«IL FAUT PRIVILÉGIER LE FINANCEMENT NATIONAL»

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«IL FAUT PRIVILÉGIER LE FINANCEMENT NATIONAL»

http://www.emedia.sn L’économie Sénégalaise est à genoux à cause de la pandémie du coronavirus qui dicte sa loi dans le monde. Quelle stratégie le Sénégal doit mettre en place pour se relever ? Des économistes, invités à l’émission LR du temps ont essayé de donner des pistes de solutions aux autorités étatiques du pays.
Enseignant chercheur et Directeur de LAREME, Khadim Bamba Diagne constate, pour le regretter, que le Sénégal n’a pas développé beaucoup de mécanisme pour lever des fonds qui lui permettront de relancer son économie. Ainsi, il pense qu’il faut que nos gouvernants aient de l’audace d’autant qu’on peut trouver des leviers internes pour trouver des fonds. « On peut chercher des fonds à l’intérieur du pays. On a besoin d’un Etat stratège, intelligent. Le niveau de notre endettement est très élevé et on aura du mal à lever des fonds sur le plan international. Au Sénégal, le grand problème c’est qu’on investit sur des projets qui ne sont pas rentables », a expliqué Khadim Bamba Diagne qui estime que le Sénégal devrait travailler sur l’agriculture et sa transformation. Il faut, à son avis, régler le pont qui existe dans ces deux secteurs. « Il faut que les Sénégalais produisent ce qu’ils mangent. Il faut qu’on ait une souveraineté alimentaire. Il nous faut commencer une consommation patriotique. Nous avons les terres et l’eau, il nous faut juste régler les questions d’investissement », dit-il. Poursuivant, Khadim Bamba Diagne invite l’Etat à développer des stratégies pour inviter l’informel à se formaliser. « C’est un travail qui doit se faire. L’Etat doit intervenir dans l’activité avec beaucoup d’intelligence. C’est un travail qui doit être contrôlé par l’Etat », indique-t-il.
Mouhamadou Ly, économiste du développement et enseignant-chercheur a abondé dans le même sens. Pour lui, il serait illusoire d’aller chercher des fonds à l’étranger. « Nous devons compter sur nos propres moyens pour financer notre économie. On dispose des leviers qu’on n’utilise pas souvent et sur lesquels l’Etat pouvait s’appuyer. Il y a la fiscalité, l’épargne nationale et le secteur financier. Il faut de l’audace et inciter plus les banques à prendre des risques. L’endettement extérieur nous fragilise plus qu’autre chose. Il faut privilégier le financement national. Il faut formaliser le secteur informel ».
En effet, les invités de LR du temps se sont également prononcés sur la visite du président de la République en France et sur le discours qu’il a prononcé pour inviter les investisseurs français à venir au Sénégal. « Dans l’absolu, tout investissement est bon. C’est au pays de fixer ses orientations. C’est une excellente chose d’inviter les investisseurs étrangers », a indiqué M. Ly. Embouchant la même trompette, Khadim Bamba Diagne pense qu’il faudra que « notre stabilité nous aide à attirer les investisseurs étrangers. On a de la stabilité à revendre. Il doit le faire partout ». Aliou DIOUF & Pape D. DIALLO (Photo


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