Edition du Soir du Samedi 28 Novembre 2020

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Afrique:au-delà du Covid-19,sortir de l’informel

https://www.lepoint.fr/afrique/ PERSPECTIVES. La crise sanitaire a montré combien l’Afrique, financièrement fragile, doit désormais sécuriser ses recettes intérieures dans la plus grande transparence.
Alors que des vaccins sont sur le point d’être opérationnels contre le Covid-19, l’Afrique semble, pour le moment, avoir limité la casse sur le plan sanitaire. Avec 51 266 décès pour 2 137 056 cas confirmés, le continent est loin de l’hécatombe observée notamment aux États-Unis et dans nombre de pays européens ou sud-américains. Sur le plan économique, par contre, c’est une autre paire de manches. Selon les prévisions de la BAD, le PIB de l’Afrique devrait accuser une baisse de 5,6 points par rapport aux prévisions de janvier et donc se contracter de 1,7 % avec une perspective de 3,4 % pour le scénario le plus pessimiste. La conséquence sur le plan humain est que plus de 30 millions d’individus vont rejoindre les 425 millions considérés comme faisant partie de la population en situation d’extrême pauvreté. Dès lors, pour l’Afrique, se pose la question de la riposte à mettre en place dans un contexte où ses diasporas sont impactées par la baisse de régime des économies des pays développés mais aussi où ses partenaires extérieurs sont par ailleurs sous pression des conséquences de la donne économique et politique imposée par l’administration Trump dans une dynamique unilatéraliste, on pourrait dire anti-multilatéraliste assumée.

Une réflexion s’impose…

À l’évidence, il convient de réfléchir, d’une part, à trouver des solutions pour augmenter les recettes intérieures des États, d’autre part, à participer aux initiatives permettant de renforcer cette dynamique. C’est le parti que vient de prendre le Sénégal, qui, lors du conseil des ministres du 14 octobre dernier, a adopté un projet de loi autorisant le président de la République, Macky Sall, à ratifier la convention multilatérale pour la mise en œuvre des mesures relatives aux conventions fiscales pour prévenir l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices signé à Paris le 7 juin 2017. Le pays de la Téranga permet ainsi au groupe africain du Cadre inclusif de cette convention baptisée BEPS de compter 24 pays* (Afrique du Sud, Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Cabo Verde, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, Égypte, Eswatini, Gabon, Kenya, Liberia, Maurice, Maroc, Namibie, Nigeria, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Tunisie, Zambie) sur les 137 qui en sont membres. La question n’est pas nouvelle, mais la crise engendrée par le Covid-19 en a renforcé l’acuité car l’un des problèmes essentiels des pays africains est que non seulement ils ne génèrent pas assez de recettes fiscales intérieures mais en plus celles qui auraient dû leur profiter leur échappent du fait du transfert important et très organisé des bénéfices des entreprises multinationales sous d’autres cieux. On considère ces flux comme illicites car n’étant pas imposés dans les pays où les activités qui les ont générés ont eu lieu. Conséquence : peu ou pas de recettes et donc impossibilité de disposer de moyens suffisants pour assurer tous les services inhérents à l’État. Comment cela se traduit-il et quel est l’impact de cette réalité pour les pays africains ?

… sur l’impact des pertes fiscales sur l’Afrique

La Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, dans son rapport publié en 2018 sur la problématique de l’érosion de la base d’imposition et du transfert de bénéfices, avance, citant le rapport 2015 du groupe de haut niveau sur les flux financiers illicites en provenance d’Afrique dépendant aussi de l’Union africaine, que l’Afrique perd plus de 50 milliards de dollars par an en raison de ces flux financiers illicites. Autre information : entre 2000 et 2015, les sorties illicites nettes de capitaux, qui sont allées de l’Afrique au reste du monde, ont représenté en moyenne 73 milliards de dollars par an (aux prix de 2016), « soit sensiblement plus que le montant moyen de l’aide publique au développement reçue chaque année par l’Afrique durant la même période », précise la CEA. Pour bien comprendre le sens de ces chiffres, il faut savoir que ces énormes pertes représentent plus de 4 % du produit intérieur brut (PIB) du continent.
Par ailleurs, selon la Cnuced dans son rapport de 2015, les pertes de recettes publiques, dans les pays en développement, du fait du transfert de profits des entreprises multinationales vers les juridictions à fiscalité légère, se seraient situées entre 66 et 122 milliards de dollars en 2012.
Sur un autre plan, des estimations prudentes ont montré qu’en l’absence de flux financiers illicites le PIB de l’Afrique serait supérieur d’au moins 16 %. Et, pour chaque dollar d’aide, près de 10 dollars quittent les pays en développement en direction des pays développés par des moyens illicites, selon une étude de Froburg et Waris en 2010.

Faire face à l’urgence de ressources intérieures

Au regard d’une telle saignée, l’Afrique a besoin de trouver des solutions qui soient à sa portée, c’est-à-dire à partir de son patrimoine propre, matériel et immatériel. Pour comprendre l’ampleur du défi, il y a lieu d’enregistrer ce constat fait par le Fonds monétaire international (FMI) selon lequel le rapport des recettes fiscales au PIB dans les pays en développement est de l’ordre de 19 %, contre 26 % dans les économies des pays développés. Voilà qui donne tout son sens au plan d’action BEPS. Celui-ci vise à trouver des axes de solutions à un certain nombre d’obstacles que rencontrent les pays en développement en général, et les pays africains en particulier. Leurs difficultés ont souvent trait à des politiques économiques et fiscales mal conçues et imposées de l’extérieur, des problèmes liés à l’insuffisance de la législation fiscale, une faible application de celle-ci et une fragilité générale de l’administration. Autant de points faibles que les multinationales exploitent pour organiser des transferts massifs de leurs bénéfices vers les juridictions, des pays où la fiscalité est plus légère. De quoi faire dire au président Macky Sall, lors de la 3e édition de la Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique tenue à Dakar en janvier 2019, que « l’impôt doit être appliqué là où l’activité crée de la richesse et du profit ».
Conséquence de ces pratiques : faute de recettes publiques suffisantes, il y a un vrai sous-financement de l’investissement public et de l’équipement obérant les possibilités d’organiser et de mieux maîtriser la croissance économique. C’est donc pour contrer cette réalité que le plan d’action BEPS a été mis en œuvre.

La réponse par le plan d’action BEPS

Lancé par le G20 et l’OCDE dans le but de contrecarrer les stratégies de planification fiscale exploitant les failles et les différences de règles fiscales entre différents pays pour rendre l’impôt anormalement faible, voire nul, ce plan est parti d’un constat : pour les pouvoirs publics, il y a un manque à gagner entre 100 et 240 milliards de dollars US, soit l’équivalent de 4 à 10 % des recettes générées par l’impôt sur les sociétés au niveau mondial. Il a été mis en place progressivement en plusieurs étapes :
En 2015, des pays du G20, de l’OCDE auxquels s’est joint un groupe dit des vingt, dont l’Afrique du Sud, seul pays africain, ont élaboré un plan en 15 points pour combattre l’évasion fiscale, améliorer la cohérence des règles internationales en la matière et garantir un environnement fiscal plus transparent.
En 2016 a été enclenchée la mise en place d’un cadre dit inclusif. Objectif : permettre à des pays intéressés, essentiellement, des pays en développement, de participer sur un pied d’égalité à l’élaboration de standards au cœur de la problématique fiscale internationale. Concrètement, un pays qui veut intégrer le cadre inclusif avance une cotisation annuelle autour de 20 500 euros révisable en fonction de l’inflation. Pour la petite histoire, ce cadre inclusif se réunit deux fois par an, une fois à Paris en janvier, une fois en mai-juin dans un pays membre du cadre inclusif.
En 2017, à un haut niveau, a été signé l’instrument multilatéral, c’est-à-dire l’ensemble des règles admises dans le cadre du projet BEPS.
Depuis 2018, les membres du cadre inclusif ont mis en place un programme de travail pour trouver des solutions à long terme aux défis fiscaux soulevés par la numérisation de l’économie. Deux points y sont abordés : la répartition des droits d’imposition entre juridictions et entre pays, la conception d’un système propre à garantir que les multinationales paient un minimum d’impôt. « Ce sont autant d’éléments bien utiles aux finances publiques des pays africains adhérents », explique Papis Traoré, expert-comptable et conseil de plusieurs pays en matière fiscale.

Adhérer au plan BEPS : une démarche pour plus de souveraineté

Pour les pays africains, les avantages sont nombreux d’adhérer au plan d’action BEPS. Ils sont d’abord d’ordre politique. Pour contrer l’érosion de la base d’imposition et le transfert des bénéfices, adhérer à la convention multilatérale de mise en œuvre du projet BEPS permet d’affirmer la volonté politique du gouvernement en cause. C’est aussi un signal fort contre une faiblesse qui est source de corruption, une des plaies des pays africains. Ensuite, ils sont d’ordre législatif en ce que la législation fiscale peut être améliorée en s’inspirant d’expériences d’autres pays. Dernier volet : l’administratif. Le partage de formation, de connaissances et de bonnes pratiques ne peut qu’être bénéfique pour les administrations fiscales qui peuvent améliorer leurs outils et leur process.
Soixante ans après les indépendances, l’Afrique a avancé mais ne maîtrise pas assez son destin. L’acte d’adhésion au projet BEPS peut être considéré comme s’inscrivant dans une démarche constitutive de souveraineté sur plusieurs plans, fiscal, financier, économique et politique. Beaucoup plus qu’une émergence conjoncturelle liée à la découverte d’un gisement prometteur ou d’une matière première minière rare et stratégique, il permet de mieux se donner les moyens de maîtriser son développement à partir d’une meilleure prévisibilité de ses ressources intérieures.
Dans un contexte général difficile, cette démarche aidant à augmenter les recettes intérieures peut être un atout pour la mise en place de budgets de fonctionnement et d’investissement plus en rapport avec les besoins des pays. L’enjeu est de taille, car elle peut être un outil d’inclusivité donc de renforcement de l’État. Disposer de moyens plus importants ne peut qu’aider à construire un rapport de confiance entre les populations et l’État. Prenons l’exemple du Sahel, où la situation est des plus inflammables. D’aucuns savent que c’est parce les États n’ont pas assez de moyens que les djihadistes peuvent s’implanter dans les communautés. Avec une maîtrise beaucoup plus grande des moyens, il est plus facile pour les États d’investir de manière satisfaisante dans la sécurité, la défense, l’éducation, la santé, la justice, l’énergie, l’industrie, les infrastructures dans des environnements où des investissements dans les industries culturelles, le tourisme et autres renforcent le sentiment d’appartenance mais aussi la confiance dans une vraie vision pour l’avenir des pays.
Ce sont là autant d’éléments qui permettent de mieux maîtriser sa trajectoire et sa place parmi les autres pays. À un autre égard, ils permettent d’inscrire le pays dans un cercle vertueux d’une meilleure solidité fiscale, d’une meilleure transparence fiscale aussi.

Une porte vers plus de transparence fiscale

À ce niveau de réflexion, il n’est pas anodin de constater que, sur le plan financier et fiscal, l’Afrique semble sur un angle mort. Autrement dit, elle apparaît comme un continent d’informel à tous points de vue. La crise sanitaire du Covid-19 a fait réaliser à de nombreux observateurs combien l’économie africaine était véritablement informelle. La grande majorité des Africains trouvent leurs emplois dans des entreprises du secteur informel. Pour les questions financières, à côté du circuit des institutions qui ont pignon sur rue, il y a un autre circuit tout aussi riche mais qui est informel. Au moment où l’Afrique souhaite compter sur la scène internationale munie de ses nombreux atouts (matières premières, population jeune et mieux formée, appétence pour les nouvelles technologies, créativité), il est important qu’elle envoie des signaux rassurants pour tout acteur qui souhaite faire une opération financière avec des acteurs civils ou économiques africains.
Dans cette perspective, si l’adhésion au plan d’action BEPS permet de consolider les ressources des États africains, être membre de la convention de norme commune de déclaration (NCD), plus connue sous son acronyme anglais CRS (Common Reporting Standard), est un pas important vers plus de transparence financière.
Reposons le cadre : beaucoup d’Africains qui gagnent de manière honnête leur vie dans des activités licites ne peuvent pas faire des opérations à l’international. L’explication réside dans le manque de transparence et de traçabilité des fonds qui sont en jeu. Pour parler simple : il y a comme un doute permanent quant au caractère licite des fonds ou des activités qui les ont générés. Sont-ils inscrits dans un circuit de blanchiment de fonds ? Sont-ils au cœur d’activités illégales ?
Autant de questions que l’adhésion à la Convention de norme commune de déclaration peut lever.

La norme commune de déclaration pour sortir de l’informel financier

De fait, pour être un acteur plus respecté sur la scène financière internationale, l’Afrique doit s’inscrire dans un environnement où il y a une présomption de fonds licites et traçables. C’est tout le sens de l’adhésion à la convention de norme commune de déclaration entrée en vigueur en janvier 2016. Signée par 55 pays dits « primo-adoptants », cette convention a aussi été mise en œuvre sous la houlette du G20 et de l’OCDE. Seuls trois pays africains ont été parmi les premiers à y adhérer en 2017 : l’Afrique du Sud, Maurice et les Seychelles. Ces trois pays ont été rejoints en 2018 par le Ghana.
La colonne vertébrale de cette convention réside dans l’échange automatique d’informations entre les institutions financières sur les clients non résidents. Concrètement, quand une institution financière ouvre un compte pour un client non résident, elle en avertit l’administration de son pays de résidence fiscale, à qui elle donne les informations sur l’identité de la personne, le numéro de son compte, le solde du compte ainsi que les revenus financiers générés par les opérations de ce compte. Il s’agit donc d’une convention dans laquelle sont mises en œuvre des obligations d’ordre réglementaire à respecter par tous les pays signataires ou adhérents.
Pour la petite histoire, c’est à la suite du vote par les États-Unis le 1er juillet 2014 de la loi dite FATCA (Foreign Account Tax Compliance Act) que les pays du G20 et de l’OCDE se sont emparés du sujet pour aller vers la convention de norme commune de déclaration. Pour rappel, la loi FATCA oblige à déclarer à l’administration fiscale américaine toute ouverture de compte et opération d’un ressortissant américain par le biais d’échanges automatiques d’informations.
Aujourd’hui, pour beaucoup de pays africains, la convention de norme commune de déclaration est un horizon lointain. Une quinzaine de pays s’en rapprochent cependant de par leur présence dans le forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements mis en place avec l’OCDE. Fondé en l’an 2000 afin d’élaborer des normes en matière de droit bancaire et fiscal « selon des modalités équitables et qui permettent une concurrence loyale entre toutes les juridictions, petites et grandes, développées et en développement, le forum compte aujourd’hui une quinzaine de pays africains : le Botswana, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Kenya, le Lesotho, le Liberia, le Maroc, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Tunisie et l’Ouganda.
À ce stade du propos, il convient de dire qu’il y aura vraisemblablement un avant-Covid-19 et un après-Covid-19 pour les pays africains. Pour dramatique qu’a été cette crise sanitaire, elle aura eu le mérite de révéler au grand jour les failles et insuffisances d’une trajectoire de développement empruntée 60 ans durant. Elle aura aussi réveillé dans l’esprit de hauts responsables africains la nécessité de mieux formaliser la présence de l’Afrique dans le domaine financier et fiscal. Persister dans l’informel en n’adhérant pas à des conventions gages de conquêtes de nouvelles ressources ainsi que de transparence financière, c’est accepter d’évoluer dans un no man’s land international sans autre perspective que les programmes insufflés par des ONG et des pays certes bien intentionnés mais pas toujours au fait des besoins des populations sur le long terme. Les défis que l’Afrique doit affronter en ce XXIsiècle méritent des programmes réfléchis et transparents pour être séduisants. Ceux-ci ne sauraient s’épanouir dans l’improvisation et l’opacité de l’informel.  Par Malick Diawara

Projet de loi de finances initiale 2021:Les recettes arrêtées à 3225,9 milliards

https://www.lequotidien.sn Dans le projet de loi de Lfi 2021, version Loi organique n°2020-07 du 26 février 2020, relative aux lois de finances modifiées, les recettes sont arrêtées à la somme de 3225,9 milliards et 3 963,9 francs en dépenses, soit en valeur absolue, un déficit budgétaire de 743,9 milliards en francs Cfa. Relativement aux recettes du budget général arrêté en 2021 à 3 089,9 milliards et excluant les emprunts considérés comme des ressources de trésorerie au sens de l’article 8 de la L.O 2020-07, elles sont composées des recettes internes pour un montant de 2758 milliards de francs Cfa, des recettes externes d’un montant de 331,9 milliards (dons budgétaires pour un montant de 63,9 milliards et des tirages sur dons en capital pour un montant de 268 milliards).

Globalement, la pression fiscale est attendue à 17,1% du Pib en 2021 contre 16,8% en 2020.

Quant aux recettes des comptes spéciaux du Trésor, elles sont arrêtées à 135,0 milliards, soit au même niveau qu’en 2020. La masse salariale est programmée dans le Plf 2021 pour un montant de 904,9 milliards de francs contre 817,7 milliards dans la Lfi 2020, soit une progression de 87,2 milliards de francs en valeur absolue et 10,2% en valeur relative

Augmentation du budget 2021:Les explications de Abdoulaye Daouda Diallo

https://www.lequotidien.sn Le débat général du premier jour du marathon budgétaire d’hier, a porté sur la hausse du budget de manière générale, la dette publique, le financement des projets des jeunes…. Selon le ministre des Finances et du budget, il s’agit avec ce budget qui a connu une hausse de 8,9%, de «Subir, résister et relancer l’économie nationale». Abdou­laye Daouda Diallo a tant bien que mal expliqué les raisons de ses prévisions budgétaires.
Les parlementaires ont interpellé les ministres des Finances et du budget et celui de l’Economie, du plan et de la coopération, sur la sincérité des prévisions budgétaires du Projet de loi de finance initiale (Plfi) 2021 arrêté à la somme de 4589,15 milliards de francs, contre 4215,2 milliards de francs Cfa en 2020, soit une hausse de 373,95 milliards de francs Cfa en valeur absolue et 8,9% en valeur relative.
Leurs inquiétudes s’expliquent par le contexte de récession économique mondiale qui augure une baisse des ressources de l’Etat. Mais d’après Abdoulaye Daouda Diallo, «ce budget a été élaboré sur des bases réalistes, en tenant compte surtout des conséquences de la pandémie du Covid-19 et du recadrage budgétaire. En effet, le Sénégal est passé d’un déficit de 3% en début 2020 pour monter à 6,1 et redescendre à 5% en 2021».
Certains députés ont dénoncé la hausse des budgets des institutions constitutionnelles, notam­ment l’Assemblée nationale qui a connu une hausse de 10 milliards de francs Cfa.
Pour la gestion de l’Assemblée nationale, il est prévu 24 milliards 810 millions 186 mille 496 francs Cfa en Autorisation d’engagement (Ae) et 19 milliards 441 millions 462 mille 665 de francs Cfa en Crédit de paiement (Cp).
Pour Mame Diarra Fam, députée de la diaspora, les ressources additionnelles allouées à son institution devraient être affectées au ministère de la jeunesse pour l’emploi des jeunes ou orientées vers la lutte contre les inondations. Mme Fam a en outre appelé à un audit de la gestion de l’Assemblée nationale.
Sur la hausse des ressources de l’Assemblée nationale, Abdou­laye Daouda Diallo explique que cela est dû à la prise en charge des émoluments des assistants parlementaires, du fonctionnement de trois nouvelles commissions, de l’acquisition de bus pour le personnel et de la modernisation des outils de travail.
Les ressources du Conseil économique, social et environnemental (Cese) ont aussi connu une hausse. Une augmentation liée, selon le ministre des Finances, à l’alignement des indemnités des conseillers. Cette institution que dirige maintenant Idrissa Seck, devrait se retrouver avec 8 milliards 244 millions 246 mille 284 francs Cfa en Ae et 7 milliards 584 mille 246 mille 284 francs Cfa en Cp.
Pour ce qui est de la masse salariale, sa hausse de 84,2 milliards s’explique surtout, selon le ministre des Finances et du budget, par la revalorisation des indemnités de logement des enseignants et leur mise en solde. S’y ajoutent les dépenses de santé et d’hospitalisation, mais surtout par la décision historique du chef de l’Etat de renforcer les personnels de santé d’au moins mille agents.
Mamadou Diop Decroix, député Aj /Pads, a plaidé pour un appui conséquent au secteur privé et à l’économie informelle.
La question de la dette est largement revenue dans les débats. A ce propos, Abdoulaye Daouda Diallo estime qu’il «faut qu’on aille vers l’endettement pour pouvoir investir».
L’augmentation notée dans le budget a été affectée à des dépenses prioritaires comme la santé, la jeunesse. Il s’agit, souligne le ministre des Finances, avec ce budget de «subir, résister et relancer l’économie nationale».

Ouverture de la session budgétaire à l’Assemblée Nationale:Abdoulaye Daouda Diallo se fixe de nouveaux repères

https://directnewsinfo.com Le ministre des Finances et du Budget Abdoulaye Daouda Diallo a présidé le Jeudi 26 novembre 2020 l’ouverture de la présente session budgétaire. Dans son propos liminaire, il a campé les enjeux du vote de ce budget et a dégagé des perspectives. Retour sur cette communication.
« Permettez-moi tout d’abord de dire que, malgré toute l’expérience ministérielle dont je peux modestement me prévaloir, ce n’est jamais sans émotion que je me retrouve dans ce lieu chargé d’Histoire. L’Assemblée Nationale est le dépositaire de l’expression de la volonté générale, celle de ce Peuple auquel nous appartenons tous, quelles que soient nos obédiences politiques », a déclaré d’emblée Abdoulaye Daouda Diallo , le ministre des Finances et du Budget. Et ce dernier de poursuivre :
« c’est pourquoi j’apprécie tout particulièrement l’exercice auquel nous sommes en train de nous livrer, puisqu’il constitue un moment important de respiration démocratique. Je remercie toutes les personnes qui se sont exprimées, de même que toutes celles qui n’ont pas pu le faire en raison des contraintes liées à la nécessaire gestion du temps ».
Selon lui : « J’ai entendu des propos très aimables à mon endroit. J’en suis très touché. Votre confiance m’honore et m’oblige. Elle me rassure aussi car elle représente la meilleure preuve qu’au Sénégal, les rapports entre les pouvoirs Exécutif et Législatif sont des rapports sains, constructifs et animés par une commune volonté de servir l’intérêt général ».

Des interrogations agitées

« Je tâcherai d’y répondre, tout en vous disant qu’au-delà des réponses forcément succinctes que je donnerai ici, mon ministère reste à la disposition de tout député qui le voudrait pour, au-delà de cette session, fournir les compléments d’informations souhaités », fait remarquer l’argentier du Sénégal qui embraie en ces termes : « J’ai également entendu des observations et des propositions. J’en ai pris bonne note et je voudrais rassurer leurs auteurs qu’il en sera fait la meilleure exploitation possible.
Enfin, j’ai entendu quelques critiques. Je les respecte et je les ai scrupuleusement notées. Nous nous efforcerons de répondre aux préoccupations de leurs auteurs »

Le débat budgétaire est d’abord une affaire de chiffres

« Avec votre autorisation, je voudrais rappeler quelques chiffres. Que ceux qui pourraient trouver l’exercice un brin ennuyeux me pardonnent, mais le débat budgétaire est d’abord une affaire de chiffres, puisqu’ils sont la représentation la plus objective de la réalité »., fait remarquer Abdoulaye Daouda Diallo qui note : «  au terme de la gestion 2019, notre pays affichait une bonne santé économique et financière caractérisée par un taux de croissance de 5,3% ainsi que par le respect de tous les indicateurs quantitatifs de l’Instrument de Coordination des Politiques Economiques (ICPE), point d’appui de notre programme économique et financier ».

Cible de déficit budgétaire située à 3% du PIB

Pour le ministre des Finances : « c’est ainsi que  la cible de déficit budgétaire s’est située à 3% du PIB, hors opération SENELEC de 125 milliards FCFA .  Le plancher des recettes fiscales, d’un montant de 2 328 milliards FCFA, a été largement dépassé en atteignant 2 410 milliards FCFA. Le plafond des instances de paiement arrêté à 40 milliards FCFA a été maintenu à 36 milliards FCFA. Celui  des dépenses sociales établi à 35% du budget hors dette et hors charges non réparties, s’est situé à 43% ». Et Abdoulaye Daouda Diallo de renseigner : «  l’encours de la dette publique s’est établi à 8 848 milliards FCFA, largement inférieur au plafond de dette d’un montant de 9 114 milliards FCFA. Aucun arriéré de paiements extérieurs n’a été enregistré.

Le Fmi  satisfait de l’exécution du Budget«C’est au regard de ces résultats satisfaisants que le FMI avait jugé concluante la première revue de l’ICPE»,soutient Abdoulaye Daouda Diallo.   

De l’avis du ministre des Finances : « c’est dire que l’année 2020 avait démarré sous de beaux auspices, en bénéficiant d’un surplus de financement de 92,5 milliards FCFA reporté de la gestion 2019, avec une prévision de croissance de 6,8% et une cible de déficit budgétaire de 3% . Mais les sages ont raison de dire : « l’homme propose, Dieu dispose » Car rien ne pouvait permettre de prévoir ce choc, cette catastrophe, qui allait dévaster le monde entier et ruiner les prévisions les mieux conçues ; je veux parler de la pandémie de la COVID-19 ». Et renchérit-il : « face à l’épreuve, sous le leadership de de Monsieur le Président de la République, Son Excellence Macky SALL, le Sénégal a réagi et bien réagi. Le Programme de Résilience Economique et Sociale (PRES) a donc été initié pour soutenir les populations et les entreprises, et en conséquence, le budget initial fut réorganisé pour permettre le financement des 1 000 milliards FCFA du fonds FORCE COVID-19 ».
« C’est dans ce contexte qu’une loi de finances rectificative a été promulguée sous la forme d’une ordonnance prise par le Chef de l’Etat, puisqu’il fallait aller vite et frapper fort, le virus n’attendant pas », souligne ADD   Il en a découlé une réévaluation de nos ressources et charges, de même qu’une révision du niveau de déficit budgétaire de 3 à 6,1% ».

Franc succès du Programme de Résilience Economique et Social

« La mise en œuvre du PRES a connu un franc succès grâce à la mobilisation satisfaisante des ressources internes (recettes fiscales et contribution volontaire des Sénégalais pour environ 20 milliards FCFA) mais aussi externes (appui financier exceptionnel de nos Partenaires techniques et financiers), sans oublier la célérité apportée dans les procédures de contractualisation et de paiement ».  Telle est la conviction du ministre des Finances qui enchaîne : «   tla date du 25 novembre 2020, les dépenses décaissables du PRES, d’un montant de 628,4 milliards FCFA, ont été totalement couvertes par les ressources mobilisées d’un montant de 774,214 milliards FCFA, soitun taux de couverture de 123,2%, tandis que le package de mesures fiscales et douanières évalué à 371,6 milliards FCFA a connu un niveau de réalisation très satisfaisant ».
« Ainsi, en dépit de la crise sanitaire et économique, cette année qui s’achève, a connu une activité intense, à telle enseigne que les objectifs de recouvrement des recettes budgétaires sont à ce jour atteints voire dépassés ; les dépenses publiques sont payées à un rythme satisfaisant. Il s’y ajoute que les principaux indicateurs quantitatifs de gestion sont atteints : cible de déficit budgétaire, plancher des recettes fiscales, plafond des instances de paiement, plancher des dépenses sociales, encours de la dette publique ; les relations avec les partenaires techniques et financiers sont au beau fixe, comme l’atteste le résultat concluant de la deuxième revue de l’ICPE », révèle Abdoulaye Daouda Diallo. A l’en croire : « les entreprises bénéficient d’un soutien optimal de la part de l’Etat, ce qui nous a permis, passez-moi l’expression, de « limiter les dégâts » infligés par la Covid-19 à notre économie »
« Les résultats satisfaisants obtenus ont conduit notre pays à renouer rapidement avec la trajectoire initiale du Plan Sénégal Émergent (PSE), mais ajusté et accéléré, je veux parler du PAP2A élaboré sous l’égide du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération ; mon Collègue Amadou HOTT y reviendra », s’enorgueillit Monsieur Diallo.

En 2020 , le choc a  été si violent : Nous avons subi , résisté et relancé

« En 2020, le choc a été violent. Comme tout le monde, nous avons subi. Mieux que la plupart des autres, nous avons résisté.  A présent, nous voulons relancer la machine économique. 2021 doit être dès lors l’année du redressement, de la relance, de la poursuite de la transformation de notre modèle économique ; afin d’aboutir à plus de création de richesses et d’emplois ; afin d’éradiquer la pauvreté », soutient le ministre qui selon lui : « car permettez-moi de vous le dire : sur ce plan, le Président de la République Macky SALL n’a rien abandonné de ses ambitions et, en vue de cette bataille, le Ministère des Finances et Budget, de même que l’ensemble des départements ministériels, se tiennent prêts et mobilisés.

On dit parfois que les crises sont des accélérateurs de progrès ».

Sa conviction est que : « nous voulons considérer la Covid-19 non pas simplement comme un malheur qui s’est abattu sur nos têtes mais comme l’occasion d’évaluer nos forces et nos faiblesses, de recentrer nos priorités et de prendre un nouveau départ.En 2021, la croissance devrait s’afficher à 5,2% et letaux d’inflation contenu à 1,7%. Le projet de loi de finances est arrêté à 4 589,15 milliards FCFA contre 4 215,2 milliards FCFA en 2020, soit une hausse de 373,95 milliards FCFA en valeur absolue et de 8,9% en valeur relative. Sur le plan de la maîtrise des finances publiques, nous allons commencer à amorcer la baisse du déficit budgétaire, lequel est attendu à 5% contre 6,1% de la LFR 2020 ».
« Les recettes budgétaires d’un montant de 3 090 milliards FCFA sont composées de recettes fiscales  évaluées à 2 564,5 milliards FCFA (en hausse de 9% par rapport à la LFR 2020). Les recettes non fiscales sont de 133,5 milliards FCFA (en hausse de 8,4% par rapport à la LFR 2020) ». Et note-t-il : « celles exceptionnelles (provenant de la cession de terres par la Caisse de dépôt et Consignations) se chiffrent à 60 milliards FCFA (en hausse de 88,7% par rapport à la LFR 2020). Les tirages sur dons projets  pèsent 268 milliards FCFA  (en hausse de de 11,6% par rapport à la LFR 2020). A cela viennent se greffer les dons budgétaires  de l’ordre de64 milliards FCFA (en baisse de 73,3% par rapport à la LFR 2020, en raison du soutien exceptionnel de nos Partenaires Techniques et Financiers dans la mise en œuvre du Programme de Résilience Economique et Sociale en 2020) ».
S’expliquant,  il  relève : « cette progression des recettes budgétaires, comparativement à la LFR 2020, résulte de la concentration des efforts des administration fiscale et douanière sur leur modernisation interne, la lutte contre les fraudes fiscale et douanière, l’encouragement du civisme fiscal, le renforcement de la formation des effectifs et l’instauration d’une nouvelle culture de dialogue avec les contribuables ».
Pour Abdoulaye Daouda Diallo : « les dépenses du projet de loi de finances 2021, d’un montant de 3 833,9 milliards FCFA, sont constituées  des charges financières de la dette publique (intérêts et commissions) : 327 milliards FCFA contre 364,8 milliards FCFA dans la LFI 2020, soit une baisse de 37,8 milliards FCFA en valeur absolue et de 10,4% en valeur relative ». A son avis : «  cette baissetraduit le réajustement de la stratégie d’endettement, avec l’accent sur les prêts concessionnels et le recours aux prêts non concessionnels uniquement pour financer les projets présentant un taux de rentabilité élevé. Elles sont aussi constituées par les dépenses de personnel : 904,9 milliards de FCFA, contre 817,7 milliards de FCFA dans la LFI 2020, soit une progression de 10,7%. Les dépenses d’acquisitions de biens et services et de transferts courants: 1007 milliards de FCFA, contre 947,4 milliards de FCFA dans la LFI 2020, soit une hausse de 6,3% ». Il poursuit : «  les dépenses en capital sur ressources internes se chiffrent à  751 milliards de FCFA, contre 681,5 milliards de FCFA dans la LFI 2020, soit une hausse de 10,2%. Les dépenses en capital sur ressources externes sont de 844 milliards de FCFA, contre 761,6 milliards dans la LFI 2020, soit une progression de 82,4 milliards de FCFA et 10,8% en valeur relative ».MRD

ADOPTION DU BUDGET 2021 DU MINISTERE DES COLLECTIVITES TERRITORIALES :Les députés octroient 129 milliards à Oumar Guèye

http://www.sudonline.sn L’Assemblée nationale a donné son onction au projet de budget 2021 du ministère des Collectivités territoriales. Oumar Guèye a été doté de 129.183.235.305 francs CFA, en présence du ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Amadou Hott et celui des Finances et du Budget Abdoulaye Daouda Diallo. Avec, en prime, une foule d’interpellations sur les problématiques liées au développement des territoires au Sénégal
Le budget du ministère des Collectivités Territoriales, du Développement et de l’Aménagement des Territoires, dirigé par Oumar Guèye, a été voté avant-hier, jeudi, à l’Assemblée nationale. Il est arrêté à la somme de « 129. 183. 235. 305 FCFA en autorisations d’engagement et à 112. 975. 435. 305 FCFA en crédits de paiement ».
Devant la représentation parlementaire, le ministre Oumar Guèye, par ailleurs porte-parole du gouvernement, a tenu à préciser que son projet de budget est reparti comme suit : « pilotage, gestion et coordination administrative, gouvernance territoriale, cohérence territoriale et financement du développement territorial ».
Par ailleurs, il a annoncé que l’Etat du Sénégal s’est engagé, à travers des conventions avec des partenaires au développement, à verser des contreparties pour la mise en œuvre de ses programmes concourant à l’amélioration des conditions de vie des populations. Il s’agit, notamment, du Projet de gestion des eaux pluviales et adaptation au changement climatique, du Pacasen et du Projet de relèvement d’urgence et de résilience à Saint Louis.
Au sujet de perspectives pour 2021, le ministre Oumar Guèye dira : « Pour une bonne réussite de la 0décentralisation, le département poursuivra la mise en œuvre de ses programmes en renforçant les dynamiques engagées en termes de construction d’une cohérence territoriale, de lisibilité des échelles de gouvernance, de financement du développement territorial et de pilotage des domaines de prédilection du ministère ». Quid de la politique d’aménagement des territoriales ?
Sur ce point, les députés ont largement intervenu sur la problématique des incohérences territoriales, source de litiges liés à la détermination précise des limites communales. Selon eux, cette situation découle principalement des impressions des textes sur le découpage administratif au Sénégal.
Pour autant,, ils ont invité le ministre de tutelle à apporter des correctifs nécessaires pour la construction d’espaces territoriaux cohérents et compétitifs. De même, ils ont interpellé le ministre sur les mesures envisagées pour décongestionner la capitale ainsi que sur les initiatives précises pour concrétiser la décision du Président de la République d’ériger la localité de Keur Massar en département.

PACASEN RURAL:POUR UNE CLARIFICATION DE SA NON-INSCRIPTION DANS LE BUDGET 2021

Par ailleurs, il a été magnifié la création des trois pôles territoires de manière consensuelle, tout comme la requête d’appui du ministère à l’initiative Entente Casamance, en attendant l’opérationnalisation du pôle de développement de cette localité. Dans la foulée, et en rapport à l’appui au développement local, à ce niveau, la Commission de l’Assemblée a salué les réalisations des agences et programmes qui concourent à la promotion du développement local et qui sont notamment le Programme national de développement local (Pndl), l’Agence de développement municipal (Adm) et l’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public contre le sous-emploi (Agetip). Les membres de la Commission Développement territorial n’ont pas manqué cependant de déplorer les retards notés dans la réalisation d’infrastructures.
Par rapport au Pacasen rural, il a été demandé une clarification sur la non-inscription dans le projet de budget 2021 du département, de crédits représentant la contrepartie de l’État pour son financement. Les actions menées dans le cadre de l’implémentation de la fonction publique ont été cependant saluées et il a été émis l’idée de son expérimentation à l’échelle de quelques collectivités avant une application générale. Pour les mécanismes de financement des collectivités territoriales, les députés se sont dits convaincus que la réussite de toute politique de décentralisation repose essentiellement sur des mécanismes de financement efficaces, pour une bonne prise en charge des compétences transférées. Relativement au paiement du fonds d’appui et de péréquation aux collectivités territoriales, il a été ainsi suggéré au ministre de prendre des mesures idoines, en collaboration avec son collègue en charge des Mines, pour déterminer les années concernées ainsi que les critères de répartition pour le paiement du montant de cinq (5) milliards FCFA annoncé par le Président de la République. Sur le même ordre idée, il a été demande un appui spécifique aux communes dans le cadre de l’information des centres d’état civil, ainsi que le paiement des indemnités dues aux chefs de villages. Le ministre a aussi été interpellé sur les mesures règlementaires prises concernant les affections des terres du domaine national, la délivrance des autorisations de construire, ainsi que les lotissements qui sont effectués sans l’implication des maires.

REVOIR LES DECOUPAGES POUR REPONDRE AUX GAPS TERRITORIAUX

En réplique aux incohérences territoriales relevées par la représentation parlementaire, le ministre Oumar Guèye a précisé qu’il s’agit d’un problème majeur auquel des réponses appropriées doivent être apportées. Il a ainsi indiqué que les découpages qui ont été effectuées, doivent être nécessairement revus. En ce qui concerne toujours le Pacasen rural, il a précisé que son démarrage est prévu en 2021, conformément au vœu du chef de l’Etat, et des démarches sont entreprises dans ce sens, pour organiser une table ronde avec les partenaires au développement. « Une table ronde sera tenue avec les partenaires au développement pour la mobilisation du financement d’un montant global de 352 milliards FCFA, prévue pour ce programme. C’est à partir de ce moment que la contrepartie de l’Etat pourra être déterminée et son inscription dans le budget se fera à la faveur d’une loi de finance rectificative », a dit le ministère des Collectivités Territoriales, du Développement et de l’Aménagement des TerritoiresSERIGNE SALIOU YADE

LES DÉPUTÉS APPROUVENT LE BUDGET DE 450,8 MILLIARDS DE FRANCS CFA OCTROYÉ À L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Dakar, 28 nov (APS) – L’Assemblée nationale a adopté un projet de budget qui, pour les autorisations d’engagement, octroie 450 milliards 861 millions 409 mille 845 francs CFA au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, pour l’année 2021.
Les crédits de paiement prévus pour ce ministère s’élèvent à 239 milliards 407 millions 275 mille 175 francs CFA.
Son budget pour l’année 2021 est structuré autour de quatre programmes, dont l’enseignement supérieur, les œuvres sociales universitaires et l’administration du ministère.
La construction et la réhabilitation en cours des infrastructures pédagogiques, dans les universités, ainsi que l’achèvement des travaux de l’Université Amadou-Mahtar-M’Bow et de l’Université du Sine-Saloum El Hadj-Ibrahima-Niass font partie des priorités du département ministériel chargé de l’Enseignement supérieur.
S’agissant des œuvres sociales universitaires, Cheikh Oumar Hanne, chargé de ce ministère, a dit que 75,39% des crédits alloués serviront à l’‘’amélioration de la qualité de vie des étudiants’’.MK/ESF

VERS LA RÉGLEMENTATION DU « XAAR MAAT » DANS L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

http://www.emedia.sn De passage à l’Assemblée nationale pour le vote de son projet de budget, le ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Oumar Anne a informé que 80% des enseignants qui interviennent, à titre de vacataire, dans les Établissements supérieurs privés sont recrutés par l’Etat et sont mensuellement payés. Ce qui, à son avis, n’est pas sans conséquence, notamment sur l’emploi du temps ainsi que sur la disponibilité de ces derniers dans le cadre de la direction des travaux de recherche dans les universités publiques.
C’est pourquoi, prévient-il, « le ministère s’est attelé à réglementer une telle situation de manière à ce que toute intervention dans le privé par ces enseignants soit préalablement soumise à la signature d’une convention tripartite entre le recteur, l’établissement privé et l’enseignant lui-même ».
En outre, Cheikh Oumar Anne considère que la problématique de l’enseignement supérieur ne saurait être réduite à des considérations exclusivement financières. D’autant plus que l’Etat est en train de payer sa dette à un rythme fort convenable. Ce, avec une volonté réelle de soutenir le secteur privé. « C’est dans cet esprit que l’Etat a continué de payer la dette due aux établissements privés, alors qu’il dispose de preuves irréfutables de la non liquidation de cette dépense », a souligné le ministre.
Il faut rappeler qu’au titre de l’année 2021, le projet de budget du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation est arrêté à 450 861 409 730 207 francs CFA en autorisations d’engagement à 239 407 275 175 francs CFA en paiements de crédits.

LES DÉPUTÉS APPROUVENT LE BUDGET OCTROYÉ AU MINISTÈRE DE LA MICROFINANCE

Dakar, 28 nov (APS) – Les députés ont adopté, vendredi soir, le projet de budget du ministère de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire, auquel 10 milliards 669 millions 195 mille 597 francs CFA ont été octroyés pour l’année 2021, a constaté l’APS.
Le débat antérieur au vote a été dirigé par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Abdou Mbow, en présence de la ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire, Zahra Iyane Thiam, et du ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo.
Selon un rapport de la commission des lois de l’Assemblée nationale, le projet de budget de ce département ministériel comprend quatre programmes, dont la promotion de la microfinance et de l’économie sociale et solidaire.
Le ministère prévoit, pour l’année budgétaire 2021, ‘’l’opérationnalisation du Fonds national de la microfinance, l’adoption de la loi d’orientation de l’économie sociale et solidaire’’, etc.
En vertu du règlement de l’Assemblée nationale interdisant la tenue des réunions au-delà de minuit, seuls neuf orateurs répartis entre la majorité, l’opposition et les non-inscrits ont pris la parole lors de la saénce, qui a démarré tard dans la soirée.
Ils ont surtout interpellé Zahra Iyane Thiam sur la nécessité de ‘’mutualiser’’ les instruments de financement pour mobiliser davantage de ressources.
Il lui a été demandé d’accorder une ‘’attention particulière’’ à la finance islamique en raison de son importance.
‘’Au-delà de la formation des acteurs de ce mode de financement alternatif, la modification de la règlementation a déjà été faite par la BCEAO’’, la banque centrale dont le Sénégal est membre, a souligné la ministre, parlant toujours de la finance islamique.
Cette finance adossée aux recommandations de l’islam ‘’n’a pas d’incidence sur le caractère laïc de la République du Sénégal’’, a-t-elle précisé.SMD/ESF

CASAMANCE:UNE DIGUE ANTI-SEL DE 10 KMS POUR RÉCUPÉRER 840 HA DE TERRES CULTIVABLES

Ziguinchor, 27 nov (APS) – L’Etat en partenariat avec la Coopération allemande a fait des investissements en Casamance qui ont permis de récupérer 840 hectares de terres cultivables après la construction d’une digue anti-sel de 10 kilomètres, a indiqué à Ziguinchor le directeur général de l’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public contre le sous-emploi (AGETIP) El Hadji Malick Gaye.
’’Avec la coopération allemande, nous avons réalisé 130 kilomètres de pistes rurales. Mais nous avons surtout construit une digue anti-sel de 10 kilomètres qui a permis de récupérer 840 hectares de terres cultivables’’, a déclaré M. Gaye.
Il faisait jeudi une visite de chantiers au niveau de la voirie urbaine à Ziguinchor, à l’Université Assane Seck.
‘’Toutes ces infrastructures sont réalisées avec la méthode haute intensité de main-d’œuvre. A Ziguinchor beaucoup d’autres projets seront réalisés dans le domaine de la voirie. Cela va entrainer la création de milliers d’emploi’’, a assuré le directeur général de l’AGETIP qui a effectué ces visites en compagnie du gouverneur de Ziguinchor Guédj Diouf et du maire de la ville Abdoulaye Baldé.
’’Ces chantiers vont entrainer une création d’emplois selon le ratio du Bureau international du travail (BIT)’’, a promis El Hadji Malick Gaye.
Il a par ailleurs visité le marché Tilène en reconstruction après un incendie. ’’Pour la reconstruction du marché Tilène, toutes les études de conception technique et architecturale sont faites et validées. Nous avons pris en compte les préoccupations d’ordre sécuritaire’’, a dit M. Gaye.
’’Toutes les normes sécuritaires sont au rendez-vous. Les installations de réseaux électriques et de sécurité d’incendie sont prévues. Les installations sont faites de sorte à éviter les branchements clandestins par les commerçants’’, a fait remarquer le directeur général de l’AGETIP.MTN/OI

Retombées du salon de l’énergie solaire de Fatick:Plus de 40 millions générés

https://www.lequotidien.sn/Le salon de l’énergie solaire de Fatick (Sensol), qui en est à sa troisième édition, est une belle opportunité pour les jeunes de la localité. Depuis 2018, cette manifestation qui d’année en année connait une plus grande ampleur, en plus de favoriser une alternative à la consommation d’énergie ligneuse, a été à l’origine de la création de beaucoup d’emplois. Mieux, elle a permis de générer plus de 40 millions de francs Cfa pour les jeunes entrepreneurs. La révélation est du Directeur de l’Agence régionale de développement (Ard) de Fatick, Djidiack Faye, qui s’exprimait en marge de la cérémonie d’ouverture tenue le 26 novembre.
Revenant sur l’importance de cette manifestation dont le thème de cette année est
«L’énergie solaire photovoltaïque à usage productif dans la réduction de la pauvreté en milieu rural», le directeur de l’Ard, principale maîtresse d’œuvre de ce salon, a laissé entendre que cette activité permet des échanges et des rencontres sur les opportunités professionnelles portées vers la transition énergétique et le développement durable. En outre, renseigne toujours Djidiack Faye, la foire des énergies renouvelables donne aux participants l’occasion de découvrir l’offre existante d’équipements et d’infrastructures d’énergies renouvelables au Sénégal.
Les soixante-douze heures que va durer cet évènement, seront marquées par l’organisation de trois panels dont le premier va porter sur l’état des lieux du secteur de l’énergie avec un focus sur les réalisations en énergies renouvelables faites dans les régions de Fatick et Diourbel. Le deuxième panel est relatif aux solutions de financement, d’entretien et de maintenance des infrastructures solaires photovoltaïques, avec un focus sur les installations publiques. Le dernier panel sera axé sur l’entreprenariat, la formation, la recherche et les innovations sur les énergies renouvelables. A la fin du forum professionnel, il est prévu une foire de l’énergie solaire qui sera ponctuée d’animations culturelles et de présentation des produits des exposants.

DG MAMADOU MBENGUE, SUR LA COUVERTURE NATIONALE FREE SENEGAL:«Plus de 55% de la population ont accès à la technologie 4G de Free»

http://www.sudonline.sn Le directeur général de Free Sénégal, Mamadou Mbengue, en conférence de presse hier, vendredi, au siège de l’entreprise s’est dit très heureux d’avoir abattu un gros chantier en un an seulement
«Je suis très heureux de faire de grandes annonces relativement au réseau qui est passé de 900 sites en 9 ans à quelques 1300 sites en un an». Selon lui, cette prouesse permet à son entreprise d’engranger et surtout d’inspirer les autres.
Confortant son propos, il laissera entendre que «Nous avons modernisé notre réseau et transformé avec de nouvelles plateformes de services. Nous avons également lancé la 4G depuis l’année dernière. Et à date, je suis très heureux de vous dire que plus de 55% de la population Sénégalaise ont accès à la technologie 4G de Free».
Et de poursuivre en faisant savoir que son entreprise couvre «95% de la population Sénégalaise avec 2500 km de fibres déployés partout sur le territoire national. Nous avons accès à l’ensemble des câbles sous-marins existant, soit le SAT3 ou le câble ACE». Qui plus est, il dira en définitive : «je vous assure que nous sommes à 100% indépendants techniquement aussi bien sur les infrastructures nationales que les infrastructures internationales »

Réinventons notre futur:La Sontatel surfe sur les vagues de «connectésfepp»

https://directnewsinfo.com Ce 24 novembre 2020, Sonatel a réalisé le premier test 5G au Sénégal en marge du forum du numérique 2020.
La 5G, ce n’est pas seulement une nouvelle évolution des réseaux mobiles comme le monde en a connu avec la 3G et la 4G. C’est un véritable saut technologique destiné à répondre aux besoins croissants de connectivité et à développer de nouveaux services utiles pour l’homme, la société et la planète. Sonatel, souhaite accompagner ses clients dans les nouveaux usages numériques qui se dessinent à court et moyen terme avec la 5G.

La 5G c’est quoi ?

La 5G, ce n’est pas seulement une nouvelle évolution des réseaux mobiles comme le monde en a connu avec la 3G et la 4G. C’est un véritable saut technologique destiné à répondre aux besoins croissants de connectivité et à développer de nouveaux services utiles pour l’homme, la société et la planète. Sonatel, souhaite accompagner ses clients dans les nouveaux usages numériques qui se dessinent à court et moyen terme avec la 5G.

Le 5 G , c’est quoi  ?

Une nouvelle technologie qui permet d’atteindre des débits de connexion en mobilité jusqu’à 10 fois plus rapide que la 4G. On annonce des débits maximum théoriques dépassant 1 Giga bit/s. La latence sera également divisée par 10 ce qui permet une grande réactivité et ouvre ainsi des perspectives extraordinaires pour exploiter la technologie IOT ( l’internet des objets). Dans un premier temps, lorsqu’elle sera déployée, La 5G va permettre de connecter plus de monde simultanément de façon optimale, notamment dans les  zones très surchargées. Mais dans un deuxième temps, la 5 G va permettre de nouveaux usages.

Les possibilités qu’ouvrent la 5 G sont infinies

Elle permet d’être avec ses proches comme s’ils étaient près de soi. Elle assure une réalité augmentée à notre service. Un très Haut débit en simultané pour tous dans un stade, une gare, un marché. C’est aussi l’accès à la réalité virtuelle avec une plus grande interactivité. Elle permet en outre de vivre le jeu, le sport, le cinéma en immersion.
Une nouvelle technologie qui permet d’atteindre des débits de connexion en mobilité jusqu’à 10 fois plus rapide que la 4G. On annonce des débits maximum théoriques dépassant 1 Giga bit/s. La latence sera également divisée par 10 ce qui permet une grande réactivité et ouvre ainsi des perspectives extraordinaires pour exploiter la technologie IOT ( l’internet des objets) Dans un premier temps, lorsqu’elle sera déployée, La 5G va permettre de connecter plus de monde simultanément de façon optimale, notamment dans des zones très surchargées. Mais dans un deuxième temps la 5G va permettre de développer progressivement de nouveaux usages. Les communications en vidéo 360° seront plus fluides et plus simples même en mobilité et enrichies notamment par les technologies de réalité virtuelle ou de réalité augmentée, pour se former, travailler, communiquer, se divertir et gérer le quotidien. Etre avec ses proches comme s’ils étaient près de soi Les possibilités qu’ouvre la 5G sont infinies… Nous pourrons visualiser ce qui n’existe pas, comme par exemple projeter directement sur un terrain ce que donnera la construction de sa future maison.
Une réalité augmentée à notre service, pour profiter de tous nos usages en mobilité sans interruption. Le Très Haut Débit en simultané pour tous dans un stade, une gare, un marché, Il sera possible de voyager sans se déplacer, de regarder un match en ayant le sentiment d’être sur le terrain, de visiter un musée depuis son canapé…

La réalité virtuelle avec une plus grande interactivité

Il sera possible de voyager sans se déplacer, de regarder un match en ayant le sentiment d’être sur le terrain, de visiter un musée  depuis son canapé.

Vivre le jeu, le sport, le cinéma

La réactivité extrême de la 5G va changer la donne et permettre l’émergence de nouvelles expériences. en immersion
Elles  touchent tous les domaines qui comptent dans notre vie

L’éducation

C’est la possibilité d’avoir une classe virtuelle plus étendue, plus collaborative et plus curieuse.

La Santé

C’est une chaîne de secours plus efficace. La 5G va permettre des examens médicaux pratiqués par les premiers secours et transmis en temps réel à l’hôpital. Ca sera un jour la possibilité d’opérer à distance dans des zones reculées en mêlant robotique et 5G.

La ville, les Transports

La 5G ouvrira la porte à des technologies capables d’enrayer au moins partiellement l’engorgement du trafic, d’améliorer la sécurité routière et de diminuer la pollution atmosphérique.

Un levier de compétitivité pour les entreprises

La 5G est une connectivité plus rapide, plus intelligente et plus efficace qui va faire évoluer les métiers d’aujourd’hui et créer ceux de demain. La 5G apportera aussi une connectivité sans fil dans les usines, les ports, les mines… permettant de renforcer l’automatisation, la digitalisation de certaines tâches ou processus et d’améliorer la sécurité.

Mode de Travail             

Ce sont des équipes qui peuvent collaborer à distance, avec plus de ressources et une plus grande efficacité

La protection de l’environnement

C’est un réseau qui, pour chaque Gigaoctet transporté, consomme 2 fois moins d’énergie que la 4G. Ce sont des antennes qui économisent de l’énergie en s’activant uniquement à la demande.et un réseau qui aura une efficacité énergétique 1 0 fois supérieure à la 4G en 2025.A . Seck

Agriculture:Une délégation de la haute direction du FIDA en visite au Sénégal

https://www.lactuacho.com Les Vice-présidents adjoints du Fonds international de développement agricole des Nations Unies (FIDA), Donal Brown chargé du Département de la gestion des programmes et Meike Van Ginneke chargée du Département de la stratégie et de la gestion des savoirs vont effectuer une visite officielle de travail au Sénégal du 29 novembre au 3 décembre 2020 pour rencontrer des autorités du Gouvernement et des bénéficiaires des projets financés par le FIDA dans le pays. Ils seront accompagnés de la Directrice régionale de la division Afrique de l’Ouest et du Centre, Nadine Gbossa.

Selon le communiqué reçu, dans la capitale sénégalaise, les Vice-présidents du FIDA auront des séances de travail avec les autorités sénégalaises. La délégation du FIDA rencontrera aussi les représentants d’institutions du système des Nations Unies au Sénégal ainsi que les partenaires au développement travaillant dans le pays.

Avant ces réunions à Dakar, les autorités du FIDA entreprendront une visite de terrain dans la région de Kaolack pour constater de visu les réalisations du Projet d’appui aux filières agricoles- Extension (PAFA–E/PAFA). Elles visiteront les petits producteurs de la centrale d’achat agricole de Keur Socé soutenus en intrants agricoles dans ce contexte de Covid-19 par le projet PAFA-E.
Elles vont poursuivre leur visite dans les localités de Campement Latmingué et Thiawando pour rencontrer les ménages bénéficiaires des sous projets aviculture villageoise améliorée et les gestionnaires du centre d’abatage de poulets du pays, qui réunit quarante-sept groupements de femmes. La délégation du FIDA échangera avec les producteurs sur les défis auxquels ils font face.
Le PAFA-E qui sera clôturé le 30 décembre prochain, avait pour objectif d’améliorer la sécurité alimentaire et les revenus des petits producteurs et de créer des emplois durables pour les populations rurales. Il a contribué à transformer l’existence et les moyens de subsistance des communautés rurales parmi les plus pauvres, en particulier des femmes et des jeunes.
Lors de leur séjour dans le pays, les officiels du FIDA, avec les représentants de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du Programme Alimentaire Mondial (PAM), vont procéder à la signature d’une lettre d’entente de partenariat technique avec le secrétariat permanent du G5 Sahel pour la mise en œuvre du programme conjoint Sahel en réponse aux Défis COVID-19, Conflits et Changements climatiques (SD3C). Un programme conjoint G5 Sahel auquel le Sénégal va participer.
Le G5 Sahel, la FAO, le FIDA et le PAM, à travers ce partenariat, veulent favoriser l’efficacité et la pérennité dans la mise en œuvre des programmes du G5 Sahel+ Sénégal en matière de résilience, en vue de faciliter la prise de décision et catalyser les efforts des pays membres et des partenaires pour la mise à l’échelle des interventions.
Lancé en 1979, le partenariat entre le Gouvernement du Sénégal et le FIDA compte aujourd’hui 20 projets et programmes de développement pour un montant total de 872,4 millions de dollars US, dont 320,6 millions de prêts et de dons du FIDA au profit direct d’environ 544 643 ménages

LA CORDONNERIE LOCALE EN QUÊTE D’UN NOUVEAU SOUFFLE

https://www.seneplus.com/ L’As-Si le savoir-faire des artisans de Ngaay est connu de tous, il peine toujours à profiter aux acteurs. Entre un problème d’écoulement, des outils de travail encore archaïques, le mal est profond. A ces maux s’ajoute une concurrence chinoise et turque

Si le savoir-faire des artisans de Ngaay est connu de tous, il n’en demeure pas moins qu’il peine toujours à profiter aux acteurs. Entre un problème d’écoulement, des outils de travail encore archaïques, le mal est profond. A ces maux s’ajoute une concurrence chinoise et turque, avant que les impacts de la Covid ne viennent compliquer davantage une situation déjà complexe.

En cette matinée de mercredi, le soleil darde ses rayons sur Ngaay. De part et d’autre de la route, les cantines sont installées. Les artisans rivalisent de créativité.
Entre babouches, sandales en cuir, ceinture, mocassins, l’offre est très diversifiée. Selon les chiffres officiels de la municipalité, Ngaay compte 250 fabriques qui, en moyenne, font chacune 10 paires de chaussures par jour pour une valeur de près de 2 milliards de francs CFA par an. Un chiffre qui devrait s’effriter de plus en plus malheureusement.
Selon Mady, de la cordonnerie Cawen, il y a non seulement un sérieux problème de disponibilité du cuir, mais les produits ne s’écoulent plus comme avant. «Le plus paradoxal, c’est que ceux qui vendent le cuir le prennent au Sénégal.Ils l’amènent chez eux, le transforment et reviennent nous le vendre plus cher. Aujourd’hui, en plus d’être cher, on le trouve difficilement. Ils exportent de plus en plus vers la Turquie ou le Portugal», dénonce-t-il. Non loin de là, la boutique de Sanor. Le décor de son atelier en dit long sur la situation. Allongé sur un canapé, il a les yeux rivés sur son téléphone. Les marchandises soigneusement rangées peinent à trouver preneur. «On peut rester une journée entière sans voir de clients. J’ai été obligé de libérer deux employés. Je ne pouvais plus tenir et je ne suis pas le seul», relève-t-il.

CONCURRENCE CHINOISE ET TURQUE

Si les accords commerciaux entre le Sénégal et la Chine ou la Turquie ont rendu les échanges faciles entre les pays, ils sont en train de porter un sacré coup à l’artisanat local. Pour Kassé, un des responsables des cordonniers de Ngaay, cela s’explique par le manque de volonté de l’Etat de protéger ses fils. «Allez à Dakar, Tilène, Sandaga, vous aurez une idée de ce qui entre dans ce pays comme produits que nous fabriquons déjà beaucoup mieux», regrette-t-il. «On a des événements religieux sur toute l’année, des abattoirs, avec un peu de volonté, on n’aura plus besoin d’importer pour régler nos problèmes. Aujourd’hui, on ne peut pas rivaliser avec ces produits importés. Chez eux, ils sont exonérés. Ici, ils cassent les prix, ce que nous ne pouvons pas faire, eu égard à l’inaccessibilité des matières premières», dénonce-t-il. Quoi qu’il en soit, Ngaay souffre dans ce créneau qui employait, jusqu’à un passé récent, un nombre important de travailleurs.

A LA MEDINA,LES CORDONNIERS COMMENCENT A DESERTER LES ATELIERS

Il est 11 heures passées en cette matinée de jeudi, mais les ateliers de fabriques de chaussures et autres sacs situés à la Médina, le long du stade Iba Mar Diop, sont pour la plupart vides d’occupants. «Les produits chinois ont inondé le marché sénégalais et aujourd’hui, les cordonniers payent les pots cassés. Les revendeurs venaient de beaucoup de pays de la sous-région pour se ravitailler chez nous. Mais les produits chinois ont changé la donne», explique Balla Ndiaye, cordonnier. Ici, seuls 2 postes sont occupés sur 5.Une situation qui se comprend facilement, si l’on sait que beaucoup restent plusieurs jours sans recevoir de commandes.
Las d’attendre, certains ont changé de métier, explique Malick Fall. Certains sont devenus tailleurs, d’autres se sont reconvertis dans le commerce. Selon des informations, beaucoup de jeunes cordonniers sont partis s’installer au Mali. D’après Malick Fall, certains exportateurs de chaussures ont recruté de jeunes cordonniers qu’ils ont amenés au Mali pour qu’ils fassent le travail sur place. «Ils gagnent beaucoup plus que ce qu’ils avaient ici. Parce que la cordonnerie n’est pas très développée etils sont en train de protéger leur artisanat», estime Fall. Pour la plupart des artisans rencontrés sur les différents sites, il n’y a pas mille solutions : il faut encourager le consommer local. Et d’après eux, «c’est à l’Etat de donner le ton».

MINISTERE DEDIE, L’ESPOIR RENAIT

C’est l’une des décisions fortes du dernier remaniement du gouvernement du Sénégal. Le pays dispose désormais d’un ministère à part entièrement dédié à l’artisanat.Un espoir pour les acteurs. « Depuis qu’on nous promet la relance du secteur, on attend. Aujourd’hui, les gens souffrent. Les quelques rares qui se débrouillaient pour exporter dans la sous-région ont pendant longtemps été freinés par la Covid. Les recettes ont baissé. Des gens ont tout simplement changé de métier. Aujourd’hui, si on nous donne un ministère plein, nous osons espérer que le secteur décolle à nouveau», déclare Assane, spécialisé dans la fabrique de ceintures. Quoi qu’il en soit, avant ce nouveau ministère, les acteurs s’étaient réunis il y a moins de deux mois à Saly pour décliner une feuille de route pour la relance.
A l’époque ministre de tutelle, Dame Diop donnait les grands axes de cette relance.
«Le secteur souffre de sites aménagés où les acteurs peuvent travailler convenablement, mais également, d’un manque de financement ou encore, d’un manque de formation adéquate de mise à niveau des artisans ainsi que des équipements des ateliers artisanaux, entre autres. Nous voulons aujourd’hui, un nouveau type d’artisan qui comprend que l’artisanat est un secteur économique très fort, créateur de richesses mais aussi, créateur d’emplois», avait-il esquissé. Malick TINE

Protocole sanitaire incomplet, doléances syndicales non satisfaites:Le Cusems mécontent, vers des perturbations du système

https://www.leral.net Le Directoire national du Cusems qui s’est réuni le mercredi dernier pour procéder à une évaluation de la rentrée scolaire, a affiché tout son mécontentement concernant le protocole sanitaire établi ainsi que le non-respect du protocole d’accord trouvé avec le gouvernement.
Le Directoire national du CUSEMS constate pour s’en désoler, le retard dans la mise en place des éléments du protocole sanitaire dans le communiqué du directoire national du CUSEMS parvenu à «L’AS».
Il estime que le déficit criard d’enseignants, de classes physiques et de tables-bancs (-330 000) tel que reconnu par Amadou Bécaye Diop, Directeur des équipements scolaires, rend impossible toute distanciation physique.
Partout, note-t-on, les chefs d’établissements tels des prestidigitateurs, entassent les élèves dans les classes, procèdent à des réductions horaires qui entament gravement le quantum, surchargent le corps professoral squelettique à leur disposition.
Par ailleurs, le Directoire du CUSEMS a constaté le quasi-immobilisme du gouvernement dans la mise en œuvre des accords consignés dans le protocole du 30 avril 2018. «Aucune avancée n’a été notée en ce qui concerne les points nodaux comme le système de rémunération, l’externalisation du DMC, la création du corps des administrateurs scolaires, et l’octroi de parcelles non viabilisés, le reversement des MEPS dans le corps des PCEMG/EPS», soulignent les syndicalistes.
«Quid de la cohorte qui devait être recrutée cette année ?
Les lenteurs administratives persistantes nous valent une reconstitution du stock de rappels et le non-respect de l’engagement présidentiel sur les mises en solde: 10 000 par an», note-t-on.
Toujours, selon les syndicalistes, à cinq (05) jours du 30/11/2020, date butoir convenue avec les autorités, les indemnités liées aux examens du BFEM et du BAC ne sont toujours pas soldées. Tout se passe, disent-ils, comme si la crise sanitaire ne nous avait pas rappelé la centralité des secteurs de l’éducation et de la santé, les conditions à réunir pour créer une école de la réussite.
Pour ces raisons et bien d’autres, le Cusems alerte l’opinion publique nationale sur les risques d’instabilité du système que cette désinvolture du gouvernement fait courir au système. Le Cusems exhorte en définitive tous les enseignants, particulièrement ses militantes et ses militants, ses sympathisantes et sympathisants, à renforcer la mobilisation pour contraindre les autorités à honorer leurs engagements.

RESPECT DES GESTES BARRIERES CONTRE LE CORONAVIRUS:Le grand relâchement

http://www.sudonline.sn Alors que le Président de la République, Macky Sall redoute une seconde vague de coronavirus, les populations ne semblent plus faire de la pandémie de la Covid-19, une préoccupation. Au contraire ! On assiste à un relâchement total qui étonne plus d’un médecin. Dans les commerces, les restaurants, les transports publics, les espaces publics ou fermés, les usagers font fi des gestes barrières contre la maladie. Bref, la psychose jadis liée à l’apparition du coronavirus a cédé la place à l’indifférence. Le constat saute à l’œil dans les endroits où nous nous sommes rendus hier, vendredi 27 novembre
Au marché Arafat de Grand-Yoff, c’est la même ambiance que d’habitude. Vendeurs et acheteurs se marchent littéralement dessus et ce, sans le moindre état d’âme quant au respect des gestes barrières contre le coronavirus. Ici, le port de masques est relégué aux calendes grecques. Quant au respect de la distanciation sociale, elle est devenue une vaine prescription, loin des craintes et inquiétudes qui hantent les autorités. «Je ne porte plus de masque. Il n’y a plus de coronavirus au Sénégal. La vie a repris son cours normal. Les mariages, les baptêmes, tout a repris et pourtant, les cas n’ont pas augmenté», martèle avec insouciance une vendeuse de poissons. Tout près d’elle, un vendeur de légumes défend la même idée. Lui aussi a laissé tombé son masque. «Moi, j’ai décrété la fin de la covid-19 depuis longtemps.

D’ailleurs, je n’ai jamais vu une personne atteinte de cette maladie»,laisse-t-il entendre.

Autre lieu, même constat. Au rond-point de Liberté-6, la promiscuité et la désinvolture en disent long sur le relâchement dans la lutte contre le coronavirus. Les personnes qui portent des masques se comptent sur les doigts d’une main. La distanciation sociale, n’en parlons même pas. Trouvé sur place en face d’un étal de chaussures, Ousmane Sow témoigne : «Je ne porte plus de masque comme avant parce que la tendance de la maladie est baissière maintenant mais quand même, je me lave les mains une fois à la maison et cela avant même l’épidémie». Mieux, il prône l’immunité collective même si cette idée est battue en brèche par le ministre de la Santé et de l’Action Sociale. «Nous, Sénégalais, sommes en contact direct avec la saleté. Je ne pense pas que le coronavirus puisse faire une hécatombe comme en Europe. Nos corps sont blindés. N’est-ce pas (Rires)», soutient le jeune homme. Il poursuit : «je viens de descendre d’un bus mais le port du masque n’est même pas exigé».
Rencontré à Scat Urbam, Sidy Sow ne fait pas partie de ceux qui ne se soucient plus de la maladie. Il constate une indifférence des populations. « Je me souviens, au début, avant d’entrer dans une boulangerie qui se situe dans notre quartier, on nous obligeait à porter un masque sinon tu n’entres pas et l’argent, tu le déposais sur une table. Celui qui le récupérait était différent de celui qui te vend le pain. Mais actuellement, on observe un relâchement inquiétant du respect des mesures barrières. Tout a changé», déplore-t-il, la quarantaine, un cache-nez sur le visage. Dans un restaurant sis dans le même quartier non loin de l’hôtel Soussoum, la vigilance n’est plus de mise. Aucun dispositif de lavage n’est visible sur place. Le port du masque n’est pas non plus exigé. Pis, même les serveurs n’en portent pas.
En effet, depuis l’assouplissement des restrictions dans le cadre de la lutte contre la covid19, le relâchement est devenu flagrant dans le respect des gestes barrières pourtant essentiels pour limiter les risques de propagation de l’épidémie. Les habitudes ont changé même si ce n’est pas valable pour tout le monde. Et pourtant, jusqu’à un passé récent à travers la campagne de communication du ministère de la Santé et du gouvernement sur la maladie, certains nettoyaient méticuleusement tout ce qui entrait chez eux au gel hydro alcoolique, d’autres encore avaient décidé de ne plus sortir sans masque ou de ne plus aller au restaurant ou au marché, de ne plus prendre les transports en commun pour ne pas risquer de s’exposer à la covid-19. Mais voilà, cette prévention a fait long feu. Pourtant, même si les populations sont rassurées par la baisse du nombre de contamination durant ces dernières semaines, cela ne veut aucunement dire que le risque de la survenue d’une seconde vague de l’épidémie est écarté pour baisser la garde. D’où, tout le sens de l’appel lancé par le Président de la République, Macky Sal

100 nouveaux cas de Covid-19 en 3 jours:Et si la période de froid favorisait la propagation du virus…

https://www.pressafrik.com Depuis quelques jours au Sénégal, on note une hausse du nombre de nouveaux cas. En effet, 100 nouvelles contaminations ont été notées ces trois derniers jours sur un total de 2930 tests effectués.
Parmi ces nouvelles contaminations, il y a 60 qui sont issues de la transmission communautaire et 40 autres qui sont des cas contacts déjà suivis par les services sanitaires.
Jeudi, en présidant le Grand Prix pour l’Innovation numérique, le chef de l’Etat Macky Sall avait alerté sur une deuxième vague qui porterait un coup fatal à l’économie sénégalaise. Les nouveaux chiffres qui tombent depuis mercredi ne vont pas le rassurer.
Ce samedi 28 novembre, les centres de traitement de Covid-19 ont à nouveau en charge plus d’une centaine de malades (112 plus précisément).

Et si la période de froid était un accélérateur de la propagation du virus

Alors que la deuxième vague de Covid-19 sévit en Europe depuis un peu plus d’un mois. Poussant certains Gouvernements comme celui de la France à décréter un nouveau Reconfinement, l’Afrique qui n’a pas été vraiment ébranlé par la première vague, pourrait également être secoué par un regain de la pandémie.
Mais en Europe, si des spécialistes ont fait la corrélation avec l’arrivée de l’hiver. Il n’y a encore aucune étude qui établit de manière scientifique que le virus était saisonnier. Néanmoins, les hypothèses scientifiques ne manquent pas démontrer que la Covid-19 vit mieux avec un temps sec et humide.
À cause de l’air sec en hiver, le nez est plus sec. Or le nez, son mucus et ses muqueuses nous aident à combattre les infections. Le mucus « piège » les agents infectieux. Et des « cils » poussent ce mucus rempli de pathogènes. Une étude menée sur des souris montrent que plus le temps est sec, moins il y a d’humidité, moins de mucus, plus les cils font pas bien leur travail. Ce qui entraîne un déficit de protection et un corps plus susceptible.

En hiver, on sort moins. Donc on prend moins de bain de soleil. Le corps reçoit moins de vitamine D. Or, « de plus, des méta-analyses récentes ont rapporté un effet protecteur de la supplémentation en vitamine D sur les infections des voies respiratoires »

Une spécialiste en Virologie établie au Canada explique à PressAfrik que « le virus peut se transmettre par aérosols (les aérosols sont de toutes petites particules qui peuvent rester en suspension. Par exemple, lorsqu’on tousse, on produit des particules et des toutes petites particules. Les toutes petites sont les aérosols). Mais pour l’instant, les chercheurs pensent qu’il ne s’agit pas de la principale « voie » de transmission. Selon le CDC, le virus peut se transmettre par aérosol si ces circonstances sont réunis: 1) espaces fermés 2) temps prolongé, 3) peu de ventilation »
Elle ajoute qu’en hiver, « tous ces facteurs sont réunis. On ouvre moins les fenêtres.
Or, on sait que la ventilation peut diminuer la transmission. On prend les transports en commun (au lieu de marcher ou de prendre le vélo/le skateboard ou la trottinette). Nous nous retrouvons plus souvent dans des endroits fermés. Aussi, l’air est plus sec en hiver. Il existe une hypothèse comme quoi l’air sec (à cause des chauffages par exemple), les particules deviennent des aérosols. Et les aérosols ne sont pas assez lourds pour tomber. Donc ils restent en suspension »
À la question de savoir si la période de froid qui s’annonce pourrait entraîner les mêmes effets qu’en Occident, notre spécialiste de préciser: « Les études dont j’ai parlé ont été faites dans des pays occidentaux. Peut-être que ce n’est pas applicable en Afrique. Les réalités sont différentes: tant au niveau du climat que des habitudes (le chauffage, les transports en commun en hiver)« .
À préciser qu’au Sénégal, la période novembre-janvier est marquée par des températures douces qui pourraient être assimilées à l’Hiver en Occident. En attendant que les spécialistes en virologie trouventune  explication scientifique au caractère saisonnier du virus Covid-19, la prudence devra être de mise pour les autorités sanitaires et gouvernementales afin d’anticiper sur la probabilité d’une seconde vague au Sénégal.
Pour rappel, toutes les mesures de restriction prises par le gouvernement pour lutter contre la propagation du virus ont été levées, sauf le port obligatoire du masque dans les établissement publics et privés, les transports et lieux de commerce.

Coronavirus:Le Sénégal est-il en train de connaître une deuxième vague ?

https://www.dakaractu.com Alors qu’il semblait sous contrôle depuis le mois de septembre dans notre pays, le coronavirus reprend du poil de la bête depuis quelques jours. En effet, ces 72 dernières heures, le virus gagne du terrain à nouveau. Selon les chiffres du ministère de la Santé, 100 nouveaux cas ont été enregistrés en trois jours alors que la tendance était à la baisse.
Le point de situation de ce samedi 28 novembre fait état de 46 nouvelles contaminations dont 15 contacts et 31 cas communautaires.

Il faut rappeler que la dernière fois que 40 cas ont été signalés en 24 heures remonte au…27 septembre alors que le nombre de tests (1295) était supérieur à celui de ce samedi qui est de 1050 prélèvements. C’est dire que l’heure est grave.

C’est d’autant plus préoccupant que les autorités sanitaires ont changé de fusil d’épaule dans la stratégie de lutte contre l’épidémie avec un accent mis sur la prise en charge des personnes atteintes de covid-19. Seuls les sujets présentant des symptômes sont testés.
Pour le moment, les scientifiques n’ont pas donné d’explication à cette hausse subite des cas de contamination dans  nos murs, même si des facteurs climatiques ne sont pas à écarter. Les théoriciens de cette thèse s’accrochent à la remontée de la courbe dans les pays du nord.
Dans tous les cas, les signaux sont au rouge et le Sénégal a été assez éprouvé par le coronavirus pour connaitre une seconde vague qui plomberait tout espoir de redonner un second souffle à notre économie.
Depuis le 2 mars, le Sénégal a recensé 16.027 patients atteints de Covid-19 dont 332 décès

LUTTE CONTRE LA COVID-19 :L’Oms exhorte les pays africains à mieux se préparer à la campagne de vaccination

Alors que la course pour mettre au point un vaccin sûr et efficace contre la Covid-19 est de plus en plus encourageante, l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) estime que « l’Afrique est loin d’être prête, pour ce qui sera la plus grande campagne de vaccination jamais menée sur le continent ».
« La plus grande campagne de vaccination dans l’histoire de l’Afrique est sur le point d’être lancée, et les gouvernements africains doivent urgemment intensifier leur préparation », a déclaré Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique. Pour la branche africaine de l’Oms, la réussite d’une telle campagne sans précédent dépendra de la planification et de la préparation. « Et nous avons besoin d’un leadership actif et d’engagement aux plus hauts niveaux des gouvernements avec des plans de coordination nationale solides et complets, ainsi que des systèmes en place », a ajouté la Dr. Moeti.
Une analyse de l’Oms des données de l’état de préparation du continent montre que la moitié des pays ont identifié les populations prioritaires pour la vaccination et ont des plans en place pour les atteindre. Seulement près du quart des pays du continent disposent de plans adéquats pour les ressources et le financement, alors que 17 % ont des outils de collection et de suivi de données en place. Ils sont tout juste 12 % à avoir des plans pour communiquer avec les communautés afin de bâtir la confiance et susciter une demande de vaccination.

Seul un tiers du continent est préparé pour le déploiement du vaccin.

« Développer un vaccin sûr et efficace n’est que la première étape d’un déploiement réussi », a fait valoir la Dr Moeti. « Si les communautés ne sont pas associées et convaincues que le vaccin protègera leur santé, nous ferons peu de progrès. Il est essentiel que les pays s’adressent aux communautés et soient attentifs à leurs préoccupations et leur donnent voix au chapitre dans ce processus. »
L’ensemble des 47 pays de la région africaine de l’Oms a reçu l’outil d’évaluation de l’état de préparation à l’introduction du vaccin contre la Covid-19 (virat) de l’Oms. Ce document, destiné aux ministères de la Santé, fournit une feuille de route pour que les pays planifient l’introduction du vaccin contre la Covid-19.
Le dispositif couvre dix secteurs clés dont la planification et la coordination, ainsi que les ressources et le financement. Il se penche également sur la question des régulations liées au vaccin, les services de livraison, la formation et la supervision ainsi que le suivi et l’évaluation. L’autre volet touche à la logistique, la sécurité des vaccins et la surveillance, la communication et à l’engagement communautaire.
Selon l’agence sanitaire mondiale de l’Onu, seuls quarante pays ont mis à jour cet outil et fourni des données à l’Oms. Une analyse montre que, en s’appuyant sur les rapports réalisés par les pays, la région africaine affiche un score moyen de 33 % de préparation pour le déploiement du vaccin contre le coronavirus. Ce qui est sous le niveau de référence de 80 %.

L’absence de 2e vague étudiée:La gestion de Macky Sall de la COVID-19 encore magnifiée par « Le Monde »

https://www.leral.net/ « Dès les premiers cas, le Sénégal a fermé ses frontières, ses écoles et ses mosquées et imposé un couvre-feu, dispositions aujourd’hui levées. Les patients ont été pris en charge et les cas contacts isolés dans des hôtels ». La gestion de Macky Sall de la COVID-19 encore magnifiée par « Le Monde », qui explique aussi que plusieurs pistes immunologiques sont avancées pour expliquer l’absence de deuxième vague étudiée et que le pays ne compte que 16 000 cas de contamination et 331 décès dus au Covid-19.
Le Sénégal, « c’est l’un des pays modèles en termes de mise en œuvre des mesures de prévention du Covid-19 et ils en ont récolté les fruits », a récemment reconnu un responsable pour l’Afrique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Nsenga Ngoy. Ce sont les « interventions humaines » comme le port du masque ou la distanciation sociale qui ont marché et continueront à jouer un rôle « capital », insiste-t-il.
Les mesures de prévention prises rapidement au Sénégal n’expliquent peut-être pas à elles seules le fort recul du Covid-19, estiment des responsables sénégalais, qui se demandent si une immunité collective aurait discrètement vu le jour.
Le pays ouest-africain de 16 millions d’habitants enregistre, au 27 novembre, 15 960 cas de contamination et 331 décès dus au Covid-19. Seule une poignée de malades sont en soins intensifs, selon le ministère de la Santé. Si l’épidémie avait suivi les courbes de l’Europe, le Sénégal aurait compté environ 100 fois plus de morts.

« Immunité croisée »

Pour Abdoulaye Bousso, un des responsables de la riposte au Sénégal, ce sont effectivement les stratégies d’endiguement qui, dans un premier temps au moins, ont permis au système de santé sénégalais de ne pas s’effondrer. Mais depuis, une « fatigue » s’est installée et plus grand monde ne porte le masque.
Les Sénégalais ont célébré fin juillet la Tabaski et, deux mois après, le Magal, autre grande fête musulmane brassant les foules. Or, ces rassemblements n’ont pas déclenché de vagues de contamination, et c’est donc « peut-être la question de l’immunité qu’il faut mettre en avant », estime le docteur Bousso.
« On se rend bien compte qu’en Afrique en général et au Sénégal en particulier, on n’a pas les morts qu’on aurait dû avoir », confirme un spécialiste de terrain, Massamba Sassoum Diop, président de l’organisation SOS Médecins Sénégal.
L’urgentiste avance qu’une « immunité croisée » a vu le jour au Sénégal. Il l’explique par les infections respiratoires qui sévissent régulièrement à travers la population en mai-juin et septembre, périodes où les climatisations tournent au maximum.
Relativement bénignes, elles sont dues à quatre types de coronavirus. Les résidents du Sénégal développeraient donc une immunité contre cette famille de virus, qui se serait également montrée efficace lorsque le nouveau coronavirus est apparu en mars, estime le docteur Diop.
Le nouveau coronavirus se serait ensuite répandu massivement, d’avril à août, au sein d’une population majoritairement jeune et qui n’a généralement pas développé de symptômes graves.
Sans faire de bruit, « environ 60 % de la population » aurait acquis cette immunité, dit-il.
Le fait de vivre en Afrique a joué un rôle bien plus prééminent que l’origine ethnique ou la génétique, dit-il. Il en veut pour preuve que les populations noires meurent de manière disproportionnée en Europe ou aux Etats-Unis, tandis que les Européens, Libanais ou Chinois vivant au Sénégal meurent beaucoup moins que dans leur pays d’origine.

« L’hypothèse pessimiste »

L’immunité croisée ou collective a « un support scientifique en virologie et en immunologie ». Elle demeure cependant une hypothèse non encore prouvée, admet-il. Une étude sérologique en cours devrait fournir de premières indications sur sa validité dans les prochaines semaines, dit-il.
Le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, se veut plus réservé. Si les chiffres sont si bas, « nous pouvons dire sans risque de nous tromper que c’est dû à l’efficacité de la riposte parce que l’immunité collective ne peut pas être une stratégie de riposte. Si l’immunité collective était LA stratégie de riposte, le corollaire serait un nombre de morts extrêmement important parce qu’on ne ferait rien », tempère-t-il.
Pour les spécialistes sénégalais, comme pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), pas question en tout cas de céder à l’euphorie qui pointe dans les médias locaux, ne serait-ce que parce qu’on ignore la durée d’une immunité, si tant est qu’elle existe.
Transposer l’hypothèse à des régions où les populations sont plus âgées et plus à risque, est dangereux. « Si on l’applique directement en Europe, c’est 3 ou 4 millions de morts supplémentaires, et aux Etats-Unis, peut-être 8 à 10 millions », avertit Massamba Diop.
En attendant, le ministre exhorte à rester vigilant. Les recherches à sa disposition laissent penser que le Sénégal sera épargné par une deuxième vague de contaminations, « mais nous travaillons toujours dans ce qu’on appelle l’hypothèse pessimiste ».Le Monde

VIOLENCES FAITES AUX FEMMES : Des abus renforcés par la Covid-19

http://www.sudonline.sn La pandémie de la Covid-19 a augmenté les violences à l’encontre des femmes, comme le révèle une étude la Fondation Heinrich Böll et l’Association des juristes sénégalaises (AJS). Les difficultés économiques liées à la pandémie sont à l’origine de beaucoup d’agressions à l’égard de ces dernières. Dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, célébrée le mercredi 25 novembre et des 16 jours d’activisme (du 25 novembre au 10 décembre 2020) contre les violences faites aux femmes, retour, avec statistiques à l’appui, sur des formes et catégories de ces abus à l’égard des femmes pendant et avant la Covid-19 au Sénégal
«Depuis l’apparition de la pandémie de la Covid-19, les données et les rapports provenant de ceux évoluant en première ligne montre que tous les types de violences contre les femmes et les filles et surtout les violences domestiques sont accrues», signale l’ONU, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, célébrée le mercredi 25 novembre sous le thème sous le thème : «Orangez le monde : Financez, intervenez, prévenez, collectez!». Le Sénégal est concerné par cette hausse. Une étude de la Fondation Heinrich Böll et l’Association des juristes sénégalaises (AJS), l’atteste. «Les femmes victimes des violences recensées au niveau des boutiques de Droit de l’AJS représentent 43,8% avant Covid-19 (janvier à février) contre 56,2% durant la période Covid-19 (avril à mai) passant de 67 à 86 ; soit une augmentation de 12,4%», peut-on lire sur le site de la fondation. Ces violences sont de tous genres : économiques, sexuelles, physiques, psychologiques, conjugales et droits de la famille, signale-t-elle. «En période de pandémie, la demande d’assistance pour motif de violence économique a augmenté. Comparées aux nombres de cas en période avant Covid, les femmes sont deux fois plus victimes de violence économique en période Covid ; soit 64,9 % des cas enregistrés durant ces deux périodes», indique le rapport.

COMMUNICATION, ETAT D’URGENCE ASSORTI DE COUVRE-FEU «FATALS» AU FEMMES DE L’INFORMEL

La majorité des cas de demande d’assistante reçus en cette période de pandémie se retrouvent dans le secteur informel et occupent en majorité des emplois peu payés. Ces femmes ont le plus souvent en charge toute la famille. Cette violence s’explique par les mesures restrictives prises aux premières heures de la pandémie. Le chef de l’Etat, avait pris la décision d’interdire tout rassemblement y compris dans les lieux de commerce, les aéroports fermés et le respect des mesures barrières, devenu une exigence, conformément à l’état d’urgence assorti de couvre-feu. Ces directives ont fortement impacté les femmes qui sont pour la plupart dans le secteur informel.
Selon l’Enquête régionale intégrée sur l’emploi et le secteur informel de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) de 2017, les femmes dirigent plus de la moitié des unités de production informelle, soit 51,1%. Elles sont plus occupées dans les «activités d’hébergement et de restauration» (94,4%). Elles se retrouvent en grande partie avec un emploi informel dans les branches «Activités spéciales des ménages» (96,5%), «activités d’hébergement et de restauration» (86,5%) et «Commerce de détail» (71,0%). Aussi, la communication faite au début de la pandémie avait suscité la peur. Beaucoup de ménages avaient renvoyé leurs travailleuses domestiques, sous prétexte que ces dernières, vivant souvent des dans conditions précaires ou utilisant les transports publics, peuvent être porteuses/vecteurs du virus de la Covid-19.

RADIOSCOPIE DES VIOLENCES

Parmi les violences, signalées par le travail de l’AJS, il y’a le défaut d’entretien et 20,3% le refus de donner la dépense quotidienne ou la pension alimentaire. Il s’agit des manquements aux obligations des charges du ménage dus à la réduction des revenus du couple, surtout du chef de ménage. Les données révèlent également une recrudescence de violences physiques et psychologiques de la part de leurs partenaires masculins, comparés à la période avant la Covid-19. Ainsi, il est remarqué en période Covid-19 plus de femmes victimes de violences psychologiques (soit 57,10%) et physiques (soit 58,30%) que pendant la période avant Covid-19 où moins de 43% des femmes sont concernées par les violences psychologiques et 41,7% par des violences physiques. «L’analyse par groupe d’âge, selon le type de violence subie au cours des deux périodes, montre que la violence basée sur le genre touche toutes les catégories d’âge avec une catégorie moins représentative comme les 41 à 50 ans», rapporte le document. Si l’on se fie à cette étude, il est donc établi que la pandémie a augmenté les violences à l’encontre des femmes, certes, mais elle a toujours existé. Agressions, viols, meurtres sont notés fréquemment. D’ailleurs, en 2019, plusieurs cas d’abus contre des femmes ont poussé l’exécutif à proposer à l’Assemblée nationale une loi visant à criminaliser le viol. Elle a été votée pour renforcer la sanction infligée aux auteurs de cet acte.

DES FAITS ET DES CHIFFRES ALARMANTS

A l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, célébrée le mercredi 25 novembre sous le thème sous le thème : «Orangez le monde : Financez, intervenez, prévenez, collectez!» et marquant le coup d’envoi de 16 jours d’activisme contre les violences à l’égard des femmes, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a dévoilé des faits et chiffres alarmants sur les abus dont ces dernières sont victimes. Selon l’ONU, 1 femme sur 3 dans le monde a subi des violences physiques et/ou sexuelles à un moment donné dans sa vie, le plus souvent de la part d’un partenaire intime. Partout dans le monde, le confinement à domicile et l’isolement social résultant de la pandémie de Covid-19, combinés à une insécurité économique généralisée et à la perte des moyens de subsistance, ont engendré de nouveaux risques pour les femmes et les filles en ce qui concerne l’exposition à la violence. A en croire l’ONU, seulement 52% des femmes mariées ou en union prennent librement leurs propres décisions concernant les relations sexuelles, l’utilisation de contraceptifs et les soins de santé. Aussi, 71% de toutes les victimes de la traite des êtres humains dans le monde sont des femmes et des filles, trois quarts d’entre elles sont exploitées sexuellement.

LE SÉNÉGAL ET LA GUINÉE BISSAU RÉACTUALISENT LEURS ACCORDS DE DÉFENSE

http://www.emedia.sn/ Une rencontre réunie ce samedi, 28 novembre, les Forces de défense et de sécurité du Sénégal et de la Guinée Bissau. Placée sous le thème : « Les mécanismes pour une meilleure prise en compte des défis sécuritaires transfrontaliers », l’objectif est d’actualiser les accords de défense en vue d’une stratégie commune face aux défis sécuritaires notamment le terrorisme, le trafic de drogue, entre autres.
Colonel Souleymane Kandé, commandant de la zone militaire n’°5, participera à la rencontre, face, entre autres personnalités, Sana Namancagna, Commandant de la Province Nord de la Guinée Bissau.
La rencontre, a confirmé Kandé, face aux journalistes, sera répartie en ateliers et par problématiques, prenant en compte tous les défis et menaces sécuritaires au niveau de la frontière : le trafic illicite de tout genre (drogue, bois, etc), les litiges frontaliers, les tensions intercommunautaires, et les spectres des menaces potentielles dont la menace terroriste. »
Ainsi, une déclaration commune est attendue à l’issue de la rencontre. Laquelle sera lue et partagée par les deux délégations, portant sur une stratégie commune qui sera définie. « Nous allons apposer notre signature pour tout simplement dire que fondamentalement l’esprit de ces rencontres, c’est de dissiper les tensions transfrontalières tant au niveau des communautés. Parce qu’il y a souvent des problématiques liées à des litiges fonciers au niveau des frontières mais également des problématiques sécuritaires, qui ont amené les forces de défense et de sécurité (Police, Gendarmerie Eaux et Forêts, Douane), à trouver une plateforme d’échanges, d’informations, de partage de renseignements, de sorte que tous les défis sécuritaires puissent être pris en compte en amont, et pour qu’on puisse conjointement pouvoir agir efficacement sur l’ensemble des spectres de menaces qui se font au niveau des frontières ». Dié BÂ

Rébellion:Le Collectif des authentiques militants de l’APR charge Macky et Cie…

https://senego.com Le Collectif des authentiques militants de l’Alliance pour la République (Cam-Apr) a été porté sur les fonts baptismaux. Il s’agit de jeunes militants du parti au pouvoir qui ont mis en branle cette initiative et comptent mener le combat des dénonciations dont Thiaye Diaby, Ibrahima Pouye, Djily Seck, Pape Ndiambé Dione, René Pierre Yehoum et Cie. Ils ont d’ailleurs lancé leur organisation en tirant à bout portant sur tout ce qui bouge du côté de la case apériste. À commencer par Macky Sall et les transhumants.
Depuis le soir de l’élection Présidentielle de 2019, des critiques, des frustrations et une méfiance croissante à l’égard de notre parti qu’est l’Apr, gagnent de plus en plus l’engagement de nos militants dans les bases politiques“, ont-ils fait savoir au quotidien “La Tribune”.

Sentiment de rupture de la confiance…

D’après ces frondeurs, “les responsables sont souvent considérés comme des abonnés à leur agenda personnel, ne servant pas l’intérêt général et l’esprit de solidarité au sein du parti. Ce sentiment de rupture de la confiance a aujourd’hui entraîné l’indifférence et l’insouciance à l’égard de la vie politique du parti et aux valeurs cardinales de la République. Que faire pour faire face au désespoir de la jeunesse sénégalaise ? On dit souvent que l’habitude du désespoir est plus dure à supporter que le désespoir lui-même“.
Nous avions cru au Président Macky Sall. Nous avions cru qu’il sera à l’origine du véritable changement de la situation de l’emploi des jeunes du Sénégal. Hélas !“, a regretté, pour sa part Thiaye Diaby.
Le constat est général. Aujourd’hui, dans ce pays, ce sont les lobbies tapis dans l’ombre qui dictent leur loi. Nous allons faire face et dire ‘Non’. Ce pays n’est le titre foncier de personne. Seule la lutte libère…“, enchainent-ils.

Sur le ralliement de Idy et Cie…

Le Président Macky Sall, en faisant appel à ses anciens amis qui ont pillé et dilapidé les ressources de ce pays, aujourd’hui le sentiment de déshonneur nous anime à tout point de vue (sic). Nous pensons aux morts de 2012 pour la bonne gouvernance. Pis, actuellement, les jeunes font le choix de mourir en mer. La décadence et la misère les poussent encore et encore vers de tels actes… Pendant que d’autres s’embourgeoisent avec les deniers publics, eux, ils ont choisi les dents de la mer. Le Tribunal de l’Histoire jugera. À coup sûr, nous avons accompagné le Président dans le ‘Yaakar’, aujourd’hui, nous tendons vers le désespoir… Ce sont les transhumants du régime chassé en 2012 qui ont fini par occuper honteusement les places de choix“, pestent-il. Non sans annoncer remettre “tenue de combat pour faire face à tous ceux qui tenteraient d’anéantir les valeurs de la République”.

FERNAND NINO MENDY, ENSEIGNANT EN COMMUNICATION A L’UGB SUR “LE GOUVERNEMENT FACE A LA PRESSE“:«Enormément de faiblesses relatives à l’émission, au canal et aux destinataires finaux de la communication gouvernementale»

http://www.sudonline.sn La décision du gouvernement de faire face à la presse tous les quinze jours, avec une première édition marquée par la présence de pas moins de 9 ministres, intrigue plus d’un. Un format de communication gouvernementale assez nouveau et particulier dont même les spécialistes en communication ne parviennent pas à comprendre les raisons. C’est du moins le cas de l’enseignant en communication à l’Université Gaston Berger (Ugb) de SaintLouis, Fernand Nino Mendy. Pour ce communicant, avec cette pléthore de ministres au cours d’une conférence de presse, on remarque énormément de problèmes à l’émission, au canal et aux destinataires finaux de la communication gouvernementale. Il croit fermement que c’est à la personne qui coordonne l’action gouvernementale, en l’occurrence le président de la République, en l’absence du Premier ministre, que doit revenir la charge de coordonner la communication gouvernementale, tout comme son agenda

Comment appréhendez-vous la communication du gouvernement qui a proposé un format nouveau, notamment des communications par quinzaine de jours, avec beaucoup de ministres  ?

La question que vous posez est très intéressante parce qu’elle est profonde. Parce qu’elle impose un rappel d’un certain nombre d’engagements et d’orientations gouvernementales, tel que stipulé par le concept de l’époque  : le temps de l’action. Est-ce qu’aujourd’hui, c’est le temps de la parole, ou est-ce que c’est dans le temps de l’action qu’il y a le temps de la parole ? Je le dis, peut être en caricaturant, mais en termes de compréhension, la réalité semble être cette contradiction. Le premier élément d’analyse, c’est quelles sont les principes qui président à la communication de l’Etat  ? Il faut dire d’abord qu’on parle d’Etat, donc on parle de sérieux. Parce que l’Etat a deux missions qui, à la limite même, président à la vie de ses citoyens. La richesse d’un pays dépend d’une large part de ce que l’Etat pose comme politique. L’autre aspect, c’est maintenant la communication d’un Etat. La communication est partie intégrante de l’action publique. Parce que nous ne sommes pas dans des royaumes, mais dans des Etats. Donc, la transparence, assurer l’équilibre, dégager des priorités, tout cela c’est pour amener la confiance des citoyens envers le gouvernement. Le grand problème aujourd’hui, quand vous dites aux gens que c’est le temps de l’action, est-ce que c’était un concept dû à un contexte  ? En réalité, c’est un concept qui dégage la ligne de gouvernance d’un gouvernement.

Quelles peuvent être les raisons profondes qui ont amené le gouvernement à nous proposer ce format là  ?

Dans le communiqué, on nous parle d’une stratégie de communication du gouvernement face à la presse. D’ailleurs, ça c’est un problème parce que le gouvernement ne parle pas à la presse, il parle aux citoyens. La presse n’est qu’un intermédiaire. Donc, il y a énormément de faiblesses relatives à l’émission, au canal et aux destinataires finaux de la communication gouvernementale. Nous doutons, parce que nous ignorons la vraie raison, et que malheureusement l’histoire a montré qu’il y a énormément de questions dans lesquelles le discours du gouvernement a été politique et quand la parole a été donnée aux scientifiques, il y a eu des contradictions. Un message se prépare, c’est quelque chose de délicat. Parce que, ce que nous craignons tous, c’est qu’il y ait un agenda caché sur ce format de communication qui nous a été proposé. Je pense que tous les citoyens intellectuels lucides de ce pays se posent des questions sur les véritables motifs de ce format de communication. Ce qui fait qu’aujourd’hui, est-ce que nous avons assez de confiance au discours de ce gouvernement ?

Quel pourrait être l’impact sur les populations de ce format de plusieurs ministres en une conférence de presse  ?

C’est d’ailleurs l’une des erreurs, parce que ne peut pas parler de tout en même temps. Les statistiques au plan mondial montrent qu’un citoyen connecté reçoit plus de 3000 informations par jour. Quand on fait une conférence de presse, il est vrai qu’on parle en Français et en Wolof. Mais, c’est aux élites intellectuelles, économiques, politiques. Parce que ceux qui sont dans la communication pour apporter un changement de comportement, ils doivent sortir des villes et aller vers les campagnes. Pour qu’un message ait un impact, il faut énormément de temps. Ceux qui ne sont pas dans cette élite minoritaire sont considérés comme des citoyens empêchés. Parce que le code du discours, tout comme le canal et le support du discours sont des obstacles. On ne peut pas s’assurer que ce public qui ne fait pas partie de cette élite, perçoive le message et qu’il ait un impact.

Il est vrai qu’il y a eu beaucoup d’acteurs sur des sujets qui se recoupent parfois. Quel est le risque pour ce genre de format  ?

En ce qui concerne les risques, c’est d’abord un manquement par rapport à la loi, par rapport au droit des citoyens. Parce que le citoyen, il a droit à l’information sur les politiques publiques. Mais le code, le support et le message qui lui sont transmis ne lui permettent de jouir de son statut de citoyen. Cela veut dire quand vous vous adressez à une partie des citoyens, en ignorant une autre qui est plus importante., c’est une rupture d’égalité des citoyens au niveau de ce format. Ça doit être corrigé. L’autre chose, c’est que nous sommes dans un espace public où en dehors des milliers de messages que les gens reçoivent par jour, il y a ce qu’on appelle le bruit. C’est-à-dire que nous avons des détours, comme les réseaux sociaux, comme la presse, qui ont d’autres priorités qui ne sont pas forcément celles du gouvernement. Ce qui veut dire qu’il y a un bruit qui empêche au message du gouvernement d’être très bien reçu. L’autre chose aussi, c’est pénible de suivre plusieurs personnes comme ça. Les intellectuels qui s’exercent à le faire, c’est une souffrance. L’attention humaine, techniquement, ne dépasse pas 15 minutes. Le reste, c’est des efforts dus à la culture de l’écoute.

Maintenant qu’il n’y a pas une Primature pour coordonner la communication gouvernementale, que faudrait-il pour corriger, afin que le message passe au niveau des cibles ?

L’une des choses les plus importantes, c’est que la coordination de l’action gouvernementale doit être le mou de l’ossature d’un gouvernement. De telle sorte que c’est à ce niveau-là que l’agenda de la communication du gouvernement se décide. Il faut que ce soit ceux qui sont en charge de la coordination de l’action gouvernementale. Aujourd’hui, c’est le président de la République et que ce soit lui qui communique. Parce que c’est son format qu’il a choisi lui-même, par cohérence. De manière implicite, il est le Premier ministre en même temps président de la République. C’est à lui de coordonner la communication, de fixer un agenda thématique. L’agenda de la communication d’un gouvernement, ce ne sont même pas les personnes, mais ce sont les thèmes qu’il faut apporter. Il peut dire que cette semaine le ministre de l’Intérieur va parler de tel sujet, et qu’après ce sera le tour à celui de l’Eau, ainsi de suite. La communication gouvernementale ne répond pas de manière immédiate à l’action gouvernementale. Donc, il y a un temps de conception, celui de préparation du message, celui aussi d’opportunité médiatique qu’il faut choisir pour faire passer le message. Ça malheureusement, s’il n’y a pas de coordination, il y aura un problème pour bien comprendre

Achille Mbembe:«la mémoire des luttes anticoloniales réveille des questions dérangeantes


https://www.jeuneafrique.com
  
Pour l’historien et politologue camerounais, il n’y a rien à célébrer après soixante ans d’indépendance. Dans un entretien à Jeune Afrique, il appelle à « vaincre la tyrannie postcoloniale » et à « réenchanter l’Afrique ».
Franc-tireur impertinent?? Analyste avisé et lucide?? L’historien et politologue camerounais Achille Mbembe, 63 ans, est sans doute un peu des deux. Ce libre penseur qui vit en Afrique du Sud, où il enseigne à l’université du Witwatersrand (Johannesburg), peine à faire renouveler son passeport dans son pays depuis bientôt deux ans et ne peut se déplacer que grâce à un passeport diplomatique sénégalais.
Pour l’auteur de Critique de la raison nègre et de Sortir de la grande nuit. Essai sur l’Afrique décolonisée, il n’y a rien à célébrer après soixante ans d’indépendance.

Jeune Afrique?: Contrairement au cinquantenaire, ce soixantième anniversaire des indépendances passe inaperçu…

Achille Mbembe?: Le plus frappant, cette année, c’est d’abord la crise sanitaire, qui, elle-même, est le symbole de l’impasse dans laquelle la civilisation techno-matérialiste aura mené l’humanité. C’est aussi la protestation mondiale qui a accompagné le meurtre de George Floyd, aux États-Unis.
Ces deux événements ont pour fond le désastre climatique imminent. L’enjeu final, celui qui nous interpelle tous, quelle que soit la région du monde à laquelle nous appartenons, c’est la survie de notre espèce sur Terre et, de manière plus générale, la continuité du vivant. Si, après la colonisation, l’Afrique était parvenue à se hisser à hauteur du monde, elle pèserait aujourd’hui d’un poids singulier sur ces bouleversements de portée planétaire.

Tel n’est pas le cas ?

À cause des faiblesses structurelles internes du continent et de sa précarité sur l’échiquier mondial, les Africains et leurs descendants, mais aussi leurs dirigeants, sont traités partout par l’insulte et le mépris. Le racisme anti-nègre avance désormais à visage découvert.
Peu importe qu’ils ne sachent rien de notre passé et de notre présent, tous les idiots du monde se croient habilités à nous donner des leçons. La mémoire des luttes anticoloniales est piétinée. Des statues dédiées à ceux qui hier nous ont volés, violés et pillés trônent sur les places publiques de nos capitales alors qu’aucune de nos grandes avenues ne porte le nom de nos martyrs. C’est en très grande partie à cause de cette phénoménale abdication de la conscience historique que nous en sommes là.

Il n’y a donc rien à célébrer ?

La vérité est que la lutte africaine pour une autonomie relative est loin d’être terminée. L’urgence n’est donc pas à la célébration. En revanche, il faut engager une réflexion importante sur ce qui a bien pu faire du projet d’autodétermination – pour lequel beaucoup se sont sacrifiés – le non-événement qu’il est devenu.

Quelles étaient les attentes des Africains à travers ce projet? ?

Les mêmes que celles d’aujourd’hui, à savoir être reconnus en tant qu’humains et être traités comme tous les autres humains, vivre chez soi dans la dignité, coexister en harmonie avec le reste du vivant et hériter du monde dans son ensemble. Des aspirations somme toute universelles.
Le nationalisme anticolonialiste avait pour objectif la réhabilitation d’une humanité avilie, la réparation culturelle, le renouveau du monde et de l’humanité. Il ne s’agissait pas seulement de vaincre la faim et la soif ou de répondre à des besoins purement matériels, comme garder une partie du fruit de son labeur, vendre son cacao ou son coton à un juste prix, avoir accès à la santé, à l’eau potable et peut-être à l’électricité.
Il s’agissait aussi d’énoncer des paroles neuves, d’intervenir dans le discours sur les finalités de l’existence humaine par le biais de l’art et de la culture, d’ouvrir d’autres potentialités humaines, de faire monde avec les autres, là où, longtemps, d’autres avaient pris l’habitude de faire monde contre nous.

Pour les Occidentaux, les indépendances ne venaient-elles pas troubler l’ordre international établi ?

Pas vraiment. L’ordre colonial reposait sur le principe de l’expropriation sans compensation. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la plupart des puissances européennes comprirent que, pour exploiter les peuples lointains et maintenir l’accès aux ressources nécessaires à leur expansion, elles n’avaient pas besoin d’occuper militairement leurs territoires.
Toute occupation effective et toute administration directe entraînaient non seulement des frais, mais aussi des responsabilités dont il était plus facile de se décharger sur des sicaires locaux. Dans tous les cas, aucun des États africains nouvellement indépendants ne constituait à lui seul une puissance. À l’ordre colonial succéda rapidement la guerre froide. Bien plus que la décolonisation, c’est le conflit Est-Ouest qui structura le nouvel équilibre international.

Vous aviez moins de 3 ans lors de l’indépendance du Cameroun, votre pays. Pour la « génération des indépendances », à laquelle vous appartenez, les soixante ans qui se sont écoulés sont-ils un motif de fierté, un gâchis, un verre à moitié plein ?

Le Cameroun a 136 ans. Les communautés endogènes qui le composent sont bien plus vieilles encore. De ces cent trente-six années, plus d’une cinquantaine auront été gâchées. Après trente ans sous le protectorat allemand (1884-1914), ce pays entama un parcours fait d’immobilisme et d’inertie duquel il n’est pas sorti. Les années 1914-1925 furent pratiquement perdues. Après la partition franco-anglaise et la redélimitation des frontières, il fallut à peu près tout recommencer.
Ce n’est qu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale qu’un début d’aménagement territorial fut amorcé, et quelques investissements réalisés. Je dirais que, depuis 1955 et pour contrer la poussée nationaliste, ce pays s’est engouffré sur une trajectoire autoritaire sans issue. Les années Ahidjo [1958-1982] furent médiocres.
Depuis 1982, l’autoritarisme a débouché sur la stagnation et l’émasculation sur tous les plans. Le formidable potentiel bio-économique est largement inexploité. Les extraordinaires dynamismes, savoir-faire et capacités de résilience des populations sont détournés à des fins de survie. L’initiative individuelle est bridée. Les ressources naturelles sont vendues à l’encan, à commencer par le patrimoine foncier, les forêts et les gisements miniers.
Une guerre aussi sauvage qu’inutile consume les provinces anglophones. La plupart des « cerveaux » ont quitté le pays. Des dizaines de milliers de professionnels se sont établis à l’étranger, et le tribalisme est au zénith.
Pendant ce temps, un despote mort-vivant préside à la cannibalisation de la société et à la zombification de tout un peuple. C’est à ce cycle autoritaire qu’il faut absolument mettre un terme en réformant l’État en profondeur et en inventant une démocratie qui repose sur la force, l’énergie et la créativité des communautés.

Cette inertie tient peut-être à la manière dont les indépendances « francophones » ont été acquises. Ont-elles été octroyées ou conquises ?

Cela importe peu désormais. Le défi immédiat est de reconstituer les réserves intellectuelles, morales, culturelles et artistiques nécessaires aux luttes d’aujourd’hui et de demain. C’est de raviver la mémoire des luttes anticoloniales et de relancer, dans des conditions neuves, le projet d’auto­détermination.

POURQUOI ACCEPTONS-NOUS D’ÊTRE GOUVERNÉS PAR DES GENS QUI NE SAVENT PAS TENIR LES COMPTES D’UNE NATION

Qu’on le veuille ou non, réactiver cette mémoire, c’est forcément nous poser des questions dérangeantes. Par exemple, pourquoi, au terme de notre long commerce avec la France, nous sommes-nous retrouvés avec des États qui ne disposent pas de leurs monnaies propres, dont les armées sont chapeautées par des états-majors étrangers, dont le gros de la classe dirigeante possède des passeports étrangers, dispose de propriétés et d’immeubles dans des pays non africains, se fait évacuer à la moindre alerte dans des hôpitaux étrangers, passe ses vacances dans des hôtels aux coûts dispendieux en Europe, envoie ses enfants étudier dans des institutions hors d’Afrique et amasse des fortunes mal acquises dans des banques suisses et autres paradis fiscaux??
Évoquer cette mémoire aujourd’hui, c’est se demander pourquoi la plupart des pays anciennement colonisés par la France ont presque automatiquement à leur tête des gérontocrates obséquieux qu’entourent une armée de courtisans et de sicaires?? Pourquoi acceptons-nous depuis plus d’un demi-siècle d’être gouvernés par des gens qui ne savent pas tenir les comptes d’une nation, dont ils dilapident le patrimoine foncier en le gaspillant dans la débauche, les vêtements luxueux, le goût effréné des boissons et mets rares, bref dans des fastes inutiles??
Pourquoi les fusils, les balles, les gaz lacrymogènes et les véhicules militaires qu’ils utilisent pour mater leurs peuples sont d’origine française, de même que les engins qu’ils font défiler lors des fêtes nationales, ou les uniformes de leurs armées?? Des États dotés de pareilles classes dirigeantes peuvent-ils être qualifiés d’« indépendants »?? Des peuples qui, pendant des décennies, courbent l’échine devant de tels traitements et préfèrent se déchirer entre tribus peuvent-ils prétendre à quelque avenir que ce soit parmi les nations du monde??

En quoi les indépendances « anglophones » furent-elles différentes des indépendances « francophones » ?

La colonisation anglaise était loin d’être idyllique. Souvent, les Britanniques laissèrent derrière eux poudrières et bombes à retardement, sous la forme de conflits divers qu’ils attisèrent durant la période de domination. Conflits religieux, ethno-régionaux ou fonciers, ces antagonismes plombèrent les gouvernements postindépendance et débouchèrent parfois sur des guerres civiles et des risques de partition territoriale, comme ce fut le cas au Nigeria et au Soudan.
Dans leurs colonies de peuplement [Afrique du Sud, Rhodésie, Kenya], ils accaparèrent les meilleures terres et érigèrent le racisme et la ségrégation en dogmes, tant et si bien que la décolonisation finit par suivre une trajectoire passablement sanglante.
Ailleurs, comme au Ghana, au Kenya ou en Tanzanie, ils furent cependant bien plus respectueux du suffrage populaire que les Français. Kwame Nkrumah, Jomo Kenyatta ou Robert Mugabe, par exemple, ne furent pas exécutés comme Um Nyobè et d’autres.
En revanche, la colonisation française a produit des entités qui ne sont pas des républiques dans le sens primordial du terme. À de rares exceptions, les pouvoirs francophones sont des formations baroques, hybrides et syncrétiques. Certains présentent les caractéristiques des tyrannies classiques, voire des satrapies anciennes.
Derrière le mince vernis de modernité se cachent à peine des mélanges qui vont du commandement colonial aux sultanats et chefferies d’autrefois, sur fond de patriarcat lignager. De tels bric-à-brac, on ne peut en parler que comme d’« États sous tutelle », dont la souveraineté est largement fragmentaire. Il s’agit d’États qui, dans le prolongement de la logique coloniale, sont en réalité des machines d’une guerre de basse intensité contre la société et contre les communautés.
Qu’il en soit ainsi n’est pas uniquement le résultat de l’action de la France ou des forces extérieures. Pour produire cette forme de rapport social de domination, la France et ces autres forces extérieures ont dû s’appuyer sur des moteurs et des énergies déjà là, au sein des sociétés considérées. C’est ce rapport de force interne, aussi dispendieux que stérile, qu’il faut modifier si la dépendance systémique qui nous lie à la France doit être renversée.

Il y a peut-être un péché originel dans cette relation ambiguë entre la France et l’Afrique. Les leaders « francophiles » des indépendances (Senghor, Houphouët, Ahidjo, Youlou, Mba…) étaient-ils des marionnettes ou des marionnettistes?? Qui manipulait qui ?

Depuis l’époque coloniale, la plupart des élites africaines francophones et les classes dominantes françaises sont liées entre elles par ce qu’il faut bien appeler un pacte de corruption mutuelle. Grâce à ce dispositif structurel mis en place au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et renouvelé chaque fois que de besoin, la pérennité des intérêts français en Afrique est garantie. Lorsqu’il le faut, la France n’hésite d’ailleurs pas à recourir à des interventions militaires, voire à l’assassinat, pour faire prévaloir sa force et assurer ses clients de son indéfectible soutien.
Ce système de dépendance réciproque est profondément ancré dans des structures historiques d’inégalité, qu’une civilité quasi obséquieuse masque sans toutefois parvenir à en atténuer le caractère paternaliste et, à bien des égards, raciste. Il ne s’agit donc pas, à proprement parler, de manipulation. Il s’agit d’un paradigme de la domination dans lequel la corruption morale et matérielle ainsi que la brutalité et la soumission sont vécues comme des formes d’échange entre inégaux, selon le principe du don et du contre-don, ou encore des dettes réciproques.
Mais le plus important à mes yeux, ce n’est pas la prévarication des élites. Ce sont les transformations en cours et ce dont elles sont le présage. Car, parmi les nouvelles générations, beaucoup se remettent à parler du panafricanisme. Ils rejettent ouvertement le franc CFA, appellent au déboulonnement des statues dédiées à nos conquérants. De Dakar à Johannesburg, en passant par Nairobi, parmi les intellectuels, écrivains et artistes, il n’est de plus en plus question que de « décolonisation ». C’est cet élan qu’il faut transformer, non en ressentiment antifrançais, mais en capacité de mobilisation, d’organisation et de proposition, et en puissance affirmative.

Faut-il poser la question de la présence française en Afrique ?

Il faut d’autant plus le faire que la France est, de toutes les puissances européennes, celle qui s’est le plus impliquée dans notre devenir historique, y compris au lendemain de la décolonisation. Les autres ne sont sans doute pas entièrement parties. D’autres arrivent à grands pas. Il nous faut ouvrir un débat sérieux sur la Chine, son rôle dans l’extraction accélérée de nos ressources et l’accroissement vertigineux de nos dettes. Mais la France est un acteur tout à fait central de nos drames. Il suffit à cet effet d’évoquer, par exemple, le génocide des Tutsi au Rwanda.
Pour beaucoup, elle a été si profondément impliquée dans la consolidation de la tyrannie en Afrique que l’avènement de la démocratie, la jouissance des libertés fondamentales et la réalisation du rêve panafricain ne seront possibles qu’au prix d’une rupture radicale des liens avec l’ancienne puissance coloniale. Il existe, de fait, un ressentiment antifrançais que n’hésitent pas à instrumentaliser même les régimes qu’elle soutient, surtout lorsqu’ils cherchent à réengranger un minimum de légitimité. De ces questions, il arrive à certains d’entre nous d’en discuter avec de très hautes personnalités françaises. Elles font valoir que chaque fois que la France s’engage dans les affaires africaines, elle est accusée d’ingérence, et quand elle se tait, elle est soupçonnée de complicité.

N’ont-elles pas raison?

Il s’agit à mon avis d’une fausse alternative. Pour que celle-ci soit vraie, il faudrait que la France soit un acteur neutre sur le continent. Or la codépendance entre elle et les États africains francophones est systémique et multiforme. Depuis l’époque coloniale, elle a toujours soutenu l’État dans la guerre qu’il mène contre la société et les communautés.Avec l’intensification de l’extraction de nos ressources naturelles, la percée de l’urbanisation et l’inexorable poussée démographique, cette guerre ira s’accélérant. C’est l’une des raisons pour lesquelles les nouvelles générations ont raison d’exiger que les termes de la présence française chez nous soient renégociés en faveur du progrès de la démocratie en Afrique.
Ensemble, il nous faut organiser une grande transition. Son but serait une ample rétrocession du pouvoir à la société et aux communautés. Il faut que le nom de la France ou ses prises de position cessent d’être associés à la défense ou au blanchiment de la tyrannie, de la corruption et de la brutalité sur le continent. Et que nous, Africains, n’ayons plus aucun prétexte pour rejeter sur elle tous nos malheurs.

Comment les populations africaines percevaient-elles leurs dirigeants au moment des indépendances?? Comme les égaux des Occidentaux ?

Beaucoup comprirent très tôt qu’il s’agissait sinon du même théâtre, du moins des mêmes jeux mimétiques, des mêmes convulsions et de la même injure. Nous disposons, à ce sujet, d’une belle tradition critique que les arts africains contemporains pourraient utilement prolonger.
Dès 1961, Frantz Fanon lance un avertissement (Les Damnés de la terre). Suivront les grands romans et essais d’Ahmadou Kourouma (Le Soleil des indépendances, 1968), de Yambo Ouologuem (Le Devoir de violence, 1968), d’Ayi Kwei Armah (The Beautiful Ones Are Not Yet Born, 1968), de Stanislas Adotevi (Négritude et Négrologues, 1972) et de Sony Lab’ou Tansi (La Vie et demie, 1979).
Ces textes ne sont pas seulement, comme on l’a souvent dit, le reflet du désenchantement. On y trouve des éléments d’une véritable théorie alternative de la décolonisation.

La période des indépendances s’est caractérisée par des assassinats politiques. Quels impacts ceux-ci ont-ils eus sur le cheminement et la construction des nations africaines ?

L’assassinat de leaders nationalistes qui auraient pu tracer des chemins alternatifs pour leurs pays a profondément marqué l’inconscient collectif des peuples africains. Tel était au demeurant leur but initial, à savoir émasculer la volonté d’émancipation en instillant la terreur dans les esprits. Souvent, en dépit des tentatives officielles d’effacer leurs noms de l’Histoire, le souvenir de ces grandes figures de la probité et de l’abnégation est resté gravé dans la mémoire populaire
Pour relancer le projet d’autodétermination à l’échelle continentale, il est crucial de renouer avec ces figures et leurs significations en sachant que, si le charisme est important, l’Histoire ne dépend pas exclusivement des « grands hommes ». Une société qui ne sait pas faire corps, qui ne sait pas libérer la totalité de ses forces internes – à commencer par les femmes, les jeunes, mais aussi les idées – n’ira pas loin.
Nous sommes appelés de nouveau à faire corps, à produire de nouvelles idées et à imaginer de nouvelles formes d’action si nous devons vaincre la tyrannie postcoloniale, défataliser l’avenir et réenchanter l’Afrique.

Diriez-vous qu’il y a eu un faux départ au moment des indépendances ?

L’Afrique aurait-elle pu d’emblée se poser en véritable force ?

La seule manière pour l’Afrique de se hisser à hauteur du monde aurait été de construire sa puissance par-delà les petits réduits nationaux. En gardant en place une multitude de mini-États aux frontières arbitraires, sans puissance militaire, sans assise économique et technologique, sans capital culturel et scientifique et à la souveraineté fragmentée, elle a fermé la porte à d’autres possibilités historiques. Dès lors, son seul choix fut de s’aligner sur l’une ou l’autre des grandes puissances de l’époque.
Si nous voulons aller de l’avant, il nous faudra, d’une manière ou d’une autre, sortir de ce que j’appelle « le paradigme de Berlin » [la Conférence de Berlin, de 1884, qui ratifia le découpage et la partition du continent]. Il nous faudra défaire consciemment et méthodiquement le principe de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation et réaménager l’espace continental sur d’autres bases. Tant que l’Afrique ne s’ouvrira pas sur elle-même, elle restera immobile, la proie de la rapacité de ses élites et des appétits étrangers.

Elle a donc commis une erreur en ratifiant le pacte de Berlin, en 1963 ?

En décidant de conserver en l’état les frontières héritées de la colonisation, nous avons objectivement renoncé à l’indépendance?: nous avons choisi de consolider les schémas territoriaux et politiques dont se servirent les puissances européennes pour exploiter et piller le continent tout en le maintenant dans un état permanent de minorité.
Nous devons sortir de cet état de minoration. Mais cela exige que le continent s’ouvre sur lui-même et qu’aucun Africain, ni aucune personne de descendance africaine, ne soit traité comme un étranger en Afrique. Pour l’heure, nous sommes très loin de l’idée d’un État fédéral. L’Afrique a besoin de quatre ou cinq États phares qui serviraient de locomotives pour le développement et la stabilité régionale, ainsi que de centres de rayonnement culturel, intellectuel et artistique pour le continent et ses diasporas. La priorité doit être accordée à l’intégration régionale. Des institutions telles que la Banque africaine de développement ne devraient avoir qu’une et une seule fonction?: le financement de l’intégration régionale.
En cela vous rejoignez le président ghanéen Nana Akufo-Addo, qui a déclaré?: « Le destin de toutes les personnes noires, où qu’elles se trouvent dans le monde, est lié à l’Afrique. Tant que l’Afrique n’est pas respectée, les Noirs ne le seront pas. »
Je milite depuis longtemps pour une modernisation consentie, responsable et méthodique de nos frontières. Je réitère ici l’appel à libérer les circulations, élaguer les frontières héritées de la colonisation, refondre entièrement la politique des visas d’un pays à l’autre sur le continent, fonder en Afrique un nouveau droit de l’hospitalité, un nouveau régime des mobilités.

IL NOUS FAUT OCTROYER À CELLES ET À CEUX DES AFRICAINS OU DES GENS DE DESCENDANCE AFRICAINE QUI LE SOUHAITENT UN « DROIT DE RETOUR »

Nous devons mettre en place un pacte continental sur les migrations intra-africaines. Dans l’immédiat, il nous faut déclarer un moratoire sur les déportations et les déplacements forcés. Il nous faut, enfin, octroyer à celles et à ceux des Africains ou des gens de descendance africaine qui le souhaitent un « droit de retour ».
Le monde est hanté par le spectre de la démographie africaine. Si nous ne remodelons pas nos frontières internes et si nous ne transformons pas notre continent en un vaste espace de circulation pour ses enfants, l’Europe nous imposera les siennes, et elles ne s’arrêteront pas sur les rivages de la Méditerranée.

Si les indépendances furent un faux ou un mauvais départ, quelle est la part de responsabilité des élites africaines de l’époque ?

Le colonialisme reposait sur la ponction indéfinie des corps humains et des richesses matérielles au profit des puissances extérieures. Décoloniser véritablement aurait dû signifier mettre un terme, dès le départ, à cette logique d’expropriation sans compensation, garder chez nous et faire fructifier le meilleur de ce que nous avons. Il aurait fallu rétrocéder aux communautés le pouvoir de décider de leur sort et mettre fin à la guerre que menait l’État contre la société depuis l’époque coloniale.
Cela dit, plusieurs sortes d’expériences eurent lieu entre 1960 et 1975?: les coups d’État militaires, le caporalisme, le parti unique, la démocratie limitée, le socialisme africain, le libéralisme communautaire, l’économie mixte, les nationalisations, les privatisations. Elles ont toutes aggravé le déséquilibre entre l’État et les communautés. Entre-temps, la Malaisie, Singapour ou même la Chine, qui avaient le même niveau de développement que nous dans les années 1950-1960, nous ont dépassés.

Le défi aujourd’hui est-il aussi de prendre exemple sur ces pays ?

En réalité, le modèle est-asiatique n’est en rien différent de celui qui aura ruiné la force naturelle de la terre, rendu précaire la biosphère et déséquilibré notre rapport avec l’ensemble du vivant. L’adopterions-nous aveuglément chez nous qu’il conduirait inéluctablement aux mêmes effets, à savoir la déforestation, l’érosion, la pollution atmosphérique, l’épuisement des ressources enfouies dans les entrailles de notre sous-sol, l’extermination massive des espèces.
C’est le même modèle productiviste, alliage d’efficacité, de technique et de brutalité autant dans l’exploitation de la nature que des hommes qu’a choisi la Chine. Et c’est la raison pour laquelle il nous faut interroger les modalités de la présence de Pékin en Afrique.
Notre objectif doit être plutôt de rendre notre continent habitable, de faire en sorte que les générations montantes n’éprouvent nulle envie de fuir leur pays, de vivre partout ailleurs sur la Terre sauf chez eux. Pour cela, nous devons inventer un modèle de développement absolument original, qui ne soit pas seulement sensible aux contingences propres à nos écosystèmes, mais qui ouvre aussi la porte à une infinité de combinaisons potentielles avec toutes les espèces et toutes les formes du vivant avec lesquelles nous coexistons.
L’Afrique doit entrer, de son propre gré, dans une « grande transition » dont l’objectif serait de protéger et de renforcer les capacités génératives des communautés. Il faut donc sortir d’une relation exclusivement extractive et prédatrice avec l’État et imaginer une relation qui enrichirait les communautés et leur permettrait de mieux exploiter les atouts dont elles disposent.
Je crois en la possibilité d’une démocratie des communautés. Nous avons besoin d’un grand rééquilibrage en faveur des couches productives de la société, au détriment des couches bureaucratiques et de la force armée. Tant que le rapport de force entre l’État et la société ne sera pas inversé et tant que l’on n’assistera pas à l’avènement d’une nouvelle conscience de classe, rien ou très peu changera. Les classes dirigeantes et leurs alliés disposeront toujours d’une autonomie exorbitante vis-à-vis des forces sociales qui désirent le changement.

Est-ce là le sens de votre formule « remettre l’Afrique debout, sur ses propres jambes » ?

Cette année, par exemple, plus de 122 millions de jeunes arrivent sur le marché du travail. Dans vingt ans, près de 450 millions de personnes quitteront les zones rurales. Au vu des taux de croissance démographique, nous sommes à l’aube de l’un des exodes les plus massifs de l’ère moderne, et il ne sera pas le résultat de quelque processus d’industrialisation que ce soit. Il nous faut aménager autrement l’espace continental, en investissant dans le tissu des petites et moyennes villes, en abolissant les frontières internes.
« Remettre l’Afrique debout sur ses propres jambes » suppose que nous élaborions ensemble, à petite échelle, des actions de relocalisation de l’économie. Qu’en l’absence d’industries manufacturières, nous partions de nos capitaux naturels, l’air, l’eau, les terres, notre extraordinaire biodiversité, l’énergie solaire et éolienne, tous nos atouts écologiques.
Cette nouvelle économie doit être orientée vers les besoins locaux, ceux de première nécessité. Car c’est à travers la satisfaction de ces besoins que nous restituerons à chacun la dignité perdue. Réhabiliter la localité exige, de son côté, de soutenir les pratiques de résilience et d’innovation dont regorge le continent.

IL NOUS FAUT CHANGER LE MODÈLE DE CROISSANCE TOUT ENTIER ET RENÉGOCIER LES FINALITÉS DE NOTRE EXISTENCE TERRESTRE

Il faudrait changer complètement de modèle de croissance ?

L’Afrique a développé, notamment depuis le XIXe siècle, des formes hybrides d’organisation, qu’il s’agisse de la production ou des échanges. C’est plutôt une force. Dans une large mesure, elle a échappé à la domination totale aussi bien par le capital que par l’État. Il faut par conséquent revenir aux communautés et à leurs institutions, à leurs mémoires et à leurs savoirs, leur intelligence collective. Il faut en particulier apprendre de la manière dont elles distribuaient autrefois, et encore de nos jours, les ressources nécessaires à la création de la valeur et à l’autoreproduction humaine. Oui, il nous faut changer le modèle de croissance tout entier et renégocier les finalités de notre existence terrestre.

Et ne faut-il pas plutôt évaluer les indépendances à l’aune de ce qui reste à accomplir ?

Nous le savons tous, les Africains et les personnes d’origine africaine ne sont les bienvenus nulle part dans le monde. Encore une fois, l’Afrique a besoin d’une « grande transition ». Car, à côté de la société officielle, faite de hiérarchies internes, ont toujours existé des « sociétés de pairs », des espaces du commun et de l’en-­commun où les ressources sont gérées de manière participative, par le biais de systèmes contributifs ouverts, qui ne se limitent pas à l’impôt. Ces sociétés de pairs sont régies par le double principe de la mutualité et de la négociation sociale.
L’économie dite informelle montre que beaucoup d’acteurs sociaux sont habités par le désir de créer quelque chose qui soit directement utile à ceux qui contribuent. Ils gagnent ainsi leur vie en produisant de la valeur ajoutée pour le marché. Par-delà l’échange, c’est donc le développement de communautés productives qu’il importe de favoriser.

Vous restez néanmoins optimiste pour ce continent dont vous dites qu’il est un laboratoire où « les opportunités de métastase créatrice sont les plus mûres » ?

Le réalisme exige que l’on prenne position au-delà de l’optimisme et du pessimisme. Pour moi, l’Afrique est à la fois une réserve de puissances et une puissance en réserve. Il nous faut la réenchanter. Cela ne sera possible que si, résistant à la tyrannie postcoloniale et rompant avec le fatalisme, nous apprenons à gagner de nouveau.Par: jeuneafrique.com

Influenceurs : Les aiguilleurs du net

https://www.leral.net Le succès des réseaux sociaux a engendré une catégorie d’utilisateurs qui vivent des contenus postés sur les plateformes, les influenceurs. Dans beaucoup de pays occidentaux, ces personnes sont millionnaires en dollars et n’ont d’autres activités que relayer des annonces publicitaires de grandes entreprises ou personnalités publiques. Au Sénégal, le créneau est investi par des gens sous diverses formes et avec une ligne bien parfois décriée.
La dernière actualité saillante des influenceurs sénégalais du Net a été l’invitation avortée au plateau «Fiitey» de Youssou Ndour. Certains ont considéré que le staff de l’artiste de renommée mondiale a utilisé les noms des jeunes influenceurs sur les affiches du spectacle pour se faire une publicité. Une appréciation jugée prétentieuse par certains qui trouvent curieux que l’une des personnalités publiques sénégalaises les plus populaires choisisse cette formule pour vulgariser son événement. Selon certains, cette polémique a permis de mettre en lumière, sur les réseaux sociaux du moins, le concert télévisé à huis clos. «Ils ont plus de followers que Youssou Ndour sur le Net», rétorquent d’autres dans les commentaires sur les plateformes. En tout état de cause, le petit grabuge digital a bien montré que ces influenceurs bénéficient d’un poids certain.

Quelle est la mesure de ce poids ? Les réponses présentent des nuances. «Personnellement, je ne suis pas sûr qu’il y ait de véritables influenceurs au Sénégal. Il faut s’arrêter sur ce qui fait d’un individu un influenceur», déclare un docteur en Communication qui requiert l’anonymat pour «ne pas frustrer».

Un influenceur est une personne usant de son exposition médiatique sur les réseaux sociaux pour être un relais d’opinion qui influence les habitudes de consommation de ses abonnés dans un but marketing. L’activité pourrait s’insérer dans le domaine du marketing d’influence, dans la matière du marketing digital. Elle est tout de même d’une fortune controversée selon les pays. Au Sénégal, son évocation provoque souvent un volet de critiques sur la légitimité voire la reconnaissance. Pour notre spécialiste en communication, il faut avoir une forte communauté de followers et des interactions régulières. «Nous avons plus d’activistes qui se mobilisent pour une cause de façon passagère et se fondent dans la masse. Pour que la mobilisation marche, ils sont souvent obligés d’inviter les autres membres de la plateforme voire des réseaux sociaux», explique le communicant, qui suppose l’existence de réseau stimulant dans le réseau, un fait plus visible sur Facebook.

Un transfert de notoriété

Oumy Régina Sambou se montre plus prolixe à propos des profils des influenceur sénégalais. De l’avis de la journaliste et activiste culturelle, il ne serait pas juste d’affirmer que le métier d’influenceur marche bien au Sénégal. «Il y a quelques rares personnalités qui arrivent à en vivre au Sénégal. Tous, pour la plupart, ont d’autres métiers à côté ou essayent de développer d’autres compétences. Il y en a très peu qui revendiquent le titre d’influenceurs. Ce sont plutôt les marques et certaines institutions en fonction de leurs besoins en marketing qui collent des étiquettes», observe Oumy Régina Sambou. Elle-même intègre cette catégorie. Au terme d’une étude menée par Smart Data Power et Women in Africa auprès de 12 millions d’utilisatrices de Twitter, Oumy Régina est la seule Sénégalaise qui apparaît dans le classement des 200 Africaines les plus influentes sur ce réseau social.
Bien que ce soit le classement référence des femmes politiques, des femmes d’affaires, des journalistes et des personnalités de la société civile, entre autres leaders d’opinion sur la twittosphère, la journaliste et actrice rechigne à enfiler le costume d’influenceuse. «Je suis dans un réseau où il s’agit d’échanger, de se retrouver en communauté pour discuter de différents sujets qui vont des questions culturelles aux considérations sociales. Pour moi, le maître-mot est le partage. Partager afin d’enrichir d’autres et s’enrichir soi-même à travers les interactions que nous provoquons», se défend la journaliste. À côté de ces enrichissements symboliques, il faut gager que d’autres s’enrichissent tout de même en numéraires. Et de manière plutôt considérable.

Plus que des courroies de transmission

La reconnaissance d’un influenceur se mesure par son nombre de followers (abonnés), le nombre de vues moyen de ses publications et le taux d’engagement qui renvoie aux interactions et réactions de ses abonnés. C’est sur ces points que se fixent les entreprises clientes et qui fondent la légitimité des influenceurs. Le taux d’engagement domine toutefois sur la balance. C’est ce qui fait qu’un internaute qui a plus de 50 000 abonnés et 500 interactions soit meilleur influenceur qu’un autre avec 5 000 abonnées et 2 000 interactions. Sans compter qu’il y a des «gros comptes» qui achètent des abonnés robotisés qui agissent spontanément. Une donnée que semblent ignorer certaines entreprises, à en croire Babacar Ndiaye qui pose le problème de l’efficacité de l’action des influenceurs. «Il y a un problème de ciblage qui compromet la publicité et le résultat escompté. En tant qu’entreprise de pneumatique, aller vers un influenceur dont les followers sont dans l’écrasante majorité des adolescents et pas du tout intéressés par le produit est une erreur. Le contenu du message également compte. Il ne s’agit pas pour l’influenceur d’être juste un relayeur, mais de savoir adapter son originalité au message sur le produit. L’influenceur y gagne souvent puisqu’il empoche son argent et s’en va. Mais il reste à parier que l’entreprise ait le résultat souhaité», indique le cofondateur et gérant de Butterfly Communication.

Une notoriété…et un peu de sous

Diplômée en marketing digital, Dior Guèye fait partie des utilisateurs sénégalais les plus populaires sur le réseau LinkedIn avec ses 42.893 abonnés. Sa page d’accueil est parsemée d’annonces publicitaires et de profils de jeunes promoteurs de startups débutants ou prometteurs. «Je fais beaucoup de publicités pour des entreprises. Pour les grandes entreprises, je suis rémunérée pour faire passer leurs offres. Toutefois, je les fais souvent gratuitement pour les jeunes entrepreneurs», affirme Dior Guèye, réputée pour sa magnanimité et sa sympathie qui lui valent le surnom de Dior Sénégal. Un renom digital et un capital sympathie dont elle tire bien profit. «On gagne beaucoup sur le plan pécuniaire. Le paiement peut aussi ne pas se faire en argent. Par exemple, pour nombre de mes clients, je profite gratuitement de leurs produits», confie Dior qui, au flanc de ses activités, a créé une entreprise spécialisée en communication et marketing digital, une plateforme pour la promotion du tourisme local, entre autres. L’activité est profitable à bien des jeunes. Les jeunes Bathie Drizzy et Prési Cissé, populaires sur Facebook pour leurs posts cocasses et truculents, se sont vus récemment offrir chacun une voiture par un promoteur immobilier, qui les avait auparavant associés à une tournée d’affaires au profit d’un grand projet immobilier qu’ils étaient chargés de promouvoir. Toutefois, ils ne sont pas nombreux ces jeunes dits influenceurs qui s’en sortent aussi bien par cette e-activité, encore moins ceux qui se sont construit un renom et un statut à partir de ce «métier».

Les «millionnaires» sénégalais

Il y a ceux qui partent de l’anonymat public pour s’ériger en vedette digitale et ceux qui utilisent leur notoriété publique pour bâtir une influence sur les réseaux numériques, tel que le conçoit Oumy Régina Sambou. Une étude menée par les références Influence4You et HypeAuditor définit les registres d’influenceurs. Un influenceur moyen a entre 20 000 et 100 000 abonnés, un macro-influenceur de 100 000 à un 1 million d’abonnés, tandis que plus d’un million d’abonnés fait un méga-influenceur. Cette dernière catégorie, sous les cieux caucasiens, sont des millionnaires. Au Sénégal, parmi ceux qui ont plus d’un million de followers sur le réseau social Instagram, on trouve le comédien standuper Mouhamadou Ndiaye alias « Dudu fait des vidéos », l’animateur et comédien Aba no Stress, le plasticien Boubou Design, le rappeur Dip Doundou Guiss, le couple de musiciens Maabo, QueenBiz, entres autres. Même si cette grappe vit bien de la gloire, on ne peut pas affirmer que ce soit grâce aux clics, sauf relativement «Dudu fait des vidéos». Le même principe se dégage quelque peu sur les autres plateformes, moins sur Twitter et LinkedIn. C’est une réalité qui permet à ces célébrités de gagner des offres publicitaires, d’accroître leurs revenus et d’avoir sensiblement une meilleure visibilité, un volume supplémentaire aux échos de leur voix de leaders d’opinion et de vedette publique, comme le souligne Oumy Régina Sambou.

Un jeu de dupes

Un spécialiste en communication, requérant l’anonymat, signifie que «les influenceurs ou ceux qui se présentent comme tels n’évoluent pas selon un code d’éthique encore moins déontologique». L’enseignant s’émeut qu’ils soient capables de porter des critiques acerbes sur les actions du gouvernement et gérer toute la journée des plateformes web d’un ministère ou couvrir une activité d’un organe gouvernemental. Un fait qui prouve que seul importe le profit. On évoque les nombreux épisodes qui ont compromis des influenceurs ou activistes du Net durant la présidentielle de 2019 où le camp présidentiel aurait «engraissé» beaucoup d’influenceurs de notoriété opposants

Massaly précise qu’il a lui-même acheté sa voiture…

« Le mensonge peut faire le tour du monde le temps que la vérité mette ses chaussettes » Proverbe chinois
Dans  le journal l’AS du jour repris par plusieurs sites en ligne,  des propos d’un certain Thiaye Diaby, illustre inconnu du sérail, militant à l’évidence frustré du parti présidentiel, je serais  l’heureux bénéficiaire du don de véhicule BMW X5 du Président Macky SALL.
Ce quidam, acteur politique d’un autre niveau, qui souffre peut être de végéter dans les méandres de l’anonymat au niveau de son parti et qui vient, à la faveur des derniers bouleversements politique ayant entrainé le départ de Aminata Touré  son mentor, de perdre son poste de conseiller au CESE, cherche le prétexte pour  donner écho  à un courroux annonciateur d’une fronde dans leur propre parti.
La voie empruntée, en revanche, qui est celle du mensonge, de la calomnie toute d’ignominie et d’indignité, appelle le citoyen que je suis, au parcours connu de tous, à remettre les choses dans le bon ordre.
Digne fils de ce pays ayant autant le droit de participer à la gestion de la chose publique que  de développer mes propres affaires privées, je travaille d’arrache-pied depuis des années à travers mes entreprises à me faire une situation qui ne m’oblige pas à attendre de profiter de strapontins politiques.
J’aurai été fier aujourd’hui si par considération pour ma personne le Président de la République venait à m’offrir un véhicule mais en l’occurrence ce n’est pas le cas.
Et pour sa gouverne, Monsieur Thiaye DIABY doit savoir que dès lundi, il devra répondre devant les tribunaux de ses allégations fausses, mensongères et calomnieuses.
Les véhicules que je conduis et qui lui donnent tant d’urticaires ont été dignement acquises à forces de travail dans le cadre d’activités légales de transport et d’agences immobilières et agricoles.
La BMW X5 à laquelle il fait allusion m’a été régulièrement cédée par un commissaire de police de son Etat dont je tairai ici le nom, par actes réguliers dont les preuves seront fournies devant le tribunal.
Quant à la Mercedes GLE elle a été acquise auprès d’un concessionnaire connu de la place, en l’occurrence Monsieur pape LEYE dont le parking se trouve au niveau de Sacré Cœur III.
De toutes ces transactions une copie des actes sera diffusée en appui à ce texte.
En dehors des voies légales, je dirai également à Thiaye DIABY et à tout son groupe fait de frustrés et aigris que si on me cherche sur le terrain de la politique on me trouvera et qu’ayant identifié l’origine des attaques j’apporterai la riposte politique appropriée sans faiblesse ni états d’âmes.
Lui et son mentor savent que le combat politique par les tripes ne me fait pas peur.
Je suis  dans l’opposition et y reste droit dans mes bottes, je ne tolèrerai pas que par des manœuvres malsaine et indigne on essaie de faire de ma personne une passerelle pour  atteindre des objectifs ma assumés de fronde interne à leur parti.
S’ils veulent attaquer leur chef de parti qu’ils aient le courage fassent directement au lieu de se cacher derrière de fausses accusations.Mamadou Lamine MASSALY ex PCA SIRN

Kara Sécurité:Descente musclée de la gendarmerie dans les centres de redressement

https://www.seneweb.com L’alerte est lancée via la page Facebook de Cheikh Ahmadou Kara Mbacké: « La gendarmerie sénégalaise vient d’arrêter tous les éducateurs et pensionnaires du centre de redressement de la Kara sécurité à Guédiawaye ». Joint par Seneweb, le secrétaire général du Diwane Mounirou Sarr confirme et crie à l’acharnement.
Le démarquage politique du PVD serait- il à l’origine de cette cabale du pouvoir contre la Kara Sécurité? Aujourd’hui, tôt dans la matinée, tous les centres de redressement de la Kara Sécurité installés dans la banlieue dakaroise ont fait l’objet d’une descente des hommes de tenue. Les gestionnaires ont été arrêtés de même que les éducateurs sur place et tous les pensionnaires le plus souvent des jeunes victimes de la délinquance juvénile qui y ont été amenés par leur propres parents. », déplore Mounirou Sarr.
Et pourtant, « ces centres existent depuis plusieurs années et reçoivent de jeunes pensionnaires de toutes les couches sociales. On y rencontre très souvent des jeunes issues de la bourgeoisie sénégalaise de même que les enfants de plusieurs autorités de ce pays internés pour addiction à la drogue ou vol.
Les résultats de ces centres découlent du miraculeux, d’après le témoignage de plusieurs parents pour la plupart désespérés avant d’amener leurs enfants aux centres Darou Salam. », conclut notre interlocuteur.

Idy convoque les responsables de son parti

iGFM – (Dakar) Sa nomination à la tête du Conseil économique social et environnemental (Cese) a été une surprise. Idrissa Seck a pris fonction au milieu d’une polémique qui tarde à se dissiper. À présent, l’ex maire de Thiès va s’entretenir avec les responsables de son part.
En effet, tous les membres du Secrétariat national de Rewmi, ainsi que les
coordonnateurs départementaux du parti ont été convoqués en réunion ce dimanche 29 Novembre 2020, au cybercampus de Thiès. La rencontre sera présidée par le Président Idrissa Seck.
Une rencontre qui intervient 72 heures après son premier tête-à-tête officiel avec le chef de l’Etat depuis sa prise de fonction. Macky Sall a officiellement reçu Idrissa Seck ce jeudi. Une rencontre qui a eu lieu au Centre international de conférence Abdou Diouf, en marge de la cérémonie d’ouverture du forum numérique.
Au terme de leur tête à tête, le président du conseil économique social et environnemental (Cese) a dévoilé l’objet de leurs discussions. «C’est  la première autorité, qui est destinataire des avis que nous formulons. Donc il y a la saisine du président de la République, du gouvernement et de l’Assemblée nationale.  Il y a l’auto saisine par les conseillers eux-mêmes et la saisine citoyenne. donc il fallait voir avec précision les contours de la commande présidentielle», avait-il expliqué au sortir de la rencontre.


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