Edition du Soir du Mercredi 18 Novembre 2020

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 18 Novembre 2020

Le Président de la République, son Excellence Macky SALL a présidé le conseil des ministres ce Mercredi 18 Novembre 2020 au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Président de la République a abordé la question liée à la rentrée scolaire 2020-2021.

Il a à ce sujet adressé ses encouragements et ses meilleurs vœux de succès à l’ensemble de la communauté éducative du Sénégal (enseignants, apprenants, parents, surveillants et personnels administratifs et techniques).

Dans un contexte marqué par la pandémie de la COVID-19, il a demandé au Gouvernement, aux ministres en charge de l’Education, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur, de la Fonction publique, des Finances et du Budget, de prendre toutes les dispositions nécessaires afin de consolider, avec les partenaires sociaux, la stabilité globale et durable du système éducatif national.

Poursuivant sa communication, le Président de la République a insisté sur la nécessite d’asseoir la durabilité des résultats obtenus par le Sénégal dans la lutte contre la pandémie de COVID- 19, en évitant tout relâchement et en renforçant de façon notable la vigilance au niveau de nos frontières.

Il a à ce propos donné des instructions au Ministre de la Santé de poursuivre, par une communication adaptée, la sensibilisation permanente des populations sur le respect strict des mesures barrières et du port correct du masque.

Abordant la nécessité et l’urgence d’implémenter le PSE Vert dans les établissements scolaires, le Président de la République exhorte les acteurs de la communauté éducative à renforcer la veille environnementale et à consolider la transition écologique en mettant en œuvre, avec le soutien des services compétents de l’Etat, des programmes permanents de reboisement, de plantation d’arbres et d’aménagement d’espaces verts, dans nos écoles, collèges, lycées et universités.

Il a par ailleurs rappelé aux ministres en charge de l’Education, de la Formation professionnelle et de l’Enseignement supérieur, l’urgence de transformer davantage les modes et méthodes d’enseignement et de formation par le développement de l’e-Education avec l’intégration systématique du Numérique et l’actualisation des curricula de formation à des métiers et vocations conformes aux évolutions du monde contemporain.

Sur la stratégie d’intensification de l’insertion professionnelle des jeunes apprentis et diplômés, le Chef de l’Etat a insisté sur l’importance qu’il lui accorde et qui s’est traduite par le renforcement du Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, des volets stratégiques « Apprentissage » et « insertion professionnelle » afin, d’une part, de former les jeunes à des métiers qui répondent aux besoins de l’économie et du marché du travail et, d’autre part, d’accompagner les diplômés et les apprentis à bien entrer dans la vie professionnelle et économique.

A cet égard, le Chef de l’Etat a demandé au Ministre de l’Emploi de lui soumettre dans les plus brefs délais, une stratégie nationale d’insertion professionnelle (SNIP) qui accorde une priorité fondamentale aux jeunes diplômés, en cohérence avec les dispositifs publics (DER F/J, ADEPME, FONAMIF….).

 

Le Chef de l’Etat a également souligné l’impératif d’actualiser la cartographie des demandeurs d’emplois au Sénégal (en intégrant l’âge, le genre, la région et la formation).                                                 Dans ce cadre, il a donné des instructions au Ministre en charge de l’Emploi de veiller à une meilleure maîtrise des flux de sortants « diplômés » des écoles de formation professionnelle.

Il invite, également le Ministre en charge de l’Insertion à engager, sur le terrain des initiatives sectorielles pragmatiques d’aide à l’embauche des jeunes en relation avec le Ministre en charge du Travail, les organisations patronales, les structures et mouvements de jeunesse (Conseil National de la Jeunesse, ONCAV…), des.

Le Chef de l’Etat a enfin informé le conseil de sa décision de créer, auprès du Président de la République, UN CONSEIL NATIONAL POUR L’INSERTION ET L’EMPLOI DES JEUNES (CNIEJ), organe consultatif stratégique d’impulsion, qui sera mis en place dans la deuxième quinzaine de décembre 2020.

A ce propos le Chef de l’Etat a donné des instructions aux Ministres en charge de l’Emploi, de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion, du Travail et de la Jeunesse de lui soumettre, par le biais du Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, un projet relatif à la création du CNIEJ qui sera examiné, en Conseil des ministres avant la fin du mois décembre 2020.

Abordant la question liée à la recrudescence de l’émigration clandestine à partir de nos côtes, et sa médiatisation, le Chef de l’Etat insiste auprès des ministres concernés et des forces de défense et de sécurité, sur la nécessité impérative et systématique de renforcer les dispositifs de surveillance et de contrôle de l’espace maritime national, et particulièrement du littoral, en mettant l’accent sur les zones de pêche qui sont les principaux points de départ des migrants clandestins.

Il a à ce propos, demandé au Gouvernement d’accorder une attention plus soutenue à la redynamisation économique et à la situation sociale des populations des zones de pêche. Ces dernières doivent être davantage sensibilisées et accompagnées, avec diligence et efficacité, par les mécanismes d’encadrement et de financement publics à déployer rapidement et efficacement dans les localités ciblées.

Rappelant, les nombreuses réalisations faites par le Gouvernement dans le secteur de la pêche, le Chef de l’Etat a donné des instructions au Ministre des Pêches et de l’Economie maritime pour accentuer la sensibilisation des acteurs de la pêche sur les problématiques de sécurité en mer : il lui a, à ce propos, demandé de veiller à la reprise satisfaisante du programme de dotation des pêcheurs en gilets de sauvetage.

Le chef de l’Etat a également invité le Ministre des Pêches et de l’Economie maritime , en rapport avec le Ministre des Finances et du Budget, à faire le point sur la situation du programme de constructions des quais de pêche, des aires de transformation moderne, des complexes frigorifiques de stockage des produits de pêche, du programme relatif à l’acquisition de moteurs hors-bord, du programme de géolocalisation des pirogues de la pêche artisanale et du programme d’acquisition de camions frigorifiques destinés aux acteurs de la Pêche.

Le Chef de l’Etat exhorte enfin le Ministre des Pêches et de l’Economie maritime  à accélérer l’entrée en service progressive des pirogues en fibre de verre afin de remplacer les pirogues en bois qui favorisent « l’agression » et « la destruction » de nos massifs forestiers.

Abordant la lancinante question de la préservation durable des Niayes et de nos forêts, le Chef de l’Etat a ordonné aux forces armées, une mission spéciale de renforcement, aux côtés des services des Eaux et forêts, de la lutte contre le trafic illicite de bois sur l’ensemble du territoire national, notamment dans la zone forestière du Sud du Sénégal (département de Médina Yéro Foulah) et Bignona. Il a à ce propos demandé au Gouvernement de prendre toutes les dispositions pour apporter aux forces de défense et de sécurité tout le concours nécessaire en vue de sauvegarder notre patrimoine forestier.

Le Chef de l’Etat invite également le Ministre en charge de l’environnement à intensifier, avec ses services, les actions préventives de sensibilisation et de lutte contre les feux de brousse en accélérant l’aménagement de pare-feu dans les zones potentiellement vulnérables.

Le Président de la République, signale, en outre, l’impératif d’accorder une importance primordiale à la préservation de la vocation des Niayes comme zone spéciale de Production maraichère durable.

Il demande, enfin, aux Ministres en charge de l’Agriculture, de l’Environnement, de l’Eau et de l’urbanisme, d’asseoir un dialogue permanent avec les producteurs maraichers du Sénégal.

Sur le climat Social, la gestion et le suivi des affaires intérieures, le Chef de l’Etat a insisté sur :

-La gestion des écoles privés nationale dans le contexte de la Covid 19, à ce propos il a demandé au Ministre de l’Education de veiller au bon fonctionnement des écoles.

Aussi, les ministres en charge de l’Education et de la Formation professionnelle, doivent veiller à la supervision renforcée des activités et du fonctionnement régulier des établissements scolaires privés.

Sur la régulation du marché du sucre le Chef de l’Etat demande au Ministre du commerce de veiller à une régulation rigoureuse de ce marché pour éviter de fragiliser le tissue industriel dans ce secteur.

Le Chef de l’Etat, demande au Ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique de prendre toutes les mesures nécessaires en vue du règlement définitif du dossier des Immeubles désaffectés et démolis de Hann Maristes, notamment les loyers à payer pour les ex occupants.

Sur le suivi de la coopération et des partenariats, Le Président de la République a demandé au Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération et au Ministre des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Désenclavement d’accélérer l’exécution du Projet de Construction de l’Autoroute Mbour – Fatick-Kaolack, dont les travaux doivent être lancés dans les meilleurs délais.

Relativement au rapport MO IBRAHIM 2020 sur la Bonne Gouvernance le Chef de l’Etat s’est félicité du classement remarquable du Sénégal dans les Top 10 Africain et de la conclusion positive de la deuxième revue du programme triennal au titre de l’Instrument de Coordination des politiques Economiques (ICPE) avec le FMI.

Le Chef de l’Etat a clos sa communication sur son agenda

 

 

Au titre des Communications,

-Le Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République a fait le point sur le suivi des directives présidentielles ;

-Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation internationale

-Le Ministre de l’Économie du Plan et de la Coopération a fait une communication sur le portefeuille de partenariat de l’Etat ;

-Le Ministre de la Santé et de l’action sociale a fait la situation de la pandémie à la COVID 19 et a informé le Conseil du lancement de la plateforme DIATROPIX pour la fabrication des tests de diagnostic rapide par l’Institut Pasteur de Dakar en relation avec la firme Mologic;

-Le Ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural a fait le point sur la campagne agricole et la préparation de la campagne de commercialisation 2020-2021 ;

-Le Ministre du Développement industriel et des Petites et Moyennes industries a fait une communication sur la mise en œuvre de l’Agropole Sud ;

-Le Ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les Institutions a fait une communication sur la mensualisation des pensions de retraites par l’Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal (IPRES) ;

-Le Ministre auprès du Président de la République en charge du suivi du Plan Sénégal Emergeant a fait le point sur les projets phares du PSE.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a examiné et adopté :

-Le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier le protocole de mise en œuvre de l’aide financière entre le Gouvernement de la République du Sénégal et le Gouvernement de la République de Turquie signé à Dakar le 28 janvier 2020.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes : 

Monsieur Lamine SARR, Professeur d’Enseignement secondaire, principal, matricule de solde n519 024/K, est nommé Secrétaire général adjoint du Gouvernement, en remplacement de Monsieur Opa NDIAYE appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Allé Nar DIOP, Ingénieur Statisticien Economiste, précédemment Directeur général adjoint de l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie, est nommé Directeur général de l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), en remplacement de Monsieur Babacar NDIR admis à faire valoir ses droits à la retraite ;

Madame Maïmouna CISSOKO, Experte en éducation et genre, titulaire d’un Master en Genre et communication, est nommée Directeur général de l’Agence nationale de la Petite enfance et de la Case des Tout-petits (ANPECTP), poste vacant ;

Monsieur Assane NDIAYE, titulaire d’un Doctorat en Sociologie, matricule de solde n° 619 853/H, est nommé Directeur du Développement du Capital humain à la Direction générale de la Planification et des Politiques économiques (DGPPE) du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, en remplacement de Monsieur Bacary DJIBA, admis à faire valoir ses droits à la retraite ;

Monsieur Oumar SOCK, Professeur titulaire des universités de classe exceptionnelle, est nommé Président de la Commission d’évaluation des décisions issues du Conseil présidentiel sur l’Enseignement supérieur et la Recherche du 14 août 2013.Fait à Dakar le 18 Novembre 2020Le Ministre des Collectivités Territoriales  du Développement et de l’aménagement  des territoires, Porte-Parole du Gouvernement Oumar GUEYE

SOHAM WARDINI ANNONCE UN EXCÉDENT BUDGÉTAIRE DE PLUS DE 10 MILLIARDS FCFA

http://www.emedia.sn La ville de Dakar a clôturé sa gestion de 2019 avec un excédent budgétaire de 10 390 735 242 francs CFA. La révélation a été faite par la mairesse de la capitale sénégalaise en l’occurrence Soham Wardini. C’était à l’occasion de la réunion en session ordinaire du conseil municipal qui a eu lieu ce mercredi, au centre de formation professionnelle et de perfectionnement du personnel municipal.

Selon l’édile de la Ville de Dakar, cette trésorerie positive a permis à la ville de respecter tous ces engagements financiers et de jouer un rôle déterminant dans la lutte contre la maladie du coronavirus. Selon la mairesse, les populations de la région de Dakar ont, pendant cette période pandémique, bénéficié d’un vaste programme de protection matérialisée par la distribution à grande échelle de masques, gels et lave mains.

Dans le même sillage, elle a renseigné que les travaux de restauration, de réhabilitation et d’extension de l’hôtel de ville sont en phase terminale. Et, rassure-t-elle, les bâtiments pourront être réceptionnés au cours du 1er trimestre de l’année 2021. En sus, il y a le nettoiement et la désinfection des lycées et collèges de la ville de Dakar et la distribution des kits alimentaires pour atténuer l’impact social de la pandémie. Parallèlement à la gestion de la Covid 19, tous les projets en cours ont fait l’objet d’un suivi technique et financier, a annoncé l’édile de la capitale.

Toujours lors de session ordinaire, la mairesse a annoncé plusieurs accords de partenariat entre la ville de Dakar et la ville chinoise de Guangzhou pou encore avec le syndicat d’initiatives de tourisme de Dakar.

Par ailleurs, l’autorisation de faire un don d’un scanner au centre hiospitalier Abass Ndao et celle de signer un protocole d’accord entre la ville de Dakar et le collectif des organisations et structures d’appui aux enfants et jeunes en difficultés ou encore les orientations budgétaires ont été évoquées. Aliou DIOUF

Forte détérioration du déficit commercial en septembre

https://www.financialafrik.com Le déficit commercial du Sénégal s’est fortement dégradé au terme du mois de septembre 2020, affichant un solde  de -217,2 milliards de FCFA (-325,800 millions d’euros) contre -144,3 milliards de FCFA (-216,450 millions d’euros)au mois précédent, selon les données de l’agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) basée à Dakar.
Cette détérioration du solde est expliquée par l’ANSD par « le renforcement du déficit vis-à-vis des Pays-Bas (-24,8 milliards de FCFA contre -8,1 milliards de FCFA au mois précédent), de la Chine (-37,1 milliards de FCFA contre -29,9 milliards de FCFA au mois précédent) et de la France (-56,2 milliards de FCFA contre -49,2 milliards de FCFA à la période précédente) ».
Cependant, il faut remarquer que la réduction du déficit du solde commercial vis-à-vis de la Turquie (-11,1 milliards de FCFA contre -18,9 milliards de FCFA au mois précédent) a réduit le déficit de la balance commerciale. Le cumul du solde, à fin septembre 2020, s’est détérioré pour s’établir à -1 605,8 milliards de FCFA contre -1 594,0 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2019.
Les exportations du Sénégal sont ressorties, au mois de septembre 2020, à 139,5 milliards de FCFA contre 149,4 milliards de FCFA au mois d’août, soit une baisse de 6,6%. « Ce repli est essentiellement dû à la contraction des expéditions de produits pétroliers (-61,4%), de titane (-49,6%) et d’acide phosphorique (-47,3%) », souligne l’ANSD. Cependant, le relèvement des exportations de crustacés, mollusques et coquillages (+77,2%) et d’or non monétaire (+21,2%)a amoindri cette baisse. Comparées au mois de septembre 2019, les expéditions du Sénégal se sont contractées de 5,8%. Leur cumul à fin septembre 2020 s’est établi à 1 480,4 milliards de FCFA contre 1 502,4 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2019, soit une contraction de 1,5%.
Les principaux produits exportés, au cours du mois de septembre 2020, sont l’or non monétaire (45,1 milliards de FCFA), les poissons frais de mer (11,5 milliards de FCFA), l’acide phosphorique (8,4 milliards de FCFA), les produits pétroliers (6,8 milliards de FCFA) et le ciment (6,1 milliards de FCFA). Les principaux clients du Sénégal durant la période sous revue ont été la Suisse (21,1%), le Mali (13,3%), l’Australie (9,4%), l’Inde (7,4%) et l’Espagne (6,6%).
Concernant les importations du mois de septembre 2020, elles sont évaluées par l’ANSD à 356,7 milliards de FCFA contre 293,7 milliards de FCFA au mois précédent, soit une augmentation de 21,5%. Cette hausse est expliquée par celle des achats à l’extérieur de produits pétroliers (+92,5%), d’autres véhicules terrestres (+72,5%), de riz (+49,4%) et d’autres machines et appareils (+23,8%).
Cependant, ce relèvement des importations a été modéré par le repli des importations d’autres matériels de transport (-83,2%) et de machines et appareils pour les autres industries (-25,3%). Comparées au mois de septembre 2019, ces importations ont connu une hausse de 2,5%. Leur cumul à fin septembre 2020 s’est élevé à 3 086,2 milliards de FCFA contre 3 096,4 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2019, soit un repli de 0,3%.
Les principaux produits importés par le Sénégal, au cours de la période sous revue, sont les produits pétroliers finis (40,3 milliards de FCFA), les autres machines et appareils (31,9 milliards de FCFA), le riz (20,9 milliards de FCFA), les autres véhicules terrestres (16,8 milliards de FCFA) et les produits pharmaceutiques (15,5 milliards de FCFA). Les principaux fournisseurs du Sénégal ont été la France (16,2%), la Chine (10,9%), les Pays-Bas (7,1%), l’Inde (5,0%) et l’Espagne (4,9%). Albert Savana

Echanges commerciaux avec l’Afrique:les USA annoncent un programme de 500 millions $ pour le secteur privé

(Agence Ecofin) – Dans le cadre de l’initiative « Prosper Africa », l’USAID va lancer début 2021, un nouveau programme de partenariat commercial et d’investissements entre l’Afrique et les Etats-Unis. D’une valeur de 500 millions $, il va créer des milliers d’emplois d’ici 2026.
L’administrateur adjoint par intérim de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), John Barsa, a annoncé le mardi 17 novembre 2020, le lancement d’un nouveau programme d’échanges commerciaux et d’investissements à l’échelle de l’Afrique, dans le cadre de l’initiative « Prosper Africa ».
D’une valeur pouvant atteindre 500 millions $ sur cinq ans, en fonction de la disponibilité des fonds, « ce programme phare proposera des services de soutien nouveaux et élargis afin d’accroître considérablement les échanges commerciaux et les investissements bilatéraux entre l’Afrique et les Etats-Unis », indique l’USAID.
Le programme fournira des services coordonnés en phase avec les besoins du secteur privé « grâce à une approche à l’échelle du continent, avec des bureaux satellites qui soutiendront l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne ». Il complétera par ailleurs, les autres outils dont dispose le gouvernement américain pour le commerce et l’investissement à l’aide de services personnalisés, allant du conseil aux entreprises et la facilitation des transactions aux interventions de politiques ciblées.

« Pour chaque dollar de fonds publics, Prosper Africa devrait lever plus de 9 dollars en investissement privé ; ce qui fournira des milliards de dollars en exportations et investissements et créera des centaines de milliers d’emplois africains et américains d’ici 2026 », indique l’Agence américaine.

Le lancement de ce nouveau programme interviendra au début de l’année 2021. Il devrait faire progresser les objectifs de « Prosper Africa », en augmentant le commerce, en stimulant les investissements et en soutenant des conditions favorables aux entreprises.
Pour John Barsa, « il ne s’agit pas simplement d’un nouveau programme. C’est aussi une nouvelle façon de mener les activités qui augmentera de façon spectaculaire les investissements des USA pour la croissance de l’Afrique en tirant parti des ressources et de l’innovation du secteur privé ».
L’initiative « Prosper Africa » lancée par l’administration Trump en vue de remplacer l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) vise à accroître de manière significative les échanges commerciaux et les investissements bilatéraux entre l’Afrique et les Etats-Unis.
Elle mobilise tous les services de soutien du gouvernement américain pour le commerce et l’investissement parmi l’ensemble des 17 départements et agences fédérales impliqués, afin d’aider les entreprises et les investisseurs américains et africains à identifier des partenaires, faire progresser les possibilités et conclure des affaires.Borgia Kobri

Covid-19/Côte d’Ivoire:Le fonds de soutien aux filières agricoles passe de 300 milliards FCFA à 100 milliards FCFA

https://www.sikafinance.com En vue de faire face aux dégâts économiques engendrés par la pandémie de la Covid-19, l’Etat de Côte d’Ivoire avait élaboré en mars 2020, un Plan de soutien économique, social et humanitaire évalué à 1 700 milliards FCFA. Sur ce total, il était prévu un soutien financier aux filières agricoles d’un montant de 300 milliards FCFA, dont 250 milliards de FCFA devraient être consacrés aux principales filières agricoles d’exportation et 50 milliards de FCFA aux filières de production alimentaire.
Cependant, dans un rapport publié à la fin du mois d’octobre 2020, le Comité interministériel des matières premières (CIMP) a annoncé que le Programme de soutien aux filières agricoles (PURGA) sera finalement doté d’une enveloppe de 101,61 milliards FCFA, dont 65 milliards FCFA représentant la contribution de l’Etat ivoirien et 36,61 milliards FCFA pour les partenaires techniques et financiers.
Cette importante réduction par rapport au budget prévisionnel de 300 milliards FCFA, s’explique notamment, selon les pouvoirs publics ivoiriens, par le redressement plus rapide que prévu de l’économie du pays.

A fin octobre 2020, on note par ailleurs que le taux de décaissement global de ce fonds s’est établi à 48,1%, soit 48,87 milliards FCFA.

Dans le détail, la filière anacarde est le plus gros bénéficiaire des fonds décaissés en ayant obtenu une subvention de 19,69 milliards FCFA pour le financement de ses activités. Elle est suivie par les filières mangue et coton qui ont bénéficié respectivement de 1,3 milliard FCFA et 1,06 milliard FCFA.
Quant aux filières hévéa et palmier à huile, elles ont obtenu un soutien financier de 870 millions FCFA et 500 millions FCFA, respectivement.
Les principaux défis de fonds demeurent toutefois le décaissement rapide des dernières tranches ainsi que l’accélération des procédures de passations de marché.Dr Ange Ponou

Recours à la science pour renforcer la résilience des agriculteurs africains

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré–Un consortium d’acteurs a lancé, sous l’égide du Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf), le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique ex-Pilier 4 (PDDAA-XP4), axé sur la science pour renforcer la résilience des agriculteurs au climat.
Financé par l’Union européenne et lancé le 12 novembre dernier, le PDDAA-XP4 aidera le Coraf et ses partenaires à tirer parti de la science, des technologies et des innovations, pour faire progresser les objectifs de productivité alimentaire, explique un communiqué reçu ce mercredi à APA.
« Ce projet est conçu pour déployer la science et l’innovation pour arriver à une transformation inclusive, durable et adaptée au climat, de l’agriculture et des systèmes alimentaires connexes en Afrique de l’Ouest et du Centre », a déclaré le Dr Abdou Tenkouano, Directeur exécutif du Coraf cité par le texte.
Le consortium d’acteurs de mise en œuvre comprend le Forum pour la recherche agricole en Afrique (Fara), le Forum africain pour les services consultatifs agricoles (Afaas), l’Association pour le renforcement de la recherche agricole en Afrique de l’Est et du Centre (Asareca) et le Centre de Coordination de la Recherche et du Développement Agricoles pour l’Afrique Australe (CCARDESA).
Le PDDAA-XP4 est administré par le Fonds international de développement agricole (Fida).
« (…) l’objectif du PDDAA-XP4 est de contribuer à la mise en œuvre de l’Agenda 2030, en particulier l’objectif 2 (zéro faim), l’objectif 5 (égalité des sexes), l’objectif 10 (réduire les inégalités), l’objectif 12 (consommation responsable) et l’objectif 13 (lutter contre le changement climatique), ainsi que l’Agenda 2063 de l’Union africaine et la Déclaration de Malabo », a expliqué de son côté, Dr Malu Ndavi, Spécialiste technique mondial en chef du Fida.
Le montant total du don de quatre ans est d’environ 30 millions d’Euros pour tous les partenaires d’exécution, avec un cofinancement potentiel du Fida et d’autres organisations.
Le PDDAA-XP4 fait partie du projet Développement de l’Innovation Intelligente grâce à la Recherche en Agriculture (en anglais, Development Smart Innovation through Research in Agriculture, DeSIRA), une initiative de l’Union européenne.TE/ard/APA

L’extrême pauvreté serait-il un phénomène africain au cours de la prochaine décennie ?

https://www.sikafinance.com Si la réduction de la pauvreté demeure l’objectif central de toutes les politiques publiques, son éradication totale dans le monde reste pour le moment un vœu pieux.
C’est dans ce cadre que s’inscrit le rapport bisannuel de la Banque mondiale sur la pauvreté et la prospérité partagée qui a identifié conjointement trois facteurs dont la convergence alimente l’augmentation de la pauvreté à l’échelle mondiale, malgré les efforts des pouvoirs publics pour la réduire. Il s’agit de la pandémie de la Covid-19 et de la récession économique mondiale qui l’accompagne, des conflits armés et du changement climatique.
La Covid-19 risque, en effet, d’entraîner entre 88 et 115 millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté cette année, et jusqu’à 150 millions d’ici 2021, selon le rapport.
L’extrême pauvreté, dont le seuil est fixé à moins de 1,90 dollar par jour, devrait ainsi toucher entre 9,1% et 9,4% de la population mondiale en 2020 – un taux similaire à celui de 2017 (9,2%) – contre un recul attendu à 7,9% avant la pandémie.

Répartition régionale des nouveaux pauvres dus à la pandémie de COVID-19, 2020

                                            Source : Banque mondiale
L’Afrique subsaharienne pourrait être la deuxième région la plus concernée par cette augmentation (26 à 40 millions de pauvres supplémentaires), derrière l’Asie du Sud.
Le rapport note également que les conflits armés induisent des conséquences à long terme sur la pauvreté et le capital humain des populations qui y sont exposées. Pour preuve, les 37 pays officiellement classés comme étant touchés par la fragilité, les conflits et la violence en 2020, concentrent plus de 40% des pauvres dans le monde.
Enfin, le changement climatique fait peser des menaces aiguës à moyen terme sur la réduction de la pauvreté, du fait de son impact sur la production agricole, l’augmentation des risques de catastrophes naturelles, ou encore la sensibilité aux maladies liées au climat, comme le paludisme. Ainsi, jusqu’à 132 millions de personnes supplémentaires pourraient ainsi basculer dans la pauvreté d’ici 2030 en raison des effets du changement climatique, selon les estimations de la Banque mondiale.

L’Afrique subsaharienne concentrerait plus de 60% des pauvres dans le monde

L’Afrique subsaharienne est la région du monde où le taux de pauvreté reste encore très élevé. En effet, le nombre de personnes vivant avec moins de 1,90 dollar y a progressé de 416 millions à 433 millions entre 2015 et 2018. Dans le même temps, la Banque mondiale a estimé à 689 millions le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté dans le monde en 2017.
De plus, la région semble particulièrement vulnérable aux facteurs évoqués précédemment. Elle abrite par exemple plus de la moitié des personnes identifiées à risques d’inondation élevés et est aussi le cadre de plusieurs conflits armés, notamment dans le Sahel.
De plus, bien que le déclin de la croissance économique devrait être plus modeste en Afrique subsaharienne que dans les économies avancées, il entraînera en revanche une augmentation plus forte de l’extrême pauvreté.
C’est pourquoi, et alors que le taux de personnes vivant avec moins de 1,90 dollar par jour diminue plus rapidement sur les autres continents, la Banque mondiale estime que l’extrême pauvreté pourrait être un phénomène essentiellement africain au cours de la prochaine décennie.Dr Ange Ponou

Le PUDC lève plus 100 milliards FCfa pour sa 2e phase

https://www.leral.net Après une pause à cause d’un problème de financement, le Programme d’Urgence de Développement Communautaire (Pudc) a repris ses activités de plus belle.
Le problème de fonds est dépassé. Puisque le programme, pour sa deuxième phase, a déjà levé un financement de plus 100 milliards FCfa. La Banque Islamique de Développement (Bid) a débloqué 36,478 milliards FCfa, la Banque Africaine de Développement (BAD) 45,295 milliards FCfa. Tandis que la Saudi Fund Dev (FSD) a dégagé 24,136 milliards FCfa. Il faut souligner que le budget du programme s’élève 300 milliards FCfa sur quatre années.

Envoi de fonds des migrants:Le recours aux canaux numériques recommandé pour réduire le coût

https://www.lejecos.com MicroSave Consulting en partenariat avec la Fondation Mastercard publie les résultats d’une étude sur les envois de fonds des migrants sur les corridors entre la France, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal. Elle recommande le recours au numérique.
Recourir aux canaux numériques pour réduire le coût des envoies de fonds des migrants. C’est ce que recommande MicroSave consulting, cabinet de conseil international spécialisé en inclusion financière, économique et sociale.  Selon un communiqué de presse de MicroSave consulting, les envois de fonds des migrants sont en passe de devenir la principale source de financement extérieur dans les pays d’Afrique de l’Ouest. Pourtant, la majeure partie de ce moteur économique est inexploitée.
Par ailleurs, si l’éducation financière et la fourniture de services financiers à des coûts abordables contribuent à l’inclusion financière des populations, les prestataires de services de transfert d’argent, leurs réseaux et leurs plateformes ont aussi un  rôle prépondérant à jouer, en particulier pour augmenter à l’avenir l’utilité des transferts pour les populations les plus vulnérables.
Malheureusement, souligne ce cabinet de conseil, cette principale source de financement que représentent les transferts d’argent, se voit menacée par la pandémie de Covid-19 qui a presque immobilisé l’économie mondiale. En effet, les mesures barrières prises par les différents gouvernements du monde entier en vue de lutter contre sa propagation ont bouleversé les habitudes d’envois de fonds des migrants et de leurs familles. «En 2019, les transferts de fonds dans le monde étaient estimés à 554 milliards de dollars.
Avec le coronavirus, ces transferts mondiaux devraient diminuer de 20 % en 2020 et une deuxième vague pourrait venir impacter les envois de fonds. Il est important de concevoir les services de transferts d’argent pour les besoins des expéditeurs et des receveurs. Les fournisseurs pourraient créer des services de transfert de fonds vers des comptes liés à des services à valeur ajoutée axés sur la demande, tels que le paiement de factures ou la constitution d’actifs par le biais de partenariats, en particulier dans les zones rurales qui reçoivent une grande partie des envois de fonds », lit-on dans le document.
En partenariat avec la Fondation Mastercard, le cabinet de conseil international spécialisé en inclusion financière, économique et sociale, MicroSave Consulting (Msc), a conçu et mené une étude en Côte d’Ivoire, en France, au Mali et au Sénégal. «Dans les trois pays africains, le marché des transferts internationaux a représenté 3,7 milliards de dollars en 2018 selon la Banque mondiale. L’objectif de l’étude était de mieux connaître les besoins et les contraintes des expéditeurs et de leurs familles et de proposer des recommandations pour développer des services financiers digitaux adaptés pour mieux répondre aux besoins des expéditeurs et receveurs des transferts d’argent », précise-t-on.
En fonction de la durée pendant laquelle l’expéditeur est migrant, ses aspirations financières et ses priorités pour envoyer de l’argent chez lui changent et sont influencées à la fois par les besoins propres du receveur et par ses relations avec sa famille ou sa communauté dans son pays d’origine.
«Les canaux numériques peuvent réduire le coût d’envoi de fonds, mais des efforts doivent être faits pour informer les expéditeurs de l’existence de ces canaux. Parmi les migrants interrogés en France, seuls 15,5 % ont utilisé des canaux numériques, tels que l’application mobile, l’argent mobile ou le virement bancaire », recommande l’étude.
L’étude fournit une multitude de recommandations opérationnelles et stratégiques pour mieux satisfaire les besoins des diasporas et de leurs familles et pour développer l’inclusion financière. Par exemple, recruter des migrants pour collecter des fonds, faire de la vente croisée et éduquer les autres migrants pour des couloirs de paiement spécifiques ou concevoir des stratégies régionales ou spécifiques au marché dans le contexte d’une approche globale plus large qui reconnaît les besoins, le caractère et l’évolution uniques de l’espace de paiement dans chaque marché ou segment. L’étude a noté en particulier la possibilité de cibler activement les flux de paiement liés à la santé, à l’assurance et à l’éducation.Adou FAYE

Performances du Fongip depuis sa création en 2013:72 milliards de financements, 63 757 emplois créés ou consolidés, 3 159 entreprises garanties

https://www.lejecos.com Le désormais ex directeur général du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) Doudou Ka et la nouvelle administratrice générale de ladite institution Thérèse Faye Diouf ont procédé hier à la passation de service. A cette occasion, M. Ka a indiqué, en donnant « un rapide aperçu » de leurs réalisations et résultats en sept (7) années d’activités, que le Fongip a mobilisé 72 milliards Cfa de financements à travers 54 Systèmes financiers décentralisés (Sfd) et 16 banques. Ces financements ont permis, selon lui, de créer ou de consolider 63 757 emplois, sans compter que 3 159 entreprises ont bénéficié de la garantie du Fongip.
Je félicite tous mes collaborateurs ici présents avec lesquels nous avons fait exister le Fongip qui, à ses débuts ne se résumait qu’à six (6) lettres et à une simple feuille sur laquelle était inscrit un décret de création, rappelle Doudou Ka. Qui rassure la nouvelle pilote du Fongip en ces termes : « Cette feuille blanche, rassurez-vous madame, a été bien remplie. »
En ce sens, le directeur général sortant de la structure donne « un rapide aperçu des réalisations » faites, en sept (7) années, grâce à son équipe « engagée, loyale, pétrie d’expertise et une forte capacité de résilience ». De 2013 à nos, dit M. Ka, le Fongip a mobilisé 72 milliards de financements à travers 54 Systèmes financiers décentralisés (Sfd) et 16 banques, lesquels financements ont permis de créer ou de consolider 63 757 emplois, sans compter que 3 159 entreprises ont bénéficié de la garantie du Fongip, et, tous les départements du pays ont été touchés.
Tout ceci, confie Doudou Ka, a été réalisé avec un taux de défaut cumulé de leur portefeuille de moins de 7% des engagements pris par l’institution en sept années d’existence, ce qui constitue, selon lui, une performance inédite pour une structure publique de financement ou de garantie dans un pays où, par le passé, plusieurs institutions du même genre ont été emportées par des taux de défaut de plus de 70%.
Pour l’ingénieur des ponts et chaussées, administrateur général sortant, la cooptation en janvier 2020 du Fongip au sein de l’Association professionnelle des institutions de garantie d’Afrique (Apiga), et la décision qui leur (le Fongip) confie, en 2021, l’organisation de la prochaine assemblée générale de cette prestigieuse organisation, en plus de la première conférence africaine sur la garantie financière de 2021, constituent les preuves édifiantes de la montée en puissance et de la crédibilité accrue de cet bel outil de développement qu’est le Fongip.
« A l’heure où je quitte le Fongip, j’estime avoir accompli ma part de mission, tout en ayant l’humilité de reconnaître qu’il y a encore des défis à relever notamment la finalisation de la mutation institutionnelle et l’obtention de l’agrément Bceao, gage de la pérennisation de ses performances et de son ancrage dans l’écosystème financier sous régional », confie enfin le désormais ex directeur général du Fongip.Bassirou MBAYE

Thérèse Faye Diouf installée au Fongip s’engage à faire de la mutation institutionnelle et l’obtention de l’agrément Bceao une réalité pour l’institution

https://www.lejecos.com Thérèse Faye Diouf a indiqué hier que le faible accès au financement des micros, petites et moyennes entreprises (Mpme) qui représentent environ 90% du tissu économique constitue un obstacle majeur à la vitalité du secteur privé et de manière plus globale de notre économie. Lors de la passation de service en qualité de nouvelle Administratice Directrice générale du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip), s’est engagée, à s’atteler, avec les services du Fongip, pour faire de la mutation institutionnelle et l’obtention de l’agrément Bceao une réalité pour l’institution.
« La compétitivité du secteur privé reste l’un des piliers sur lesquels le gouvernement du Sénégal repose la croissance et le développement économique du pays,  comme en atteste le premier axe intitulé la transformation structurelle de l’économie et de la croissance du Plan Sénégal émergent (Pse), référentiel des politiques publiques », dit d’emblée hier, lors de la cérémonie de passation de service, la nouvelle Administratrice directrice générale du Fonds de garantie des investissements prioritaires, Thérèse Faye Diouf .
En effet, celle qui succède à Doudou Ka, en fonction depuis la création de ladite institution de garantie en 2013, indique que le faible accès au financement des micros, petites et moyennes entreprises (Mpme)qui représentent environ 90% du tissu économique constitue un obstacle majeur à la vitalité du secteur privé et de manière plus globale de notre économie en quête perpétuelle de performances et de progrès.
C’est là, reconnaît la nouvelle pilote de l’institution,« toute la pertinence de la création du Fongip en mai 2013 et dont les principales missions sont de garantir les crédits bancaires pour le financement des projets porteurs de croissance dans les secteurs prioritaires, refinancer les institutions de microfinance pour permettre d’accorder des crédits aux micros, petites et moyennes entreprises, mettre en place un dispositif permanent d’accompagnement et de suivi des porteurs de projets sur tout le territoire.
Et à l’analyse de ces missions, poursuit Mme Diouf, l’on voit clairement les deux versions de la stratégie à savoir les services financiers avec la garantie et le refinancement bonification et les services non financiers marqués par l’accompagnement qui, du reste, est une dimension fondamentale pour sécuriser les financements. Selon elle, à tout dire, le Fongip est une réponse appropriée à la demande sociale fondée sur une appréciation claire de la situation du secteur bancaire, de la microfinance, des partenaires et surtout des cibles porteuses d’initiatives et de projets viables.
« Comme l’a rappelé le directeur général Doudou Ka (Dg sortant), la finalisation de la mutation institutionnelle et l’obtention de l’agrément Bceao constituent un aspect important, une perspective importante pour le Fongip. Et de rassurer : « Nous allons nous atteler tous avec les services du Fongip mais également avec l’ensemble de l’écosystème de la microfinance au Sénégal et financement bancaire pour faire de ce projet une réalité. »Par ailleurs, dit-elle enfin, c’est le lieu de remercier mon prédécesseur Doudou Ka qui a su impliquer de bonnes dynamiques au Fongip avec l’appui de son équipe et grâce aux orientations et aux décisions éclairées du Conseil d’administration.Bassirou MBAYE

Transferts d’argent:Louga polarise 11,9% du total des transferts entrants au Sénégal

https://www.dakaractu.com La ville de Louga capte près de 12% du total des transferts entrants au Sénégal. Troisième plus grande population rurale du pays, elle est la quatrième région en terme de flux entrants d’envois de fonds, représentant 11,9% du total des transferts entrants au Sénégal. 30% de la population rurale de Louga dépend de ces transferts, révèle une étude intitulée « Comment les transferts d’argent des diasporas sont-ils des leviers de l’inclusion financière ? Etude sur les corridors entre la France, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal ». Menée par « MicroSave » Consulting en partenariat avec la Fondation Mastercard, l’étude propose également des recommandations pour encourager les envois de fonds en tant que leviers d’inclusion financière.
Avec Paris qui concentre la part la plus importante de travailleurs migrants parmi les trois pays d’origine ciblés dont le Sénégal, cette principale source de financement que représentent les transferts d’argent, se voit menacée par la pandémie de COVID-19 qui a presque immobilisé l’économie mondiale.
En effet, les mesures barrières prises par les différents gouvernements du monde entier en vue de lutter contre sa propagation ont bouleversé les habitudes d’envois de fonds des migrants et de leurs familles. En 2019, les transferts de fonds dans le monde étaient estimés à 554 milliards de dollars. Avec le coronavirus, ces transferts mondiaux devraient diminuer de 20 % en 2020 et une deuxième vague pourrait venir impacter les envois de fonds, lit-on encore dans le document.
Dans les trois pays africains cités plus haut, le marché des transferts internationaux a représenté 3,7 milliards de dollars en 2018, selon la Banque mondiale. En 2017, la part des envois de fonds dans le PIB du Sénégal était de 21,08 de milliards USD.

Le Sénégalais Samba Sow crée une solution digitale de collecte de taxes

(Agence Ecofin) – Samba Sow a fondé SudPay, une start-up numérique de transactions financières au Sénégal. Parmi ses solutions de paiement, l’offre baptisée TownPay, qui a pour objectif d’améliorer le système de collecte de taxes, afin de servir au développement des communes.
Au Sénégal, comme dans plusieurs autres pays africains, la défaillance du système de collecte de taxes est causée par de nombreux facteurs, notamment un contrôle inefficace des recettes collectées, et un système obsolète favorisant les fraudes fiscales. Par ailleurs, on note un manque de transparence dans les opérations et de communication sur l’usage des ressources financières locales collectées.
Pourtant, les taxes sont utiles au gouvernement pour la construction des écoles, des hôpitaux, et l’installation d’infrastructures routières et énergétiques. Pour développer une bonne décentralisation financière dans les collectivités locales, l’entrepreneur Samba Sow a élargi l’offre de sa fintech SudPay, en créant une nouvelle solution baptisée TownPay, spécialisée dans les opérations de paiement de taxes en ligne.
La start-up identifie l’ensemble des contribuables de chaque commune afin d’établir un système organisé de paiements. Après identification, l’argent est débité sur des comptes mobile money avec des cartes conçues par la start-up.
En plus de fiabiliser le paiement des taxes, SudPay a également travaillé à la conception d’une application de suivi budgétaire. L’idée est de permettre aux différentes communes de suivre en temps réel l’évolution leur budget et de mieux organiser sa gestion. La start-up travaille avec des mairies et autres administrations en charge de la fiscalité pour mener à bien les opérations.
Ce 17 octobre, SudPay a été sélectionnée avec 6 autres start-up pour remporter un financement de 670 000 euros octroyés par MEA Seed Challenge d’Orange Ventures, un fonds d’investissement technologique pour les jeunes pousses innovantes.Aïsha Moyouzame

 Exploitation minière autour du fleuve : la Falémé, maudite par ses richesses

https://www.dakarmatin.com La Falémé est polluée par les activités minières. Alors que l’exploitation du fer, confiée à une société turque, n’a pas encore démarré. Dans la commune de Bembou, arrosée par ce fleuve et située à 113 km de Kédougou, la vie est devenue très rude avec la disparition des différentes activités génératrices de revenus à cause des ravages des produits chimiques sur l’environnement. Ce fleuve est un trait d’union entre Kolia, Moussala et Mahinamine, le premier village malien situé de l’autre côté de la rive. Des deux côtés de ce cours d’eau jadis très poissonneux, le cœur des villageois saigne, les initiatives citoyennes sous-régionales fleurissent et les autorités essaient de trouver la bonne formule pour arrêter le massacre.
A Kédougou, la vie est suspendue aux richesses de la Falémé. Sur la rive gauche de ce fleuve qui sert de frontière entre le Sénégal et le Mali se dresse le village de Kolia, plongé dans une ambiance indescriptible. A perte de vue, il y a une pléthore d’unités de traitement de l’or. Dans un vronbissement infernal, des orpailleurs, debout, s’activent au lavage des roches réduites en poudre par des engins appelés «cracheurs». Du fait de l’inclinaison des planches, une bonne partie de l’eau boueuse et rougeâtre finit sa course dans la Falémé. Placées à un mètre du fleuve, des pompes fonctionnant à plein régime laissent couler de temps à autre de l’essence et de l’huile qui finissent dans les profondeurs de la Falémé, qui est devenue très polluée. Un décor inimaginable qui ne dérange personne dans ce milieu où seul l’argent compte. Guide de la presse locale, Khalifa Dansokho, bras droit du chef de village de Kolia, fait visiter les endroits pollués par les intenses activités. «Vous voyez, cette rivière boueuse a été créée par une société minière. Autrefois, c’est ici que nous puisions de l’eau à boire comme le fleuve se salissait en hivernage. Depuis 5 ans, avec l’installation de la société minière, l’eau de cette rivière n’est plus utilisable. La société a installé une station de pompage au bord du fleuve. Cette eau est conduite vers l’usine pour le lavage de l’or. De l’autre côté, elle utilise un chemin inverse à travers cette rivière pour évacuer l’eau déjà utilisée. C’est cette eau remplie de boue que vous voyez ici. Le niveau de la boue peut atteindre 2 m. Personne, ni aucun animal, n’ose s’aventurer aux alentours de cette rivière. Il arrive que certains animaux sauvages ou domestiques restent prisonniers, enfoncés dans cette rivière boueuse en essayant de la traverser. Il a fallu que la jeunesse du village de Kolia se soulève pour qu’elle réalise ce pont. Autrefois, nous faisions un grand détour pour se rendre à Faranding», a-t-il dit. L’amer­tume ronge tous les habitants qui dépendaient des richesses de la Falémé pour mener une vie moins anxiogène.
D’après des statistiques de la Direction régionale de l’environnement et des établissements classés (Dreec) de Kédougou, la région compte plus 90 sites d’orpaillage traditionnels et semi mécanisés. «Seuls les 13 sont autorisés par le ministère des Mines», précise la gouvernance de Kédougou. Bien sûr, ils doivent continuer à supporter ces désagréments. En février dernier, l’installation d’une société semi-mécanisée au niveau du village de Saenssoutou est venue encore enfoncer les villageois dans l’incompréhension. Sur place les dégâts sont terribles. «Oui on s’est déplacé et on s’est rendu compte effectivement que ces dégâts sur la Falémé, qui est un écosystème fondamental important dans l’environnement de cette zone, sont importants. Nous avons relevé toutes les non conformités et on a envoyé un compte rendu à l’autorité avec toutes les ampliations requises», précise Mama­dou Bèye, chef de service de la Direction de l’environnement et des établissements classés de Kédougou (Dreec). Au cœur du système de contrôle, M. Bèye essaie de trouver la bonne formule. «A la suite de ça, on a eu à faire un déplacement dans le cadre de la validation des termes de référence d’un site de Soya gold à Médina Baffé. On a profité de l’occasion pour visiter la Falémé. On a constaté des agressions sur la Falémé et nous avons informé l’autorité. Ce sont les deux activités majeures que nous avons faites sur la Falémé. Maintenant, sur papier ce que nous avons eu à faire, il y a eu une rencontre présidée par le gouverneur à l’occasion de laquelle cette question a été agitée parce que justement c’est dans le cadre de l’Omvg (Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie). On était en train de partager le mécanisme de gestion des plaintes. A cet effet, on a abordé la question de la Falémé, échangé et posé sur table les préoccupations qui étaient partagées avec l’ensemble des acteurs», rajoute le chef du Service régional de Kédougou.

Ecosystème ravagé

Aujourd’hui, la dégradation de l’écosystème est terrible. La destruction continue et accélérée de l’environnement et des équilibres naturels du fleuve, du fait de l’exploitation inconsidérée des ressources naturelles, de la baisse de la pluviométrie et de la disparition de certaines espèces de la faune et de la flore et des actions anthropiques, a de terribles conséquences. En plus, il faut y ajouter la perte progressive des moyens d’existence des populations riveraines du fleuve Falémé engendrée par une agression massive des ressources naturelles qui a un impact réel sur la qualité de l’eau, les végétaux, les animaux et la santé des hommes, car la pollution des eaux de la Falémé rend sa consommation risquée. «Les pertes en vies animales et végétales sont nombreuses. L’insé­curité est grandissante dans le bassin de la Falémé du fait de la surpopulation liée aux activités d’exploitation minière (industrielle et artisanale), forestière et les transhumances transfrontalières.
L’impossibilité pour les populations riveraines du fleuve Falémé et de ses bassins versants de vivre dignement de leurs activités habituelles que sont l’agriculture, l’élevage et la pêche est un vrai problème», explique un haut dignitaire, désabusé par la tournure des évènements.
En tout cas, la dépollution devient très urgente. «L’Omvg a eu en 2019 à poser sur la table cette préoccupation relative à la Falémé et il y a eu des correspondances pour montrer que c’est véritablement un écosystème qui est hyper-pollué du fait des activités de l’orpaillage et de celles menées par les sociétés minières. C’est pourquoi, dans les perspectives au niveau national voire sous-régional, c’est d’aller vers une brigade mixte sénégalo-malienne. Pour qu’ensemble on puisse agir parce que dans le cadre de l’Omvg il est possible d’amener ces deux pays à asseoir des brigades mixtes pour intervenir et voir également comment régler cette question», suggère M. Bèye. Prises de court, les autorités multiplient les initiatives pour réduire ces activités qui propagent énormément de déchets très préjudiciables à l’environnement et la santé des populations. «Au-delà de cette brigade, il y a des initiatives qui sont faites dans le cadre de la convention du projet qu’on appelle Map/Exploitation minière de l’orpaillage à petite échelle dont le Sénégal en fait partie. En mars dernier, un atelier a été organisé à Dakar et a réuni l’ensemble des acteurs et qui en perspective devrait s’étendre au Mali pour régler la question de l’orpaillage traditionnel sur la Falémé. A ce niveau il a été préconisé, entre autres, des techniques beaucoup plus adaptées qui prennent en compte la dimension environnementale avec moins de cyanure et de mercure et moyen d’agressions. Et au niveau sous-régional, la problématique a été posée et quelques pistes de réflexion sont également agitées», poursuit le chef de service de la direction de l’Environ­nement et des établissements classés de Kédougou.SOURCEPAR IBRAHIMA DIABAKHETA

Le Ministre Hott, patron de l’Economie, veut lutter contre les flux financiers illicites au Sénégal, Welcome to the Club

En effet, ce sont des montants importants qui sont en jeu. J’ai souvent attiré l’attention des citoyens sénégalais : 250 à 300 milliards de FCFA  par an alimentés par la corruption, la drogue et les rentes des secteurs miniers et gaziers. C’est un rapport officiel d’une Commission présidée par Thabo Mbeki qui a  évalué le préjudice subi par l’Afrique à 60 milliards de dollars par an.
Dubaï est devenue une destination privilégiée des prédateurs sénégalais après Singapour et autres paradis fiscaux, Îles Caïmans bien connues par la bande à Franck Timis et Aliou Sall. Je ne sais pas comment il va lutter contre ce fléau alimenté par le régime politique en place.
Par ailleurs, il est temps d’auditer la politique de distribution des quotas de semences et d’engrais de notre pays. Les « quotataires » sont enrichis sur le dos des paysans et de l’Etat. Il s’agit bien de flux financiers internes illicites. Le Brave Hott devrait s’y intéresser au nom de la transformation structurelle de notre économie.Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

Mamadou Ndione,DG du COSEC: »Il n’y a aucune autre alternative que le PSE pour développer le Sénégal »

https://www.lejecos.com Le directeur général du Conseil sénégalais des chargeurs (COSEC), Mamadou Ndione, a indiqué qu’il n’y a aucune autre alternative possible pour développer le Sénégal, mis à part le Plan Sénégal émergent (PSE).
‘’Nous pensons, en toute humilité, avoir compris la trajectoire économique et sociale de ce pays, parce qu’ayant compris le Plan Sénégal émergent et ayant compris qu’il n’y a aucune autre alternative en dehors de ce plan, bâti par un homme de vision, le président Macky Sall’’, a-t-il notamment dit.
S’exprimant dans son fief politique, à Diass, dans le département de Mbour, à l’occasion d’un meeting au cours duquel il a été investi comme candidat pour la mairie de cette commune de la Petite-Côte en perspectives des prochaines élections locales prévues en mars 2021, le DG du COSEC a soutenu que le président Sall a déjà tracé la trajectoire économique, sociale et environnementale du pays.
‘’Cette candidature, qui n’est pas une candidature individuelle ou individualiste, mais une candidature collective, qui va s’appuyer sur une vision, une charte qui sera proposée à nos alliés avec qui nous allons en discuter. En 2013, nous avons écrit un livre intitulé +Vingt axes du projet pour tous les villages de la future commune de Diass+, avant même la communalisation intégrale’’, a souligné M. Ndione.
Selon lui, ces vingt axes du projet seront réactualisés en rapport avec les alliés pour bâtir une ‘’charte au niveau local pour une alternative’’ au niveau de la commune de Diass qui va prendre en charge, en urgence, les questions foncières hydrauliques, environnementales, énergétiques, le désenclavement et la responsabilité sociétale des entreprises (RSE).
‘’Au niveau du programme 5 3 5 du président de la République, pour la première fois depuis l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale, les questions environnementales ont été prises en charge au niveau le plus élevé de l’Etat’’, a affirmé Mamadou Ndione qui cite le ‘’PSE vert’’, le ‘’programme zéro décès’’, entre autres.
Mamadou Ndione a, par ailleurs soutenu que c’est pour répondre à l’appel puissant du Chef de l’Etat, le président Macky Sall, qui a mis en place un plan de relance de l’économie sénégalaise, qu’il a financé l’exploitation de périmètres agricoles des villages de Toglou, Gandoul, Bokhou et Packy pour constater l’état des cultures dans ces exploitations dont la superficie totale est de 50 ha, pour y cultiver de l’arachide et des pastèques.
Une initiative bénévole, à l’en croire, s’inscrivant en droite ligne des actions du président Macky Sall pour la relance économique du pays dans un ‘’contexte économique difficile’’ du fait de la COVID-19.
‘’Pour des projets aussi importants que le port à containers de Ndayane, de l’aéroport international Blaise Diagne, de la Zone économique intégrée, entre autres projets structurants de l’Etat doivent être pris en charge dans une approche global d’information correcte et de recherches d’impacts positifs pour les populations’’, a estimé Ndione.
Pour lui, Macky Sall a institué l’équité territoriale et sociale au cœur de sa politique n’attend que ce genre de propositions venant de la base pour pouvoir bâtir ensemble dans un climat apaisé.Serigne Makhtar Fal

Indice Mo Ibrahim:Le Sénégal dans le Top Ten

https://www.lequotidien.sn Le Covid-19 est une pandémie qui offre en même temps au Sénégal une acclamation mondiale. Dakar, qui a amélioré son classement dans l’indice Mo Ibrahim sur la gouvernance en Afrique (Iiag) en gagnant trois places, doit cette performance aux réformes du Preac III de l’environnement des affaires et des droits de l’Homme. Mais aussi la «très bonne gestion de la pandémie du Covid 19 et les progrès visibles dans l’équité territoriale» lui ont permis d’améliorer son score en matière de gouvernance dans le cycle en cours. Il a gagné trois places au classement et fait son apparition dans le «cercle restreint» du Top 10 africain dans l’indice de la Fondation Mo Ibrahim.
Il faut savoir que l’indice Mo Ibrahim de la gouvernance en Afrique (Iag), réalisé par la fondation du milliardaire anglo-soudanais Mo Ibrahim, est devenu une institution qui se donne pour mission de promouvoir la bonne gouvernance en Afrique.

Le Forum virtuel de la société civile 2020 se tiendra virtuellement les 26 et 27 novembre

(BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT) – En réponse à un engagement accru de la société civile à travers le continent, le Groupe de la Banque africaine de développement (la Banque) organise chaque année un forum de la société civile. Le forum sert de plateforme de dialogue entre la Banque et les parties prenantes que sont les organisations de la société civile (OSC).
Cette année, le forum se tiendra virtuellement et s’alignera sur le thème général des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement sur le thème suivant : « Engager la société civile dans une meilleure reconstruction post-Covid 19 ». Il permettra d’explorer l’élaboration de stratégies rentables et de réfléchir à la meilleure manière pour continuer à renforcer la collaboration entre la Banque et la société civile, et maximiser les contributions conjointes aux efforts de réponse et de redressement du continent.
Invité spécial : Youssou Ndour, chanteur, écrivain, homme d’affaires, ancien ministre de la Culture du Sénégal, responsable de l’initiative du réseau afro-mondial (WAN) contre le Covid‑19.
Forum virtuel de la société civile 2020 (division Société civile et engagement communautaire de la BAD), jeudi 26 et vendredi 27 novembre 2020.Lien pour s’enregistrer:https://afdb.zoom.us/webinar/register/WN_Osm1ksVdRCGc17at-moDIg

les élus locaux pour une articulation des agropoles aux projets de développement locaux

APA – Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo–Le président du Conseil départemental de Kaffrine (centre), Adama Diouf, a plaidé, ce lundi à Dakar, en faveur de l’intégration des projets territoriaux locaux dans la mise en œuvre des agropoles.
Les élus locaux souhaitent être davantage impliqués dans la mise en place des projets de développement  destinés à leurs terroirs.
En effet, selon le président du Conseil départemental de Kaffrine, Adama Diouf, chaque département ou commune a un projet territorial adossé aux ressources locales, à la vocation de la localité, aux réalités locales. Et l’agropole centre a l’opportunité, dans le cadre de sa formulation, d’intégrer ces questions-là. Car, c’est seulement à ce niveau qu’il aura un sens », a-t-il dit.
M. Diouf s’exprimait à l’occasion de l’atelier de structuration de l’agropole centre qui regroupe les régions de Kaffrine, Kaolack, Fatick et Diourbel à l’initiative du Bureau opérationnel du suivi du Plan Sénégal émergent (BOS/PSE).
Abondant dans le même sens que M. Diouf, le représentant de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (Onudi), Christophe Yvetot a souligné la nécessité d’aller vers des projets structurants sur lesquels peuvent se greffer toutes les autres interventions.
Déplorant la multiplicité des projets qui interviennent de façon disparate, le diplomate a plaidé pour une synergie de toutes ces initiatives  afin d’avoir un vrai impact sur les populations. « C’est seulement en ayant ces projets structurants que l’on pourra avoir un impact », a-t-il martelé.
D’un coût global de 92 milliards de FCfa -les 50 ont été déjà mobilisés-, l’agropole centre de même que celui du sud et du nord constitue « une réponse urgente pour l’accélération de la politique industrielle du Sénégal », a déclaré le ministre du Développement industriel et des petites et moyennes industries, Moustapha Diop.

Ce dernier a par ailleurs indiqué que l’agropole centre devrait « augmenter les superficies cultivables ainsi que les rendements en créant plus de contractualisation entre les petits producteurs locaux et les industriels qui viendront investir dans la zone ».

Selon Moustapha Diop, l’installation des infrastructures sur les sites devant abriter les modules de l’agropole centre est prévue au mois d’avril 2021.
Le ministre du Développement industriel et des petites et moyennes industries a en outre annoncé la mise en place prochaine d’une agropole intercommunale dédiée à l’horticulture, au lait et à la viande. Ce complexe agro-industriel sera implanté dans la zone de Sandiara-Nguéniène (ouest).
A en croire le ministre en charge du suivi du Plan Sénégal Emergent (Pse), Abdou Karim Fofana, « au-delà de la zone centre, il est prévu la mise en place d’agropoles intégrées et compétitives se concentrant sur les chaînes de valeur aux potentiels de développement élevés dans les différentes zones du pays tels les céréales, les oléagineux, les produits horticoles, entre autres ».
M. Fofana a également rappelé la nécessité de faire de « l’agriculture un moteur de notre développement », en perspective « d’une mise en valeur des atouts agricoles insuffisamment exploités au Sénégal ».
« C’est un défi de produire. Il en est un autre de transformer afin d’assurer notre indépendance alimentaire », a-t-il souligné, déplorant que seuls « 13% des produits locaux sont transformés au Sénégal ».
Le projet d’agropole du centre ambitionne de créer quelque 14500 emplois directs et permettra, selon M. Fofana, « d’amorcer le cycle de la mutation d’une économie principalement portée par la production agricole primaire et les services vers une économie davantage axée sur la transformation industrielle des ressources de base au niveau local ».ARD/cgd/APA

Après la Sde,Sen’eau assoiffe les populations:Malgré le changement,rien n’a changé

https://actunet.net Qui pour étancher la soif les Sénégalais ? Malgré le changement de concessionnaire, rien n’a changé. Les Sénégalais continuent leur chemin de croix et ce qui est le plus frustrant dans leur  situation est qu’ils payent des factures plus que salées à Sen’eau  qui en contrepartie,  les prive d’eau.
Aujourd’hui comme hier, les Sénégalais ont soif, ils sont  confrontés à un manque d’eau à cause de Sen Eau, ou plutôt Sen Air, qui non seulement les prive d’eau mais aussi semble leur facturer l’air qui fait tourner les compteurs. Sinon comment comprendre le fait  que  les pauvres goorgorlous paient des factures exorbitantes alors qu’ils n’ont pas d’eau ?   Et aujourd’hui, ils sont nombreux les quartiers de Dakar et sa banlieue qui souffrent du manque d’eau. Partout ce sont des récriminations à n’en plus finir. Et ce qui exaspère le plus les populations, c’est le fait qu’elles sont obligées de payer des factures qui leur coûtent les yeux de la tête pour une piètre qualité de service. Face à cette pénurie d’eau, elles sont obligées de casquer encore pour acheter des barriques et autres autres bassines car ne pouvant se passer du liquide vital. Sans compter les insomnies causées aux usagers qui sont obligés de veiller jusque tard dans la nuit pour guetter l’arrivée du liquide précieux.
Pourtant le remplacement de la Sde par Suez avait fait naître beaucoup de craintes mais Mansour Faye ministre de l’Assainissement d’alors avait revêtu sa toge d’avocat pour plaider la cause. Parce que bien que les populations ne comprenaient pas le fait que la Sde qui avait fait l’offre la plus avantageuse pour elles avec une proposition de  277 francs cfa  pour le mètre cube d’eau,   ait été éliminée au profit de Suez dont l’offre était de  298,5  le mètre cube. Nommé ministre de l’équité sociale, et remplacé par Serigne Mbaye Thiam, cela n’avait pas empêché  Mansour Faye de se  démener  comme un beau diable     pour  boucler avant son départ l’appel d’offres international relatif au choix d’un fermier pour la gestion de l’eau potable dans nos grandes villes. Face à une telle situation des membres de la Société Civile, notamment le Forum Social Sénégalais, avaient parlé d’une «nébuleuse affaire» et entendaient même dérouler des plans d’actions jusqu’au niveau international pour éclairer la lanterne des Sénégalais. Car au lieu  de faire confiance à la continuité de l’État, le maire de Saint-Louis, qui avait reçu un don  de la part de Suez, un des soumissionnaires à l’appel d’offres qu’il avait lancé, a voulu leur rendre l’ascenseur en  confirmant  lui-même la  victoire de Suez   dans l’attribution de  ce  juteux marché. Après le Forum social sénégalais, c’était au tour des associations consuméristes de dénoncer   l’attribution provisoire du contrat d’affermage de la gestion de l’eau au  Groupe Suez, au détriment de la Sénégalaise des eaux (Sde), le moins disant, selon les offres soumises. Sos Consommateurs et l’Union nationale des consommateurs du Sénégal (Uncs) avaient  même exigé du gouvernement des éclairages. D’autant que certains parlaient même de  «club de nouveaux investisseurs du Palais» qui serait derrière le groupe français. Et aujourd’hui, il semble que les faits ont tendance à confirmer les craintes formulées par les consommateurs et les consuméristes. Car depuis son arrivée, Sen’Eau s’avère incapable de fournir une prestation de qualité à ses abonnés. Pire l’eau manque et pourtant les factures sont toujours salées. D’ailleurs tous les usagers se plaignent de la cherté des factures alors qu’elles n’ont pas d’eau. Si ce n’est pas de l’escroquerie pure et simple, ça y ressemble fort.  Malgré tout aucune autorité n’élève la voix pour rappeler Sen’eau à l’ordre. Pouvait-il en être autrement si l’on sait que nos cousins gaulois semblent avoir tous les privilèges dans ce pays, comme au bon vieux temps de la colonisation.Avec Tribune

CONCLUSIONS DE LA MISSION D’INFORMATION SUR LES INONDATIONS : Entre incohérences et dysfonctionnements

http://www.sudonline.sn Les conclusions de la mission d’information de l’Assemblée Nationale sur le plan décennal de lutte contre les inondations (Pdli) mettent à nu de nombreux manquements qui ne riment pas avec une gestion efficiente d’un phénomène aussi préoccupant que les inondations. De l’absence d’infrastructures dans les régions en passant par une pluralité d’acteurs qui ne parlent pas un même langage, les inondations sont gérées avec un désordre qui n’a pas manqué d’intriguer les parlementaires

INFRASTRUCTURES ABSENTES DANS CERTAINES ZONES, VÉTUSTÉ DE SYSTÈMES D’ASSAINISSEMENT, DÉFAUT D’ENTRETIEN : Le plan décennal étale ses failles

«Dans le cadre du Plan décennal de lutte contre les inondations (Pdli) dans sa phase moyen et long terme, (2012-2022) les perspectives dans le département de Thiès sont la construction de 6 km de canaux, la station de pompage, l’extension du réseau avec le prolongement du canal Keur Mame El Hadj, drainage des eaux pluviales du point bas au quartier Aiglon, reprofilage du dalot du point bas de Jules Sagna et le redimensionnement de la capacité du dalot de Sampaté. Le coût prévisionnel de ces projets est arrêté à 3 milliards F CFA. Aussi, il est prévu un projet de 200 logements sociaux dans la commune de Nguinth. Aucun de ces travaux énumérés n’a encore démarré», souligne le document de l’Assemblée Nationale. Le rapport indique que c’est au niveau communal où des travaux ont été véritablement effectués, notamment la construction d’une station de pompage à Keur Ablaye Yakhé par le programme Promovilles. Le coût prévisionnel de ces projets est arrêté à 3 milliards FCFA.
Toujours dans la région de Thiès, la plus grande partie de la ville de Tivaouane ne dispose pas d’un réseau d’assainissement des eaux pluviales et la morphologie de certains quartiers ne favorise pas l’évacuation naturelle des eaux vers les exutoires. À cela s’ajoute l’occupation irrégulière et non planifiée dans plus de 40 quartiers de Tivaouane et environ. Une situation favorisée par l’absence de plan directeur d’urbanisme et d’assainissement à jour.
Pour la commune de Joal, dans le cadre de la phase moyen et long terme du Programme décennal, il est prévu la réalisation de 5600 mètres linéaires de canal de drainage des eaux pluviales pour un montant de 1. 909.000.000 FCFA dont les travaux n’ont pas encore démarré. Il était aussi prévu dans le cadre du plan Jaxaay, un projet de construction de 100 logements il y a de cela 15 ans et jusqu’ici les travaux n’ont pas encore démarré.
Dans la commune de Fatick, les services techniques de l’Onas ont déploré l’état de vétusté des caniveaux de drainage réalisés depuis 2005 et l’incivisme des populations qui font des branchements clandestins pour évacuer leurs eaux usées et les ordures ménagères dans le réseau destiné aux eaux pluviales obstruant ainsi le système d’évacuation. L’entretien des ouvrages destinés à l’assainissement est confié aux mairies, mais celles-ci ne disposent pas de moyens suffisants pour assurer l’entretien et l’exploitation de ces ouvrages. Par ailleurs, les bassins réalisés à Peulga et au quartier Émetteur ne recueillent que les eaux ruisselantes, les eaux stagnantes doivent être pompées ou évacuées par hydrocureurs.
Le département de Foundiougne n’est pas pris en compte dans le cadre du plan décennal de lutte contre les inondations. A Tambacounda, le rapport établit que la région ne bénéficie pas des projets du Plan décennal. Les seuls ouvrages d’assainissement qui existent sont obtenus grâce aux réalisations de Promovilles et de l’Ageroute. De même, la région ne dispose pas de réseau d’assainissement, pour l’évacuation des eaux usées et pluviales sauf un embryon de réseau localisé à la sortie de la ville. Les zones inondées dans la commune de Ziguinchor sont essentiellement dues à la vétusté des ouvrages existants (l’exemple du canal de korentas construit en 1965).
A Sédhiou, le Pdli dans ses phases d’urgence ainsi que celles à court et moyen terme n’est pas intervenu dans la région. En revanche, dans la phase moyen-long terme (2017-2022), il a été effectué des réalisations de caniveaux d’évacuation des eaux pluviales de 2100 mètres linéaires pour un coût estimé à environ 1.800.000.000 FCFA. Les travaux ont démarré en 2018 et sont toujours en cours et le niveau de réalisation est de 64% représentant 207.971.310 FCFA. Le montant des travaux à comptabiliser au titre du Programme décennal de lutte contre les inondations (Pdli) pour l’évacuation des eaux pluviales dans la ville de Sédhiou est évalué à 1 207 971 310 FCFA, soit un très faible taux de 0,16%.

PLURALITÉ DE DIRECTIONS, DIFFÉRENCE DANS LES MONTANTS INJECTÉS,APPELATION NON IDENTIQUE DU PLAN DECENNAL:Pagaille dans la gestion

L es différentes directions auditionnées par les parlementaires révèlent avec aisance la pluralité des entités impliquées dans la gestion des inondations. L’absence de coordination notoire car les structures sont rattachées à des ministères différents. Aussi, les chiffres donnés çà et là différent. Par exemple, le bureau d’information gouvernemental (Big) a estimé le financement de la Matrice d’actions prioritaires (Map) à titre de l’année 2010 à 1,800 million alors que le ministre de l’eau de l’assainissement parle de 1 980 000 000 FCFA.
Dans le rapport de l’Assemblée Nationale, le département de Serigne Mbaye Thiam, indique que la Map a été consolidée par la réunion interministérielle et validée en Conseil des Ministres, pour ce montant global. La pluralité dans la démarche se lit aussi dans la déclaration du ministre de l’urbanisme et du logement selon le ministre de finances qui a signalé que pour le volet assainissement son département, à travers le Projet d’achèvement des programmes de construction et de réhabilitation d’édifices de l’Etat, a démarré en 2012 ; le Projet Spécial Banlieue et en 2013 ; le Programme d’Assainissement des Eaux Pluviales de Rufisque, le tout pour un coût global de 5.418.743.210 F CFA alors qu’à côté, il y’a l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) qui a dépensé plus de 77 milliards.
Recevant les députés, le directeur de l’Office national du Sénégal, Lansana Gagny Sakho est lui aussi revenu sur la pluralité d’acteurs qui interviennent dans le secteur de l’assainissement. Il soutient ainsi qu’aussi bien l’Onas, Promovilles, l’Apix et que l’Ageroute font de l’assainissement. Et pourtant à la réalisation d’un ouvrage, toutes ces structures demandent à l’Onas d’assurer la gestion. Or, cette gestion demande des ressources d’exploitation qui ne sont toujours au rendez-vous. Selon lui, il faudrait désigner un seul acteur qui serait responsable de la réalisation et de la gestion des ouvrages d’assainissement. Ainsi, s’il y a des difficultés, seule cette structure devra répondre.
En effet, la multiplicité des acteurs pose beaucoup de problèmes. A propos des recommandations et des observations à faire sur la problématique des inondations au Sénégal, le ministre des finances a remarqué des manquements dans la coordination de l’ensemble des activités dans ce domaine. Sur ce, il a rappelé que le Pdli concerné pour l’essentiel le ministère de la restructuration des zones d’Inondations (Mrzi) de l’époque, ensuite le ministère de l’urbanisme, des finances et de l’Intérieur qui devraient jouer leur partition dans la réalisation du programme. Malgré cela, toutes ces structures n’avaient pas la coordination qu’il fallait à ce niveau. D’ailleurs, c’est ce qui justifie cette année, que dans le cadre de la gestion de lutte contre les inondations, l’essentiel des activités a été attribué à l’Onas et les collectivités territoriales, entre autres. Au regard de ces éléments, il a estimé qu’à l’avenir, il serait nécessaire de mettre en place une bonne coordination avec l’expérience de l’Onas, en invitant dans la gestion les autres ministères sectoriels ainsi que la mise à niveau des infrastructures de lutte contre les inondations. Au cours de la mission, l’occasion a été donnée aux députés de noter qu’il y a trois appellations données à ce plan selon les acteurs. Il s’agit du Plan décennal de lutte contre les inondations, Programme Décennal de lutte contre les inondations et Programme décennal de gestion des inondations. Pour les députés cela constitue une source de confusion.

OCCUPATION DES ZONES HUMIDES, INSTABILITÉ INSTITUTIONNELLE DES STRUCTURES, DÉFAILLANCE DANS LE LOTISSEMENT:Ces manquements à l’origine des inondations

Selon la Direction générale de l’urbanisme et de l’architecture, la principale cause des inondations est la forte pression démographique sur un espace géographique souvent limité fait que les populations se sont installées sur des zones humides, impropres à l’habitat comme les zones d’évacuation des eaux de pluie, lit majeur des fleuves. Il y’a aussi l’instabilité institutionnelle qui règne sur la gestion des inondations, éclatée entre plusieurs structures, est un facteur aggravant des inondations. C’est la raison pour laquelle, il importe de remettre en place l’Office national de lutte contre les inondations qui avait été créé par décret, a recommandé le directeur de l’urbanisme et de l’architecture. Il a aussi estimé que la gestion des inondations doit être centralisée autour d’une structure pérenne et inclusive qui s’occupe des inondations au quotidien et non attendre l’approche de l’hivernage pour agir. S’agissant des inondations à Dakar notamment à Keur Massar, qui ne bénéficie pas actuellement d’un système d’assainissement car, il n’a pas encore été pris en compte dans le cadre du Programme décennal de Lutte contre les Inondations (Pdli). La raison tient au fait que Keur Massar ne faisait pas partie de la catégorie des zones inondables.
A ce niveau, il faut noter que les problèmes ont commencé avec la densification des habitations qui a pour corollaire la surpopulation de Keur Massar et l’obstruction des voies naturelles d’écoulement des eaux. Ce phénomène a accentué la pression exercée sur la nappe phréatique et la reconstitution des anciens lacs (Lac de Mbeubeuss par exemple). De l’avis de la direction générale de l’urbanisme pour régler le problème et cela est valable également pour Jaxaay 2 et Tawfekh, il faut libérer les exutoires des eaux, faire un plan d’aménagement et réaliser les ouvrages hydrauliques comme à Dalifort, Maristes, Guédiawaye, Pikine irrégulier Sud. En ce qui concerne Jaxaay 1, il faut noter que l’aménagement n’a pas été terminé et il n’y a pas de système d’assainissement. A cela s’ajoute, les désagréments causés par les nouvelles routes construites et qui sont au-dessus du niveau de terrassement, alors que cela aurait dû être le contraire.

80% DES LOTISSEMENTS SONT FAITS SUR LA BASE D’UNE PROCÉDURE DE RATTRAPAGE

Le problème des lotissements résulte de plusieurs facteurs. Cependant, dans l’exécution du lotissement, certains promoteurs ne respectent pas souvent les prescriptions techniques fixées. Les maires et l’Administration n’ont pas souvent le même agenda. Ces derniers ont un mandat limité ; ce qui fait qu’ils n’ont pas le temps d’attendre la signature des arrêtés d’autorisations de lotir dont l’instruction peut dépasser parfois le temps d’un mandat. C’est l’une des raisons qui font que beaucoup de lotissements sont réalisés sans autorisation. Aujourd’hui, 80% des lotissements sont faits sur la base d’une procédure de rattrapage c’est-à-dire des lotissements non autorisés qu’il faut régulariser parce que les populations ont investi d’importantes sommes d’argent et qu’il faut leur permettre de jouir de leur investissement. Il importe également de noter le manque de formation de certains maires, leur solitude dans l’exercice de leur mission et l’absence de services techniques compétents, pour les accompagner. Tout ceci fait que par moments, ils agissent par méconnaissance ou incompréhension des dispositions légales et réglementaires qui encadrent leur activité. Il faut, dès lors, un renforcement des capacités techniques et professionnelles du personnel des collectivités territoriales.

FINANCEMENT DU PLAN DÉCENNAL DE LUTTE CONTRE LES INONDATIONS ESTIME À 767 MILLIARDS : Seuls 291 milliards ont été mobilisés

Le ministère des finances a indiqué aux députés que globalement le plan décennal de lutte contre les inondations (Pdli) comportait un montant prévisionnel arrêté à 766 988 450 362 FCFA. Cependant, seul un montant total d’environ 291 milliards de FCFA a été investi sur la période 2012-2020. Il a aussi précisé que ce montant n’inclut pas les investissements réalisés par des structures autonomes à travers des projets comportant des volets de gestion des eaux pluviales. Il s’agit, selon lui, de l’Apix dans le cadre de la réalisation du Ter, de l’Ageroute (Route Dinguiraye-Nioro, Keur Ayib, Programme Spécial Touba), de l’Agetip et de Promovilles.
Dans le rapport, il est aussi indiqué aux députés que l’Etat n’a pas réalisé seulement 291milliards dans la lutte contre les inondations. Ce montant est décaissé exclusivement à partir du ministère des Finances, nonobstant la réalisation d’autres projets qui étaient en cours, notamment quelques externalités positives permettant d’avoir des aménagements et des réalisations au niveau de certains sites. Dans le même ordre d’idées, il a aussi indiqué que la source de financement de ce montant est répartie entre 143 750 000 000 FCFA de financements extérieurs et 147 250 000 000 FCFA de ressources internes.
Par rapport au taux de paiement, il a précisé à l’intention des députés que le montant des 291 milliards a été entièrement et effectivement payé dans le compte des ayants droits, et qu’il n’existe pas des impayés dans ce montant mobilisé. Sur ce, il a rappelé qu’il y a deux procédures de paiement au niveau du trésor, à savoir les avances de démarrage et les décomptes. S’agissant de la question relative à une partie du financement n’ayant pas été mobilisée, il est d’avis qu’absolument à ce jour, seulement 291 milliards sur les 766 988 450 362 FCFA du montant global du programme a été mobilisé et intégralement payé. Le Ministre a rappelé que, par moment, l’Etat est amené souvent à faire des changements de priorités.
A cet égard, il a donné pour cette année l’exemple de la pandémie de la Covid19 qui a obligé l’Etat à un inversement de la hiérarchie de ses priorités, notamment avec les dépenses de santé qui sont aujourd’hui prioritaires. Le document remis à la mission par le ministère des finances et du budget, comptabilise une dépense totale de 291 338 984 746 F CFA soit un taux de réalisation de 38 % à deux ans de la fin du programme PAR FATOU NDIAYE

les températures vont avoisiner les 40 degrés dans les prochaines 24 heures, selon l’Anacim

https://www.pressafrik.com “La chaleur persistera sur l’ensemble du territoire, particulièrement sur les régions nord et centre, où les pics de température atteindront 40°C”, annonce l’ANACIM dans ses dernières prévisions contenues dans un bulletin parvenu à l’APS.
Selon les prévisionnistes météo, les prochaines vingt-quatre heures seront également ‘’marquées par un ciel dégagé, sur la quasi-totalité du pays, hormis la zone sud-est où un temps ensoleillé sera noté’’.
Une situation appelée à se généraliser ‘’sur tout le territoire, dans la journée’’ de jeudi.
“Toutefois, en fin d’échéance, des voiles de nuages seront notés sur la zone nord du pays”, indique l’ANACIM.
Elle signale qu’en même temps, la fraîcheur nocturne et matinale sera légèrement ressentie dans le centre et le nord du pays, avec des visibilités ‘’globalement bonnes’’, et des vents d’intensité faible ou modérée.

Paiement préalable 3 mois scolarité:les écoles privées et les parents d’élèves ont trouvé un accord

https://www.pressafrik.com Les écoles privées du Sénégal et les parents d’élèves qui refusaient de payer les mensualités couvrant les 3 mois vacances Covid-19 ont enfin trouvé un terrain d’entente après plusieurs mois de tiraillement. Les deux parties ont signé un protocole d’accord le 22 octobre dernier à l’issu duquel les parents s’engagent à payer les mois d’arriérés de frais de scolarités selon un moratoire fixé par chaque établissement
« Toutes les propositions ont été émises et mises sur la table et nous, nous avons laissé le soin aux établissements privés individuellement de régler le problème avec les associations de parents d’élèves », a expliqué Mamadou Cissé, membre de la Fédération nationale des parents d’élèves qui regroupe le privé laïque, le privé catholique et les écoles franco-arabe.
Le Directeur Diocésain de l’Enseignement Catholique de Dakar (DIDEC), Abbé Georges Guirane Diouf, a informé, pour sa part, que la grande majorité des parents d’élèves ont été satisfaits de la formule de paiement proposée par leurs écoles.
« La formule qui était adoptée c’est quand il paie le mois en cours, le parent peut ajouter par exemple 10.000 F Cfa pour solder les arriérés des mois passés. Ce qui permettra de solder le plus rapidement au courant de l’année cette partie. Beaucoup ont été satisfaits et ont dit qu’ainsi ils ne sentiront pas la difficulté », a-t-il déclaré sur la Rfm.
L’affaire n’est cependant pas totalement résolue. Des plaintes sont pendantes devant la justice. Notamment celle du collectif des parents d’élèves de l’école Dior des Parcelles Assainies. Selon ses membres, « pas de service rendu, pas de dette  et donc pas de paiement ». Ces parents d’élèves ont décidé de garder leurs enfants à la maison.

FASTEF:Les Collectifs des élevés-professeurs réclament leurs indemnités de stage et menacent

https://www.jotaay.net Dans le but de tirer la sonnette d’alarme et fustiger l’attitude des autorités sur les questions liées aux bourses d’accompagnement et à l’obtention des diplômes, les Collectifs des élevés-professeurs (Cepf) de la Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation (Fastef) ont animé une conférence de presse hier, à Dakar. Ces élevés-professeurs n’en peuvent plus du manque de considération dont les autorités, notamment le directeur des Bourses et ses services, font preuve à leur égard.
Les Collectifs des élevés-professeurs de la Fastef (Cepf) de la Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation (Fastef) sont très remontés contre certaines autorité qui ne semblent pas disposées à accorder de l’intérêt à leurs revendications.
«En effet, nul besoin de rappeler que nous avons tenté à maintes reprises de rencontrer le directeur des Bourses qui n’a donné aucune suite à nos tentatives de rencontre. Il est venu le moment de dire que nous avons usé de toutes les méthodes diplomatiques», ont-t-il fustigé dans un communiqué rendu public.

Disant à qui veut les entendre qu’il n’accepteront pas de continuer leurs stages sans bourses et indemnités de stage, ces élevés-professeurs disent avoir subi un tort comme tous ceux qui sont impactés par le Covid-19.

«Puisque le directeur des Bourses a accepté d’accompagner les étudiants de Master 2 des universités, il devrait en faire de même pour les élèves-professeurs de la Fastef qui est aussi une faculté de l’Ucad. Nous sommes obligés de consentir des frais supplémentaires relatifs à nos stages interrompus par le Covid-19»,déplorent-ils.
Poursuivant, les camarades d’Abdou Ciss notent que compte tenu de tout cela, il n’ont pas manqué de faire des suggestions à l’administration de la Fastef pour terminer beaucoup plus tôt leur stages. Mais s’il en est ainsi, estiment-ils,  c’est que «nous étions censés finir notre formation dès le mois de juillet et être affectés comme les élèves-maitres et ceux de l’Ensept».
«Ce qui montre à suffisance que nous avons subi un préjudice pour lequel nous ne sommes en aucun cas responsables», disent-ils, invitant le ministre de l’Éducation nationale et le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, à diligenter l’affaire avec efficacité.
«Nous leurs rappelons que si tout se passait bien, en pareil moment nous parlerions de salaire et non d’accompagnement», ont-ils ajouté, avant de menacer de passer à la vitesse supérieure sous peu, si rien n’est fait. Sidy Djimby NDAO

Le Sénégal invité à impliquer la société civile dans sa stratégie de protection sociale

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré–Pour un meilleur impact à sa stratégie nationale de protection sociale, le Sénégal doit impliquer davantage les Organisations de la société civile (OSC) et des Collectivités territoriales, a recommandé, mardi à Dakar, Amadou Kanouté, Directeur exécutif de l’Institut panafricain de recherche, de formation et d’action pour la citoyenneté, la consommation et le développement en Afrique (Cicodev Afrique).
« Depuis 1960, le Sénégal a mis en place des politiques sociales (…) L’approche considérait les populations comme des bénéficiaires et non des acteurs. Mais la conception et la mise en œuvre de la Stratégie nationale de la protection sociale ont montré l’importance de la participation de la société civile et l’appropriation par les collectivités territoriales de la politique publique de protection sociale, parmi les compétences transférées de la politique de décentralisation », a notamment dit M. Kanouté.
Il s’exprimait en marge du lancement du projet de Renforcement de la société civile pour une protection sociale efficace au Sénégal (Reprosoc).
D’une durée de trois ans et doté d’un budget de 550.000 euros, le Reprosoc est mis en œuvre dans les département de Rufisque (Ouest), Fatick (Centre), Matam (Nord), Kédougou (Est) et Sédhiou Sud. Il est initié par un consortium constitué de Cicodev Afrique, de GRDR-migration-citoyenneté et développement, du Laboratoire de recherche sur les transformations économiques et sociales (LARTES- IFAN) et du Conseil départemental de Rufisque.
De l’avis d’Amadou Kanouté, avec le Reprosoc, « la société civile veut mettre en place, à travers une démarche holistique, un système de veille communautaire sur les programmes de protection sociale, et redynamiser sa plateforme pour faire des recommandations en direction des autorités et autres parties prenantes ».
Pour ce faire, le projet a trois composantes articulées autour de la recherche sur la protection sociale, de la mobilisation des Organisations de la société (OSC) et des parties prenantes, et du plaidoyer.
« Ses trois axes de recherche sont le +benchmarking+ (technique marketing ou de gestion de la qualité) d’évaluation des politiques de protection sociale, l’étude de l’impact des politiques de protection sociale et le financement des politiques de protection sociale », a expliqué le Directeur exécutif de Cicodev Afrique.
Dans son exécution, le projet de Renforcement de la société civile pour une protection sociale efficace au Sénégal s’intéressera également à la Couverture Maladie Universelle (CMU), à la lutte contre la vulnérabilité alimentaire, et au Programme national de Bourses de Sécurité familiale (PNBSF).TE/ard/APA

Au-delà des vaccins, les enjeux financiers Par Abdou DIAW, Journaliste économique

Près d’un an après l’apparition du redoutable virus, des scientifiques ont, en une semaine, gratifié le monde de nouveaux vaccins qui, on l’espère bien, devraient soulager les patients pris dans le piège du coronavirus et les gouvernants aux aguets pour sauver leurs populations et leurs économies. Les multinationales pharmaceutiques se livrent à une véritable course contre-la-montre dans le but de mettre en place le premier vaccin contre la Covid-19. On ne peut que s’en réjouir. L’humanité, dans son entièreté, a souffert des affres de ce virus qui continue de tenir au respect une bonne partie de la planète avec son lot de morts ; les économies peinent à s’accrocher à la locomotive de la relance et l’espoir de voir disparaître ce virus s’effrite du jour au lendemain. Sa vitesse dévastatrice de propagation était telle qu’il fallait mettre les bouchées doubles pour lancer les phases expérimentales en un temps record afin de trouver vite un remède.
Le temps à mettre pour trouver un vaccin a fini par diviser le milieu scientifique. Certains jugent prématurée la trouvaille d’un vaccin. Depuis quelques mois, des industriels pharmaceutiques se sont évertués à trouver une solution à ce virus. Et les dernières nouvelles venues des États-Unis semblent donner des raisons d’espérer. Le 9 novembre dernier, c’est le géant américain Pfizer et son partenaire allemand BioNTech qui annonçaient que leur candidat-vaccin était efficace à plus de 90 %. Quarante-huit heures plus tard, les Russes saisissaient la balle au rebond en annonçant 92 % d’efficacité pour leur vaccin expérimental Spoutnik V. Tel un défi lancé aux autres fabricants, l’autre industriel américain, Moderna, semble ravir la vedette aux deux précédemment cités en affirmant avoir découvert un vaccin efficace à 94%. L’on assiste à une véritable course aux découvertes et à une guerre des chiffres déclenchée par les industriels. Reste maintenant à valider et à homologuer ces vaccins avant leur utilisation pour sauver la planète.
Mais derrière cette valse des chiffres se cachent d’importants enjeux économiques et financiers qui n’ont pas encore livré tous leurs secrets. Nous convenons que la fabrication d’un vaccin nécessite des financements conséquents sur toute la chaîne de valeur. La facture est si salée au point que l’implication des pouvoirs publics devient quasi indispensable. Les projets de coopération développés par les Américains avec certains industriels constituent une illustration. L’on se rappelle la fracassante sortie du directeur général du groupe Sanofi, Paul Hudson, qui déclarait, en mai dernier, en pleine crise sanitaire, que son groupe servirait «en premier» les États-Unis s’il trouvait un vaccin. Cela du fait que ce pays partage le risque des recherches et des investissements injectés. Une sortie qui a mis l’État français dans tous ses états. Avec ce principe, le laboratoire s’inscrit dans une logique de «premiers arrivés sont les mieux servis».
Si l’on se base sur les chiffres du centre de recherche Policy Cures Research publiés en septembre dernier, des investissements publics estimés à 5,4 milliards de dollars ont été décaissés pour soutenir la seule recherche et développement d’un vaccin à l’échelle internationale, dont 2,6 milliards par le gouvernement américain. C’est pour dire que cet exemple est l’arbre qui cache la forêt. Aujourd’hui, toutes les grandes puissances, qu’il s’agisse de la Chine, de l’Europe, bataillent dur pour livrer en premier le vaccin contre la Covid-19. Outre cette étape de production décisive qui s’annonce déjà épicée et rude, la phase de commercialisation risque encore d’être plus coriace au regard de la forte demande qui se pointe à l’horizon et des précommandes des grandes puissances comme les États-Unis. Et l’Afrique dans tout ça ? Certes le pire ne s’est pas produit comme le prévoyaient certains experts fourvoyés dans leurs funestes prédictions, mais notre continent ne doit pas se contenter d’être un simple spectateur.
Que l’on sache que ces vaccins trouvés après moult sacrifices ne seront pas fournis sur un plateau d’argent. Nos États qui ambitionnaient d’en acquérir devront certainement casser leurs tirelires. L’Afrique sera, sans nul doute, un marché juteux pour les firmes pharmaceutiques qui réussiront à mettre en place le premier vaccin validé par les institutions internationales habilitées. À nos Etats de se préparer en conséquence pour ne pas laisser les premières commandes leur passer sous le nez. Les enjeux financiers sont d’autant plus importants autour de la fabrication du vaccin contre la Covid-19 que les annonces faites par les entreprises pharmaceutiques, Pfizer et Moderna, sur l’efficacité de leur vaccin, ont revigoré les marchés (Cac 40, Wall Street) et redonné l’espoir aux investisseurs. En attendant d’avoir un vaccin efficace à 100% (vivement souhaité), les populations devraient garder leur mal en patience. Il faut sauver l’humanité. Pour ce faire, les firmes devront éviter de trop tirer la corde en ne privilégiant pas la recherche de profit sur la commercialisation des vaccins.

AFFLUX DE MIGRANTS AUX CANARIES/ »CAMP DE LA HONTE » « Les gens vivent dans des conditions inhumaines, au milieu des rats »

Libération Sénégal online « L’île de Grande Canarie, petit bout de terre espagnol de 1 500 km2, fait face à un important afflux de migrants, avec plus de 16 000 arrivées depuis le début de l’année, six fois plus qu’en 2019. Des milliers de personnes sont contraintes de dormir dehors au port d’Arguineguin « dans des conditions inhumaines ». Des milliers d’autres sont quant à elles hébergées dans des hôtels de l’île. Reportage.
La maire de Mogan, commune dont dépend le port d’Arguineguin à Grande Canarie, enchaîne les interviews en cette matinée de novembre. Autour d’Onalia Bueno, les journalistes attendent leur tour. Il faut dire que le petit port est devenu le nouveau symbole d’une crise migratoire, que les Canaries peinent à gérer seuls. En témoignent les mots de l’édile.
« On est débordés, la situation devient ingérable », répète inlassablement la maire, les yeux rivés vers ce qu’elle désigne elle-même comme le « camp de la honte ». Derrière l’édile, près de 2 000 migrants s’entassent depuis des semaines le long de la jetée. Les images de l’intérieur du camp sont rares, les journalistes n’ont pas le droit d’y accéder, des policiers empêchent nerveusement toute entrée.

«Les gens vivent au milieu des rats »

Selon Onalia Bueno, qui a visité plusieurs fois les lieux, « les gens vivent dans des conditions inhumaines, au milieu des rats ». Les migrants, dont certains sont maintenus au port depuis quatre ou cinq semaines, ont interdiction de quitter le site. Ils dorment à même le sol, sans affaires de rechange. Les douches, peu nombreuses, ne leur permettent pas de se laver quotidiennement. Sur une vidéo que s’est procurée InfoMigrants, on peut voir des jeunes hommes allongés par terre, collés les uns aux autres, sous un soleil de plomb en plein mois de novembre. « On les traite comme des marchandises, et non comme des êtres humains », déplore Onalia Bueno. « Ces gens n’ont pas commis de crime mais on les considère comme des criminels », renchérit le juge du seul centre de rétention de l’île, Arcadio Diaz Tejera, rencontré la veille au tribunal de Las Palmas, la capitale de Grande Canarie.
Ce camp a été monté à la hâte cet été pour faire face aux arrivées massives que connait l’île cette année. Initialement prévu pour prendre en charge 400 personnes afin de prodiguer les premiers soins et l’identification des nouveaux arrivants, il n’a cessé de grossir. Ces deux derniers mois, pas moins de 8 000 personnes ont débarqué dans l’archipel espagnol, la majorité à Grande Canarie. Au total depuis le début de l’année, 16 000 migrants sont arrivés aux Canaries, contre 2 698 en 2019.
En théorie, quand un migrant débarque dans le petit archipel, il est supposé passer 72 heures dans les bureaux de la police. Il y décline alors son identité, donne ses empreintes et passe devant un juge qui ordonne ou non son expulsion. Ensuite, il est libéré et accueilli dans un centre ou transféré dans un centre de rétention. Les migrants ne devraient donc pas passer plus de trois jours au port d’Arguineguin. « Ce qui se passe sur la jetée est totalement illégal », assure Arcadio Diaz Tejera.
182 personnes, dont une majorité de Sénégalais, expulsées depuis le début de l’année
Mais Grande Canarie n’arrive plus à faire face. En plus des migrants confinés dans le port, il y a ceux qui sont pris en charge dans la ville, ceux qui arrivent quotidiennement et ceux qui auraient dû être renvoyés. Et la fermeture actuelle des frontières, due à la crise sanitaire, complique tout. Elle empêche notamment les renvois vers les pays de départ, principalement le Maroc, le Sénégal. Des accords avec ces Etats permettent normalement de renvoyer ces migrants rapidement. Or, depuis le début de l’année, seules 182 personnes ont été expulsées vers leur pays d’origine, dont une majorité de Sénégalais. Face à l’impossibilité de mettre en place des renvois, le centre de rétention n’accepte plus de nouveaux arrivants.
Dans un tel contexte, le manque de réaction des autorités espagnoles crispe les humanitaires et les acteurs politiques de l’archipel, qui demandent des transferts vers la péninsule espagnole et l’ouverture de centres d’accueil. Le gouvernement a annoncé la construction prochaine d’un camp militaire à proximité de Las Palmas pouvant accueillir 200 personnes, mais pour l’heure aucun migrant n’y a encore été transféré.
« On peut vider le port en quelques heures, pourquoi cela n’a toujours pas été fait ? », s’interroge Arcadio Diaz Tejera. « En 2006 [lors de la « crise des cayucos « , plus de 31 000 personnes avaient débarqué aux Canaries, NDLR], on a réussi à gérer, pourquoi pas aujourd’hui ? », se demande à son tour la maire Onalia Bueno. « C’est la première fois qu’on voit ça ici. C’est indigne de l’Espagne, et de l’Europe », continue-t-elle.

« La vie ou la mort »

Pour pallier le plus urgent, les Canaries ont donc improvisé. Des hôtels, vidés de leurs touristes en raison des restrictions de voyage à cause de la crise sanitaire, hébergent environ 5 000 personnes, épaulés par la Croix-Rouge. A Puerto Rico, dans le sud de Grande Canarie, il n’est pas rare de voir des groupes de migrants se baigner à côté des quelques touristes présents dans la station balnéaire.
Ibrahim et Habib, eux discutent sur un ponton, au-dessus de la plage. Originaire de Gambie, Ibrahim a quitté son pays pour « aider sa famille ». Monté à bord d’une pirogue depuis le Sénégal, il a passé neuf jours dans l’Océan atlantique. « Je n’ai pas mangé ni bu pendant quatre jours », dit avec légèreté le jeune homme de 17 ans, coiffé d’un chignon sur la tête et d’une petite tresse le long du visage. Ibrahim raconte qu’il a été hospitalisé 20 jours à son arrivée aux Canaries car il souffrait de déshydratation et de malnutrition. « J’ai été bien accueilli ici », assure celui qui souhaite rejoindre des membres de sa famille en Angleterre.
Un peu plus loin, Sadio regarde les photos de ses proches dans son téléphone, seul face à la mer. Le jeune Malien de 19 ans rêve de devenir footballeur. Il explique timidement que le voyage vers les Canaries a été long et fatiguant. « C’était la vie ou la mort », raconte Sadio qui espère être rapidement transféré vers le continent et s’installer à Barcelone, où vit une de ses sœurs.
Ce Malien est hébergé depuis deux mois au Hollywood club puerto calma, avec des centaines d’autres personnes. Le gérant de l’hôtel originaire d’Angleterre, Calvin Lucock, tente de prendre soin de ces gens « qui ont tout quitté dans l’espoir d’une vie meilleure ».Leslie CarreteroEnvoyée spéciale sur l’île Grande Canarie(Infos migrants)

Maladie dermique à Thiaroye:le bilan passe de 82 à 200 pêcheurs infectés, le Gouverneur annonce un comité de crise

https://www.pressafrik.com Les populations de Thiaroye-sur-mer, une localité de la banlieue dakaroise ont rapporté dans les 48 heures l’apparition d’une maladie dermique qui n’apparait que sur les pêcheurs revenus de haute mer. Cette maladie de type dermatologique se manifeste par des boutons sur le visage, aux bras, sur les lèvres, sur les parties intimes, ainsi que par des yeux larmoyant.
Pour le moment, aucun de rapport de causalité entre cette mystérieuse maladie et l’eau de mer qui serait infectée, n’a été scientifiquement établi par les services sanitaires. Même si certains pêcheurs de la localité accusent un bateau étranger mouillant au large de déverser en mer des produits chimiques.
N’empêche la situation sanitaire de ces pêcheurs de retour d’une campagne en haute mer s’est aggravée. Alors qu’hier mardi, ils étaient  82 patients, ce mercredi 18 novembre 2020, le nombre de personnes infectées avoisine les 200. Créant la saturation du district sanitaire où ils sont admis.
Venu dans le cadre d’un suivi, le Gouverneur de Dakar a annoncé l’installation d’un comité de crise. « Effectivement, nous avons constaté qu’il y a un rush vers les structures de santé entre hier et aujourd’hui. Ils étaient à 82 patients et ce matin plus de 200 pêcheurs sont concernés », explique monsieur Al Hassan Sall.
Une situation qui nécessite une mesure de prise en charge supplémentaire et d’urgente, note l’autorité. Un site de recasement des infectés a été annoncé pour une mieux connaitre l’évolution de la maladie. Des prélèvements ont été effectués sur les patients pour apporter le traitement qui y sied. Les résultats de ces prélèvements sont attendus ce mercredi soir.
Un autre prélèvement, en relation avec la Brigade  maritime et  environnemental aura lieu au niveau de eaux de Thiaroye-sur-Mer.

‘‘Mystérieuse’’ maladie chez les pêcheurs:Le nombre de cas s’allonge…

https://www.dakarmatin.com Le gouverneur de Dakar s’est rendu à Thiaroye sur mer ce mercredi, pour s’enquérir de la situation sur la «mystérieuse» maladie qui sévit ces les pêcheurs. Il a fait le point.
Chez les pêcheurs, c’est la grande inquiétude présentement. En effet, une mystérieuse maladie sévit parmi eux. Beaucoup d’entre eux, qui vont en mer, souffrent de graves dermatoses. Des boutons dont l’origine est encore méconnue envahit leur peau, et même certaines de leurs zones intimes. Au vu de la situation, le gouverneur de la Dakar s’est rendu sur les lieux. La situation a empiré.
«Des jeunes étaient partis pêcher. A leur retour, leur corps présente des dermatoses qui se sont même étendues à leur visage. Le phénomène a augmenté d’hier à aujourd’hui. Hier nuit, la liste qu’on nous avait présentée faisait état de 82 personnes. Aujourd’hui, ce sont plus de 200 personnes. C’est pourquoi nous avons mis en place un comité de crise que je dirigerai moi-même», a indiqué Al Hassan Sall. Il était à Thiaroye sur mer.
Il annonce que les pêcheurs seront pris en charge, des prélèvements seront réalisés pour trouver l’origine du mal et trouver le traitement adéquat.Youssouf SANE

Baisse de l’Indice Synthétique de Fécondité du Sénégal (enquête)

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo–L’Enquête Démographique et de Santé (EDS-continue)-2019 de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), rendue public hier, montre une tendance baissière de l’Indice Synthétique de Fécondité (ISF) au Sénégal.
Les Sénégalais font de moins en moins d’enfants. Une comparaison selon différentes sources, montre en effet que depuis 2005 l’ISF est passé de 5,3 enfants par femme en 2005 à 4,7 en 2019.
Toutefois, relativise le rapport, les taux de fécondité par groupe d’âges augmentent rapidement avec l’âge, passant de 71 ‰ à 15-19 ans pour atteindre un maximum de 228 ‰ à 25-29 ans, et demeurent relativement élevé dans les groupes d’âges 30-34 ans (195 ‰) et 35-39 ans (171 ‰).
Au-delà, fait remarquer l’étude, le niveau de la fécondité décroit assez rapidement pour s’établir à 74 ‰ à 40-44 ans et 21 ‰ à 45-49 ans.

Plus en détail, les données mettent en évidence des différences très nettes de fécondité selon le milieu de résidence et la région.

Les femmes du milieu urbain ont ainsi une fécondité nettement plus faible que celles qui vivent en milieu rural (3,8 enfants par femme contre 5,6 enfants par femme), selon l’Ansd. De même, les résultats par région montrent que le nombre moyen d’enfants par femme est plus élevé dans les régions Centre et Sud qu’au niveau national respectivement 5,4 et 5,3 contre 4,7.
Par ailleurs, soulignent les experts de l’Ansd, la proportion de femmes qui veulent limiter leur descendance augmente rapidement avec le nombre d’enfants vivants : d’environ 1 % chez les femmes sans enfant ou ayant un enfant vivant, elle passe à 3 % chez les femmes ayant deux enfants vivants, à 21 % chez celles en ayant quatre pour atteindre un maximum de 60 % chez les femmes ayant six enfants ou plus.
La proportion de femmes ne désirant plus d’enfants n’a quant à elle pas varié au cours des dernières années, étant de 20 % en 2014 et 19 % en 2018 et 2019.
En outre, l’étude révèle qu’une comparaison avec les enquêtes précédentes montre que la proportion d’adolescentes ayant déjà commencé leur vie procréative a tendance à diminuer depuis une dizaine d’années, passant de 19 % en 2010-11 à 14 % en 2019.

Une mortalité infantile en baisse

L’EDS-continue-2019 s’est également penchée sur la mortalité infantile et juvénile. Et à ce propos, souligne le document, un examen de l’évolution de la mortalité des enfants au cours des 15 dernières années en utilisant les données des différentes enquêtes confirme que, quelle que soit la composante de la mortalité des enfants, les niveaux ont nettement fléchi dans la période après 2005.
Ainsi, précise le rapport, de 61 ‰ selon l’EDS 2005, le taux de mortalité infantile est passé à 39 ‰ à l’EDS-Continue 2015 et à 29 ‰ à l’enquête actuelle. Dans la même période, poursuit-il, la baisse de la mortalité juvénile se continue également : le taux est passé de 64 ‰ à 21 ‰ et à 8 ‰.

Globalement, conclut l’Ansd, la mortalité infanto juvénile est passée de 121 ‰ à 59 ‰ et à 37 ‰.

De façon plus spécifique, l’EDS-Continue 2015 soutient que la mortalité infantile aurait baissé, passant de 48 ‰ dans la période 10-14 ans avant l’enquête à 44 ‰ 5- 9 ans avant l’enquête pour atteindre 29 ‰ dans la période 0-4 ans avant l’enquête. Dans cette période, la mortalité juvénile aurait également baissé, et cela de manière plus importante, (de 29 ‰ à 8 ‰) et la mortalité infanto-juvénile serait passée de 75 ‰ à 37 ‰.
Sur un tout autre point, l’étude de l’Ansd revient sur l’état nutritionnel des enfants. Les résultats montrent que, dans l’ensemble, 8 % des enfants sont émaciés, y compris 1 % sous la forme sévère. Le pourcentage le plus élevé d’enfants atteints de malnutrition aiguë concerne le groupe d’âges 48-59 mois (13 %). Le niveau de malnutrition aiguë est plus élevé dans les régions Nord et Sud (13 % et 11 %).ARD/te/APA

L’Europe veut le poisson du Sénégal mais rejette ses migrants (Greenpeace)

https://www.financialafrik.com Dans un communiqué daté du 18 novembre, l’ONG Greenpeace dénonce l’attitude de l’Europe, qui veut bien du poisson sénégalais mais pas de ses migrants. Et de s’insurger contre le renouvellement de l’accord de pêche entre Dakar et Bruxelles.

Intégral.

On dénombre près de 500 morts et des milliers de rescapés en haute mer parmi les jeunes sénégalais qui, au péril de leur vie, tentent de rejoindre l’Europe ces derniers mois. Une tragédie humaine qui a mobilisé l’attention des médias du monde. Alors que le secteur de la pêche traverse une crise sans précédent, les autorités du Sénégal viennent de renouveler leur accord de pêche avec l’Union Européenne (UE). Quel paradoxe!
Au même moment où l’UE entame le rapatriement des migrants sénégalais, elle continue d’exploiter les ressources halieutiques du pays dont la rareté est en partie la cause du désespoir des milliers de jeunes sénégalais. Greenpeace Afrique demande aux autorités de l’UE et du Sénégal de se pencher sur les vraies causes de ce phénomène afin d’y apporter une solution définitive plutôt que de laisser empirer la situation en signant cet accord.
Selon le communiqué de la délégation de l’Union Européenne à Dakar, ce nouvel accord de pêche permettra à 45 navires européens de pêcher au moins 10 000 tonnes de thon et 1 750 tonnes de merlu noir par an pour une contrepartie financière de 15 millions d’euros (10 milliards FCFA) sur cinq ans. Il est aujourd’hui évident que la mauvaise gestion des ressources halieutiques au Sénégal, les accords signés et les licences de pêche octroyées à des navires étrangers sont en grande partie la cause de la rareté de ces ressources. Le Sénégal et l’UE avaient noué depuis 2014 un accord de pêche sur les pêcheries de thon et de merlus incluant des captures accessoires, lequel accord a été décrié par les organisations professionnelles de la pêche du Sénégal, car ne tenant pas en compte ni du potentiel exploitable, ni de l’état d’exploitation des ressources.
L’évaluation de cet accord, tant au plan technique (quantité de poissons prélevée par les bateaux de l’UE) qu’au plan financier, n’a jamais été partagée avec les organisations professionnelles. Ce qui est contraire aux dispositions réglementaires et autres engagements des Etats qui font de l’implication des acteurs dans les processus décisionnels un élément important de bonne gouvernance des ressources. Les Objectifs de Développement Durable, le Code de la Pêche et la Constitution du Sénégal sont, entre autres, clairs sur la nécessité d’intégrer les acteurs de la pêche dans la prise de décision. Mais la réalité est tout autre.
Greenpeace Afrique demande à l’Etat du Sénégal et à l’Union Européenne de faire une évaluation exhaustive et transparente de l’accord précédent, de procéder à une mise à jour des données scientifiques sur les stocks de poissons et de partager ces informations avec les acteurs de la pêche pour une prise de décision conformément aux engagements pris. Le principe directeur de la signature d’un accord de pêche devrait être basé au moins sur deux points que sont l’état des ressources halieutiques concernées par l’accord et la capacité de la flotte nationale à exploiter ces ressources. Un accord de pêche doit être signé sur la base du surplus de production qui correspond au potentiel halieutique d’un stock que la flottille nationale n’est pas en mesure de pêcher. Un accord de pêche ne peut pas être qualifié de durable en l’absence de surplus de production. L’UE devrait s’assurer que le gouvernement du Sénégal a bien effectué l’évaluation des stocks concernés par cet accord de pêche et qu’il y a effectivement un surplus de production dont la flotte sénégalaise n’est pas en mesure d’exploiter.
Et au-delà de ces aspects techniques, la dimension économique et sociale devrait être prise en compte d’autant plus que le secteur de la pêche traverse une crise sans précédent. C’est seulement dans ces conditions que la transparence et la protection des ressources clamées par les autorités de l’UE et du Sénégal seraient une réalité. Greenpeace Afrique invite l’Etat du Sénégal à geler cet accord de pêche, à faire une évaluation transparente de l’accord précédent, à partager les informations avec les acteurs et à tenir compte de la situation des stocks, de la surcapacité de la flotte nationale et du désespoir des pêcheurs avant de prendre une décision. La logique de marché qui motive l’Union Européenne et les mauvaises décisions des autorités sénégalaises seront lourdes de conséquences non seulement pour les Sénégalais mais aussi pour les Européens, car leurs destins sont étroitement liés.

Émigration clandestine:11 membres d’une même famille périssent en mer

https://www.dakarmatin.com Des pertes en vies humaines sont encore notées sur le chemin de «Barça wala Barsakh». Onze personnes d’une même famille à Tivaouane ont perdu la vie, en voulant rejoindre l’Europe via la mer. Parmi eux, un jeune garçon, M. Guèye, cadet de la famille. Sa mère, A. Guèye, est actuellement inconsolable.
L’information est livrée par l’organisation à but non-lucratif le Village du migrant, qui fait actuellement une tournée de sensibilisation contre l’émigration clandestine.

Émigration irrégulière:L’appel des Évêques aux différents gouvernants pour freiner la vague de départs.

https://www.dakaractu.com L’église catholique s’est prononcée sur les voyages périlleux entrepris ces derniers mois par de jeunes Sénégalais. Et c’est pour compatir et déplorer les morts dans les eaux de centaines de jeunes partis pour de meilleures conditions de vie. ‘’Avec la recrudescence du phénomène de l’émigration irrégulière dans certains de nos pays, entraînant de nombreuses victimes ces dernières semaines, les Évêques compatissent à la douleur des familles éplorées. Ils prient pour les disparus et pour leurs proches. Ils réitèrent leur préoccupation concernant la prise en charge conséquente de la jeunesse africaine’’, ont déclaré, les évêques de la Conférence épiscopale du Sénégal, de la Mauritanie, du Cap-Vert et de Guinée-Bissau.
Lesquels ont tenu, leur Session Ordinaire pour l’année 2020, dans le Diocèse de Nouakchott, en République Islamique de Mauritanie, du 09 au 15 novembre, renseigne un communiqué parvenu à Dakaractu.
Représentant de l’église catholique, il ont estimé que ‘’la situation demeure très critique pour beaucoup de jeunes, malgré les efforts déployés çà et là pour améliorer leur condition sociale et économique. Par conséquent, ils invitent les différents gouvernants à poursuivre les initiatives entreprises pour leur apporter des solutions satisfaisantes’’.
Abordant la question de la sécurité dans nos pays et dans notre sous-région qui disent-ils, les inquiète, les Évêques notent ‘’la montée progressive d’une violence multiforme, due parfois à des idéologies qui prônent l’exclusion et l’intolérance basées sur la religion, l’origine, la culture, l’ethnie ou l’appartenance politique’’. Une situation qui a poussé les hommes d’église à interpeller ‘’les populations à plus d’ouverture, de tolérance, de dialogue ; les autorités, à la vigilance et à la promotion de la justice, de l’équité, de la paix et de la cohésion sociale’’.
Devant la persistance de la pandémie de Covid-19, les Évêques de la Conférence ont aussi invité  »les populations à faire preuve de prudence et de persévérance dans le respect des normes sanitaires édictées par les autorités compétentes. Par ailleurs, ils appellent les gouvernants à tout mettre en œuvre pour préserver la santé et la vie des populations. Par la même occasion, ils exhortent leurs Caritas respectives à continuer le remarquable travail abattu, avec l’appui de leurs partenaires, pour assister les populations les plus vulnérables’’

Emigration clandestine:«les seuls responsables sont les jeunes et leurs familles », selon le Dg de la DER

https://www.pressafrik.com Le Directeur général de la Délégation générale de l’entrepreneuriat ( DER) n’est pas du même avis que ceux qui soutiennent que l’Etat du Sénégal est l’unique responsable du phénomène de l’émigration irrégulière qui a causé la mort en haute mer de centaines de jeunes. Selon Pape Amadou Sarr, « les seuls responsables sont ces jeunes qui décident de partir de manière frauduleuse ».
Le Dg de l’institution chargée de l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER) ne parle pas le même langage que ceux qui tirent sur l’Etat concernant l’émigration irrégulière à travers les « pirogues de la mort ». Situant les responsabilités, Pape Amadou Sarr a pointé un doigt accusateur les jeunes.
« Les gens font le lien entre le départ et le besoin d’emploi. Moi je ne le ferai pas tout simplement, parce qu’il n’y a pas de lien de causalité  entre le départ à l’émigration et la question de l’emploi », a tenu à souligné le Dg de la Der dès l’entame de ses propos. « Cela relève de l’amalgame », a-t-il avancé.
Poursuivant, M. Sarr d’ajouter : « Nous avons décidé d’octroyer  1000 milliards de F Cfa  aux jeunes du Sénégal sur une demande du Chef de l’Etat dans sa dynamique  de création d’emplois ».
Il a appelé à plus de responsabilités des uns et des autres. « Il faut qu’on soit responsable et dire les choses telles qu’elles sont. C’est de la responsabilité des jeunes de partir de façon frauduleuse, d’enfreindre les lois de pays amis, d’aller en Espagne, d’entrer sur un territoire en enfreignant les règles élémentaires de respect des frontières  et que ces personnes, une fois sur place, sont arrêtées menottées, mises dans des conditions difficiles et rapatriées. C’est de leurs responsabilités et de la responsabilité de leurs familles », dixit le Dg de la Der.
M. Sarr a précisé que « l’émigration clandestine est un phénomène naturel que nul ne peut combattre ». Il se prononçait en marge du lancement de la semaine de l’entrepreneuriat co-organisée entre la DER et Jokkolabs, une organisation indépendante à but non lucratif qui s’active dans l’entrepreneuriat.

 IMMIGRATION CLANDESTINE : Vivement le réveil des consciences endormies Par ABDOU KHADRE GAYE

Quand je vois tous ces jeunes et ces enfants traverser la Méditerranée dans des embarcations de fortune et s’y noyer, tel un troupeau de gnou en migration, un sentiment de tristesse, de honte et de peur envahit mon cœur. De culpabilité aussi. Car nous sommes tous coupables, les gouvernants plus que tous les autres. Et il me vient à l’esprit deux images.
D’abord celle de ce pont tranchant et remuant qui mène au paradis avec l’enfer en dessous que les humains doivent traverser au jour du jugement dernier pour leur salut. D’aucuns pensent que ce pont est le symbole de ce bas monde  avec ses écueils et difficultés. Quoi qu’il en soit, face au spectacle de cette foule fuyant l’Afrique pour l’Europe et dont le plus grand nombre se retrouve au fond de l’océan, je pense à ce pont de l’au-delà. Parce que, semble-t-il, dans l’imaginaire de ces immigrants clandestins, l’Afrique, c’est l’enfer (celui de l’espoir perdu ajouterait l’autre) et l’Occident, le paradis. Et on ne saurait les convaincre du contraire.
Car ils sont pauvres et sont fatigués de suer pour rien, d’être compté pour rien, de vivre pour rien dans un monde qui ne sait plus apprécier que la possession matérielle et la brillance de l’or. Elles seules, de nos jours, confèrent de la valeur. Ensuite me vient l’image de cet esclave qu’on a traqué, enchainé et jeté dans la cale d’un navire pour l’emmener de force de l’autre côté de la mer où, à cause de ses tentatives d’évasion répétées, il s’est fait couper la jambe avant de se laisser mourir. Aujourd’hui, hélas, comble de paradoxe, ce sont les jeunesses africaines qui prennent d’assaut l’Occident qui se barricade et les abandonne à la mer.
Mais, il ne s’agit pas de suicide. Loin de là. Car celui qui se suicide cherche la mort. Or ces jeunes cherchent un avenir. Ils veulent se sentir et être senti. Il ne s’agit pas de folie non plus. Je ne crois pas. Peut-être de désespoir ? Je ne sais. Toutefois, pour mieux appréhender le phénomène, rappelons ceci : En vue de traduire l’homme africain noir en esclavage, on a réfuté son appartenance à l’humanité. Cela a duré trois siècles de feu et de sang sur l’Afrique. En vue de le coloniser, on a réfuté sa maturité. Et pendant deux siècles de travaux forcés on a pillé ses trésors, on a labouré sa chair. Et, aujourd’hui encore, après plus d’un demi-siècle d’indépendance, l’Occident s’acharne sur l’Afrique noire comme pour le vider de son sang et l’effacer de la surface de la terre. Et, cependant que s’estompent les appels à la dignité et à la fierté des pères des indépendances, ses dirigeants actuels mollement dénoncent et se défendent sans y croire s’ils ne se prosternent aux pieds du bourreau de leur peuple.
Hélas, on a tellement nié l’homme africain noir que lui-même se nie. On a tellement chanté les louanges de l’homme blanc qu’il veut lui ressembler. Et, de nos jours toujours, à travers les produits culturels et économiques à lui servi, il se nourrit des germes de sa propre négation. Aussi pense-t-il du fond de son cœur brisé et humilié : « Est bon tout ce qui efface mon africanité. Est bien tout ce qui accentue ma ressemblance à l’homme blanc. » Et, tout naturellement, s’exilant de lui-même, il se dépigmente, porte des lentilles de protection, se défrise les cheveux, met des perruques, travestie son accent naturel… Ceux qui en ont les moyens font accoucher leur épouse en Occident pour « sauver leur progéniture de la nationalité africaine »… Car on a fait croire à l’africain noir que Dieu est blanc ; et qu’Il ne parle pas les langues tropicales. On lui a fait croire que le bien est blanc, que le bon est blanc. Que la couleur noire est synonyme de malédiction et de péché. Que ses ancêtres sont trop sombres pour le blanc paradis du bon Dieu et que la demeure éternelle conforme à la couleur de leur peau et de leur terre c’est l’enfer…
Et notre mère l’Afrique, notre terre noire africaine, berceau de l’humanité, du monothéisme, de la science et de la civilisation, comme l’a si bien démontré Cheikh Anta Diop, est devenue un désert économique, intellectuel et spirituel. Vidée de ses entrailles, elle s’est trouvée un horizon hors de ses frontières et a établi ses centres ailleurs. Ainsi, le rêve le plus partagé par ses enfants, qui ont perdu le courage de la petite pauvreté fondatrice des vertus essentielles, c’est partir. Quitter leur peau. Quitter leur terre. Partir… Partir loin du soleil et des baobabs, en des terres de neige blanche où « l’argent se ramasse dans les rues »…
Il faut le rappeler : On n’assujettit pas les peuples impunément. On ne piétine pas les croyances du prochain  impunément. On n’accapare pas le bien qui appartient à autrui impunément. On ne sème pas l’inégalité, l’injustice, l’inimitié et la pauvreté sans en récolter les fruits. Car la sécurité de ton voisin, c’est ta sécurité, sa satisfaction, c’est ta satisfaction, son bien-être, c’est ton bien-être… Aujourd’hui, hélas, l’Occident, à force de piller les peuples, à force de drainer les richesses du monde en elle, se faisant oasis unique dans un désert de pauvreté, est devenu le centre d’accueil de la misère qu’il a créé autour de lui. Environné de vide, il sent sa vulnérabilité. Il sent sa fragilité. Mais il croit encore pouvoir se protéger contre le simoun d’amertume qu’il a semé et se sauver seul par la grâce du veau or. Cependant le désert avance ; l’oasis est menacée. L’enfer risque d’embraser le paradis. Et déjà le grondement souterrain du volcan de la rancœur des peuples et des siècles est audible aux oreilles qui savent entendre…Vivement le réveil des consciences endormies Ecrivain, Président de l’Emad

Loi générale d’accès à l’information:le ministère de la Justice veut en faire une réalité !

https://www.pressafrik.com Le Secrétaire d’Etat auprès du Garde des sceaux chargé de la promotion des Droits humains et de la Bonne gouvernance, Mamadou Saliou Sow, a présidé hier un atelier de partage sur le processus d’adaptation d’une loi générale d’accès à l’information. L’objectif était de finaliser cette loi pour son adoption effective.
Faire d’une réalité la loi générale d’accès à l’information au Sénégal, c’est le vœu du ministère de la Justice. C’est dans ce cadre que des acteurs ont tenu hier un atelier pour examiner les défis à relever, d’identifier les points de convergence et de réaliser des aspirations collectives à faire de l’accès à l’information une réalité. En effet, il s’agit pour le Sénégal de se doter d’une loi régissant l’accès à l’information pour favoriser l’émergence d’une administration moderne et d’un secteur privé performant.
« L’accès àl’information est un droit fondamental reconnu par la Constitution du Sénégal, qui est notre charte fondamentale, mais aussi par les instruments juridiques internationaux ratifiés par le Sénégal. Trois raisons me poussent à dire cela. Premièrement, les citoyens ont besoin d’avoir accès à des informations,puiser des sources pour consolider leur opinion. Deuxièmement, l’accès à l’informationpermet de renforcer, de consolider la démocratie  et  l’état  de  droit.  Troisièmement,  il permet  aussi  aux  citoyens  de  renforcer  la transparence et la participation citoyenne. Il s’y ajoute également le contrôle citoyen, la réduction des comptes, l’efficacité pour une administration de qualité. Donc c’est la raison pour laquelle aujourd’hui le Sénégal a décidé d’accélérer la réforme portant sur la loi de l’accès à l’information. Ce qu’il faut comprendre est que le citoyens aujourd’hui a besoin d’avoir une source officielle pour s’abreuvoir  » a fait s’avoir le Secrétaire d’Etat auprès du Gardes des sceaux chargé de la promotion des droits humains et de la bonne gouvernance, Mamadou Saliou Sow
Le Sénégal, outre la loi d’accès à l’information qui tarde encore à connaitre une application qui la rendrait effective, parait être un bon élève dans d’autres domaines. A en croire les initiateurs de cette rencontre, des grands pas ont été posés pour l’accès à l’information. En 2019, le Sénégal a adhéré au partenariat pour un gouvernement ouvert. Dans ce partenariat, quatre critères fondamentaux ont été établis.
Sur la transparence budgétaire, le Sénégal a eu 4 /4 ; sur la participation citoyenne le Sénégal a encore fait des bonds avec encore une note 4 /4 et 4 /4 sur la déclaration du patrimoine. Pour l’accès à l’information, le Sénégal a eu 2 /4 par cette loi qui était dans le circuit administratif et qui tarde à être adoptée et encore moins votée. « Cette rencontre permet de finaliser cette loi avec l’ensemble des partenaires, notamment avec les administrations publiques et celles des privées ayant une missions de service public notamment les institutions, les organisations de la société civile pour arriver, en tout cas, à faire une loi sur l’accès à l’information qui  nous permettra de respecter  entièrement les critères qui ont été établis » a conclu le représentant du ministre de la Justice.Le Témoin

Présidentielle 2024:Le maire de Grand-Yoff annonce la candidature de Khalifa Sall

https://directnewsinfo.com/ « Khalifa Sall sera notre candidat à la présidentielle du 24 février 2024 ». L’annonce est de Magib Diop, membre des coalitions « Taxawu Dakar » et «  Taxawu Sénégal ».
Selon le par ailleurs maire de la commune de Grand-Yoff, l’ancien maire de Dakar occupe actuellement le terrain avec des visites de proximité pour rester à l’écoute des populations. « Khalifa Sall est libre et il doit se battre sur le terrain ». « En politique, rien ne se donne gratuitement. Tout s’arrache », martèle-t-il

«Fouille» de la gestion de Mimi au Cese- Idy dément formellement

https://www.dakarmatin.com Depuis quelques temps, la presse fait état d’une prétendue chasse aux sorcières au sein du Conseil économique social et environnemental. D’autres vont même jusqu’à parler de « fouilles » dans la gestion de la Présidente sortante du CESE. Il n’en est absolument rien.
« Nous tenons à démentir formellement toutes ces allégations, véhiculées depuis la notification de cessation de service de quelques personnes au niveau du CESE.
Ces propos mal intentionnés dont l’origine est connue de tous, ne visent qu’à jeter le discrédit sur la nouvelle équipe et l’institution. Des allégations qui sont d’autant plus infondées que le nouveau président du CESE n’a même pas encore pris fonction.
La réalité est toute autre » selon le communiqué.
Premièrement, le Président entrant n’a reçu de la part de son prédécesseur aucune information sur les plans administratif et financier, ni document de passation de services détaillés, formels, et signés.
Deuxièmement, le Président entrant a, en conséquence, demandé à ses services d’établir un état des lieux complet qui servira aussi de situation de référence.
Enfin, le Directeur administratif et financier (Daf) a été invité à faire une passation de service. Une demande à laquelle il n’a pas répondu, précise le communiqué.

CESE -Les précisions de la nouvelle équipe:«Idrissa Seck a demandé à ses services d’établir un état des lieux complet qui servira aussi de situation de référence… »

https://www.dakaractu.com La situation de « ni guerre-ni paix » entre l’ex et le désormais Président du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) Idrissa Seck est désormais au centre de toutes les attentions. Une fouille de la gestion de l’ex Présidente Aminata Touré avait même été ébruitée par la presse, mais que vient de nier les proches de Idrissa Seck. Des informations selon eux qui visent simplement à jeter le discrédit sur la nouvelle équipe.
« Depuis quelques temps, la presse fait état d’une prétendue chasse aux sorcières au sein du Conseil économique social et environnemental.  D’autres vont même jusqu’à parler de « fouilles » dans la gestion de la Présidente sortante du CESE. Il n’en est absolument rien.  Nous tenons à démentir formellement toutes ces allégations, véhiculées depuis la notification de cessation de service de quelques personnes au niveau du CESE.  Ces propos mal intentionnés dont l’origine est connue de tous, ne visent qu’à jeter le discrédit sur la nouvelle équipe et l’institution. Des allégations qui sont d’autant plus infondées que le nouveau président du CESE n’a même pas encore pris fonction »,  lit-on sur la note parvenue à notre Rédaction.
La réalité est toute autre, ajoute la meme source. En effet précise-t-elle, le Président entrant, assure la nouvelle équipe, n’a reçu de la part de son prédécesseur aucune information sur les plans administratif et financier, ni document de passation de services détaillés, formels et signés. Idrissa Seck aurait en conséquence, demandé à ses services d’établir un état des lieux complet qui servira aussi de situation de référence. Le Directeur administratif et financier (Daf) enfin révèlent les proches de Idy, a été invité à faire une passation de service. Une demande à laquelle il n’aurait pas répondu, assurent-ils.

FAIRE TAIRE CEUX QUI POSENT LES PROBLÈMES PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, TIDIANE SOW

EXCLUSIF SENEPLUS – A Idrissa Seck maintenant d’adopter la position de l’homme de cour, celui qui contraint son humeur, qui agit et qui parle contre ses sentiments. Il avait échoué avec Wade, victime de son empressement à enterrer le vieux président
Ce remaniement a quelque chose d’irréel. On attendait tous de ce changement tant espéré, des réponses fortes aux cataclysmes de cette terrible année 2020. La Covid-19 avec ses conséquences économiques désastreuses, les troubles sécuritaires à nos portes méritaient bien cela.  Le changement des hommes pour faire face aux défis de demain semblait donc être la préoccupation majeure du moment. Le remaniement qui a eu lieu n’y a pas répondu. Celui proposé à la nation s’est avéré essentiellement politique. Tel l’a voulu le président. Les analystes ont eu tout faux. Idrissa Seck bombardé président du Conseil Economique Social et Environnemental, une fournée de hauts cadres de l‘APR défénestrés du gouvernement. Voilà le menu servi par le maître Macky. Une situation des plus improbables il y a de cela quelques semaines. Des signes avant-coureurs laissaient bien entendre qu’il y avait de la négociation dans l’air. Le long silence d’Idy cachait forcément quelque chose mais de là à rejoindre, lui et ses moussaillons, la mouvance présidentielle personne ne l’ aurait parié ! C’est sûrement à cela que l’on mesure l’adresse politique du président Sall. Bien qu’ingénieur, donc habitué à réfléchir selon les situations, à concevoir et à construire, Macky se comporte différemment en politique. Il adopte des stratégies chères à H. Queuille pour qui la politique ne consiste pas à faire taire les problèmes mais à faire taire ceux qui posent les problèmes. La prise d’Idy dans ses filets est d’autant plus remarquable que toute notre  attention était ailleurs : Idy comme chef de l’opposition semblait être le débat du moment. C’est tout l’art du camouflage exécuté de main de maître.
Le président Sall dame le pion à son maître Wade qui disait prosaiquement que tout homme avait un prix. Macky Sall sait, mieux que tous, trouver le faible de chacun de ses adversaires politiques. C’est ce qui explique qu’il n’a pas son pareil pour faire venir à lui les hommes qu’il veut attirer. Oui les hommes politiques ont leurs faiblesses. Certains ne résistent pas aux honneurs et aux ors de la République, d‘autres sont mûs par l’intérêt qu’ils peuvent trouver dans une transaction, le reste, la plupart au demeurant, sont juste sujets de leur plaisir. Macky connait le vrai caractère d’Idy et sans nul doute, il a su l’attaquer dans sa plus forte passion. Aux indignés de la transhumance d’Idy et qui exhument ses paroles empreintes de conviction, vitupérant contre le camp d’en face, ils devraient tout de même savoir que l’on ne se repaît point de paroles, d’autant plus que la plupart du temps elles ne sont que du vent. Tout, presque tout procède de la tromperie hélas. Idy est pris dans la nasse. Un decret l‘a nommé. Un autre decret  mettra fin à ses fonctions quand le maître le jugera utile. Macky est le maître incontesté du jeu. Il disloquera son parti pour créer un cadre plus ambitieux, intégrant tous les nouveaux venus. Il formera une autre coalition. Tel est le schéma bien huilé de la stratégie du président Sall :  Macky 2012 était devenu caduque après la victoire de 2012, Benno Bokk Yakkar est usé après la victoire de 2019. Il faut un autre attelage pour les futures échéances. C’est ainsi qu’il fera taire ceux qui posent les problèmes. “Ce faisant, il se ménagera un boulevard devant lui pour le troisième mandat, si l’envie lui en prenait.
A Idrissa maintenant d’adopter la position de l’homme de cour, celui qui contraint son humeur, qui agit et qui parle contre ses sentiments. Cela demande d’être adroit, souple et faux. Gageons qu’il saura faire cette fois. Il avait échoué avec Wade, victime de son empressement à enterrer le vieux président. Il devra réussir cette fois avec un président plus jeune. Sa tâche ne sera pas facile.
L’autre énigme de ce remaniement est le départ des grosses pointures de l’APR du gouvernement. De quels péchés d’Israël sont-ils donc coupables ? Mauvaise gestion ? Sûrement pas. D’autres, bien moins vertueux, ont conservé leur portefeuille ministériel. De lorgner vers le fauteuil présidentiel ? Cela semble être le dénominateur commun des mis en cause. Sans que cela puisse constituer un délit, on pencherait pour cette hypothèse. Après avoir interdit aux membres de sa coalition de parler du troisième mandat, voilà maintenant  qu’il est interdit d’y penser… Amadou Ba, Aminata Touré, Makhtar Cissé et Aly Ngouille Ndiaye en ont fait les frais. Ils ont, ou on leur prête à tout le moins, le délit d’avoir des ambitions présidentielles. Leur proximité avec le président avaient sûrement renforcé leurs croyances en leurs capacités individuelles de remplir la fonction. Cette confiance leur aura été fatale. Le président sait tout, le président voit tout et par dessus tout, il a le pouvoir de défaire ce qu’il a fait. Gare à ceux qui l’oublient. Telle est la dure loi de la politique. Le destin de ces bannis ne sera pas le même. Amadou Bâ et Makhtar Cissé rentreraient dans le rang car dans le fond, ce sont de grands commis de l’Etat et  pas des orfèvres  politiciens. Le président les privera à temps utile de leur base électorale de Dakar et de Dagana. Aly Ngouille Ndiaye devra se ressourcer auprès des siens dans son fief de Linguère avant de tenter un come back. Il lui faudra dorénavant ferrer avec les ministres Aly Sallé Diop et Samba Diobène Ka pour les locales à Linguère. Il aura fort à faire. Mimi Touré se rebiffera à coup sûr. Toutefois, elle n’a pas de base. Sa trajectoire à la Cresson ne jouera pas en sa faveur sur le moyen terme. 2024 est encore bien loin. En politique, il ne faut pas être seul et Mimi est bien seule.

Trajectoire croisée, Oumar Sarr passe de la guillotine à la table du prince. Il a su maneuvrer en se désolidarisant des Wade au bon moment. Sa prise reste moins spectaculaire que celle d’Idy, peut être parceque prévisible et en congruence avec ses actes de ces derniers mois. Ce n’était qu’une question de temps.

Quant à nous, observateurs de la vie publique, on a tous été floué. On s’attendait à ce qu’il extirpât de son gouvernement, tous les petits arrogants qui insultaient de leur indifférence et de leurs mauvaises conduites le peuple, au lieu de cela, il les confirme et se débarasse de ses faucons.
Le président a visiblement changé de braquet. A ceux qui raisonnaient dans un contexte donné, [les ravages sanitaires et économiques de la maladie] et prônaient un gouvernement de combat contre les conséquences de la covid, il a changé de contexte, [les locales et les législatives en ligne de mire] rendant caduques les analyses des uns et des autres. Son gouvernement est politique et va se déployer pour gagner les prochaines locales. Les libéraux sont revenus en masse. Ils sont tous là. Il ne manque que le fils du grand Manitou.
En attendant les locales, il faudra venir à bout des problèmes économiques, atténuer les disparités sociales qui se creusent, il faudra faire face aux jeunes qui partent mourir par vagues dans les flots.
Point de “Queuillisme” : L’absence de solutions ne viendra pas à bout des problèmes.
Pas plus que les mauvaises solutions ne les feraient disparaitre du reste. Hélas.
Gémir et exprimer une compassion tardive même sincère ne suffit pas. Il nous faut agir pour qu’ils retrouvent l’espoir. La politique c’est aussi cela : susciter l’espoir et rendre du sens à la vie

Parti Socialiste : la guerre de succession différée

Le calme est revenu dans la maison du Ps. La crise au sommet née de l’exigence de Serigne Mbaye d’organiser un congrès pour choisir le secrétaire général du parti et mettre fin à l’intérim d’Aminata Mbengue Ndiaye est provisoirement enfouie. 
Aminata Mbengue Ndiaye et son rival pour le contrôle de la direction du parti Serigne Mbaye Thiam ont momentanément signé l’armistice. La décrispation est intervenue la semaine dernière, à l’occasion de la rencontre du Mouvement des élèves et étudiants socialistes (Mees) dirigé par Dibocor Faye. En effet, lors de cette réunion, les deux protagonistes se sont retrouvés et ont décidé d’enterrer… momentanément la hache de guerre. Aminata Mbengue Ndiaye a dit qu’il n’existait aucun nuage entre elle et Serigne Mbaye Thiam. Abdoulaye Wilane, Mame Bounana Sall et Alpha Bayla Guèye ainsi que les étudiants socialistes ont plaidé la réconciliation et l’unité du parti. Alpha Bayla Guèye, le coordonnateur de Vision socialiste, qui a fait «un grand plaidoyer», affirme que cette rencontre a apparemment aidé à atténuer la situation. «Elle a aidé à rétablir une certaine sérénité dans la maison. Je pense vraiment que la hache de guerre a été vraiment enterrée», dit-il. «Tout le monde a appelé à l’unité du parti», renchérit Dibocor Faye. Les Sages et les membres de Vision socialiste qui ont été également reçus par la secrétaire générale du parti ont également plaidé l’union sacrée. «Ainsi, cette histoire de congrès, de fin de l’intérim et d’élection du secrétaire général du parti a été rangée dans les tiroirs. Elle est derrière nous» espère un autre responsable socialiste.
Cependant, cette hache peut être déterrée à tout moment. Car les renouvellements des instances du parti et l’organisation d’un congrès pour l’élection du secrétaire général doivent obligatoirement se faire. D’ailleurs, des socialistes et pas des moindres ont lancé une initiative pour l’organisation d’un congrès. La première étape de leur tournée nationale aura lieu à Kaolack ce week-end. «Nous avons constaté aujourd’hui que conformément à l’article 18 du règlement intérieur du Parti socialiste la suppléance voire l’intérim assuré par notre camarade Aminata Mbengue Ndiaye est arrivé à son terme depuis très longtemps. Par voie de conséquence des responsables socialistes à la base et moi avons décidé de mener le combat en provoquant l’organisation d’un congrès qui permettra aux militants socialistes de choisir souverainement et légitimement leur secrétaire général», avait déclaré Abdoulaye Gallo Diao.Charles Gaïky DIENE

Parti Socialiste – Pape Ibrahima Thioub : « Nous réclamons les renouvellements parce que le match est terminé, la prolongation ne peut être plus longue que le temps de 90mn » (ENTRETIEN)

https://www.dakaractu.com Face à l’équipe de Dakaractu/Mbour Pape Ibrahima Thioub n’a pas fait dans la langue de bois. Le responsable socialiste est revenu ici sur les sujets de l’heure que traverse sa formation politique…

Affaire Serigne Mbaye Thiam / Aminata Mbengue Ndiaye.

Le Camarade Serigne Mbaye Thiam incarne l’ambition de toute une génération au niveau du parti socialiste.
Avec ses compétences et son expérience dans la gestion du parti et dans le gouvernement, nous osons espérer qu’il a le meilleur profil et il mérite d’être accompagné pour rendre notre appareil politique plus attractif et plus rayonnant.
Personne n’est plus légitime que lui dans le Parti et Tanor accordait une attention particulière au camarade Serigne Mbaye Thiam.
Il n’est écrit nullement dans nos textes qu’ il faut être secrétaire général d’union régionale pour diriger le Parti ou pour être candidat. Je le dit pour répondre à Cheikh Seck qui pense être plus légitime que les autres et qui tente de mettre en mal le Ministre Serigne Mbaye Thiam et le Président Macky Sall.
Pour rappel, si cela ne dépendait que de lui, le Président ne serait pas élu, parce qu’il a été battu largement dans son département et d’ailleurs c’est Tanor qui l’a sauvé en le mettant sur la liste nationale parce que ses camarades de Mbacké avaient refusé qu’il soit dans la liste départementale.
Tout le monde connaissait la complicité qui existe entre Serigne Mbaye et Tanor,  une confiance exemplaire basée sur le respect.
Ce n’est pas un hasard qu’il soit chargé des élections dans le BBY et occupe des postes  ministériels.  Cela doit nous apprendre beaucoup de choses sur les qualités de l’homme.

Où étaient ces grandes gueules ? 

Serigne Mbaye Thiam est l’homme qu’il nous faut pour diriger le Parti.
Moralement il est bon. Physiquement il est bon. Intellectuellement il est bon.
Tout le monde se rappelle du meeting de Gorgui Ciss alors que Tanor était dans son lit d’hôpital… Cette personne là ne mérite pas notre confiance.
Nous réclamons les renouvellements parce que le match est terminé et la prolongation ne peut pas être plus longue que le temps réglementaire de 90 mn. Depuis 2018, les mandats sont épuisés.
Qu’on démarre avec les coordinations qui ont atteint 65% de vente de cartes. Il n’y a plus de raison d’attendre. Sinon c’est fait exprès pour retarder le processus
Tanor tenait énormément aux renouvellements, donc les finir serait lui rendre hommage. Madame la Présidente, par principe, un intérim n’est pas de longue durée.
Serigne Mbaye reflète l’image d’un Parti Socialiste meilleur amélioré, c’est pourquoi notre engagement avec lui est sans faille  nous serons mobiles et mobilisés pour la bonne cause du PS et ce sera avec Serigne Mbaye Thiam.
Nous savons pourquoi certaines personnes ne veulent pas que les renouvellements se fassent parce que tout simplement ils vont perdre leurs postes, d’autres seront atteints par la limite d’âge. Ils veulent rester jusqu’en 2024 et nous n’accepterons pas celà.

La fragilisation du parti socialiste par l’entrée de Idrissa Seck… 

L’entrée de Rewmi dans l’attelage gouvernemental ne peut pas fragiler le Parti socialiste, mais celà doit nous pousser à revoir notre démarche pour mieux nous positionner au niveau national.

Le parti socialiste dans le département de Mbour… 

Au niveau du département de Mbour, l’enjeu est de taille et nous travaillons pour une Union des Coordinations forte qui repondra aux préoccupations des militants et militantes du parti. Je prie pour le repos de l’âme de ces centaines de jeunes qui ont péri dans l’Océan Atlantique…

CNSR  

http://www.enqueteplus.com Le Conseil national des sages républicains (CNSR) s’est, dans un communiqué, prononcé sur l’actualité nationale. Cette entité du parti au pouvoir s’est, à cet effet, réjoui de l’élargissement de la mouvance présidentielle à toutes les dynamiques du pays. Ceci, rappellent les sages, avec comme perspective le maintien de leur trajectoire vers l’émergence à l’horizon 2035, malgré l’apparition de la Covid-19.
‘’A cet égard, le Conseil national des sages républicains se félicite de l’accueil favorable que la classe politique a réservé à l’appel à l’union sacrée lancé par le président de la République pour l’intérêt de la nation’’, renseigne le document. Le coordonnateur national du conseil, Maham Diallo, et ses compagnons regrettent cependant la résurgence du phénomène de l’émigration irrégulière.
Ils appellent, à ce propos, ‘’les jeunes à se détourner des pirogues de la mort pour le choix lucide et citoyen de la participation à l’édification d’une nation sénégalaise à la croisée des chemins, comme les y invite le chef de l’Etat’’.  Les sages républicains dénoncent, en outre, ‘’les tentatives de récupération à des fins politiques du phénomène de la migration irrégulière par une opposition aux abois et en manque de propositions pertinentes pour la jeunesse sénégalaise’’.

CASTING PRESIDENTIEL, LE GRAND BROUILLARD

https://www.seneplus.com http://www.enqueteplus.com Après le dernier remaniement, certains vantent le génie politique de Macky, d’autres parlent d’un ‘’infanticide’’ contre son parti, alors que plusieurs y voient une utilisation de l’appareil d’Etat pour pêcher des adversaires éprouvés par l’opposition
Profitant du dernier remaniement, Macky Sall a brouillé toutes les pistes qui mènent vers la Présidentielle de 2024. Dans cet épais ‘’brouillard’’ qu’il a créé sur le chemin des futures échéances électorales, certains vantent son génie politique, d’autres parlent d’un ‘’infanticide’’ contre son parti, alors que plusieurs y voient une simple utilisation de l’appareil d’Etat pour pêcher, tels des poissons, quelques adversaires éprouvés par les rigueurs de l’opposition. A quoi il joue ?

Décryptage !

Comme un père qui préfère les enfants des autres à ses propres enfants, Macky Sall dépouille de plus en plus sa famille politique pour gratifier de nouveaux alliés, naguère ses plus grands détracteurs. Pour certains, la nouvelle stratégie dénote, s’il en était encore besoin, tout le génie du successeur de Wade. Pour d’autres, en essayant de jouer au plus malin, le patron de l’Alliance pour la République (APR) est tout simplement en train de creuser sa propre tombe. Et il risque de ne pas voir ses compagnons de la première heure pour lui porter assistance.
A la question de savoir si Idrissa Seck pourrait être le cheval de Troie de Macky pour 2024, Moussa Diaw, enseignant-chercheur à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, semble quasi certain : ‘’Non, non, non ! Vous savez, Macky Sall connait bien Idrissa Seck. Il ne va pas lui livrer le pouvoir, c’est-à-dire livrer son avenir à quelqu’un comme Idrissa Seck, connu pour ses volte-face. On l’a vu dans ses relations avec Wade. Macky, qui est très fin politiquement, ne peut avoir confiance en Idy jusqu’à lui confier le siège. Ce serait un suicide. Il est surtout dans des logiques de calcul politique.’’
Mais où va donc Macky ? La question se pose avec acuité. Mais aucun observateur ne semble avoir de réponse précise. Au lieu de clarifier la situation déjà incertaine, le dernier remaniement l’a rendue encore plus confuse. Le président de la République ayant brouillé toutes les pistes qui mènent vers 2024. Va-t-il se présenter une troisième fois, parrainer un autre candidat ou organiser des élections crédibles et se mettre au-dessus de la mêlée ? Rien n’est moins sûr.
A en croire le journaliste Ibrahima Bakhoum, c’est encore la grande incertitude. ‘’En fait, nous sommes dans le brouillard. Ou bien Macky Sall est candidat et il veut réduire tous ceux qui pourraient gêner cette candidature. Dans ce cas de figure, moins il y aura de figures emblématiques politiques en face, pour dire non à sa prétention, mieux ça ira. S’il peut donc les ramollir, il ne va pas se priver. Ou bien il n’a pas l’intention de se présenter. Dans ce cas aussi, il a besoin d’affaiblir ceux qui pourraient gêner son dauphin qui va peut-être émerger après. Il peut y avoir ce qu’on appelle la surprise du chef’’.
Pour le doyen Bakhoum, même s’il ne se présente pas, Macky Sall pourrait quand même avoir envie -ce qui est légitime et normal – d’avoir un successeur qui lui ressemble et en qui il a confiance pour surveiller ses arrières. ‘’C’est un minimum. Ce quelqu’un peut être n’importe qui. Il tient forcément des profils et il va choisir celui en qui il a confiance. C’est peut-être quelqu’un à qui personne ne pense. Il peut bien y avoir la surprise du chef, comme on dit’’, rigole le doyen.
Pendant que Bakhoum dessine deux voies possibles : se présenter ou se désigner un dauphin, Moussa Diaw, lui, n’en voie qu’une seule, pour le moment. Celle du troisième mandat. ‘’Quand on regarde bien les mesures qu’il prend, dit-il, il est en train d’ouvrir une voie pour le troisième mandat. Même s’il ne le dit pas encore, ses actes le démontrent. Après avoir pris la résolution d’exclure tous ceux qui, dans son camp, lui ont dit qu’il n’a pas droit à un autre mandat, il est en train de tout faire pour affaiblir l’opposition, en cherchant à enrôler certains de ses leaders les plus importants. C’est dans le même cadre que j’inscris également la tentative d’écarter tous ceux qui pouvaient lui faire obstacle de par leurs ambitions’’.
Ce qui est certain, c’est qu’à presque trois ans de la prochaine Présidentielle, aucun profil ne se dégage au sein du parti présidentiel. Pendant que les ténors du parti au pouvoir rasent les murs sur cette question, des jeunes ruent dans les brancards. Membre de la Cojer/Thiès, Amadou Gning s’étonne : ‘’On a le droit de savoir ce que mijote le chef de notre parti. Nous les jeunes, nous ne connaissons que l’APR. Nous n’avons jamais milité dans un autre parti. Si l’APR ne se présente pas, nous serons les premiers à en pâtir. C’est pourquoi nous n’allons pas l’accepter et nous demandons au chef du parti de nous éclairer.’’
Pour lui, une chose est sûre : Macky Sall ne se soucie plus du devenir de l’APR. ‘’Regardez, dit-il, le cas de Thiès. Le parti est totalement décimé avec le départ de Ndèye Tické Ndiaye et la rétrogradation d’Augustin Tine. Thiès n’a plus de ministre, à l’exception de Pape Amadou Ndiaye (nouveau ministre en charge de la Transformation de l’artisanat). Au même moment, il fait venir Yankhoba Diattara et Idrissa Seck qui l’ont toujours combattu’’. A quelles fins ? Le jeune leader ne se fait pas prier pour affirmer ses propres convictions : ‘’Pour moi, l’APR devait aujourd’hui ambitionner de rester au pouvoir au moins jusqu’en 2035. Au lieu de travailler dans cette dynamique, le président est en train de décimer la famille républicaine à Thiès.
A l’échelle nationale, il est en train d’éliminer tous les pères fondateurs. Je ne peux pas comprendre quelle est la logique dans tout ça. Pour moi, il n’y a pas de cohérence et c’est pourquoi j’ai fait une lettre ouverte pour demander des explications’’.

Génie ou suicide ?

Ce ressenti de certains militants de l’Alliance pour la République tranche, en tout cas, d’avec une certaine propension à présenter le président Sall comme un Mitterrand des temps actuels. Loin de trancher le débat, Ibrahima Bakhoum fait dans la nuance. Il se borne à dire, répéter et insister, malgré les relances : ‘’Moi, je dis qu’il a tous les moyens du pouvoir. Il peut en faire ce qu’il veut. Le reste, c’est une question d’élégance républicaine. Je m’en limite là.’’
Pour Amadou Gning, par contre, les choses sont on ne peut plus tranchées. ‘’Il n’y a aucun génie dans ce qu’il est en train de faire. En quoi il y a du génie dans ce qu’il est en train de faire ? En quoi ? Pour moi, il est juste en train de faire des deals et on en n’a pas besoin. Ces gens-là sont juste des affamés qui sont venus pour manger. Ils ne peuvent rien nous apporter. Le président en a profité pour les pêcher comme des poissons. Par-là, il montre également qu’il ne croit pas en son parti. Au contraire, Macky Sall est dans un sommeil profond. Nous lui demandons de se réveiller, pendant qu’il est encore temps.’’
Ainsi, le président de l’APR aurait juste, sans grande difficulté, profité de la longue disette que traversent certains responsables ‘’affamés’’ de l’opposition sénégalaise. Pour sa part, le doyen Bakhoum analyse : ‘’Vous savez, rester dans l’opposition, c’est très dur. Le temps de l’opposition, c’est le temps de la soif, c’est le temps de la sécheresse, c’est le temps de la disette. A un moment donné, les gens ont besoin de s’accrocher à un arbre qui donne des fruits… Pour moi, il y avait juste quelqu’un qui avait besoin de rassembler davantage de gens. D’autres qui avaient besoin de s’accrocher à quelqu’un. Naturellement, ils peuvent facilement trouver des points de convergence.’’
A ceux qui pensent que par ces dernières estocades, Macky Sall a cassé ce qui restait de l’opposition, l’ancien journaliste de l’Agence de presse sénégalaise invite à moins d’euphorie. Déjà, fait-il constater : au Sénégal, l’écrasante majorité de l’électorat n’a pas d’ancrage partisan. ‘’Regardez, dit-il, la coalition Benno Bokk Yaakaar, il y a combien de partis ? Il est difficile d’y voir 50 000 militants, ceux de l’APR y compris. D’ailleurs, en dehors du parti au pouvoir, le reste, c’est presque vide. Le PS, au temps de Tanor, valait au moins quelque chose ; l’AFP moins. Pour les autres, c’est juste de figures politiques historiques. Donc, il ne faut pas se fier aux noms des partis, ni à la personnalité des leaders pour se faire une religion. La réalité électorale peut être nettement différente.’’
Embouchant la même trompette, le politologue Moussa Diaw affirme : ‘’Les choses sont loin d’être jouées. Certes, Macky a réussi un gros coup, en enrôlant certains grands noms de l’opposition, mais le climat social risque de lui être fatal. Parfois, j’ai l’impression que Macky Sall sous-estime l’opposition. Alors que celle-ci a un terreau fertile pour fabriquer un nouveau discours qui accroche. Cette situation que traverse la jeunesse est dangereuse. On parle de près ou plus de 500 morts. Vous vous rendez compte ! Et, paradoxalement, l’Etat ne fait rien jusque-là. Un vide comblé par le khalife général des mourides. C’est extraordinaire. Je pense que l’opposition a là de la matière. Le peuple pourrait être frustré par le fait que la majorité est dans les calculs politiques, alors que les populations sont dans la détresse, dans la désespérance.’’
En tout cas, malgré la moisson du président, le journaliste Bakhoum estime qu’il ne faudrait surtout pas s’appuyer sur ces ralliements pour décréter la mort de l’opposition. ‘’Quand j’entends certains dire que Macky Sall a cassé l’opposition, cela me fait rigoler. Ce n’est pas des oppositions qu’on a cassées. Il y a juste des gens qui étaient partis en élection ensemble pour battre Macky Sall. Ils n’ont pas réussi à le battre, chacun est retourné à ses occupations’’.

Et si Thierno Alassane Sall avait raison ?

Par ailleurs, ce remaniement pourrait masquer bien des surprises. En effet, dans son livre ‘’Le Protocole de l’Elysée’’, paru il y a quelques mois, l’ancien ministre et compagnon de Macky, Thierno Alassane Sall, craignait déjà une union sacrée de ceux qu’il considère comme des criminels financiers autour d’un gouvernement.
Après avoir relaté plusieurs scandales du régime actuel et précédent, il écrit à la page 15 : ‘’Ils sont hantés par la perspective de devoir répondre de leurs actes, car le peuple ne pardonnera jamais. Leur salut réside dans une loi d’amnistie qui effacerait tous les crimes et délits économiques dans une fenêtre de temps qui couvrirait les affaires les concernant. Un dialogue national qui vise à légitimer une telle loi est organisé.’’
A l’instar de l’ancien ministre en charge de l’Energie, d’autres personnalités ont toujours invoqué l’hypothèse de ce remaniement comme finalité du dialogue national. Longtemps en hibernation, les camps de Khalifa Sall et du Parti démocratique sénégalais ne verraient, en tout cas, pas d’un si mauvais œil une loi d’amnistie, seul moyen pour leur permettre de revenir dans la course.
C’est sans doute compte tenu de tous ces éléments que le professeur Moussa Diaw a dit : ‘’Pour le moment, Macky Sall est le seul maitre du jeu. Et s’il décide de présenter sa candidature, il a toutes les chances pour que ça aboutisse. Désormais, il tient aussi Idy dans sa besace, avec la force du décret. Il est le seul maitre du jeu.’’

Les révélations d’Aïda Ndiongue :«Abdoul Mbaye m’avait emprunté 500 millions… »

https://www.xibaaru.sn Aïda Ndiongue, invitée de l’émission « D’Clique » sur la Tfm a fait de grave sur l’ancien premier ministre Abdoul Mbaye. La politicienne a révélé qu’Abdoul Mbaye lui avait emprunté 500 millions pour l’achat d’un immeuble. Ecoutez…

L’Act répond à Aida Ndiongue et recadre les journalistes…

La cellule de communication du parti ACT a pris connaissance du contenu de l’émission de la TFM et des propos de leur invitée Aïda Ndiongue dans la nuit du 17 novembre 2020.
Elle regrette cette tribune offerte à un personnage qui a tenu des propos mensongers sur le Président Abdoul Mbaye sans aucune preuve présentée ou réclamée par les journalistes présents.
Bien évidemment seuls certains esprits faibles et malintentionnés pourraient croire à une demande de prêt personnel formulée au téléphone par un directeur général de banque, adressée à une cliente.
En outre en 2007-2008, période indiquée par cette femme de l’entretien téléphoniste, Abdoul Mbaye venait d’encaisser le produit des ventes de ses actions à la BST et n’avait donc que faire d’un prêt de 500 millions fcfa en argent sale. Il est peut être important de rappeler qu’il a à cette occasion payé plusieurs centaines de millions de fcfa d’impôts.
Par contre ces mêmes journalistes peuvent aller à la recherche d’un marché public de 5 milliards fcfa accordé en 2011 à une sarl au capital de 1 million fcfa, dont le règlement a été approuvé au cours d’une période suspecte, soit entre les 2 tours de l’élection présidentielle de 2012. Ledit marché portait achat de produits phytosanitaires détaillés en natures et en quantités devant être réceptionnés par le Service d’hygiène du Ministère de la santé. Ces mêmes journalistes peuvent toujours faire l’effort de retrouver la facture concernée à moins que Madame Aida Ndiongue ne la leur remette elle-même. Ils pourront alors comparer les prix de la facturation et ceux du marché afin d’apprécier si oui ou non il y a eu montage d’une opération mafieuse aux dépends du peuple sénégalais.
Poursuivant leur travail d’investigation, ils pourront sans doute aussi identifier le nombre de marchés ainsi créés et payés au fil des ans au profit de l’un des principaux ennemis de la République sénégalaise par son goût immodéré de l’argent. Il serait d’ailleurs temps que le fisc s’intéresse à l’origine de sa fortune et à sa justification.  C’était d’ailleurs l’une des options envisagées par l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye pour sanctionner les pilleurs des caisses publiques, lui qui n’a jamais été partisan de la CREI en premier recours.Dakar, le 18 Novembre 2020.La cellule communication de l’ACT

Yankhoba DIATTARA  sort le « riti » pour Macky : « il a vraiment investi énormément de moyens… »

http://www.walf-groupe.com Le nouveau ministre de l’Economie numérique et des Télécommunications a très vite pris ses marques.
En effet pour sa première sortie, le premier vice-président du Conseil départemental de Thiès et membre de Rewmi a effectué une visite à l’Agence de l’Informatique de l’Etat (ADIE) « pour une prise de contact suivi d’une séance de travail ». Visite durant laquelle, le poulain d’Idrissa SECK n’a pas tari d’éloges sur le président qui, selon lui, est très ancré dans le numérique et veut en faire un vecteur de développement pour les jeunes qui sont confrontés à l’émigration clandestine et au manque d’emplois.
« Je salue l’engagement du président de la République de faire du numérique un secteur porteur de développement. Aujourd’hui, le président de la République a vraiment investi énormément de moyens dans le secteur du numérique. C’est l’occasion de saluer son engagement personnel et également sa détermination de faire de l’économie numérique une réalité dans ce pays. Le président accorde une grande importance au numérique. La jeunesse peut tirer profit au maximum de ce secteur innovant. En tout cas dans les semaines à venir vous allez voir toutes dispositions prises par le président de la République pour accompagner notre jeunesse », affirme-t-il

Affaire des produits phytosanitaires portant sur 5 milliards:Aida Ndiongue, Aziz Diop et Cie renvoyés en jugement  

https://actusen.sn L’affaire des produits phytosanitaires portant sur 5 milliards de F Cfa et dans laquelle Aïda Ndiongue avait obtenu un non-lieu prononcé par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), est loin de connaitre son épilogue.
Selon Les Echos, dans une ordonnance rendue le 12 novembre dernier, le juge a renvoyé l’ex- sénatrice libérale en correctionnelle pour tentative d’escroquerie portant sur les deniers publics et complicité de faux et usage de faux en écriture privée.
En sus, le magistrat instructeur a renvoyé Abdoul Aziz Diop, qui était le directeur de Cabinet du ministre de l’Habitat, Oumar et coordonnateur du projet Plan Jaxaay, Serigne Ly, ancien coordonnateur du Plan, Ibrahima Diallo, ancien Dg de la Sde et Ndiaga Fall, homme d’affaires.

comment Macky Sall a mis l’opposition échec et mat

JEUNE AFRIQUE –Alors qu’il fêtera bientôt le neuvième anniversaire de son accession au pouvoir, Macky Sall a fait « transhumer », les unes derrière les autres, les principales figures de l’opposition. Mais pourrait-il être menacé demain par son propre camp ?
« On peut toujours cannibaliser les responsables de l’opposition, mais l’on ne saurait cannibaliser l’opinion. Dans un pays où 70 % de la population a moins de 35 ans, la stratégie de Macky Sall est illusoire car d’autres leaders politiques émergeront face à lui. »
Cette analyse cinglante du récent remaniement n’émane pas d’un des rares rescapés d’une opposition sénégalaise aujourd’hui réduite comme peau de chagrin. Son auteur fait partie des compagnons de route qui ont rejoint Macky Sall à l’époque où l’ancien Premier ministre d’Abdoulaye Wade s’est lancé à la conquête du pouvoir, en fondant l’Alliance pour la République (APR). Et notre source, amère, de poursuivre : « Dans une démocratie saine, il y a une majorité et une opposition. Veut-on en revenir à l’époque du parti unique ? »
Dans les rangs « apéristes », même si on ne l’exprime qu’à mots couverts, la surprise le dispute à l’incompréhension. Le 28 octobre, Macky Sall a mis fin par décret aux fonctions des membres de son gouvernement et de la présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Quatre jours de spéculations plus tard, il abattait ses cartes : tandis que plusieurs (ex-)opposants se taillent la part du lion dans le nouveau dispositif, la garde rapprochée du chef de l’État est quant à elle priée de faire ses valises.
Exit les fidèles de la première heure que sont Mahammed Boun Abdallah Dionne (secrétaire général de la présidence et ancien Premier ministre), Amadou Ba (Affaires étrangères), Aly Ngouille Ndiaye (Intérieur), Mouhamadou Makhtar Cissé (Pétrole et Énergie), Oumar Youm (Infrastructures, Transports terrestres et Désenclavement) ou Aminata Touré (CESE)
En sens inverse, trois poids lourds de l’opposition font leur entrée dans la mouvance présidentielle. Longtemps considérée comme une dissidente au sein du Parti socialiste (PS), car hostile à l’allégeance de sa formation – qui finira par l’exclure en décembre 2017 – à la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar (BBY), l’avocate Aïssata Tall Sall avait certes rejoint le camp au pouvoir à la veille de la dernière présidentielle. Mais elle hérite aujourd’hui du prestigieux ministère des Affaires étrangères, ce qui est vu par certains comme une prime de ralliement cher payée
Oumar Sarr, qui fut pendant sept ans le numéro deux du Parti démocratique sénégalais (PDS), toujours dirigé par Abdoulaye Wade, n’avait pas ménagé ses critiques contre le régime. En rupture de ban avec son ancien parti, il siégera désormais à la table du conseil des ministres en tant que ministre des Mines et de la Géologie.
Quant à Idrissa Seck, l’éternel frère ennemi de Macky Sall depuis leur compagnonnage au sein du PDS, qu’il semble loin le temps où il défiait le chef de l’État à la présidentielle de 2019 à la tête d’une coalition de l’opposition ! Le voici président du CESE en lieu et place d’Aminata Touré, autrement dit quatrième personnage de l’État dans l’ordre protocolaire. En prime, deux cadres de Rewmi, son parti, intègrent eux aussi le gouvernement.

 Main tendue

« La stratégie de Macky Sall consiste à écarter les ambitieux au sein de sa propre famille et de rallier à lui les ambitieux qui gravitent en dehors », analyse le politologue Cheikh Oumar Diallo, longtemps conseiller d’Abdoulaye Wade, qui a côtoyé aussi bien Macky Sall qu’Idrissa Seck.
Il est vrai que, pour le chef de l’État, sa réélection en 2019 a entraîné un changement de paradigme dans une stratégie jusque-là éprouvée : d’un côté, consolider sa coalition, mise sur pieds en 2012, qui lui garantissait depuis lors une majorité à chaque scrutin ; de l’autre, amenuiser sans relâche l’opposition en tendant la main à ses cadres. Mais désormais, c’est dans son propre camp que Macky Sall sent poindre la menace.
Car en dehors d’une poignée d’apparatchiks qui militent maladroitement pour un troisième mandat de leur « patron », certains poids lourds de sa majorité redoublent d’ambition pour lui succéder en 2024. Un scénario que le chef de l’État, bien décidé à interpréter le premier rôle jusqu’au terme de son mandat, entend canaliser, quitte à couper des têtes parmi son premier cercle.
C’est pourquoi, depuis son second sacre, Macky Sall n’a d’yeux que pour ses détracteurs. Boubacar Camara est de ceux-là. En 2019, il fait partie des 27 candidats dont le dossier est invalidé par le Conseil constitutionnel. Il décide alors de soutenir Ousmane Sonko (Pastef/Les Patriotes), ancien inspecteur des impôts et opposant virulent à Macky Sall.
« J’ai rencontré le chef de l’État le 11 octobre, confirme-t-il à Jeune Afrique. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que je suis approché par le camp présidentiel. »
Peu après cette rencontre, Boubacar Camara annonce à Ousmane Sonko que son parti Tabax quitte la coalition Jotna, dans laquelle leurs deux mouvements s’étaient associés. Mais il est catégorique : « Macky Sall sait que je ne partage pas son programme et que je compte rester dans l’opposition. Il ne m’a donc fait aucune proposition concrète. »

 Un Kasparov en politique

MACKY DÉPLACE AINSI SES PIÈCES SUR L’ÉCHIQUIER POLITIQUE DEPUIS 2012… EN S’EFFORÇANT D’AVOIR TOUJOURS UN COUP D’AVANCE
Comme nombre d’observateurs, Boubacar Camara devine que le président a le regard rivé sur les deux ultimes échéances électorales de son second mandat : les élections locales, sans cesse repoussées depuis 2019 et qui pourraient se tenir courant 2021, et surtout les législatives de 2022 qui, en cas de défaite de son camp, feraient de lui un figurant pendant deux longues années, dans le cadre d’une cohabitation encore inédite au Sénégal
« Sa stratégie consiste à rallier le maximum de partis d’opposition dans l’optique de cette double échéance. Une victoire lui permettrait de se maintenir au pouvoir même après son départ, puisque le président de la République ne peut plus dissoudre l’Assemblée. La majorité parlementaire élue en 2022 sera donc là pour cinq ans », poursuit Boubacar Camara.
Tel un grand maître des échecs, Macky Sall connaît ses classiques : les ouvertures, lorsqu’il joue avec les blancs ; les multiples systèmes de défense, quand c’est son adversaire qui entame la partie ; et, bien sûr, les variantes du gambit, qui consiste à sacrifier un pion en début de partie pour remporter un avantage ultérieur.
Tel Garry Kasparov, qui domina la discipline pendant quinze années, Macky déplace ainsi ses pièces sur l’échiquier politique depuis 2012… en s’efforçant d’avoir toujours un coup d’avance sur ceux qui pourraient contrarier ses plans.
En avril 2015, en tournée dans le centre du pays, il dévoilait à la presse nationale un pan entier de sa stratégie à la faveur d’une longue conférence de presse.
« La logique politique voudrait que nous gardions notre majorité et que nous l’élargissions. Si on va aux élections, on gagne au premier tour : c’est ça la logique », assénait le chef de l’État, qui récusait le terme usuel au Sénégal pour qualifier le ralliement au pouvoir de leaders de l’opposition.
« La transhumance est un terme péjoratif qui ne devrait jamais être utilisé en politique », indiquait-il, lui préférant celui de « liberté ». « Nous avons tous la liberté d’aller et de venir, pourquoi voulez-vous enfermer des acteurs politiques – hommes ou femmes – dans un cadre quand celui-ci n’est plus un cadre d’épanouissement ? », interrogeait-il, faussement candide.
Pour conclure son propos, Macky Sall résumait la raison d’être son parti, l’APR, et de la coalition présidentielle BBY par une devise qui, cinq ans et demi plus tard, résonne comme une prédiction devenue réalité : « Leur rôle, c’est de tout faire pour réduire l’opposition à sa plus simple expression. »

 Grand ménage

À l’époque de ce discours, sa principale préoccupation est de s’assurer l’allégeance durable de ses alliés de la première heure. Car au PS comme à l’Alliance des forces de progrès (AFP), des dissidents s’efforcent de reprendre la main sur les « tauliers » que sont un Ousmane Tanor Dieng et un Moustapha Niasse, accusés d’avoir sacrifié l’intérêt de leur parti par opportunisme. « Comment Tanor peut-il maintenir le même train de vie alors que le PS traverse des difficultés financières ? », glisse alors à JA un cadre socialiste.
Au Sénégal, l’interrogation est récurrente : de quels subsides occultes bénéficient depuis 2012 les partis ralliés à BBY ? « Nos mœurs politiques sont ainsi faites : les partis ont besoin de ressources financières pour maintenir leur base », résume aujourd’hui notre cadre déçu de l’APR.
Moustapha Niasse, qui occupe le perchoir de l’Assemblée nationale depuis 2012, fait alors un geste supplémentaire pour démontrer sa loyauté à Macky Sall. Il décrète qu’aucun candidat du parti ne sera toléré lors de la prochaine présidentielle.
Malick Gakou, le numéro deux de l’AFP, ne voit pas les choses ainsi, de même que certains membres des mouvements de jeunesse. En mars 2015, ces frondeurs sont tous exclus sans ménagement, et Gakou s’en va créer son propre parti, qui rejoindra l’opposition.
Au PS, le grand ménage prendra trois années de plus mais le résultat sera le même : en décembre 2017, Khalifa Sall (maire de la capitale demeuré en marge de BBY), Aïssata Tall Sall, Barthélémy Dias (maire d’une commune de Dakar) et une soixantaine d’autres militants considérés comme dissidents seront exclus du parti dirigé par Ousmane Tanor Dieng, entre-temps nommé à la tête d’une institution fraîchement créée – spécialement pour lui, insinuent certains : le Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT).
Parmi les mouvements composant Benno Bokk Yakaar, plus aucune tête ne dépasse. Macky Sall peut donc se consacrer sereinement au démantèlement de l’opposition.

 Ralliements en série

À ce jeu-là, il s’appuiera sur un allié inattendu, pourtant devenu un adversaire irréductible : son ancien mentor en politique, Abdoulaye Wade, qui l’avait mis au ban sans ménagement en 2008
Au lieu de goûter une retraite bien méritée, Wade père s’est en effet refusé à quitter l’arène politique, ressortant son costume d’éternel opposant.
Depuis 2012, il rechigne à laisser une nouvelle génération lui succéder à la tête du PDS, ce qui a déjà causé le départ de deux de ses lieutenants, Pape Diop et Abdoulaye Baldé, partis fonder dès 2012 leur propre parti. Mais depuis la condamnation de Karim Wade pour enrichissement illicite, en mars 2015, « Gorgui » n’a plus qu’une obsession : ériger son fils au rang de « prisonnier politique » et l’imposer comme candidat du PDS à la prochaine présidentielle – sans ignorer que sa condamnation à six  années de prison rendra le scénario improbable
Au PDS, ainsi placé dans l’impasse par la détention puis par l’interminable exil au Qatar de l’intéressé, le diktat du « Karim ou rien ! » provoquera une réaction en chaîne qui laisse aujourd’hui le parti exsangue. L’un après l’autre, les principaux cadres de l’ère Wade finissent par quitter le navire avant d’accepter la main tendue par Macky, leur ancien « frère » libéral. Souleymane Ndéné Ndiaye (ancien Premier ministre), Modou Diagne Fada (ancien président du groupe parlementaire), Aïda Ndiongue (ancienne sénatrice), Oumar Sarr (ancien numéro deux du parti)… Tous atterrissent successivement dans la mouvance présidentielle.
De leur côté, les trublions issus du PS sont soit recyclés au sein de BBY (comme Aïssata Tall Sall ou Malick Noël Seck), soit neutralisés (comme Khalifa Sall, condamné dans une affaire financière, gracié après deux années et demie de prison, mais déchu de son mandat de maire et de député). Malick Gakou, lui, est fortement pressenti pour devenir prochainement ministre d’État sans portefeuille. Quant à Idrissa Seck, le plus silencieux des opposants avant comme après la présidentielle de 2019, il a fini par réintégrer le giron présidentiel (qu’il avait quitté en 2013) au nom du « développement du Sénégal », prétextant la crise découlant de la pandémie de Covid-19. Les jeux sont ouverts quant à savoir s’il en sortira gagnant ou y perdra son caftan.

 Dix Petits nègres

Dans cette interminable partie d’échecs, la stratégie de Macky Sall reste indéchiffrable. Certaines pièces de son adversaire ont été capturées, d’autres neutralisées, d’autres encore isolées – comme Ousmane Sonko, qui se retrouve bien seul dans une opposition où le PDS d’Abdoulaye Wade est devenu inaudible. Plus que jamais, le paysage offert par l’opposition sénégalaise ressemble aux Dix Petits nègres d’Agatha Christie, dans une version heureusement moins morbide. L’un après l’autre, les détracteurs de Macky-Kasparov s’en vont rejoindre le camp au pouvoir,
Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un… puis plus aucun ?
Mais aux échecs, comme dans toute compétition, un retournement inattendu n’est jamais exclu.
« Macky Sall a tort de se séparer prématurément de ses véritables alliés. Par un jeu de balancier, il risque de les retrouver un jour face à lui », avertit l’un de ses proches, peu convaincu par son récent remaniement. Depuis plusieurs mois déjà, son ancien Premier ministre Abdoul Mbaye et son ancien ministre de l’Énergie Thierno Alassane Sall multiplient contre lui des critiques acerbes.
Sèchement limogée du CESE, Aminata Touré, qui n’a pas prononcé le nom du chef de l’État lors de son discours de départ de l’institution, annonce quant à elle qu’elle « ne compte pas abandonner la politique », ce qui pourrait bien être le cas d’autres ministres limogés en octobre.
Alors, après avoir « réduit l’opposition à sa plus simple expression », Macky Sall doit-il se préparer désormais à croiser le fer avec ceux qui furent ses plus fidèles alliés ?

Guy M. Sagna à Serigne Bass A. Khadre : “Comment vous dire que vous vous êtes trompé”

Le secrétaire administratif du Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire et Panafricaine (Frapp France dégage), a réagi suite à la sortie du porte-parole du Khalife générale des mourides sur l’émigration irrégulière. Une déclaration dans laquelle Serigne Bassirou Abdou Khadr Mbacké a annoncé que c’est un suicide que de prendre les pirogues pour aller en Europe. Ne voulant – certainement – pas heurter des sensibilités, Guy Marius Sagna procédé par des interrogations oratoires. Une manière de marquer son désaccord.

Texte in extenso

On raconte que quand les collaborateurs d’un roi voulaient lui dire qu’il s’était trompé, ils le faisaient en utilisant des paraboles.
Comment vous dire respecté et respectable Serigne Bass Abdou Khadr Mbacké que vous vous êtes trompé ?
Comment vous faire comprendre que nous sommes d’accord pour que les responsabilités de tous soient situées face à l’émigration irrégulière ?
Comment vous rappeler que “lu yëngu lu ne, li ko yëngal moo ko ëpp doole” ? Et que même s’il faut interpeller les potentielles victimes, questionner leur attitude et que votre homélie ne saurait se taire devant leurs responsabilités, celles de nos familles, de notre société, votre voix devrait plus tonner contre ceux dont les politiques font le lit de l’émigration irrégulière.
Vous devriez aussi et surtout vous adresser aux Samba Laobé Fall d’aujourd’hui comme l’avait fait notre vénérable et vénéré Maam Bamba.

Prophète Mohamed (PSL)

Si j’avais le don de la parabole j’aurais ajouté que – même si certains discutent de son authenticité – j’aime le propos attribué au prophète Mohamed PSL : “le meilleur djihad est une parole de vérité auprès d’un dirigeant injuste”.

Macky Sall

Le président Macky Sall est injuste. Ses options politiques, économiques et sociales néocoloniales sont injustes. C’est cette injustice qui tue l’espoir et pousse nos compatriotes à s’enfuir de ses bombes économiques, sociales…
Serigne Bass Abdou Khadr Mbacké pardonnez-moi de n’avoir pas appris la science des paraboles

Touba réagit sur la sortie de Guy Marius sagna

Réaction de Serigne Abdou lahad Mbacké, Président de la commission culture et communication du grand Magal de Touba, suite à la publication de Guy Maruis Sagna sur sa page Facebook, attaquant la démarche et la sortie médiatique du porte-parole des mourides, Serigne Bassirou Mbacké Abdoul sur l’immigration clandestine, au nom du Khalife général des Mourides
La Voix de la Voie Serigne Bassirou Ibn Serigne Abdou Khadar, puisque c’est de lui qu’il s’agit, occupe la fonction de porte-parole de la communauté Mouride depuis l’accession de Cheikh Mouhamadoul Amine au khilafa en 2008. Il a bénéficié de la confiance totale et entière des khalifs qui ont succédé au 6eme khalif général des Mourides.
A la disparition de Serigne Saliou, dernier fils de Cheikh Ahmadou Bamba sur terre, certaines personnes, non averties, nourrissaient des inquiétudes. Par son entregent, son pragmatisme, son sens de l’organisation et de la méthode mais surtout son dévouement, sa loyauté et son « pass pass », il a très vite dissipé les doutes. Il était au cœur de la réussite de la transition de l’ère des fils à celle des petits-fils. La fluidité de ses relations avec Serigne Bara a valu énormément de satisfactions à la Communauté: – En 30 mois Touba a complètement changé de visage avec la mise sur pied d’infrastructures ultramodernes. – Il s’est beaucoup investi pour le raffermissement et la consolidation des relations familiales. – la mise en place et le management du Comité d’Organisation du Magal a révolutionné la célébration des fêtes religieuses au Sénégal. – son sens de la diplomatie a contribué au rayonnement national et international de la Ville sainte. Il a rendu très audible La Voix de Touba avec une communication organisée et encadrée.
SERIGNE Bass avec un égal bonheur et autant de succès a servi Cheikh Sidy Mokhtar. Son maintien a permis d’assurer la continuité dans la gestion des affaires de la communauté. Il a aidé le saint de Gouye Mbind à achever rapidement des chantiers du défunt khalif avant d’entamer rapidement ses propres projets. La construction de la plus belle mosquée d’Afrique de l’Ouest en un temps record en atteste amplement si besoin en était. D’un coût de vingt milliards, Massalickoul Jinane est devenu le symbole de la victoire de l’Islam que Cheikh Sidy Mokhtar a servi dans l’unité et la concorde. Cette unité n’a pu se faire que grâce aux relations plus que privilégiées entre Serigne Bass et son grand frère et ami cheikh Abdoul Aziz Al Amine. Grâce à leurs efforts conjugués, Touba et Tivaouane, et par delà les autres capitales religieuses, se sont rapprochées davantage. Cela a grandement contribué à la consolidation de la paix et de la stabilité dans notre pays. Jawriñ des deux premiers petits-fils khalif, Cheikh Mouhamadou Mountakha avait déjà l’habitude de travailler avec le fils de l’Imam des Ïmam. Ils ont été au cœur des khilafas précédents.
A l’avènement du Soufi de Darou Miname à la tête de la confrérie, leur collaboration n’était que simple formalité vu leur entente légendaire. Il assiste avec le même dévouement et la même loyauté Serigne Mountakha. Il porte encore aujourd’hui la parole de la Mouridiya, une parole soufie tout en paraboles, pas toujours accessible aux non initiés. Toute la difficulté de sa tâche réside là. Dans un contexte balafré, marqué par des antagonismes profonds, il lui revient la lourde responsabilité de rendre compréhensible l’insondable. Cet exercice à la fois nécessaire, salutaire et périlleux est des plus complexes. Grâce à sa maîtrise des arcanes de la voie soufie et de sa parfaite compréhension des enjeux de l’heure, Cheikh Mouhamad Bachir s’acquitte convenablement de sa mission à la grande satisfaction de la Communautés Mourides. Ses qualités de rassembleur, de tolérance, sa foi inébranlable, son érudition et sa culture prodigieuse sont ses principaux atouts dans la conduite de sa mission.
Son intransigeance et sa capacité à résister à toutes formes de pression pour servir des intérêts autres ceux du khalif général des Mourides lui attirent parfois la foudre de personnes subjectives et malintentionnées. Serigne bi continuez de rester droit dans vos bottes, en référence à celles de Djily Borom Bakhdad, n’en déplaise aux détracteurs et politiciens encagoulés dépourvus de courage et en mal de popularité et qui rêvent de vous voir porter leurs combats. Continuez de porter le seul combat qui vaille pour vous , celui de Serigne Touba. Témoignage d’un neveu et ami, témoin privilégié et parfois acteur par la grâce du Seigneur de tant d’initiatives et de succès


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