Emigration : “Ces jeunes sont des victimes collatérales de la pandémie …”, Ibrahima Sène

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Emigration : “Ces jeunes sont des victimes collatérales de la pandémie …”, Ibrahima Sène

https://senego.com/ “Lier l’émigration clandestine aux Accords de pêche avec les puissances étrangères est une abomination“, c’est l’avis de Ibrahima Sène, leader du Parti de l’indépendance et du travail (PIT). Selon lui, face à la résurgence dramatique de l’émigration clandestine des voix pullulent dans les réseaux sociaux pour démontrer que l’émigration clandestine est le résultat du bradage par l’Etat, de nos ressources halieutiques aux entreprises étrangères notamment européennes, chinoises et russes qui ôte du travail à notre pêche artisanale.

Ces jeunes sont des victimes…

D’après le leader du PIT, Ibrahima Sène, le chômage des jeunes pécheurs durant la pandémie de la Covid-19 est ainsi perçue comme la résultante de ce bradage, alors que dans les faits, c’est le “couvre- feu” et la fermeture des quais de pêche et des marchés qui les ont empêché de prendre la mer pour continuer à s’adonner à leur travail. Et ces jeunes sont des victimes collatérales de la pandémie comme les 7000 très petites et petites entreprises qui ont dû fermer définitivement leurs portes.

La diaspora sénégalaise…

Voilà pourquoi, quand ceux de la diaspora sénégalaise qui sont parvenu à s’insérer dans leur pays d’accueil, parlent de ‘l’émigration clandestine’, l’explication qu’ils peuvent donner de ses causes ne peuvent qu’être profondes car, objectivement et subjectivement fondées sur un vécu direct ou indirect“, déclare M. Sène. Pour lui, cet éclairage nécessaire et attendu de nos émigrés qui ont réussi, comme de ceux qui sont encore des “sans- papiers”, mais devrait, cependant, éviter de tomber dans la politique politicienne, pour pouvoir mieux éclairer ceux qui sont tentés de les suivre, sur les dangers et les difficultés qui les attendent.

Raréfaction des poissons…

Selon Ibrahima Sène, il est inexact de réduire la raréfaction des poissons au large des côtes Sénégalaises, aux Accords de pêche du Sénégal avec l’Europe, la Russie et la Chine. “Ce faisant, c’est, d’une part, ignorer l’effet dévastateur du réchauffement climatique et de la pollution marine par les déchets industriels et le plastique, sur les lieux de reproduction des poissons, et, d’autre part, la mobilité des poissons qui fait que c’est une perte pour un pays qui n’en tire aucun profit, s’il n’est pas pêché par ses soins. C’est cette situation du poisson dans nos côtes, qui a amené le Sénégal à signer des Accords de pêche avec la Mauritanie, la Guinée Bissau et même la Sierra Leone, pour permettre à nos pêcheurs traditionnels de suivre et de capturer ces poissons migrateurs qui ne font l’objet d’aucun Accord de pêche avec ces puissances citées“, ajoute-t-il.

Dénoncer ces Accords de pêche

Pour lui, il est donc erroné de vouloir faire croire que ces Accords se font au détriment de la pêche artisanale, alors qu’ils se font bien au détriment de la pêche industrielle sous pavillon sénégalais.
Et c’est d’ailleurs ce patronat regroupé dans le GAIPES, qui monte toujours au créneau pour dénoncer ces Accords de pêche. Et se cacher derrière la pêche artisanale pour mener une bataille d’opinions contre ces Accords de pêche, c’est, non seulement pas éthique, mais c’est surtout défendre le GAIPES, pourtant accusé au Sénégal d’abriter des pavillons de complaisance, pour servir de prête nom à des entreprises de pêche européennes, notamment Françaises, qui ne trouvent pas leur compte dans les Accords de pêche avec l’UE.


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