Edition du Soir du Mercredi 13 Janvier 2021

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU 13 JANVIER 2021

Le Président de la République, Son Excellence Macky SALL a réuni, en visioconférence, le Conseil des Ministres ce mercredi 13 janvier 2021.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat a présenté les condoléances de la Nation aux familles éplorées, qui ont perdu un être cher, un collaborateur ou proche durant cette situation devenue endémique de la Covid-19.

Le Président de la République a rappelé que la propagation exponentielle, la sévérité et la gravité de la maladie, au regard des capacités et conseils des experts de notre système sanitaire, l’ont amené à décréter l’état d’urgence assorti d’un couvre-feu sur l’étendue des régions les plus touchées  : Dakar et Thiès.

Le Chef de l’Etat invite, dans cet esprit, le Ministre de la Santé à poursuivre la décentralisation effective et rapide dans les régions du SAMU NATIONAL. Les moyens logistiques et les ressources humaines et financières de cette structure névralgique, doivent être renforcés sans délai.

Le Président de la République indique également la nécessité d’accélérer la mise en œuvre urgente de la stratégie nationale de vaccination, dotée d’un budget conséquent.

Poursuivant sa communication, le Président de la République a mis l’accent sur la gravité de la situation. A ce propos, il a insisté sur la mobilisation nationale 24h/24 pour sensibiliser les populations sur l’impératif de  :

1° Respecter les gestes barrières et les protocoles sanitaires ;
2° Réguler les horaires d’ouverture et de fermeture des marchés ;
3° Réadapter le fonctionnement des établissements de santé (hôpitaux, centres de santé etc.) ;
4° Déployer avec le SAMU NATIONAL, des dispositifs préventifs et pragmatiques de prise en charge à domicile ;
5° Surveiller une éventuelle mutation du virus et contrôler davantage les entrées au niveau de nos frontières. A ce titre, le Chef de l’Etat se félicite de la certification de l’Aéroport international Blaise DIAGNE de Diass (AIBD) au programme d’accréditation sanitaire du Conseil International des Aéroports (ACI Monde).

Le Président de la République demande, dans ce contexte général, aux ministres sectoriels de réorganiser avec les acteurs, l’adaptation temporaire des activités économiques et sociales durant ce mois de janvier 2021.

Abordant la question liée à l’aménagement durable du territoire national et du développement optimal des pôles urbains, le Chef de l’Etat a informé le Conseil, avoir présidé, le vendredi 08 janvier 2021, une réunion de suivi de l’état d’avancement des travaux d’aménagement et de développement des Pôles Urbains de Diamniadio et du Lac Rose.

Il a, à ce sujet, rappelé au Gouvernement toute l’importance qu’il accorde à l’aménagement durable du territoire national à travers la mise en place fonctionnelle des pôles urbains.

Ces derniers doivent contribuer au renouveau urbain et à la réalisation du programme des 100.000 logements avec l’implication au premier plan du secteur privé.

Le Président de la République demande, dès lors, au Ministre des Finances et du Budget, aux Ministres en charge des Infrastructures, de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Urbanisme d’accélérer, en rapport avec le Délégué général à la Promotion des Pôles urbains de Daimniadio et du Lac Rose, la programmation et la réalisation, dans les délais, des infrastructures publiques (Voiries et Réseaux Divers) nécessaires à la fonctionnalité des pôles.

Ces nouveaux territoires doivent être identifiés via une cartographie précise des limites et occupations.

Le Chef de l’Etat a, sous ce rapport, indiqué la nécessité de développer un partenariat consolidé entre Autorités administratives et Services de l’Etat (Gouverneurs, Préfets, Sous-Préfets, Maires, DGPU, ANAT, Urbanisme, Cadastre, Domaines et DSCOS).

Le Président de la République demande également au Gouvernement de s’assurer de l’implémentation de l’ensemble des programmes privés à partir d’investissements soutenus par des financements effectivement mobilisés au niveau des Pôles urbains, en veillant au respect des établissements humains et des équilibres socio-économiques des zones et activités relevant, notamment, du périmètre du Pôle urbain du Lac Rose.

Le Chef de l’Etat demande, enfin, au Ministre des Finances et du Budget de veiller, avec l’APIX, à la sécurisation foncière et à la gestion adéquate des emprises résiduelles du Projet de Train Express Régional (TER), ainsi qu’au recasement systématique des ménages impactés et recensés.

Sur la nouvelle doctrine d’urbanisme, d’habitat et de construction, le Président de la République invite le Ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène Publique à engager la mise en œuvre d’une nouvelle politique relative aux modes d’occupation des sols, d’habitat et de construction en privilégiant les constructions en hauteur, à soumettre, toutefois, à un encadrement réglementaire adéquat.

Sur le climat social, la gestion et le suivi des affaires intérieures, le Chef de l’Etat demande au Ministre de l’Eau et de l’Assainissement d’engager toutes les diligences nécessaires à l’intensification de la mise en œuvre du programme national de branchements sociaux. Ledit programme, d’équité sociale et territoriale, doit être étendu à plusieurs localités, afin d’améliorer l’accès des populations urbaines et périurbaines à l’eau potable.

Le Président de la République invite, en outre, le Ministre de l’Eau et de l’Assainissement à accélérer les travaux de raccordements à réaliser dans le cadre de l’assainissement des dix (10) villes dont Touba et Tivaouane.
Au titre de la coopération et des partenariats, le Chef de l’Etat rappelle l’urgence qui s’attache à la réalisation du futur siège du Ministère des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur.

Sur la deuxième revue du programme économique, appuyée par l’Instrument de Coordination de la Politique Economique (ICPE), le Président de la République se réjouit de son approbation, sans débat, par le Fonds Monétaire International (FMI).

Cette décision exceptionnelle, effective depuis le 12 janvier 2021, traduit la confiance accordée au Sénégal, dans la mise en œuvre satisfaisante de l’ICPE, particulièrement sur le volet programme de résilience économique et sociale (PRES), mis en œuvre dès l’apparition de la pandémie Covid-19 au Sénégal.

Le Président de la République a clos sa communication avec son agenda diplomatique.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS

–       Le Ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République a fait le point sur le suivi des directives présidentielles ;

–       Le Ministre des Finances et du Budget a fait une communication sur le démarrage de l’exécution budgétaire 2021 et sur la deuxième revue ICPE ;

–       Le Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation internationale ;

–       Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait une communication sur le suivi des financements de projets stratégiques ;

–       Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait une communication sur la stratégie nationale de vaccination contre la COVID-19 ;

–       Le Ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants a fait une communication sur la mise en œuvre de la stratégie de protection d’urgence des enfants de la rue ;

–       Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait une communication sur la campagne de commercialisation de l’arachide 2021 ;

–       Le Ministre du Tourisme et des Transports aériens a fait une communication sur l’achèvement des travaux de restauration des plages de la station balnéaire de Saly ;

–       Le Ministre de l’Economie Numérique et des Télécommunications a fait une communication sur la gestion des DATACENTERS et sur le parc des technologies numériques (PTN) de Diamniadio ;

–       Le Ministre auprès du Président de la République, en charge du suivi du Plan Sénégal Emergent a fait une communication sur les projets phares du PSE.

AU TITRES DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté  :

– Le Projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Conseil national pour l’Insertion et l’Emploi des jeunes (CNIEJ).

Fait à Dakar le 13 janvier 2021
Le Ministre des Collectivités Territoriales,
             du Développement et de l’Aménagement des
                                         Territoires, Porte-Parole du Gouvernement
          Oumar GUEYE

LE FMI TABLE SUR UNE CROISSANCE D’ENVIRON 5 % EN 2021

Dakar, 13 jan (APS) – Le Fonds monétaire international (FMI) note une dynamique de reprise de l’économie sénégalaise appelée à se prolonger avec une croissance d’environ 5 % attendue en 2021.
’’Grâce à une reprise générale amorcée au deuxième semestre de 2020 et à des perspectives favorables pour la production agricole d’ici à la fin de l’année, la contraction économique qui était attendue en 2020 sera probablement évitée. Cette dynamique devrait se prolonger en 2021, avec une croissance d’environ 5 %’’, souligne le FMI.

 Le Conseil d’administration du FMI vient d’achever la Deuxième Revue du Programme du Sénégal appuyé par l’Instrument de coordination de la politique économique.

Un communiqué rendu public, mardi, souligne que ‘’’malgré les difficultés liées à la pandémie de Covid-19, les résultats obtenus par rapport aux objectifs fixés pour la fin juin dans le programme ICPE ont été globalement satisfaisants et le programme reste en ligne avec les objectifs’’.
Le document dont l’APS a eu connaissance note que ’’la loi de finances pour 2021 approuvée en décembre 2020 concilie soutien à la reprise et rééquilibrage budgétaire progressif pour faciliter le retour au plafond régional de déficit (3 % du PIB) d’ici à 2023’’.
Le Conseil d’administration du FMI a achevé la deuxième revue du programme du Sénégal appuyé par l’instrument de coordination de la politique économique (ICPE), indique la même source, soulignant que cette décision a été prise sans que se réunisse le conseil d’administration.
L’accord en faveur du Sénégal au titre de l’ICPE a été approuvé le 10 janvier 2020, rappelle le document.
Ce programme soutient les objectifs de développement fixés par les autorités dans le Plan Sénégal émergent (PSE) et est articulé autour de trois grands piliers notamment ‘’parvenir à une croissance inclusive et tirée par le secteur privé ; asseoir la stabilité macroéconomique grâce à une politique budgétaire prudente et à une gestion saine de la dette ; gérer les futures recettes pétrolières et gazières de façon viable et transparente’’.
Pour l’institution financière internationale bien que la pandémie se soit relativement peu propagée au Sénégal, elle a eu d’importantes répercussions économiques au premier semestre de 2020’’.
Le communiqué rappelle que les pouvoirs publics ont adopté des mesures budgétaires et monétaires énergiques qui ont concouru à renforcer le système de santé et à amortir le choc économique, mais qui ont fait augmenter le déficit budgétaire prévu pour 2020 de 3 à environ 6½ % du PIB.
En avril, le FMI a même décaissé 442 millions de dollars (100 % de la quote part) au titre de l’instrument de financement rapide et de la facilité de crédit rapide pour soutenir la riposte à la pandémie.
Le texte relève que les autorités sénégalaises, tirant les enseignements de la crise, ont revu leur plan de développement économique pour 2021–23 en vue de bâtir une économie plus résiliente et plus inclusive, y compris en améliorant le dispositif de protection sociale’’.
Ainsi, la loi de finances 2021 approuvée en décembre 2020 prévoit un rééquilibrage d’environ 1½ % du PIB reposant sur le retrait des mesures de relance liées à la Covid 19, la mise en œuvre de la stratégie de recettes à moyen terme des autorités, la poursuite de la rationalisation des dépenses courantes.
Le FMI signale que ‘’conformément à ce qui a été arrêté au niveau régional, les autorités sont déterminées à revenir au plafond de déficit fixé par l’UEMOA à 3 % du PIB d’ici à 2023, ce qui aiderait à maîtriser les vulnérabilités liées à la dette’’.

Il note aussi que ‘’le risque de surendettement reste modéré, mais avec une marge d’absorption des chocs restreinte à court terme’’.

 Selon le FMI, ‘’les réformes destinées à réduire progressivement les dépenses fiscales, à améliorer la transparence de l’exécution du budget et à surveiller les risques budgétaires progressent’’.
Il ajoute que ‘’les autorités sont également en train de finaliser le cadre juridique révisé régissant les partenariats public privé ainsi que le cadre juridique régissant la gestion des recettes issues de l’exploitation des hydrocarbures, qui devraient être conformes aux meilleures pratiques internationales’’.OID/AKS

Croissance au Sénégal : Le FMI largement plus optimiste que la Banque monde

https://www.sikafinance.com Le Fonds monétaire international (Fmi) a annoncé, mardi,  de nouvelles projections sur le taux de croissance économique du Sénégal qui est attendu à 5% en 2021, soit en dessous des prévisions des autorités sénégalaises qui tablent sur une projection de 5, 2% en fin d’année.
Le Fonds se montre nettement plus optimiste que la Banque mondiale qui, elle, prévoit une hausse du PIB de 3, 5% au terme de l’année.

La récession évitée en 2020 ?

L’autre bonne nouvelle est que le pays pourrait avoir évité la récession l’année dernière selon l’institution monétaire. Elle explique en effet que grâce à une reprise générale amorcée au deuxième semestre de 2020 et à une dynamique favorable pour la production agricole sur la période,  la contraction du PIB qui était attendue fin 2020 à – 0, 7% sera probablement évitée.
Pour le FMI, bien qu’elle se soit relativement peu propagée au Sénégal, la pandémie a eu des répercussions économiques plus importantes au cours du premier semestre de 2020 IbrL

Hausse de 650, 6 milliards des dépenses budgétaires

https://liiquotidien.com La Direction de la prévision et des études économiques (Dpee)  note une hausse de 650, 6 milliards des dépenses budgétaires en fin novembre 2020.
«Concernant les dépenses budgétaires, elles sont évaluées à 3.618 milliards à fin novembre 2020 contre 2.967, 4 milliards, un an auparavant, soit une hausse de 650, 6 milliards (+21, 9%). Cette situation reflète une progression des dépenses courantes, notamment, la masse salariale et les autres dépenses de fonctionnement ainsi que les investissements», note la Dpee.
D’après  la source, les autres dépenses de fonctionnement et la masse salariale ont enregistré des progressions respectives de 39, 3% et 13, 1% pour atteindre 1.224, 3 milliards et 753, 8 milliards. Et  cette orientation est atténuée par la réduction des intérêts sur la dette (-17, 4 milliards ou -6, 0%), s’établissant à 270, 2 milliards. Concernant les dépenses d’investissement,  la source souligne qu’elles sont estimées à 1.354, 5 milliards, en hausse de 19, 4%, à la faveur des investissements financés sur ressources intérieures (722, 4 milliards) et ceux sur ressources extérieures (647, 4 milliards).

Baisse des recettes budgétaires

D’après la source, les ressources sont composées de recettes budgétaires (2.119, 4 milliards), de dons (271, 6 milliards) et de recettes exceptionnelles (20, 2 milliards). La contraction des ressources est liée à la baisse des recettes budgétaires (-4, 6%) malgré une progression des dons (+50, 2%). S’agissant de la baisse des recettes budgétaires,  la Dpee note qu’elle est attribuable aussi bien aux recettes fiscales qu’à celles non fiscales qui ont affiché, respectivement, des replis de 5, 5% et 5, 8% pour s’établir à 2.005, 6 milliards et 113, 7 milliards.

Baisse des recouvrements de recettes fiscales

«La baisse des recouvrements de recettes fiscales traduit, essentiellement, la faible mobilisation des impôts directs et ceux indirects qui se sont repliés, respectivement, de 28 milliards et 129, 1 milliards, sur la période. En effet, les diminutions sont perceptibles au niveau de la mobilisation de l’impôt sur les sociétés (218, 1 milliards), de l’impôt sur le revenu (354, 9 milliards), de la Tva  intérieure pétrole (14, 7 milliards) et des taxes spécifiques (179, 9 milliards) qui se sont repliés respectivement de 2, 4 milliards, 22, 6 milliards, 1, 5 milliards et 20, 2 milliards», souligne la Dpee. Toujours d’après la source, les droits et taxes mobilisés par la Douane, notamment, la Tva  import (371, 3 milliards) et les droits de porte (249, 9 milliards) se sont inscrits sur cette dynamique baissière avec des contractions respectives de 13, 2% et 13, 9%. Et les taxes rapatriées (Pse et Cosec), suivant également cette tendance, sont estimées à 35, 2 milliards avec des diminutions respectives de 2, 7 milliards et 1, 3 milliard. La Dpee souligne que le Fsipp  et la Tva  intérieure hors pétrole ont atténué cette tendance baissière avec des hausses respectives de 44, 5 milliards (+246, 3%) et 2, 8 milliards (+1%). Par Saër DIA

Importations du Sénégal : Un relèvement de 30, 9% enregistré en novembre 2020

https://www.lejecos.com Les importations du mois de novembre 2020 sont évaluées à 378, 7 milliards de FCFA contre 289, 4 milliards de FCFA au mois précédent, soit un relèvement de 30, 9%. L’information est de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) dans son bulletin mensuel de novembre 2020.

La même source souligne que cette hausse est expliquée par celle des achats à l’extérieur de moteurs et machines à moteurs (26, 0 milliards de FCFA contre 6, 9 milliards de FCFA au mois précédent), de riz (+60, 9%) et d’autres machines et appareils (+24, 5%). Par ailleurs, l’absence d’importation d’huiles brutes de pétrole au mois précédent contre des achats de 26, 5 milliards de FCFA au cours de la période sous revue, a renforcé cette progression.

Cependant, ce relèvement des importations a été modéré par la baisse des importations de sucres bruts et raffinés (-84, 8%) et de froment et méteil (-26, 9%). Comparées au mois de novembre 2019, les importations ont connu une hausse de 9, 7%. Leur cumul à fin novembre 2020 s’est établi à 3754, 3 milliards de FCFA contre 3811, 3 milliards de FCFA pour la même période en 2019, soit un repli de 1, 5%.
L’Ansd renseigne que les principaux produits importés, au cours de la période sous revue, sont les produits pétroliers finis (32, 5 milliards de FCFA), les autres machines et appareils (32, 1 milliards de FCFA), les huiles brutes de pétrole (26, 5 milliards de FCFA), les moteurs et machines à moteurs (26, 0 milliards de FCFA) et le riz (21, 5 milliards de FCFA).

Les principaux fournisseurs du Sénégal ont été la France (15, 9%), la Chine (11, 0%), le Nigéria (7, 0%), la Finlande (6, 7%) et l’Inde (5, 8%).

Le solde commercial s’est établi à -215, 1 milliards de FCFA au mois de novembre 2020, contre -151, 3 milliards de FCFA au mois précédent. Cette détérioration du solde est expliquée par le renforcement du déficit vis-à-vis du Nigéria (-25, 4 milliards de FCFA contre -0, 3 milliard de FCFA au mois précédent), de la Finlande (-25, 4 milliards de FCFA contre -5, 1 milliards de FCFA au mois précédent) et de la France (-56, 5 milliards de FCFA contre -47, 9 milliards de FCFA à la période précédente).
Cependant, le renforcement de l’excédent vis-à-vis de l’Australie (+18, 9 milliards de FCFA contre +10, 0 milliards de FCFA au mois précédent) a atténué le déficit de la balance commerciale. Le cumul du solde, à fin novembre 2020, s’est amélioré pour s’établir à -1972, 3 milliards de FCFA contre -2010, 0 milliards de FCFA pour la même période en 2019.Adou FAYE

Exportations du Sénégal : Une hausse de 18, 5% observée en novembre 2020

Les exportations du Sénégal sont évaluées, en novembre 2020, à 163, 6 milliards de FCFA contre 138, 1 milliards de FCFA au mois précédent, soit une hausse de 18, 5%.
Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) dans son bulletin mensuel de novembre, ce relèvement est essentiellement dû à l’augmentation des expéditions d’arachides non grillées (14, 5 milliards de 5 FCFA contre 1 million de FCFA au mois précédent), d’engrais minéraux et chimiques (4, 5 milliards de FCFA contre 0, 4 milliard de FCFA au mois précédent), de poissons frais de mer (+67, 9%) et d’or non monétaire (+17, 7%).
Toutefois, le repli des exportations d’acide phosphorique (-45, 7%) et de titane (-35, 5%) a amoindri cette hausse. Comparées au mois de novembre 2019, les expéditions se sont relevées de 28, 0%. Leur cumul à fin novembre 2020 s’est établi à 1782, 0 milliards de FCFA contre 1801, 3 milliards de FCFA pour la même période en 2019, soit une contraction de 1, 1%.
Selon l’Ansd, les principaux produits exportés, au cours du mois de novembre 2020, sont l’or non monétaire (46, 0 milliards de FCFA), les arachides non grillées (14, 5 milliards de FCFA), les poissons frais de mer (12, 5 milliards de FCFA), l’acide phosphorique (8, 9 milliards de FCFA) et les bouillons (7, 7 milliards de FCFA).
Les principaux clients du Sénégal ont été le Mali (15, 5%), la Suisse (15, 2%), l’Australie (11, 7%), la Chine (10, 2%) et l’Inde (6, 2%).Adou FAYE

COMMERCE EXTERIEUR : Les exportations du Sénégal ont enregistré, au mois de novembre, une hausse de 18, 5%

https://www.jotaay.net Les exportations du Sénégal ont été évaluées au mois de novembre 2020 à 163, 6 milliards francs Cfa contre 138, 1 milliards le mois précédent, soit une hausse de 18, 5%. Cependant, dans la même période, les importations ont connu une hausse de 30, 9%, passant ainsi de 289, 4 milliards à 378, 7 milliards. A cet effet, la balance commerciale du Sénégal est ressortie à -215, 1 milliards en novembre contre -151, 3 milliards le mois précédent.
Le bulletin mensuel des statistiques du commerce extérieur de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) évalue les exportations du Sénégal, en novembre 2020, à 163, 6 milliards francs Cfa contre 138, 1 milliards francs Cfa au mois précédent, soit une hausse de 18, 5%. Un relèvement essentiellement dû à l’augmentation des expéditions d’arachides non grillées (14, 5 milliards contre seulement 1 million au mois précédent), d’engrais minéraux et chimiques (4, 5 milliards contre 0, 4 milliard au mois précédent), de poissons frais de mer (+67, 9%) et d’or non monétaire (+17, 7%). Toutefois, le repli des exportations d’acide phosphorique (-45, 7%) et de titane (-35, 5%) a amoindri cette hausse.
Cependant, comparées au mois de novembre 2019, les expéditions se sont relevées de 28, 0%. Leur cumul à fin novembre 2020 s’est établi à 1782, 0 milliards contre 1801, 3 milliards pour la même période en 2019, soit une contraction de 1, 1%. Les principaux produits exportés, au cours du mois de novembre 2020 sont l’or non monétaire (46, 0 milliards), les arachides non grillées (14, 5 milliards), les poissons frais de mer (12, 5 milliards), l’acide phosphorique (8, 9 milliards) et les bouillons (7, 7 milliards). Et, les principaux clients du Sénégal ont été le Mali (15, 5%), la Suisse (15, 2%), l’Australie (11, 7%), la Chine (10, 2%) et l’Inde (6, 2%).

Les importations passent de 289, 4 milliards à 378, 7 milliards

S’agissant des importations du mois de novembre 2020, elles sont évaluées à 378, 7 milliards francs Cfa contre 289, 4 milliards francs Cfa au mois précédent, soit un relèvement de 30, 9%. Une hausse expliquée par celle des achats à l’extérieur de moteurs et machines à moteurs (26, 0 milliards contre 6, 9 milliards au mois précédent), de riz (+60, 9%) et d’autres machines et appareils (+24, 5%). Par ailleurs, l’absence d’importation d’huiles brutes de pétrole au mois précédent contre des achats de 26, 5 milliards au cours de la période sous revue, a renforcé cette progression. Cependant, ce relèvement des importations a été modéré par la baisse des importations de sucres bruts et raffinés (-84, 8%) et de froment et méteil (-26, 9%). Comparées au mois de novembre 2019, les importations ont connu une hausse de 9, 7%. Le cumul des importations, à fin novembre 2020, s’est établi à 3754, 3 milliards contre 3811, 3 milliards pour la même période en 2019, soit un repli de 1, 5%. Les principaux produits importés, au cours de la période sous revue, sont les produits pétroliers finis (32, 5 milliards), les autres machines et appareils (32, 1 milliards), les huiles brutes de pétrole (26, 5 milliards), les moteurs et machines à moteurs (26, 0 milliards) et le riz (21, 5 milliards). La France (15, 9%), la Chine (11, 0%), le Nigeria (7, 0%), la Finlande (6, 7%) et l’Inde (5, 8%) ont été les principaux fournisseurs du Sénégal.

Le solde commercial s’est creusé en novembre avec -215, 1 milliards

La flambée des chiffres des exportations a eu des conséquences sur le solde commercial qui s’est établi, au mois de novembre, à -215, 1 milliards francs Cfa contre -151, 3 milliards au mois précédent. Cette détérioration du solde est expliquée par le renforcement du déficit vis-à-vis du Nigeria (-25, 4 milliards contre -0, 3 milliard au mois précédent), de la Finlande (-25, 4 milliards contre -5, 1 milliards au mois précédent) et de la France (-56, 5 milliards contre -47, 9 milliards à la période précédente). Cependant, le renforcement de l’excédent vis-à-vis de l’Australie (+18, 9 milliards contre +10, 0 milliards au mois précédent) a atténué le déficit de la balance commerciale. Le cumul du solde, à fin novembre 2020, s’est amélioré pour s’établir à -1972, 3 milliards francs Cfa contre -2010, 0 milliards francs Cfa pour la même période en 2019.Moussa CISS

Forte hausse du secteur secondaire au mois de Novembre

https://www.lejecos.com En novembre 2020, le secteur secondaire s’est, nettement, consolidé de 13, 0%, en variation mensuelle. L’information est contenue dans la dernière publication de la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee) »Point mensuel de conjoncture-Novembre 2020 ».

Selon la même source, cette amélioration est, principalement, attribuable à la « production de la filature, du tissage et de l’ennoblissement textile » (+44, 9%), à la construction (+18, 2%), à la fabrication de produits agroalimentaires (+4, 8%), aux activités extractives (+11, 8%) et à la fabrication de matériels de transport (+60, 2%).

Toutefois, note la Dpee,  des contreperformances sont notées dans la fabrication de produits chimiques de base (-7, 5%), le « sciage et rabotage du bois » (-18, 7%), la production de l’égrenage du coton (-92, 2%) et la fabrication de produits pharmaceutiques (-11, 8%).
Sur une base annuelle, l’activité du secteur s’est renforcé de 10, 4%, suite aux performances enregistrées au niveau des activités extractives (+43%), de la construction (+18, 4%), de la « production de la filature, du tissage et de l’ennoblissement textile » (+18, 7%), du « travail du caoutchouc et du plastique » (+40, 4%) et de la fabrication de matériels de transport (+90, 1%).
En revanche, la fabrication de produits agroalimentaires (-6, 8%), la production de produits chimiques de base (-13, 0%), le « travail du cuir ; fabrication d’articles de voyage et de chaussures » (-66, 6%), le « sciage et rabotage du bois » (-21, 6%) et la « fabrication de papier, cartons et d’articles en papier ou carton » (-17, 0%) se sont repliés sur la période.Oumar Nourou

Afrique : Pertes dues à l’évasion fiscale – L’Afrique de l’ouest perd 2, 3% de son PIB

https://www.lejecos.com La contribution des recettes fiscales au Produit intérieur brut (Pib) est moins élevée dans les pays africains et dans les autres pays en développement comprise entre (16-18%) que dans les pays développés (33%). Seules les recettes que les pays d’Afrique tirent des droits et taxes sur le commerce international dépassent celles des pays membres de l’Ocde en pourcentage du Pib.
Le rapport 2020 de la Conférence des nations unies sur le commerce (Cnuced) portant sur les flux financiers illicites et le développement de durable en Afrique singulièrement les recettes et flux financiers illicites montrent que les mécanismes d’évitement de l’impôt sur les sociétés sont à l’origine d’un manque à gagner considérable.
Ainsi, selon ledit rapport, les pays en développement perdent une plus grande partie de leurs recettes fiscales de cette manière que les pays développés; pourtant en pourcentage du Produit intérieur brute (Pib), les recettes qu’ils tirent de l’impôt sur les sociétés sont déjà quasiment équivalentes.
En conséquence, on pourrait s’attendre à une hausse du montant des recettes issues de l’impôt sur les sociétés, étant donné que «les taux de droit commun sont généralement plus élevés dans les pays en développement, mais les taux effectifs sont parfois inférieurs aux taux de droit commun, du fait des incitations fiscales», fait remarquer le rapport. Quoi qu’il en soit, compte tenu de la composition diversifiée de la base d’imposition dans les pays en développement, il ne sera possible «d’augmenter sensiblement le montant des recettes fiscales totales qu’aux prix d’interventions sur leurs différentes sources, y compris, mais pas seulement l’impôt sur les sociétés», soutiennent les experts du commerce.

FLUX FINANCIERS ILLICITES ET RECETTES FISCALES

Selon ledit rapport, «les fuites globales des capitaux et les pertes estimées résultant de l’évasion fiscale sont présentées par région et diffèrent d’une région à une autre. En moyenne, les pertes dues à l’évasion fiscale sont plus élevées en Afrique Centrale, en Afrique du Nord et en Afrique de l’Est (2, 7 % du Pib), qu’en Afrique Australe (environ 2 % du Pib) et en Afrique de l’Ouest (2, 3 % du Pib)». Le taux médian des fuites des capitaux, exprimé en pourcentage du Pib, s’étend de 2, 7 % en Afrique du Nord à 10, 3 % en Afrique de l’Ouest. Les experts soutiennent que «lorsque les fuites des capitaux sont importantes, les recettes fiscales diminuent». Pour que celles-ci augmentent, il faut notamment que «les dispositions légales soient appliquées et que les capacités administratives de recouvrement soient suffisantes».

13% DE DIFFERENTIEL ENTRE LE RECOUVRABLE ET LE RECOUVRE

Dans le cas de la taxe sur la valeur ajoutée, l’écart fiscal, c’est-à-dire la différence entre le montant recouvrable et le montant recouvré, peut beaucoup varier entre les pays. Il s’étend ainsi de 13 % en Afrique du Sud à 92 % en République centrafricaine (Uneca, 2019). Ceci s’explique par des dispositions spéciales ou des dérogations aux lois régissant la taxe sur la valeur ajoutée, ou encore par des problèmes de gestion du recouvrement, notamment des problèmes d’efficacité, de capacité, de fraude ou de fiabilité des données sur la consommation. Les études de Coulibaly et Gandhi, réalisées en 2018 estiment qu’en améliorant l’efficience fiscale et en réduisant l’écart fiscal, estimé à 20 % en moyenne, il serait possible d’augmenter le ratio recettes fiscales/Pib de 3, 9 %.

110 MILLIARDS DE DOLLARS A RECOUVRER TOUS LES ANS

Convaincus qu’il y a toujours des marges de manœuvre pour absorber les pertes considérables, les évaluateurs du Cnuced soutiennent qu’ «une meilleure maîtrise de la corruption et une application effective des lois en vigueur, pourraient en grande partie remédier à la situation et contribuer au recouvrement de 110 milliards de dollars de plus par an».
Au total, les fuites des capitaux se sont montées à environ 88, 6 milliards de dollars par an en 2013-2015. De l’analyse des experts «la contribution des recettes fiscales au Pib est moins élevée dans les pays africains et dans les autres pays en développement que dans les pays développés (33 %)». Seules les recettes que les pays d’Afrique tirent des droits et taxes sur le commerce international dépassent celles des pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde) en pourcentage du Pib. Ledit rapport indique que «le taux de recouvrement est limité par l’ampleur du secteur informel et le grand nombre de petites entreprises».
De plus, un système d’imposition favorisant les entreprises multinationales qui exploitent des ressources naturelles et payent l’impôt dans les pays où elles ont leur siège, entraîne un rétrécissement de la matière imposable, en particulier dans les pays tributaires des ressources naturelles SudQuotidien

La Banque mondiale va investir 5 milliards de dollars dans les zones arides

https://www.sikafinance.com La Banque mondiale a annoncé ce 11 janvier 2021 à l’occasion du One Planet Summit qu’elle prévoit investir plus de 5 milliards de dollars au cours des 5 prochaines années pour contribuer à restaurer les paysages dégradés, améliorer la productivité agricole et renforcer les moyens de subsistance dans 11 pays d’Afrique situés sur une bande de terre s’étendant du Sénégal à Djibouti.
Cet engagement qui s’inscrit dans la lutte contre le changement climatique et la préservation de la biodiversité, permettra d’améliorer les moyens de subsistance dans des pays confrontés aux aléas du climat et qui se relèvent douloureusement de la Covid-19.
Dans le détail, cette enveloppe « viendra soutenir l’agriculture, la biodiversité, le développement communautaire, la sécurité alimentaire, la restauration des paysages, la création d’emplois, la construction d’infrastructures résilientes, la mobilité rurale et l’accès aux énergies renouvelables dans 11 pays du Sahel, de la région du lac Tchad et de la Corne de l’Afrique ».
Par ailleurs, le dispositif PROGREEN, un fonds fiduciaire de la Banque mondiale destiné à intensifier les efforts déployés par les pays pour enrayer la dégradation des terres, investira 14, 5 millions de dollars dans 5 pays du Sahel, à savoir, le Burkina, le Niger, le Mali, la Mauritanie et le Tchad.Dr Ange Ponou

IAM Africa, une coalition internationale pour développer des filières agro-pastorales durables en Afrique

https://www.sikafinance.com En marge de la quatrième édition du One Planet Summit qui s’est ouverte ce 11 janvier à Paris a été lancée IAM Africa (International Agroecological Movement for Africa), une initiative qui vise à  » redimensionner et sanctuariser la coopération agricole entre l’Europe et l’Afrique « .
 » AM Africa est une nouvelle voie où s’engagent les entreprises françaises, africaines et internationales prêtes à investir dans des filières agro-écologiques d’avenir sur le continent et particulièrement dans le Sahel (…) « , a déclaré Wilfrid Lauriano Do Rego, partenaire de l’initiative et Coordonnateur du Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA).
Actée par plus de 100 acteurs européens et africains (Invivo,  Investiv, Vinci, Bolloré et Orange…), cette initiative viendra répondre au défi de la modernisation du secteur agricole sur le continent, notamment à travers la promotion de l’agroécologie, l’agriculture numérique et le social business.
L’objectif d’IAM Africa est de favoriser un transfert de technologie entre entreprises européennes et africaines, « d’implanter des filières de production agricole et d’élevage durables et de participer à la promotion d’une stratégie combinant développement social, environnemental et économique au service de la prospérité́ et de la stabilité de l’Afrique.
Soulignons que les partenaires signataires de cette coalition se sont par ailleurs engagés à soutenir les objectifs de la Grande Muraille Verte, un projet historique visant à planter des arbres et à restaurer des millions d’hectares de terres dégradées le long d’une bande longue de 8 000 km, allant de l’extrême ouest à l’extrême est du continent africain.Olivia Yao

DÉMARRAGE EN 2023 DES PROJETS GRAND TORTUE ET SANGOMAR POUR 4, 8 MILLIARDS $ ET 4, 2 MILLIARDS $ : Les prédictions de Sophie Gladima sur la production du gaz et du pétrole sénégalais

https://www.jotaay.net Plus que deux années avant que le Sénégal ne devienne un pays producteur de gaz. En effet, le développement du champ gazier offshore de Grand Tortue Ahmeyim, à cheval sur les eaux du Sénégal et de la Mauritanie, devrait produire son premier pied cube de  gaz en 2023, à la suite de retards liés à la pandémie de coronavirus. Un projet de 4, 8 milliards de dollars soutenu par BP, selon la ministre sénégalaise du Pétrole, Sophie Gladima. Selon elle, le projet de Sangomar au Sénégal, avec une capacité de production estimée de 75.000 à 100.000 barils de pétrole par jour, devrait également démarrer la production en 2023. Ce dernier projet, estime la ministre, devra couter 4, 2 milliards de dollars dont 18% qui seront financés par la compagnie pétrolière publique Petrosen.

Le Sénégal, la Mauritanie et les compagnies pétrolières internationales BP Plc et Kosmos Energy Ltd. collaborent sur le projet de champ gazier de Grand Tortue Ahmeyim de 4, 8 milliards de dollars qui vise à produire 2, 5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an et 70 millions de pieds cubes de gaz naturel par jour dans sa première phase.

Selon la ministre sénégalaise du Pétrole, Sophie Gladima, qui répondait aux questions envoyées par courrier électronique du groupe financier américain Bloomberg, la production devra être partagée en parts égales entre le Sénégal et la Mauritanie. «Le début de la pandémie a coïncidé avec une période clé correspondant au développement des gisements de pétrole et de gaz», a-t-elle déclaré d’emblée, ajoutant que «de nombreuses activités liées au développement, telles que la mobilisation de ressources et de personnes, les phases de construction sur divers sites à travers le monde et les installations ont été affectées.»
Entre 2014 et 2017, des réserves de plus d’un milliard de barils de pétrole et de 40.000 milliards de pieds cubes de gaz ont été découvertes au Sénégal, la plupart partagées avec la Mauritanie, selon le Fonds monétaire international. Cela a poussé le Sénégal à être salué comme l’un des nouveaux producteurs les plus prometteurs de la région et un possible futur membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole. «Toute discussion sur l’adhésion ou non à une organisation internationale est prématurée… Le Sénégal se concentre sur le développement de ses projets pétroliers pour atteindre son objectif de démarrage de la production à partir de 2023», a déclaré Sophie Gladima, indiquant au groupe américain que les ressources seront utilisées «pour bâtir une économie connectée et compétitive», grâce à la réduction des coûts d’électricité, au développement du contenu local et à l’industrialisation.

Démarrage de la production en 2023

Le projet de Sangomar au Sénégal, développé par Woodside Energy, avec une capacité de production estimée de 75.000 à 100.000 barils de pétrole par jour, devrait également démarrer la production en 2023, a déclaré Gladima. Le projet de 4, 2 milliards de dollars recevra 18% de son financement de la compagnie pétrolière publique Petrosen, a-t-elle déclaré.

Yakaar-Teranga, avec 15 à 20 billions de pieds cubes, veut démarrer sa production en 2023 ou 2024

Rappelons que le Sénégal avait déjà commencé à récolter les fruits de ses découvertes lorsque la pandémie a frappé. Les revenus du gouvernement issus du secteur des hydrocarbures ont atteint 22, 8 milliards de francs Cfa en 2019, une augmentation de 37% par rapport à 2018, selon un rapport du Comité national de l’Initiative pour la transparence des industries extractives. La hausse cette année-là a été tirée par un ajustement fiscal de 5, 21 milliards de francs Cfa versé par Kosmos Energy.
Pour finir, la ministre a révélé qu’un autre champ de gaz, Yakaar-Teranga, avec une ressource de 15 à 20 billions de pieds cubes, cherche à démarrer sa production en 2023 ou 2024. Sidy Djimby NDAO

Les mareyeurs et mareyeuses de Mbour étouffés par le couvre-feu, interpellent le Chef de l’état.

https://www.jotaay.net Les mareyeurs et mareyeuses de Mbour étouffés par le couvre-feu, interpellent le Chef de l’état.

Peu avant 21 heures, c’est le sauve-qui-peut  et le triste spectacle d’une activité en agonie qui s’offre à l’étranger.

Déjà avec la pandémie du covid 19 et son lot de conséquences néfastes  ou d’inconvénients dans le secteur de la pèche, les mareyeurs de Mbour n’arrivaient plus à écouler leur poisson.
Lorsque maintenant le gouvernement a décidé du couvre-feu pour les régions de Dakar et Thiès, cette mesure a pour eux  sonné le glas de leurs activités.
Peu avant 21 heures comme le rapporte  Sud FM Mbour, «  c’est le sauve-qui-peut  et le triste spectacle d’une activité  en agonie qui s’offre à l’étranger. »
En effet, selon les concernés  « l’essentiel des débarquements et ventes se faisant après le crépuscule,   il ne leur est plus possible d’exercer. »

Seul le chef de l’état Macky Sall peut nous sauver de cette situation, nous lui demandons d’être sensible à nos maux

Les conséquences énumérées sont ici inquiétantes  : « poisson invendu, pas de moyens de transport, de conservation, plus de moyens de subvenir aux besoins vitaux,   de payer la scolarité des enfants, fermeture des gargotes, commerces, vendeurs de couscous etc. »
Expliquant avec un casier rempli de poissons devant lui, l’un d’eux, repris en chœur par tous dira  : « Seul le chef de l’état Macky Sall peut nous sauver de cette situation, nous lui demandons d’être sensible à nos maux  pour revoir au besoin les horaires du couvre-feu, car certains pécheurs  viennent de Joal et n’ont pas le temps d’écouler leur poisson. »

ENTRÉE EN VIGUEUR DE LA ZLECAF, MIEUX VAUT TARD QUE JAMAIS PAR KADIALY GASSAMA

La Zlecaf entre en vigueur ce 01 janvier 2021 avec 34 ratifications sur 54 états signataires de l’accord, constituant une aube nouvelle et une lueur d’espoir pour le continent africain.

La Zlecaf entre en vigueur ce 01 janvier 2021 avec 34 ratifications sur 54 états signataires de l’accord, constituant une aube nouvelle et une lueur d’espoir pour le continent africain.

Cette entrée en vigueur du plus grand projet de libre échange du monde , incluant le Marché commun de l’Afrique centrale et australe (COMESA), la Communauté de développement de l’Afrique centrale (SADC), la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEMAC), la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), l’Union du Maghreb arabe (UMA) et la Communauté des États sahélo-sahariens, fonde la faisabilité d’une union africaine plus réelle que théorique.
L’Afrique espère ainsi mettre fin à une histoire de plusieurs décennies de balkanisation avec 84000 km de frontières qui sont autant de murs qui séparent les africains des africains pour faire retrouver à note continent les espaces homogènes précoloniales. Il y a bien un adage qui dit “mieux vaut tard que jamais “ ; Il faut reconnaître, cependant, que le lancement de la ZLCAF le 19 Juillet 2019 à Niamey par les chefs d’états africains, après avoir été envisagé dès le sommet inaugural de l’OUA en 1963, soit 66 ans plus tard, était un vieux projet qui a mis beaucoup de temps pour devenir réalité. Les raisons de ce grand retard au plan opérationnel par rapport à la prise de conscience aux aurores de la nécessité d’intégrer les états du vieux continent, sont multiples et multiformes.
En effet, depuis nos indépendances nationales en 1958 -1960, cette première étape de l’institution d’une zone de libre-échange parmi cinq étapes de l’intégration économique et politique des états balkanisés d’Afrique, devrait être opérante il y a plus d’un demi-siècle, comme le fut le traité de Rome instituant la CEE devenue une union douanière dès les premières années de sa création en 1957 et, quelques années plus tard seulement, une union économique et monétaire avec le traité de Maastricht en 1992.
Bien entendu, la volonté politique de relever le défi économique américain après la fin de la deuxième guerre mondiale( plan Marshall) et l’importance historique de la fin de la division du continent européen , ont permis d’avantage à l’Europe de poser patiemment les diverses étapes de l’union économique , monétaire et politique que nous connaissons aujourd’hui à travers la banque centrale européenne , le parlement européen, la cour commune de justice et une politique étrangère commune .
L’Afrique continentale en est aujourd’hui à la phase primaire de la constitution d’une zone d’échanges organisés qui n’est même pas encore une zone véritable de libre échange du fait de la suppression progressive et non intégrale des droits de douane et taxes entre les états (90%) , en plus d’une autonomie fiscale de ces mêmes états pour la fixation des droits de porte des marchandises provenant de pays tiers . Il s’y ajoute que l’Afrique, notamment subsaharienne, reste la partie du monde la plus faiblement industrialisée avec une part de moins de 2% de la valeur ajoutée totale du PIB, constituant un obstacle assez dirimant vers la réalisation d’une zone de libre-échange intégrale continentale.
Car, pour permettre une industrialisation des états du continent qui est la condition sine qua non de la création de l’effet de commerce , il fallait toute de suite sauter l’étape de la zone de libre-échange et aller directement vers une union douanière à l’instar de l’UE en un moment donné de son histoire ou de la CDEAO(tarif extérieur commun =TEC) qui s’achemine vers l’instauration d’une monnaie unique et d’une banque centrale commune, c’est-à-dire , à une harmonisation des politiques fiscales et budgétaires internes vers l’union économique. Les identités historiques, culturelles et la contigüité géographique, ne pourront pas prendre à cet effet le pas sur les contraintes économiques et politiques , au point que , l’intégration par cercles concentriques que théorisait le président Senghor avec la mosaïque d’états balkanisés , constitue la meilleure approche pour aller vers l’unité économique et politique du continent africain et de pouvoir ainsi bénéficier des phénomènes d’économie d’échelle et une meilleure allocation des ressources.
C’est dire que l’intégration dans les pays africains faiblement industrialisés et faiblement connectés par les voies de communication, devrait plutôt être envisagé, non pas en termes d’intégration des marchés, mais, en termes de développement économique, comme l’affirmait Béla Balassa qui postulait que “le désarmement douanier est une condition nécessaire, mais, pas suffisante’’, entre autres obstacles de l’intégration économique ;
En effet, tant que les productions internes , surtout industrielles , resteront faibles, le volume des échanges entre les états africains seront d’autant négligeables par rapport aux flux échanges avec les pays tiers, nonobstant la suppression des barrières tarifaires et non tarifaires.
N’oublions pas que les puissances coloniales, notamment l’empire français, administraient les territoires conquis dans des espaces régionaux homogènes ou fédérations (AOF, AEF).
Cette approche fédéraliste de la puissance colonisatrice pour une meilleure allocation des ressources, démontre, encore une fois, qu’il fallait très vite aller vers l’intégration des cinq entités régionales africaines homogènes par cercles concentriques (Ouest, Nord, Centre, Est, Sud) avec les mêmes critères de convergence.
Si bien que pour aller de façon efficiente vers une union économique et monétaire continentale et la mise en place d’une autorité supra nationale avec un abandon partiel de souveraineté, il nous faut d’abord consolider les unions économiques régionales, à l’image de la CDEAO avec l’existence non seulement d’un tarif extérieur commun, mais aussi et surtout , d’une harmonisation des politiques économiques internes et l’instauration d’une monnaie unique, afin de minimiser les couts de transaction..
Le continent africain a perdu beaucoup de temps pour intégrer des économies tournées sur l’extérieur à cause d’une faible industrialisation ; Or pour créer un effet de commerce en instaurant une zone de libre échange ou une union douanière, il faut d’abord produire. C’est dire qu’il nous faut sauter ces étapes d’intégration des marchés en refusant la linéarité des schémas classiques pour aller directement vers l’harmonisation de nos politiques économiques internes et en privilégiant le développement des infrastructures et l’intégration des facteurs(capital, travail), afin de booster le PIB continental encore faible autour de 3000 milliards de dollars pour plus d’ un milliard deux cents millions de personnes ;
Rien que les USA faisant en superficie moins du tiers de l’Afrique avec 330 millions d’habitants , réalisent un PIB sept fois supérieur que le nôtre, autour de 21 000 milliards de dollars. Dans le contexte aujourd’hui d’un retour au protectionnisme collectif et la remise en cause par les puissances industrielles des mouvements du travail(émigration), pour ne pas dire du libre échangisme avec l’arrivée sur la scène mondiale de nouveaux pays émergents , l’avenir appartient aux états continentaux à l’image du Canada, des USA, de l’UE, de la Russie, du Brésil ou de l’Inde.
L’Afrique ne devrait pas être en reste, pour faire partie demain, des grands de ce monde, avantagé qu’elle est par ses immenses ressources naturelles et son homogénéité spatiale, historique et culturelle, en dépit de multiples diversités complémentaires.
Toutefois, le vieux continent des multiples convoitises, toujours vulnérable aux variations exogènes, doit se prémunir et se préparer hâtivement à renforcer sa résilience, en parachevant les processus en cours d’intégration économique et monétaire au niveau régional et continental par la prise en main de son propre destin.
Durant une assez longue période de l’histoire de l’humanité et plus encore de nos jours, l’Afrique fut et reste le théâtre d’intenses convoitises pour l’exploitation de ses formidables ressources naturelles et humaines. Plus de 65% des terres arables du monde sont situés en Afrique, en plus de l’attractivité actuelle résultant de son potentiel énergétique et démographique. Il faut se rendre compte que, jusqu’à une période récente, les convoitises se sont exercées suivant les intérêts stricts de pays dominants.
Toutefois, des facteurs positifs de changement apparaissent aujourd’hui avec la possibilité de faire émerger des entreprises africaines et du nouveau rôle des états qui ont pris conscience de l’impératif du développement économique local engendré par les revendications pressantes des masses populaires africaines .Kadialy Gassama, Economiste, Rue Faidherbe X Pierre Verger Rufisque

Nigeria : Daystar lève 38 millions $ pour la croissance de ses activités

(Agence Ecofin) – Les besoins énergétiques importants de l’Afrique ont entraîné, ces dernières années, l’arrivée de nombreux fournisseurs de solutions solaires off-grid dont le Nigérian Daystar. La compagnie profite ainsi de l’intérêt suscité par le sous-secteur auprès des investisseurs.
Le fournisseur nigérian de solutions solaires Daystar Power vient de lever 38 millions $ pour étendre ses activités en Afrique de l’Ouest. L’opération a été menée avec l’appui du Fonds d’investissement pour les pays en voie de développement et Morgan Stanley Investment Management. Les fonds ont été levés entre autres auprès de STOA, un fonds français d’investissement dans les infrastructures à fort impact.
L’objectif de Daystar selon son directeur exécutif, Jasper Graf von Hardenberg est de remplacer les réseaux électriques défaillants ou trop coûteux et les générateurs au diesel par une énergie propre et plus fiable. Avec ces fonds, la compagnie entend étendre la capacité combinée de ses systèmes installés à 100 MW contre une capacité actuelle de 23 MW.
La compagnie a des visées sur les marchés du Nigeria, du Ghana où elle est déjà présente, mais également sur la Côte d’Ivoire, Sénégal et le Togo. Cet apport financier permet à Daystar d’accroître son assise dans le marché très prometteur de l’énergie off-grid en Afrique.
Le marché annuel de l’off-grid pèse 1, 75 milliard $ selon GOGLA, l’association des industries de l’énergie solaire off-grid, avec de bonnes perspectives de croissance portées par la demande importante. Rien qu’au Nigeria, les groupes électrogènes fournissent 8 fois l’énergie distribuée par le réseau électrique national et 600 millions de personnes sur le continent n’ont pas accès à l’électricité.Gwladys Johnson Akinocho

Doté de 426 millions $, Orange Ventures ciblera des start-up en Afrique

(Agence Ecofin) – Avec une cagnotte renforcée, Orange Ventures, le nouveau projet de l’opérateur français Orange va à la conquête de l’Afrique,  « un territoire de croissance » avec l’ambition d’y dénicher « des champions technologiques ».
L’opérateur télécoms français, Orange, a annoncé le lancement d’Orange Ventures, son nouveau fonds d’investissement qui va succéder à Orange Digital Ventures (2015-2020).
Le véhicule doté d’une enveloppe de 350 millions d’euros, équivalant à 426 millions $ dépassera le stade des start-up en phase de décollage et s’adressera également aux entreprises plus matures et en forte croissance avec des engagements pouvant atteindre 20 millions d’euros.
Le nouveau véhicule d’investissement annoncé devra « favoriser l’émergence de futurs champions technologiques vers un monde toujours plus digital et responsable », souligne l’opérateur. Il va accueillir des entreprises du numérique et de l’informatique et s’ouvrira à de nouveaux domaines plus porteurs, tels que l’e-santé, et le climat.
Ce nouveau projet s’inscrit dans le cadre du plan stratégique « Engage 2025 » à travers lequel l’opérateur s’est engagé entre autres, à accélérer son développement en Afrique et au Moyen-Orient, deux régions considérées par Orange comme « des territoires de croissance ».
Ainsi, Orange Ventures sera déployé dans plusieurs régions du monde, y compris l’Afrique. A travers
son bureau de Dakar, au Sénégal, l’opérateur poursuivra l’accompagnement de nombreuses initiatives en phase de démarrage sur le continent ; ce à quoi était consacré Orange Digital Ventures Africa.Chamberline MOKO

Orange Money : La CDP avertit orange !

La Commission de protection des données personnelles a prononcé un avertissement à l’encontre de la société Orange Finances Mobiles Sénégal (OFMS) pour des manquements à la loi sur la protection des données à caractère personnel.
Cet avertissement fait suite à la réception d’une plainte de Madame M. N. ND, relative à l’ouverture d’un compte Orange Money sur son numéro, sans son consentement et sans être informée préalablement.  Ce qui est contraire à la loi, notamment les articles  33, 59 et 68 de la loi n° 2008-12 du 25 janvier 2008 portant sur la protection des données à caractère personnel.
En effet, orange devait recueillir au préalable le consentement de la plaignante, informer formellement de la finalité poursuivie pour ce traitement, mettre en place un dispositif permettant de s’opposer à l’ouverture du compte.
«Au regard de ces observations, le Comité de sanction de la CDP, en application des dispositions des articles 29 et suivants de la loi n°2008-12 précitée, ainsi que des articles 24 et 59 de son Règlement Intérieur, a décidé de prendre acte du fait que Orange Finances Mobiles Sénégal a déclaré avoir cessé le traitement non autorisé», indiquent Awa Ndiaye et ses collègues dans leur rapport trimestriel.Youssouf SANE

une nouvelle stratégie pour la formation continue des agents publics

(Agence Ecofin) – Pour les 5 prochaines années, le domaine de la formation des travailleurs du secteur public connaîtra des changements. L’organisme mandaté pour cette fonction, le CNFA, a entamé une réforme qui devrait aboutir dans un bref délai à l’adoption d’un nouveau cadre de la formation continue.
Le Centre national de formation et d’action (CNFA) du Sénégal, un organisme national chargé d’assurer la formation des agents de l’administration publique a entamé une réforme pour devenir le Centre national de développement des ressources de l’Etat. Plus qu’un changement de dénomination, la nouvelle configuration va également permettre de moderniser la formation continue au Sénégal.
« Cinquante-neuf ans après sa création, le moment est venu d’engager avec l’ensemble des acteurs un dialogue des expertises en vue de doter le CNFA d’un document-cadre d’orientation stratégique, d’avoir une meilleure lisibilité des priorités sectorielles en rapport avec les exigences nationales et communautaires », a déclaré Amadou Camara Fall (photo), directeur de cabinet du ministre de la Fonction publique.
En effet, dans sa mise en œuvre, le CNFA a fait face à des défis qui l’ont empêché de remplir sa mission. Il s’agit entre autres du manque de ressources humaines qualifiées et la désuétude du cadre juridique et institutionnel.
Dans sa volonté de mutation, la structure a, il y a quelques jours, organisé un atelier qui portait sur l’élaboration d’un nouveau plan stratégique de développement pour 2021/2026. Il a été tenu par un comité de pilotage créé à cet effet. Ce dernier devra rendre sa copie dans les trois prochains mois.
Le Centre avait déjà subi des changements organisationnels et structurels notamment en 2005 et en 2015. L’actuelle mutation ambitionne de le conduire vers de nouvelles perspectives qui sont d’une part d’améliorer la formation continue des agents de l’Etat, surtout en ce qui concerne l’engagement civique des travailleurs de plus en plus défaillants, tel que relevé par Camara Fall.D’autre part, il sera question de perfectionner la gestion des ressources humaines du secteur public.Vanessa Ngono Atangana

DÉTOURNEMENT À BATIPLUS- Les graves accusations du FBI sur le directeur général

https://www.dakarposte.com Loin du bruit et des questions liées à la Covid-19, un officier du FBI a séjourné discrètement au Sénégal, pour mener l’enquête sur l’affaire du détournement à Batiplus. Ses conclusions font état de graves accusations sur le DG de cette entreprise.
Dans le milieu judiciaire américain, on associe le scandale de détournement à la société Batiplus à une affaire faussement anodine qui cache une grave affaire de criminalité financière sur fond de financement du terrorisme international. La preuve : les Américains sont loin d’avoir lâché l’affaire et sont en train d’investiguer au Sénégal.

Selon nos sources, une minutieuse enquête a été menée par un officier du FBI qui a discrètement séjourné à Dakar.

En effet, début mars 2020, à la faveur de deux perquisitions conjointement menées, la police sénégalaise a mis la main sur un premier montant de 574 millions F CFA (composé de 525, 497 millions F CFA, 73 590 euros et 1 350 dollars) en liquide détenus par un commerçant libanais du nom de H.  Hashim, et sur un second pactole de 66, 958 millions F CFA (composé de 48, 483 millions F CFA, 21 230 euros et 9 350 dollars) dans le magasin de son compatriote A. Soufan.
Ces sommes, selon nos informations, venaient d’être déposées auprès de ces deux hommes par M. Fall, courtier depuis 15 ans chez Batiplus. Une société implantée dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et spécialisée dans les domaines juteux du fer à béton, des matériaux de construction, des BTP et autres.
Interrogé dans le régime de garde à vue par les enquêteurs, M. Fall avait révélé avoir, pendant toutes ces années, transporté et livré des milliards de cash. Selon nos informateurs, ces sommes exorbitantes étaient extraites de la comptabilité traçable de Batimat et Batiplus, deux enseignes connues au Sénégal, appartenant aux frères M. Hassan et M. El. Fares, une fratrie libanaise dont l’un des membres, Hassan Fares, fut inculpé, emprisonné en 2006 et soupçonné d’avoir blanchi plusieurs milliards de francs CFA.

D’après toujours nos interlocuteurs, le neveu des Fares, Abbas Fawaz Loutfe, par ailleurs directeur de Batimat, est recherché par la justice des Etats-Unis. ‘’Il est soupçonné par le Trésor américain de transporter des fonds en liquide collectés au Sénégal et destinés au Hezbollah libanais’’, confient nos sources.

Et c’est justement dans le cadre de ce dossier, renseignent nos interlocuteurs, que le FBI a envoyé l’un de ses officiers au Sénégal, dès que l’ambassade américaine à Dakar a appris la saisie, par les gendarmes sénégalais, du cash appartenant au groupe Fares. ‘’L’orchestrateur de cette mafia du cash n’est autre que le nommé Ch. Ch. Samra, Directeur général de Batiplus. L’enquête de la justice sénégalaise a établi que celui-ci a décaissé, au vu de seulement 65 reçus sur plusieurs centaines, des fonds s’élevant à plus de 2, 8 milliards de francs CFA. Ch. Ch. Samra, contre qui le parquet de Dakar a requis un mandat de dépôt, n’a jamais été arrêté, encore moins incarcéré.
Au même moment, a croupi en prison, pendant plusieurs mois, avant de bénéficier d’une liberté provisoire, (mars 2020-septembre 2020), une jeune femme de 24 ans, Rachelle Sleylaty, suite à une plainte de ce même Samra qui l’accuse, après avoir été recrutée comme caissière par Batiplus en 2018, d’avoir détourné l’énorme somme de 126 millions de francs CFA’’, poursuivent nos interlocuteurs. Alors que cette caissière, souligne-t-on, avait produit des reçus manuscrits qui ont mis à nu la ‘’grave’’ délinquance financière en cours chez les Fares.
Aux Etats-Unis, poursuivent nos informateurs, cette dame aurait été félicitée pour avoir aidé à dévoiler ‘’ce gang qui vole au Trésor sénégalais des milliards dont une partie sert, à en croire le renseignement américain, à financer l’activité violente du Hezbollah’’.
Pour rappel, le Hezbollah, fondé en juin 1982, mais révélé publiquement en février 1985, est un groupe islamiste chiite et un parti politique basé au Liban.CHEIKH THIAM (Enquête Quotidien)

Thiès : Le juge Dème condamne une mafia de l’Administration pour accaparement des terres de Thiès

https://www.seneweb.com  L’attribution d’un espace vert à Thiès, dans le quartier Mbour 3, a suscité la colère de l’ancien magistrat Ibrahima Hamidou Dème et de plusieurs habitants de la capitale du Rail.
Ces derniers comptent s’ériger en bouclier contre ce qu’ils considèrent comme une mafia pour accaparer les terres de Thiès. Ils faisaient face à la presse, ce mercredi.
‘’Le faussaire en chef, c’est le receveur des Domaines. Et il est en complicité avec des agents du cadastre et toutes les autorités administratives de Thiès. Il y a une mafia pour monopoliser toutes les terres de Thiès’’, accuse le juge Dème à iRadio.

« RECRUTEMENTS » POST LIMOGEAGE A L’ONAS  : Les délégués ne parlent pas le même langage

Libération Sénégal online Hier, « le collège des délégués du personnel de l’Onas » accusait le directeur général sortant, Lassana Gagny Sakho, d’avoir signé des contrats de travail dans l’attente de sa passation de service. Ce mercredi, … «le collège des délégués » s’est démarqué des signataires du communiqué qui, selon lui, sont juste «sept délégués». En effet, « le collège des délégués de l’Onas porte à la connaissance du public que des informations sont en train de circuler dans certains organes de presse, pour dire que le directeur général sortant, M. Lansana Gagny Sakho, aurait signé des contrats après la nomination d’un nouveau dg à la tête de l’Onas. De telles informations n’engagent pas le collège des délégués qui regrette ces dérives qui portent atteinte à la vie sociale de l’entreprise et ne militent pas pour une entreprise performante », indique le document produit à cet effet

les chaînes TV locales passent derrière les chaînes étrangères au 2e semestre 2020

(Agence Ecofin) – Dans de nombreux pays africains, les chaînes de télévision locales résistent difficilement aux chaînes étrangères en termes de part d’audience. Cela pose parfois quelques problèmes pour attirer des annonceurs.
Au Sénégal, la part d’audience des chaînes de télévision locales, mesurée au second semestre 2020, a reculé face à celles des chaînes étrangères, par rapport au second semestre 2019. En effet, selon les mesures d’audience de Médiamétrie, les chaînes de télévision sénégalaises ont réalisé une part d’audience de 43, 2% pour le 2e semestre de l’année 2020. Sur la même période en 2019, leur part d’audience était de 51, 3%.
Malgré ce recul, la chaîne la plus suivie du pays pour le second semestre de l’année écoulée reste TFM. D’après les mesures de Médiamétrie,  « TFM rassemble le plus grand nombre de téléspectateurs au quotidien devant SEN TV puis 2STV ».
Malgré un environnement très concurrentiel, la chaîne réussit à tenir une place acquise depuis plusieurs mois. Cela plaira notamment aux annonceurs locaux très actifs qui redoutent parfois de devoir se tourner vers les chaînes étrangères pour promouvoir leurs produits.Servan Ahougnon

Espace Schengen : Deux parlementaires français initient un rapport pour faciliter l’obtention de visas

http://lesoleil.sn Deux parlementaires français issus des rangs de la majorité, Sira Sylla, élue de Seine-Maritime et M’jid El Guerrab, député des Français de l’étranger, ont présenté ce mardi un rapport visant à faciliter le processus d’obtention de visas d’Africains désirant se rendre en France et dans l’espace Schengen.
Les deux élus soulignent être «très souvent» sollicités par des électeurs rencontrant des problèmes de visa : étudiants, Français en couple avec un étranger, entreprises souhaitant faire venir des salariés pour une mission ponctuelle. Pour parer à cela, un rapport d’information a été présenté ce 12 janvier devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française.
Plusieurs ressortissants qui vivent en Afrique se plaignent en effet des conditions particulièrement difficiles de délivrance de visas pour la France. Parmi les réprimandes qui reviennent le plus souvent figurent la liste interminable de documents à fournir, des frais de visas jugés élevés comparés aux revenus faibles des populations de ces zones et des décisions de rejet non motivées. Autre grief, le processus d’obtention d’un visa demeure souvent trop long. Les députés proposent de généraliser le dispositif de délivrance des visas en quarante-huit heures. Si le rapport est accepté à la commission des Affaires étrangères, il deviendra un rapport de la commission et sera publié et diffusé.
Parmi les demandes du rapport parlementaire figure l’assouplissement de la procédure de délivrance des visas jugée «trop stricte», notamment sur les regroupements familiaux pendant la pandémie.
Les auteurs du rapport préconisent l’octroi d’une «dérogation à la fermeture des frontières dans le contexte de la pandémie mondiale» pour les bénéficiaires du regroupement familial. Ils sollicitent aussi la simplification des demandes de visas pour les personnes qui en auraient déjà obtenu un par le passé.
Pourtant, le 28 novembre 2017, le président de la République française, Emmanuel Macron s’adressant à la jeunesse africaine depuis Ouagadougou (Burkina Faso) affirmait être pour «la révolution de mobilité, celle qui nous permettra de repenser nos liens, mais aussi la circulation des femmes et des hommes en Afrique, et entre l’Afrique et l’Europe». Trois ans après le discours de Ouagadougou, les rapporteurs regrettent que la politique des visas à l’égard des populations africaines reste très en deçà de l’ambition présidentielle. Cette mission est avant tout destinée à résorber le décalage entre le discours et la réalité, font valoir les deux députés.O.BA

MATAM-MISE EN ŒUVRE COMMUNAUTAIRE DES ACTIONS DE CONSERVATION DES EAUX ET DES SOLS  : Un modèle innovant dans le bassin versant du Dioulol (affluent du fleuve Sénégal)

http://www.sudonline.sn/Dans le département de Kanel, un procédé innovant développé par la SAED a offert des acquis dans le cadre de la conservation des eaux et des sols à partir d’ouvrages positionnés dans le bassin versant du Dioulol, un affluent du fleuve Sénégal qui favorise l’aménagement de milliers de superficies cultivées en toute saison. Aux regards des résultats obtenus, au niveau des huit (8) sites où des travaux ont été engagés, les acteurs ont plaidé pour «l’extension des appuis et le passage à l’échelle du projet dans la zone d’intervention, pour mieux circonscrire la problématique du cours d’eau»
Un atelier déroulé par le PGIRE (Projet de gestion intégrée des ressources en eau et de développement des usages multiples du Bassin du fleuve Sénégal), dans le cadre des activités planifiées pour permettre le partage des livrables et la réflexion sur les perspectives du projet, dans la commune de Semmé, a permis aux différents acteurs de discuter et d’ébaucher des actions de suivi et de consolidation des acquis. Après avoir suivi les exposés des différentes coordinations, les participants ont, après une discussion générale sur les acquis du projet, sollicité, «l’extension des appuis et le passage à l’échelle du projet dans la zone d’intervention, pour mieux circonscrire la problématique du cours d’eau».
La SAED, depuis la relance de l’agriculture irriguée dans la zone de Matam, n’a cessé de procéder, chaque année, au curage du Dioulol, dont les eaux arrosent des milliers de superficies cultivées en toute saison, pour augmenter la capacité de stockage en eau de cet affluent du fleuve Sénégal. Face aux coûts exorbitants que généraient les travaux de curage, la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta (SAED), s’est attelée à l’opérationnalisation d’un aménagement global du bassin versant du cours d’eau. C’est ainsi, relève-t-on, que le projet a pris forme, avec l’accompagnement du PGIRE2, avec la bénédiction de l’OMVS (Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal), sur financement de la Banque mondiale. Comme l’explique Malick Dione, le responsable de l’Unité de coordination du projet logé dans le PGIRE (Projet de gestion intégrée des ressources en eau et de développement des usages multiples du Bassin du fleuve Sénégal), l’objectif visé était de pérenniser un volume d’eau consistant au niveau du Dioulol qui ne cessait de subir un phénomène d’ensablement, au niveau d’un de ses cours d’eau, «le Wendou Bosséabé».
Avec la réalisation d’infrastructures modestes, notamment des cordons pierreux, fosses d’infiltration et croissants lunaires, entres autres mécanismes, pour lutter contre l’ensablement des eaux et favoriser leur retenue, le projet qui s’est appuyé sur une méthodologie participative et inclusive, a permis d’enregistrer des résultats au niveau des huit (8) sites ciblés par la première phase.
Nourri par cette stratégie d’implication des populations, comme l’explique, le coordonnateur du groupement RADI-ADT/GERT, le projet a subséquemment recueilli une adhésion efficace des communautés dont les populations ont travaillé et reçu des formations spécifiées… Des opinions des autorités administratives et territoriales, y compris les échanges et débats constructifs en séance plénière, il ressort que «des résultats promoteurs ont été obtenus dans le cadre de l’environnement (régénération de l’écosystème), de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage».
Entre autres acquis, que les acteurs demandent de pérenniser pour la consolidation du projet qui a permis, selon eux, d’ouvrir d’autres opportunités de développement

L’ANACIM ALERTE SUR DES VENTS ’’MOMENTANÉMENT ASSEZ FORTS’’ SUR DAKAR

Dakar, 13 jan (APS) – L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) alerte sur des ‘’vents momentanément assez forts de secteur Nord-est pouvant atteindre 40km/h’’ en cours sur Dakar jusqu’au jeudi à 10h.
Dans son Bulletin météorologique spécial (BMS), l’ANACIM renseigne qu’une ’’vigilance absolue s’impose’’ face à ces ‘’phénomènes dangereux qui pourraient occasionner des accidents en mer et des inondations côtières’’.BHC/MD

DES ŒUVRES DE LÉONARD DE VINCI SERONT EXPOSÉES AU MCN, À PARTIR DE SAMEDI

Dakar, 13 jan (APS) – Le Musée des civilisations noires (MCN) de Dakar annonce la tenue d’une exposition de 17 chefs-d’œuvre du célèbre peintre italien Léonard de Vinci (1452-1519), à partir du samedi 16 janvier, à son siège.
L’exposition, qui se poursuivra jusqu’au 28 février prochain, accueillera des œuvres d’art du génie de Florence reproduites « grâce à l’utilisation de techniques numériques sophistiquées », selon le service de presse du MCN.
Elle aura lieu avec la collaboration de l’Institut culturel italien, de l’ambassade d’Italie au Sénégal, et de la RAI Com, la branche commerciale de l’audiovisuel public italien.

Le célèbre tableau « La Joconde » sera exposée en même temps que d’autres œuvres de Léonard de Vinci  : « L’Annonciation » et « La Cène », la fresque qu’il a peinte sur l’église Santa Maria delle Grazie, à Milan.

« Les visiteurs peuvent admirer et apprécier les œuvres d’art les plus célèbres du maestro d’une manière totalement nouvelle, grâce à l’utilisation de techniques numériques sophistiquées. Un système de rétro-éclairage ajuste l’intensité de la lumière et la température des couleurs », explique le service de presse du MCN.
Le Musée des civilisations noires estime que cette exposition est à « considérer comme une belle contribution au banquet de la ’création continue de l’Humanité’ », sa devise à lui.
« Dans la célébration du projet évolutif de l’homme, de sa riche histoire humaine, intellectuelle et culturelle née sur le continent africain, la présence de celui qui (Léonard de Vinci) a consacré toute sa vie à la recherche sur l’homme, le génie de l’humanité (…) est à considérer comme une belle contribution à ce banquet », souligne la même source.

Le monde a célébré, le 2 mai 2019, les 500 ans de la mort du peintre, architecte et scientifique italien.

« Sa soif de connaissances l’a conduit à s’engager dans tous les domaines du savoir humain », souligne le Musée des civilisations noires, construit par l’Etat du Sénégal avec le soutien financier de la Chine, dans le but de mettre en exergue « la contribution de l’Afrique au patrimoine culturel et scientifique » mondialFKS/ESF/BK

Dr. Mamadou Ndiaye : «il nous faut débourser entre 88 et 1697 milliards FCFA pour vacciner tous les Sénégalais»

http://lesoleil.sn Le Directeur de la prévention au ministère de la Santé et de l’Action sociale a livré, mercredi, des chiffres sur le prix des vaccins déjà annoncés à travers le monde. Joint par « Lesoleil.sn », Docteur El Hadj Mamadou Ndiaye explique, par exemple, que pour vacciner les personnes les plus vulnérables qui représentent environ 20% de la population sénégalaise, notre pays devra débourser une rondelette somme de 19, 7 milliards de francs CFA, s’il opte pour le vaccin le moins cher, contre 377 milliards de francs CFA pour le produit le plus coûteux.
« Maintenant, poursuit le porte-parole du ministère de la Santé et de l’Action sociale, si le Sénégal envisage d’y ajouter les 80% restant, c’est-à-dire les moins vulnérables, il lui faut 1697 milliards de francs CFA, si on choisit le vaccin le plus cher et si on prend le moins cher, il faudra débourser 88 milliards de francs CFA ».
Dr. Ndiaye, qui rappelle, dans la foulée, qu’une personne peut prendre jusqu’à 2 doses dans le mois, soutient qu’actuellement « une dose du vaccin Pfizer coûte 20 dollars (10700 FCFA), pour Moderna, c’est 37 dollars (20 000 FCFA). L’AstraZeneca, qui est le moins cher sur le marché, coûte 4 dollars (2 150 FCFA). Le vaccin chinois Sinopharm, qui est le plus cher, revient à 72 dollars (38 800 FCFA) et celui russe, Spoutnik V, vaut 20 dollars (10 700 FCFA), la dose ».
« Ce ne sont pas des prix fixes, cela peut varier à tout moment », précise l’expert en vaccinologie Pratique, qui ajoute que « quand on parle de vaccin, il ne s’agit pas uniquement du liquide. Il faut aussi prendre en compte l’aiguille, la seringue, la boîte de sécurité ».
Le Directeur de la prévention reconnaît que «c’est très cher, mais la santé n’a pas de prix».Salla GUEYE

Dr Mamadou Ndiaye : «Il faut 1657 milliards pour vacciner tous les Sénégalais…»

https://www.seneweb.com Le vaccin coûte beaucoup d’argent pas forcément à la portée du Sénégal. Et pour en donner un aperçu assez clair, Dr Mamadou Ndiaye, directeur de la prévention a livré quelques chiffres ce matin sur Iradio. Joint par Seneweb pour plus de précisions, le spécialiste livre quelques détails en plus. Pour le vaccin de Pfizer par exemple, dit-il, il coûte environ 20 dollars, celui de Moderna,
c’est 37 dollars. L’AstraZeneca produit en Europe est le moins cher actuellement avec 4 dollars. Le vaccin chinois de Sinopharm vaut 72 dollar et celui de la Russie Spoutnik revient à 5 dollars.
Ainsi, pour vacciner les personnes vulnérables qui s’élèvent à 20% de sa population, le Sénégal va débourser 19 milliards, s’il opte pour le vaccin le moins cher, contre 377 milliards pour le produit le plus coûteux. «Pour vacciner toute la population par contre, il faut 1697 milliards, si on prend le vaccin le plus cher. Si on prend le moins cher, c’est 88 milliards. Vous voyez que c’est des milliards pour avoir le vaccin. Mais la santé n’a pas de prix », relativise Ndiaye.
Mamadou Ndiaye de préciser qu’il ne s’agit pas là de chiffres définitifs, mais des estimations obtenues après simulations. Il ajoute également que quand on parle de vaccin, il ne s’agit pas uniquement du liquide. Il faut aussi prendre en compte l’aigüe, la seringue, la boîte de sécurité…
A noter également que le coût n’est pas le seul facteur déterminant. Il y a aussi de la géopolitique dans le vaccin, comme en témoigne le positionnement de chaque grande puissance (Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni). Il y a également les questions d’ordre logistique, surtout dans les pays en Afrique de l’ouest où il sera difficile d’avoir le vaccin de Pfizer dont la conservation nécessite moins 70°.

Vaccin anti-Covid : En plus de Covax, le Sénégal discute avec la Chine

http://lesoleil.sn En plus du programme international Covax, le Sénégal est en discussion avec la Chine pour l’acquisition de doses de vaccin contre la Covid-19. Une stratégie nationale de vaccination devait être remise ce mercredi au président Macky Sall.
« Dans un premier temps nous attendons les vaccins de l’initiative Covax mais nous sommes aussi en discussion avec la partie chinoise pour acquérir des vaccins Sinopharm », informe  Abdoulaye Diouf Sarr, le ministre de la Santé et de l’Action sociale,  dans une vidéo sur les réseaux sociaux.
Covax est un dispositif mis en place par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Alliance pour les vaccins (Gavi) pour distribuer des vaccins anti-Covid aux pays défavorisés. L’objectif de l’OMS est de fournir suffisamment de doses pour vacciner jusqu’à 20% de la population des pays participants avant la fin de l’année. D’ailleurs, le Sénégal vise initialement à vacciner 20% de sa population. Ce sont les personnels de santé et d’action sociale, les personnes présentant des comorbidités et celles d’un certain âge. Mais l’objectif est « d’être plus ambitieux dans le temps » et « de faire en sorte que le vaccin soit véritablement disponible au Sénégal », a-t-il poursuivi. L’OMS espère envoyer les premiers vaccins fin janvier ou en février.
« Le nombre de 200.000 doses est avancé, c’est en tout cas la base de travail », poursuit M. Diouf Sarr. L’idée est de « très prochainement acquérir ces doses pour commencer la vaccination », ajoute-t-il. Le ministre n’évoque pas d’échéance mais lors de son discours à la Nation, le président Sall avait évoqué le premier trimestre de 2021. MD

Vaccin chinois : Deux responsables de Sinopharm démissionnent!

Abdoulaye Diouf Sarr, le ministre de la Santé, avait annoncé hier mardi, que le Sénégal est en discussions pour avoir le vaccin de Sinopharm. Mais, ce mercredi, dans deux communiqués diffusés par la Bourse de Hongkong, le Groupe pharmaceutique chinois a annoncé la démission du PDG du groupe, Li Zhiming, et du directeur général et membre du comité stratégique et du comité d’audit, Li Hui.
Les deux responsables ont démissionné le 12 janvier 2021, pour des « raisons personnelles », selon la même source. À l’heure actuelle, les administrateurs et la direction actuels de la société s’acquittent de leurs tâches sans changements et la société continue de mener normalement ses activités », précise Sinopharm. Le Conseil du groupe a élu par ailleurs Yu Qingming en tant que Président du Conseil.
Ces démissions interviennent au moment où Sinopharm doit fournir plusieurs pays en vaccins, dont le Maroc. Aussi, le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr avait révélé, hier, que notre pays est aussi en négociations pour obtenir 200 000 doses du vaccin de Sinopharm.
« Nous sommes en pourparlers avec la Chine  pour voir comment acquérir 200 000 doses au minimum. Mais, ce que nous pouvons dire de façon certaine, c’est que les pourparlers sont en cours avec la partie chinoise pour voir comment l’Etat du Sénégal va acquérir ces doses pour commencer la vaccination », avait-il annoncé. Ces démissions pousseront-peut être, les autorités à redoubler de prudence.Boursenews

Pfizer/BioNTech, Moderna, Spoutnik V,  Sinopharm… : Zoom sur les différents vaccins anti-Covid-19

http://lesoleil.sn  Alors que la vaccination contre la Covid-19 a démarré dans la plupart des pays occidentaux, le Sénégal, touché de plein fouet par la deuxième vague de contaminations (198 nouveaux cas et 9 décès enregistrés, mercredi),  se prépare également à sa propre stratégie de vaccination. Un prétexte pour Lesoleil.sn de faire focus sur les différents vaccins déjà disponibles à travers le monde.
Face à la nouvelle vague de contamination à la Covid-19, le président Macky Sall a annoncé, lors de son dernier discours à la Nation, le 31 décembre 2020, avoir « ordonné qu’une stratégie nationale de vaccination (lui) soit proposée dans les meilleurs délais pour prendre en charge et en priorité la vaccination du personnel médical et des groupes cibles qui nécessitent la plus grande attention ». Le Sénégal aura donc une large gamme de choix entre les différents types de vaccins développés, en temps record, une première dans l’histoire de la médecine, pour freiner la propagation de la pandémie de Covid-19.

Pfizer/BioNTech (vaccin à ARN messager) 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a accordé, jeudi 31 décembre 2020, sa première homologation d’urgence depuis le début de la pandémie de Covid-19 au vaccin Pfizer-BioNTech. Ce produit, issu d’une collaboration entre le laboratoire américain Pfizer et l’allemand BioNTech, qui fonctionne à « ARN messager ». Ce procédé jusqu’alors jamais utilisé dans l’histoire des vaccins commercialisés a l’avantage premier d’être facilement reproductible. Il consiste à injecter dans notre organisme un fragment du matériel génétique du virus, qui contient la notice d’assemblage d’une protéine virale. Grâce à ce code génétique, nos propres cellules vont fabriquer cette protéine. Ces petits éléments de virus -inoffensifs en l’état- serviront alors de cibles d’entraînement à notre système immunitaire, d’après les données fournies par le laboratoire. En pratique, la protéine virale fabriquée est le spicule situé à la surface du Sars-Cov-2, une sorte de clé qui permet au virus de pénétrer dans les cellules humaines. Il n’y a aucun risque que ce fragment s’intègre dans notre propre ADN ou qu’il le modifie, selon toujours les experts.
A signaler que ce vaccin doit être stocké entre – 80°C et – 60°C degrés, ce qui rend son déploiement assez complexe. Efficace à 95% pour le moment, avec des effets indésirables limités, des pays comme le Royaume-Uni, le Canada, le Bahreïn et les Etats-Unis l’ont autorisé

Moderna

Le vaccin dit Moderna, développé par une entreprise américaine de biotechnologie dirigée par le Français Stéphane Bancel, est également fondé sur la technologie de l’ARN Messager, la même technologie utilisée par Pfizer/BioNTech. Des instructions génétiques appelés « ARN messager » pénètrent directement les cellules humaines, qu’elles reprogramment pour qu’elles fabriquent elles-mêmes un antigène du Coronavirus afin de déclencher une réponse du système immunitaire. A priori, cette technique n’est pas dangereuse, rassurent des experts. Qui estiment qu’à aucun moment le virus SARS-CoV-2 (Coronavirus), même inactivé, n’est injecté. Et cet ARN messager ne peut pas s’intégrer dans notre génome.
Efficace à 94, 1 %, selon le laboratoire, soit juste derrière celui de Pfizer/BioNTech dont l’efficacité est estimée à 95 %, ce vaccin nécessite, cependant, l’injection de deux doses à 28 jours d’intervalle. Alors que le vaccin Pfizer/BioNTech se conserve à moins 70%, celui de Moderna repose sur une conservation moins contraignante, à moins 20 degrés.

AstraZeneca

S’agissant du vaccin AstraZeneca, il a été mis au point par le groupe britannique AstraZeneca avec l’université d’Oxford. Fin novembre, il était annoncé comme efficace à 90%, mais il avait ensuite été annoncé que seule une demi-dose de vaccin avait été injectée pour obtenir ses résultats. L’injection de deux doses complètes, comme il est normalement requis, entraînait une efficacité de 62% seulement. Des erreurs depuis largement corrigées, à en croire AstraZeneca. « Nous pensons que nous avons trouvé la formule gagnante et comment arriver à une efficacité qui, avec deux doses, est élevée comme celle des autres », a assuré son directeur général, Pascal Soriot, dans un entretien au Sunday Times.
Il peut être stocké à une température de réfrigérateur, entre 2 et 8 degrés Celsius. Une donnée qui lui permet d’être distribué bien plus facilement que le vaccin de Pfizer et BioNTech, qui doit être conservé à -80°, et même de Moderna, qui doit être gardé à -20°.
A noter que le vaccin d’AstraZeneca est le troisième à être autorisé en Occident. Plusieurs pays ont déjà commencé à distribuer le vaccin de Pfizer et BioNTech, et les États-Unis ont autorisé celui de Moderna.

Sinopharm

Selon un communiqué l’Institut des produits biologiques de Pékin, la filiale du groupe pharmaceutique qui est chargée de sa conception, le vaccin a un taux d’efficacité 79, 34 %, inférieur à ceux des vaccins des laboratoires Pfizer/BioNTech (95%) et Moderna (94, 1%). Contrairement au vaccin Pfizer, le vaccin de Sinopharm est dit « inactivé », c’est-à-dire qu’il utilise une méthode très classique faisant appel à un virus « tué » pour déclencher une réaction immunitaire chez le sujet. D’ailleurs, après un tweet annonçant u don de 200 000 doses du vaccin Sinopharm de la part du Président Xi Jinping, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, qui a finalement supprimé ce tweet, a tenu à préciser que le Sénégal est en pourparlers avec la Chine pour voir comment acquérir des doses. « On avance un nombre de 200 000 au minimum. Mais, ce que nous pouvons dire, de manière certaine, c’est que les pourparlers sont en cours avec la partie chinoise pour voir comment l’Etat du Sénégal va très prochainement acquérir ces doses pour commencer la vaccination », a déclaré Abdoulaye Diouf Sarr.

CoronaVac

Quant à CoronaVac, c’est un vaccin inactivé, qui fonctionne en utilisant des particules virales tuées pour exposer le système immunitaire de l’organisme au virus sans risquer une réaction grave de la maladie. C’est une méthode plus traditionnelle [de vaccination] qui est utilisée avec succès dans de nombreux vaccins bien connus comme celui contre la rage », a déclaré le professeur associé Luo Dahai de l’université technologique de Nanyang à la BBC. « Les vaccins à ARNm sont un nouveau type de vaccin et il n’y a [actuellement] aucun exemple [de vaccin] utilisé avec succès dans la population », ajoute le professeur Luo.

Spoutnik V

Dans cette course, il faut également mettre en exergue le vaccin Spoutnik V qui a été développé par le Centre national de recherches en épidémiologie et microbiologie du ministère de la Santé russe (Centre Gamaleya) et financé par le Fonds d’investissement direct russe (Rdif). Contrairement au vaccin de Pfizer et BioNTech, Spoutnik V ne fonctionne pas à base d’ARN messager, mais avec des vecteurs viraux. Une partie du nouveau coronavirus va être ajoutée à un virus moins virulent qui sera ensuite injecté dans le corps. Ce virus transformé doit ensuite permettre la fabrication d’une protéine de la Covid-19, puis la production d’anticorps.
Un autre développement a été évoqué ces dernières semaines pour le futur de Spoutnik V. Le fonds russe d’investissement direct, qui prend en charge la commercialisation mondiale du vaccin, a annoncé, le 11 décembre, qu’il serait combiné au vaccin britannique d’AstraZeneca, dont les derniers essais montraient une efficacité de 62%.
Le Sénégal a adhéré à l’initiative « Covax » visant à faciliter l’accès aux vaccins à des pays à revenu faible ou intermédiaire. « Bien sûr, le Sénégal continue sa collaboration dans le cadre de l’initiative Covax, avec l’OMS, ceci n’est pas contradictoire », précisait le chef de l’Etat Macky Sall face à la presse, le 31 décembre dernier. Covax est l’un des trois piliers de l’accélérateur d’accès aux outils Covid-19 (ACT), lancé par l’OMS, la Commission européenne et la France. Il est coordonné par Gavi, l’Alliance du Vaccin, la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI) et l’OMS.Salla GUEYE

Alerte du député Abdou Lahat Seck Sadaga : « Le couvre-feu sera instauré à Touba »

https://www.seneweb.com « Le couvre-feu sera instauré à Touba »Le député Abdou Lahat Seck Sadaga s’est vivement indigné du relâchement noté à Touba. Selon le responsable de l’Apr, les populations de la ville sainte ne respectent pas les mesures barrières ni les recommandations du khalife pour lutter contre la Covid-19.

Visiblement écoeuré, le parlementaire a révélé que le gouvernement va prendre ses responsabilités. Dans un enregistrement sonore parvenu à seneweb, il indique que l’état d’urgence et le couvre-feu seront instaurés à Touba

Abdou Lahat Seck Sadaga a tiré la sonnette d’alarme sur la recrudescence des décès. Le leader politique a révélé que le cimetière de Bakhiya est débordé à cause des victimes de la Covid-19.
Le député a aussi dénoncé l’attitude des médecins. Pour lui, ces derniers ne doivent pas remettre les dépouilles des patients à leurs familles. Il les invite à prendre leurs responsabilités pour éviter la propagation du virus.
Selon des informations de Seneweb, le responsable Apr a fait de graves révélations sur la dépouille d’une autorité décédée à l’étranger. Selon lui, il avait été mentionné qu’il était formellement interdit l’ouverture de la caisse. <<Mais une fois à Touba, elle a été ouverte. Ce qui a suscité un problème>> déballe-t-il

GOUVERNANCE DITE CONSENSUELLE DU PROCESUS ELECTORAL  : Le jeu double du pouvoir

http://www.sudonline.sn Entre appels récurrents au dialogue politique et main tendue aux acteurs du sérail, le président de la République, Macky Sall semble exécuter depuis son accession à la magistrature suprême, le 25 mars 2012, un agenda et/ou une gouvernance du processus électoral qui, loin d’être consensuels, tendent plutôt à gruger l’opposition s’ils ne s’évertuent pas, irrémédiablement, à réduire cette dernière à sa plus «simple expression». Comme pourraient en témoigner certains cas d’école dont le parrainage dit citoyen et autres reports successifs des Locales de 2019, pris pourtant d’accord partie avec les dialogueurs sans le Pds de Me Wade, Pastef d’Ousmane Sonko et autres partis dits radicaux
La nouvelle polémique née du choix du cabinet Era, pour l’audit du fichier électoral arrêté d’accord partie entre les acteurs du dialogue politique, est partie pour relancer les suspicions qui pèsent sur la gouvernance de l’horloge électorale au Sénégal. Qui plus est, cette polémique semble conforter les acteurs qui soupçonnent la main cachée et insidieuse du Président Macky Sall et du pouvoir en place sur l’exécution du processus électoral. Pour cause, après le relatif «consensus» acquis parles dialogueurs, suite à plus de 10 mois d’échanges entre pôles, le Parti démocratique sénégalais (Pds-seule formation politique à détenir un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale) est venu jeter un froid sur le processus en question.
Selon ainsi le parti de Me Wade, le cabinet ERA choisi pour auditer le fichier électoral ne peut pas se prévaloir de l’expertise requise pour cette opération technique, jugée essentielle à la mise en œuvre d’élections transparentes. Le député libéral Toussaint Manga révèle en effet, que ce cabinet a eu à travailler dans le passé sous la commande du nouveau ministre de l’Intérieur Antoine Félix Diome, alors procureur spécial à la CREI lors du procès de Karim Wade.
En outre, Toussaint Manga a tenu à faire savoir que le cabinet ERA est un cabinet d’expertise comptable qui a seulement six employés sénégalais de niveau cadre et dont la compétence se limite aux entreprises individuelles et aux groupes de société intervenant dans les secteurs économiques. Pis, a-t-il fait savoir par suite, les soi-disant experts étrangers retenus pour l’audit du fichier électoral ne sont pas des employés d’ERA Baker Tilly mais de simples sous-traitants extérieurs. Ce discrédit jeté sur l’audit du fichier électoral, alors même qu’il en est à ses balbutiements, témoigne selon certains esprits des zones d’ombre qui ont toujours accompagné la gouvernance du processus électoral. Une gouvernance que le parti au pouvoir, depuis 2012, a diligentée mécaniquement dans le sens de ses intérêts partisans.
Entre appels au dialogue et main tendue à tous les acteurs politiques, le Président Sall aurait ainsi exécuté depuis son accession à la magistrature un agenda qui n’est consensuel que de nom, surtout sur le plan du processus électoral. Au bout du compte, cet agenda saupoudré d’entente cordiale et teintée de dialogue dit politique ne tendrait irrémédiablement qu’à réduire à sa plus “simple expression” l’opposition, selon les dires mêmes du patron de l’Apr et de la majorité présidentielle. Le cas patent du parrainage citoyen est encore là pour rappeler le jeu du chat et de la souris auquel le maître du jeu s’adonnerait à l’encontre de son opposition. On se le rappelle encore. Ce fut en plein dialogue politique post-présidentiel que le camp au pouvoir imposa le recours aux parrains pour valider toute candidature à tous types d’élection.
Au final, le Code consensuel de 1992 sera tronqué et l’opposition se retrouva grugée par Macky Sall qui n’eut à faire face, à la présidentielle de 2019, qu’à quatre challengers, le gros de la troupe n’ayant pas passé le tamis du parrainage et de son 0, 8% du corps électoral. Près de deux années après, rebelote pour Macky Sall et son camp qui profitent encore de la main tendue au dialogue national pour émietter le processus électoral et le calendrier républicain. Le prétexte argué était la nécessité de dépasser les éléments de crise et les tensions politiques nés de la présidentielle de 2019 que le chef de l’Etat avait remportée dès le premier tour de l’élection, avec plus de 58% des voix.
Conséquence de ce double jeu du patron de la mouvance présidentielle autour du dialogue politique : les élections locales sont reportées trois fois de suite à des dates ultérieures et les conseillers municipaux et départementaux ou élus locaux continuaient, eux, leur mandat au-delà des cinq années règlementaires. Et jusqu’à présent, nul acteur politique ne peut, quel que soit son bord, présager de la date exacte des Locales initialement arrêtées au mois de décembre 2019. Et dans ce jeu au clair-obscur, certains esprits subodorent même une volonté diffuse du camp au pouvoir de coupler les élections locales et législatives prévues pour 2022. Voire de les faire coïncider avec l’échéance cruciale de… 2024, date à laquelle la fameuse question du troisième mandat du président Macky Sall se dévoilera sous son véritable jour

Grand-Yoff : Khalifa Sall perd du terrain dans son fief

https://www.leral.net Le socialiste Khalifa Sall n’a plus le vent en poupe. Même dans sa base, à Grand-Yoff, le leader de Taxawu Sénégal n’emballe plus.
Khalifa Sall n’a plus la cote. Son emprisonnement a été un coup dur pour l’ex-édile de la ville de Dakar. Car, en l’éloignant de la mairie de Dakar et en le privant de son poste de député, l’Etat l’a carrément mis sur le carreau, le privant de ressources financières. Un coup d’arrêt dans son ascension politique. Très adulé en 2014, année durant laquelle il a obtenu meilleur résultat durant toute sa carrière politique, l’homme affable, qui garde en permanence le sourire, semble avoir perdu le contrôle de sa base politique de Grand-Yoff. Une commune qui semblait pourtant être un bastion inexpugnable.
Assis en compagnie de ses amis dans un des nombreux grand ’places de Grand-Yoff, Moussa Ndiaye est un peu surpris de notre question par rapport à la présence de Khalifa Sall sur l’échiquier politique. « Nous aimons bien Khalifa Ababacar Sall. Personnellement, je ne voterai pour personne d’autre que lui. Mais nous notons que, depuis sa sortie de prison, il est devenu plus calme et se cherche. Les gens parlent moins de lui. Ce n’est pas bon pour sa carrière politique, sachant que 2024 c’est bientôt et les Locales, dans un an ou moins », s’est désolé notre interlocuteur.
Son voisin lui coupe presque la parole, alors qu’il était dans ses explications. « Il faut le dire sans détours, Khalifa a perdu beaucoup de ses militants. Son emprisonnement a été un sacré coup pour lui. C’est un fils de Grand-Yoff, mais il n’a pas beaucoup fait pour nous. Notre commune reste l’une des plus pauvres de la capitale », a martelé Ibrahima en remuant ses dreadlocks.
Sur les allées de la route du marché de Grand-Yoff, les vendeurs étalent un peu partout leurs marchandises. Une occupation illégale qui n’a jamais pu être combattue définitivement. Demba, cheveux poivre-sel, conduit lentement son véhicule pour ne pas heurter les piétons qui se disputent l’asphalte avec les automobilistes, les espaces qui leur sont réservés étant occupés par les ambulants.. « Khalifa combattait ces marchands ambulants qui occupaient irrégulièrement la rue. Mais ils sont de retour. Il avait fait un bon travail, mais il n’y a pas eu de suivi. S’agissant de sa carrière politique, il l’a très mal gérée. Entre 2014 et 2019, il aurait pu être le président de la République, mais il a été brisé par Macky Sall. Il a manqué de prudence car, il a prêté le flanc », explique l’homme, 62 ans.
Aïssatou, trouvée en train de marchander le prix de jouets pour ses enfants, prône la prudence. « Il faut attendre l’approche des élections pour savoir si les habitants de Grand-Yoff portent leur fils dans leur cœur. Macky l’avait emprisonné juste parce qu’il savait que Khalifa allait le battre à la dernière présidentielle », a lancé la dame. Bref, Grand-Yoff reste sans doute le fief de l’ex-maire de la ville de Dakar mais, à l’évidence, beaucoup de « khalifistes » purs et durs se sont détournés de leur idole. Qui ne dispose plus des fabuleux moyens de la mairie de la Ville de Dakar…Le Témoin

JE FERAI VACCINER MA MÈRE PAR YORO DIA

Le vaccin est le seul remède contre l’enfer que nous vivons depuis un an. Ceux qui pensent que «c’est impossible» sont priés de «ne pas déranger ceux qui essaient» avec le vaccin, de nous ramener à notre humanité, à notre vie normale
«Ceux qui pensent que c’est impossible sont priés de ne pas déranger ceux qui essaient.» Cette citation qu’on attribue à James Baldwin est un vaccin anti-désespoir et anti-découragement. Ce n’est pas étonnant que Winston Churchill l’ait non seulement affichée dans sa salle d’opération pour conduire la guerre, mais qu’elle lui ait servi de vaccin contre tous ceux qui ont voulu lui démontrer et lui prouver que la guerre contre «l’invincible armada» nazi, qui avait mis l’Europe continentale à genoux, était perdue d’avance, surtout après la capitulation de la France. Que pouvait faire la petite île anglaise, cette petite souris face à l’ogre nazi ? Churchill qui voulait l’impossible ne voulait pas être distrait, diverti par les discours décourageants qui sont des armes de destruction massive contre le moral. Le président de la République, le ministre de la Santé et tous nos compatriotes du corps médical, qui auront en charge le plan de vaccination, devront être vaccinés pour être immunisés non seulement contre le Covid-19, mais contre «ceux qui pensent que c’est impossible» et qui vont «déranger ceux qui essaient» en les démoralisant. Le plan A contre le Covid-19 (gestes barrières, distanciation sociale, confinement, couvre-feu) n’a fonctionné nulle part. Pis encore, ce plan A nous condamne cruellement à une double peine : la maladie et l’agonie économique. Il est évident que notre économie, qui est déjà à genoux, ne peut se permettre la politique sociale du premier couvre-feu. Après l’agonie, ce serait l’euthanasie économique.
Dans la mondialisation caractérisée par les flux humains, ce serait une utopie pour n’importe quel pays de se croire à l’abri ou de croire avoir une victoire définitive contre le virus qui peut à tout moment revenir par les airs, la mer et la terre. Si le virus subsiste dans un seul pays, toute l’humanité est menacée par un éternellement recommencement pire que le rocher de Sisyphe. Est-ce raisonnable de maintenir cette épée de Damoclès du retour temporel du virus, avec son corollaire des dégâts humains et de désastre économique, sur la tête de nos fragiles économies et de nos systèmes de sante évanescents ? A l’état actuel du monde et des connaissances, le vaccin est le seul remède contre l’enfer que nous vivons depuis un an. C’est pourquoi ceux qui pensent que «c’est impossible» et qui n’ont d’autres solutions que la torture permanente du deshumanisant plan A, sont priés de «ne pas déranger ceux qui essaient» avec le vaccin, de nous ramener à notre humanité, à notre vie normale.
En tête de liste de ceux qui pensent que c’est impossible et vont nous divertir et/ou nous décourager, il y aura forcément un lot de savants qui vont chercher du buzz avec un populisme scientifique ou procéder à des règlements de compte académiques. Il y aura aussi des adeptes de la théorie du complot et des obscurantistes religieux. Mais il faut que l’Etat, qui se doit d’être rationnel, soit vacciné et immunisé contre le négationnisme et le «complotisme» qui sont souvent plus dangereux que virus. Chez nous, les khalifes généraux ont prêché par l’exemple en mettant le masque, il faut qu’ils le fassent avec le vaccin car, comme dit Sénèque, «long est le chemin des préceptes, court celui de l’exemple». Le président de la République et quelques leaders d’opinion devront aussi donner l’exemple, comme la reine d’Angleterre et le Pape, ainsi que Joe Biden. Au fond, le vaccin relève simplement du bon sens du pari pascalien. Ce fameux bon sens qui n’est pas toujours «la chose la mieux partagée au monde». Si le vaccin arrive, je me ferai vacciner et je ferai vacciner ma vieille mère. On ne perd rien avec le vaccin, mais on peut tout perdre sans le vaccin.

Louty Ba enfonce Dame Amar : « J’ai été invité par Dame Amar et c’est lui-même, qui nous a fait savoir que Hiba Thiam avait un malais»

https://www.dakaractu.com Lors de son interrogatoire avec le juge, Louty Ba a essayé coûte que coûte de se tirer d’affaire afin de se laver les mains. Bénéficiant d’une liberté provisoire depuis le 29 juillet 2020, Louty Ba a essayé d’enfoncer son ami Dame Amar. Ainsi, il a fait savoir qu’il a été invité par le Sieur Amar et que c’est lui-même qui les a informé que Hiba Thiam avait un malaise. Sur ces entrefaites, il avoue qu’il était juste de passage aux environs de 18 heures pour des affaires ce jour-là. « J’étais invité par Dame Amar, j’étais assis au niveau de la terrasse et je ne connaissais absolument personne des gens qui étaient dans l’appartement », a-t-il révélé devant la barre du tribunal correctionnel, avant d’affirmer qu’il n’a pas violé le couvre-feu et qu’ils ont tenté de sauver la vie à Hiba Thiam.
« Les faits se sont passés entre 21 heures et 23 heures. Quand je suis entré dans la chambre, j’ai vu Hiba Thiam allongé au sol, elle avait du sang qui sortait de sa bouche et elle ava
Ainsi, il souligne que Hiba Thiam n’avait pas eu de réaction et c’est par la suite qu’ils ont commencé à s’agiter.
Interrogé sur l’usage de drogue, le prévenu a précisé qu’il n’avait consommé que de l’alcool et souligne qu’il n’avait jamais vu de la cocaïne dans l’appartement. »
À l’en croire, c’est Dame Amar qui leur a fait savoir que Hiba Thiam avait un malaise. « C’est à la suite que j’ai demandé à ce qu’on appelle les secours. À un moment donné, j’ai demandé à Djiby Ba qu’on la sorte de la pièce », lâche t-il…

Affaire Hiba Thiam : «Je suis vraiment désolé.Je croyais que l’agent (le policier) était notre permis de circuler » (Diadia Tall)

https://www.dakaractu.com Lors de l’interrogatoire des prévenus, Diadia Tall a fait ses aveux. Interrogé sur les faits, le sieur Tall se dit être désolé car il croyait que son ami policier pourrait les aider à circuler la nuit durant le couvre-feu. «Je suis vraiment désolé. Je croyais que l’agent était notre permis de circuler», dit-il.

Venu en compagnie de Hiba Thiam dans l’appartement où se tenait la fête, Diadia souligne n’avoir pas pris de cocaïne durant cette soirée.

Revenant sur les faits, le prévenu qui dit n’être pas au courant de la mort de Hiba Thiam, a donné sa version des faits. « C’est vers 21h 30mn que nous sommes arrivés à l’appartement. Dame Amar, les autres et moi jouions à la playstation avant que je m’endorme sur le canapé car j’avais bu beaucoup d’alcool ce jour-là. Quand je me suis réveillé, il faisait 5 heures 55 minutes, j’ai aussitôt demandé à Djiby Ba où est Hiba et ce dernier m’a répondu que c’était chaud. C’est par la suite que je lui ai demandé de m’amener voir Hiba. Ce qu’il fait sans hésiter. Et c’est vers 6 heures du matin que j’ai appelé les secours. Si j’avais su depuis le début que Hiba avait fait un malaise j’allais appelé plus tôt les secours », regrette-t-il devant la barre
Dans ce procès concernant l’affaire Hiba Thiam, les révélations fusent de partout de la part des prévenus. En effet, le prévenu Djibril Ba a révélé lors de son interrogatoire, qu’il avait surpris la défunte Hiba Thiam dans les toilettes assise sur la chaise anglaise tenant un plateau de cocaïne.
« Elle m’a donné une paille en me demandant de goûter. Quand j’ai pris la cocaïne, je ne savais plus où j’étais. J’avais la tête qui tournait et je suis sorti dans la chambre. Cinq (5) minutes après, j’ai entendu un gros bruit et j’ai trouvé Hiba allongée dans un état pitoyable. Et j’ai poussé un grand cri parce que j’avais eu peur », a indiqué le prévenu.

C’est par la suite que Louty est venu et il m’a sommé de sortir.

Interrogé sur l’objet de sa présence dans les lieux, le prévenu a répondu que « j’avais demandé à Dame de m’offrir de l’argent parce que j’avais perdu mon portable. Une fois à l’appartement de Dame, j’ai appelé Poupette pour qu’elle me rejoigne. On travaille ensemble au restaurant Barramundi de Dakar en tant que barman et cela faisait un bail qu’on ne s’était pas vu… »
Dans ce procès concernant l’affaire Hiba Thiam, les révélations fusent de partout de la part des prévenus. En effet, le prévenu Djibril Ba a révélé lors de son interrogatoire, qu’il avait surpris la défunte Hiba Thiam dans les toilettes assise sur la chaise anglaise tenant un plateau de cocaïne.
« Elle m’a donné une paille en me demandant de goûter. Quand j’ai pris la cocaïne, je ne savais plus où j’étais. J’avais la tête qui tournait et je suis sorti dans la chambre. Cinq (5) minutes après, j’ai entendu un gros bruit et j’ai trouvé Hiba allongée dans un état pitoyable. Et j’ai poussé un grand cri parce que j’avais eu peur », a indiqué le prévenu. C’est par la suite que Louty est venu et il m’a sommé de sortir.
Interrogé sur l’objet de sa présence dans les lieux, le prévenu a répondu que « j’avais demandé à Dame de m’offrir de l’argent parce que j’avais perdu mon portable. Une fois à l’appartement de Dame, j’ai appelé Poupette pour qu’elle me rejoigne. On travaille ensemble au restaurant Barramundi de Dakar en tant que barman et cela faisait un bail qu’on ne s’était pas vu… »

Disparition «volontaire» des jeunes filles : «La question de la sexualité se pose de manière massive avec la transformation de leur corps…» (Psycho-sociologue)

https://www.dakaractu.com De plus en plus nombreuses sont les filles portées disparues qui sont retrouvées au bout de quelques jours au Sénégal. Entre autres, les cas de Céline Sissler, Sokhna Fatma Diop, Fatou Mbacké, Fatoumata Gadio, Mame Diarra Fall, Rokhaya Thiam, Ndèye Anta Dieng ou plus récemment Léna Guèye… La liste est loin d’être exhaustive.
Des disparitions qui font froid dans le dos jusqu’à ce que l’on retrouve ces jeunes adolescentes saines et sauves. Les zones d’ombre dans ces affaires de disparition restent le « black-out » des parents et des concernées après leur réapparition
Le Docteur Ousmane Ndiaye, psycho-sociologue et éducateur spécialisé, a été interpellé sur les raisons engendrant la recrudescence de ce genre de phénomène dans une société. Il indiquera deux facteurs déterminants à ces agissements : en général, l’envie de découverte de la sexualité et en particulier les méthodes d’éducation…


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