant \u00e0 l\u2019application effective des mesures prises par le Chef de l\u2019Etat, Macky Sall, relatives \u00e0 la baisse des prix de certaines denr\u00e9es alimentaires de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9 comme le riz, l\u2019huile et le sucre. Selon lui, si la r\u00e9glementation est respect\u00e9e, on ne peut pas l\u00e9ser le consommateur.<\/strong>\n\u00abLes \u00a0concertations ont \u00e9t\u00e9 inclusives c\u2019est-\u00e0-dire de l\u2019importateur en passant par le gros, le demi-gros, le d\u00e9taillant jusqu\u2019au bailleur. Donc, pour moi, on ne peut pas enfanter un enfant et ne pas lui donner un nom. Les 18 commissions chacune en ce qui la concerne a d\u00e9battu les contraintes et les mesures \u00e0 prendre. C\u2019est \u00e0 l\u2019issu de ces travaux que ces 11 mesures sont sortis.\nL\u2019Etat a promis d\u2019accompagner le minist\u00e8re du Commerce pour le contr\u00f4le\u00a0 et le respect de la r\u00e9glementation. Les moyens logistiques et humains sont mis \u00e0 la disposition\u00a0 du minist\u00e8re du Commerce. La r\u00e9glementation dit que le consommateur doit \u00eatre inform\u00e9 par l\u2019affichage des prix. Si cela est respect\u00e9 d\u2019une mani\u00e8re permanente, je pense qu\u2019on ne peut pas l\u00e9ser le consommateur. Les diff\u00e9rents stades de distribution ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finis d\u00e8s le d\u00e9but c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019importateur, le grossiste, le demi-grossiste et le d\u00e9taillant. Chacun en ce qui le concerne connait la marge qu\u2019il a du produit \u00e0 vendre. En connaissance de cause, on ne peut pas sp\u00e9culer.\nMais, ma\u00a0 seule crainte, c\u2019est les produits import\u00e9s. Ces produits, s\u2019ils ne subissent pas des variations au niveau du pays d\u2019origine, il ne doit pas y avoir de changement d\u2019encadrement des prix. Mais si, par exemple, le riz import\u00e9 connait une variation vers la hausse, fatalement les prix encadr\u00e9s, comme dans le pass\u00e9, ne pourront pas \u00eatre respect\u00e9s. Je demande, par ailleurs, \u00e0 la population de d\u00e9noncer\u00a0 et d\u2019alerter les autorit\u00e9s \u00e0 travers le num\u00e9ro vert les commer\u00e7ants v\u00e9reux.\u00bb<strong>NDEYE AMINATA CISSE<\/strong>\n\n<h3 class=\"red\"><strong><em>Casamance : Des fonds mis en place pour accompagner les initiatives porteuses d\u2019emplois dans le public et le priv\u00e9<\/em><\/strong><\/h3>\niGFM - (Dakar) \u00abAccompagner les initiatives porteuses d\u2019emplois en Casamance\u00bb, telle est l\u2019initiative qui a \u00e9t\u00e9 mise en place hier par le projet du gouvernement allemand \u00abInvestir Emplois\u00bb dans la r\u00e9gion sud du pays. Des fonds qui, en croire Libasse Seck point focal du projet \u00abInvestir Emplois\u00bb sont destin\u00e9s \u00e0 des entreprises du secteur priv\u00e9 et public.\n\u00abDes fonds qui pourraient contribuer \u00e0 \u00e9radiquer les difficult\u00e9s d\u2019acc\u00e8s aux financements classiques au niveau des institutions bancaires \u00bb, a ajout\u00e9 Libasse Seck. C\u2019\u00e9tait hier, lors d\u2019un atelier de partage sur ces instruments d\u2019acc\u00e8s \u00e0 ces fonds qui s\u2019est tenu hier \u00e0 Ziguinchor, dans la salle de r\u00e9union d\u2019un h\u00f4tel et qui a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 par la pr\u00e9sence de plusieurs acteurs qui \u00e9taient venus de toute la contr\u00e9 sud.\nDans cette partie m\u00e9ridionale du pays, les difficult\u00e9s d\u2019acc\u00e8s \u00e0 des cr\u00e9dits d\u2019envergure constituent une contrainte majeure aux projets porteurs d\u2019emplois. D\u00e9sormais, les acteurs \u00e9conomiques du secteur public comme du priv\u00e9 qui s\u2019illustrent dans la promotion d\u2019emplois vont pouvoir comp\u00e9tir pour acc\u00e9der \u00e0 la subvention mise ne place par le projet Investir pour l\u2019emploi du gouvernement allemand.\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>A en croire toujours Libasse Seck point focal du projet \u00abInvestir pour l\u2019emploi \u00bb, \u00abce sont des projets qui sont pr\u00eats \u00e0 d\u00e9marrer et qui attendent surtout un financement et qui impactent sur la cr\u00e9ation d\u2019emplois.<\/em><\/strong><\/h4>\nLa cr\u00e9ation d\u2019emplois est l\u2019objectif vis\u00e9 par cet instrument qui est d\u2019appui des projets publics et priv\u00e9s et qui cr\u00e9ent de nouveau emplois salari\u00e9s d\u00e9cents\u00bb Une approche qui, selon les acteurs, est destin\u00e9e \u00e0 innover les modes de financements porteurs d\u2019emplois, \u00abC\u2019est aussi une d\u00e9marche qui vise aussi \u00e0 identifier des projets fiables et qui, sur la base de contrats, va nous permettre de signer des financements dans le cadre de la mise en \u0153uvre des fonds du projet. Des financements qui vacillent entre 1 et 10 millions d\u2019euros\u00bb, a soutenu M. Seck.\nAinsi, la finalit\u00e9 de l\u2019offre faite aux porteurs d\u2019initiatives est d\u2019arriver \u00e0 lever les barri\u00e8res \u00e0 l\u2019investissement. \u00abCe qui se faisait avant, c\u2019\u00e9tait des prises de participation des dettes et des garanties qui \u00e9taient donn\u00e9es \u00e0 un certain nombre d\u2019entreprises mais \u00e0 ce niveau, ce sont juste des subventions que nous allons verser. Il faut aussi noter que dans le cas de ses subventions, en termes de ciblage, nous avons \u00e0 la fois le public et le priv\u00e9.\nD\u2019ailleurs, tout ce nous recherchons, c\u2019est enlever les barri\u00e8res li\u00e9es \u00e0 l\u2019investissement et permettre \u00e0 la fois au public et au priv\u00e9 d\u2019avoir la possibilit\u00e9 de cr\u00e9er le maximum d\u2019emplois possible\u00bb, explique Djibril Maguette Mbengue point focal de la coop\u00e9ration \u00a0allemande KFW. Pour rappel, cet atelier de partage sur les instruments d\u2019acc\u00e8s aux fonds de subventions \u00abInvestir pour l\u2019emploi\u00bb, s\u2019est tenu en pr\u00e9sence d\u2019acteurs \u00e9conomiques issus du secteur public et priv\u00e9 de la r\u00e9gion sud.\n\n<h3 class=\"red\"><strong><em>Le r\u00e9chauffement climatique va r\u00e9duire durablement la croissance du PIB africain,surtout dans 8 pays (rapport)<\/em><\/strong><\/h3>\n<strong>(Agence Ecofin) - Sur les cinquante pays africains \u00e9tudi\u00e9s, huit risquent de subir d\u2019importantes pertes \u00e9conomiques. Il s\u2019agit du Soudan, de la Mauritanie, du Mali, du Niger, du Burkina Faso, du Tchad, de Djibouti et du Nigeria. \u00a0 Ces pays particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables au changement climatique pourraient enregistrer des r\u00e9ductions de leurs taux de croissance \u00e9conomique de plus de 25\u00a0% d'ici 2050 et de plus de 75\u00a0% \u00e0 l\u2019horizon 2100.<\/strong>\nLe r\u00e9chauffement climatique pourrait r\u00e9duire la croissance du PIB du continent africain de pr\u00e8s de deux tiers d\u2019ici la fin du si\u00e8cle en cours si des investissements importants ne sont pas r\u00e9alis\u00e9s dans le domaine de l'adaptation au d\u00e9r\u00e8glement du climat, a soulign\u00e9 l\u2019organisation britannique Christian Aid dans un rapport publi\u00e9 le 9 novembre.\nIntitul\u00e9 \u00ab\u00a0Le co\u00fbt pour l'Afrique\u00a0 : des dommages \u00e9conomiques consid\u00e9rables dus au changement climatique\u00a0\u00bb, ce rapport pr\u00e9cise que le maintien des politiques climatiques actuelles, qui aboutirait \u00e0 un r\u00e9chauffement de 2,7\u00b0C par rapport \u00e0 l\u2019\u00e8re pr\u00e9industrielle d\u2019ici la fin du si\u00e8cle, pourrait r\u00e9duire la croissance du PIB du continent de 20% d\u2019ici 2050 et de 64% d\u2019ici 2100.\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>Impact sur la croissance du PIB d\u2019ici 2050.<\/em><\/strong><\/h4>\nChristian Aid indique \u00e9galement que m\u00eame si l\u2019humanit\u00e9 parvenait \u00e0 limiter le r\u00e9chauffement climatique \u00e0 1,5 \u00b0C par rapport au niveau pr\u00e9industriel, conform\u00e9ment aux objectifs de l\u2019accord de Paris sur le climat, la croissance \u00e9conomique des pays africains devrait \u00eatre en moyenne r\u00e9duite de 14\u00a0% d\u2019ici 2050 et de 34\u00a0% d\u2019ici 2100.\n\u00ab\u00a0<em>Tous les pays africains sont confront\u00e9s \u00e0 des r\u00e9ductions massives de leurs taux de croissance \u00e9conomique en raison des effets n\u00e9fastes du changement climatique dans les ann\u00e9es et les d\u00e9cennies \u00e0 venir\u00a0<\/em>\u00bb, d\u00e9plorent les auteurs du rapport, notant que ces taux de croissance sont d\u00e9j\u00e0 soumis \u00e0 d'\u00e9normes pressions \u00e0 court terme en raison des impacts du Covid, de l'aggravation des crises de la dette, de la hausse des taux d'int\u00e9r\u00eat et de mesures l'aust\u00e9rit\u00e9 qui deviennent une condition sine qua non \u00e0 l\u2019obtention de financement de la part de divers bailleurs de fonds.\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>Huit pays tr\u00e8s vuln\u00e9rables<\/em><\/strong><\/h4>\nL\u2019analyse des retomb\u00e9es \u00e9conomiques du r\u00e9chauffement climatique en Afrique qui a \u00e9t\u00e9 pilot\u00e9e par Marina Andrijevic, \u00e9conomiste \u00e0 l'Institut international d'analyse des syst\u00e8mes appliqu\u00e9s de Vienne, porte sur 50 pays du continent. Mais huit pays risquent d\u2019\u00eatre particuli\u00e8rement touch\u00e9s par d\u2019importantes pertes \u00e9conomiques.\u00a0Il s\u2019agit du Soudan, de la Mauritanie, du Mali, du Niger, du Burkina Faso, du Tchad, de Djibouti et du Nigeria. Ces pays risquent de subir des r\u00e9ductions de leurs taux de croissance \u00e9conomique de plus de 25\u00a0% d'ici 2050 et de plus de 75\u00a0% d'ici 2100 dans le sc\u00e9nario d\u2019un maintien des politiques climatiques actuelles.\nLe Soudan, o\u00f9 des inondations ont provoqu\u00e9 le d\u00e9placement de 258\u00a0000 personnes dans 15 des 18 provinces du pays depuis le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e en cours, pourrait ainsi \u00eatre confront\u00e9 \u00e0 une r\u00e9duction de la croissance de son PIB de 32,4\u00a0% d'ici 2050 et de 84\u00a0% d'ici 2100.\nM\u00eame dans le sc\u00e9nario d\u2019un r\u00e9chauffement limit\u00e9 \u00e0 1,5\u00b0C par rapport au niveau pr\u00e9industriel, le Soudan pourrait enregistrer une r\u00e9duction de la croissance de son PIB de 22,4% d'ici 2050 et de 51,6% d'ici 2100.\nRappelant que le changement climatique a d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 engendr\u00e9 une augmentation de la fr\u00e9quence des ph\u00e9nom\u00e8nes climatiques extr\u00eames tels que les vagues de chaleur, les s\u00e9cheresses prolong\u00e9es, les cyclones d\u00e9vastateurs et les fortes inondations, le rapport note que l\u2019impact \u00e9conomique du d\u00e9r\u00e8glement du climat se fait d\u00e9j\u00e0 sentir en Afrique. Entre 1991 et 2010, la hausse des temp\u00e9ratures a d\u00e9j\u00e0 r\u00e9duit les taux de croissance des pays du continent de 13,6\u00a0% en moyenne.\nCes d\u00e9g\u00e2ts \u00e9conomiques touchent de plein fouet le continent alors qu\u2019il n\u2019est responsable que de moins de 4% du total des \u00e9missions des gaz \u00e0 effet de serre enregistr\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale.\nLes vingt pays africains o\u00f9 la croissance \u00e9conomique devrait ralentir le plus d\u2019ici 2050 et 2100 ne g\u00e9n\u00e8rent en moyenne que des \u00e9missions de 0,43 tonne de CO<sub>2<\/sub>\u00a0par personne contre des moyennes de 18 tonnes\/personne en Arabie Saoudite, 14,2 tonnes\/personne aux Etats-Unis et 14,5% tonnes\/personne en Australie\n\n<h3 class=\"red\"><strong><em>MOUSTAPHA LIMAM CHAFI A INTRODUIT PETIT BOUBE AU S\u00c9N\u00c9GAL<\/em><\/strong><\/h3>\nLeTemoin-Ils ont \u00e9t\u00e9 nombreux \u00e0 se demander par quel biais le myst\u00e9rieux marchand d\u2019armes nig\u00e9rien Aboubacar Hima avait pu p\u00e9n\u00e9trer au S\u00e9n\u00e9gal dans l\u2019affaire du contrat de vente d\u2019armement d\u2019un montant de 45 milliards par la soci\u00e9t\u00e9 Lavie\n<strong>Ils ont \u00e9t\u00e9 nombreux \u00e0 se demander, lorsqu\u2019a \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9 par un consortium international de journalistes d\u2019investigation le contrat de vente d\u2019armement d\u2019un montant de 45 milliards entre le minist\u00e8re de l\u2019Environnement et la soci\u00e9t\u00e9 Lavie, par quel biais le myst\u00e9rieux marchand d\u2019armes nig\u00e9rien Aboubacar Hima dit Petit Boub\u00e9 avait pu p\u00e9n\u00e9trer au S\u00e9n\u00e9gal.<\/strong>\nCet homme, rappelons-le, fait l\u2019objet d\u2019un mandat d\u2019arr\u00eat international lanc\u00e9 par le Nigeria et est mis en cause dans son pays pour divers contrats d\u2019un montant de 76 milliards relatifs \u00e0 des commandes d\u2019armes jamais livr\u00e9es \u00e0 l\u2019arm\u00e9e nig\u00e9rienne. Eh bien, malgr\u00e9 donc sa mauvaise r\u00e9putation, il a pu venir tranquillement au S\u00e9n\u00e9gal et d\u00e9crocher un march\u00e9 de 45 milliards de francs \u2014 sans appel d\u2019offres \u2014 pour la fourniture de fusils d\u2019assaut, drones, motos et autres \u00e9quipements officiellement destin\u00e9s au service des Eaux et For\u00eats. En guise de prime \u00e0 l\u2019acheteur, le vendeur offre m\u00eame des s\u00e9jours tous frais pay\u00e9s avec voyage en classe business et s\u00e9jour dans un h\u00f4tel 5 \u00e9toiles \u00e0 Duba\u00ef aux autorit\u00e9s contractantes !\nComment donc avait fait Boubacar Hima pour d\u00e9crocher ce march\u00e9 derri\u00e8re lequel certains voient l\u2019ombre du marchand d\u2019armes isra\u00e9lien Gaby Peretz tr\u00e8s pr\u00e9sent au S\u00e9n\u00e9gal ? Eh bien, Le T\u00e9moin est en mesure de r\u00e9v\u00e9ler que c\u2019est le Mauritanien Moustapha Limam Chafi qui l\u2019a introduit dans notre pays ! Surnomm\u00e9 le \u00ab Jacques Foccart sans mallettes du Sahel \u00bb ou encore qualifi\u00e9 de missi dominici de l\u2019ancien pr\u00e9sident burkinab\u00e9 Balise Compaor\u00e9, Moustapha Limam Chafi est un homme de l\u2019ombre myst\u00e9rieux, \u00e9minence grise de plusieurs chefs d\u2019Etat du continent aupr\u00e8s desquels il est une sorte de Raspoutine. Il entretient des rapports privil\u00e9gi\u00e9s avec tous les mouvements djihadistes qui s\u00e9vissent dans le Sahel. Selon ses d\u00e9tracteurs, il aurait \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 par Blaise Compaor\u00e9 pour d\u00e9stabiliser des r\u00e9gimes dans la sous-r\u00e9gion. En tout cas, tant que le tombeur du capitaine Thomas Sankara \u00e9tait au pouvoir avec Chafi \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, jamais le Burkina n\u2019a \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9 par les groupes terroristes. D\u00e8s qu\u2019il est tomb\u00e9, il y a eu les attentats de Ouagadougou.\nMoustapha Chafi Limam exerce actuellement les fonctions de conseiller sp\u00e9cial de Mohamed Bazoum, le pr\u00e9sident du Niger. Surtout, il est tr\u00e8s li\u00e9 au pr\u00e9sident de la R\u00e9publique Macky Sall, leurs relations remontant au temps o\u00f9 ce dernier \u00e9tait Premier ministre. C\u2019est d\u2019ailleurs Chafi qui \u00e9tait \u00e0 l\u2019origine de la brouille entre Macky Sall et l\u2019ancien pr\u00e9sident mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz qui avait lanc\u00e9 un mandat d\u2019arr\u00eat contre le \u00ab Jacques Foccart du Sahel \u00bb. Le refus du pr\u00e9sident Sall d\u2019arr\u00eater Chafi, qui s\u00e9journait r\u00e9guli\u00e8rement au S\u00e9n\u00e9gal, avait braqu\u00e9 Aziz contre le pr\u00e9sident s\u00e9n\u00e9galais. Pour la petite histoire, lorsque Moustapha Limam Chafi avait perdu sa m\u00e8re il y a quelques ann\u00e9es, des chefs d\u2019Etat africains avaient appel\u00e9 le pr\u00e9sident mauritanien pour qu\u2019il l\u2019autorise \u00e0 assister aux fun\u00e9railles juste pour une journ\u00e9e. Ils se disaient dispos\u00e9s \u00e0 mettre \u00e0 sa disposition un avion qui l\u2019attendrait \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de Nouakchott avant de le ramener \u00e0 son point de d\u00e9part avant la tomb\u00e9e de la nuit. Niet de Aziz qui \u00e9tait rest\u00e9 sourd \u00e0 toutes les interventions.\nC\u2019est donc ce Moustapha Limam Chafi, tr\u00e8s introduit \u00e0 la pr\u00e9sidence de la R\u00e9publique, qui a amen\u00e9 Boubacar Hima au S\u00e9n\u00e9gal et a r\u00e9ussi \u00e0 lui faire obtenir ce fabuleux contrat de 45 milliards de francs. Les deux hommes ont s\u00e9journ\u00e9 dans un palace situ\u00e9 sur la corniche pendant un mois pour n\u00e9gocier ce braquage du si\u00e8cle de nos finances publiques ! Mamadou Oumar NDIAYE\n\n<h3 class=\"red\"><strong><em>LES PROGRAMMES NATIONAUX DE LUTTE CONTRE LES MTN R\u00c9FL\u00c9CHISSENT SUR LA DURABILIT\u00c9 DES EFFORTS<\/em><\/strong><\/h3>\nDakar, 9 nov (APS) - La lutte contre les maladies tropicales n\u00e9glig\u00e9es (MTN) doit passer par des actions multisectorielles conduites dans le cadre de programmes de longue dur\u00e9e, a soutenu, mercredi, \u00e0 Dakar, Alphonse Ousmane Thiaw, directeur de cabinet du minist\u00e8re de la Sant\u00e9 et de l\u2019Action sociale.\n\"Beaucoup de progr\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s au S\u00e9n\u00e9gal comme dans les autres pays. Cependant, il y a des gaps et des d\u00e9fis qui tournent autour de la durabilit\u00e9, du renforcement des ressources et des actions multisectorielles pour maintenir tous ces efforts\", a-t-il soulign\u00e9.\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>Alphonse Ousmane Thiaw pr\u00e9sidait l\u2019ouverture d\u2019un atelier r\u00e9gional de partage d\u2019exp\u00e9riences sur le bilan et les perspectives des programmes nationaux de lutte contre les maladies tropicales n\u00e9glig\u00e9es.<\/em><\/strong><\/h4>\nCette rencontre de trois jours r\u00e9unit les responsables des programmes nationaux de lutte contre les maladies tropicales n\u00e9glig\u00e9es du B\u00e9nin, du Cameroun, du Ghana, de la Guin\u00e9e, du Mali, du Niger, du S\u00e9n\u00e9gal et de la Sierra Leone.\nSelon M.\u00a0Thiaw, \"le maintien des progr\u00e8s impose des efforts suppl\u00e9mentaires, d\u2019o\u00f9 l\u2019importance d\u2019avoir ces \u00e9changes entre plusieurs programmes nationaux\".\nDans ce sillage, \"il est important d\u2019impliquer les gouvernements\u2019\u2019, d\u2019autant qu\u2019il y a \"de nouveaux d\u00e9fis autour de la durabilit\u00e9\", a indiqu\u00e9 Joe Shott du projet Act de l\u2019agence des Etats-Unis pour le d\u00e9veloppement international (USAID), partenaire de la lutte contre les maladies tropicales n\u00e9glig\u00e9es en Afrique de l\u2019Ouest.\n\"Des progr\u00e8s \u00e9normes ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s dans des situations difficiles. Des pays comme le Togo ont \u00e9limin\u00e9 le trachome. Donc, il faut s\u2019occuper de la durabilit\u00e9 pour que tous ces efforts puissent \u00eatre maintenus et sauvegard\u00e9s dans ces pays\", a-t-il ajout\u00e9.\nBolivar Pou, repr\u00e9sentant l\u2019organisation am\u00e9ricaine FHI 360, autre partenaire de la lutte contre les maladies tropicales n\u00e9glig\u00e9es en Afrique de l\u2019Ouest, est revenu sur l\u2019importance de la durabilit\u00e9, \"composante essentielle du Act to End (mettre fin aux MTN), qui vise \u00e0 recueillir les goulots d\u2019\u00e9tranglement \u00e9ventuels \u00e0 l\u2019atteinte des objectifs (...)\u2019\u2019 arr\u00eat\u00e9s dans ce domaine.\n\u2019\u2019Nous venons de loin en ce qui concerne la lutte contre les MTN\", en termes d\u2019organisation des services et de recherche, a relev\u00e9 le directeur g\u00e9n\u00e9ral de la sant\u00e9 publique du S\u00e9n\u00e9gal, docteur Barnab\u00e9 Gningue.\n\"Aujourd\u2019hui, apr\u00e8s un certain d\u00e9lai de mise en \u0153uvre, nous pouvons relever la t\u00eate et dire que ces maladies anciennement n\u00e9glig\u00e9es deviennent consid\u00e9r\u00e9es. Pour ne dormir sur nos lauriers donc, il faut des strat\u00e9gies pour maintenir ces acquis\", a-t-il dit.\nSelon docteur Gningue, la durabilit\u00e9 \"consiste \u00e0 maintenir les strat\u00e9gies qui nous ont permis d\u2019avoir des succ\u00e8s, d\u2019une part, et d\u2019autre part les strat\u00e9gies qui croissent\".Quatorze des 20 maladies tropicales n\u00e9glig\u00e9es dans le monde sont pr\u00e9sents sur le territoire s\u00e9n\u00e9galais.SKS\/BK\/MD\n\n<h3 class=\"red\"><strong><em>Ce qu\u2019a dit Pape Al\u00e9 Niang au juge du deuxi\u00e8me cabinet<\/em><\/strong><\/h3>\n<a href=\"https:\/\/www.sudquotidien.sn\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?hl=fr&amp;q=https:\/\/www.sudquotidien.sn&amp;source=gmail&amp;ust=1668189971097000&amp;usg=AOvVaw0WC7ZqIYqGavzvr0nVcM9t\">https:\/\/www.sudquotidien.sn<\/a> Le journaliste\u00a0<a href=\"https:\/\/www.senenews.com\/actualites\/derniere-minute-pape-ale-niang-envoye-en-prison_424132.html\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?hl=fr&amp;q=https:\/\/www.senenews.com\/actualites\/derniere-minute-pape-ale-niang-envoye-en-prison_424132.html&amp;source=gmail&amp;ust=1668189971097000&amp;usg=AOvVaw25BKAaHZd5w5BQ3-JvkRXc\">Pape Al\u00e9 Niang<\/a>\u00a0inculp\u00e9 entre autres pour divulgation d\u2019informations non rendues publiques par l\u2019autorit\u00e9 comp\u00e9tente de nature \u00e0 nuire \u00e0 la d\u00e9fense nationale, a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9 hier sous mandat de d\u00e9p\u00f4t.\nQuand le juge lui a notifi\u00e9 les chefs d\u2019inculpation retenus contre lui, Pape Al\u00e9 Niang a r\u00e9pondu : <em>\u00a0\u00ab je prends acte \u00bb<\/em>. Le magistrat instructeur l\u2019a interpell\u00e9 sur la publication des v\u00e9hicules blind\u00e9s de la gendarmerie d\u00e9barqu\u00e9s \u00e0 l\u2019Aibd.\nAussi le juge lui a rappel\u00e9 ses \u00ab lives \u00bb sur le commandant de la gendarmerie Moussa Fall et l\u2019histoire du message radio du Commandant des op\u00e9rations de Dakar.\nMais Pape Al\u00e9 Niang n\u2019a pas reconnu les faits. \u00ab<em>\u00a0Je n\u2019ai pas recel\u00e9 de documents ni diffus\u00e9 de fausses nouvelles. J\u2019ai donn\u00e9 des informations vraies \u00bb<\/em>, s\u2019est d\u00e9fendu le journaliste, repris par L\u2019OBS. Toutefois, il a fait des observations sur la proc\u00e9dure. Il a fustig\u00e9 les conditions dans lesquelles il a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 par la police.\nIl se dit victime d\u2019un enl\u00e8vement par la S\u00fbret\u00e9 urbaine.\u00a0<em>\u00ab J\u2019ai \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9 dimanche sur les All\u00e9es Pape Gu\u00e8ye Fall. Alors j\u2019\u00e9tais en train de changer les pneus de ma voiture, cinq \u00e9l\u00e9ments de la S\u00fbret\u00e9 urbaine sont venus m\u2019arr\u00eater. Pourtant une simple convocation aurait suffi pour que je puisse venir r\u00e9pondre. Je suis r\u00e9guli\u00e8rement domicili\u00e9 et j\u2019ai mes bureaux \u00e0 Sacr\u00e9-C\u0153ur. Cette proc\u00e9dure, c\u2019est juste pour m\u2019abattre \u00bb,<\/em>\u00a0a confi\u00e9 Pape Al\u00e9 Niang au juge du 2<sup>e<\/sup>\u00a0cabinet.\n\n<h3 class=\"red\"><strong><em>Plac\u00e9 sous mandat de d\u00e9p\u00f4t : le Procureur corse le dossier Pape Al\u00e9 Niang<\/em><\/strong><\/h3>\n<strong><a href=\"https:\/\/www.sudquotidien.sn\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?hl=fr&amp;q=https:\/\/www.sudquotidien.sn&amp;source=gmail&amp;ust=1668189971097000&amp;usg=AOvVaw0WC7ZqIYqGavzvr0nVcM9t\">https:\/\/www.sudquotidien.sn<\/a> Pape Al\u00e9 Niang passe sa premi\u00e8re nuit en prison. D\u00e9f\u00e9r\u00e9 hier, mercredi 8 novembre, apr\u00e8s un retour de parquet \u00a0 \u00e0 l\u2019issue de 48H de garde \u00e0 vue \u00e0 la Police centrale de Dakar, la veille mardi, le Procureur de la R\u00e9publique a saisit le juge du deuxi\u00e8me Cabinet, cors\u00e9 le dossier et requis le mandat de d\u00e9p\u00f4t.<\/strong>\nLe Premier Substitut du Procureur n\u2019a pas laiss\u00e9 le choix au juge Mamadou Seck. Le Parquet du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar a requis, du juge du deuxi\u00e8me Cabinet, l\u2019ouverture d\u2019une information judiciaire dans l\u2019affaire Pape Al\u00e9 Niang. Mieux, il a aussi demand\u00e9 le placement sous mandat de d\u00e9p\u00f4t du journaliste, en plus de corser les informations vis\u00e9es par l\u2019enqu\u00eate de Suret\u00e9 Urbaine de Dakar (SU).\n<em><strong>\u00abAyant vis\u00e9 en renfort l\u2019article 139 du Code de Proc\u00e9dure P\u00e9nale (CPP) pour requ\u00e9rir du juge le place mandat de d\u00e9p\u00f4t, le Premier Substitut du Procureur ne laisse gu\u00e8re le choix au juge Mamadou Seck\u00bb,<\/strong><\/em><strong>\u00a0a post\u00e9, sur sa page Facebook, Me Cheikh Koureyssi Ba, l\u2019un des avocats de Pape Al\u00e9 Niang<\/strong>.\nRevenant sur l\u2019Etat d\u2019esprit de son client, il \u00e9crit\u00a0 : \u00a0<em>\u00abPape Al\u00e9 Niang, serein et droit dans ses bottes, vient d\u2019\u00eatre inculp\u00e9 des chefs de : divulgation d\u2019informations non rendues publiques par l\u2019autorit\u00e9 comp\u00e9tente de nature \u00e0 nuire \u00e0 la D\u00e9fense nationale\u00a0; recel de documents administratifs et militaires\u00a0; diffusion de fausses nouvelles de nature \u00e0 jeter le discr\u00e9dit sur les institutions publiques. (Articles 64, 370, 430 et 255 du Code P\u00e9nal)\u00bb<\/em>.\nLe journaliste d\u2019investigation a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 dimanche dernier par des \u00e9l\u00e9ments de la Suret\u00e9 Urbaine du Commissariat central de Dakar. Il \u00e9tait poursuivi, initialement, pour\u00a0<em>\u00abdivulgation de documents militaires sans autorisation de la hi\u00e9rarchie, de nature \u00e0 nuire \u00e0 la d\u00e9fense nationale ; appel \u00e0 la subversion ; recel et diffusion de documents administratifs estampill\u00e9s secrets et propagation de fausses nouvelles\u00bb.\u00a0<\/em>Le Ma\u00eetre des poursuites a rajout\u00e9 \u00e0 ces charges les faits vis\u00e9s dans l\u2019article 139 du CPP. Il risque cinq (05) ans de prison, selon son conseil.<strong>ID<\/strong>\n\n<h3 class=\"red\"><strong><em>QUAND LA PRESSE FOUILLAIT DANS LES POUBELLES DE LA \u00abPOINTE DE SANGOMAR\u00bb ET DU BATEAU \u00abLE JOOLA\u00bb<\/em><\/strong><\/h3>\n<em>LeTemoin-<\/em><strong>L\u2019arrestation du journaliste Pape Al\u00e9 Niang remet sur le tapis la question des limites de la libert\u00e9 de la presse pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9 nationale. Il est vrai qu\u2019il y a des dispositions du code de proc\u00e9dure p\u00e9nale qui encadrent la libert\u00e9 de la presse et la libert\u00e9 d\u2019expression \u00e0 travers des lignes rouges nomm\u00e9es \u00ab Secret d\u00e9fense \u00bb, \u00ab Confidentiel \u00bb, \u00ab Top-Secret \u00bb etc. \u00e0 ne pas franchir.<\/strong>\nMalheureusement, dans certains r\u00e9gimes autoritaires faisant peu de cas du respect de la libert\u00e9 de la presse, ces panneaux d\u2019interdiction ne sont dress\u00e9s de mani\u00e8re path\u00e9tique ou grotesque que lorsque des d\u00e9rives politiques et autres actes de mal gouvernance sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9es au grand public par les m\u00e9dias. C\u2019est pourquoi, dans certaines affaires ou aventures tr\u00e8s ambigu\u00ebs comme le dossier \u00ab Ousmane Sonko\/Adji Sarr \u00bb, il semble tr\u00e8s difficile de concilier la libert\u00e9 de la presse garantie par la Constitution et la protection du secret d\u00e9fense comme sentinelle de garde sur un mirador dans cette m\u00eame Constitution. Et surtout si l\u2019on consid\u00e8re que le journaliste d\u2019investigation s\u2019activant dans la chasse aux cafards participe au contr\u00f4le d\u00e9mocratique des gouvernants.\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>Toujours est-il que sous le r\u00e9gime de Me Abdoulaye Wade, la R\u00e9publique avait \u00e9t\u00e9 \u00e0 cette m\u00eame exigence contradictoire entre devoir du public \u00e0 l\u2019information et imp\u00e9ratifs li\u00e9s \u00e0 la d\u00e9fense nationale, cette derni\u00e8re aimant se couvrir du voile du secret. C\u2019est \u00e0 propos du livre de notre confr\u00e8re Abdoulatif Coulibaly intitul\u00e9 \u00ab Wade, un opposant au pouvoir : l\u2019alternance pi\u00e9g\u00e9e? \u00bb que cette exigence contradictoire s\u2019\u00e9tait manifest\u00e9e.<\/em><\/strong><\/h4>\nDans son ouvrage, l\u2019auteur, qui faisait honneur en son temps au journalisme d\u2019investigation, d\u00e9non\u00e7ait non seulement les tentatives de musellement des m\u00e9dias mais aussi la vente des deux moteurs de l\u2019ancien avion de commandement \u00ab Pointe de Sangomar \u00bb. Or, l\u2019avion pr\u00e9sidentiel ou avion de commandement est un domaine militaire plac\u00e9 sous l\u2019autorit\u00e9 de l\u2019Arm\u00e9e de l\u2019air. Aussi bien son \u00e9quipage militaire que sa maintenance et sa surveillance sont \u00e9galement du ressort de l\u2019Arm\u00e9e. Comme quoi, l\u2019achat, la vente, les commandes de pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es etc. pour l\u2019avion pr\u00e9sidentiel sont toujours estampill\u00e9s \u00ab Secret d\u00e9fense \u00bb.\nPourtant, notre brillant confr\u00e8re et doyen Abdoulatif Coulibaly avait focalis\u00e9 ses investigations sur cet avion militaire appel\u00e9 \u00ab Pointe de Sangomar \u00bb avec des documents estampill\u00e9s \u00ab Secret-d\u00e9fense \u00bb \u00e0 l\u2019appui. D\u2019ailleurs \u00e0 l\u2019\u00e9poque, le g\u00e9n\u00e9ral de brigade a\u00e9rienne Madick\u00e9 Seck, commandant de l\u2019escadrille pr\u00e9sidentielle, \u00e9tait mont\u00e9 au cr\u00e9neau pour tenter de d\u00e9monter les accusations jusqu\u2019\u00e0 m\u00eame organiser un voyage de presse \u00e0 Perpignan (France). Un voyage d\u2019\u00e9clairage qui montrait que les r\u00e9v\u00e9lations contenues dans ce livre \u00e9taient une am\u00e8re pilule que le pr\u00e9sident Abdoulaye Wade avait du mal \u00e0 avaler. Donc malgr\u00e9 la sensibilit\u00e9 de l\u2019information relative \u00e0 l\u2019avion pr\u00e9sidentiel, qui rel\u00e8ve, r\u00e9p\u00e9tons-le, du domaine militaire, le journaliste Abdou Lactif Coulibaly n\u2019avait jamais \u00e9t\u00e9 inqui\u00e9t\u00e9. Plusieurs ann\u00e9es plus tard, le pr\u00e9sident Me Abdoulaye Wade a confi\u00e9 ceci : \u00ab Vous savez, le livre d\u2019Abdoulatif Coulibaly sur la Pointe de Sangomar est ce qui m\u2019avait le plus atteint durant mon r\u00e8gne. Parce que le livre est truff\u00e9 de fausses nouvelles et autres informations sensibles d\u00e8s lors que l\u2019avion de commandement est plac\u00e9 sous l\u2019autorit\u00e9 du minist\u00e8re des forces arm\u00e9es \u00bb se d\u00e9solait le pr\u00e9d\u00e9cesseur du pr\u00e9sident Macky Sall.\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>De la \u00abPointe de Sangomar\u00bb au \u00abJoola\u00bb, que de \u00absecrets-d\u00e9fense\u00bb viol\u00e9s !<\/em><\/strong><\/h4>\nBien que comparaison ne soit pas raison, l\u2019affaire Pape Al\u00e9 Niang nous rappelle \u00e9galement la couverture m\u00e9diatique de l\u2019affaire du \u00ab Joola \u00bb dont la gestion \u00e9tait confi\u00e9e \u00e0 l\u2019Arm\u00e9e. Apr\u00e8s le naufrage de ce bateau effectuant la liaison entre Dakar et Ziguinchor et viceversa, une commission militaire d\u2019enqu\u00eate interne avait \u00e9t\u00e9 mise en place par le minist\u00e8re des Forces arm\u00e9es pour situer les responsabilit\u00e9s de cette trag\u00e9die ayant fait pr\u00e8s de 2.000 morts. Inutile de vous dire que les auditions estampill\u00e9es \u00ab Document confidentiel \u00bb des autorit\u00e9s militaires de l\u2019\u00e9poque \u00e0 savoir le g\u00e9n\u00e9ral Babacar Gaye, ex-chef d\u2019\u00e9tat-major g\u00e9n\u00e9ral des Arm\u00e9es (Cemga), du colonel Ousseynou Kombo, ex-chef d\u2019\u00e9tat-major de la Marine nationale, du colonel Me\u00efssa Tamba, ex-chef d\u2019\u00e9tat-major de l\u2019Arm\u00e9e de l\u2019air etc. s\u2019\u00e9taient retrouv\u00e9es dans les journaux. Pourtant l\u2019arme du \u00ab Secret-D\u00e9fense \u00bb n\u2019avait jamais \u00e9t\u00e9 brandie par l\u2019Etat Major g\u00e9n\u00e9ral des Arm\u00e9es ou la direction de la justice militaire encore moins le procureur de la R\u00e9publique contre les m\u00e9dias. Certainement, l\u2019Etat avait choisi de fermer les yeux sur ces violations du \u00ab Secret d\u00e9fense \u00bb dans le but de tenir les populations inform\u00e9es sur ce qui s\u2019\u00e9tait r\u00e9ellement pass\u00e9 la nuit du naufrage et aussi situer les responsabilit\u00e9s en amont. Un exercice de transparence salutaire dans ces circonstances tr\u00e8s douloureuses o\u00f9 le peuple s\u00e9n\u00e9galais tr\u00e8s exigeant voulait savoir les raisons d\u2019un tel drame ! Dans son principe, la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019un \u00ab Secret d\u00e9fense \u00bb n\u2019est pas discutable. Car aussi bien les autorit\u00e9s judiciaires et militaires que les professionnels de l\u2019information pourraient, chacun, avoir des interpr\u00e9tations diff\u00e9rentes des dispositions encadrant ces balises \u00e0 la libert\u00e9 d\u2019information.\nAu finish, tout d\u00e9pend du contexte et de la nature du dossier auquel les diff\u00e9rents acteurs et auteurs sont confront\u00e9s. Mais quoi qu\u2019il en soit, on voit mal au nom de quoi un pouvoir politique s\u2019arrogerait le droit de limiter le travail de journalistes d\u2019investigation, de journalistes tout court, cens\u00e9s traquer l\u2019information sensible ou fouiller dans les poubelles \u00e0 la recherche des \u00ab rats \u00bb et des \u00ab cafards \u00bb des gouvernants mais aussi de d\u00e9busquer les cadavres qu\u2019ils cachent dans les placards. Sans compter, bien s\u00fbr, les tr\u00e9sors constitu\u00e9s par de l\u2019argent public, qu\u2019ils cherchent \u00e0 dissimuler. Pape Ndiaye\n\n<h3 class=\"red\"><strong><em>LES GAL\u00c8RES DE LA PRESSE<\/em><\/strong><\/h3>\n<a href=\"https:\/\/www.enqueteplus.com\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?hl=fr&amp;q=https:\/\/www.enqueteplus.com&amp;source=gmail&amp;ust=1668189971097000&amp;usg=AOvVaw0YdgLkYSu0oYk4JKIVZ5Jj\">https:\/\/www.enqueteplus.com<\/a> La ligne de d\u00e9fense de l\u2019\u00c9tat, consiste \u00e0 s\u2019acharner et se d\u00e9fouler sur la presse et Pape Al\u00e9 Niang, au lieu d\u2019apporter des \u00e9clairages sur les informations effrayantes qui ont \u00e9t\u00e9 partag\u00e9es par le journaliste\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>Au lieu de s\u2019expliquer sur les accusations gravissimes port\u00e9es \u00e0 la connaissance du public, d\u2019abord par Ousmane Sonko et, ensuite, par Pape All\u00e9 Niang, l\u2019\u00c9tat, ayant \u00e9chou\u00e9 \u00e0 garder ses secrets, se d\u00e9fausse sur le journaliste et multiplie les sorties pour intimider les hommes de m\u00e9dias.<\/em><\/strong><\/h4>\nIl est incapable de tenir sa langue\u00a0; il divulgue tous les secrets \u00e0 lui confi\u00e9s et apr\u00e8s, il va chercher un bouc \u00e9missaire. Souvent, c\u2019est le journaliste qui trinque. Depuis l\u2019\u00e9clatement de l\u2019affaire Pape Al\u00e9 Niang, l\u2019\u00c9tat multiplie les sorties pour intimider les journalistes. \u00c0 la suite de la sortie du procureur de la R\u00e9publique, c\u2019est au tour du ministre des Forces arm\u00e9es de monter au cr\u00e9neau pour jouer au gendarme en col\u00e8re. Dans un communiqu\u00e9 sign\u00e9 par l\u2019ex-fervent d\u00e9fenseur des droits humains, Sidiki Kaba, il est indiqu\u00e9\u00a0 : \u2018\u2019La protection du secret relatif \u00e0 la d\u00e9fense nationale rel\u00e8ve d\u2019un r\u00e9gime juridique strict. Il est applicable \u00e0 l\u2019ensemble des citoyens s\u00e9n\u00e9galais (civils ou militaires) et aux \u00e9trangers qui, sans en avoir la qualit\u00e9, proc\u00e8dent \u00e0 la divulgation ou diffusion, malveillante ou non, des informations y relatives...\u2019\u2019\nTr\u00e8s d\u00e9connect\u00e9 du d\u00e9bat public qui porte surtout sur la v\u00e9racit\u00e9 ou non des affirmations port\u00e9es par le journaliste (\u00e0 propos d\u2019un suppos\u00e9 complot au niveau de la gendarmerie nationale), le ministre et avocat fait dans la menace, en faisant \u00e9talage de sa maitrise des diff\u00e9rentes lois. \u2018\u2019Les crimes et d\u00e9lits pour atteinte \u00e0 la d\u00e9fense nationale sont sanctionn\u00e9s par le Code p\u00e9nal s\u00e9n\u00e9galais en ses articles 60 et subs\u00e9quents, et notamment l\u2019article 64 qui vise toute personne qui\u00a0 : \u2018Sans intention de trahison ou d\u2019espionnage, aura port\u00e9 \u00e0 la connaissance d\u2019une personne non qualifi\u00e9e ou du public une information militaire non rendue publique par l\u2019autorit\u00e9 comp\u00e9tente\u2026\u2019 Tous les documents ayant trait \u00e0 la pr\u00e9paration et \u00e0 la conduite des op\u00e9rations, non rendus publics par l\u2019\u00c9tat-major g\u00e9n\u00e9ral des arm\u00e9es, entrent dans cette cat\u00e9gorie. Leur diffusion ou divulgation tombe sous le coup de la loi\u2019\u2019, \u00e9crit le ministre, avant de rappeler \u00e0 ceux qui interviennent dans le champ de la diffusion de l\u2019information\u00a0\u2018\u2019de pr\u00eater une attention particuli\u00e8re \u00e0 ne pas diffuser ou relayer des informations susceptibles de porter atteinte \u00e0 la d\u00e9fense nationale\u2026\u2019\u2019.\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>\u2018\u2019Violer la loi au nom du droit du public \u00e0 l\u2019information est conforme \u00e0 la d\u00e9ontologie\u2019\u2019<\/em><\/strong><\/h4>\nIl faut le constater que la ligne de d\u00e9fense de l\u2019\u00c9tat, c\u2019est jusque-l\u00e0 de s\u2019acharner et de se d\u00e9fouler sur la presse et Pape Al\u00e9 Niang, au lieu d\u2019apporter des \u00e9clairages sur les informations effrayantes qui ont \u00e9t\u00e9 partag\u00e9es par le journaliste. Cette posture qui laisse \u00e0 la limite croire que tout ce qui a \u00e9t\u00e9 dit par le journaliste est vrai menace plus la d\u00e9fense nationale et la stabilit\u00e9 du S\u00e9n\u00e9gal que le fait de divulguer un tel contenu.\nQuant aux journalistes, ils semblent bien au fait de ces concepts fourre-tout (secret-d\u00e9fense, secret de l\u2019instruction, document confidentiel\u2026).\nEn v\u00e9rit\u00e9, \u00e0 lire beaucoup d\u2019hommes et de femmes des m\u00e9dias qui n\u2019ont eu de cesse d\u2019apporter des \u00e9clairages depuis le d\u00e9but de l\u2019affaire, les pr\u00e9occupations du journaliste sont ailleurs. Il s\u2019agit surtout, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de cette interdiction d\u2019informer que brandit le pouvoir, de d\u00e9fendre un autre principe sacro-saint qu\u2019est le droit du public \u00e0 l\u2019information.\nAncien secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du Synpics, le journaliste Mademba Ndiaye pose le d\u00e9bat en ces termes\u00a0 : \u2018\u2019La question est la suivante\u00a0 : le journaliste doit-il respecter la loi ou le droit du public \u00e0 l\u2019information, quitte \u00e0 violer la loi ?\u2019\u2019 Sur son compte Twitter, il semble y apporter une r\u00e9ponse on ne plus tranchante.\u00a0\u2018\u2019Je consid\u00e8re que violer la loi, exclusivement au nom du droit du public \u00e0 l\u2019information, est un principe conforme \u00e0 la d\u00e9ontologie des journalistes. Assumer les cons\u00e9quences de ce viol est aussi un principe conforme \u00e0 la d\u00e9ontologie\u2019\u2019, indique-t-il, non sans soulever par ailleurs une question subsidiaire\u00a0 : \u2018\u2019Papa Al\u00e9 Niang a-t-il viol\u00e9 la loi ? Je n\u2019en sais strictement rien, personnellement, avec les bribes d\u2019informations que j\u2019ai.\u2019\u2019\nDans tous les cas, a pr\u00e9cis\u00e9 ce pionnier de \u2018\u2019Walf Quotidien\u2019\u2019, si les journalistes se mettaient \u00e0 lire la loi, aucun article ne paraitrait. \u2018\u2019M\u00eame en sport, ironise-t-il, car montrer une sportive en tenue de natation pourrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme attentat \u00e0 la pudeur. Le journaliste n\u2019a que faire de la loi. Il est le seul juge (avec sa r\u00e9daction) de la qualit\u00e9 de l'information qu'il a. C\u2019est \u00e0 lui d\u2019appr\u00e9cier si cette information m\u00e9rite d\u2019\u00eatre port\u00e9e \u00e0 la connaissance du public ou non. Il peut la jeter \u00e0 la poubelle, m\u00eame si sa publication ne violerait aucune loi. Par contre, s\u2019il juge que le public a le droit de connaitre cette info, il la publie, m\u00eame si cela viole la loi. La d\u00e9ontologie est sauve. Le reste, c'est l\u2019affaire du procureur qui peut poursuivre, s\u2019il le juge n\u00e9cessaire\u2019\u2019.\nPour lui, le d\u00e9fi, pour les journalistes, c\u2019est de faire en sorte que la loi soit conforme au droit du public \u00e0 l\u2019information (garanti par l\u2019article 8 de la Constitution).\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>Le secret de l\u2019instruction, cet autre traquenard\u00a0!<\/em><\/strong><\/h4>\nD\u00e8s lors, les confrontations semblent in\u00e9luctables. Alors que pour les hommes de m\u00e9dias, la libert\u00e9 d\u2019informer dans le respect des r\u00e8gles d\u2019\u00e9thique et de d\u00e9ontologie semble \u00eatre mise en avant, l\u2019\u00c9tat, lui, semble s\u2019arcbouter aux mythes du secret et de la confidentialit\u00e9. Et ces interdictions ne se limitent pas seulement \u00e0 la sph\u00e8re militaire. Elles concernent \u00e9galement d\u2019autres domaines tels que la justice ou m\u00eame l\u2019Administration.\nIl y a quelques ann\u00e9es, lors d\u2019une rentr\u00e9e solennelle des cours et tribunaux, le procureur Guibril Camara faisait un expos\u00e9 m\u00e9morable sur le secret de l\u2019instruction et le droit \u00e0 l\u2019information. Pour lui, il\u00a0est au moins clair que les relations entre la presse et la justice semblent fond\u00e9es sur une opposition naturelle d\u00e9coulant de la logique propre \u00e0 chacune de ces institutions. Tout en pr\u00f4nant les conditions d\u2019une justice efficace \u00e0 rendre dans la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9, il appelait \u00e0 ne pas br\u00fbler syst\u00e9matiquement la presse.\n\u2018\u2019Comment la justice, dont la d\u00e9marche doit toujours \u00eatre empreinte de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 et d\u2019objectivit\u00e9, pourrait-elle s\u2019accommoder d\u2019une presse travaillant presque toujours dans l\u2019urgence et la fr\u00e9n\u00e9sie (\u2026)\u00a0? Mais ne faisons pas trop vite ou trop syst\u00e9matiquement le proc\u00e8s de la presse.\nCelle-ci ne rev\u00eat pas toujours, face \u00e0 la justice, le manteau d\u2019\u00e9pouvantail qu\u2019on lui fait enfiler.\nElle n\u2019est parfois, d\u2019ailleurs, que le bouc \u00e9missaire qui permet de pousser en arri\u00e8re-plan les autres acteurs du jeu judiciaire qui ne sont pas forc\u00e9ment exempts de reproches dans leur conduite\u2026\u2019\u2019, soutenait le parquetier.\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>\u2018\u2019Si nous n\u2019avons pas de preuve, nous sommes diffamateurs ! Si nous en avons, nous sommes des receleurs\u2019\u2019<\/em><\/strong><\/h4>\nDe l\u2019avis de Guibril Camara, les relations entre la presse et la justice sont complexes et tout sch\u00e9ma pr\u00e9\u00e9tabli risque d\u2019\u00eatre r\u00e9ducteur. Et puis, tout le monde, m\u00eame les magistrats, viole le secret\u2026 Le procureur\u00a0 : \u2018\u2019Sans avoir la\u00a0pr\u00e9tention d\u2019en dresser un tableau complet, il est, n\u00e9anmoins, possible d\u2019affirmer qu\u2019en fonction des objectifs, les rapports sont de compl\u00e9mentarit\u00e9 ou de confrontation suscitant souvent l\u2019hostilit\u00e9 dans certains milieux. Ainsi, a-t-on pu dire avec plus ou moins de bonne foi ou d\u2019animosit\u00e9 que \u2018justice et m\u00e9dias vivent en un concubinage notoire, parfois tapageur\u2019. C\u2019est que, dans plusieurs pays, tout \u00e0 la fois lass\u00e9s, instruits et parfois secr\u00e8tement s\u00e9duits par les sorties m\u00e9diatiques de quelques avocats talentueux, les juges les plus audacieux ont finalement os\u00e9 rompre une r\u00e9serve, en r\u00e9alit\u00e9 impos\u00e9e \u00e0 eux seuls.\u2019\u2019\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>Dans ce concert de violation des secrets, c\u2019est surtout le journaliste qui paie les pots cass\u00e9s<\/em><\/strong><\/h4>.\nSouvent, ses complices sont royalement ignor\u00e9s. \u00c0 ce propos, Guibril Camara soulignait\u00a0 : \u2018\u2019Lorsqu\u2019un journaliste publie une information, couverte par le secret de l\u2019instruction ou plus g\u00e9n\u00e9ralement par le secret professionnel, diverses situations juridiques peuvent \u00eatre envisag\u00e9es.\u00a0Si l\u2019information contient des imputations diffamatoires dont il ne peut pas ou n\u2019a pas le droit de rapporter la preuve, il est, bien \u00e9videmment, passible de condamnation pour diffamation. S\u2019il publie ou produit la pi\u00e8ce qui prouve la v\u00e9racit\u00e9 de l\u2019information, il est passible de poursuites pour recel de secret professionnel ou de l\u2019instruction. Devant une telle \u00e9vidence juridique, Louis Marie Horreau du \u2018Canard Encha\u00een\u00e9\u2019, tout \u00e0 la fois d\u00e9pit\u00e9 et sarcastique, a eu le commentaire suivant : \u2018Si nous n\u2019avons pas de preuve, nous sommes diffamateurs ! Si nous en avons, nous sommes des receleurs.\u2019\u2019\u2019.\n\n<h3 class=\"red\"><strong><em>Pape Al\u00e9 Niang en prison : \u00abQue l\u2019Etat du S\u00e9n\u00e9gal arr\u00eate ces violations de la libert\u00e9 de la presse\u00bb<\/em><\/strong><\/h3>\n<strong><a href=\"https:\/\/senego.com\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?hl=fr&amp;q=https:\/\/senego.com&amp;source=gmail&amp;ust=1668189971097000&amp;usg=AOvVaw02yDmRB0xLLOojS5_8Pq3Z\">https:\/\/senego.com<\/a> Le juge du deuxi\u00e8me cabinet a envoy\u00e9 envoy\u00e9 mercredi en prison Pape Al\u00e9 Niang. A la grande d\u00e9sapprobation de l\u2019un de ses avocats, Me Moussa Sarr qui dit basta\u00a0 \u00e0 l\u2019instrumentalisation de la justice pour r\u00e9gler des comptes.\u00a0<\/strong>\nL\u2019administrateur du site Dakarmatin a pass\u00e9 mercredi sa premi\u00e8re nuit en prison, apr\u00e8s son face \u00e0 face avec le juge du 2e cabinet. Une \u00ab\u00a0d\u00e9tention arbitraire, selon Me Moussa Sarr, un de ses avocats, face \u00e0 la presse.\n\u00ab\u00a0On ne peut lui reprocher d\u2019utiliser des messages qui sont sur les r\u00e9seaux sociaux pour en tirer les cons\u00e9quences. Faire son travail d\u2019investigation journalistique pour \u00e9clairer l\u2019opinion publique. Sa place n\u2019est pas en prison. Il faut que l\u2019Etat du S\u00e9n\u00e9gal prenne ses responsabilit\u00e9s, il faut qu\u2019il arr\u00eate ces violations de libert\u00e9 de la presse. Parce que sans libert\u00e9 de presse, il n\u2019y a pas de d\u00e9mocratie. La prison n\u2019est pas une r\u00e9ponse \u00e0 des probl\u00e8mes politiques. Les probl\u00e8mes politiques ne se r\u00e8glent par des d\u00e9bats politiques\u00a0\u00bb.\nPape Al\u00e9 Niang a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 dimanche dernier par la Suret\u00e9 urbaine. Le journaliste d\u2019investigation est inculp\u00e9 des chefs de divulgation d\u2019informations non rendues publiques par l\u2019autorit\u00e9 comp\u00e9tente de nature \u00e0 nuire \u00e0 la D\u00e9fense nationale, recel de documents administratifs et militaires et de diffusion de fausses nouvelles de nature \u00e0 jeter le discr\u00e9dit sur les institutions publiques.\n\n<h3 class=\"red\"><strong><em>Alioune Tine, fondateur de Afrikajom center : \u00abLa protection des journalistes et des sources doit \u00eatre garanti par l\u2019Etat\u00bb<\/em><\/strong><\/h3>\n<a href=\"https:\/\/www.sudquotidien.sn\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?hl=fr&amp;q=https:\/\/www.sudquotidien.sn&amp;source=gmail&amp;ust=1668189971097000&amp;usg=AOvVaw0WC7ZqIYqGavzvr0nVcM9t\">https:\/\/www.sudquotidien.sn<\/a> Devrait-on occulter les faits relev\u00e9s dans un rapport commandit\u00e9 par le Haut commandement territorial au profit du fait qu\u2019ils sont consid\u00e9r\u00e9s attentatoires \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 publique et susceptibles d\u2019occasionner des troubles\u00a0? R\u00e9pondant \u00e0 cette question, Alioune Tine, expert des droits de l\u2019homme ind\u00e9pendant de l\u2019ONU au Mali balaye d\u2019un revers de main cette posture peu r\u00e9publicaine de nos dirigeants. De prime abord, il dit que la question de secret d\u00e9fense a permis de couvrir des faits tr\u00e8s graves, de mal-gouvernance dans le domaine de la s\u00e9curit\u00e9 en Afrique. Pour s\u2019en convaincre, il liste des cas pratiques notamment avec l\u2019achat d\u2019avions, d\u2019h\u00e9licopt\u00e8res et des arm\u00e9es au Nig\u00e9ria et au Mali.\u00a0<em>\u00abDans nos Etats, ces pratiques, disons-le, peu catholiques semblent \u00eatre le propre de nos gouvernants qui gouvernent mal et qui, pour se tirer d\u2019affaires, pr\u00e9textent la d\u00e9fense, la s\u00e9curit\u00e9 et la suret\u00e9\u00bb.<\/em>\n<strong><em>Alioune Tine est d\u2019avis que la protection des journalistes ainsi que des sources doit \u00eatre assur\u00e9e par les Etats. Parce qu\u2019ils participent \u00e0 la bonne gouvernance de nos Etats.\u00a0\u00abLa protection des journalistes et des sources doivent \u00eatre garanti par l\u2019Etat\u00bb,\u00a0dit-il. Parce que\u00a0\u00abc\u2019est fondamental pour l\u2019Etat de droit mais \u00e9galement pour la bonne marche de la d\u00e9mocratique\u00bb.\u00a0Tr\u00e8s souvent, poursuit-il,\u00a0\u00abnos gouvernants cachent des choses qui, lorsqu\u2019on les d\u00e9couvre, posent de s\u00e9rieux probl\u00e8mes de d\u00e9mocratie et de gouvernance\u00bb.<\/em><\/strong>\nPas du tout d\u2019accord avec l\u2019arrestation du journaliste d\u2019investigation, Pape Al\u00e9 Niang, Alioune Tine dit ceci\u00a0 : \u00a0<em>\u00abSinc\u00e8rement, je pense qu\u2019on a besoin de journalistes d\u2019investigation qui portent \u00e0 la place publique ce que nos dirigeants cachent. Et souvent ce sont des choses graves qui rel\u00e8vent de l\u2019Etat de droit, de la d\u00e9mocratie et de la gouvernance\u00bb.<\/em>\u00a0Le travail de journaliste d\u2019investigation, ajoutera-il,\u00a0<em>\u00abC\u2019est effectivement divulguer des choses cach\u00e9es, pour que nul n\u2019en ignore, mais aussi pour que les gouvernants comprennent effectivement qu\u2019ils sont tenus de bien gouverner\u00a0le bien commun, pour tendre vers un d\u00e9veloppement harmonieux et durable\u00bb.<\/em>\nTine de rappeler, pour convaincre, l\u2019histoire des 45,3 milliards parmi tant d\u2019autres faits qui posent un v\u00e9ritable probl\u00e8me de gouvernance. Mieux, aussi tient-il \u00e0 mettre en exergue l\u2019histoire du scandale du Watergate aux Etats-Unis, avec le pr\u00e9sident Richard Nixon, lorsque 12 journalistes ont enqu\u00eat\u00e9 pour r\u00e9v\u00e9ler l\u2019espionnage d\u2019un parti politique qui fait d\u00e9missionner le pr\u00e9sident Nixon.<strong>JEAN PIERRE MALOU<\/strong>\n\n<h3 class=\"red\"><strong><em>Jean Denis Ndour, 2\u00e8me vice-pr\u00e9sident de la LSDH \u00abLe v\u00e9ritable d\u00e9bat,c\u2019est la question de la transparence en d\u00e9mocratie\u00bb<\/em><\/strong><\/h3>\n<a href=\"https:\/\/www.sudquotidien.sn\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?hl=fr&amp;q=https:\/\/www.sudquotidien.sn&amp;source=gmail&amp;ust=1668189971097000&amp;usg=AOvVaw0WC7ZqIYqGavzvr0nVcM9t\">https:\/\/www.sudquotidien.sn<\/a> R\u00e9pondant \u00e0 la question de savoir si la confidentialit\u00e9 des documents doit-elle prendre le dessus sur la v\u00e9rit\u00e9 des faits, Jean Denis Ndour, 2<sup>\u00e8me<\/sup>\u00a0vice-pr\u00e9sident de la Ligue s\u00e9n\u00e9galaises des droits humains (Lsdh) pr\u00e9cise que la confidentialit\u00e9 implique l\u2019interdiction de divulguer \u00e0 des tiers ou personnes non autoris\u00e9es des informations \u00e0 caract\u00e8re confidentiel. Contrairement au secret, l\u2019obligation de confidentialit\u00e9 n\u2019est pas sanctionn\u00e9e en tant que telle.\nSelon lui,\u00a0<em>\u00abla communication des documents doit \u00eatre refus\u00e9e lorsqu\u2019elle pourrait porter atteinte \u00e0 l\u2019exercice des activit\u00e9s r\u00e9galiennes de l\u2019\u00c9tat et \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral. <\/em><em><strong>L\u2019appr\u00e9ciation se fait au niveau du contenu des documents : il convient de rechercher si, eu \u00e9gard au contenu des documents, leur divulgation risque effectivement de porter atteinte \u00e0 un secret dont les faits renvoient au droit \u00e0 l\u2019information\u00bb.<\/strong><\/em>\nToutefois, fait-il savoir,\u00a0<em>\u00able v\u00e9ritable d\u00e9bat, ici, c\u2019est la question de la transparence en d\u00e9mocratie\u00bb<\/em>. Pour s\u2019en convaincre, il rapporte les propos de Jean-Denis Bredin qui dit ceci : \u00a0<em>\u00abLa transparence ne peut souffrir des domaines interdits, le mensonge, le myst\u00e8re, le secret, la discr\u00e9tion, tous les artifices qui dissimulent la v\u00e9rit\u00e9. Au nom de la transparence, le droit \u00e0 l\u2019information tend \u00e0 devenir un droit absolu. Les images qui restent dans l\u2019ombre, les paroles qui se disent sous le sceau de la confidence, deviennent suspectes.\u00bb\u00a0<\/em>Autrement dit, la transparence n\u2019est plus seulement un\u00a0<em>\u00abdroit\u00bb,<\/em>\u00a0elle est une\u00a0<em>\u00abexigence morale\u00bb.<\/em>\u00a0A l\u2019en croire,<em>\u00a0\u00abelle est la pierre angulaire sur laquelle repose notre soci\u00e9t\u00e9 qui pr\u00f4ne la d\u00e9mocratie\u00bb,\u00a0<\/em>soutient-il. Il poursuit\u00a0 : \u00a0<em>\u00abIl faut le reconnaitre, les notions de transparence et de secret renvoient aux droits fondamentaux qui gouvernent notre soci\u00e9t\u00e9\u00bb.\u00a0<\/em>C\u2019est ce qui explique que leurs relations soient complexes et int\u00e9ressent tout le champ social : secret d\u00e9fense, secret bancaire et nouvelles fronti\u00e8res entre le priv\u00e9 et le public etc.\nPour rappel, tient-il encore \u00e0 pr\u00e9ciser,\u00a0<em>\u00abdans le pr\u00e9ambule de la Charte des devoirs et des droits des journalistes dite \u00ab\u00a0Charte de Munich\u00a0\u00bb il est dit que : \u2018\u2019La responsabilit\u00e9 des journalistes vis-\u00e0-vis du public, prime sur toute autre responsabilit\u00e9, en particulier \u00e0 l\u2019\u00e9gard de leurs employeurs et des pouvoirs publics\u2019\u2019.<\/em>\u00a0<em>C\u2019est pourquoi nous invitons l\u2019Etat \u00e0 diligenter cette affaire avec s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 pour permettre aux journalistes en g\u00e9n\u00e9ral de faire convenablement leur travail<\/em>.\u00a0<em>Pour nous, \u00eatre journaliste, c\u2019est une vocation, c\u2019est une formation, c\u2019est une profession de foi. Quelles que soient les opinions, il y a une mani\u00e8re de pratiquer ce m\u00e9tier, d\u2019aller chercher les faits, d\u2019aller chercher la v\u00e9rit\u00e9, quel que soit son camp. En m\u00eame temps, nous invitons les journalistes \u00e0 agir en toute responsabilit\u00e9 dans le traitement de l\u2019information au quotidien\u00bb,\u00a0<\/em>conseille-t-il.<strong>JEAN PIERRE MALOU<\/strong>\n\n<h3 class=\"red\"><strong><em>Affaire Pape Ale Niang : quand le principe de \u00abconfidentialit\u00e9\u00bb plombe le droit d\u2019informer<\/em><\/strong><\/h3>\n<strong><a href=\"https:\/\/www.sudquotidien.sn\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?hl=fr&amp;q=https:\/\/www.sudquotidien.sn&amp;source=gmail&amp;ust=1668189971097000&amp;usg=AOvVaw0WC7ZqIYqGavzvr0nVcM9t\">https:\/\/www.sudquotidien.sn<\/a> Le journaliste ind\u00e9pendant et administrateur du site d\u2019information\u00a0<\/strong><em><strong>\u00abDakarmatin\u00bb,<\/strong><\/em><strong>\u00a0Pape Al\u00e9 Niang a \u00e9t\u00e9\u00a0inculp\u00e9\u00a0hier, mercredi 9 novembre\u00a0et\u00a0plac\u00e9 sous mandat de d\u00e9p\u00f4t dans le cadre l\u2019affaire de\u00a0divulgation\u00a0des documents class\u00e9s confidentiels.\u00a0Depuis le d\u00e9but de cette affaire, mise en branle par le procureur de la R\u00e9publique le 6 novembre dernier, le principe de la confidentialit\u00e9 semble prendre le dessus sur les faits d\u2019une extr\u00eame gravit\u00e9 contenus dans le rapport de la Gendarmerie nationale initi\u00e9 par l\u2019ancien patron de la Gendarmerie nationale, le G\u00e9n\u00e9ral Jean Baptiste Tine sur l\u2019affaire capitaine Seydina Oumar Tour\u00e9.<\/strong>\nL\u2019administrateur du site d\u2019information \u00abDakarmatin\u00bb, Pape Al\u00e9 Niang a pass\u00e9 sa premi\u00e8re nuit de prison. D\u00e9f\u00e9r\u00e9 au Parquet hier, mercredi 9 novembre, apr\u00e8s trois jours de garde \u00e0 vue, le journaliste ind\u00e9pendant, tr\u00e8s critique vis-\u00e0-vis du pouvoir en place, a \u00e9t\u00e9 finalement inculp\u00e9 et plac\u00e9 sous mandat de d\u00e9p\u00f4t par le juge d\u2019instruction du deuxi\u00e8me cabinet, Mamadou Seck. Les chefs d\u2019accusation retenus contre lui sont : \u00abdivulgation d\u2019informations non rendues publiques par l\u2019autorit\u00e9 comp\u00e9tente de nature \u00e0 nuire \u00e0 la D\u00e9fense nationale\u00a0; recel de documents administratifs et militaires\u00a0; diffusion de fausses nouvelles de nature \u00e0 jeter le discr\u00e9dit sur les institutions publiques\u00bb.\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>Engag\u00e9e, le 6 novembre dernier \u00e0 la suite de l\u2019arrestation du journaliste par des \u00e9l\u00e9ments de la Suret\u00e9 urbaine agissant sur ordre du procureur de la R\u00e9publique, cette affaire a suscit\u00e9 plusieurs r\u00e9actions. Toutefois, les faits graves incrimin\u00e9s dans le rapport de la Gendarmerie nationale sont rel\u00e9gu\u00e9s au second plan au profit de la violation du principe de \u00abconfidentialit\u00e9 des documents administratifs\u00bb.<\/em><\/strong><\/h4>\nEn effet, hormis des organisations du secteur de la presse nationale notamment la Coordination des associations de presse du S\u00e9n\u00e9gal (Cap) ou encore de d\u00e9fenses des droits de l\u2019homme comme Amnesty S\u00e9n\u00e9gal et certains responsables de l\u2019opposition, qui ont condamn\u00e9 vigoureusement cette arrestation et exigent la lib\u00e9ration imm\u00e9diate et sans conditions du journaliste au nom du principe de la libert\u00e9 de la presse, la plupart des r\u00e9actions notamment celles des autorit\u00e9s en place et certaines personnalit\u00e9s proches du r\u00e9gime r\u00e9duisent le d\u00e9bat autour du respect de la \u00abconfidentialit\u00e9 des documents administratifs\u00bb en occultant les faits incrimin\u00e9s par ce rapport d\u2019enqu\u00eate interne de la Gendarmerie qui auraient mouill\u00e9 des hautes autorit\u00e9s dans des faits r\u00e9prim\u00e9s par la loi. Commandit\u00e9 par l\u2019ex Haut commandant de la Gendarmerie nationale, le g\u00e9n\u00e9ral Jean Baptiste Tine \u00e0 la suite des accusations de \u00abviolation de ses obligations militaires\u00bb contre le capitaine Seydina Oumar Tour\u00e9, alors officier de police judiciaire \u00e0 la section de recherches de la Gendarmerie en charge de l\u2019enqu\u00eate pr\u00e9liminaire dans l\u2019affaire du viol opposant Adji Sarr et Ousmane Sonko, ce rapport qui aurait \u00e9t\u00e9 remis au chef de l\u2019Etat, disculperait le jeune officier de toutes les accusations qui lui ont valu sa radiation du corps des cadres de la Gendarmerie nationale. Ainsi, ces derni\u00e8res, tout en ne remettant pas question le contenu de ce document encore moins son authenticit\u00e9, se contentent \u00e0 rappeler le caract\u00e8re sup\u00e9rieur de \u00absecret d\u00e9fense\u00bb et du \u00absecret de l\u2019instruction\u00bb sur les libert\u00e9s de presse, d\u2019expression et le droit du public \u00e0 l\u2019information.\nMieux, selon toujours des informations rendues publiques, ce document r\u00e9v\u00e9l\u00e9 par le journaliste Pape Al\u00e9 Niang est conforme \u00e0 celui que le leader de Pastef avait brandi lors de sa conf\u00e9rence de presse le 4 novembre au lendemain de son audition. Certaines hautes autorit\u00e9s seraient impliqu\u00e9es dans des actes de falsification de proc\u00e8s-verbal d\u2019enqu\u00eate dans le but d\u2019enfoncer Ousmane Sonko accus\u00e9 de viol par Adji Sarr. Le refus du jeune capitaine Seydina Oumar Tour\u00e9 d\u2019ex\u00e9cuter cet ordre serait \u00e0 l\u2019origine de ses d\u00e9bords qui l\u2019ont conduit \u00e0 sa radiation.\nLe journaliste, dans le cadre de cette affaire, n\u2019est pas accus\u00e9 d\u2019avoir viol\u00e9 le principe de \u00abrespecter la v\u00e9rit\u00e9, quelles qu\u2019en puissent \u00eatre les cons\u00e9quences pour lui-m\u00eame, et ce, en raison du droit que le public a, de conna\u00eetre la v\u00e9rit\u00e9\u00bb, tel que recommand\u00e9 par l\u2019article 1 de la Charte de d\u00e9ontologie de Munich (ou D\u00e9claration des devoirs et des droits des journalistes), sign\u00e9e le 24 novembre 1971 \u00e0 Munich.\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>D\u00e9finition du journalisme d\u2019investigation, selon l\u2019Unesco<\/em><\/strong><\/h4>\n\u00abLe journalisme d\u2019investigation implique d\u2019exposer au public des affaires dissimul\u00e9es de mani\u00e8re d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e par une personne dans une position de pouvoir ou cach\u00e9es accidentellement car elles \u00e9taient noy\u00e9es dans une masse de faits et de circonstances qui en obscurcissaient la compr\u00e9hension. Il n\u00e9cessite d\u2019utiliser des sources et des documents confidentiels ou publics.\u00bb<strong>Nando Cabral GOMIS<\/strong>\n\n<h3 class=\"red\"><strong><em>La presse annonce une marche nationale et le boycott des activit\u00e9s de l\u2019Etat\u2026<\/em><\/strong><\/h3>\n<a href=\"https:\/\/www.rewmi.com\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?hl=fr&amp;q=https:\/\/www.rewmi.com&amp;source=gmail&amp;ust=1668189971097000&amp;usg=AOvVaw0BvWU6mDy4nBgAfd1x8LrB\">https:\/\/www.rewmi.com<\/a> Le monstre est toujours l\u00e0, la face hideuse. Le journaliste Pape Al\u00e9 Niang est en prison depuis, hier mercredi. Une d\u00e9cision qui a indign\u00e9 plus d\u2019un, notamment l\u2019Association de Presse s\u00e9n\u00e9galaise. sur les les ondes de la Rfm, Mamadou Thior a soutenu que les journalistes vont d\u00e9rouler leur plan d\u2019action, comme en 2004, lors de l\u2019arrestation de Madiambal Diagne.\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>Test ADN de Sonko : Abdou Mbow r\u00e9pond \u00e0 Bassirou Diomaye Faye<\/em><\/strong><\/h4>\nLe refus d\u2019Ousmane Sonko de se soumettre \u00e0 un test ADN lors de son audition devant le Doyen des Juges d\u2019Instruction continue de susciter la controverse. En d\u00e9but de soir\u00e9e lors d\u2019une conf\u00e9rence de presse du Bureau politique de PASTEF, Bassirou Diomaye Faye a de nouveau martel\u00e9 le niet cat\u00e9gorique de\u00a0 son leader de se plier \u00e0 un tel proc\u00e9d\u00e9 : \u00ab\u00a0Les patriotes ne laisseront jamais Ousmane Sonko donner une demi-goutte de son sang. La justice a besoin de preuves pour dire le droit et non de son sang pour aller voir je ne\u00a0 sais qui\u00a0\u00bb, d\u00e9clarait-il.\nApr\u00e8s cette sortie, Abdou Mbow, porte-parole adjoint de l\u2019Alliance pour la R\u00e9publique (APR) et d\u00e9put\u00e9 membre de la coalition pr\u00e9sidentielle Benno Bok Yakar, a d\u00e9nonc\u00e9 une campagne d\u2019intox et de manipulation.\u00a0 \u00ab\u00a0Je voudrais dire \u00e0 l\u2019endroit de l\u2019opinion nationale et internationale que le Pastef continue dans la manipulation, le mensonge et la calomnie en \u00e9voquant que le juge d\u2019instruction a demand\u00e9 du sang pour un test ADN, a estim\u00e9 le Pr\u00e9sident de la Commission les Lois de l\u2019Assembl\u00e9e. Nous savons tous que pour faire un test ADN, on n\u2019a pas obligatoirement besoin de donner son sang, m\u00eame un seul cheveu suffit pour le faire. Le juge a juste demand\u00e9 de se soumettre au test ADN. L\u2019opinion attend du Pastef et de son leader qu\u2019ils r\u00e9pondent \u00e0 la question : \u00ab\u00a0POURQUOI REFUSER UN TEST ADN\u00a0\u00bb au lieu de chercher encore une \u00e9ni\u00e8me tentative de manipulation de l\u2019opinion comme \u00e0 leur habitude\u201d, dit le parlementaire repris par Seneweb\n\n<h3 class=\"red\"><strong><em>Macky en grand danger\u2026un grand alli\u00e9 quitte Benno<\/em><\/strong><\/h3>\n<a href=\"https:\/\/www.xibaaru.sn\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?hl=fr&amp;q=https:\/\/www.xibaaru.sn&amp;source=gmail&amp;ust=1668189971097000&amp;usg=AOvVaw2Rgh1c5Yw2einGtQjXOvV3\">https:\/\/www.xibaaru.sn<\/a> La question du troisi\u00e8me mandat est un v\u00e9ritable probl\u00e8me pour le chef de l\u2019Etat. Depuis quelques temps, Macky Sall tend dangereusement vers une troisi\u00e8me candidature controvers\u00e9e en 2024. Une d\u00e9cision que tout le monde ne partage pas. Des voix s\u2019\u00e9l\u00e8vent de tout bord pour inviter le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique \u00e0 ne pas tenter \u00ab le diable \u00bb. Cette contestation touche d\u00e9sormais la mouvance pr\u00e9sidentielle. De nombreux leaders ont quitt\u00e9 le navire. A quinze mois de la pr\u00e9sidentielle, une grosse recrue de Macky est sur le point de lui tourner le dos\u2026\nLe troisi\u00e8me mandat est de plus en plus contest\u00e9. Tous les proches de Macky dot\u00e9s de raison savent que ce projet est un v\u00e9ritable danger pour la stabilit\u00e9 de la R\u00e9publique. Aminata Tour\u00e9 qui a vu le danger venir, a tr\u00e8s vite abandonn\u00e9 le navire fou de Benno Bokk Yakaar. Un d\u00e9part qui a fait d\u2019elle une cible \u00e0 abattre pour ses anciens camarades de parti. Mais l\u2019ancienne premi\u00e8re ministre semble ne pas \u00eatre la seule \u00e0 contester une telle d\u00e9cision. Le patron de Rewmi est sur les traces de Mimi.\n<em><a href=\"https:\/\/www.xibaaru.sn\/idrissa-seck-remobilise-troupes-communique-rewmi\/\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?hl=fr&amp;q=https:\/\/www.xibaaru.sn\/idrissa-seck-remobilise-troupes-communique-rewmi\/&amp;source=gmail&amp;ust=1668189971097000&amp;usg=AOvVaw1k9ZUmxXUml6u92jwZdlvl\"><strong>Mort politiquement, Idrissa Seck refait son come-back<\/strong><\/a>.<\/em>\nEn effet, depuis le dernier remaniement, il s\u2019est mur\u00e9 dans un silence de cimeti\u00e8re. Humili\u00e9 aux derni\u00e8res \u00e9lections, beaucoup estimaient qu\u2019il allait \u00eatre d\u00e9barqu\u00e9 de son poste de pr\u00e9sident du Conseil \u00c9conomique Social et Environnemental (CESE). Mais il semble que Macky reste attach\u00e9 \u00e0 son \u00abNdamal Cadior\u00bb. Idy continue de garder tous les privil\u00e8ges dont il b\u00e9n\u00e9ficie depuis qu\u2019il est devenu un \u00e9l\u00e9ment incontest\u00e9 du \u00abMburook Soow\u00bb. Ce malgr\u00e9 la racl\u00e9e aux locales et aux l\u00e9gislatives.\nIdy devrait m\u00eame \u00eatre le nouveau premier ministre. Mais le d\u00e9part de Mimi Tour\u00e9 a chamboul\u00e9 les plans de Macky Sall. Le chef de l\u2019Etat qui ne sait plus o\u00f9 mettre cet alli\u00e9 encombrant l\u2019a juste laiss\u00e9 \u00e0 son poste. \u00c0 quelques mois de la pr\u00e9sidentielle de 2024, Idrissa Seck veut retrouver sa place dans le jeu politique. Mais cette place, Macky le lui a fait perdre depuis qu\u2019il a fait de lui un \u00ab transhumant\u00a0\u00bb.\nMais Idrissa Seck veut prendre la place de Macky Sall en 2024. Le week-end dernier, il a rassembl\u00e9 tout son \u00e9tat-major pour maximiser ses chances avant lors de l\u2019ultime bataille.\u00a0 Un recensement g\u00e9n\u00e9ral des militants et responsables du Parti Rewmi au S\u00e9n\u00e9gal et dans la Diaspora a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 par Idy devenu un ren\u00e9gat aux yeux de ses camarades de l\u2019opposition. Lors de cette rencontre, les militants, qui lui ont renouvel\u00e9 leurs engagements, ont m\u00eame demand\u00e9 \u00e0 Idrissa Seck d\u2019\u00eatre le candidat du parti Rewmi \u00e0 la pr\u00e9sidentielle 2024, au mieux celui de la Coalition pr\u00e9sidentielle, Benno Bokk Yakaar (BBY).\nIdrissa Seck a esquiv\u00e9 la question en public, mais l\u2019ancien maire de Thi\u00e8s ne compte pas couler avec Macky dans la pol\u00e9mique du\u00a0<a href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/afrique\/senegal-pas-de-3e-mandat-pour-macky-sall-leitmotiv-de-la-societe-civile-28-10-2022-2495602_3826.php\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?hl=fr&amp;q=https:\/\/www.lepoint.fr\/afrique\/senegal-pas-de-3e-mandat-pour-macky-sall-leitmotiv-de-la-societe-civile-28-10-2022-2495602_3826.php&amp;source=gmail&amp;ust=1668189971097000&amp;usg=AOvVaw2oMjgdvmeV4Ct8DL8XJ4oN\"><strong>troisi\u00e8me mandat<\/strong><\/a>. Il a un go\u00fbt d\u00e9mesur\u00e9 pour le pouvoir. Il ne prendra pas le risque de tout perdre dans le \u00abni oui ni non \u00bb de Macky Sall. Et la traque de Ousmane Sonko par son \u00e9ternel rival pourrait permettre au Rewmiste de revenir dans la course. Malheureusement, ce combat n\u2019est pas gagn\u00e9 d\u2019avance. Idy a trahi les siens pour faire \u00ab\u00a0copain-copain\u00a0\u00bb avec Macky.\nLe leader de Rewmi est toujours anim\u00e9 par ce r\u00eave de devenir le \u00ab\u00a05<sup>\u00e8me<\/sup>\u00a0\u00bb pr\u00e9sident de la r\u00e9publique du S\u00e9n\u00e9gal. Tout ce qui l\u2019importe ce sont les d\u00e9lices du pouvoir. Sentant la fin du r\u00e8gne de Macky Sall avec cette question de troisi\u00e8me mandat, il va s\u2019accrocher \u00e0 un nouveau rempart.\nApr\u00e8s Aminata Tour\u00e9, l\u2019ex homme fort de Thi\u00e8s pourrait \u00eatre le prochain leader \u00e0 l\u00e2cher Macky et son projet. Mais il ne sera pas le seul. Car d\u2019autres leaders pr\u00e9sidentiables de la coalition Benno Bokk Yaakaar ne prendraient pas le risque de rester sous l\u2019ombre d\u2019un chef dont le r\u00e8gne est finissant. La grogne sur le \u00ab\u00a0mandat de trop\u00a0\u00bb gagne du terrain et Macky aura besoin d\u2019un miracle pour convaincre la majorit\u00e9 qui le fera gagner au 1<sup>er<\/sup>\u00a0tour en 2024.<strong>Aliou Niakaar Ngom pour Xibaaru<\/strong>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CAMPAGNE ARACHIDI\u00c8RE : LE PRIX PLANCHER FIX\u00c9 \u00c0 275 LE KG (OFFICIEL) Dakar, 10 nov (APS) \u2013 Le chef de l\u2019Etat a d\u00e9cid\u00e9, mercredi en Conseil des ministres, de fixer le prix plancher d\u2019achat au producteur du kilogramme d\u2019arachide \u00e0 275 FCFA contre 250 FCFA lors de la pr\u00e9c\u00e9dente campagne, a-t-on appris de source officielle. 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