{"id":4266,"date":"2022-09-29T17:31:41","date_gmt":"2022-09-29T17:31:41","guid":{"rendered":"https:\/\/rp221.com\/?p=4266"},"modified":"2022-09-29T17:31:44","modified_gmt":"2022-09-29T17:31:44","slug":"a-diender-lagriculture-biologique-prend-ses-marques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rp221.com\/?p=4266","title":{"rendered":"A DIENDER, L\u2019AGRICULTURE BIOLOGIQUE PREND SES MARQUES"},"content":{"rendered":"\n<h3 class=\"red\"><strong><em>A DIENDER, L\u2019AGRICULTURE BIOLOGIQUE PREND SES MARQUES<\/em><\/strong><\/h3>\nDakar, 29 sept (APS) - Des producteurs de l\u2019arrondissement de Diender ont choisi de s\u2019investir dans l\u2019agro\u00e9cologie en utilisant des techniques qui tiennent compte de la pr\u00e9servation de l\u2019environnement, des \u00e9cosyst\u00e8mes et r\u00e9pondent aux exigences \u00e9conomiques et sociaux.\nA Diender, commune situ\u00e9e \u00e0 environ 30 kilom\u00e8tres de la ville de Thi\u00e8s, ils sont nombreux, les paysans qui s\u2019activent de plus en plus dans l\u2019agriculture biologique.\nEn cette fin d\u2019apr\u00e8s-midi, un microclimat souffle sur le village de Mibidieum. Assis \u00e0 l\u2019ombre d\u2019un manguier, Alioune Ndiaye, colonel \u00e0 la retraite, joue aux mots fl\u00e9ch\u00e9s.\nAg\u00e9 de 68 ans M.\u00a0Ndiaye s\u2019active dans l\u2019arboriculture et dans l\u2019agriculture biologique depuis sa retraite de l\u2019administration en 2013.\nIl est membre de la f\u00e9d\u00e9ration des agropasteurs de Diender, une association qui joue un r\u00f4le important dans la promotion des \u00e9conomies vertes dans la zone des Niayes.\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>Colonel Ndiaye affirme que l\u2019agriculture biologique n\u2019est pas forc\u00e9ment une nouveaut\u00e9 dans cette zone car elle \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pratiqu\u00e9e par ses anc\u00eatres.<\/em><\/strong><\/h4>\n\u2018\u2019Nos grands-parents pratiquaient l\u2019agriculture biologique sans le savoir. Je me rappelle bien du temps o\u00f9 l\u2019administration distribuait de l\u2019engrais mais personne n\u2019y touchait\u2019\u2019, explique-t-il.\nAvec les changements climatiques \u00e0 l\u2019\u00e9chelle plan\u00e9taire, les Etats et les organisations de d\u00e9fense de l\u2019environnement plaident pour la vulgarisation des \u00e9conomies vertes et des\u00a0activit\u00e9s de d\u00e9veloppement durable\nColonel Alioune Ndiaye fait principalement de l\u2019arboriculture biologique. Dans ses champs, on retrouve des citronniers, des manguiers, des anacardiers, des orangers et des papayers. Il n\u2019utilise pas les engrais chimiques et les pesticides.\n\u2019\u2019Certains paysans forcent le sol avec l\u2019utilisation des engrais chimiques. Mais ces m\u00e9thodes tuent la terre car chaque ann\u00e9e, il faut en mettre plus\u2019\u2019, explique t-il.\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>Utilisation des fertilisants naturels<\/em><\/strong><\/h4>\nDans la commune de Diender, les paysans utilisent plusieurs m\u00e9thodes pour obtenir de l\u2019engrais naturel. Cette technique leur permet aussi de garder les l\u00e9gumes aussi longtemps que possible apr\u00e8s la r\u00e9colte.\nPour vulgariser ces pratiques, des formations sur le compostage, le phosphatage sont organis\u00e9es pour renforcer les capacit\u00e9s des producteurs locaux.\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>La f\u00e9d\u00e9ration des agropasteurs de Diender dit m\u00eame disposer des unit\u00e9s de compostages dans la commune de Mbawane et dans celle de Bayakh.<\/em><\/strong><\/h4>\n\u2019\u2019Vous coupez les herbes, vous les broyez, vous les m\u00e9langez avec le sol, vous avez de l\u2019engrais naturel. Vous r\u00e9cup\u00e9rez les bouches de vaches, de moutons, des \u00e2nes, vous en faites un bon traitement. Cette technique fertilise le sol \u00e9galement\u2019\u2019, souligne le colonel Alioune Ndiaye.\nAutre localit\u00e9 o\u00f9 l\u2019agriculture bio tente de bousculer l\u2019agriculture conventionnelle, le village de Keur Moussa,\u00a0situ\u00e9 \u00e0 un (01) Km de Diender.\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>\u2019\u2019Dans notre localit\u00e9, la plupart des paysans sont dans l\u2019agriculture conventionnelle\u2019\u2019, signale cet agriculteur trouv\u00e9 surplace, la b\u00e8che sur les \u00e9paules sous un soleil au z\u00e9nith.<\/em><\/strong><\/h4>\nPourtant dans cette m\u00eame localit\u00e9, Mame Coumba Gu\u00e8ye, m\u00e8re de famille est cit\u00e9e comme exemple dans l\u2019agriculture biologique. Elle s\u2019active surtout dans la culture de l\u2019oignon et dit n\u2019utiliser que des fertilisants bio.\n\u2019\u2019Avant de faire la semence, on fait d\u2019abord le compostage avec les feuilles d\u2019arbres, la paille, les \u00e9cailles des poissons et les d\u00e9chets des animaux. Ce m\u00e9lange vous donne de l\u2019engrais biologique tr\u00e8s rentable et tr\u00e8s efficace pour la durabilit\u00e9\u00a0des sols\u2019\u2019, explique-t-elle.\n\u2019\u2019Ceux qui s\u2019activent dans l\u2019agro\u00e9cologie dans ce village ne sont pas nombreux. Au d\u00e9but, c\u2019\u00e9tait seulement les femmes qui utilisaient ce syst\u00e8me mais avec l\u2019appui de la f\u00e9d\u00e9ration dans la formation et dans la sensibilisation sur les cultures biologiques, les gens commencent \u00e0 comprendre les avantages de ce syst\u00e8me\u2019\u2019, poursuit-t-elle.\nLa F\u00e9d\u00e9ration nationale pour l\u2019agriculture biologique (FENAB), cr\u00e9\u00e9e en mars 2008, regroupe des organisations de producteurs, de vendeurs, de transformateurs, de consommateurs et d\u2019organisations d\u2019appui.\nLe si\u00e8ge de cette f\u00e9d\u00e9ration se trouve \u00e0 Thi\u00e8s. Elle \u0153uvre pour le d\u00e9veloppement de l\u2019agriculture biologique au S\u00e9n\u00e9gal.\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>Dans la zone des Niayes, ils sont nombreux, les paysans qui s\u2019adonnent aux cultures conventionnelles avec l\u2019utilisation des engrais chimiques<\/em><\/strong><\/h4>\nMais \u00e0 en croire le coordinateur du FENAB, Ibrahima Seck, cette technique a montr\u00e9 ses limites.\n\u2018\u2019Cette forme d\u2019agriculture qui utilise des engrais chimiques, des herbicides et d\u2019autres intrants chimiques a fini de polluer nos terres arables. Ces techniques d\u00e9gradent notre biodiversit\u00e9 animale et v\u00e9g\u00e9tale\u2019\u2019, d\u00e9nonce le coordinateur.\nSelon, Ibrahima Seck, les cultures biologiques favorisent la biodiversit\u00e9 et r\u00e9duisent les risques environnementaux.\n\u2019\u2019L\u2019agro\u00e9cologie est un syst\u00e8me de production agricole qui permet la r\u00e9silience face aux chocs exog\u00e8nes, mais aussi facilite notre adaptation aux changements climatiques. Ce syst\u00e8me permet aux producteurs de mettre sur le march\u00e9, \u00e0 chaque p\u00e9riode, des produits \u00e0 des prix r\u00e9mun\u00e9rateurs\u2019\u2019, soutient-il\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>Pour la formation des producteurs, la f\u00e9d\u00e9ration des agropasteurs de Diender a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1982, suite \u00e0 une grande s\u00e9cheresse qui affecta la zone des Niayes, entrainant une baisse de la production. Elle appuie les producteurs de Diender dans la formation et dans la sensibilisation.<\/em><\/strong><\/h4>\nMactar Ndoye, habitant Mibidiem dans la commune de Diender, est le pr\u00e9sident de la f\u00e9d\u00e9ration depuis 2015.\n\u2019\u2019Dans le cadre de la promotion des \u00e9conomies vertes, nous avons form\u00e9 370 producteurs de mangues et plus de 600 producteurs de l\u00e9gumes. Nous avons form\u00e9 avec l\u2019appui de nos partenaires, 300 femmes dans l\u2019agriculture biologique\u2019\u2019, explique Mactar Ndoye.\n\u2019\u2019Dans la zone de Diender, nous cultivons des choux, des oignons, de la mangue, de la pomme de terre, du poivron et d\u2019autres l\u00e9gumes. Pour les cultures biologiques, nos r\u00e9coltes peuvent aller jusqu\u2019\u00e0 160 tonnes par saison\u2019\u2019, a-t-il-ajout\u00e9\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>Utilisation des \u00e9nergies renouvelables dans le mara\u00eechage<\/em><\/strong><\/h4>\nL\u2019utilisation des \u00e9nergies renouvelables comme le solaire dans les champs de Diender reste un grand d\u00e9fi pour la f\u00e9d\u00e9ration des agropasteurs de la localit\u00e9\nA Diender, la transition \u00e9cologique est d\u00e9j\u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 chez beaucoup de paysans. Le colonel Alioune Ndiaye dispose d\u2019un syst\u00e8me solaire qui lui permet d\u2019irriguer son champ et d\u2019\u00e9conomiser de l\u2019eau.\n\u2019\u2019Avec le solaire, tu d\u00e9penses moins et surtout, c\u2019est une m\u00e9thode tr\u00e8s efficace et cela te permet d\u2019\u00e9conomiser de l\u2019eau dans l\u2019arrosage des plantations\u2019\u2019, dit-t-il\n\u2019\u2019Nous sommes en train de sensibiliser les populations pour qu\u2019elles aillent vers le solaire. J\u2019avoue que ce n\u2019est pas facile mais elles vont comprendre dans le futur, j\u2019en suis persuad\u00e9\u2019\u2019, ajoute-t-il avec un large sourire.\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>Agriculture biologique pour la nutrition<\/em><\/strong><\/h4>\nUn projet a \u00e9t\u00e9 mis en place, en 2015, dans le cadre d\u2019une coop\u00e9ration avec l\u2019Organisation des Nation Unies pour l\u2019alimentation et de l\u2019agriculture (FAO) pour lier l\u2019agriculture biologique et la nutrition avec la formation de plus de 300 femmes dans le cadre de cette initiative.\n\u2019\u2019On a combin\u00e9 l\u2019agriculture biologique avec la nutrition. On a form\u00e9 les femmes qui travaillent dans la cuisine sur ce dont l\u2019homme a besoin pour son alimentation et surtout les jeunes\u2019\u2019, a fait savoir Mactar Ndoye.\nMame Coumba Gu\u00e8ye fait partie des femmes qui ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de cette formation. Elle maitrise les techniques nutritionnelles avec l\u2019utilisation des produits biologiques. Selon elle, l\u2019alimentation biologique est \u2019\u2019tr\u00e8s efficace\u2019\u2019 surtout pour les enfants atteints de la malnutrition.\n\u2019\u2019On pr\u00e9pare des plats \u00e0 base d\u2019arachide et d\u2019haricots. Ces plats constituent des sources importantes de prot\u00e9ines et de fibres alimentaires et peuvent aider certains enfants \u00e0 grandir sans effets secondaires sur la sant\u00e9\u2019\u2019, souligne-t-elle.\n<h4 class=\"blue\"><strong><em>Un march\u00e9 bio pour une meilleure commercialisation<\/em><\/strong><\/h4>\nLes paysans qui s\u2019activent dans l\u2019agriculture biologique dans la zone des Niayes veulent avoir un bon cadre pour la commercialisation de leurs produits.\n\u2018\u2019Nous voulons un march\u00e9 biologique. Cela nous permettra de valoriser nos produits\u2019\u2019, dit M.\u00a0Sadio un producteur de la commune de Bayakh.\nAu march\u00e9 Notto Gouye Diama, principal point de ventes,\u00a0les produits bio comme les produits conventionnels sont vendus au m\u00eame prix. Ce qui ne favorise pas les agriculteurs biologiques.\n\u2019\u2019Les l\u00e9gumes bio sont de bonnes qualit\u00e9s mais malheureusement mais, nous n\u2019avons pas un bon cadre pour les commercialiser. Par cons\u00e9quent, nous ne vendons pas bien. L\u2019Etat doit nous aider \u00e0 avoir un march\u00e9 pour la commercialisation des cultures biologiques\u2019\u2019, plaide-t-il.\nLes agriculteurs restent optimistes et esp\u00e8rent une forte adh\u00e9sion des populations au syst\u00e8me agriculture biologique. Ils sollicitent aussi l\u2019appui des autorit\u00e9s comp\u00e9tentes pour avoir de bons circuits de ventes des produits biologiques dans la zone des Niayes.ABD\/OID\/SG\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A DIENDER, L\u2019AGRICULTURE BIOLOGIQUE PREND SES MARQUES Dakar, 29 sept (APS) &#8211; Des producteurs de l\u2019arrondissement de Diender ont choisi de s\u2019investir dans l\u2019agro\u00e9cologie en utilisant des techniques qui tiennent compte de la pr\u00e9servation de l\u2019environnement, des \u00e9cosyst\u00e8mes et r\u00e9pondent aux exigences \u00e9conomiques et sociaux. 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