Edition du Soir du Mercredi 21 Octobre 2020

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU 21 OCTOBRE 2021

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky SALL, a présidé le Conseil des Ministres, le mercredi 21 octobre 2020, à 10 heures, au Palais de la République.
Le Chef de l’Etat a, à l’entame de sa communication, abordé la question de l’intensification du processus d’industrialisation au Sénégal. Il a, à ce titre, demandé aux Ministres en charge de l’industrie et de l’économie de finaliser l’actualisation consensuelle de la Stratégie nationale de Développement industriel, tout en invitant le secteur privé à relever, avec le Gouvernement, le défi de l’industrialisation.
Le Chef de l’Etat a également indiqué aux Ministres en charge de l’industrie et de la Coopération, l’urgence d’assurer le développement soutenu de la deuxième phase de la plateforme industrielle de Diamniadio, en veillant à la fixation, avec les acteurs institutionnels et partenaires, de ses modalités de gestion.
Le Président de la République a, au titre de la mise en place des agropoles pour intensifier l’aménagement et le développement territorial, demandé aux ministres sectoriels impliqués de prendre les dispositions appropriées pour la réalisation des quatre (4) agropoles prévus dans les zones et collectivités territoriales ciblées. Il a aussi rappelé au Conseil, qu’il rencontrera, le jeudi 22 octobre 2020, les élus territoriaux, à l’occasion de la tenue de la 1ère édition de la Journée nationale de la Décentralisation.
Le Président de la République, revenant sur le développement des activités des minoteries installées au Sénégal, a signalé au Ministre du Travail l’importance d’accorder une attention particulière à la situation des travailleurs dans les grandes entreprises de ce secteur fortement créateurs de richesses et d’emplois
Le Chef de l’Etat a, enfin, invité le Ministre du Commerce et le Ministre de l’Industrie à travailler de concert avec les industriels, les boulangers et les opérateurs économiques actifs dans le domaine, afin de faire du secteur de la minoterie, un pilier essentiel de la politique du « Produire et du Consommer local ».
Le Président de la République, abordant la mobilisation optimale des ministères durant la session budgétaire, relative à l’examen du projet de loi de finances pour l’année 2021, a rappelé au Gouvernement l’impératif, pour chaque ministre, d’œuvrer, avec ses services, pour une participation de qualité aux travaux de l’Assemblée nationale.
Le Chef de l’Etat a, au chapitre du climat social, de la gestion et du suivi des affaires intérieures, magnifié les brillants résultats des enseignants-chercheurs sénégalais à l’issue des travaux de la 42ème session des Comités consultatifs interafricains du CAMES. Il a, dans cette dynamique, engagé les ministres concernés, en relation avec les autorités académiques à veiller à la préservation de certains enseignements spécifiques dans nos universités, ainsi qu’à la réorganisation académique de nombreuses formations dans des établissements publics spécialisés en adéquation avec les besoins et l’environnement.
Le Président de la République a, notamment, invité le Ministre de l’Education, en relation avec le Ministre de la Famille, à mener des concertations avec les représentants des associations de maîtres coraniques, pour le traitement de leurs doléances dans le cadre de la consolidation du système éducatif et de la stabilité sociale.
Le Chef de l’Etat a, par ailleurs, félicité et exhorté les établissements de crédits à poursuivre les initiatives visant à accorder aux entreprises et aux salariés des reports d’échéances sur les encours de crédits jusqu’en fin 2020.
Le Président de la République, pour conclure ce chapitre, a requis des Ministres en charge de l’Environnement et de la Géologie, un rapport exhaustif sur les risques géologiques qui menacent certains sites de la capitale et d’autres localités du pays.
Le Chef de l’Etat a, abordé le suivi de la coopération et des partenariats en informant le Conseil des initiatives visant la réhabilitation et l’amélioration de l’exploitation de la ligne ferroviaire Dakar-Bamako.
Le Président de la République a terminé sa communication sur son agenda diplomatique.

Au titre des Communications,

Le Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République dans sa communication sur la cérémonie d’ouverture des Ateliers thématiques du forum portant sur le « Bilan d’étape du Code minier de 2016 » qui s’est tenu à Diamniadio le 13 octobre 2020 sous sa présidence.
Le Ministre des Finances et du Budget a rendu compte de la mobilisation des ressources financières, des dépenses liées à la pandémie de la COVID-19 et de l’exécution du budget
Le Ministre du Développement communautaire, de l’équité sociale et territoriale a fait une communication sur l’évaluation du Programme national de Bourse de Sécurité familiale.
Le Ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement a fait une communication portant sur la modernisation, la sécurisation et la rationalisation des services délivrés aux usagers des transports routiers.
Le Ministre de la Santé et de l’action sociale a fait une communication sur la gestion de la pandémie, sur la démobilisation de certains centres de traitement épidémiologiques (CTE).
Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait le point sur la situation de la pluviométrie, le suivi des cultures, les exportations des produits horticoles.
Le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a fait une communication sur le système LMD, la restructuration de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et le Campus franco- sénégalais (CFS).
Le Ministre, en charge des Collectivités territoriales a fait le point sur l’organisation prochaine de la première journée de la Décentralisation qui se tiendra à Diamniadio le 22 octobre 2020.
Le Ministre du Développement industriel a fait le point sur les agropoles et sur l’actualisation de la politique industrielle.
Le Ministre en charge des Relations avec les Institutions a fait le point sur l’agenda de la session budgétaire.
Le Ministre, en charge du suivi du Plan Sénégal Emergent a fait le point sur les avancées et la mise en œuvre des réformes.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a examiné et adopté  :

–       Le projet de décret fixant les modalités de participation des investisseurs sénégalais dans les entreprises intervenant dans les activités pétrolières et gazières et classement des activités de l’amont pétrolier et gaziers dans les régimes exclusif, mixte et non-exclusif ;
–       Le projet de décret portant organisation fonctionnement du comité national de suivi du contenu local (CNSL) dans le secteur des hydrocarbures ;
–       Le projet de décret fixant les modalités d’alimentation et de fonctionnement du fonds d’appui au développement du contenu local (FADCL).

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Monsieur Mbaba Coura NDIAYE, Conseiller des Affaires étrangères, matricule de solde de solde n°513.808/I, précédemment Ministre- Conseiller à l’Ambassade du Sénégal à Beijing, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, avec résidence à Ouagadougou, en remplacement de Madame Khadidiatou Tall DIAGNE;

Monsieur Serigne DIEYE, Conseiller des Affaires étrangères, matricule de solde de solde n°518.082/E, précédemment Ministre-Conseiller à l’Ambassade du Sénégal à Ottawa, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Abdelmajid TEBBOUNE, Président de la République Algérienne Démocratique et Populaire, avec résidence à Alger, en remplacement de Madame Anta Coulibaly DIALLO;
Monsieur Mame Oumar THIAW, Conseiller des Affaires étrangères, matricule de solde n°616.206/C, précédemment Ministre- Conseiller à l’Ambassade du Sénégal à Washington, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Ali Bongo ONDIMBA, Président de la République gabonaise, avec résidence à Libreville, en remplacement de Monsieur Abdoul Ciré DIA ;

Monsieur Saliou Niang DIENG, Conseiller des Affaires étrangères, matricule de solde n°606.898/E, précédemment Ministre- Conseiller à Représentation permanente du Sénégal auprès des Nations Unies à New York, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Hassan ROHANI, Président de la République Islamique d’Iran, avec résidence à Téhéran, en remplacement de Monsieur Amadou SOW ;

Madame Fatoumata Binetou Rassoul CORREA, Conseiller des Affaires étrangères, matricule de solde n°604.132/J, précédemment Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal en République fédérative du Brésil, est nommée Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Marcelo Rebelo de SOUSA, Président de la République portugaise, avec résidence à Lisbonne, en remplacement de Monsieur Cheikh Amadou Tidiane NDOYE ;

Monsieur Paul Benoit SARR, Conseiller des Affaires étrangères, matricule de solde n°518.962/G, précédemment Ministre-Conseiller à l’Ambassade du Sénégal au Caire, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Mahamadou ISSOUFOU, Président de la République du Niger, avec résidence à Niamey, en remplacement de Monsieur Oumar MAL ;

Madame Rokhaya BA, matricule de solde n°660.670/A, précédemment Consul général du Sénégal à Milan, est nommée Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République togolaise, avec résidence à Lomé, en remplacement de Madame Bineta Samb BA.
Fait à Dakar le 21 octobre 2020,Le Ministre, Porte-Parole du Gouvernement,  Ndèye Tické Ndiaye DIOP

Flash météo

Libération Sénégal online-« Durant les prochaines 24 heures, le ciel restera majoritairement ensoleillé sur l’ensemble du territoire. Le temps chaud sera de nouveau ressenti sur le pays, plus particulièrement dans les régions de l’intérieur où les températures maximales tourneront entre 37 et 41°C ».Source : Anacim

Une ligne de crédit de 30 millions € et d’autres opportunités de financement pour l’UEMOA

(Togo First) – Une nouvelle ligne de crédit va être mise en place en faveur du secteur marchand de l’UEMOA. Ceci, quelques jours après l’approbation par le CA de la BOAD du projet de mise en place d’un concours financier de 350 millions € de la Société Générale et de JP Morgan dont 200 millions d’euros ou 131 milliards FCFA seront dédiés au secteur privé.
Le président de la BOAD Serge Ekue a signé ce mercredi 21 octobre 2020, à Vienne, une convention avec OeEB, banque de développement de la République d’Autriche, portant sur une ligne de crédit de 30 millions d’euros pour le financement du secteur marchand de l’espace UEMOA.
La banque qui revendique un portefeuille engagé de 1,37 milliard d’euros, des prêts consentis d’1,25 milliard d’euros et des participations en actions de 122,5 millions d’euros apportera son concours à la résilience du secteur privé de l’union.
Dans le même temps, le Fonds International pour le Développement de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (The OPEC Fund for International Development) annonce la signature ce même jour, d’un accord-cadre avec le bras financier de l’UEMOA.
Cet accord-cadre devrait permettre au Fonds de renforcer sa coopération au développement avec les pays de l’union.S

éna Akoda

Les cours mondiaux du blé flambent sur fond de crainte d’une dégradation des conditions de production

 (Agence Ecofin) – Le cours du blé bat des records. Sur la Bourse de Chicago, le boisseau de 25 kg de la céréale a vu son prix franchir les 6,6 $, un niveau inédit depuis près de 5 ans. En cause notamment, les inquiétudes liées à la sécheresse qui frappe la Russie et les USA, principaux exportateurs mondiaux.
A la Bourse de Chicago (Chicago Board of Trade-CBoT), le contrat le plus actif pour le boisseau de blé (environ 25 kg) a fini le 20 octobre, à environ 6,6 $ soit son plus haut niveau depuis le 24 décembre 2014.
Cette hausse des cours intervient dans le sillage d’une forte demande et surtout de la montée des craintes sur les impacts de la mauvaise météorologie en Russie et aux USA, qui fournissent plus du tiers des expéditions mondiales.
En effet, en Russie, premier exportateur mondial, la sécheresse fait rage dans plusieurs régions agricoles comme le District fédéral du sud, qui produit plus de 40 % de la récolte de blé d’hiver du pays. Selon les prévisions les plus pessimistes, cette situation pourrait réduire de 15 % les superficies emblavées en blé du pays.
Du côté des USA, les inquiétudes sont principalement liées au prolongement du temps chaud et sec en raison de La Niña. Le phénomène climatique qui pourrait en effet durer jusqu’en mars 2021, devrait réduire le volume de précipitations dans les plaines du sud comprenant notamment l’Etat du Kansas, comptant pour 25 % du stock national de blé d’hiver.
D’après certains observateurs, si ces diverses préoccupations sont fondées, elles restent cependant à relativiser sur le long terme. Globalement, le marché devrait être bien approvisionné avec une récolte mondiale record de plus de 773 millions de tonnes, d’après les dernières estimations du Département américain de l’agriculture (USDA).
En outre, selon l’institution, les stocks mondiaux en fin de campagne 2020/2021 devraient atteindre un niveau historiquement élevé.  Espoir Olodo

UMOA : La Côte d’Ivoire lève un emprunt de 33 milliards FCFA sur le marché régional

https://www.sikafinance.com La Côte d’Ivoire a levé ce 20 octobre un emprunt de 33 milliards FCFA, soit 50,31 millions d’euros, auprès des investisseurs de l’UEMOA à l’issue de son émission de bons assimilables du trésor (BAT) de maturité 1 mois sur le marché monétaire de la région.
Pour cette opération qui a vu seulement la participation de 4 des 8 pays, le montant des soumissions faites ont atteint 57,8 milliards FCFA alors que le pays ne sollicitait initialement que 30 milliards FCFA.
Les plus importantes offres sont venues des investisseurs ivoiriens (30,5 milliards FCFA) et sénégalais (19,3 milliards FCFA). Ceux de la Guinée-Bissau et du Burkina Faso ont proposé respectivement 5 milliards FCFA et 3 milliards FCFA.Au terme de l’adjudication, le taux moyen pondéré s’est établi à 1,9939% et le taux marginal à 2%.Olivia Yao

Umoa-Titres annonce une 3ème vague de Bons Covid-19

https://www.sikafinance.com L’agence UMOA-Titres, en charge du marché des titres publics de la région, annonce une nouvelle vague d’émissions de Bons Covid-19. Le programme de ces émissions, des BAT (Bons Assimilables du Trésor), qui s’étendra sur une période d’un mois  » sera communiqué ultérieurement « , indique l’agence.
 » Le mode de fonctionnement de ces titres demeure identique aux précédents (y compris leur accessibilité aux Guichets de la BCEAO avec un dispositif spécial pour ces titres) « , souligne-t-on.
Lors des deux premières vagues, les Etats de la région avaient levé respectivement 1 172 milliards FCFA et 831,13 milliards FCFA, soit un total de 2 003,13 milliards FCFA. Si la première phase a bénéficié d’un taux de couverture de 368% avec un taux moyen pondéré de 3,1433%, la seconde a, elle, vu une couverture de 245,45%, avec un taux d’intérêt moyen pondéré de 2,2748%. C’est dire que le marché a bien répondu à l’appel de la BCEAO qui les enjoignait, à travers cet instrument, à contribuer au financement de la trésorerie des Etats confrontés à des pressions budgétaires du fait de la crise sanitaire.
Rappelons que les Bons Covid-19 de maturité 3 mois sont émis par voie d’adjudication. Les taux d’intérêt plafond avaient été fixés à 3,75% lors de la première phase avant de baisser à 3,25% durant la seconde phase, la BCEAO ayant réduit son taux de refinancement des banques de 2,5% à 2%.Jean Mermoz Konandi

Attijariwafa Bank et Bank Of Africa, les banques les plus ‘’sûres’’ en Afrique

https://www.sikafinance.com Les banques marocaines Attijariwafa Bank et Bank Of Africa sont les établissements les plus sûrs en Afrique d’après le classement 2020 que vient de publier le magazine américain Global Finance, une publication qui est une référence au niveau mondial.
Après le Maroc, l’Afrique du Sud occupe les 3 autres places du top 5 avec respectivement First Rand Bank, Nedbank Group et Investec Bank.
L’évaluation des établissements s’est appuyée sur les notations à long terme en devises étrangères de Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch, souligne le média.
 » Pendant la majeure partie de l’année 2020, le monde a été frappé par la pandémie de la Covid-19, une forte baisse de l’activité économique et, dans certains cas, de graves troubles sociaux. N’importe lequel de ces développements aurait pu avoir un impact significatif sur la solvabilité des banques « , a indiqué Joseph Giarraputo, directeur éditorial de Global Finance.

Les 9 banques les plus sûres en Afrique selon Global Finance

Source : Global Finance
 » (…) les classements seront utilisés par les entreprises, les investisseurs et les particuliers pour évaluer la sécurité relative des banques avec lesquelles ils choisissent de faire des affaires « , a-t-il en outre poursuivi.
Plus largement, le magazine a, à la faveur de cette 29ème édition de son classement, évalué les établissements bancaires dans 112 pays. Une évaluation qui a notamment permis de dresser la liste des 50 banques les plus fiables du monde. L’on y retrouve en tête la banque allemande de développement KfW, la Caisse de Dépôts et Consignations de France (10è), UBS en Suisse (37ème) ou encore BNP Paribas (48ème). La première banque américaine de la liste, Agribank, arrive à la 35ème place tandis qu’aucune banque britannique n’y figure.
 » Il est surprenant de constater que la position relative des plus grandes banques du monde sur la liste des banques les plus sûres du monde 2020 établie par Global Finance a été pour l’essentiel stable  » a relevé Joseph Giarraputo.Jean Mermoz Konandi

L’Etat ivoirien lance un emprunt obligataire de 150 milliards FCFA

https://www.sikafinance.com Le trésor public ivoirien lance un emprunt obligataire en vue de lever 150 milliards FCFA, soit environ 228,7 millions d’euros. L’opération, dont la période de souscription s’étend du 20 au 26 octobre, est décomposée en deux tranches.
La première tranche, dénommée ‘’TPCI 5,80% 2020-2027 », porte sur une enveloppe de 100 milliards FCFA (152,45 millions d’euros) adossée à un taux de 5,80% et une maturité de 7 ans. La seconde, ‘’TPCI 5,90% 2020-2030 », est relative à un montant de 50 milliards FCFA (76,2 millions d’euros) pour un taux de 5,90% et une maturité de 10 ans.
Le prix nominal de l’obligation est de 10 000 FCFA et l’opération est ouverte aussi bien aux personnes physique que morale.
D’après la note d’information accompagnant l’émission qui jouit de la garantie de l’Etat ivoirien, le remboursement se fera par amortissement constant annuel avec deux ans de différé. Et les titres seront admis au marché secondaire de la BRVM.
Les souscriptions peuvent se faire auprès des SGI de la zone UEMOA.Jean Mermoz Konandi

La plus grosse introduction en Bourse de l’histoire se précise

https://www.sikafinance.com Ant Group, la filiale du géant chinois du e-commerce Alibaba, a franchi ce 19 octobre 2020 une étape cruciale pour ce qu’il est convenu désormais d’appeler la plus importante introduction en Bourse de l’histoire.
En effet, Ant Group a obtenu ce 19 octobre l’autorisation de la Commission de régulation des marchés financiers (CSRC) pour faire son entrée sur la Bourse de Hong Kong. Cet accord a été avalisé dans la foulée par les autorités boursières de Hong Kong.
Rappelons que le groupe chinois propriétaire du système de paiement en ligne Alipay, souhaite mobiliser le montant record de 35 milliards de dollars simultanément sur les places financières de Hong Kong et de Shanghai.
Si le gendarme financier chinois a validé la demande d’Ant Group pour se faire coter à Hong Kong, ce n’est pas encore le cas pour Shanghai. En effet, Ant Group devra encore patienter pour faire son entrée sur le désormais très prometteur  » Star Market  » de Shanghai qui concentre les champions technologiques du pays, aussi appelé Nasdaq chinois par analogie au Nasdaq américain.Dr Ange Ponou

Après la privatisation, l’américain AGD prévoit 250 milliards FCFA pour relancer Air Burkina

https://www.sikafinance.com Air Burkina, la plus ancienne des compagnies aériennes de l’Afrique de l’Ouest, va passer sous l’escarcelle d’un groupe américain.
Après plus d’un an de négociations en effet, le gouvernement burkinabé et le groupe américain African Global Development (AGD) spécialisé dans l’aéronautique ont signé ce mardi 20 octobre une convention d’acquisition de la compagnie nationale Air Burkina. La convention a été actée par Christophe Dabiré, Premier ministre burkinabé, et Phil Smartt, président d’AGD.
 » Après la signature de la convention d’acquisition, le processus juridique sera entamé et durera environ 2 mois. C’est à l’issue de cette étape, qu’Air Burkina passera du régime de société d’Etat à régime de société privée  » explique le communiqué de la Primature.
Cette reprise (devant porter sur environ 80% du capital selon le projet initial) sera effective à compter de ce 1er janvier 2021.  » A partir de ce moment, nous pourrons mettre en œuvre tout ce que nous avons pris comme décisions, tout ce que nous avons mis dans notre plan d’action « , a précisé Phil Smartt. Dans le détail, AGD compte investir 250 milliards FCFA, soit 381 millions  d’euros, dans Air Burkina Faso. Une bouffée d’oxygène nécessaire pour faire repartir le transporteur englué depuis quelques années dans une crise avec des pertes annuelles estimées à 3 milliards FCFA selon certaines sources. Et la situation s’est encore plus aggravée avec la crise de la Covid-19 qui a entraîné une baisse drastique du trafic aérien.
Ce financement devrait permettre d’acquérir de nouveaux avions – des Airbus et des ATR sont prévus – en vue de renforcer la flotte de la compagnie. Une étape qui permettra d’étendre les destinations sur le continent mais également d’ouvrir une desserte vers l’Europe.Olivia Yao

Habitat : La CRRH- UEMOA rembourse 1,222 milliard FCFA de dettes le 26 octobre 2020

https://www.financialafrik.com La Caisse régionale de refinancement hypothécaire de l’Union économique et monétaire ouest africaine (CRRH- UEMOA) va procéder, le 26 octobre 2020 au paiement des intérêts semestriels et au remboursement partiel du capital de son emprunt obligataire dénommé CRRH-UEMOA 6% 2013-2023 pour un montant global net d’impôt de 1,222 milliard de FCFA (1,833 million d’euros), ont annoncé les dirigeants de cette structure basée au Bénin.
Ce montant comprend l’amortissement du capital  emprunté pour un milliard de FCFA et les intérêts pour 222,136 millions de FCFA. Durant la période du 16 septembre au 18 octobre 2013, la CRRH –UEMOA avait émis sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) un emprunt obligataire de 20 milliards FCFA.
Le produit de l’emprunt était destiné à assurer ses opérations de refinancement de prêts au logement en faveur des banques de l’UEMOA qui en sont actionnaires.
L’opération avait été assortie d’un taux d’intérêt annuel de 6% sur une durée de 10 ans. L’émetteur s’était engagé auprès de ses souscripteurs de leur verser les intérêts ainsi que le remboursement du capital suivant une périodicité semestrielle. Depuis lors, il n’a jamais fait défaut.
La CRRH-UEMOA a été créée en juillet 2010 à Cotonou au Bénin sous l’initiative de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), de la Banque Ouest africaine de développement (BOAD) et du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF). Son objectif est le refinancement des prêts au logement des établissements bancaires de l’UEMOA. Actuellement, son actionnariat est constitué de 55 banques commerciales de l’UEMOA, de la BOAD, de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), de Shelter Afrique et de la SFI, filiale du groupe de la Banque mondiale pour le financement du secteur privé.Albert Savana

LES BESOINS DU SECTEUR DE LA MICROFINANCE DANS LE CADRE DE LA RELANCE ECONOMIQUE

https://www.seneplus.com -l’as-Dans cet entretien, Zahra Iyane Thiam, ministre de la Microfinance, de l’Economie Sociale et Solidaire, renseigne que le secteur de la Microfinance injecte quasiment 30 à 35 milliards par mois dans l’économie nationale
A l’instar des autres secteurs, celui de l’économie sociale et solidaire n’a pas été épargné par la pandémie de covid-19. Mais il a été résilient, selon la ministre de la Microfinance, de l’Economie Sociale et Solidaire, grâce à l’appui conséquent de l’Etat à hauteur d’un milliard aux acteurs et aux 21 mutuelles isolées. Dans cet entretien accordé à «L’As», elle renseigne que le secteur de la Microfinance injecte quasiment 30 à 35 milliards par mois dans l’économie nationale. Aussi, le système financier décentralisé finance chaque année les Petites et moyennes entreprises et autres organisations à hauteur de 400 milliards. Elle affirme, dans le cadre de la relance économique, que les besoins du secteur tournent autour de 90 milliards. Zahra Iyane Thiam s’est également prononcée sur des questions politiques, notamment les prochaines Locales à la Sicap Liberté.

Quel est l’impact de la Covid19 dans la Microfinance et l’Economie sociale et solidaire ?

La covid-19 a eu comme conséquence l’arrêt total ou partiel de l’activité économique. Puisque pour endiguer la pandémie, le gouvernement avait pris des mesures qui ont impacté surtout les acteurs du secteur informel. Par exemple dans les zones rurales, les marchés hebdomadaires étaient des moments forts d’activités commerciales. Au niveau des services financiers décentralisés, il faut situer l’impact de la covid-19 à deux niveaux. Le premier se situe au niveau du système financier décentralisé à travers les institutions de Microfinance, et le second reste les cibles (acteurs, Ndlr). Pour ce qui est des institutions de Microfinance, nous avions fait une étude pendant la pandémie. Plusieurs difficultés ont été constatées même si, par ailleurs, le secteur a été résilient. Parce qu’il fallait d’abord gérer le portefeuille crédit, sécuriser l’épargne et gérer le remboursement du crédit. Donc, l’impact est réel à ce niveau-là. Au sein des institutions de Microfinance, nous avons deux catégories. Il y a les institutions dites articles 44 Uemoa et celles isolées qui sont des émanations d’initiatives locales, mais qui concentrent une cible importante. Là également, il fallait préserver l’activité de Microfinance. Les bénéficiaires des services de ces institutions de Microfinance pour le financement de leurs activités sont au nombre de 3,5 millions. Le secteur de la Microfinance injecte quasiment 30 à 35 milliards par mois dans l’économie nationale. L’impact de la Covid-19 y a été ressenti parce que certaines activités étaient à l’arrêt total. Aujourd’hui que nous parlons de relance économique, la première remarque est qu’il faut des ressources conséquentes à réinjecter dans le secteur de la Microfinance pour lui permettre de prendre une part active dans la relance. A la lumière des enseignements de la pandémie, nous nous rendons compte que nous avons des économies vulnérables.

Y a-t-il une stratégie de relance peaufinée par votre département ministériel ?

Nous avons fait le diagnostic du secteur, identifier des objectifs, fixer des objectifs et des défis notamment celui de la mise à disposition de ressources à longue durée à la Microfinance. Nous nous sommes rendu compte, à travers nos rencontres avec les acteurs, que le secteur a besoin d’être accompagné pour qu’il puisse mieux faire face à la réalité des besoins des bénéficiaires. Ainsi, les enjeux et défis du secteur de la Microfinance tournent autour de plusieurs points. On cite entre autres l’inclusion financière de la majorité de la population, le développement de mécanismes de financement innovants et participatifs, notamment la finance islamique, la participation adéquate au financement des activités des secteurs prioritaires du PSE, une contribution plus significative au financement de l’économie locale, l’ajustement du cadre réglementaire aux potentialités du secteur, la stabilisation et la sécurisation du secteur de la Microfinance, l’accès durable à des services financiers de qualité et sécurisés, viables et pérennes, l’articulation entre la Microfinance et les secteurs prioritaires du PSE, la rationalisation et/ou mutualisation des différents fonds d’appui à la Microfinance, l’institutionnalisation des cadres de concertation et d’harmonisation des interventions, la promotion d’un modèle de gouvernance centré sur la qualité, la mise en place d’un dispositif viable de renforcement des capacités institutionnelles du système financier décentralisé, la maîtrise de la technologie, notamment la digitalisation et la promotion de la finance inclusive responsable.

Où en êtes-vous avec la question du taux d’intérêt jugé élevé des systèmes financiers décentralisés ?

La question du taux d’intérêt des institutions de Microfinance revient souvent. Sur ce point, avec les effets néfastes induits par la pandémie de covid-19, il faut trouver des stratégies. Bien avant la pandémie de covid-19, dans le cadre de la validation de la lettre de politique sectorielle, nous avons convenu de trouver une orientation qui peut impacter sur les ressources financières qu’on met à la disposition des institutions de Microfinance. La pandémie a confirmé cette option. C’est pourquoi le chef de l’Etat a créé récemment le fonds national de la Microfinance (Fonamif) dont les objectifs tournent autour de services financiers et non financiers qui pourront permettre au système financier décentralisé d’offrir de meilleurs services adaptés aux réalités économiques de leurs bénéficiaires. Ce fonds pourra rendre plus accessible le crédit avec des taux d’intérêts allégés. Il pourra contribuer à solutionner plusieurs difficultés, notamment celle d’accès à des ressources longues et stables pour répondre aux besoins spécifiques des populations vulnérables et à leur réalité économique, l’insuffisance de mécanismes d’accompagnement en termes de renforcement des capacités et d’appuis divers, l’absence d’un mécanisme de sécurisation pour la gestion des nombreux risques auxquels sont exposés les systèmes financiers décentralisés (SFD), les taux d’intérêts débiteurs élevés pratiqués par les SFD, et l’absence d’un cadre unitaire d’harmonisation des SFD pour beaucoup plus d’impact et d’efficience dans les interventions. Il s’agit maintenant d’aller vers l’opérationnalisation de cet instrument très important qui existe dans plusieurs pays. Il faut noter qu’un atelier national avec l’ensemble des membres du secteur a été organisé pour diagnostiquer le secteur de la Microfinance et ensuite voir les nouvelles orientations.
A la suite de l’atelier, un comité technique a été mis en place pour approfondir la réflexion. On a eu à identifier les principales contraintes. La première, c’est l’accès des institutions de Microfinance au guichet de refinancement de la Bceao. Si les institutions de Microfinance avaient un accès direct au guichet de la Bceao en plus d’avoir accès à des ressources sur une longue durée, le taux d’intérêt allait baisser. Aujourd’hui avec la création du fonds pour la Microfinance, toutes ces questions peuvent y trouver des solutions. L’autre particularité du secteur est qu’il est sous-tendu par deux départements, à savoir le ministère de la Microfinance et le ministère des Finances et du Budget qui s’occupe de la règlementation. Maintenant, tout ce qui est de la réglementation du secteur se fait au niveau communautaire. D’ailleurs, c’est au niveau communautaire qu’on fixe le plafonnement du taux d’intérêt qui est de 24% dans l’espace monétaire. Ainsi, il nous faut un autre front au niveau communautaire pour régler le problème du taux d’intérêt. Mais au niveau interne, sur la base de nos échanges avec la Bceao, nous espérons qu’il y aura bientôt des avancées sur cette question.

Comment votre département ministériel va-t-il contribuer au PAPII ?

Il ne s’agit pas pour nous de réinventer la roue avec l’arrivée de la pandémie, mais de rester sur le Plan Sénégal Emergent (PSE) à travers le PAPII ajusté et accéléré à la lumière des enseignements de la pandémie. Si nous voulons que les populations consomment, il faut qu’on les mette dans des conditions d’entreprendre et de mener une activité économique. Tout le monde sait qu’au Sénégal, l’économie, c’est d’abord le secteur informel, c’est-à-dire les acteurs de l’économie sociale et solidaire. Donc, nous devons donner des moyens aux acteurs et les encadrer dans leurs activités. C’est cela le rôle de l’économie solidaire dans la relance. Nous allons faire en sorte que la contribution de l’économie sociale et solidaire à la production intérieure brute soit déterminante ; atteindre un niveau d’organisation où les représentants des acteurs de l’économie sociale et solidaire ont une influence réelle dans la définition et la mise en œuvre des politiques économiques ; transformer la démocratie sociale en réalité visible à tous les niveaux de représentation dans le secteur de l’Economie sociale et solidaire etc. Nous sommes en train de préparer les acteurs dans ce sens.

Votre tournée avant la pandémie, était-ce dans ce cadre ?

C’était une tournée pour la résilience des acteurs. Par exemples les mutuelles isolées comme celle de Podor qui a plus de trois mille membres qui s’activent dans la transformation de céréales… Il fallait alors permettre pendant la pandémie à ces groupements de poursuivre leurs activités. C’était une tournée nationale pour la résilience et la relance avec deux composantes, à savoir l’accompagnement des mutuelles isolées et la subvention directe aux acteurs. Le bilan définitif n’est pas encore stabilisé mais à la date d’aujourd’hui, nous avons injecté quasiment un milliard dans le cadre de la résilience des acteurs et des 21 mutuelles isolées. Le secteur a été soutenu par le gouvernement et il bénéficie d’une attention particulière du chef de l’Etat. Parce que dans sa politique, l’inclusion économique et sociale occupe une place prépondérante. On ne peut pas développer le pays en laissant en rade une frange de la population. C’est un marqueur de gouvernance chez le chef de l’Etat.

Les financements octroyés aux femmes sont-ils remboursables ?

Non ! Ce sont des subventions faites sur la base de plusieurs critères. D’ailleurs nous avons finalisé la loi de l’économie sociale et solidaire qui doit prendre en charge ces questions de fichiers. Puisque le défi est d’avoir des données fiables sur le secteur, notamment les acteurs, leur contribution dans l’économie nationale etc. Cependant, le refinancement des mutuelles isolées est remboursable.

Quel est le coût du financement des services financiers décentralisés aux organisations et petites et moyennes entreprises ou industries (PME/PMI) ?

L’encourt crédit du système financier décentralisé aux petites, moyennes entreprises et autres organisations envoisine les 400 milliards par an. Cela démontre l’importance du système financier décentralisé. Rien que l’année dernière, pendant la campagne agricole, le secteur financier décentralisé à travers les institutions de Microfinance a décaissé 55 milliards pour permettre aux paysans d’avoir des intrants, du matériel etc. Au Sénégal, nous avons un système financier décentralisé performent malgré les effets de la pandémie de covid-19. Le secteur a été résilient, mais il faut le soutenir. Pour sa relance, le besoin exprimé est environ de 90 milliards.

Les propos du député Aliou Demborou Sow ont choqué tout le monde même dans la mouvance présidentielle. Qu’en pensez-vous ?

Je pense qu’il y a des transformations sociologiques qui s’opèrent dans notre société et qu’il faut analyser. Si cela n’est pas fait, on peut avoir des surprises d’ici cinq ans, dix ans etc. Une démocratie obéit à des règles. Il y a des choses qu’on peut dire et d’autres non. Il faut qu’on reste sur les principes démocratiques et qu’on respecte la loi. Le Sénégal est une grande démocratie. Donc, il faut cultiver l’esprit de dépassement et l’unité du peuple. L’Alliance pour la République s’est prononcée sur l’affaire. Nous nous en tenons à ça.

Les du dialogue politique ont remis un rapport sur les 21 points consensuels et invitent le chef de l’Etat au respect de son engagement. Avez-vous espoir qu’il va approuver les points consensuels ?

Le dialogue est un exercice fréquent. Le fait que les acteurs politiques se retrouvent pour discuter du processus électoral est un exercice qui se fait après chaque élection. La particularité du dialogue national est que le cadre est beaucoup plus global avec plusieurs secteurs. 21 accords sont enregistrés sur les 28 points. C’est une prouesse. Puisque d’aucuns disaient que le dialogue ne sert à rien. Il y a eu de fortes avancées. Maintenant quel sera le sort de ces accords ? Je pense qu’il faut attendre la décision du président de la République, le commanditaire de ce dialogue. Mais je ne doute pas qu’il va valider tous les points consensuels.

Est-ce que vous allez briguer les suffrages des populations de Sicap liberté aux prochaines élections locales ?

Je pense qu’il faut d’abord préciser comment fonctionne la coalition Benno Bokk Yaakaar qui est composée de plusieurs sous coalitions et de personnalités. Ce qui nous a permis de conserver jusqu’à présent cette coalition dont la mort a été annoncée à plusieurs fois, c’est la concertation, le dialogue et les négociations au sein de nos partis et sous coalitions. Puisque si nous voulons être ensemble, il faut qu’on fasse des concessions. Pour nous, la candidature à la commune de Sicap Liberté revient à deux choses : attendre l’avis du parti et les directives de la coalition Benno. Il faut noter que c’est la coalition Benno qui dirige la commune. Aujourd’hui ma préoccupation, c’est d’élargir les bases du parti et de la coalition. Maintenant le choix du maire revient à la coalition et de son président. Cependant, tout acteur politique a une ambition. Mais cette ambition n’a de sens que lorsqu’elle prend en charge le collectif. Dès que vous êtes dans un parti, votre ambition se confond à celle du parti. Votre arrêté demandant à vos employés de retour de Magal de se confiner pendant 14 jours qui seront déductibles de leurs congés annuels a suscité la polémique.

Pourquoi êtes-vous revenue sur la décision ?

C’est un acte administratif. Maintenant le constat est qu’il a créé de l’émoi. Il était normal de clarifier ce que nous avons fait et peut être rappelé le contexte de cet arrêté. Vous voyez dans d’autres pays, c’est le (re)confinement des populations à cause de la covid19. C’était notre contribution à la lutte contre la covid-19 et qui nous vaut une reconnaissance mondiale. Mais en profiter pour dire que Zahra Iyane Thiam est contre une confrérie n’est pas acceptable. Ousseynou BALDE

Sahel central : les bailleurs de fonds promettent 1,7 milliard $ pour endiguer la crise humanitaire

 (Agence Ecofin) – Ce sont au total 1,7 milliard $ d’aides qui ont été promis mardi par les bailleurs de fonds, sur les 2,4 milliards $ sollicités par l’ONU, en vue d’endiguer la crise humanitaire qui s’aggrave dans le sahel. Les principaux pays bénéficiaires sont le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
A l’issue de la conférence virtuelle organisée, le 20 octobre 2020, par le Danemark, l’Allemagne, l’Union européenne (UE) et les Nations unies, 24 gouvernements et donateurs institutionnels ont annoncé plus de 1,7 milliard $ pour accroître l’aide humanitaire vitale fournie à des millions d’habitants au Burkina Faso, au Mali et au Niger et contribuer à endiguer ce qui pourrait autrement devenir l’une des plus grandes crises humanitaires du monde.

Avant le début de la conférence, l’ONU avait sollicité 2,4 milliards $ pour l’aide humanitaire au Sahel central.

Sur les 1,7 milliard $ annoncés, 996,8 millions seront consacrés à l’aide humanitaire au Sahel central pour le reste de l’année 2020 et 725,4 millions seront utilisés en 2021 et au-delà.
L’Union européenne (UE) a annoncé un total de 122,8 millions $. Tandis que 603,54 millions $ ont par ailleurs été promis par 14 Etats membres de l’UE (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, France, Grèce, Italie, Irlande, Malte, Luxembourg, Suède, Roumanie, République tchèque).
La Suisse est le contributeur le plus généreux avec un montant record de 464,1 millions $, suivi des Etats-Unis (274,8 millions $). Les coorganisateurs de la conférence (Allemagne, Danemark et UE) ont réuni à eux trois 424,1 millions $.
Une fois débloqués, les fonds permettront d’aider quelque 10 millions de personnes, pour le reste de l’année 2020 et jusqu’en 2021, en matière de nutrition et d’alimentation, de services de santé, d’eau et d’assainissement, de logement, d’éducation, et de protection et de soutien aux victimes de violences basées sur le genre.
Plus de 1,5 million d’habitants de la région du Sahel central ont été contraints de quitter leur foyer à cause de la violence, soit un chiffre multiplié par 20 en deux ans. La violence basée sur le genre a grimpé en flèche, des millions d’enfants ne sont pas scolarisés et les services de santé et services sociaux de base font défaut. Le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë est trois fois plus important aujourd’hui qu’il y a un an.
La pauvreté et le changement climatique menacent le mode de vie traditionnel des populations, alors que plus de 13 millions d’entre elles sont tributaires d’une aide humanitaire.Borgia Kobri

Validation du Plan d’Action Opérationnel actualisé de la stratégie «Sénégal Numérique 2025» ou « SN2025»

https://www.seneweb.com Le 15 octobre 2020, s’est tenue, en ligne, la réunion du COPIL de la Stratégie « Sénégal Numérique 2025 » ou SN2025, sous la présidence effective de Monsieur Mor Ndiaye MBAYE, Directeur de Cabinet du Ministère de l’Economie Numérique et des télécommunications (MENT)
Cette réunion du Comité de pilotage (COPIL) de la SN2025 était consacrée à la validation du nouveau plan d’actions actualisé de la stratégie « Sénégal numérique 2025 » communément appelée « SN2025 », en présence de tous acteurs de l’écosystème numérique
Au cours de son allocution, le Directeur de Cabinet, Monsieur Mor Ndiaye Mbaye a remercié le PNUD  pour son accompagnement dans cette phase d’actualisation de la Stratégie « Sénégal Numérique 2025 ».
Les participants ont félicité et salué cette approche inclusive et participative impulsée par Mme la Ministre Ticket Ndiaye DIOP et qui va sans doute favoriser l’adhésion et l’appropriation par les parties prenantes et les partenaires au développement, avec la mise en place d’un plan d’actions opérationnel.
 La rencontre de Karpowership, la société turque qui fournit de l’électricité de base à huit pays africains : Entretien exclusif avec Zeynep Harezi, Directrice commerciale de Karpowership

Pouvez-vous nous faire une brève présentation de Karpowership?

Karadeniz Holding, la société mère de Karpowership, a été fondée en 1948 avec plusieurs centrales électriques terrestres à travers la Turquie. En 2007, Karadeniz Holding s’est développée à l’international sous la marque Karpowership. La société a constaté qu’il fallait trouver une solution pour changer la donne dans le secteur de l’énergie, et les Powerships, des centrales électriques flottantes, ont pu répondre rapidement à la demande de production d’énergie flexible et abordable.
Les Powerships sont construits avec la même technologie de moteur à cycle combiné que les centrales électriques conventionnelles, mais à l’intérieur des navires, ce qui élimine la nécessité d’une utilisation terrestre. Les Powerships sont construits dans des chantiers navals en Turquie et sont livrés prêts à l’emploi. Cette conception prête à l’emploi élimine les risques et les retards liés à la construction qui surviennent généralement dans les projets d’énergie en Afrique, et permet de fournir de l’énergie en seulement 30 jours après la signature du contrat. Aujourd’hui, Karpowership dispose d’une capacité de production de 4 400 MW, d’une flotte de 25 navires et est présent dans 16 endroits dans le monde. Grâce à une transformation rapide en matière de production et de fourniture d’électricité, Karpowership ouvre la porte à un développement rapide et durable. Karpowership a un impact durable partout où il va, au-delà de l’accès vital à l’électricité et de l’amélioration des infrastructures, garantissant une empreinte environnementale minimale et établissant des partenariats avec les communautés locales grâce à ses initiatives de RSE.

Pouvez-vous partager des informations et des données sur la présence de Karpowership en Afrique ?

Karpowership fournit de l’électricité de base aux huit pays africains dans lesquels il opère. Karpowership fournit plus de 80 % de la demande en Guinée-Bissau, en Gambie et en Sierra Leone, plus de 25 % de la demande au Ghana, en Guinée-Conakry, au Soudan et au Sénégal, et 10 % au Mozambique. L’accès à l’électricité est un besoin humanitaire et Karpowership reste un partenaire fiable dans les moments les plus difficiles. Pendant la pandémie de Covid-19, tout le personnel de Karpowership est resté en quarantaine à l’intérieur de ses centrales, travaillant 24 heures sur 24 pour assurer une alimentation électrique ininterrompue. Cet engagement s’est traduit par des extensions de contrats et des augmentations de capacité dans cinq pays pendant la période de Covid.

Pouvez-vous nous faire part d’un exemple de réussite ?

Karpowership a signé un accord de partenariat public-privé avec la compagnie d’électricité du Ghana en juin 2014 pour deux centrales flottantes de 225 MW afin de résoudre la crise électrique du pays dans le port de pêche de Tema, en utilisant les infrastructures existantes et en maintenant l’équilibre du réseau. Karpowership a rapidement vu l’opportunité d’augmenter encore la production d’électricité et la valeur économique et a consolidé le contrat existant en une seule Powership. La Karpowership Osman Khan, une centrale électrique flottante de 470 MW a commencé ses opérations commerciales en septembre 2017 dans le port de pêche de Tema. Osman Khan a ensuite été transféré à la base navale de Sekondi en août 2019, où il est maintenant alimenté par le gaz indigène du Ghana, ce qui montre les avantages de la conversion rapide des combustibles grâce à l’utilisation de moteurs à cycle combiné. Cette approche flexible a permis de mettre fin aux coupures de courant au Ghana tout en réduisant considérablement le prix de l’alimentation électrique. Karpowership a été reconnue comme la centrale thermique la plus fiable et la moins coûteuse du pays et a reçu le nom de «tueur de DUMSOR» en raison de sa lutte victorieuse contre les «ténèbres».

La demande en solutions énergétiques sur le continent est croissante et souvent urgente. Avez-vous les moyens de répondre à toutes les demandes dans les délais qui les caractérisent?

Karpowership dispose d’une équipe énergique et dynamique qui se consacre à la satisfaction des besoins énergétiques urgents des pays africains. Nous sommes un pipeline de centrales flottantes avec une technologie de pointe prête à être déployée. Bien que cela implique un certain degré de risques initiaux, cela élimine le temps d’attente pour les pays. Ce modèle commercial, combiné à notre solution mobile, nous permet de répondre à la demande en croissance rapide. Avant d’entrer sur un marché, nous nous demandons d’abord si nous pouvons apporter une réelle valeur ajoutée en devenant un partenaire abordable, efficace et durable. Avant toute offre, je me demande si nous pouvons faire baisser le coût global de l’électricité. Par exemple, je pense que nous serions une bonne solution pour l’Afrique du Sud compte tenu de la crise énergétique qu’elle traverse actuellement et du coût élevé de l’électricité, d’où notre décision de répondre à l’appel d’offres lancé par le Ministère des Ressources Minérales.

Karpowership est présent dans un certain nombre de pays africains. Quelle est la base contractuelle avec ces États ? Que comprend votre offre ?

Une règle d’or de Karpowership est la «transparence totale» en matière de coûts. Nous sommes transparents sur le coût total de notre offre afin de permettre aux services publics de prendre des décisions éclairées. Le calcul du prix global peut être difficile, en particulier sur certains marchés où d’autres entreprises ne fournissent pas clairement les coûts totaux dès le départ, mais nous nous efforçons de rendre lisible les côtés abordables et transparents de notre offre. Les principaux éléments de la tarification des centrales flottantes comprennent le recouvrement du capital, les coûts fixes d’exploitation et de maintenance, les coûts variables d’exploitation et de maintenance, et le fuel ou le gaz naturel. Powership assume l’entière responsabilité des pièces de rechange et des consommables dans le cadre de ses prix et fournit une solution «tout en un». Les Powerships peuvent fournir une solution à court, moyen ou long terme, avec des contrats pouvant aller de 1 à 25 ans. Nous fournissons différents types de centrales, ou une combinaison de centrales allant de 20 MW à 470 MW, pour répondre à des besoins spécifiques.

L’installation et la mise en opération d’une barge requiert un dispositif et des aménagements. Quels sont les ports africains les plus adaptés et en capacité d’accueillir des plans de développement, pour les pays côtiers et pour les pays enclavés ? Quels sont les besoins en aménagement ?

Pour être le plus adaptable possible, nous avons construit plusieurs types de centrales flottantes. Elles ont tous des dimensions différentes et des tirants d’eau différents. Les tirants d’eau peuvent être aussi bas que 3 mètres, ce qui permet de s’amarrer efficacement en eaux peu profondes. Les centrales arrivent entièrement construites et se branchent facilement au réseau électrique d’un pays. Notre équipe technique a mis au point des applications marines pour l’amarrage et peut connecter la centrale à la sous-station la plus proche avec une mise en œuvre très rapide. Rien n’est requis concernant le port d’accueil. Karpowership dispose de l’infrastructure et du personnel nécessaires pour répondre à toutes les exigences en matière de connexions maritimes et électriques dans des délais records.

Abriter une barge de Karpowership confère-t-il à un port des avantages particuliers ?

Grâce à leur conception unique et brevetée, nos Powerships sont compacts et efficaces, et occupent à peine une fraction de l’espace que prennent les centrales terrestres traditionnelles. Cela permet aux Powerships d’être situés stratégiquement près des zones de développement industriel et des ports où l’énergie est la plus nécessaire. Nous nous efforçons d’être des gestionnaires responsables de l’environnement dans lequel nous opérons. Les Powerships sont conçus selon les spécifications les plus strictes, avec une isolation supplémentaire et des amortisseurs de vibrations spéciaux installés autour des moteurs pour garantir un impact faible ou nul sur l’environnement. Les niveaux de pollution des eaux environnantes sont régulièrement contrôlés pour s’assurer qu’il n’y ait pas d’altération. Tous nos Powerships utilisent du DeNOX pour leurs systèmes d’échappement, et la qualité de l’air est régulièrement contrôlé.

Quels sont les critères qui motivent vos projets de développement dans le continent ?

Notre mission est de contribuer à fournir l’accès universel à l’électricité à la population mondiale. Dans le contexte de la croissante démographique en Afrique, cette quête prend tout son sens. Nous sommes ouverts aux partenariats avec tout pays, côtier ou enclavé, qui a besoin d’une énergie abordable et durable. Notre solution est très flexible. Par exemple, une centrale flottante peut servir de solution de transition pendant la construction d’autres centrales électriques terrestres, ou de fourniture complémentaire à des énergies renouvelables. Sur certains marchés, elle alimente l’ensemble du réseau. Le transport et la distribution sont des éléments majeurs pour accroître l’accès à l’électricité. Conscient de cela, Karpowership peut financer la transmission et les infrastructures.

Les powerships peuvent-ils être une solution pour des pays enclavés tels que le Mali, le Niger ou encore le Burkina Faso ?

Oui. Nos Powerships peuvent fournir de l’énergie aux pays enclavés. Nous avons une expérience dans ce domaine en Zambie, où un accord d’échange d’achat d’électricité permet de fournir 100 MW à la Zambie via le Mozambique. Karpowership vend de l’électricité au Mozambique, qui la fournit à la Zambie par l’intermédiaire de lignes de transmission. Il s’agit du premier projet de fourniture transfrontalière d’électricité au monde produit par un seul Powership et l’expérience peut être reproduite dans d’autres régions enclavées.

Dans de nombreux pays, la rupture d’approvisionnement en fioul est un problème. Comment Karpowership gère-t-il les questions de sécurité d’approvisionnement et donc de la stabilité de la fourniture d’électricité, ainsi que des coûts ?

Karpowership peut fournir le carburant ou le pays peut le fournir à partir des sources de son choix. Dans tous les cas, le prix du carburant est entièrement répercuté pour garantir que toutes les économies soient livrées au client. Nous sommes expérimentés dans la logistique de l’approvisionnement en carburant, incluant entre autres, l’assurance, le transport, la manutention, le stockage, et l’approvisionnement.

La pandémie COVID-19 a-t-elle affecté vos activités ?

Dans un temps comme celui que nous traversons, l’accès à une électricité stable et fiable est plus important que jamais, avec tant de familles confinés dans leurs foyers et les innombrables heures que le personnel médical des hôpitaux consacrent au traitement des milliers de patients. Malgré ces temps difficiles, toutes nos centrales ont continué à fonctionner normalement et continueront à fournir une électricité stable sur tous les marchés. Comme nos centrales flottantes sont en offshore, nous sommes confiants que nos services ne seront pas affectés par la crise du Covid-19, et nos équipes continuent à suivre la situation de près.La sécurité et le bien-être de nos employés sont notre plus grande priorité. Le personnel de nos bureaux travaille à distance, conformément aux directives du gouvernement. Le personnel technique, y compris les ingénieurs de notre chantier naval, respecte les mesures de distanciation sociale.
Alors qu’auparavant les constructeurs de navires travaillaient côte à côte, ils opèrent désormais à une distance d’au moins 2 mètres les uns des autres, en portant un équipement de protection supplémentaire. Lors d’une crise comme celle de Covid-19, Karpowership offre une solution sûre, rapide et applicable. Nous sommes prêts à générer plus que la capacité contractuelle, avec pour mission de soutenir nos zones d’opération du mieux que nous pouvons pendant cette période difficile. Nous soutenons les communautés où nous opérons autant que nous pouvons. Nous avons fait don d’unités respiratoires et de ventilateurs, de produits de nettoyage, de nourriture, de produits de base et, surtout, nous avons continué à produire de l’électricité sans interruption. https://www.financialafrik.com  Adama WADE

MALICK FALL (maire de Diourbel) : «Permettre aux paysans de vendre leurs graines dès novembre et à bon prix serait salutaire !»

https://www.dakaractu.com Malick Fall a tenu, ce mercredi, à vivement saluer la décision de l’État d’industrialiser le secteur de l’arachide, de permettre à la Sonacos d’avoir les coudées franches pour acheter les graines et aller dans le sens de  rendre opérationnelles les activités de trituration et de raffinage.
Le maire de Diourbel estime que cet engagement sera de nature à aider les paysans à profiter de leur dur labeur mais surtout  aux sociétés comme la Sonacos de disposer d’une énorme quantité de graines d’arachide et à requérir une plus importante main d’œuvre locale. « En tant que maire de Diourbel et surtout député de la Nation, je ne peux que me féliciter de ces engagements. Nos jeunes ont besoin de travailler. Toutefois… »
En effet, l’édile de la commune de Diourbel préférera apporter un bémol à son euphorie. « Cet espoir ne peut être concrétisé que si la Sonacos est dans les dispositions financières d’acheter l’arachide des le mois de novembre et à bon prix. Il est nécessaire d’éviter de vivre le même drame que l’année dernière. L’on se rappelle bien que l’essentiel des graines de qualité avait été ramassé par les Chinois.
Ce qui ne participe à développer nos terroirs et notre économie. Par conséquent,  nous exhortons l’État à aller dans ce sens pour le bien du paysan, de la Sonacos, de notre économie et des populations de ce pays… »

Bientôt une formation agricole en ligne

 (Agence Ecofin) – La start-up sénégalaise Senagriculture a annoncé le lancement d’une académie de formation en ligne dans les domaines de l’agroalimentaire et de l’agropastoral. Le projet devrait voir le jour suite à une levée de fonds que la structure s’apprête à lancer
Senagriculture, une start-up sénégalaise spécialisée dans la communication, la formation et le conseil dans le domaine de l’agriculture va bientôt lancer une plateforme de formation en ligne dans le secteur agricole.
La plateforme proposera des formations dans plusieurs domaines, dont l’agropastoral et l’agroalimentaire. Les formations seront présentées sous divers formats notamment des MOOC, des webinaires, des lives et des capsules. Les cours seront présentés en français et en langues locales.
La start-up qui proposait déjà des formations présentielles veut se lancer dans le e-learning pour augmenter le nombre de ses apprenants. Cette digitalisation des formations répond également à la préoccupation de la structure qui veut élargir ses programmes de formation dans toute la
sous-région ouest-africaine.
D’après le média sénégalais Social Net Link, la start-up envisage de faire une levée de fonds pour lancer ce projet d’e-learning.Vanessa Ngono Atangana

RISQUE D’EBOULEMENTS ET DE GLISSEMENTS, LA CORNICHE ZONE INSTABLE

http://www.emedia.sn Ousmane Cissé, conseiller technique au ministère des Mines, tire la sonnette d’alarme. « Dakar est une zone à risque », a-t-il dit suite à une visite sur la Corniche ouest où s’était produit un éboulement vendredi dernier, occasionnant des dégâts matériels, au niveau de l’emplacement des maisons surplombant l’hôtel Lagon 2.
A la tête d’une équipe du ministère des Mines, il a révélé que « la zone du Cap-vert est constituée de roches argileuses avec des limons dénommés limons de l’hôpital (ce sont des roches recouvertes d’une cuirasse latéritique qui peut de temps en temps constituer une épaisseur assez importante qui peut cacher l’ensemble des mouvements qui se situent dans le sous-sol. »
Poursuivant, Cissé, repris par L’As, a ajouté que ces roches basaltiques pour la plupart composées d’argiles, de limons et qui présentent des intrusions volcaniques occasionnent les risques d’éboulements tels que celui observé le week-end dernier. D’ailleurs, a-t-il relevé  : « la nature a été clémente en nous avertissant. »
Mais de l’avis du géologue, des dispositions doivent être prises pour une « meilleure » cartographie des risques associés à la géologie de la Corniche de Dakar. D’autant plus qu’a-t-il souligné une cartographie de certaines zones à risques montre que tout le long de la Corniche, les situations varient d’un endroit à un autre.
Par exemple, « au niveau des Mamelles, nous avons des roches volcaniques mais un affouillement se fait au bas des Mamelles avec des personnes qui sont en train d’exploiter les roches pour d’autres usages et qui fragilisent la base des Mamelles. Au bloc des Madeleines, en face de l’ancien Palais de Justice, la plage se rétrécit, de même que la plage de Anse Bernard qui, aujourd’hui, a presque disparu. Ces phénomènes vont continuer. Et il peut arriver que dans la même zone, qu’il y ait des éboulements et des glissements. Les corniches Est et Ouest sont les zones les plus instables de Dakar.
Parmi les solutions, Cissé a proposé une campagne sismique et gravimétrique le long de la Corniche pour examiner et identifier les zones d’instabilité.

OXFAM RÉVÈLE LES VRAIS CHIFFRES

http://www.emedia.sn Il y a plus de dix ans, les pays développés se sont engagés à mobiliser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 afin d’aider les pays en développement à s’adapter aux effets du changement climatique et à réduire leurs émissions. Cet objectif est une partie essentielle du compromis qui soutient l’Accord de Paris. Alors que 2020 touche à sa fin, le rapport d’Oxfam 2020  : « les vrais chiffres des financements climat » offre une évaluation des progrès réalisés pour atteindre l’objectif des 100 milliards de dollars. Selon le rapport, les financements climat publics déclarés sont passés de 44,5 milliards de dollars par an en 2015-2016 à environ 59,5 milliards de dollars par an en 2017-20187.Toutefois, mentionne-t-on dans le rapport, en y regardant de plus près, on constate que les déclarations des bailleurs de fonds continuent de surestimer considérablement les financements climat. « La plupart des prêts sont toujours comptabilisés intégralement, plutôt que seulement la somme donnée à un pays en développement déduction faite des remboursements, intérêts et autres facteurs (la part dons ou équivalent-dons). On constate en outre des inexactitudes significatives quant à la manière dont la composante climatique de projets de développement plus vaste est comptabilisée », indique-t-on dans le rapport.

« Environ 40 % des financements climat publics sont non concessionnels »

En tenant compte de ces inexactitudes, Oxfam estime que l’assistance nette spécifique au climat se trouve bien en dessous des chiffres déclarés, malgré une légère augmentation de 15-19,5 milliards de dollars par an en 2015-2016 à 19-22,5 milliards de dollars par an en 2017-2018. « Le recours excessif aux prêts et la fourniture de financements non concessionnels au nom de l’urgence climatique est un scandale sans nom. La majorité des financements climat publics a selon les estimations été fournie sous forme de prêts et instruments autres que des subventions en 2017-2018, à l’instar de la plus grande partie des financements climat à destination des PMA et d’environ la moitié des financements octroyés aux PIED. Environ 40 % des financements climat publics sont non concessionnels », indique le document.
« Pour les financements bilatéraux, cela signifie qu’ils ne sont pas octroyés aux pays en développement selon des termes suffisamment généreux pour être admissibles au titre de l’aide publique au développement (APD). Cela constitue une augmentation considérable comparé aux 30 % de la période 2015-2016 », ajoute-t-on dans le rapport. Lequel signale que les pays et les communautés les plus pauvres du monde ne devraient pas être forcés de contracter des prêts afin de se protéger des émissions de CO2 excessives des pays riches. Les financements censés aider les pays à faire face au changement climatique ne devraient pas leur nuire en contribuant à faire grimper leur endettement, et ce à des niveaux intenables pour de nombreux pays.
Oxfam estime que le volume de financements climat sous forme de subventions n’a presque pas changé, passant d’environ 11 milliards de dollars en 2015-2016 à 12,5 milliards de dollars en 2017-2018. En outre, les prêts concessionnels et instruments autres que des subventions, quant à eux, sont passés de 18,5 milliards de dollars par an en 2015-2016 à 22 milliards de dollars par an en 2017-2018. D’après le rapport, l’augmentation des financements climat publics s’explique largement par le recours croissant aux prêts non concessionnels et instruments autres que des subventions. « En effet, on estime que ceux-ci ont significativement augmenté, passant d’environ 13,5 milliards de dollars par an en 2015-2016 à 24 milliards de dollars par an en 2017-201810. Le financement de l’adaptation au changement climatique a connu une augmentation plus rapide ces dernières années, passant d’environ 9 milliards de dollars (20 %) par an en 2015-2016 à 15 milliards de dollars (25 %) par an en 2017-2018. Même si la majorité des financements est consacrée à l’atténuation des effets du changement climatique, il s’agit tout de même d’un progrès de taille », indique-t-on dans le rapport. Aliou DIOUF

MODY NDIAYE : «IL Y A LA TRAITE DE PERSONNES AU SENEGAL »

http://www.emedia.sn La traite de personnes existe encore au Sénégal, d’après les révélations faites par Mody Ndiaye, le secrétaire permanent de la Cellule nationale de lutte contre la traite de personnes (CNLTP) au ministère de la Justice. Qui affirme  : « la lutte ne fait pas trop de bruit mais il y a régulièrement des réseaux qui sont démantelés, des victimes qui sont protégées et des poursuites qui sont engagées. Malheureusement, ces poursuites sont très insidieuses car aucun pays n’a trouvé une solution définitive mais les efforts poursuivis par l’État tendent à rendre plus difficile cette activité inhospitalière. »
Poursuivant, Ndiaye ajoute, toutefois, que dans l’ensemble, le bilan de la lutte contre la pratique criminelle reste « positif ». Car explique-t-il, repris par L’As, des efforts considérables ont été faits pour arriver à un tel résultat. « Le bilan de la traite est globalement positif. On accepte que la traite existe mais les victimes sont protégées et secourues. C’est un travail de longue haleine. Il y a un réseau qui a été démantelé et qui exploitait des jeunes filles », soutient-il. Non sans regretter  : « il y a des types et d’activités de traite et ces personnes doivent être poursuivies, et les victimes protégées. Il y a plusieurs autres formes car vous avez des gens qui se cachent derrière le manteau de la religion pour exploiter des enfants. Au Sud-est, il y a l’exploitation des jeunes femmes dans les zones minières, la servitude domestique. L’esclavage est toujours d’actualité dans le monde et notre pays n’y échappe pas ».
Ndiaye s’exprimait lors d’un atelier de planification stratégique pour élaborer un plan d’action national de lutte contre la traite au Sénégal pour les années 2021-2023.

Marché d’acquisition de véhicules : Les précisions de la police

https://www.seneweb.com La police nationale a réagi, suite à l’information relayée par la presse, ce mercredi, concernant un marché d’acquisition de véhicules de transport de troupes, d’intervention et de service. Et c’est pour affirmer que le comité technique chargé de l’évaluation des offres désigné à cet effet a, à la demande de l’Armp, passé à la réévaluation du lot 2, suite à un contentieux financier, retenu comme nouvel attributaire du lot 2, le candidat Emg pour un montant total du lot arrêté à 656 900 000 F Cfa et pour des prix unitaires (et non un prix unitaire) fixé à 90 050 000 F Cfa.
Maintenant, note le service de communication  de la police nationale, «il y a lieu de préciser que les 656 900 000 F Cfa représentent les acquisitions prévues sur trois ans, destinés à renouveler les véhicules de service et d’intervention de la police nationale».

En ce qui concerne les 90 050 000 F Cfa cités dans la presse, le Bureau des relations publiques de la police indique qu’il s’agit plutôt d’«un cumul de prix unitaires de trois catégories de véhicules constituant les 3 sous-lots du lot n°2».

«Les règles de passation d’un marché de clientèle sont fixées en vertu des dispositions du Code des marchés publics, notamment en son article 25», détaille la même source.
Celle-ci soutient, par conséquent, que «le présent marché ne viole en aucune manière l’article susvisé et il a été passé, après avis favorable de l’organe chargé du contrôle à priori, à savoir la Direction centrale des marchés publics (Dclp)».
La police de rappeler, par ailleurs, qu’à l’issue des travaux d’évaluation effectués par le comité technique, la commission des marchés a retenu comme attributaire les candidats suivants Pour le lot 1, qui concerne la fourniture de véhicules type 4×4 station wagon, il a été attribué à Cfao-Motors, le lot 2 (fourniture de véhicules genre berline), est revenu à Sénégalaise de l’automobile.
Le lot 3 (fourniture de véhicules de service type Suv) est attribué à Cfao et le lot 4 portant sur la fourniture de véhicules d’intervention genre pick-up double cabine mono cabine et camions transport de troupes, est revenu à Emg.

Terme sud : Le Président Macky octroie 10 millions à chaque famille

https://directnewsinfo.com Ceux qui se battaient pour le bien être des familles de Terme Sud peuvent se réjouir du geste du président de la République. Macky Sall, qui a reçu ces familles frustrées, expulsées, puis relogées par le maire Sacré cœur-Mermoz, va leur octroyer chacune 10 millions.
Le collectif Doyna qui reste convaincu que le gouvernement, à travers ce geste, « a quelques choses à se reprocher dans cette affaire», s’en félicite et compte poursuivre le combat. D’ailleurs, il va organiser une marche la semaine prochaine à Tivaouane Peulh. Ce front consistera à réclamer les terres des victimes. Une autre marche est prévue le samedi 07 novembre 2020 au niveau nationale.

Scandales fonciers : La banlieue marche demain

https://www.dakarmatin.com Pikine, Keur Massar, Yeumbeul… sont en état d’alerte. Bref, toute la banlieue va manifester, demain jeudi, contre les spoliations foncières à répétition sur ses terres.
Les mouvements citoyens Y’en a marre et Frapp viennent en renfort à cette grande marche qui aura comme point de départ Pikine Tally Bou Mack.
À Keur Massar, où 245 personnes sont menacées de déguerpissement, les populations sont en guerre contre le DG de Senico, Abdoulaye Dia. Autre foyer de tension foncière, Yeumbeul Nord, où des populations s’opposent à la répartition d’une superficie de 23 ha. Il s’agit du périmètre de reboisement octroyé par l’État pour des besoins d’équipements collectifs au profit de leur commune.
En effet, les populations s’en prennent depuis un certain temps au maire Daouda Ndiaye qu’elles accusent de détournement d’objectif.

LE CONCEPT ’’UBBI TEY JÀNG TEY’’ PLUS QUE D’ACTUALITÉ (RESPONSABLE COSYDEP)

Dakar, 20 oct (APS) – Le concept ’’Ubbi tey jàng tey’’ est plus que d’actualité, sept ans après son lancement, dans un contexte de pandémie de Covid-19, a soutenu le Directeur exécutif de la Coalition en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep).
’’La campagne pour un démarrage effectif des cours dès le premier jour (’Ubbi tey Jàng tey’ en langue wolof ) se justifie plus que pour toute autre année puisque l’année 2020 a été marquée par la pandémie de Covid-19 et un gap horaire et pédagogique pour les trois millions d’élèves des classes intermédiaires’’, a dit Cheikh Mbow lors du point de presse de lancement du programme organisé ce mardi au siège de l’ONG.

A quinze jours de la rentrée des enseignants, il a appelé à ’’une vigilance collective’’ dans les actions avec ’’une forte mobilisation de la chaine des acteurs afin de minorer les effets de la Covid-19 sur la rentrée scolaire’’.

Selon lui, ’’l’année 2020-2021 devrait être une année pleine où on ne perdrait pas de temps et faire en sorte que les élèves aient les compétences nécessaires pour faire face à cette situation’’.
M. Mbow a souligné ’’l’urgence’’ de mettre aux normes les établissements face à l’environnement des apprentissages et aux exigences sanitaires avec l’approvisionnement en eau, la fonctionnalité des toilettes et la sécurisation des écoles.
Il faut réussir le démarrage, le déroulement dans de bonnes conditions de l’année scolaire du fait des incidences de la pandémie sur le quantum largement entamée cette année, a ajouté Mbow.
Après son lancement en 2014, le concept ’’Ubi teu Jang Tey’’ a enregistré ’’des résultats probants, encourageants et motivants avec l’implication des autorités administratives, notamment les gouverneurs et les préfets, les élus locaux, les syndicats, parents d’élèves et enseignants’’ selon le Directeur exécutif de la Cosydep, initiatrice du concept.
Des caravanes de sensibilisation et de mobilisation citoyenne, des remises de matériels scolaires, des distributions de kits sanitaires, des émissions télévisées, entre autres, rythmeront la campagne ’’Ubbi Tey Jàng’’ pour appeler surtout les élèves à reprendre les classes dés le premier jour de la rentrée scolaire.

En effet, selon Cheikh Mbow les enseignants ont déjà répondu à l’appel de Ubbi Tey Jàng tey avec, ces dernières années, ’’une présence massive dans les salles de classe en l’absence de la plupart des apprenants’’.

Le mouvement des Eclaireurs et éclaireuses du Sénégal ’’va prêter ’’main forte à la campagne pour des actions de désherbage et d’entretien des écoles, mais également de sensibilisation pour une reprise effective dés le premier jour mais également pour le respect du protocole sanitaire’’, a promis sa représentante Aminata Violette Thiam.
Le Service civique national compte aussi mobiliser 50 volontaires pour accompagner la Cosydep notamment dans l’organisation des journées d’assainissement dans les écoles.ADL/OID

Nouveau mot d’ordre de grève à l’UT : Le Saes ne lâche pas le recteur

https://www.dakarmatin.com Les étudiants de l’Université de Thiès (Ut), restés six mois sans faire cours à cause de la pandémie du Covid-19, devront encore prendre leur mal en patience, avec le bras de fer opposant le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) et le recteur de l’Ut. Après plusieurs jours de perturbations, le Saes refuse de baisser les armes. Il poursuit son combat avec encore 48h de grève renouvelables entamée depuis hier. Dans un communiqué, la coordination campus Thiès du Saes reste catégorique : «Suite à notre mot d’ordre de grève des 15 et 16 octobre 2020, des tractations ont eu lieu au ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, sous la bienveillance du secrétaire général national du Saes pour débloquer la situation. La coordination déclenche un autre mot d’ordre de grève pour faire face à l’obstination du recteur et du secrétaire général de l’Université à ne pas mettre en œuvre des propositions de sortie de crise faites par la tutelle.»

Test covid-19 obligatoire pour tout passager à l’AIBD dès aujourd’hui

http://www.sudonline.sn En raison de la recrudescence des cas importés de Covid-19, le gouvernement du Sénégal a pris la décision de rendre désormais obligatoire le test RC-PCR Covid619 pour tout passager embarquant dans un aéronef à destination du Sénégal à partir d’aujourd’hui mercredi 21 octobre et non le 1er novembre prochain comme précédemment annoncé. Le Ministre du tourisme et des transports aériens Alioune Sarr l’a annoncé hier, mardi 20 octobre sur son compte Tweet
Cacophonie et volonté d’arrêter l’hémorragie ! Face à la multiplication des cas importés de Covid-19, le gouvernement du Sénégal avait pris un arrêté pour exiger que tout voyageur puisse avoir un test négatif de moins de 7 jours avant d’embarquer pour le Sénégal. Ainsi, l’Etat avait décidé qu’à partir du 1er novembre, toute compagnie qui débarque un passager sans test négatif valable va assurer son rapatriement. Mais depuis, le gouvernement a décidé d’avancer la date de démarrage de l’application de cette nouvelle règlementation.
Désormais le test RC-PCR Covid-19 est rendu obligatoire pour tout passager embarquant dans un aéronef à destination du Sénégal. « En raison de la recrudescence des cas importés de Covid-19, est d’application immédiate le circulaire 1723 rendant obligatoire le test RC-PCR Covid619 pour tout passager embarquant dans un aéronef à destination du Sénégal», a fait savoir le Ministre du tourisme et des transports aériens Alioune Sarr sur son compte Tweet hier, mardi 20 octobre.
Pourtant lors de la a reprise du transport aérien au mois de juillet, le ministre du Tourisme et des transports aériens avait sorti une circulaire pour informer des conditions sanitaires à remplir pour le transport aérien des passagers à destination du Sénégal.
D’après les autorités en charge des transports aériens, le passager ne peut embarquer que s’il présente l’original d’un certificat de test Covid-19 négatif, datant de moins de 7 jours, à compter de la date du test» ou le certificat où le document qui en fait foi doit être délivré par un laboratoire se situant dans l’Etat où le passager commence ou a commencé le voyage et figurant sur la liste des laboratoires agréés par cet Etat ou un organisme sanitaire international reconnu.
Donc, si l’Etat revient encore après quelques mois pour rendre obligatoire le test Covid-19 pendant qu’on assiste à une multiplication des cas importés, il normal de se poser des questions sur l’effectivité des mesures prises antérieurement par nos autorités allant dans ce sens au niveau de l’aéroport international Blaise Diagne pour éviter la propagation du virus.Ndèye Aminata CISSE

125.000 CAS DE CANCER PROJETÉS EN 2040 AU SENEGAL

https://www.seneplus.com/ LeTemoin-Le pays enregistre chaque année 10 549 cas de personnes atteintes de cancer, tous types confondus, parmi lesquels une mortalité de 70 %

La formation, le Registre du cancer et le Programme contre les cancers… le trio gagnant de la lutte contre ce grand tueur.

Les efforts du chef de l’Etat, Macky Sall, en matière de lutte contre les cancers, sont aujourd’hui cités et reconnus partout et surtout par des oncologues et la Ligue sénégalaise contre le Cancer (Lisca) qui notent, en outre, des points d’achoppement dans ce combat qu’on peut résumer en un « trio de lésions… cancéreuses ». Il s’agit de doléances liées à la mise en place d’un programme de lutte contre les cancers, d’un registre des cancers et de la formation de personnels qualifiés surtout dans la manipulation de la radiothérapie et listées par l’oncologue Pr Abdoul Aziz Kassé. Alarmiste, il prédit 125 000 cas d’ici 2040.
Le Sénégal enregistre chaque année 10 549 cas de personnes atteintes de cancer, tous types confondus, parmi lesquels une mortalité de 70 %. Des chiffres qui font peur quand on sait que ces tumeurs vont continuer de pourrir la vie à beaucoup de Sénégalais. Dans 20 ans, le nombre de malades pourrait passer du simple au double avec plus de 125 000 cas enregistrés en 2040, selon les projections de l’oncologue Dr Abdoul Aziz Kassé selon qui on peut parler de guérison de cancer que lorsqu’il y a une « rémission complète ». C’est-à-dire que, après traitement, le patient ne présente plus de signe en rapport avec sa maladie ou à des évènements liés à cette pathologie.

Les efforts du président Sal

Au Sénégal, la progression du cancer va crescendo, malgré le soutien sans faille du gouvernement qui a permis d’enregistrer des avancées significatives dans la prise en charge des cancéreux. Le régime du président Macky Sall, selon tous les acteurs, aurait consenti beaucoup d’efforts dans ce domaine. Il y a surtout la gratuité de la chimiothérapie et une subvention au prix forfaitaire de 150 000 francs pour la radiothérapie. Pour la chimio, explique le directeur de la Maladie au ministère de la Santé et de l’Action sociale (Msas), Dr Babacar Gaye, l’Etat, en 2018, a mis en place une ligne de crédit de deux (2) milliards de francs pour l’acquisition des médicaments. Et, aujourd’hui, ce sont quelque 9 000 patients, dont 7110 femmes, qui ont pu bénéficier de cette gratuité. Pour dire que sur 100 patients pris en charge gratuitement en matière de chimiothérapie, les 79 sont des femmes. L’Etat a également mis en place des services de chimiothérapie à Thiès et à Fatick, une déconcentration au niveau régional prise en compte dans le plan d’investissement sectoriel. Parmi les efforts de l’Etat, il y a aussi la construction d’un centre national d’oncologie dont les travaux avancent « à pas de caméléon ».
Toutefois, Dr Babacar Gaye du ministère de la Santé, précise que les travaux ont été « retardés par la pandémie de Covid-19 ». En tout cas, les efforts du gouvernement sont salués par le Pr Kassé qui parle d’« avancées extraordinaires ». « Le nombre de radiothérapies qu’on trouve au Sénégal n’existe dans aucun autre pays en Afrique. En tout, il y a trois accélérateurs dans le public et un dans le privé. Il y a aussi l’introduction de la vaccination contre l’hépatite B dès la naissance, la vaccination contre le papillomavirus. Il y a également la loi contre le tabac votée en 2014 à l’Assemblée nationale. Une bonne chose quand on sait que 30 % des cancers sont liés au tabagisme », a-t-il listé comme mesures phares prises par le gouvernement du président Macky Sall et dont l’effectivité ne souffre d’aucun doute. L’éminent cancérologue précise tout de même que, ces efforts de l’Etat, et surtout la gratuité de la chimiothérapie, « ce sont tous les citoyens qui doivent en bénéficier. Que ce soit des malades qui viennent dans le public ou dans le privé ».

Registre du cancer, programme cancer et formation

Toutefois, malgré ces efforts de l’Etat, il reste encore beaucoup à faire en matière de lutte contre les cancers notamment dans la formation, la mise en place d’un programme et d’un registre des cancers qui enregistre un grand retard… Des points essentiels dans la lutte contre les cancers et énumérés par la présidente de la Ligue sénégalaise contre le cancer (Lisca), Dr Fatma Guenoune, et le cancérologue Pr Abdou Aziz Kassé, qui notent des difficultés liées surtout au diagnostic et, avant celui-ci, en termes d’analyses, de chirurgie et de radiothérapie. Ce que confirme la présidente de l’Association contre le cancer au Sénégal, Mme Mame Diarra Guèye Kébé, qui parle d’une « batterie d’analyses et d’explorations avant d’arriver à cette pose du diagnostic ».
Pour le Pr Kassé, « il faut un programme national de lutte contre les cancers financé, et une assurance maladie avec un fonds alimenté par l’Etat, le contribuable, et d’autres financements motivants ». « Car si on arrive à régler le problème du Plan cancer, on arrivera à régler la problématique du cancer », soutient Dr Guenoune non sans souligner la problématique du registre des cancers. « Ah oui, il est très important ce registre. Car c’est à partir des statistiques que l’on saura où l’on en est exactement avec cette lutte, et comment mieux agir », estime l’oncologue, Pr Kassé. Il définit le registre comme « un système d’enregistrement des malades qui va permettre de connaitre le nombre de cas, le nombre de décès et d’où ils viennent. Et si le registre est étendu sur tout le territoire, il sera très efficace pour de meilleurs résultats ».
En attendant la réaction des autorités gouvernementales sur ce point essentiel dans la lutte contre les cancers, la Lisca a acheté du matériel technique pour enregistrer les malades qui viennent se faire soigner à l’hôpital Aristide Le Dantec. Cette fédération de 19 associations va aussi aider de jeunes médecins à bénéficier d’une formation en traitement des cancers pour avoir mis sur la table une somme de 2,200 milliards de francs CFA. Donc une belle participation de la Ligue contre les cancers sans compter l’augmentation de la bourse de formation des médecins par le président Sall qui passe de 150 000 à 300 000 francs.
Par rapport à ce point, le cancérologue Pr Kassé fait savoir que 75 % des malades ont besoin de soins d’accompagnement. Donc, après leur formation, ces jeunes médecins auront besoin d’études supérieures et de formation. D’où son plaidoyer pour des bourses de formation, surtout en radiothérapie. « On a besoin de manipulateurs en radiothérapie et non de manipulateurs en radiologie », précise le Pr Kassé qui pense qu’il faut qu’il y ait aussi un créneau de formation pour les paramédicaux. Maïmouna Faye FALL

Audit Sodav/Bisbilles supposées entre Macky et Youssou Ndour : Ngoné Ndour et Cie réagissent

https://www.seneweb.com Le président de la République, Macky Sall, avait demandé au ministre de la Culture et de la Communication, lors d’un Conseil des ministres, de se concerter avec toutes les parties prenantes, afin de passer à l’audit de la Société sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins (Sodav).
Ce mercredi, la presse a relaté que, selon la présidente du Conseil d’administration de la Sodav, Ngoné Ndour, cet audit intervient à la suite de bisbilles opposant le chef de l’Etat et le grand frère du Pca, par ailleurs président-directeur général du Groupe Futurs Médias (Gfm) Youssou Ndour.
Dans une note qui vient de nous parvenir à Seneweb, Ngoné Ndour et Cie ont formellement démenti ces propos relayés par nos confrères de «Lii quotidien» et repris par une bonne partie de la presse nationale. Non sans réaffirmer leur volonté de marquer leur disponibilité à faciliter cette mission d’évaluation.

Itinéraires et réflexions d’un enfant du Walo : Le nouveau livre du politologue Moussa Diaw

https://www.seneweb.com Enseignant-chercheur en science politique et spécialiste des Relations internationales à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, Moussa Diaw a publié un ouvrage intitulé : « Itinéraire et Réflexions d’un enfant du Walo » aux Editions l’Harmattan Sénégal. Un livre de 222 pages, composé de 18 Chapitres est préfacé par le professeur Amadou Kah de la même université
Dans ce texte, l’analyste politique régulièrement sollicité par les médias pour donner des interprétations et prédictions relativement aux discours et actions des « praticiens du politique », présente et partage son itinéraire riche d’expériences mais surtout de combat pour la réussite quand on vient d’un environnement familial modeste de la région du Walo.
Dans les premiers chapitres de l’ouvrage (1-13), l’auteur revient sur ce paysage du Walo, un vivier agricole et culturel dans lequel il a baigné pour se renforcer en termes de valeurs culturelles, d’éthique et comportement qui lui ont permis de faire face à l’adversité aussi bien en poursuivant ses études dans le pays qu’à l’étranger, notamment en France. La capacité de résilience s’est adossée, de manière permanente, à ce potentiel culturel et identitaire pour ne pas dire « habitus » intériorisé dans le cadre familial afin de ne pas succomber à certains comportements déviants découverts dans les sociétés où certaines libertés sont sans limites. Ainsi, par le courage et la force de la détermination, il parvient à réussir, avec beaucoup de modestie, tous ses diplômes jusqu’au doctorat en science politique de la Faculté de droit et de science politique de l’Université de Rennes 1, en France.
Le même engouement l’anime dans la recherche d’emploi en surmontant les nombreuses difficultés structurelles et conjoncturelles aboutissant à la réalisation d’une vocation universitaire offerte par l’UGB. Cela dit, les Chapitres (14-18) qui suivent laissent place au décryptage des conflits et de la conflictualité en Afrique en insistant sur les origines, la nature interétatique, leur gestion et leur complexité, au regard des logiques endogènes et transnationales dans un monde soumis aux contraintes du système international. Sur ce point, l’auteur met l’accent sur le rôle des organisations régionales, continentales impliquées dans la recherche de paix durable sur un continent confronté à de nombreuses crises variées. La plupart sont liées à des pratiques politiques et des dérives autoritaires des dirigeants, motivés par une gestion patrimoniales des ressources publiques et une mal gouvernance traduisant la défense d’intérêts particuliers fondés sur la conservation du pouvoir. Cela accentue les rivalités et les stratégies machiavéliques dans l’espace politique africain de manière générale. L’auteur évoque aussi la mondialisation et ses effets sur les pays à faibles ressources et peu préparés à instaurer des processus d’intégration économique et monétaire afin de participer à cette dynamique mondiale, à sa régulation même si elle demeure aujourd’hui problématique, eu égard à l’impact de la pandémie du coronavirus. Les relations sino-africaines sont scrutées sous le prisme de leurs particularités et de ce nouveau partenariat ouvrant des perspectives à l’insertion de l’Afrique dans les nouvelles relations internationales.

Enfin, le politiste traite des crises universitaires qui ont perturbé considérablement « l’université d’excellence » dans une optique de rationalisation de la gouvernance universitaire et de la pacification des campus sociaux.

Spécialiste des Relations internationales, auteur de : La politique étrangère de la Mauritanie, publié à Paris, chez L’Harmattan, Moussa Diaw s’intéresse aux domaines de recherches suivants : Étude des conflits et crises en Afrique ; Les processus d’intégration régionale ; L’Afrique dans les relations internationales ; La géopolitique ; les processus de démocratisation en Afrique ; les mécanismes de construction de la paix ; Les relations sino-africaines (participation à plusieurs voyages d’études en Chine).

Serigne Mbaye fait du «gal-gal» à Aminata Mbengue

https://www.dakarmatin.com Ne croyez pas qu’il en soit à son premier coup. Malgré ses airs débonnaires et son style Adama Barrow, Serigne Mbaye Thiam a toujours été un gros ambitieux à l’affût du gros strapontin pouvant le mener à la tête du pouvoir.
Mais si du temps de Tanor il n’a jamais eu l’occasion de le doubler, il tente sa chance cette fois avec Aminata Mbengue qu’il considère tout juste comme une femme méritant le poste de chef Parti adjoint.
Pour lui faire perdre son perchoir d’ailleurs, il convoque la fin de l’intérim de feu Tanor. Mais comme ses camarades savent tous qu’il est pressé de devenir le secrétaire général de PS avant 2024, on le laisse déblatérer et on lui fait du «lambi Golo».
Certains jurent même qu’ils ne lui donneront pas leurs voix pour réaliser son destin s’il continue à s’accrocher au « Basque » de « Big Mack » et ne plus penser au propre avenir du Parti socialiste.En attendant Aminata bourdonne comme une reine.Cébé

Couple perdant : le poste de Secrétaire général à la base de toutes les luttes fratricides

Serigne Mbaye Thiam n’a jamais caché ses ambitions de diriger le Parti socialiste. Mais depuis le décès de Ousmane Tanor Dieng, le secrétaire national aux Elections peaufine sa stratégie et réunit ses soutiens qui «fondent beaucoup d’espoir» sur lui. Un duel avec l’actuel secrétaire général par intérim, Aminata Mbengue Ndiaye, qui devient officiel. Le Ps se dirige vers une énième scission face à la guerre des seconds couteaux.
Au Parti socialiste, les hommes passent, les dualités demeurent. De Lamine Guèye-Senghor, Mamadou Dia-Senghor, Tanor-Djibo Kâ, Tanor-Aïssata Tall Sall, Tanor-Khalifa, l’ancien parti unique a forgé son histoire sur des conflits internes. D’abord latente, la confrontation Ami­nata Mbengue Ndiaye-Serigne Mbaye Thiam risque de déboucher sur un conflit ouvert. Deux responsables longtemps en phase quand il s’est agi de combattre les anti-Tanor. Khalifa Sall et Aïssata Tall Sall sont des cas illustratifs. Aujourd’hui, les divergences entre les deux responsables ne peuvent plus être étouffées. Chacun des deux camps veut dicter son point de vue au sein du parti. Un jeu d’échecs au cours duquel chaque responsable place ses pions. Serigne Mbaye Thiam a allumé la première mèche vendredi sur le plateau de la 7Tv. «Alors que je ne les ai pas sollicités, il y a beaucoup de responsables du parti, au Sénégal comme à l’étranger, qui viennent de leur plein gré me voir et disent fonder beaucoup d’espoir sur moi (…). L’intérim doit avoir une fin. Par définition, l’intérim ne doit pas être du long terme. Tout le monde est d’accord là-dessus. Je suis bien placé pour le dire parce que je suis le premier à sortir pour dire qui devait être le Secrétaire général après le décès de Ousma­ne Tanor Dieng», a déclaré le secrétaire national aux Elections du Ps, par ailleurs ministre de l’Eau et de l’assainissement.

Du duo au duel

Pendant longtemps, ce duel, jadis duo influent aux côtés de Tanor, a été entretenu par des seconds couteaux. Mamadou Mbodj Diouf, proche de Serigne Mbaye Thiam, a très tôt critiqué Aminata Mbengue Ndiaye lors des premiers mois de cette dernière en tant que patronne du parti. «Le secrétaire général par intérim Aminata Mbengue Ndiaye a fait ses preuves en tant que présidente du Mouvement national des femmes socialistes pendant presque 3 décennies. Sa loyauté et sa fidélité vis-à-vis de notre regretté secrétaire général Ousmane Tanor Dieng n’ont jamais vacillé, ni souffert de doute. Toutefois, en sa qualité de Sg par intérim, on a besoin de la sentir plus accessible et ouverte aux militants. La qualité première d’un Sg du Ps est avant tout de savoir ouvrir sa porte et de porter une oreille attentive aux militants», a déclaré le 10 janvier 2020 à EnQuête Mbodj Diouf, membre du Bureau politique et coordonnateur du Projet de modernisation des daaras. Une première pique envers celle qui a été intronisée en octobre 2019. L’appel fut entendu. La nouvelle patronne du Ps convoque le 18 janvier 2020 une réunion du Bureau politique. Dans le huis clos, certains soupçonnent Serigne Mbaye Thiam de tenter de déstabiliser celle qui assure la succession de Ousmane Tanor Dieng. Dans l’intimité de cette réunion, le secrétaire général de l’Union régionale du Ps à Kaolack plaide l’innocence devant Mar Diouf, Mamadou Faye, El Hadji Mansour Mbaye, entre autres anciens du parti. «Je suis le premier à dire que Aminata Mbengue Ndiaye doit être secrétaire général après le décès de Tanor. Je ne peux pas dire cela et poser des actes allant dans le sens contraire», avait rassuré Serigne Mbaye Thiam. Avant cette session du Bureau politique, Aminata Mbengue Ndiaye et Serigne Mbaye Thiam ont étalé en sourdine leurs divergences en octobre 2019.

Une bataille médiatique à distance

Le secrétaire général du Ps se rend à Touba en prélude au Magal tandis que Serigne Mbaye Thiam organise le tournoi Ousmane Tanor Dieng. Sa dernière sortie sur le plateau de Maïmouna Ndour Faye a presque officialisé un début de crise au Ps. Même si Aminata Mbengue Ndiaye a tenté de l’étouffer. Sur la question de la fin de son intérim, elle fera dans le clair-obscur : «Dans notre parti, nous avons un Règlement intérieur et des statuts. Quand le titulaire d’un bureau n’est plus là, il est remplacé par son adjoint. Maintenant la date, le lieu où se feront les discussions, on n’en est pas encore là. Je ne veux pas entrer dans les détails. Je n’en suis plus à ce niveau. Je ne peux être le responsable d’un parti et créer des polémiques autour de questions qui n’ont pas encore d’importance. A la fin de nos renouvellements, ces questions seront importantes.» C’était lundi dernier, en marge d’une rencontre du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct). Elle a clos la question en déclarant : «Serigne Mbaye a le droit de donner son point de vue par rapport à des choses, mais ce n’est pas dans mon agenda de parler de ces choses-là. Le moment venu, vous m’entendrez.» Ce discours politiquement correct était bon pour sauver les apparences et dérouter les journalistes.

Bataille de soutiens

Proche de AMN, le secrétaire général des Jeunes socialistes ne s’est pas gêné pour charger Serigne Mbaye Thiam (SMT) qui, à ses yeux, «a poignardé le parti dans le dos». Mame Bounama Sall, dans le journal Les Echos, a mis en garde : «On vient de sortir d’une situation difficile. On est en train de se refaire une nouvelle santé suite au départ sur la pointe des pieds et surprenant de notre secrétaire général Ousmane Tanor Dieng. Que ceux qui l’encouragent dans ce projet d’affaiblissement sachent que le Ps a ses règles !» Un duel en vue qui va appeler les caciques du parti à se déterminer. Comme lors de la confrontation Tanor-Khalifa, le soutien des grands responsables sera déterminant. Khalifa Sall avait Barthélemy Dias, Bamba Fall, Idrissa Diallo… Cela était largement insuffisant pour faire vaciller OTD qui avait Aminata Mbengue Ndiaye, Mamadou Faye, Cheikh Seck, Mame Bounama Sall (sénior), Abdoulaye Wilane, Serigne Mbaye Thiam, Alioune Ndoye, etc. Aujourd’hui, quasiment la plupart de ces hauts responsables sont fidèles à Aminata Mbengue Ndiaye. Serigne Mbaye Thiam compte aussi sur des responsables qui disent «fonder beaucoup d’espoir» sur lui. Mais qui sont-ils ? Un cas de rapport de forces a eu lieu le 12 octobre 2019 à la Maison du parti. Alors que Aminata Mbengue Ndiaye formait sa délégation pour rallier Touba au nom du Ps, des bus prenaient la direction de Keur Madiabel où Serigne Mbaye Thiam organisait le tournoi Ousmane Tanor Dieng. Mme Mbengue Ndiaye était accompagnée de Abdoulaye Wilane, Mame Bounama Sall, Mamadou Faye. Bref, presque la direction du parti. Mais c’était l’année dernière. La réalité d’octobre 2019 sera-t-elle celle de 2020 ? A Keur Madiabel, Serigne Mbaye Thiam avait Mamoudou Wane, Dibcor Faye (Sg du Mees), Mamadou Mbodj Diouf, Ibou Dione et même le fils de Tanor, en l’occurrence Birane Dieng. A l’heure actuelle, beaucoup de responsables ne se sont pas encore prononcés. Sur Tfm lundi, Gorgui Ciss a déclaré que Serigne Mbaye «n’a pas la légitimité» pour devenir Sg du Ps. Il se dit que Me Moustapha Mbaye serait du camp du ministre de l’Eau et de l’assainissement. Le chargé des Questions juridiques du Ps avait critiqué dans L’Observateur, la semaine dernière, l’actuelle direction, affirmant que «le Ps ne reviendra jamais au pouvoir». Au même moment, Aminata Mbengue est en train d’accorder des audiences à ses proches pour peaufiner sa stratégie. Une énième division en vue du parti de Senghor.SOURCE PAR BABACAR GUÈYE DIOP

Les Socialistes De France Magnifient La Sortie Politique Et Pédagogique Du Professeur Gorgui Ciss

Le Parti Socialiste, des Présidents Senghor, Diouf et de notre défunt Secrétaire Général le Président Ousmane Tanor Dieng, n’est pas une proie avec laquelle les vautours vont festoyer. Ce sera un haut lieu du débat d’idées, une force de proposition et un creuset d’éléments kaléidoscopiques, compétents, préparés pour être la seule et vraie alternative sérieuse dans le futur pour notre pays.
Nous avons choisi en notre sein d’accompagner notre nouvelle secrétaire générale Aminata Mbengue Ndiaye  durant cette phase inédite de transition, ayons la décence et l’élégance de nous y atteler au lieu de faire des plans sur la comète. Le prochain SG sera choisi par les militantes et les militants, et ce, à l’issue de la vente des cartes, des renouvellements des instances de base et d’un congrès; les adeptes du  » porter presse » tout droit sortis de la cour de récréation n’y pourront absolument rien.
L’engagement politique se doit plutôt d’être dans la mobilisation des ressources humaines et dans la prospective pour un devenir meilleur du parti dans lequel on adhère. Il doit être de longue haleine comme le disait notre maman feue Adja Arame Diene, la mère du Parti socialiste sénégalais,  » course de fond la dou course de vitesse », les effets de mode et les actions du genre « feux de paille » n’y ont pas droit de cité, ils le desservent, pire, l’affaiblissent.
Au moment où le parti risque de tendre vers une obsolescence programmée du fait de sa dislocation et de sa désunion, toute expression devrait aller dans le sens de l’unité et vers une solidarité entre ses membres. Cette déclaration incongrue, saugrenue et néfaste du secrétaire national chargé des élections du parti n’engage que son auteur, l’avilit et ne l’honore en rien.  Elle est d’une ambivalence digne de la schizophrénie et d’une puérilité politique avérée.
Il est toujours préférable de souhaiter, que de vouloir. Un vice est caché dans le vouloir.
Le leadership ainsi que la légitimité ne se décrètent point. Ils se construisent.

La légitimité de notre actuelle SG ne peut être sujet à de débats stériles. Notre camarade SG  Aminata Mbengue Ndiaye bénéficie de notre confiance, et à juste titre, pour conduire et administrer le parti jusqu’au prochain congrès.

La discipline et l’à propos qui prévalent dans le parti nous dispensent d’une certaine démarche vernaculaire en politique, pure. La formation empreinte dans le cœur et dans les actions des militants du parti socialiste est toujours éloquente, bien sûr pour ceux qui ont eu ou gardé  ce sens du militantisme.
Positionnement précoce et prématuré ou erreur de calcul ? Nous ne sommes plus à l’heure des dissonances mais des accords parfaits.
» À chacun, son agenda » disait l’autre, celui du parti socialiste, de ses militantes et militants est aux antipodes du vouloir de certains, qui se construisent des destins solitaires, ponctués par la solitude, sous-tendus par des intérêts personnels au détriment du collectif et adossés à un manque de bienséance criard qui les disqualifient de facto.
L’heure du choix du futur SG sonnera. Le profil de cet éminent leader épousera les contours que définiront nos textes, le parti. Il devra représenter les aspirations des militants et aura acquis leur confiance. Il sera un rassembleur hors pair, pur produit du Parti, pétri dans les valeurs socialistes sénégalaises et internationales, incarnera le renouveau, l’avenir du parti.Parti Socialiste du Sénégal,Coordination de France.Section de Paris- Montreuil  »feu El hadj Diène »Le Secrétaire GénéralDoudou Diouf

Adji Mergane Kanouté, députée : «Ce que nous attendons de Sonko»

https://www.seneweb.com Comme tout député, mon collègue Ousmane Sonko peut bel et bien déposer une question écrite en se basant sur les articles 92 et 95 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale du sénégal », a tenu à relativiser la députée de la majorité, Adji Mergane Kanouté.
Membre de la coalition Macky2012 et promue vice-présidente du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar, elle porte la réplique au leader de Pastef. « Nous attendons de Sonko qu’il vienne prendre part aux commissions techniques et finances, où il a toute la latitude de poser toutes les questions directement et oralement aux ministres concernés », dit-elle dans les colonnes de Vox Populi. Avant d’ajouter : « Le bavardage inutile n’a pas de sens, dans un pays où les priorités s’articulent autour du programme de relance économique et de programmes sociaux qui auront, à coup sûr, un impact bénéfique sur les populations ».
Pour ce qui est des critiques de tous bords contre l’Assemblée, «pour nous,  l’essentiel est de jouer pleinement et dignement notre rôle de représentants du peuple. C’est notre quotidien de tous les jours, et les Sénégalais et les Sénégalaises nous manifestent leur satisfaction et nous encouragent dans ce que nous faisons », tempère-t-elle.

Présidentielle en Guinée : entre bataille de chiffres et violences post-électorales

https://www.jeuneafrique.com Des violences ont été observées à Conakry et dans plusieurs régions du pays, ce mercredi. La commission électorale pourrait diffuser les résultats complets du scrutin vendredi « au plus tard », tandis que l’opposant Cellou Dalein Diallo se déclare d’ores et déjà victorieux.
Le bras de fer se durcit entre Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé. Après avoir proclamé la victoire de son candidat au lendemain du scrutin du 18 octobre, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG, opposition) a annoncé, ce mercredi, la publication des résultats compilés par ses représentants.
Dans une stratégie prévisible, l’adversaire du président sortant a devancé la Commission électorale nationale indépendante (CENI), seule habilitée à diffuser les résultats du scrutin, proclamant dès lundi sa victoire à l’issue du premier tour, « malgré de graves anomalies » dans la tenue des opérations de vote.
La Ceni a, quant à elle, commencé à publier mardi soir des résultats partiels. Selon les chiffres qu’elle a publiés, le président sortant, Alpha Condé, arrive en tête dans les quatre préfectures dont les chiffres ont déjà été compilés, à savoir Matoto (49,13 %), Matam (51,39 %), Kaloum (51,87 %) et Boffa (56,69 %).
Des chiffres rejetés par le parti de Cellou Dalein Diallo, qui se base sur des résultats compilés par ses propres représentants, déployés dans l’ensemble des 15 000 bureaux de vote. « Et pourquoi pas, c’est une tradition en Guinée ! Alpha Condé avait fait la même chose en 2010 », justifie à JA le directeur de la communication de l’UFDG, Ousmane Gaoual.
« Nos délégués ont pris en photo ou saisi manuellement les résultats des procès-verbaux et les ont fait remonter, a-t-il par ailleurs expliqué lors d’une conférence de presse. C’est sur ces chiffres que nous nous sommes fondés pour annoncer notre victoire, qui ne souffre aucune contestation. »
« La seule région administrative qui a systématiquement refusé de nous remettre les procès-verbaux, c’est Kankan [fief du Rassemblement du peuple de Guinée, le parti d’Alpha Condé] », a-t-il néanmoins précisé, ajoutant que cela n’était pas de nature à remettre en cause la victoire de Cellou Dalein Diallo.

Résultats complets attendus vendredi

Une déclaration unilatérale, jugée « nulle et de nul effet » par la CENI. « Leurs résultats sont basés sur des chiffres envoyés par SMS, souligne le vice-président de l’institution, Bakary Mansaré. Nous ne pouvons pas les certifier. » Il rappelle que le travail de centralisation des résultats est effectué par la commission nationale de totalisation des votes, au sein de laquelle siègent notamment les commissaires de la CENI et un représentant de chaque candidat à l’élection présidentielle.
Selon lui, la commission électorale devrait publier dès ce mercredi soir des résultats concernant « au minimum » dix autres préfectures, sur les 38 que comptent le pays. « Le processus est rapide », assure Bakary Mansaré, qui ajoute que les résultats complets devrait être publiés « au plus tard vendredi ».
« La Ceni doit publier les procès-verbaux des résultats qu’elle annonce, insiste Ousmane Gaoual, afin de rassurer les Guinéens et la communauté internationale ».
Déployée dans 147 bureaux de vote sur l’ensemble du territoire, la mission d’observation électorale de l’Union africaine (UA) affirmait ce mardi que « malgré quelques dysfonctionnements, la clôture et le dépouillement du scrutin se sont déroulés de manière satisfaisante ».
Les 25 observateurs de l’UA ont toutefois relevé la « représentation inégale des candidats en lice » dans les bureaux de vote et souligné que certains membres des bureaux de vote n’avaient pas « scrupuleusement respecté les procédures de dépouillement telles que prévues par la loi ». La mission estime toutefois que le scrutin s’est globalement déroulé dans « la transparence, le calme et la sérénité ».

Violences

L’annonce des résultats partiels par la Ceni a toutefois été suivie d’une crispation du climat à Conakry et dans d’autres régions du pays, où des heurts entre manifestants et forces de l’ordre ont été observés. L’UFDG estime à neuf le nombre d’individus tués depuis mardi, dont deux membres des forces de l’ordre. Marième Soumaré

Guinée : Conakry sous haute tension

https://www.lepoint.fr/afrique REPORTAGE. Trois jours après le scrutin présidentiel, la rue s’embrase dans la capitale guinéenne.
Une épaisse fumée noire s’élève vers le ciel au niveau du rond-point de Sonfonia, à 25 kilomètres au nord du centre de Conakry. « Ça passe pas », indiquent des motards et automobilistes qui s’aventurent encore dans cette direction. Les chauffeurs s’exécutent d’autant plus prestement que résonnent soudainement des coups de feu à proximité. En début d’après-midi, plusieurs morts sont annoncées, dans des affrontements entre groupes de jeunes et Forces de défense et de sécurité (FDS). Parmi eux, Boubacar Baldé, coordinateur à Sonfonia Gare du Front national de défense de la Constitution (FNDC), mouvement créé en avril 2019 pour s’opposer à un 3e mandat du président sortant Alpha Condé. Il a été « tué par balle » par les FDS, a confirmé le mouvement.
Située sur la route Le Prince qui traverse la capitale guinéenne, Sonfonia fait partie des banlieues dites proches de l’opposition. Dès 8 heures ce mercredi matin, des groupes de jeunes ont paralysé la circulation avec des barrages de pneus qu’ils ont incendiés. Même chose à Cosa, Bembeto, et d’autres quartiers situés le long de cette voie rapide également baptisée « l’axe ». Ces incidents surviennent au lendemain de la publication par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de résultats provisoires de la présidentielle du 18 octobre dans quatre circonscriptions sur 38.
Il s’agit de trois communes de Conakry (Kaloum, Matoto, Matam) et de la ville de Boffa, à 150 kilomètres au nord de Conakry. Le président sortant et candidat à un 3e mandat Alpha Condé est donné en tête dans ces quatre circonscriptions. Or, une partie de ces quartiers contestataires appartiennent à la commune de Matoto. Dès lundi, ils avaient investi par milliers la route Le Pince pour célébrer la victoire revendiquée en conférence de presse par l’opposant et principal adversaire d’Alpha Condé, Cellou Dalein Diallo. Mais les réjouissances ont tourné court. Des heurts entre groupes de jeunes et Forces de défense et de sécurité ont causé en fin d’après-midi la mort de quatre personnes. Parmi eux, trois élèves de 13, 14 et 18 ans. Leurs familles ont confirmé au Point Afrique qu’ils avaient été tués par balle par les FDS.
Les autorités n’ont pas encore réagi. Tandis que les violences se poursuivaient dans la capitale ce mercredi après-midi, le président sortant Alpha Condé a tweeté  : « Je réitère mon appel, à tous, au calme et à la sérénité, en attendant l’issue du processus électoral en cours dans notre pays. Bien sûr qu’il y aura un vainqueur, mais ce n’est pas pour autant que la démocratie sera menacée ou que la paix sociale devient impossible. » Sur sa page Facebook, il a également ajouté  : « Si la victoire me revient, je reste ouvert au dialogue et disponible pour travailler avec tous les Guinéens », plaidant pour une véritable « union nationale ».
Son adversaire politique Cellou Dalein Diallo, lui, était encore arc-bouté sur sa position ce mardi. « Alpha Condé est en train de tout mettre en œuvre pour faire modifier les résultats issus des urnes en sa faveur. Les administrateurs territoriaux, les forces de défense et de sécurité, les ministres et hauts cadres de l’administration centrale et certains magistrats sont tous mobilisés pour réaliser cette fraude à grande échelle », mentionne un communiqué de son parti, l’Union des forces démocratiques de Guinée.
Faisant fi du processus officiel de comptage des résultats du scrutin par les commissions de centralisation, Cellou Dalein Diallo a annoncé sa victoire dès le premier tour ce lundi, sur la base d’un comptage des voix mené par la commission électorale de l’UFDG. Le parti d’opposition affirme avoir collecté 70 % des PV des 14 938 bureaux de vote du pays et que le résultat est « irréversible »  Par Agnès Faivre, envoyée spéciale à Conakry (Guinée)

Guinée : 10 morts dans les violences post-électorales, dont deux policiers

http://lesoleil.sn Les affrontements qui ont éclaté en Guinée depuis la proclamation de sa victoire à la présidentielle de dimanche par l’opposant Cellou Dalein Diallo ont fait 10 morts, dont deux policiers, a indiqué mercredi le ministère de la Sécurité et de la Protection civile.
Le ministère dénonce la mise en place de barricades par des opposants et des « tirs au calibre 12 » à Conakry, ainsi que, dans l’intérieur du pays, des affrontements avec des partisans du parti au pouvoir, le saccage d’un poste de police ou encore des attaques contre le siège des formations soutenant le président Alpha Condé. « Ces faits sont très malheureusement aggravés par des pertes en vies humaines », indique le ministère.
Côté civil, « quatre corps de victimes d’armes à feu ont été déposés dans les morgues de l’Hôpital Donka et de Ignace Deen » à Conakry , « un mort par arme blanche et deux autres par arme à feu calibre 12 ont été également enregistrés à Kissidougou » (à 380 km à l’est de Conakry), « à Coyah (proche de la capitale), un citoyen a été abattu au calibre 12 », détaille le ministère.
Deux policiers ont également été tués, l’un « lynché à mort à Bambéto » et l’autre poignardé au lieu-dit la Cimenterie, dans la banlieue de Conakry, tandis que « plusieurs autres ont été blessés », selon la même source. « Ces agents, dépourvus d’armes létales, faisaient partie du dispositif mis en place pour enlever les barricades sur la route Le Prince (qui traverse des fiefs de l’opposition) et maintenir l’ordre », précise le ministère, selon qui « la Police Judiciaire s’est immédiatement saisie de tous ces décès, ordonné des autopsies et ouvert des enquêtes ».
« De nombreux citoyens ont été blessés et des dégâts matériels importants sont à déplorer », ajoute le communiqué. AFP

Des Guinéens contestant les résultats, en manif devant leur ambassade à Dakar

https://senego.com Des manifestants guinéens assiègent leur ambassade à Dakar sise la cité Keur Gorgui. Contestant les résultats de la CENI, ils ont même affronté les forces de l’ordre. Selon Pressafrik qui a donné l’information, ça a chauffé entre ressortissants guinéens et éléments du Groupement mobile d’intervention (Gmi).
“Venus devant l’ambassade pour manifester leur colère suite à la proclamation des résultats provisoires partiels de 4 circonscriptions sur 38, en faveur du président sortant Alpha Condé, ces jeunes guinéens ont dû être dispersés à coups de grenades lacrymogènes par les forces de l’ordre”, informe le journal en ligne visité par Senego.

Présidentielle en Guinée : le Cored invite les médias sénégalais à la plus grande prudence

https://actusen.sn Le Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie (Cored) dans les médias a tenu à recadrer la presse sénégalaise dans la couverture de la présidentielle en Guinée Conakry. Dans un communiqué, le Cored rappelle que “dans la mesure où au stade actuel du processus, aucun résultat émanant des instances habilitées n’est disponible, cette démarche du journal Rewmi” qui a  barré à sa Une du 20 octobre « Présidentielle en Guinée, Cellou Dalein président ! » “est de nature à semer la confusion pour un scrutin qui se tient dans un contexte déjà tendu”.
Le Conseil invite ainsi, les journalistes et les médias sénégalais à la plus grande prudence sur l’élection présidentielle en Guinée et à faire preuve de la plus grande retenue en attendant la publication de ces résultats par les instances guinéennes habilitées.

PRESIDENTIELLE EN GUINÉE : L’APPEL DE ALPHA CONDÉ

http://www.emedia.sn Le président sortant Guinéen, Alpha Condé, se prononce après la publication des premières tendances par la CENI au moins dans quatre communes en sa faveur. « Si la victoire me revient, je reste ouvert au dialogue et disponible à travailler avec tous les Guinéens », a-t-il écrit sur sa page Facebook. Au moment la Guinée s’embrase, avec des affrontements entre forces de l’ordre et jeunes de l’opposition. Plusieurs morts sont annoncés.
« Peuple de Guinée, je réitère mon appel, à tous, au calme et à la sérénité, en attendant l’issue du processus électoral en cours dans notre pays. Bien sûr qu’il y aura un vainqueur mais ce n’est pas pour autant que la démocratie sera menacée ou que la paix sociale devient impossible. Si la victoire me revient, je reste ouvert au dialogue et disponible à travailler avec tous les Guinéens. Comme je l’ai toujours souhaité, la Guinée a besoin d’une véritable union nationale dans la gestion de notre pays. Les premiers résultats de l’élection présidentielle du 18 octobre dernier me confortent dans cette conviction de toujours. Car, au-delà des choix personnels et des clivages politiques, nous sommes tous engagés par le pacte national et républicain, aujourd’hui, éprouvés,
J’appelle chacun et tous au sens de la responsabilité et au patriotisme pour qu’il soit possible après cette élection, quels que soient les résultats, de construire ensemble la Guinée, sans exclusion, ni discrimination de personne, d’aucune partie du pays. C’est ensemble que nous réussirons dans un destin uni et solidaire. Je le rappelle encore, la Guinée est au-dessus de tout le monde. Protégeons-là », a-t-il écrit sur sa page facebook.
En face, son principal opposant, Cellou Dalein Diallo, revendique 53% des suffrages exprimés, se proclamant vainqueur dès le premier tour.

RAPPORT ONUSIEN SUR LA CENTRAFRIQUE : LES PRECISIONS DE MANKEUR NDIAYE

http://www.emedia.sn Grace à l’appui de partenaires techniques, la Centrafrique dispose aujourd’hui d’un fichier électoral fiable et informatisé qui a été établi malgré la crise sanitaire et les nombreux défis techniques, opérationnels et sécuritaires. L’assurance est donnée par Mankeur Ndiaye, le représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MINUSCA en République centrafricaine (RCA). Qui présentait le rapport sur la situation en RCA hier.
A l’en croire, l’effort des partenaires a également permis d’appuyer l’Autorité nationale des élections (ANE) de disposer d’un fichier électoral de 1 million 859 mille 890 électeurs centrafricains, répartis dans seize préfectures du pays et de la diaspora dans treize pays.
Ainsi, l’ancien ministre des Affaires étrangères sénégalais, pour des élections inclusives dans ce pays en proie à des conflits identitaires, invite la communauté internationale à poursuivre les efforts visant à créer les conditions favorables au retour volontaire et digne des réfugiés, plaidant « leur pleine participation dans la vie socioéconomique et politique du pays. »

Et pour éviter de raviver les tensions, Mankeur Ndiaye a appelé les acteurs politiques, les média et autres leaders d’opinion à s’abstenir de toute campagne de désinformation ou message de stigmatisation.

Toutefois, d’autres défis restent à être relevés pour des élections libres et transparentes. Dans ce sillage, il invite « les États membres de l’ONU à appuyer la République centrafricaine pour combler le déficit financier. Il manque encore environ quatre millions de dollars au Basket-fund géré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour les élections présidentielle et législatives, et près de 17,7 millions pour l’ensemble des élections y compris les Locales prévues en 2021. »
La situation politique demeure également tendue, rapporte Enquête. « A ce jour, nous enregistrons seize candidats à la présidence de la République, dont trois femmes et le président sortant. Le premier tour du scrutin est prévu le 27 décembre 2020. Certains candidats mettent en doute la viabilité de l’accord de paix et se proposent même de le renégocier, s’ils étaient élus. La principale coalition de l’opposition a récemment saisi les mécanismes régionaux pour contester la légalité de la réforme législative adoptant des dispositions dérogatoires au code électoral. »
L’autre défi concerne la situation sécuritaire dans ce pays en proie à des conflits identitaires  : « Il faut s’investir davantage et de manière concertée dans le contrôle démocratique et la gouvernance des forces de défense et de sécurité qui sont des facteurs de cohésion nationale », signale le journal.
D’ailleurs, le diplomate a condamné, dans son intervention sur ce volet sécuritaire, les attaques contre les travailleurs humanitaires. « Ces attaques sont d’autant plus inacceptables qu’elles ont pour effet d’aggraver la situation des populations dans le besoin. Au vu de l’augmentation de ces attaques, la MINUSCA continuera de prendre toutes mesures utiles afin de protéger non seulement les civils mais aussi les infrastructures civiles et les travailleurs humanitaires. Ceci est essentiel pour favoriser la création de conditions favorables à un accès sans entrave à l’assistance humanitaire, y compris dans les zones les plus reculées », a-t-il précisé

CELLOU DALEIN DIALLO DONNE SES CHIFFRES,VIVE TENSION À CONAKRY

http://www.emedia.sn Cellou Dalein Diallo, droit dans ses bottes. Le principal opposant de Alpha Condé, qui a fini de se proclamer vainqueur dès le premier tour, donne ses chiffres, annonçant 53% des suffrages exprimés en sa faveur, contre 44% pour le président sortant.

Vive tension en Guinée, des morts annoncés

D’après le correspondant d’emedia, la tension est vive en Guinée après la publication des premières tendances, 72 heures après le scrutin présidentiel du 18 octobre par la CENI, donnant une large avance au président sortant, Alpha Condé.
La crise post-électorale s’est installée car la situation est explosive au lendemain de la publication de ces résultats. Les affrontements, qui ont démarré depuis lundi dernier, dans la banlieue, faisant deux morts, se poursuivent. Ce mercredi, 21 octobre, d’autres ont éclaté à Sanfonia, à 30 kilomètres de la capitale, Conakry. Deux autres morts sont annoncés mais pas de confirmation officielle.
Dans tous les cas, les forces de l’ordre sont en train de se battre contre les partisans de l’opposant Cellou Dalein Diallo. Un policier aurait été tué, écrasé par un véhicule pourchassant des jeunes de l’opposition. Dié B

MAKALE CAMARA APPELLE AU CALME

http://www.emedia.sn Makalé Camara, candidate à l’élection présidentielle en Guinée, lance un appel au calme devant la crise post-électorale dans ce pays. L’ancienne ministre des Affaires étrangères qui n’a même pas pu voter, joue la carte de l’apaisement. Dans ce sillage, elle dit, à iRadio, qu’elle ne compte pas, pour le moment, intenter une action quelconque après sa mésaventure.
« Des milliers de Guinéens n’ont pas pu voter comme moi à cause de la pagaille qui existe dans le fichier électoral, dit-elle. Des citoyens légalement inscrits ont été éjectés de ce fichier pour des raisons fallacieuses. Nous allons discuter bien évidemment après la proclamation des résultats. Je préfère temporiser maintenant parce que notre pays ne va pas bien. »
La situation est, en effet, très tendue. Car l’opposant principal, Cellou Dalein Diallo, se proclame déjà gagnant de l’élection. Ce, au moment où les premières tendances officiellement tombées sur quatre communes sont favorables au président sortant, Alpha Condé.
« Cela ne va pas dans ce pays, il y a des manifestations, des incendies de poste de police, de véhicules, et même de morts d’hommes. Je pense qu’il ne faut pas en rajouter. Nous allons essayer de temporiser et de voir ce que l’avenir va nous réserver que je souhaite pacifique. Mais la clé se trouve dans le décompte des voix par candidat », motive-t-elle.
Forte de ce fait, Makalé Camara invite surtout les deux principaux challengers « à regarder la vérité en face. » Car lance la candidate  : « ce qui est important, c’est que la vérité soit respectée par toutes les parties. Cela ne sert à rien de se mentir, de violenter les autres, de détourner les voix des autres pour être dans ce fauteuil. Ce qui est important, c’est la Guinée qui est au-dessus des petites têtes de tous les politiciens ».

MATATA PONYO APPELLE LES CANDIDATS À RESPECTER LE PROCESSUS DE PUBLICATION DES RÉSULTATS

http://www.emedia.sn Chef de Mission de l’Observation de l’Election présidentielle (MOEUA) en Guinée Conakry Matata Ponyo, interrogé par Iradio, salue et magnifie le bon déroulement de l’élection présidentielle. « Globalement, on peut dire que le processus électoral s’est déroulé de manière satisfaisante. Parce qu’un scrutin commence par l’ouverture des bureaux de vote, les votes et se termine par le dépouillement. Transversalement, il y a la paix, la sécurité qui entourent ce processus du début jusqu’à la fin », a-t-il expliqué.
Selon lui, tous les délégués qu’ils ont déployé dans l’ensemble de la république de Guinée indiquent que le processus s’est déroulé dans un climat de paix et de sécurité et tout le monde a voté sans bousculade et sans difficulté. « Nous pouvons dire que le scrutin s’est déroulé de manière satisfaisante », se réjouit-t-il. Toutefois, il a déploré le fait des candidats sortent pour s’autoproclamer vainqueur. Il les invite à la retenue. Car, dit-il  : « Nous voulons que le processus de publication des résultats puisse être conforme à la publication des lois guinéennes ».

AVEC CONDÉ, LA DÉMOCRATIE GUINÉENNE PIÉGÉE PAR YORO DIA

Condé qui est de la même génération que Wade en a tous les défauts sans en avoir la plus grande qualité : la démesure ou l’Hubris des Grecs. Cette démesure qui faisait que Wade était ambitieux pour lui-même et pour son pays
Wade un opposant au pouvoir, l’alternance piégée. Vous vous souvenez certainement du livre de Abdoulatif Coulibaly pendant le chaud été 2004. Le seul livre dans notre histoire à avoir fait tomber un gouvernement, à l’image du Watergate qui a fait tomber Richard Nixon. Je vous parle de ce livre parce que son titre, avec quelques petites modifications, s’applique à merveille à Alpha Condé, et on aurait «Condé, un opposant au pouvoir, la Guinée piégée».
Avec Condé au pouvoir, ce n’est pas seulement l’alternance qui est piégée, mais la Guinée. Condé qui est de la même génération que Wade en a tous les défauts sans avoir la plus grande qualité de Wade : la démesure ou l’Hubris des Grecs. Cette démesure qui faisait que Wade était ambitieux pour lui-même et pour son pays ; d’où sa hantise de sa place dans l’histoire et cette obsession de laisser sa trace et sa marque dans le béton et le goudron. Par contre, Condé n’a pas jamais eu d’ambition pour son pays, mais a toujours eu une immense ambition pour sa personne. Celle-ci, qui fait que l’on se croit homme providentiel, à la limite irremplaçable ; d’où cette quête du 3e mandat, et peut-être même d’un quatrième. Condé n’a pas les qualités de Wade qui ont permis de poser les jalons de l’émergence au Sénégal, mais en a par contre les défauts, dont le plus grand est cette gouvernance anachronique des années 1960-1970, avec les présidents à vie, alors que nous avons changé de génération et même de siècle.
Le Sénégal est sorti démocratiquement du piège du 3e mandat de Wade, grâce à deux facteurs qui manquent cruellement à la Guinée : un Etat solide, tellement solide que le système y est devenu plus fort que les acteurs, et surtout une société détribalisée et «déséthnicisée». La Guinée, par contre, a un Etat très fragile à cause du clivage ethnique entretenu et attisé par des politiciens entrepreneurs identitaires. Si Cellou Dalein gagne cette année, c’est parce qu’il sera sorti du piège identitaire dans lequel l’avaient enfermé ses partisans et Alpha Condé en 2010 en le faisant apparaître plus comme un chef de clan plutôt qu’un futur chef d’Etat. Condé a gagné en 2010 en instrumentalisant la peur d’une double hégémonie peule (économique et politique) et Cellou Diallo, qui était en plein péché d’orgueil, n’avait rien fait pour déconstruire cette peur. Résultat : Condé transforma le 2e tour en un référendum sur l’hégémonie peule et gagna les élections.
Dix ans après, Cellou semble avoir tiré les leçons de 2010 et les Guinéens ont pu se rendre compte que le clivage ethnique est un instrument politicien des entrepreneurs identitaires. Si la Guinée, qui était l’avant-garde du continent avec le Ghana, en est devenue l’arrière-garde, c’est en grande partie par la faute de ses dirigeants. Sékou Touré, paranoïaque comme Staline, cherchait des complots partout. S’il n’en trouvait pas, il les créait. Le Général Lansana Conté fut un accident, mais aussi une longue parenthèse d’immobilisme avant l’intermède du Dadis Show, qui annonça le film Condé qui, comme les mauvais films, sont interminables. Comme si dix ans de pouvoir ne suffisaient pas pour changer la face d’un pays. Il est en quête d’un troisième mandat qui est toujours un mandat proustien, car étant toujours consacré «à la recherche du temps perdu».

Guinée : 9 morts dont plusieurs par arme à feu !

https://www.igfm.sn La Guinée est en proie à des tensions, depuis les heures qui ont suivi le scrutin présidentiel. Malheureusement, des pertes en vies humaines ont été recensées. Le Ministère de la Sécurité publique a fait le point.
Dans un communiqué exhaustif, Damantang Camara s’est expliqué sur les heurts notés à Conakry, dans les préfectures de l’intérieur du pays et à Coyah. Des faits qui  ont été, malheureusement, aggravés par des pertes en vies humaines.
«Suite à ces incidents et affrontements, quatre corps de victimes d’armes à feu ont été déposés dans les morgues de l’Hôpital Donka et de Ignace Deen, un mort par arme blanche et deux autres par arme à feu calibre 12 ont été également enregistrés à Kissidougou. A Coyah également un citoyen de la localité a été abattu au calibre 12. Un policier a été lynché à mort à Bambéto et un autre poignardé à la Cimenterie, plusieurs autres ont été blessés », renseigne le ministère.
Il explique que « ces agents de police étaient dépourvus d’armes létales » et faisaient partie du dispositif mis en place pour enlever les barricades sur la route et maintenir l’ordre. L’autorité déclare que « la Direction centrale de la Police Judiciaire s’est immédiatement saisie de tous ces décès, ordonné des autopsies et ouvert des enquêtes. »
Le Ministère guinéen de la Sécurité et de la Protection Civile dit condamner cette stratégie du chaos orchestrée « pour remettre en cause le scrutin du 18 octobre dernier. »

Tensions pré-électorales en Côte d’Ivoire : sept morts dans des affrontements à Dabou

https://www.rfi.fr/fr Les affrontements inter-communautaires qui ont lieu depuis lundi 19 octobre à Dabou, à environ 50 km d’Abidjan, auraient fait sept morts selon le préfet. L’élection présidentielle doit se tenir le 31 octobre prochain en Côte d’Ivoire sans que l’on sache encore si les leaders de l’opposition qui ont appelé leurs militants à mener un boycott actif du processus electoral, maintiendront leur candidature.

Nigeria : douze morts dans la répression d’une manifestation pacifique mardi à Lagos selon Alnesty International

https://www.rfi.fr/fr Au moins douze personnes ont été tuées ce mardi 20 octobre par l’armée et la police nigérianes qui ont ouvert le feu sur deux rassemblements pacifiques à Lagos, capitale économique du Nigeria, a dénoncé ce mercredi l’ONG Amnesty International. «Une enquête sur le terrain d’Amnesty International a confirmé que l’armée nigériane et la police ont tué au moins 12 manifestants pacifiques hier dans deux rassemblements à Lagos», écrit l’organisation dans un communiqué envoyé à l’AFP.

«Je vous confirme que je ne vais pas briguer un 3ème mandat» : Mahamadou Issoufou

(Agence Ecofin) – Il persiste et signe. Au cours d’un entretien accordé à France 24, le président Mahamadou Issoufou a réitéré la promesse faite à son peuple et à la communauté internationale  : celle de respecter la limitation de mandats présidentiels établie par la Constitution (2). L’homme ne sera donc pas candidat aux joutes électorales de décembre 2020.
Ce ne serait pas la première fois qu’un dirigeant africain rassure son monde sur le respect des lois avant de se défausser au dernier moment, mais on a très envie de croire le chef d’État nigérien qui depuis un moment déjà, affirme sa désapprobation des « triturations que l’on a coutume de voir en Afrique ».
Triturations que l’on le soupçonne même d’avoir tenté d’empêcher alors qu’il assumait en 2019, la présidence de la Conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernement de la CEDEAO, ce qui lui aurait valu l’inimitié de certains de ses pairs. Mais Mahamadou Issoufou n’en a cure  : « Les élections au Niger seront libres et transparentes, […] les peuples veulent la démocratie, et ça passe par l’alternance ainsi que des institutions fortes qui fonctionneront quel que soit celui que le peuple aura choisi. ».
Si tout se passe comme il le dit, nul doute que le président nigérien sera porté en héros de la démocratie par les peuples de toute l’Afrique, et érigé en exemple de gouvernance.

Internationale socialiste : est-ce la chute finale ?

https://www.jeuneafrique.com Avec la démission du Malien Ibrahim Boubacar Keïta, l’organisation fondée en 1951 a perdu l’un de ses illustres représentants en Afrique francophone. Le symbole d’un déclin qui semble inexorable.
L’or. Le marbre. Le millier de lustres en cristal. Tout, au cœur de l’Emirates Palace d’Abou Dhabi, est fait pour couper le souffle et écraser le visiteur sous le poids de la magnificence. L’endroit est orgueilleux, à l’image des Émirats arabes unis. Sous la coupole d’une quarantaine de mètres de diamètre qui surplombe le grand hall se croisent touristes, princes et hommes d’affaires. Quelques déracinés aussi.
En ce mois de septembre, un ancien roi d’Espagne y occupe une suite de luxe de 280 mètres carrés, avec jacuzzi et majordome. Juan Carlos Ier a abdiqué en 2014 et s’ennuie ferme, mais il a préféré quitter son royaume, où un scandale de 200 millions de dollars le poursuit. À 82 ans, l’ex-monarque est visé par une enquête judiciaire pour corruption. Il n’en rêve pas moins de rentrer chez lui.
Non loin, un autre client du palace, de sept ans son cadet, prend son mal en patience. Rien ne les rapproche, hormis une chose : lui aussi a abdiqué – c’était le 18 août dernier. Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) se repose désormais, tout en suivant un protocole de soins. Entouré de ses proches, l’ancien président malien a momentanément laissé derrière lui son pays et les militaires qui ont obtenu sa chute…… Par Mathieu Olivier

Le Nigeria fatigué des violences policières

https://www.lepoint.fr/afrique Depuis deux semaines, le pays est secoué par les manifestations de jeunes protestant contre la brutalité policière. La méthode Buhari semble à bout de souffle.
Le gouvernement du président Muhammadu Buhari a beau proposer de supprimer la SARS, l’unité de police très controversée, pour trouver une issue à la crise, il y a peu de chances que cela suffise. Les manifestants restent mobilisés à Lagos, Abuja, Ughelli, Ogbomosho et dans les 21 États du pays. Fait inédit, nombreux sont ceux qui osent désormais réclamer la démission du chef de l’État. Beaucoup d’observateurs se demandent jusqu’où peut aller ce mouvement de contestation essentiellement porté par la jeunesse du sud du pays et les femmes.
Le mécontentement ne date pas d’hier. Les violences policières sont légion au Nigeria. En 2014 Amnesty International avait publié un rapport, au titre évocateur « Bienvenue dans l’enfer ». Deux ans plus tard, l’organisation publiait cette fois une radioscopie de cette brigade spéciale de lutte contre les vols qualifiés (SARS). Amnesty International a documenté au moins 82 cas de torture, de mauvais traitements et d’exécutions extrajudiciaires entre janvier 2017 et mai 2020 – les victimes principalement des hommes âgés de 18 à 35 ans. La SARS existe depuis 1984, initialement pour lutter contre les vols à main armée, aujourd’hui, cette unité est surtout accusée de violations des droits humains, de corruption, de torture, d’arrestations et d’exécutions extrajudiciaires. Le hashtag #EndSars a été utilisé pour la première fois en 2017 lorsque, déjà, des vidéos d’abus présumés étaient devenues virales.
Si la mobilisation actuelle a commencé par prendre un tour plus classique – avec des marches, des chants joyeux, des danses –, elle est d’une tout autre ampleur ces derniers jours.

#EndSARS  : le cri de la jeunesse nigériane

Tout a commencé le 3 octobre, par la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux, montrant des policiers présumés du SARS abattre un homme à Ughelli, dans l’État du Delta (Sud). La vidéo est devenu virale dans le pays de 200 millions d’habitants, le plus peuplé d’Afrique, suscitant le témoignage de milliers d’internautes sur les violences policières dont leurs proches ou eux-mêmes sont victimes. « Depuis des années, la jeunesse nigériane se mobilise contre cette unité de police », souligne Bulama Bukarti, du think-tank Center for strategic and international studies (CSIS). Mais « cette vidéo a touché des milliers de personnes et conduit les jeunes à descendre en masse dans les rues », ajoute-t-il.
En quelques jours, le hashatg #EndSARS (en finir avec la SARS) devient l’un des plus partagés au monde sur Twitter, aidé par le soutien de plusieurs personnalités de la musique nigériane, comme Davido et Wizkid, aux millions d’abonnés sur les réseaux sociaux.
Le soutien de ces superstars du continent et au sein de la diaspora africaine donne aussitôt une puissante visibilité au mouvement.
Les premières marches sont d’abord dispersées violemment par les forces de l’ordre. Au moins dix personnes sont tuées et des centaines d’autres blessées, selon Amnesty International. Les violences alimentent encore un peu plus la fronde.
Le 11 octobre marque un tournant dans la contestation  : les manifestants sont de plus en plus nombreux à l’intérieur du pays, et plusieurs rassemblements sont organisés par la diaspora, notamment à Londres. « La participation de la diaspora a eu un impact immense, les politiciens nigérians craignant qu’une image négative ne soit véhiculée en dehors du pays », selon Bulama Bukarti.
Premier producteur de pétrole en Afrique, le Nigeria est très dépendant des investissements étrangers, et son économie, qui se prépare à entrer en récession, a besoin des bailleurs internationaux.
Après les stars nigérianes, le mouvement bénéficie de soutiens internationaux  : les stars américaines CardiB ou Kanye West, le champion du monde de football Kylian Mbappé et même le PDG de Twitter Jack Dorsey s’engagent à leurs côtés sur les réseaux.

Colère et frustration contre des dirigeants déconnectés

Face à la contestation, le président Muhammadu Buhari annonce le 11 octobre au soir la dissolution de la SARS. Son gouvernement promet une réforme de la police, annonce la création de la SWAT, une nouvelle brigade qu’elle veut « éthique » et en accord avec « les désirs des citoyens », et assure que les agents accusés de violences seront poursuivis en justice. Les manifestants arrêtés sont également libérés.
Mais ces annonces ne calment pas les manifestants, toujours plus nombreux. En première ligne, les femmes. Ce sont elles qui organisent, qui vont collecter des fonds, et surtout élaborer des stratégies pour faire durer le mouvement. Nombreuses sont celles qui préfèrent être loin des feux de la rampe, d’autres en revanche assument un rôle plus visible. « Les Nigérians sont sceptiques face à la promesse gouvernementale de mettre fin aux abus policiers, alors que leurs précédentes promesses de réformer la SARS n’avaient été que de vaines paroles », selon le directeur d’Amnesty International au Nigeria, Osai Ojigho.
Ce conflit social est également le symbole de la fracture générationnelle d’une jeunesse du sud du pays qui ne se retrouve pas dans ses dirigeants. Muhammadu Buhari, 77 ans et musulman conservateur, est à la tête d’un pays dont plus de la moitié de ses 200 millions d’habitants ont moins de 30 ans, et dont l’âge médian est de 18 ans.

À quand la fin de la corruption et de la mal-gouvernance

Les manifestants appellent à une réforme structurelle de la police, et réclament, étonnamment, l’augmentation des salaires des policiers. Au Nigeria, « les officiers supérieurs sont connus pour maintenir une pyramide de corruption perverse qui exige que les agents de base soient mal payés et transfèrent les pots-de-vin extorqués aux citoyens en haut de la chaîne de commandement », selon Leena Koni Hoffmann, du think-tank britannique Chatham House.
Une partie des manifestants ont aussi élargi leurs revendications, et réclament plus de liberté et des avancées sociales dans ce pays qui compte le plus grand nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté au monde et où le taux de chômage des jeunes est massif. « Les manifestations ont fait boule de neige et sont devenues un exutoire de colère et de frustrations latentes », selon Mme Hoffmann.
Dans les cortèges, les jeunes réclamaient jeudi une hausse des salaires, plus d’emploi, la fin des coupures d’électricité, la suppression de la censure et une meilleure représentation de la jeunesse sur la scène politique.
Conséquence, ce mardi, de violents incidents ont éclaté en marge des manifestations, notamment à Lagos où un couvre-feu de 24 heures a été imposé. « Les manifestations pacifiques ont dégénéré en un monstre qui menace le bien-être de notre société (…) j’impose un couvre-feu de 24 heures dans tout l’État à partir de 16 heures aujourd’hui », a déclaré mardi midi le gouverneur de l’État de Lagos, Babajide Sanwo-Olu, sur Twitter.
L’immense capitale économique, Lagos, peuplée de 20 millions d’habitants, était totalement paralysée depuis le matin, ses principales routes bloquées, et les écoles fermées par les autorités la veille.
Plusieurs barrages étaient érigés sur les axes reliant les îles de Lagos au reste de la ville par des bandes de jeunes très énervés qui empêchaient les voitures de passer, a constaté un journaliste de l’AFP. Aucune pancarte du mouvement pacifique, débuté il y a onze jours dans les grandes villes du sud du pays, n’était brandie à ces barrages.
Dans le centre de la ville, un poste de police a été incendié dans la matinée à Orile Iganmu, selon plusieurs manifestants joints par l’AFP, qui imputent la responsabilité de l’incendie à des casseurs. Plusieurs coups de feu ont été tirés, selon ces sources.
Des échauffourées ont également éclaté dans la capitale fédérale Abuja, où la police a été déployée, a constaté un journaliste de l’AFP. Plusieurs maisons ont été incendiées, une épaisse fumée noire s’élevait au-dessus de la ville.
La veille, trois personnes étaient décédées et plusieurs voitures avaient été incendiées, selon le porte-parole de la police de la ville à l’AFP, Mariam Yusuf. Des dizaines d’hommes armés de machettes et de couteaux avaient attaqué les manifestants, selon Amnesty International et des témoins. Depuis le début de la contestation, au moins 18 personnes, dont deux policiers, sont décédées, selon l’organisation internationale et la police. Les jeunes prévoient de poursuivre ce mouvement inédit quitte à durcir le ton  Par Viviane Forson (avec AFP)


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