Edition du Soir du Mardi 13 Octobre 2020

Partagez ce contenu!

La production d’arachide devrait atteindre 1,4 million de tonnes en 2020/2021

 (Agence Ecofin) – Au Sénégal, la tendance sera à la stagnation dans la production d’arachide en 2020/2021. Selon les dernières prévisions, la récolte de l’oléagineux sera de 1,4 million de tonnes durant ladite campagne, soit autant que le stock enregistré un an plus tôt.
En 2020/2021, la récolte d’arachide du Sénégal franchira pour la troisième année consécutive la barre des 1 million de tonnes.
En effet, d’après le dernier rapport du Département américain de l’agriculture (USDA), la production de l’oléagineux se situera à 1,4 million de tonnes, soit à peu près le même volume que l’année précédente (1,42 million de tonnes).
Si du côté du volume global, l’heure est à la quasi-stagnation, l’organisme souligne que des progrès seront notamment enregistrés au niveau des rendements avec des conditions climatiques plus clémentes.
Ainsi, le volume à l’hectare devrait passer à 1,17 tonne, soit 7 % de plus que la moyenne quinquennale se situant autour d’une tonne par hectare, grâce aux pluies bien réparties entre juillet et septembre. La superficie consacrée à la culture est prévue pour s’élever à 1,2 million d’hectares durant la campagne 2020/2021.
Le Sénégal est le 3e producteur africain d’arachide derrière le Nigeria et le Soudan.
Dans le pays, la production de l’oléagineux est réalisée principalement dans 8 régions qui comptent pour 92 % du stock national. Il s’agit notamment de Kaffrine, Kaolack, Fatick, Thiès, Louga, Diourbel, Kolda et Tambacounda.

Le solaire est le nouveau roi de l’électricité selon l’AIE

 (Agence Ecofin) – Les énergies renouvelables connaîtront une croissance accélérée au cours des prochaines décennies et le solaire en sera la principale locomotive selon l’AIE. La technologie est désormais moins coûteuse que le charbon et le gaz avec le coût de production d’électricité le plus bas de l’histoire.
Le solaire est le « nouveau roi » du secteur électrique selon l’Agence international de l’énergie (AIE). Selon le « World Energy Outlook 2020 » publié en octobre par l’Agence, alors que l’ensemble des technologies d’énergie renouvelable sera marqué par une croissance rapide au cours des prochaines décennies, le solaire sera le centre d’une nouvelle constellation de technologies de production d’électricité.
Avec les baisses radicales enregistrées au cours de la décennie écoulée, le solaire est désormais moins cher que les nouvelles centrales à charbon ou à gaz dans la plupart des pays. En outre, les projets solaires offrent désormais les coûts de production électrique les plus bas de l’histoire avec un record de 13 $ le mégawatt enregistré en août dernier au Portugal.
Si les énergies renouvelables poursuivent leur croissance actuelle, elles satisferont 80 % de la hausse de la demande électrique d’ici à 2030.Gwladys Johnson Akinocho

Les ministres des Finances doivent plaider pour une reprise économique verte, selon Antonio Guterres

https://www.agenceecofin.com/ A la quatrième réunion de la Coalition des ministres des Finances pour l’action climatique, Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a exhorté les ministres des Finances à utiliser leur leadership pour mettre l’enjeu climatique au cœur des décisions politiques et financières des Etats.
Les ministres des Finances du monde ont un rôle crucial à jouer pour tracer une reprise économique qui va accélérer la décarbonisation de l’économie mondiale afin de construire un avenir plus inclusif et plus résilient. C’est ce qu’a indiqué Antonio Guterres (photo), secrétaire général des Nations unies lors de la quatrième réunion de la Coalition des ministres des Finances pour l’action climatique.
« Vos plans de redressement de l’économie détermineront la trajectoire de l’économie mondiale au cours des cinq prochaines années », a-t-il affirmé. Le responsable a également fait part de quelques mesures que pourraient prendre les ministres des Finances pour accélérer l’action climatique dans les pays.
« Premièrement, vous devez servir de modèles et plaider pour une reprise économique verte. Les gouvernements doivent aligner leur reprise post-covid-19 et leurs plans de stimulation de l’économie sur l’Accord de Paris sur le climat », a-t-il déclaré.
Cela passe par la suppression des combustibles fossiles des projets à exécuter, la création d’emplois décents et verts, l’arrêt des subventions aux énergies fossiles et la prise en compte du risque climatique dans les décisions financières et politiques.
« Mais il y a plus. Les émissions de gaz à effet de serre doivent baisser drastiquement et de manière continue. Le charbon ne devra faire partie d’aucun plan de relance. Les gouvernements devront prendre en compte les dispositions de l’Accord de Paris dans les domaines pollueurs tels que le transport maritime, l’aviation, l’industrie lourde en commençant par la fourniture d’un soutien financier », a affirmé le responsable.
La deuxième mesure à prendre par les ministres des Finances sera d’élaborer et de soumettre une contribution nationale déterminée plus ambitieuse à la lutte contre le changement climatique. Les pays devront principalement s’engager à atteindre la neutralité carbone avant 2050.
«Nous avons besoin de vous tous, à travers vos contributions nationales déterminées et vos plans de neutralité carbone pour envoyer aux marchés, le signal clair et non ambigu que la décarbonisation de l’économie est inévitable», a-t-il martelé.
Les ministres des Finances devront par ailleurs collaborer avec les banques centrales et les régulateurs financiers pour s’assurer que les décisions financières prennent en compte les risques et les opportunités liés au climat.
La quatrième contribution des ministres des Finances à l’accélération de l’action climatique sera de faire preuve de coopération et de solidarité internationale notamment dans l’octroi des financements par dette et des mesures de durabilité.Gwladys Johnson Akinocho 

 Richard Banégas : «En Côte d’Ivoire, le ver est depuis longtemps dans le fruit»

https://www.lepoint.fr/afrique ENTRETIEN. Au-delà de la question du troisième mandat, le chercheur et professeur à Sciences Po analyse pour Le Point Afrique la trajectoire du pays, ses mouvements de fond et ses ruptures.
Que nous réserve la Côte d’Ivoire d’ici le 31 octobre ? La question mérite d’être posée alors que l’opposition est vent debout depuis l’annonce, le 6 août, de la candidature d’Alassane Ouattara à un troisième mandat. Il faut dire que le 5 mars, le président, âgé de 78 ans, avait annoncé qu’il ne se représenterait pas, afin de « transférer le pouvoir à une nouvelle génération ». Une décision applaudie partout en Afrique, notamment par la jeunesse. Du côté du partenaire privilégié de la Côte d’Ivoire, la FranceEmmanuel Macron avait même « salué cette décision historique d’un homme de parole et d’un homme d’État ».
Huit mois plus tard, le ton a changé. Les opposants au président ivoirien en appellent désormais à l’ONU. Et les chancelleries s’inquiètent. « Les protagonistes de la crise de 2010 sont toujours là », rappelle Richard Banégas, professeur de sciences politiques à Sciences Po. À 86 ans, l’ancien chef d’État ivoirien Henri Konan Bédié se présente pour le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Et de son côté, l’ex-président Laurent Gbagbo tente par tous les moyens de peser dans le jeu politique. Le chercheur au Centre de recherches internationales (Ceri) juge que la situation actuelle en Côte d’Ivoire est le résultat de plusieurs poisons et s’inscrit dans une certaine continuité. Décryptage.

Le Point Afrique : À votre avis, l’élection présidentielle prévue le 31 octobre en Côte d’Ivoire aura-t-elle lieu ?

Richard Banégas  :  Il semble qu’il y ait beaucoup de pression pour que l’élection soit effectivement reportée, vu les circonstances et la tension qui existent actuellement autour du scrutin. De son côté, le gouvernement semble camper sur sa position pour que le vote se tienne à la date prévue. Et si les choses devaient se décanter, ça sera sans doute, malheureusement, au dernier moment.

Existe-t-il des dispositifs légaux qui permettent de surseoir au vote ?

Il y a évidemment des dispositions, comme dans tout code électoral et dans la Constitution, en Côte d’Ivoire comme ailleurs, qui prévoient, en cas de tension dans le pays, de guerre ou d’autres empêchements politiques, économiques ou même climatiques, de reporter un scrutin. C’est d’ailleurs ce que le gouvernement de Laurent Gbagbo avait fait entre 2000 et 2010. Une élection présidentielle devait se tenir en 2005, elle n’a jamais été organisée, et Gbagbo a effectué deux mandats au lieu d’un finalement, prétextant que les conditions n’étaient pas réunies puisqu’à l’époque, le pays était en guerre, coupé en deux avec le Nord tenu par la rébellion. Aujourd’hui, la situation est radicalement différente puisque le pays est réunifié, les motifs qui avaient présidé à cette décision en 2005 ne sont plus valables. Le principal problème est celui de l’absence de concurrence politique, et cela pourrait éventuellement motiver un report du scrutin.

Faut-il craindre une crise avant, pendant ou après l’élection ?

Il est clair que la situation actuelle est extrêmement tendue dans le pays. Il y a beaucoup de facteurs qui pourraient laisser penser qu’on va se retrouver dans une situation analogue à celle connue après l’élection de 2010, qui a été suivie d’affrontements extrêmement violents.
Les facteurs qui pourraient laisser craindre ce genre d’explosion sont
nombreux. L’un des enjeux sur lesquels il faut insister, c’est l’absence de renouvellement générationnel. La question du troisième mandat qui est au cœur de la résistance politique et des oppositions masque aussi des tensions générationnelles qui sont extrêmement fortes et qui se traduisent concrètement dans le pays par des attitudes
contradictoires. Cette problématique du troisième mandat n’est d’ailleurs pas spécifique à la Côte d’Ivoire – on l’a vue au Burkina Faso, où elle a conduit à la chute de l’ex-président Blaise Compaoré en 2014, c’est la même chose en Guinée actuellement. En Côte d’Ivoire, on a des candidats déclarés à la présidentielle de 78 ans pour Alassane Ouattara et 86 ans pour Henri Konan Bédié, quant à Laurent Gbagbo, il essaie à son corps défendant de revenir dans le jeu par tous les moyens. Tout ça donne le sentiment qu’on prend les mêmes et qu’on recommence, alors que depuis 20-30 ans, la société ivoirienne a radicalement changé, y compris dans ses fondements démographiques.
Une nouvelle génération politique a pourtant émergé durant ces années de crise et dans le contexte de guerre  : Guillaume Soro à la tête de la rébellion ou Charles Blé Goudé pour les Jeunes Patriotes pro-Gbagbo en sont les figures principales. Qu’ils se soient imposés par les armes ou par la force de leurs discours, les hommes de cette génération sont parvenus parfois à effacer les quadragénaires-quinquagénaires formés sous Houphouët et Bédié. C’est la « génération Fesci », issue des rangs de la puissante Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire. Ils pensaient qu’en 2020 leur tour était arrivé, mais encore une fois, ils se voient marginalisés, ils sont pris dans un jeu politique qui demeure extrêmement verrouillé par les partis politiques et par ce qu’on appelle la « korocratie », c’est-à-dire le pouvoir des anciens en malinké.

Le risque d’un affrontement armé existe-t-il ?

La question sécuritaire est ici centrale. L’armée ivoirienne est aujourd’hui la somme de différents corps qui se sont agrégés après la rébellion. Les anciens rebelles qui étaient à la tête des régions du Nord, qu’on appelle les commandants de zone, les « comzones », sont devenus les hommes forts de l’armée ivoirienne et des forces de sécurité. Ils ont été centraux dans l’accès au pouvoir d’Alassane Ouattara, qui leur doit évidemment sa position. Cette relation demeure extrêmement compliquée. On ne sait pas si, en cas de troubles, l’appareil de sécurité obéirait au doigt et à l’œil au gouvernement, car les réseaux de loyauté entre le politique et le militaire sont mouvants, obéissant à des réseaux de patronage interpersonnels qui échappent pour partie à la hiérarchie officielle. Il reste malgré tout probable que les forces de sécurité, dans leur grande majorité, demeureront fidèles au pouvoir, car ces anciens « comzones », qui tiennent l’armée, auraient aussi beaucoup à perdre si Ouattara perdait le pouvoir.

En 2010, tous ces acteurs  : les comzones, les milices, les jeunes patriotes étaient visibles dans l’espace public, aujourd’hui qu’en est-il ?

Ils le sont évidemment beaucoup moins. Les milices patriotiques qui soutenaient Gbagbo ont évidemment disparu du paysage. Mais il y a beaucoup d’inconnues sécuritaires dans ce moment que vit la Côte d’Ivoire. Ces dernières années, il y a eu des mutineries à répétition au sein de l’armée de la part de ceux qui avaient été intégrés dans l’armée en 2011 et réclamaient une augmentation des soldes, mais aussi de la part des démobilisés, qui constituent un réservoir de violence. Les mutineries de 2017 et 2018 ont signifié la fragilité intrinsèque de ce pouvoir qui repose sur la dette de guerre. Une dette de guerre qui n’a jamais véritablement été soldée.

Comment la population peut-elle réagir ?

L’opposition compte évidemment des soutiens dans la population, elle a un pouvoir de mobilisation qui n’est pas négligeable. Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire de Bédié, est un vieux parti de notables avec des soutiens extrêmement loyaux notamment dans certaines régions du sud-ouest du pays, mais pas seulement. Le Front populaire ivoirien de Laurent Gbagbo, plus ancré dans les milieux populaires, peut également compter sur des partisans prêts à s’engager. Malgré tout, il faut mesurer cette force. Le FPI est très divisé et l’on observe que l’appel à la désobéissance civile lancé par Bédié ne suscite pas non plus des vagues de manifestations dans le pays, les gens continuent de vaquer à leurs occupations comme si, a priori, chacun était un peu las de tous ces conflits de pouvoir au sommet.
La société ivoirienne est sans doute lassée de toutes ces querelles politiques qui traversent le pays depuis 30 ans. Les populations ne veulent plus hypothéquer l’avenir, beaucoup se disent qu’ils ont retrouvé une vie à peu près normale. Cette attitude, qui reste à sonder, est l’héritage de la guerre et des violences post-électorales de 2010-2011. Après, évidemment, on peut toujours avoir une crise politique ou une crise militaire sans que la population y participe directement.

Cette faible mobilisation joue-t-elle en faveur du président Ouattara ?

Oui, sans aucun doute. Quand Alassane Ouattara a pris le pouvoir, il a fait le pari de la paix par la croissance. Il a cherché à dépolitiser en quelque sorte les tensions en faisant le pari d’une reconstruction économique du pays, ce qui a assez largement réussi si l’on en juge au taux de croissance à deux chiffres que le pays a enregistré depuis maintenant près de dix ans. Sauf que cette croissance, qui se voit aux infrastructures, aux bouleversements des habitudes de consommation des Ivoiriens, et même à l’affirmation d’une classe moyenne de plus en plus importante – a laissé sur le carreau énormément de gens. Il y a une très grande frustration vis-à-vis de cette croissance inaccessible qui cantonne les gens au lèche-vitrine de l’« émergence ». Les inégalités ont explosé ces dernières années et elles sont de plus en plus manifestes.

Beaucoup d’observateurs, d’acteurs politiques, d’experts extérieurs évoquent la tenue d’une conférence nationale, ou d’un dialogue inclusif. Comment le pays pourrait-il s’y prendre ? Existe-t-il des dispositions dans la Constitution qui permettent d’aller dans ce sens, ou bien faut-il créer un cadre légal ?

C’est une solution qui a souvent été évoquée. La Côte d’Ivoire, à l’inverse d’autres pays de la sous-région d’Afrique francophone comme le Bénin, le Togo, etc., a fait l’économie de la conférence nationale au moment du passage au multipartisme au début des années 1990. Houphouët-Boigny pensait ainsi garder la main sur cette dynamique.
Il a fallu attendre 2001 pour que la Côte d’Ivoire organise un forum de réconciliation nationale, espérant opérer une catharsis alors que le pays était miné par les tensions autour de l’ivoirité, concept fondé par Henri Konan Bédié. Après le coup d’État du général Robert Gueï et la transition militaire, le pays a ainsi tenté de panser ses plaies, mais ce forum n’a pas tenu ses promesses. Au contraire, il a en quelque sorte mis du sel dans les plaies en cristallisant des problématiques qui étaient jusqu’alors plus ou moins tues. Cette libération de la parole lors du Forum a conduit à l’inverse de l’effet espéré. Aujourd’hui, effectivement, de nombreuses voix s’élèvent pour appeler à une nouvelle conférence nationale ou un forum national, ça peut être une bonne chose puisque la question principale, à savoir  : « qui est citoyen et qui ne l’est pas », est une problématique qui a traversé depuis des décennies le champ politique et social ivoirien. Cette question était déjà au cœur de la guerre, la rébellion s’est formée autour de ses revendications identitaires, de la reconnaissance de la citoyenneté, notamment des gens du Nord. Elle a ensuite été mise sous le tapis, car le régime Ouattara a préféré en quelque sorte taire ces enjeux et les traiter par la croissance économique et les nouvelles technologies biométriques. Sauf qu’aujourd’hui, on se retrouve dans une situation de blocage politique qui pourrait raviver ces braises de l’ivoirité.

Comment s’explique, dans l’Histoire, cette propension des hommes politiques ivoiriens à toujours réfléchir aux voies et moyens d’écarter préventivement leurs rivaux plutôt que de véritablement batailler pour conquérir les urnes…

En Côte d’Ivoire, le ver était depuis longtemps dans le fruit. Ce poison de l’ivoirité dont on a parlé, il a été inoculé au début des années 1990 pour des raisons politiciennes par Henri Konan Bédié et son parti pour écarter Alassane Ouattara de la course à la succession après la mort de Houphouët-Boigny. Ce sont les rivalités de pouvoir qui ont présidé à ce débat sur l’ivoirité. Sauf que ce débat a très largement débordé le champ politico-partisan pour percoler dans l’ensemble de la société ivoirienne, qui s’est emparée de cette problématique pour dénoncer un sentiment de dépossession, vécu ou fantasmé, face à l’immigration des ressortissants des pays sahéliens et des Ivoiriens du Nord, perçus comme « étrangers » dans les régions prospères du Sud. Ce penchant autochtoniste était déjà présent dans les années 1930-1940 où, dans les associations naissantes de la société civile, on s’interrogeait déjà sur qui était le véritable Ivoirien.
La Côte d’Ivoire demeure un bassin d’emplois très important pour les populations de toute la sous-région, des pays sahéliens en particulier. La colonisation a organisé physiquement ce déport d’une très grande partie de la population sahélienne vers la Côte d’Ivoire. Et avant même l’indépendance, cette question des contours de la nation a fait débat. Houphouët-Boigny a volontairement occulté cette problématique par sa politique économique libérale d’accueil des étrangers qui pouvaient obtenir des papiers dès lors qu’ils travaillaient en Côte d’Ivoire et soutenaient la politique du régime du parti unique. Mais quand ce pacte a craqué dans les années 1980-1990, les revendications démocratiques et les rivalités politiques ont radicalisé l’ivoirité. Aujourd’hui, les gens ne raisonnent plus dans ces termes, ce n’est plus dicible politiquement. Mais la problématique demeure importante, elle est sous-jacente, on évoque d’autres mots pour dénoncer notamment ce que le président Ouattara lui-même a qualifié de « rattrapage ethnique », à savoir la prise de pouvoir des Nordistes.

C’est comme si on ne reconnaissait pas aux citoyens leur rôle… Est-ce que cela provient du fait que la nature même de la notion de nation ivoirienne ne correspond pas tout à fait à la réalité ?

Malheureusement, le principe démocratique d’inclusion des citoyens ordinaires est souvent très largement oublié. Je ne crois pas que ce soit un trait caractéristique de la Côte d’Ivoire. C’est malheureusement le lot de l’ensemble des régimes qui se veulent démocratiques.

Comment expliquez-vous le silence actuel de la France ?

C’est difficile de l’interpréter. Après tout, c’est un débat qui est d’abord ivoiro-ivoirien. On se souvient que pendant des années, la société ivoirienne a réclamé à cor et à cri, et fort justement, une rupture du cordon ombilical avec l’ancienne puissance coloniale. C’était une des antiennes des soutiens de Laurent Gbagbo à l’époque, dans une relation assez frontale avec Paris. Entre la France et la Côte d’Ivoire, c’est une relation très compliquée, qui est au cœur de l’histoire de la France avec le continent  : l’expression de Françafrique a été forgée par Houphouët-Boigny à l’époque pour exprimer son souhait de maintien d’une relation privilégiée. La Côte d’Ivoire a toujours été en quelque sorte une vitrine de la relation franco-africaine. Tout cela a fluctué avec des hauts et des bas, comme on l’a vu notamment pendant la guerre où la France s’est fortement impliquée au début, puis a cherché à se retirer après 2005 pour enfin peser de tout son poids militaire dans l’issue du conflit en faveur d’Alassane Ouattara.

Cela a évidemment changé avec l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara, pensez-vous que Paris puisse intervenir en cas de conflit ?

L’accès au pouvoir d’Alassane Ouattara a été le retour de la lune de miel entre Paris et Abidjan, avec à la fois des investissements économiques importants, mais politiques aussi, d’une certaine façon, avec un soutien avéré au nouveau régime ivoirien. Peu de choses ont filtré du déjeuner entre les deux présidents Macron et Ouattara à l’Élysée, mais il semble qu’une bonne partie de l’appareil d’État français soit inquiet à l’idée que la Côte d’Ivoire soit à nouveau déstabilisée. Sans doute qu’à Paris on avait anticipé peut-être une passation de pouvoir à une nouvelle génération. J’imagine que c’était le scénario qui était favorisé pour assurer la stabilité. Maintenant que le président Ouattara est revenu sur sa promesse de se retirer, je pense que tout le monde est extrêmement embarrassé.

Quels sont aujourd’hui les intérêts de la France en Côte d’Ivoire ? Ils étaient déjà très importants en 2010…

Les intérêts français en Côte d’Ivoire sont indéniablement plus importants aujourd’hui qu’en 2010, car entre 2000 et 2010, les investissements avaient fortement décru, les intérêts français étaient menacés, dans un contexte de hausse du sentiment anti-français très vif pendant les années Gbagbo. À l’époque, il y avait près de 50 000 Français en Côte d’Ivoire. Bon nombre d’entre eux avaient dû fuir le pays notamment lors de la crise de 2005, lorsque les Jeunes Patriotes étaient lancés dans la rue par les proches de Gbagbo au cri d’« à chacun son petit Français ». De nombreuses entreprises françaises sur place avaient dû fermer. On disait d’eux qu’ils étaient les pieds-noirs en quelque sorte de Côte d’Ivoire.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Depuis le changement de régime, les investissements ont fortement augmenté. Évidemment, la France n’est pas seule dans ce jeu économique en Côte d’Ivoire. Au contraire, Ouattara a très largement diversifié ses relations commerciales avec le reste de la planète, à commencer par la Chine, mais pas seulement. Avec la Turquie, le Maroc est également extrêmement présent en Côte d’Ivoire, y compris dans le secteur des assurances, de la banque, du BTP, là où, justement, la France avait jusqu’alors un quasi-monopole. Il est difficile de résumer les relations entre la France et la Côte d’Ivoire à l’aune des seuls intérêts économiques et politiques. Il y a également des intérêts stratégiques sécuritaires. La menace djihadiste dans le Sahel est dans tous les esprits. Tout le monde craint évidemment qu’après le Burkina Faso, les pays du golfe de Guinée tombent sous la coupe des djihadistes. Les attentats de Grand-Bassam et d’autres à la frontière ont été des signes très forts qui inquiètent.

Finalement, la greffe d’une démocratie à l’occidentale ne prend pas… et pas seulement en Côte d’Ivoire…

Disons qu’il y a des blocages. Aujourd’hui, la question des troisièmes mandats est devenue une nouvelle forme de coup d’État, que je qualifierais de constitutionnel en remplacement des putschs militaires auxquels on était habitués. Ce blocage des dynamiques de démocratisation est compliqué en Afrique de l’Ouest, mais aussi et surtout en Afrique centrale, dont on parle moins. Malgré tout, il y a quand même un ferment d’espoir. Face à cette tentation des régimes autoritaires de se maintenir en place, il y a une société civile et des jeunes en particulier qui se mobilisent très fortement et de manière de plus en plus coordonnée avec des mouvements panafricains, transnationaux, de mobilisation qui se font jour. Prenez la plateforme
Tournons la page, particulièrement active dans le monde francophone, qui est un espace extraordinaire de solidarité militante en faveur de l’alternance. Évidemment, ils ne pourront pas le faire seuls. Au Sénégal, au Burkina Faso, ces mouvements citoyens ont réussi parce qu’ils ont fait la jonction avec les vieux partis politiques. En Côte d’Ivoire, aujourd’hui, ce n’est pas le cas en raison de la forte emprise partisane. Les mouvements de la société civile qui se lèvent courageusement pour faire respecter l’état de droit n’ont pas encore réussi à dépasser la marginalité dans laquelle les tiennent les partis politiques. Propos recueillis par Viviane Forson

Hausse de 456,40 milliards FCFA des créances des Banques en juillet

https://www.financialafrik.com L’encours des créances intérieures des institutions de dépôts  du Sénégal a connu une augmentation de 456,40 milliards de FCFA (684,600 millions d’euros) au terme du mois de juillet 2020 comparé à la même période de l’année 2019, selon les données de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
Les services de l’institut d’émission indiquent que cet encours est passé de 5045,60 milliards FCFA au mois de juillet 2019 à 5502 milliards de FCFA un an plus tard, soit une progression de 9% en valeur relative. Cette progression est essentiellement imputable aux créances nettes  sur l’administration centrale  qui ont enregistré un important accroissement de 64%, passant de 683,40 milliards de FCFA en juillet 2019 à 1120,90 milliards de FCFA une année plus tard.
Les crédits détenus par les institutions de dépôts sur les autres secteurs de l’économie ont très marginalement contribué (+0,4%) à la progression de l’encours global des créances intérieures, avec une réalisation de 4381,10 milliards de FCFA contre 4362,30 milliards de FCFA au mois de juillet 2019.
Par rapport au mois de juin 2020 où il s’élevait à 5438,10 milliards de FCFA, l’encours des créances intérieures des institutions de dépôts est en légère hausse de 1,2%. Cette progression est occasionnée par les créances sur l’administration centrale (+16,6%)là où celles sur l’économie est en retrait de 2,1%.
Quant aux passifs à caractère non monétaire, ils ont connu une évolution de 6,9% à 1187 milliards de FCFA contre 1110 milliards de FCFA en juillet 2019. En variation mensuelle, ces passifs sont également en progression de 6,1%. Albert Savana

Le FMI “réajuste” ses prévisions de croissance pour l’Afrique subsaharienne

https://www.financialafrik.com L’Afrique du sud devrait renouer avec une croissance de 3% en 2021 selon le FMI qui prévoit une chute de 8% du PIB cette année.
L’économie de l’Afrique subsaharienne devrait baisser de 3% en 2020 avant une reprise de 3,1% en 2021, selon les nouvelles prévisions publiées ce 13 octobre 2020 par le Fonds monétaire international (FMI). En juin 2020, l’institution mondiale avait annoncé que l’activité allait subir une contraction de quelque 3,2 % cette année, avant un rebond de 3,4 % l’an prochain.
Comme il fallait s’y attendre, les deux locomotives nigériane et sud-africaine de la région ne feront pas l’exception.  Si au Nigéria, le taux de croissance de l’économie est attendu à 1,7% en 2021 après une baisse de 4,3% en 2020, la première puissance industrielle du continent devrait elle autre renouer avec une croissance de 3% l’an prochain selon le FMI qui prévoit une chute de 8% du PIB sud-africain en 2020.
D’après l’institution, des pays comme l’Ethiopie (+1,9%), la Tanzanie (+1,9%), la Côte d’Ivoire (+1,8%) ou le Kenya (+1%) seront épargnés cette année par la récession économique attendue dans la région, la première en 25 ans.
Au plan mondial, le FMI table désormais sur une contraction du PIB de 4,4 % en 2020, contre une estimation de 5,2 % annoncée en juin. Pour 2021, les prévisions font état d’une croissance en hausse de 5,2%, un peu moins que celles publiées en juin. « Vivre avec le nouveau coronavirus est un défi pas comme les autres, mais le monde s’adapte », a commenté Gita Gopinath, économiste en chef du FMI Nephthali Messanh Ledy

Afrique subsaharienne : Plus optimiste, le FMI révise sa prévision de croissance à -3% fin 2020

https://www.sikafinance.com/handlers/image_news_get.ashx?id=339A74B3-E27F-49A2-B49F-B481516DDBEA
Dans son nouveau rapport  » perspectives de l’économie mondiale, octobre 2020 « , le FMI s’est montré bien plus optimiste que la Banque mondiale quant à l’évolution de la croissance de la région d’Afrique subsaharienne.
En effet, selon ce rapport publié ce 13 octobre, la croissance du PIB de la région devrait s’établir à -3% en 2020, moins grave que les -4,9% prédit par l’institution en juin dernier, et légèrement au-dessus des anticipations de la Banque mondiale qui table sur une croissance de -3,3% en fin d’année.
Cette amélioration s’explique par la reprise progressive de l’activité économique plus tôt qu’escompté avec l’ouverture des frontières aérienne et terrestre après le  » grand confinement  » d’avril.
L’évolution de l’économie du Nigéria, première puissance d’Afrique, a également pesé en faveur de cette évolution. Après une prévision initiale de -5,4% en lien avec la pandémie de la Covid-19 qui a induit un effondrement des cours du pétrole, le repli du PIB devrait finalement ralentir à -4,3% en fin d’année, avant de rebondir à 1,7% en 2021.
https://www.sikafinance.com/handlers/image_news_get.ashx?id=77D7ABD1-2661-47A8-A320-732E00454306
Au niveau mondial, la croissance devrait passer de -4,4% en 2020 à +5,2% en 2021, portée par l’évolution du PIB (+6%) des pays émergents et en développement. https://www.sikafinance.com Olivia Yao

Niger : La croissance devrait rebondir de 1% à 7% en 2021, selon le FMI

https://www.sikafinance.com Contrariée par la pandémie de la Covid-19, l’activité économique au Niger ne devrait enregistrer qu’une croissance du PIB de +1% cette année, selon les récentes estimations du Fonds monétaire international (FMI).
L’économie nigérienne devrait ensuite rebondir à +6,9% en 2021, grâce notamment à l’efficacité des mesures de soutien budgétaires, et le taux de croissance du PIB pourrait même être propulsé à +9% en 2022, en lien avec le maintien de la vigueur de l’investissement.
L’inflation au Niger devrait être contenue à +2,8% cette année, avant de reculer à +2% en 2021, précise le communiqué qui a sanctionné la sixième revue du programme appuyé par l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI.
S’agissant du déficit public, il devrait fortement se détériorer en passant de 3,6% du PIB en 2019 à 5,8% du PIB en 2021, en raison de la riposte économique à la pandémie.
Globalement cette crise sanitaire sans précédent contrarie la bonne exécution par le Niger du programme approuvé par le FMI au titre de la FEC depuis 23 janvier 2017. En effet, l’institution financière internationale s’inquiète  » des dépassements de dépenses en 2019 et des difficultés persistantes à accroître les recettes intérieures  » dans le pays.
Elle insiste dès lors sur la nécessité  » d’éviter que ces déficits accrus ne deviennent chroniques afin de préserver la solidité des finances publiques « .
L’équipe du FMI dirigée par Christoph A. Klingen et qui a conduit une mission virtuelle du 9 au 29 septembre 2020 dans le pays, a enfin rappelé  » la poursuite des réformes pour accroître la qualité des dépenses pourrait permettre d’améliorer l’efficience des ressources limitées « .Dr Ange Ponou

UMOA : Les Etats ont emprunté 2 244 milliards FCFA au 3ème trimestre 2020

https://www.sikafinance.com Les ressources effectivement mobilisées par les Etats membres de l’UEMOA sur le marché régional de la dette se sont établies à 2 244 milliards FCFA (3,4 milliards d’euros) au troisième trimestre 2020, contre 930 milliards FCFA (1,4 milliard d’euros) à la même période de l’année précédente, soit une hausse nette de 1 314 milliards FCFA (ou +141,3%) en glissement annuel.
Cette évolution s’explique par l’accroissement des besoins de financement des gouvernements dans le cadre de la lutte contre les effets négatifs de la crise sanitaire sur les économies de l’Union, avec la reconduction du programme d’émissions de Bons Social Covid-19 au cours des mois de juillet et août 2020 qui a permis notamment de mobiliser 831,13 milliards FCFA.

Volume global mobilisé au 3ème trimestre 2020 vs volume global au 3ème trimestre 2019

https://www.sikafinance.com/handlers/image_news_get.ashx?id=8772C554-FFAB-405C-B991-3DCD7D99FEBE Source : UMOA-Titres
Dans le détail, 1 359 milliards FCFA ont été mobilisés via les bons du trésor et 885 milliards FCFA par le truchement des obligations du trésor (OAT).
Les maturités de ces emprunts sont ressorties en moyenne à 2,31 ans au troisième trimestre 2020, contre 2,62 ans au troisième trimestre 2019.

Répartition des montants levés par émetteur

https://www.sikafinance.com/handlers/image_news_get.ashx?id=0D67E09B-66AA-43D5-BE9C-06C87E156D9B                                                                       Source : UMOA-Titres
La Côte d’Ivoire est de très loin le pays qui a le plus mobilisé sur la période avec un niveau de ressources levées de 976 milliards FCFA au troisième trimestre 2020, soit 43,5% du montant global de 2 244 milliards FCFA empruntés par l’ensemble des 8 Etats de la zone. Comparée au troisième trimestre 2019, l’enveloppe levée par la Côte d’Ivoire a plus que triplée (+230,85%).
La seconde plus importante mobilisation est réalisée par le Bénin (237 milliards FCFA), suivi du Sénégal avec 230 milliards FCFA.
A noter que le Bénin était absent du marché régional de la dette à cette même période de l’année précédente.
A fin septembre 2020, les encours des titres publics sont ressortis à 13 589 milliards FCFA, dont 9 178 milliards FCFA par voie d’adjudication et 4 411 milliards FCFA par voie de syndication.
Les encours des titres publics émis par la Côte d’Ivoire se sont établis à 4 413 milliards FCFA fin septembre 2020, soit 32,5% des encours globaux.Dr Ange Ponou

Dr Aïssatou Sophie Gladima, ministre des mines et de la Géologie : «La large concertation devrait aboutir à une relecture du Code minier de 2016»

http://lesoleil.sn Quatre ans après son adoption, le Code minier de 2016 est soumis à une évaluation à travers une série d’ateliers à l’initiative du ministère des Mines et de la Géologie, en prélude au forum qui se tiendra le 3 novembre prochain et dont les conclusions seront remises au Chef de l’État. Dans cet entretien, le ministre Aïssatou Sophie Gladima donne plus de précisions.

Vous organisez, depuis hier, des ateliers thématiques en perspective du forum sur le bilan d’étape de l’actuel Code minier entré en vigueur en 2016. Qu’est-ce qui explique le besoin d’évaluer sa mise en œuvre quatre ans après ?

En 2016, le Président de République, Macky Sall, avait pris l’option d’une réforme constitutionnelle majeure qui approfondit les principes de transparence et de bonne gouvernance des ressources naturelles de notre pays. Vous savez que, désormais, les ressources naturelles appartiennent au peuple. Elles doivent être exploitées dans un environnement sain, transparent et équitable, de façon à générer une croissance économique, à promouvoir le bien-être de la population en général et améliorer ses conditions de vie. C’est dans cet esprit que l’État a procédé à la révision du Code minier en 2016. L’objectif du Code de 2016 était de prendre davantage en compte les intérêts stratégiques et financiers de l’État, de l’économie nationale et des populations tout en préservant le caractère compétitif de la loi. Ce code de 2016 vise un meilleur rééquilibrage de la gouvernance des ressources minérales ; l’amélioration des mesures de protection et de gestion de l’environnement ; le renforcement de la responsabilité sociétale des entreprises ; le maintien de l’attractivité du secteur minier ; la sécurisation et la rentabilisation des investissements ; la promotion de la participation du secteur privé national à tous les stades des opérations minières, enfin, un meilleur encadrement des exploitations minières artisanales. Toutefois, après quatre ans d’application, il est nécessaire de procéder à une évaluation à mi-parcours de ce texte afin d’apprécier les progrès réalisés pour la prise en compte des grands enjeux économiques, environnementaux et sociaux dans les opérations minières. Pour réussir cet ambitieux exercice, nous avons réuni tous les acteurs de l’industrie minière en vue d’une large concertation devant aboutir à une relecture du Code minier de 2016, sur la base des principes découlant du document d’orientation du forum et des propositions recueillies au terme de la concertation.

Quel est votre évaluation de la mise en œuvre de ce texte ?

Nous sommes à la fois juge et partie. Donc, ce n’est pas chose aisée pour mon département d’orienter le sens des débats du forum. Cependant, dans le cadre de nos activités quotidiennes, nous sommes souvent interpellés par les acteurs du secteur sur certaines dispositions du Code qui présenteraient des difficultés d’application ou une insuffisance par rapport à leurs attentes. Dans ce sens, je pourrais citer le Fonds d’appui aux collectivités territoriales concernant les critères de répartition et le Fonds de réhabilitation des sites miniers relativement à la mise à disposition des ressources financières. D’autres acteurs institutionnels et partenaires privés, partant de leurs expériences diverses, ont certainement un autre regard du Code minier. C’est tout cela qui justifie la tenue de ce forum qui met au même pied l’État, les collectivités territoriales et les sociétés pour évaluer objectivement, en toute impartialité, le Code minier en vue de son éventuelle amélioration.

En quoi la réforme de 2016 a-t-elle contribué à changer le visage du secteur minier ?

La réforme de 2016 a contribué au renforcement des principes de transparence et de bonne gouvernance dans le secteur des mines en ajoutant aux motifs habituels de retrait d’un titre minier, l’emploi des enfants, l’acquisition frauduleuse de titre minier, la corruption ou la tentative de corruption. Aussi, en vue de sauvegarder les intérêts de l’État, la réforme a contribué à une meilleure gestion des taxes et des redevances minières. À ce titre, le Code de 2016 a relevé progressivement le taux de la redevance minière avec comme finalité une contribution plus significative du secteur des mines au développement local. Néanmoins, des changements sont impatiemment attendus dans le secteur de l’exploitation artisanale et de la petite mine pour la mise en place d’une véritable politique de développement communautaire des zones minières.

Lors du dernier Conseil des ministres du 2 septembre 2020, le projet de loi portant création d’une entité nationale dénommée « Société des mines du Sénégal », en abrégé « Somisen Sa », a été adopté. Quelle sera la mission de cette nouvelle société ?

Le décret d’approbation portant création de la Société des mines du Sénégal (Somisen Sa) montre à suffisance toute l’importance que le Président de la République accorde au secteur minier qui fait partie des domaines clés du Pse, référentiel unique des politiques publiques du Sénégal. Cette entité qui vient enrichir l’armature institutionnelle du département des Mines a pour missions principales  : la possibilité de détention, seule ou en association, de titres miniers ; la commercialisation des produits miniers revenant à l’État ; la mise en œuvre des décisions et orientations de l’État en ce qui concerne la stratégie des sociétés minières ; la participation aux négociations entre l’État et les sociétés dans lesquelles elle gère les participations du Sénégal et de toute autre société où cette participation est envisagée ; la gestion de la participation de l’État dans les opérations minières ; le développement de stratégies de paiement et de valorisation des dividendes de l’État dans ces sociétés ; l’évaluation régulière de la valeur de la participation de l’État dans ces sociétés et la formulation de recommandations de l’État actionnaire sur ces sujets ; la représentation de l’État aux côtés des tutelles technique et financière, aux assemblées d’actionnaires et au sein des organes de gestion ou de surveillance de ces sociétés ; l’examen de la situation économique et financière des sociétés concernées, notamment les principaux programmes d’investissement et de financement, les projets d’acquisition ou de cession et de toute question soumise aux organes de gestion et de surveillance de ces sociétés ; la prise de participation dans les sociétés se rapportant à son objet social.

Toujours au cours de ce même Conseil des ministres, le décret portant Fonds de péréquation destiné aux collectivités territoriales a été adopté. Qu’est-ce qu’il va changer pour les mairies ?

C’est l’aboutissement d’un long processus, la réalisation d’une attente, mais également l’expression d’une plus grande équité territoriale puisque ce Fonds sera réparti de manière à ce que les collectivités territoriales impactées puissent véritablement bénéficier des retombées financières de l’exploitation minière. Comme vous le savez, nous avons dû opérer des changements dans le dispositif originel, l’enjeu étant de trouver une ou des clés de répartition autre que le seul critère démographique initialement retenu et qui, manifestement, ne permettait pas de rendre justice aux communes ou collectivités territoriales d’implantation de ces exploitations minières. C’est heureux que ce décret soit, enfin, pris. Et nous espérons que, sous peu, les maires pourront en faire bon usage dans le cadre de leurs projets de développement.
Les recettes minières collectées sont réparties entre le budget général de l’État (60 %), le Fonds d’appui au secteur minier (20 %) et le Fonds d’appui et de péréquation aux collectivités territoriales (20 %). Ce dernier a été institué d’abord par le Code minier de 2003, puis réaffirmé par les dispositions de l’article 113 du nouveau Code minier (la loi 2016-32 du 08 novembre 2016). Il procède de la volonté de l’État de partager les revenus issus de l’exploitation minière avec les populations à travers les collectivités territoriales. Les ressources du Fonds sont calculées annuellement. Si l’on considère, à titre d’exemple, l’année 2019, ils s’élèvent, sauf erreur ou omission, à 5 215 000 000 de FCfa.

La Covid-19 n’a épargné aucun secteur. Avez-vous procédé à l’évaluation de l’impact de cette crise sanitaire sur le secteur minier au Sénégal ? Si oui, quels sont les résultats ?  

De façon générale, il faut relever que la pandémie a eu des conséquences sur les projets miniers liés à la mobilité des travailleurs, au ralentissement ou à une perturbation des chaînes d’approvisionnement ; un confinement total des mines en exploitation ; une diminution de revenus d’un certain nombre de sociétés minières en raison de la réduction ou de l’arrêt des opérations ; une réorganisation du travail (réduction des heures de travail, annulation de rotations, télétravail). Au niveau mondial, il y a eu chute ou augmentation des prix de certaines substances minérales. Toutefois, l’or a su, pour le moment, résister aux baisses successives des bourses mondiales ces derniers jours. Au Sénégal, force est de reconnaître que malgré la situation préoccupante, nous n’avons pas eu d’arrêt temporaire ou définitif de l’activité minière, de licenciement ou de fermeture de mines pour cause économique ou de quarantaine. Entretien réalisé par  : Elhadji Ibrahima THIAM

Ses plages restaurées : Saly étale ses ambitions

https://www.lequotidien.sn La station balnéaire de Saly commence à retrouver ses plages englouties par la mer depuis plus de six ans. Grâce au Projet pour le développement du tourisme et des entreprises (Pdte), Saly a récupéré la plage sur environ 7 km de long et 50 mètres de large. La disparition totale de cette plage il y a quelques années, avait entraîné la cessation d’activités dans quatre hôtels et impacté 17 autres, avec des licenciements à la clé. Le ministre du Tourisme et des transports aériens était ce week-end à Saly pour voir l’état d’avancement des travaux et recueillir l’avis des opérateurs locaux.
En 2015, la plage de Saly avait complétement disparu du fait de l’érosion côtière. Devant l’impuissance des hôteliers à endiguer le phénomène, les touristes qui venaient au Sénégal pour profiter du balnéaire avaient choisi d’autres destination. Une perte énorme pour un secteur du tourisme qui battait de l’aile.
Lors de sa visite ce week-end à Saly pour voir l’état d’avancement des travaux de restauration de la plage, le ministre du Tourisme et des transports aériens, Alioune Sarr, s’est félicité des résultats obtenus sur le terrain. Mais pour en arriver à la restauration de cette plage, Mountaga Sy, le Directeur général de l’Apix, maître d’ouvrage délégué, a retracé le chemin parcouru.  «Il y avait 17 structures hôtelières qui avaient été largement impactées et certaines étaient même en cessation d’activités. La disparition avait aussi impacté les pêcheurs de la zone, qui n’avaient plus de station de déchargement pour leur activité au quotidien. Les acteurs de la filière, notamment les artisans, les commerçants, les employés, étaient également impactés.»

Pour éviter que ce secteur qui contribue à hauteur de 7% dans le Pib national ne sombre définitivement, le président de la République Macky Sall avait pris la décision de redonner un souffle au tourisme dans la station balnéaire et d’aider Saly à reprendre son dynamisme dans le domaine du tourisme.

Ainsi en partenariat avec la Banque mondiale, l’Etat du Sénégal a décidé d’investir pour 23 milliards sur des ouvrages et des réalisations qui permettront de supprimer la cause de l’érosion côtière mais aussi, restaurer les plages de Saly en un temps record sur un linéaire fonctionnel de 7 kilomètres, avec 4,5 km de rechargement. «Ce sont des solutions très complexes d’expertise dédiée et l’Etat du Sénégal s’est adossé à l’expertise hollandaise en la matière, en relation avec tous les services techniques. Et toutes les études réalisées ont permis d’aller vers des solutions pour la réalisation des 12 brise-lames et des 7 épis pour retenir les vagues. Ces ouvrages ont été dimensionnés pour résister aux houles les plus agressives et les plus élevées. Mais aussi, on est partis sur une solution de rechargement du sable par du sable marin pour restaurer la plage», a souligné le Directeur général de l’Apix.
Six ans après le lancement des travaux par le chef de l’Etat, Mountaga Sy se félicite d’avoir pu rendre une copie propre au ministre du Tourisme et des transports aériens. «Ce travail consacre de manière définitive, le retour de Saly dans son rôle de porte-étendard du tourisme balnéaire de la sous-région. Cela devient aussi un levier important pour la relance post Covid-19, pour attirer le tourisme local mais aussi international qui se trouve à 15 ou 20km d’ici. Parce que l’aéroport international Blaise Diagne est aujourd’hui fonctionnel, la liaison autoroutière est fonctionnelle et nous sommes à 15 mn de l’aéroport. Donc la connectivité est assurée, les ouvrages sont restaurés, les acteurs économiques également restaurés dans la plénitude de leurs activités. C’est donc une étape importante dans la relance économique post-covid», se glorifie M. Sy.

7km de plage d’une largeur de 50 mètres repris à la mer

En écho à ces propos, Alioune Sarr, le ministre du Tourisme et  des transports aériens, s’est réjoui des résultats obtenus, «là où nous sommes actuellement, il y a un an de cela, c’était de l’eau. Cette dégradation de la plage de Saly avait donc des conséquences désastreuses puisqu’elle impactait négativement l’activité hôtelière et touristique mais également la pêche et tout l’environnement autour du tourisme et de l’hôtellerie. Je félicite les parties prenantes pour l’excellent travail qui nous a permis de récupérer la plage sur environ sept kilomètres de long et 50m de large».
Selon Alioune Sarr, la récupération et la protection des plages de Saly auront un impact important sur le secteur. «D‘abord sur les touristes. Cela veut dire que le consommateur, le touriste local mais également étranger, va être attiré par la plage. Mais également, pour les investisseurs dont l’une des grandes demandes exprimées lors du salon Top Reza à Paris l’année dernière, était la récupération des plages. Aujourd’hui, nous avons des investisseurs dans le secteur touristique, hôtelier notamment, qui vont revenir pour réinvestir dans la zone. Si nous combinons ces éléments et la stratégie du tourisme et des transports aériens que le ministère est en train de mettre en œuvre mais également, l’excellent travail fait par l’Aspt pour attirer les Sénégalais vers les destinations du pays, nous pouvons considérer qu’avec ce travail fait à Saly, nous sommes dans une excellente dynamique pour faire du tourisme, le levier essentiel pour notre économie», a souligné le ministre du Tou­risme et des transports aé­riens.
Pour un coût total de 26 milliards de francs Cfa, les travaux seront livrés en décembre. Un investissement qui nécessite une maintenance et un entretien des ouvrages, c’est pourquoi Alioune Sarr invite ses services, ainsi que l’Apix, la Sapco et le secteur privé national à regarder la meilleure formule qui va permettre d’assurer un suivi mais également, une maintenance des infrastructures. «Parce qu’il n’est pas question qu’on laisse les travaux sans pour autant suivre et surveiller tout ce qui se passe. C’est un important travail qui a été fait : la plage va se reconstituer naturellement, mais il est important que nous puissions le suivre. Mais tout cela se fera dans une concertation comme on l’a fait jusqu’ici», a assuré le ministre du Tourisme et des transports aériens.

La Sapco mise sur un plan marketing global de la station pour un retour des touristes

La Sapco qui est le point focal du ministère du Tourisme, par la voix de Babacar Mbengue, son directeur des systèmes d’informations, point-focal du Pdte au niveau de la Sapco, a rappelé que ce projet a été fait avec l’ensemble des acteurs touristiques. «Bien qu’étant des travaux qui pouvaient gêner les activités dans la station, les plages étaient fermées et un manque à gagner sur les hôteliers et les antiquaires, on s’est arrangé pour que ces perturbations ne puissent pas ralentir l’activité économique sur la station. C’est à ce niveau que la Sapco a joué véritablement son rôle de modérateur, son rôle de gestionnaire de la station. Les acteurs impactés ont été indemnisés pour près d’un milliard de francs Cfa», avant de préciser qu’il y a un plan qui a été mis en place pour la relance de l’activité.
Le Projet de développement du tourisme et des entreprises (Pdte)  est un projet de 74 millions de dollars qui a plusieurs composantes dont la lutte contre l’érosion côtière. «On a fait des études sur ‘’Saly Ville verte’’ qui seront bientôt déroulées ; on est en train de faire des études sur le plan marketing global de la station et même du tourisme sénégalais dont la Sapco pilote le volet investissement, l’Aspt étant chargée de la promotion du secteur touristique et la création de nouveaux produits», a ajouté Babacar Mbengue.

Le sourire des hôteliers et la diversification de leur offre

Les hôteliers se réjouissent du travail accompli, à en croire  Eric Philibert, directeur du Lamantin Beach Hôtel  : «Ce projet est très important. Saly redevient une station balnéaire, une station qui a du sable et des plages à offrir aux touristes. Donc économiquement, c’est vraiment superbe. Une fois de plus, c’est une promesse du président de la République qui a été réalisée ; entre l’aéroport, l’autoroute, les plages, l’électricité et l’eau dans les Iles du Saloum, il a tout fait pour que les acteurs du tourisme que nous sommes, puissions avoir des clients, les satisfaire et les faire revenir au Sénégal. Il a tenu tous ses engagements et en fin de compte, nous avons tout ce qu’il faut pour travailler maintenant. Il a mis à notre disposition, un véritable outil de travail : le sable et la plage.»
Dans la diversification de l’offre touristique, les hôteliers ont souligné la réalisation du pont de la Gambie qui, selon eux,  va leur permettre de mettre en place, en accord avec les Gambiens, des voyages de combinés entre la Gambie et le Sénégal. Ce qui permettra aux Gambiens de récupérer une partie de la clientèle, française et belge, qu’ils n’ont pas. Et à eux de récupérer une partie de leur clientèle : les Anglais et les Scandinaves qui n’ont pas l’habitude de venir au Sénégal. Et ensemble avec la Gambie, ils peuvent  offrir des séjours sur deux pays grâce à ce pont.
D’ailleurs pour faire revenir les touristes à Saly, les opérateurs sont en train de préparer avec les autorités de Saly, un document qu’ils vont  soumettre au ministre du Tourisme, au Directeur général  de l’Aspt «et où on doit travailler ensemble, en cohésion, pour voir comment entretenir notre image auprès des marchés habituels : la France, la Belgique, l’Espagne, l’Italie. On doit les informer de ces nouvelles plages, de la position du Sénégal dans sa lutte contre le Covid-19 et de ses très bons résultats. Mais en même temps, on doit aller chercher de nouveaux marchés émetteurs puisque l’aéroport n’est pas encore ouvert à tout le monde mais à certains pays. On doit d’ores et déjà aller communiquer les pays qui arrivent au Sénégal, en l’occurrence l’Afrique, le Maroc, la Côte-d’Ivoire. On doit créer de nouveaux marchés, une nouvelle clientèle. La clientèle qui cherche le soleil en hiver», a suggéré Eric Philibert.
Mais pour y arriver, cela nécessite la diversification de l’offre touristique et dans ce domaine, le Sénégal dispose d’atouts. «La diversification est là puisqu’il y a tout ce qui est logement traditionnel, typique dans les Iles du Saloum, dans les différents parcs nationaux. Il y a aussi Saint-Louis avec son passé, Dakar avec ses hôtels et Saly avec ses plages. Donc vraiment, on a un panel à offrir à de potentiels clients, qui est énorme et qui peut faire du tourisme, la première économie du pays», a conclu le directeur du Lamantin.

Flash météo

« Au cours des prochaines 24h les risques de pluies restent limités sur les régions Sud avec des possibilités d’extension sur le Centre-ouest. Ailleurs le temps sera stable.
Une légère baisse des températures maximales sera notée sur la majeure partie du pays malgré quelques poches de chaleur qui vont persister sur les régions Nord-est et Centre avec des pics de températures maximales qui tourneront autour de 36°C ».Source : Anacim

LA SONACOS AMBITIONNE D’INSTALLER UNE UNITÉ À KOLDA (DG)

Kolda,13 oct (APS) – La Sonacos ambitionne d’installer à Kolda (Sud) une unité complète de traitement et de transformation des graines d’arachides, a t-on appris de son directeur général.
’’L’ambition de la Sonacos c’est d’avoir une unité complète allant du traitement à la transformation des graines d’arachides collectées dans la zone’’, a déclaré, mardi, Modou Diagne Fada en tournée dans la région de Kolda pour préparer la prochaine campagne de collecte de l’arachide.
’’Nous sommes en contact avec le maire de Dioulacolon pour l’octroi d’un site et également en discussion avec des partenaires pour l’acquisition de machines avec des capacités de plus 10.000 tonnes à décortiquer par jour’’, a t-il ajouté.
Selon lui, ’’le front agricole s’est déplacé dans la région de Kolda qui avait l’an dernier collecté 10.000 tonnes sur les 28.000 tonnes collectées par la Sonacos’’.
’’Nous sommes ici également pour constater les actions à mettre en place pour la campagne de collecte de l’arachide et nous nous sommes fixés un objectif très élevé car nous attendons cette année des productions records’’, a t-il dit.
’’Notre ambition est de collecter le maximum de graines. Déjà le financement de l’année dernière reste pour nous permettre de démarrer la campagne et plus de 100 millions d’euros sont prévus par la Sonacos avec le soutien du président de la République pour le financement de la campagne’’, a déclaré le DG de la Sonacos.
Il a visité différents sites dont le domaine prévu par le Conseil municipal de Dioulacolon pour abriter la nouvelle unité de la Sonacos dans la région de KoldMG/OID

Grands Moulins de Dakar : les travailleurs s’insurgent contre les violences verbales et sanctions de leur direction

https://www.pressafrik.com/ Les travailleurs des Grands Moulins de Dakar, organisés dans le cadre de l’Intersyndicale CNTS/UNSAS, s’insurgent contre les agissements qu’ils qualifient de réactionnaires de la direction générale à l’encontre des délégués du personnel et de tous les travailleurs grévistes en général. Ils dénoncent les violences verbales et sanctions de la part de la direction de leur entreprise.
Dans un communiqué parvenu à PressAfrik, le collectif des délégués du personnel constate que depuis la reprise suite à leur grève déclenchée après expiration de leur préavis, « les travailleurs continuent de subir des violences verbales et des sanctions de la part de la direction des grands Moulins de Dakar ».
Ainsi, ses membres observent plusieurs péripéties. « Tous les travailleurs grévistes qui étaient nommés chef de bord des cars de transport du personnel ont été demis de leur fonction; un délégué, représentant du personnel dignement élu, est interdit d’accès à son poste de travail, et remplacé par un autre délégué choisi parmi les non-grévistes », déplorent-ils.
Les membres des syndicats « dans leur écrasante majorité, se dressent contre ces manœuvres déloyales et restent déterminés à exercer leur droit de grève conformément à la Constitution et aux dispositions de l’article L 273 du Code  du travail», informe la même source.
Le communiqué de rappeler que, «  le Directeur des Ressources Humaines a fait recours à la main d’œuvre journalière par l’entremise des agences d’intérim pour parer à la grève, au mépris des dispositions de l’article 12 du décret 2009-412  du 23 décembre 2009 interdisant formellement le recours à des travailleurs temporaires pour suppléer des travailleurs en grève licite».
Avant d’interpeller le gouvernement sur sa responsabilité de veiller au respect des dispositions règlementaires relative au droit des travailleurs par la direction des Grands Moulins de Dakar et de l’inviter à se préoccuper du rétablissement de la paix sociale au sein de cette entreprise. Aminata Diouf

Yacine Fall nommée Directrice générale du Cabinet du Président du Groupe de la Bad

http://lesoleil.sn La sénégalaise Yacine Fall a été nommée Directrice générale du Cabinet du Président du Groupe de la Banque africaine de développement (Bad). Mme Yacine Fall capitalise plus d’une vingtaine d’années d’expériences, dans les domaines bancaire et juridique et la gestion de marchés publics. Elle est titulaire d’un Master en droit (1984) de l’université de Dakar où, elle s’est spécialisée en droit des société et droit fiscal, et d’un diplôme post-universitaire en droit international (1987) de l’université Paris X.
En tant que Directrice générale, Mme Fall va superviser le travail et les activités administratives et opérationnels du Cabinet du Président. Elle surveillera l’activité des cadres supérieurs, en vue d’améliorer leur coordination générale et de renforcer la coopération entre le Président du conseil d’administration et les conseils d’administration, informe une note des services de communication du Groupe de la banque africaine de développement.

LES DOUANES SÉNÉGALAISES ET BISSAU-GUINÉENNES VONT RENFORCER LEUR COOPÉRATION

Dakar, 13 oct (APS) – Les Administrations douanières sénégalaises et bissau-guinéennes ont décidé de renforcer leur coopération en matière de lutte contre la fraude et le trafic international de stupéfiants, a appris l’APS.
Dans le cadre de la Coopération bilatérale entre les Administrations des Douanes des deux pays, le Directeur général des Douanes bissau-guinéennes, Dominico Oliveira Sanca a effectué une visite de travail à la Direction générale des Douanes sénégalaises, lundi.
Selon un communiqué des Douanes sénégalaises, ’’les deux Directeurs généraux ont d’abord eu un tête-à-tête avant de coprésider une séance de travail en présence de leurs proches collaborateurs’’.
Ils ont passé en revue les axes du Protocole d’Accord de Coopération qui a été élaboré à Bissau le 30 septembre 2016 et fait l’état des lieux de l’exécution des recommandations de la dernière rencontre bilatérale.
La même source souligne que ’’les deux administrations se sont félicitées des avancées notoires en termes de renforcement de capacités, avec notamment le programme de formation des agents des Douanes bissau-guinéennes par l’Ecole des Douanes du Sénégal, de partage d’expériences en matière de gestion des Ressources humaines, de procédures de dédouanement, de contrôle après dédouanement et de gestion informatisée des procédures douanières’’.
Les deux parties qui ont salué cette ’’bonne dynamique du partenariat’’ ont décidé de ’’réactualiser le Protocole avec la mise en place d’un Comité de suivi pour une meilleure exécution des diligences ; renforcer leur échange de renseignements en matière de lutte contre la fraude et contre le trafic international de stupéfiants’’.
Elles vont également ’’travailler à l’interconnexion des systèmes d’information des deux administrations douanières à travers un projet d’implémentation de GAINDE en Guinée-bissau ; partager leurs expériences en matière de facilitation, notamment dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Opérateurs économiques agréés (OEA)’’.
Les deux Directeurs généraux qui ont réitéré ’’leur engagement à travailler ensemble en vue de mutualiser les efforts de leurs administrations face aux défis sous-régionaux’’ ont réaffirmé leur volonté ’’de tout mettre en œuvre pour une coopération réussie entre les Douanes bissau-guinéennes et sénégalaises’’.AMN/OID

INTIFADA A L’UNIVERSITÉ DE BAMBEY : DES PNEUS BRÛLÉS SUR LA ROUTE NATIONALE

https://www.seneweb.com Ça chauffe au niveau de l’université Alioune Diop de Bambey (UADB). Les étudiants ont bloqué le système éducatif et administratif.
Selon des informations de Seneweb, des poubelles et des projectiles ont été étalés au niveau des pistes à l’intérieur dudit temps du savoir. Les manifestants ont aussi fermé les portes.
Des pneus sont pneus brûlés sur la route nationale en bloquant le trafic. Les étudiants y dictent leur loi depuis une dizaine de minutes. La police est intervenue en lançant des grenades lacrymogènes pour disperser la foule.
Les pensionnaires de l’UADB fustigent leurs mauvaises conditions de vie et d’études.Affaire à suivre…

 COVID-19 : UN ÉPIDÉMIOLOGISTE INSISTE SUR LA PRÉVENTION MALGRÉ LA BAISSE DES NOUVELLES INFECTIONS

Thiès, 13 oct (APS) – Le docteur Badara Cissé, médecin-épidémiologiste à l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (IRESSEF), a exhorté mardi, à Thiès, les différents acteurs à s’investir plus dans la prévention, pour mieux contenir le coronavirus malgré la tendance en baisse des nouvelles infections notée ces derniers temps.
‘’Il y a une notion de fatigue épidémiologique mais, l’idéal, étant donné que nous sommes un pays en développement, est qu’on continue à s’investir dans la prévention parce que gérer un malade grave, nous n’avons pas les moyens’’, a-t-il indiqué.
Dr Cissé intervenait en marge de l’ouverture de l’atelier-cadre de formation pour les équipes cadres de régions et districts de Louga, Diourbel et Kaolack. Cette rencontre de renforcement de capacité sur la régulation des essais cliniques au niveau du Sénégal s’inscrit dans le cadre d’un programme de trois ans appuyé par l’Union européenne.
‘’Tout le monde en a assez de cette maladie, mais, je pense qu’il y a encore un effort à faire dans la prévention. Mieux vaut faire cet effort et il faut que le monde soit dans cet effort, qu’on s’investisse au maximum dans la prévention’’, a-t-il poursuivi.

Reconnaissant qu’il y a une tendance baissière, Dr Cissé observe que ‘’ce que cette maladie nous apprend le mieux c’est de ne jamais être péremptoire, même s’il y a une baisse réelle’’.

En outre, dit-il, il est à ce stade difficile de quantifier l’importance des transmissions communautaires de la pandémie à coronavirus.
Pour sa part, Dr Samba Kor Sarr, chef de la division de la recherche du ministère de la Santé et secrétaire permanent du Comité national d’éthique pour la recherche en Santé, a souligné que le pays se porte ‘’bien’’ en matière de recherche dans le secteur de la santé.
‘’Nous avons aujourd’hui de véritables capitaines de recherche au niveau de notre pays. Nous avons de grands centres qui ont eu à apporter, véritablement, une contribution significative dans l’avancée de la Science tant sur le plan de la maitrise de la maladie que sur le plan de l’organisation de nos systèmes de santé’’, a expliqué Dr Sarr.

Le secrétaire permanent du Comité national d’éthique pour la recherche en Santé a en outre indiqué qu’au plan Africain, le Sénégal assure ‘’un véritable leadership’’ tant sur le plan de la régulation que sur celui de la recherche.

Selon lui, compte tenu de son travail ‘’très reconnu’’ au niveau mondial, le Sénégal a accueilli pour la première fois au niveau de l’Afrique au sud du Sahara le sommet mondial des comités d’éthiques et bioéthiques en 2018, qui avait regroupé plus de 800 participants en provenance du monde.
‘’Il faut véritablement reconnaitre que sur le plan de la recherche, nous sommes dans des postures assez intéressantes. Et tant sur le plan national et que sur le plan international, notre pays se positionne très bien’’, a ajouté Dr Sarr.SG/MD

50 PROTOCOLES DE RECHERCHE SUR LA COVID-19 ENREGISTRÉS (OFFICIEL)

Thiès, 13 oct (APS) – Le Sénégal a, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, enregistré 50 protocoles de recherche, portant sur toutes les dimensions de la maladie, a révélé mardi à Thiès, docteur Samba Kor Sarr, chef de la division de la recherche au ministère de la Santé.
’’Pour le moment dans le cadre de la Covid-19, le comité éthique a été en pointe pour ce qui concerne les règles éthiques. Pour le cas de la recherche, nous avons eu à enregistrer 50 protocoles de recherche qui portent sur toutes les dimensions de la maladie’’, a notamment indiqué M. Sarr, également Secrétaire permanent du Comité national d’éthique pour la recherche en Santé
Docteur Sarr s’exprimait en marge de l’ouverture de l’atelier-cadre de formation pour les équipes cadres de régions et districts de Louga, Diourbel et Kaolack. Cette rencontre de renforcement de capacité sur la régulation des essais cliniques au niveau du Sénégal s’inscrit dans le cadre d’un programme de trois ans, appuyé par l’Union européenne.
Selon lui, dans ces protocoles de recherche, il y a au moins six à sept essais cliniques partagés entre le diagnostic et la prise en charge.
’’Le Sénégal est en train tranquillement, grâce à ses scientifiques à faire à la pandémie. La recherche se porte bien au Sénégal surtout pour le secteur de la santé’’, a soutenu le chef de la division de la recherche du ministère de la Santé.
’’Nous avons aujourd’hui de véritables capitaines de recherche au niveau de notre pays. Nous avons de grands centres qui ont eu à apporter véritablement une contribution significative dans l’avancée de la science tant sur le plan de la maitrise de la maladie, que sur le plan de l’organisation de nos systèmes de santé’’, a poursuvi docteur Sarr.
Le Secrétaire permanent du Comité national d’éthique pour la recherche en Santé a en outre indiqué qu’au plan africain, le Sénégal assure ’’un véritable leadership’’ tant sur le plan de la régulation que sur le plan de la recherche.
Selon lui, compte tenu de son travail ‘’très reconnu’’ au niveau mondial, le Sénégal a accueilli pour la première fois en Afrique au sud du Sahara, le sommet mondial des comités d’éthique et bioéthique en 2018 qui avait regroupé plus de 800 participants en provenance du monde.
’’Il faut véritablement reconnaitre que sur le plan de la recherche, nous sommes dans des postures assez intéressantes et tant sur le plan national et que sur le plan international. Notre pays se positionne très bien’’, a ajouté le chef de la division de la recherche du ministère de la Santé.SG/OID

«LA TRANSMISSION RAPIDE DES VIRUS EPIDEMIQUES EST DUE A L’ACTION DE L’HOMME»

https://www.seneplus.com -le Temoin-Selon Abdoul Kane, la destruction de la nature et de l’écosystème par l’homme a pu faciliter le rapprochement de ce dernier avec l’animal qui lui transmet plus facilement les virus contagieux

La destruction de la nature et de l’écosystème par l’homme a pu faciliter le rapprochement de ce dernier avec l’animal qui lui transmet plus facilement les virus contagieux. D’où les épidémies devenues plus fréquentes car favorisées par la technologie et l’interconnexion au niveau mondial

Des épidémies ! On n’en a toujours vécu partout à travers le monde, et depuis… l’Antiquité. Parce que naturellement, les microbes ont toujours été là. Ils sont là, et continueront à exister. sauf que les épidémies avaient leurs…camps de cantonnement. Comme le virus du moyen orient qui, même s’il a pu engendrer des milliers de morts avec une létalité à 30%, était resté cantonné en terre asiatique. C’était un virus très mortel, mais dont la propagation était minime. Ce, contrairement à la covid-19 avec un faible taux de mortalité situé entre 2 et 3%, mais avec une propension plus que rapide. en effet, et comme l’explique le scientifique, Pr Abdoul Kane, dans l’émission « Quatrième de couverture », si aujourd’hui on a des épidémies de plus en plus fréquentes et plus virulentes, c’est parce que nous l’avons créé en détruisant la nature et l’écosystème. et que le dérangement de l’environnement joue un rôle essentiel dans la survenue des épidémies. « Les  humains  ont  détruit  l’équivalent d’une superficie qui est celle de l’Afrique tout entière. On a su créer cette destruction, et on a pu mettre en contact direct l’homme  et  le  monde  l’animal.
Or  deux tiers  (2/3)  des  épidémies  sont  dues  aux zoonoses ; ce qui est lié à la contamination avec les animaux. C’est le cas du Vih Sida, de l’épidémie Ebola et de beaucoup d’autres épidémies. Aujourd’hui, dit-il, l’homme carnivore est en train de faire un élevage intensif. D’où ce contact direct entre l’humain  et  l’animal  devenu  de  plus  en  plus rapproché. Nous avons donc des virus qui vont quitter le monde animal pour se rapprocher de l’homme parce que ne pouvant plus  se  mettre  dans  la  nature.  C’estl’homme  qui  l’a  créé  avec  le  bouleversement climatique, des choses qui vont avec la prolifération et la mutation des virus. Et lorsqu’un virus passe de l’animal à l’être humain, il peut muter et devenir plus résistant. On comprend pourquoi on a pu avoir le VIH sida, le virus à fièvre hémorragique Ebola, et des virus respiratoires tels que le Sars-Cov 1 et 2… » a fait remarquer l’auteur de la « Vie sur un fil ». Qui souligne que « le virus a toujours été là, mais il lui manquait un support. Et c’est la technologie qui a fait que les virus sont devenus viraux.  Cette  pandémie  n’était  pas surprenante. Il faut que l’humanité comprenne  que  cette  chose  dramatique  que nous  vivons  aujourd’hui  est  le  fruit  de  la main  de  l’homme.
Les écosystèmes, facilité la transmission du virus de l’animal à l’homme, une transmission 1000 fois plus rapide. Aussi, l’interconnexion entre les
différentes  populations  du  monde  fait  que  les virus ont voyagé très vite et ont fait une propension  plus  rapide.  Déjà,  le  virus  de  la Covid-19 est né en Chine où on trouve des gens d’horizons divers. Et rapidement, il a fait des ravages à travers le monde ».

Rectifier sur le fil

D’après ce médecin-écrivain, les virus, durant l’époque médiévale, ont toujours voyagé en chameau, cheval ou bateau, mais aujourd’hui c’est fait à grande vitesse. En 48 heures, on peut disséminer un virus sur la planète entière. il invite ainsi à rectifier le tir, « sinon on pourrait avoir ce genre d’épidémies plus fréquemment ». Parole d’un expert médical qui reste convaincu que les épidémies ont un volet biomédical, mais surtout un volet sociétal, culturel, politique, idéologique et économique. « Parler d’une épidémie quelle qu’elle soit, c’est parler de la politique au sens large, de comment la cité a été tenue jusqu’ici », dixit le praticien de la santé. d’où son dernier opus, « les eaux noires » qui prend comme prétexte la fièvre hémorragique ebola, mais qui retrace les similitudes dans les différentes épidémies qui ont secoué le monde. un livre qui, selon l’auteur, n’est que la continuité de ses ouvrages à savoir : « la vie sur un fil » qui parle des écarts de ce qui se passe dans la médecine, et « l’éthique, le soignant et la société » qui vient décrire une autre réalité de ce qui se passe dans le milieu hospitalier notamment le comportement du personnel soignant. « Il y a une vraie continuité entre les  trois  ouvrages.  Je  parle  souvent  d’une réalité médicale, mais je pense que la médecine  c’est  aussi  un  regard  sur  la  société, l’idéologie et la politique de façon générale.

Lorsque je décrivais l’hôpital public dans « la vie sur un fil », j’ai voulu décrire la société de façon générale. Puisque c’est l’idéologie et le regard de la société qui vont déterminer à quoi ressemblent nos hôpitaux.

Et critiquer les hôpitaux, c’est de les rappeler qu’ils doivent y avoir plus d’humanité. « L’Ethique, le soignant la société » est allé dans la même direction, mais c’est un essai qui met un peu plus les choses en place. Quant au roman, « Les eaux noires », « j’ai pris comme prétexte la fièvre hémorragique Ebola pour parler des similitudes qui existent dans toutes les épidémies qu’on a vécues. Pour moi, les épidémies ont un volet biomédical, mais
surtout  un  volet  sociétal,  culturel,  politique, idéologique et économique. Parler d’une épidémie quelle qu’elle soit, c’est parler de la politique au sens large, de comment la cité a été tenue jusqu’ici », a-t-il affirmé.

La question des funérailles se pose toujours

et de poursuivre : « Dans les eaux noires, il y a des similitudes qu’il a pu avoir entre l’épidémie à virus Ebola et les autres épidémies qui ont concerné certains pays africains et les autres épidémies telle que la grippe espagnole qui a fait beaucoup de morts dans le monde, et près de 3 millions en Afrique. Entre  les épidémies qui ont secoué l’Afrique occidentale française durant la période coloniale, et la peste noire qui date du 13 e au 14 e siècle, Il y a quelque chose d’extraordinaire dans la réaction humaine vis-à-vis des épidémies. C’est notre relation à notre société,  la  façon  dont  nous  conduisons  les choses qui va déterminer notre comportement au niveau des épidémies. La médecine a certes évolué du point de vue biomédical, mais on se rend compte qu’il y a exactement les mêmes mécanismes.
La stigmatisation est toujours là. La question des funérailles se pose toujours. La question du rapport à l’autre et les violences communautaires. Toutes ces questions-là ont quasiment traversé toutes les épidémies.  Cette  épidémie  qu’elle  s’appelle grippe espagnole choléra, peste noire dans l’Europe médiévale. Qu’elle s’appelle Ebola ou coronavirus, vous retrouverez les mêmes ingrédients même s’il y a des différences. Il y a de terribles similitudes qui nous rappellent ce que nous sommes : c’est-à-dire des êtres humains qui ont beaucoup de failles par rapport à leur comportement et à l’humanité ».
Cet expert médical reste convaincu que si l’histoire continue ainsi de bégayer c’est parce que les hommes n’apprennent pas de l’histoire, et qu’ils n’ont pas su tirer les bonnes leçons. D’où la philosophie de ses écrits avec des thèmes qui touchent la société et la politique en général, et qui invitent à se mirer, à se regarder pour, dit-il, voir ce qui est bon et faire le diagnostic et le bon choix afin d’apporter des solutions à des problèmes. en tout cas, tout ce qui est décrit dans son roman, « les eaux noires » à travers l’épidémie ebola est en train d’être vécu avec le coronavirus ! Et dire que les épidémies seront plus fréquentes et plus virulentes… dans surtout des pays avec des systèmes de santé plus que fragilisés. Maïmouna FAYE FALL

 Circulaire Ministère du Tourisme et des Transports aériens sur les tests Covid-19 avant l’embarquement à destination du Sénégal

https://www.pressafrik.com Le Ministère du Tourisme et des Transports aériens a sorti une Circulaire signée par monsieur le ministre Alioune Sarr, ce mardi 13 octobre 2020, pour porter à l’attention des compagnies aériennes desservant les aéroports du Sénégal, la nouvelle disposition obligatoire à partir du 1er novembre prochain concernant le test RT-PCR COVID-19, qui doit être négatif datant de moins de sept (7) jours.
Il est porté à l’attention des compagnies aériennes desservant les aéroports du Sénégal que, conformément aux amendements apportés aux circulaires indiquées en référence, un test RT-PCR COVID-19 négatif datant de moins de sept (07) jours à compter de la date de rendu des résultats délivrés par un laboratoire situé dans l’Etat où le passager a commencé le voyage et figurant sur la liste des laboratoires agréés par cet Etat ou par un organisme sanitaire international reconnu par les Autorités sanitaires compétentes du pays d’origine ou de départ, est requis pour tout passager embarquant pour un aéroport du Sénégal.
Cette disposition rendue obligatoire, entre en vigueur le 01 novembre 2020 à 00h01 min.
Les compagnies aériennes et leurs agences de ventes agréées, sont tenues d’informer les passagers au moment de l’achat du billet pour les vols à destination d’un aéroport du Sénégal. Sans préjudice des sanctions prévues par les lois et règlements en vigueur, toute compagnie aérienne qui embarque un passager à destination d’un aéroport du Sénégal qui ne respecte pas les dispositions précitées aura l’obligation d’assurer le rapatriement du passager à son aéroport d’origine ou à tout autre aéroport prévu par les procédures de la compagnie aérienne ou convenu avec le passager.
En ce qui concerne les vols au départ d’un aéroport du Sénégal, il est rappelé que les tests ne sont requis que pour les passagers à destination de pays qui l’exigent, préalablement à l’entrée sur leur territoire. Pour ces cas, les entités suivantes sont les seules habilitées, à effectuer des tests Covid -19 par RT-PCR au Sénégal :
– Institut Pasteur de Dakar, 36 Avenue Pasteur à Dakar, centre-ville, et
sur la VDN, à côté de la Gendarmerie de la Foire (+22 1 78 103 3937,
+221 338399233, +221 33 8399232);
– Institut de Recherche en Santé, de Surveillance Epidémiologique et de
Formation L’IRESSEF, cov-traveliressef. org, Pôle urbain de
Diamniadio et Ngor en face du stade de Ngor, +221 70 954 1871, +221
77 7016590, +221 33 872 2588;
– Laboratoire de Bactériologie-Virologie, Hôpital Aristide le Dantec, 30
avenue Pasteur, Dakar, +221 33 889 3800, +221 77 633 3017;
Laboratoire de l’Hôpital Militaire de Ouakam, km 8, route de Ouakam,
Dakar, +221 76 223 0485, +221 77 357 1731.
– Laboratoire national de Santé publique, Thiès, quartier 10ème, Rue de la
Mairie, en face de la Croix rouge, Tel +221 77 519 1373, +221 33 952
2796.
Destinataires
– ANACIM
– AIBDSA
-ADS
– HAAS
-2AS
– LAS
– 2AS TACHNICS
– AHS
-TSA
– AIR SENEGAL
-BAR
– REPRESENTATION ASECNA
Ampliation : Ministère de la Santé et de l’Action Sociale

 Serigne Babacar SY Mansour, la posture responsable. Par Cheikh Ahmed Tidiane Dieng

Connu pour son attachement profond à la charia et à la Sunna prophétique, Serigne Babacar Sy Mansour n’en demeure pas moins un homme de son temps, ouvert au monde et qui sait prendre les bonnes décisions.
Sa sérénité à toute épreuve couplée à son esprit éclairé lui permettent de faire face à n’importe quelle situation.
Ouvert d’esprit, l’homme ne prend jamais de décision sans au préalable en discuter avec qui de droit. Cette rencontre du dimanche dernier avec les petits fils d’El Hadj Malick Sy en est une parfaite illustration. Une manière de faire pas du tout nouvelle chez lui, qui en plus de renforcer la cohésion familiale, lui permet également de se conformer à ce verset coranique dans lequel Dieu demande au prophète Mouhamed PSL de se concerter avec son entourage avant de prendre d’importantes décisions « wa shawirhoum fil oumri ». S3 V159.
De cette concertation, est née la décision d’organiser le Gamou de cette année autrement. Le discours plein de clarté de Serigne Babacar Sy Abdou aujourd’hui est venu démontrer la pertinence et l’efficience d’une telle décision.
Cette décision, loin d’être une surprise pour les disciples avertis de la Hadara est une suite logique des évènements qui se sont déroulés jusqu’ici . Qui plus est, entre en parfaite synergie avec celles prises depuis les premiers cas notés du coronavirus au Sénégal.

Ainsi, en analysant la posture du khalif Serigne Babacar Sy Mansour, trois mots me viennent à l’esprit pour :  Cohérence, Constance et Courage.

Cohérence  : Parce qu’en décidant de la fermeture des mosquées et autres écoles coraniques et l’arrêt des activités de la Hadara le 14 Mars dernier, le khalif faisait non seulement montre d’un sens aigu de la responsabilité mais également affichait son respect scrupuleux aux préceptes de l’Islam. Ces règles, dont je vous ferai l’économie car largement expliquées et explicitées avant et aujourd’hui par des sommités intellectuelles de l’Islam d’ici et d’ailleurs, commandent le confinement en période de pandémie mais aussi et surtout la fermeture de tout lieu susceptible de regrouper des personnes.
Alors fermer les mosquées, lieu d’exécution de nos prières quotidiennes pour éviter la propagation du virus et demander leur ouverture pour le Gamou serait aujourd’hui difficilement explicable. Ailleurs, on a pu voir la Mecque fermer la Kaaba et réduire au strict minimum la tenue du hadj. Même son de cloche à Fez ou la Zawiya Seydina Cheikh a depuis lors fermé ses portes. Pour un disciple Tidiane, difficile de trouver meilleurs exemples. De ce fait, on peut dire sans risque de nous tromper que la décision d’aujourd’hui est crédible et cohérente.
Constance  : « Aux mêmes causes, les mêmes effets » a-t-on l’habitude de dire.
En se retrouvant avec 24 cas de coronavirus dans tout le territoire sénégalais au soir du 14 Mars dernier, le khalif, prenant la pleine mesure de la pandémie et sentant sa progression vertigineuse dans le pays, avait décidé de l’arrêt des activités, annulant de facto la Ziar Générale, deuxième plus grand évènement dans l’organigramme de Tivaouane qui allait se dérouler le lendemain.
Ce même principe a prévalu après pour la Leylatul Qadri, la Korite, la Tabaski, la Ziar du lendemain de la Tamxarit communément appelée Achoura et aujourd’hui pour le Maouloud. Quoi de plus normal, quoi de plus logique quand on sait que le nombre de cas est actuellement le même (24) qu’au jour du 14. Une tendance baissière est certes notée depuis quelques semaines mais une seconde vague n’est jamais à exclure. Appréciant à sa juste valeur cette pandémie, ainsi que son caractère destructeur, le khalif continue dans sa logique de ne céder aucune parcelle de terrain au virus.
Dans ce monde où les gens changent de discours au gré de leurs intérêts et des évènements, lui, continue à être constant dans ses positions et dans sa démarche. Une constance dans la droiture (istiqama)qui lui vaut cette réputation d’homme franc et véridique.
Courage  : Le vrai courage c’est d’assumer sa position. A ce titre, nul doute que le khalif a le courage de ses idées. Lui, qui chaque fois que de besoin n’hésite pas de monter au créneau pour défendre l’Islam face aux différentes attaques dont il fait l’objet. Son discours lors de la cérémonie officielle du dernier Gamou fait toujours écho. Dernièrement nous l’avons vu demander au gouvernement de « dire la vérité aux sénégalais ».

En défenseur irréductible de la charia et de la sunna, il sait les appliquer avec vigueur.

Insensible à la pression, il est un serviteur de la vérité.
En leader de troupe, il sait protéger ses disciples contre toute menace extérieure, visible ou invisible.
En bon père de famille, Serigne Babacar Sy Mansour ne badine pas avec notre sante. Nous pouvons même dire qu’« Il ne joue pas avec nos vies » Comme l’avait une fois témoigné son maitre et tuteur Thierno Seydou Nourou Tall envers Serigne Babacar Sy RTA, son homonyme.
D’après ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Chacun d’entre vous est un berger et chacun d’entre vous sera interrogé concernant son troupeau ». Nul besoin de dire que le Khalif prend très au sérieux son rôle de berger.
En tant que disciples, nous devons respecter scrupuleusement ces décisions et ce, sans piper mot tel un soldat qui exécute les commandements du chef. Cette fierté que nous proclamons partout de l’avoir comme khalif doit se traduire par un respect scrupuleux des mesures édictées.
Au khalif et aux autorités de la Hadara, nous renouvelons confiance et affiliation et prions le bon Dieu de vous accorder une santé à toute épreuve.
Célébrons le Gamou en famille ou en petit comité dans la sobriété et la ferveur spirituelle, loin des rassemblements de masse et de la communion habituelle.
Multiplions les salawat ala Nabi en l’honneur de celui grâce à qui nous existons.
Enfin, prions le bon Dieu, Allah SWT dans sa miséricorde infinie de nous débarrasser de cette pandémie afin que reprenne toutes nos activités.Bon Gamou.Cheikh Ahmed Atidiani Cherif Dieng,Administrateur général de Projet (Plateforme de Réflexions et d’Orientation des Jeunes Tidianes),Membre comité directeur MJTM (Mouvement Jeunesses Tidiane Malikite),Membre Comité Directeur COSKAS

Elections Locales : Saliou Sarr «Exclu» La Date Du 28 Mars

https://www.xibaaru.sn/ Les lenteurs notées dans le recrutement de cabinets indépendants chargés d’auditer le fichier et d’évaluer le processus électoral préoccupent certains acteurs autour de la table du dialogue politique. Pour Saliou Sarr, le pouvoir comme l’opposition savent que techniquement, il n’est plus possible de tenir les Locales le 28 mars prochain. Le vice coordonnateur du pôle de l’opposition pense qu’on pourrait organiser le scrutin au plus tard au mois de novembre voire décembre 2021.
« Aujourd’hui, techniquement, même sans audit, il y a problème. On est au mois d’octobre. Et pour aller à une élection, il faut ouvrir une révision exceptionnelle des listes électorales qui doit durer trois mois. Le ministère de l’Intérieur doit avoir aussi deux mois pour pouvoir travailler et un mois de contentieux pour que les cartes puissent être faites sans compter le délai de retrait. Donc, il ne reste pas plus de six mois. Aussi, il faut noter qu’il y a un délai de 85 jours pour le dépôt des listes électorales. Dans ce pays, ce qui n’est pas sérieux, aussi bien pouvoir qu’opposition, tout le monde sait que techniquement, le 28 mars, ce n’est plus possible. Mais chacun continue à dire : «nous demandons le respect du calendrier républicain ». C’est malhonnête par rapport au peuple. Tout le monde le sait ; mais chacun attend que l’autre le dise en premier. Et cela ne fait pas sérieux. Ensuite, il est incompréhensible qu’on tarde à auditer le fichier surtout que tous les acteurs autour de la table du dialogue politique étaient d’accord sur ce point. Donc, dire que c’est l’opposition qui le réclame est dénué de sens. Certes, l’opposition l’a toujours demandé via la plateforme du Front de Résistance Nationale (Frn), mais tout le monde s’est accordé par la suite sur la nécessité de faire ce travail. Donc, le fait d’indexer l’opposition est juste une manière de fuir sa responsabilité. Au sortir de la Présidentielle de 2019, les gens étaient convaincus qu’il fallait auditer le fichier. Parce qu’il faut se rendre à l’évidence que le fichier est déjà bourré. Aller à une élection où ton adversaire a déjà bourré le fichier, cela n’a aucun sens. Ainsi, il n’est pas raisonnable de dire «oui», on maintient le calendrier républicain pour revenir se plaindre après qu’on t’ait battu. Ce n’est pas de la politique ça », déclare Saliou Sarr, joint au téléphone par L’AS.

Questekki 220 du mardi 13 Octobre  2020,

Dossier Ressources naturelles  : Crise foncière à  Termes  sud, l’honneur de l’armée bafouée par le régime Faysall

L’affaire Termes Sud qui a mis à mal l’honneur de l’armée, montre l’acuité de la réforme foncière et la nécessité d’une clarification des questions de propriété dans notre pays. Rien ne peut justifier ce traitement humiliant infligé à des anciens militaires. Dans ce pays, le patriotisme est plus chez les militaires que  dans la classe politicienne des prédateurs.

Les 79  familles de Termes Sud de Ouakam méritent notre respect. Cette affaire nous ramène à la planification de l’aménagement du territoire.

Ce sont les institutions de Bretton Woods, à la suite du rapport Berg, qui ont décidé de mettre fin  à la planification du développement  lancée par le Père Lebret, Cheikh Amidou Kane et le Président Mamadou Dia dans notre pays autour des années 1960.
Devenu libéral par instinct, Macky Sall s’est inscrit dans ce sillage. La planification suppose des études sur le devenir d’une nation et fixe des objectifs et une trajectoire pour les atteindre. C’est un outil incontournable dans un pays à forte croissance démographique et qui doit résoudre la question centrale de l’accroissement de l’’épargne et des investissements publics à partir d’un capital naturel donné, notamment le foncier.
L’aménagement du territoire ne peut pas être laissé au libre jeu du marché. A ce jeu, les prédateurs sont gagnants et la mal urbanisation s’impose, ce qui est arrivé dans toutes nos villes, Dakar, Thiès,  St Louis, Kaolack etc.  Les zones non édificandi sont assiégées au vu et au su de l’administration des domaines et de l’urbanisme.
J’ai déjà indiqué que si on veut éviter une crise foncière et aménager le territoire de manière équilibrée, on  doit mettre fin à la toute puissance  de la CCOD (Commission de Contrôle des Opérations Domaniales) contrôlée par le ministère des finances. A y réfléchir de plus près, quel est le sens de mélanger les impôts et les domaines ?

Dossier nouveau : la République doit sanctionner le député de Ranérou.

Ce qui est important pour mobiliser les talents d’un peuple, c’est bien la société de confiance. Celle-ci s’appuie sur des institutions légitimes à même de mettre en pratique les règles issues de la société de confiance.
C’est la confiance qui permet de mobiliser le peuple pour célébrer le Magal en pleine covid19. La gouvernance démocratique est la confiance populaire incarnée dans des institutions dont le fonctionnement obéît à des règles précises, parmi lesquelles le renouvellement à date  et la limitation des mandats des élus. Le mandat des élus locaux  est terminé au Sénégal.
Le pilier central de ce système de confiance est la justice. Celle-ci  bat de l’aile  Après un bras de fer avec les greffiers, c’est le tour de l’UMS  à la suite  des accusations de corruption entre magistrats.. Il est vrai que son indépendance est virtuelle, nous l’avons testée dans l’affaire de Franck Timis et son facteur Aliou Sall.   Il faut que la justice se ressaisisse. Que BBY laisse les juges faire leur travail en toute éthique comme le rappelait un des leurs, le juge Keba Mbaye. Laissez les juges Téliko et Ngor Diop  tranquilles !
Dans notre pays, l’Assemblée nationale, depuis le 23 juin 2011, suit une trajectoire de baisse tendancielle de sa crédibilité. Rien n’y fait, en plus de la conception présidentialiste du pouvoir des chefs de BBY, le comportement  de certains députés est inadmissible en république.
Ce qui vient de se passer au Mali  démontre la supériorité éthique de la gouvernance démocratique sur la dictature. Celle-ci commence aussi avec les coups d’état électoraux, de troisième mandat et les déclarations à caractère ethniciste comme c’est le cas en Côte d’Ivoire, en Guinée de Alpha Condé et dans le Ranerou de Macky Sall. La République doit sanctionner ce député de Ranerou, Président du conseil départemental.Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

AFFAIRE ALIOU DEMBOUROU SOW  : L’Apr dénonce des propos « inacceptables » et exprime ses « regrets »

« Dans une déclaration largement diffusée sur les réseaux sociaux, notre camarade Aliou Dembourou Sow a tenu des propos inacceptables et inopportuns. L’Alliance pour la République tient à exprimer ses regrets. Aussi, l’Apr se démarque de tout propos et de toute démarche, aux antipodes de la ligne du parti, clairement exprimée à maintes reprises par le président du parti et par nos différentes instances.
Enfin, l’Alliance pour la République appelle les responsables et militants à éviter les débats stériles et à rester mobilisés derrière Sem le Président Sall, pour un Sénégal tourné vers l’émergence avec une société solidaire, dans un État de droit.Fait à Dakar, le 13 octobre 2020, Le Porte-parole national. Seydou Guèye

La sortie d’A.D. Sow « n’honore ni l’Assemblée nationale, encore moins le peuple sénégalais » (député)

https://www.jotaay.net La sortie du parlementaire Aliou Dembourou Sow, jugée dangereuse pour la paix sociale a fait réagir certains acteurs de la société civile.
Le député non-inscrit, Malick Guèye qui a déjà écrit au président de l’Assemblée nationale pour prévenir les conséquences de tels propos, pense que Serigne Bassirou Guèye ne devrait même pas attendre d’être saisi.
« Je viens auprès de votre haute personnalité, et en ma qualité de membre de la conférence des présidents pour le compte des non-inscrits pour ce mois, solliciter votre diligence pour une proposition de résolution afin de dénoncer les propos de notre collègue Aliou Dembourou Sow. En effet, le débat de cette nature n’honore ni l’Assemblée nationale, encore moins le peuple sénégalais », a-t-il écrit au président de l’Assemblée Nationale. Pour Malick Guèye, il faut que l’Assemblée à l’unanimité puisse voter une résolution pour condamner ces propos-là. Il invite ainsi les autres députés à condamner les mots de Aliou Dembourou Sow.
« Je propose par conséquent, que les différents groupes parlementaires et les non-inscrits s’accordent après l’ouverture de la session le 14 octobre prochain, une résolution, sans débat pour dénoncer avec vigueur et se démarquer à l’unanimité de ces propos dangereux et inopportuns de notre collègue », écrit-il.
Selon lui, c’est la stabilité du pays que les Sénégalais attendent du président de l’Assemblée nationale.
Pour rappel, lors d’une sortie médiatique, le député apériste avait demandé aux peuls de sortir les machettes pour se battre pour le troisième mandat de Macky Sall.

Apologie de la violence ethnique : Abdou Karim Fofana prend la défense du député Aliou Dembourou Sow

https://www.seneweb.com/ Si les propos du député Aliou Dembourou Sow scandalisent au point que certains décident de saisir le procureur de la République, le ministre de l’Urbanisme, Abdou Karim Fofana, lui, ne les perçoit pas de la même manière.  Selon lui, le terme «machette» est un élément de langage à ne pas sortir de son contexte socioculturel.
«Je connais personnellement Aliou Dembourou Sow. C’est quelqu’un de responsable et de très raisonné», témoigne Fofana pour dédouaner son camarade de parti rattrapé par la clameur populaire.
«Il faut qu’on accepte notre diversité culturelle. Le langage décalé des Peulhs peut différer du nôtre. Il faut adapter ses propos au contexte socioculturel. Des éléments de langage peuvent différer d’une contrée à une autre», explique Abdou Karim Fofana.

 Appel armé du député Aliou D. Sow : «Le Sénégal ne mérite pas cela et j’invite le procureur à s’auto-saisir» (Me Moussa Diop)

https://www.dakaractu.com Le responsable politique, membre des cadres de BBY, Me Moussa Diop, a vigoureusement condamné les propos jugés haineux du député Aliou Doumbourou Sow appelant à prendre les armes pour défendre becs et ongles la 3ème candidature de Macky Sall.
« Le Sénégal ne mérite pas cela (…) Comment on peut appeler à la haine, nous faire souvenir de ce qui s’est passé au Rwanda uniquement pour des problèmes de dire je conserve le pouvoir. Le pouvoir c’est Dieu qui le donne et qui le reprend », a soutenu l’ancien directeur de Dakar Dem Dikk.
Me Moussa Diop a toutefois invité les autorités à prendre leurs responsabilités dans cette affaire en appelant le procureur général à s’auto-saisir. Me Moussa Diop s’exprimait suite à sa sortie d’audience dans le contentieux pour diffamation et injures l’opposant au maire de Mermoz/Sacré-Coeur, Barthélémy Dias.

“Troisième mandat et machettes” par Guy Marius Sagna

C’est la stratégie du chaos.
C’est la stratégie de la peur.
Objectif : faire peur à tous les résistants au 3e mandat.
Ce qui est en cause c’est le 3e mandat.
Le 3e mandat est une menace pour la paix.
Pour la paix en Guinée, pour la paix en Côte d’Ivoire. Pour la paix au Sénégal.
C’est ce 3e mandat qui amène ces fous du pouvoir à inviter aux machettes et à la dévolution ethnique du pouvoir.
Souvent le capital, le système oppresseur, l’État néocolonial n’arrivent plus à maintenir l’oppression avec les méthodes traditionnels : code du travail esclavagiste, aristocratie syndicale corrompue, presse inféodée, religieux collabos, putschs électoraux, théories de l’alternance générationelle, division des hommes et des femmes…
Quand les méthodes traditionnelles de perpétuation de l’exploitation, de conservation du pouvoir échouent, le capital, le système oppresseur, l’État néocolonial utilisent les différences de religion, d’ethnie, de “race” pour diviser les peuples et les classes sociales afin de mieux les tromper et mieux les exploiter, les dominer.
J’ai peur des machettes.
J’ai plus peur de léguer ce Sénégal à nos enfants. C’est pourquoi, la lutte continue.

LA MACHETTE SELECTIVE DE MACKY

https://www.lequotidien.sn A l’Alliance pour la République, l’autorité du président est à géométrie variable. Du moins sur la question relative au 3ème mandat. Il y a le camp des coupables et le camp des responsables dont l’impunité est garantie

A l’Apr, il n’est pas interdit de parler du 3ème mandat. C’est plutôt affirmer que Macky Sall effectue son dernier mandat qui constitue un délit passible de sanctions. Alors que les théoriciens d’une candidature de l’actuel Président en 2024 se font de plus en plus entendre. Sous le regard impassible du chef qui semble se complaire dans cette situation.

A l’Alliance pour la République (Apr), l’autorité de Macky Sall est à géométrie variable. Du moins sur la question relative au 3ème mandat. Il y a le camp des coupables et le camp des responsables dont l’impunité est garantie. Si le Président Sall a plusieurs fois répété qu’il ne ferait pas un 3ème mandat, les développements depuis sa réélection suggèrent qu’il n’est plus aussi catégorique. Serait-il tenté de mettre le pied à l’étrier ? Les responsables de l’Apr théorisant cette possibilité semblent bénéficier d’un silence (complice ?) du chef de l’Etat. On peut citer dans ce lot les propos polémiques du député Aliou Dembourou Sow qui appelle les Peulhs à défendre un 3ème mandat pour Macky Sall avec des machettes si c’est nécessaire. Un discours dangereux qui sape l’unité et la cohésion nationales et qui n’est pas sanctionné au sein de l’Apr où le silence est la loi.
De l’autre côté, dire que Macky Sall effectue son second et dernier mandat est devenu clairement un sacrilège ou un crime de lèse-majesté. Sory Kaba, Moustapha Diakhaté ou Me Moussa Diop ne diront pas le contraire. Ils ont été démis de leurs fonctions et relégués au second plan. Pour des insultes proférées en privé, Moustapha Cissé Lô a été exclu de l’Apr. Sur la question du 3ème mandat, le Président Sall aurait défini une ligne de conduite. Mais ce principe n’est pas respecté par tous les responsables. Aujourd’hui, se prêter à un exercice de théorisation d’une 3ème candidature en 2024 est un fait banal au sein du parti présidentiel.

Pas de sanctions pour les théoriciens d’un 3ème mandat

Prétendre le contraire est synonyme de sanction de la part du chef. Mahammed Boun Abdallah Dionne n’a-t-il pas bien précisé que Macky Sall convie les Sénégalais à 2035 ? Aujourd’hui, il siège dans le gouvernement et remplit presque le rôle de Premier ministre lors des réunions du Conseil des ministres. Mbaye Ndiaye a déjà validé dans l’émission Jakarlo de Tfm que le Président en est à son premier mandat, se basant sur la Constitution révisée en mars 2016.
L’ancien maire des Parcelles Assainies garde toujours son poste de ministre d’Etat et est l’un des plus proches collaborateurs du président de la République. Alors que Aymérou Gningue a indiqué dans le Grand jury de Rfm, le mois dernier, que juridiquement, Macky Sall peut se représenter en 2024. Finalement, le mot d’ordre dans les rangs de l’Apr pourrait se résumer : que personne ne parle de dernier mandat pour Macky Sall. Qui rame à contre-courant de cette mouvance s’expose à des sanctions du président du parti. Surtout lorsque Aliou Dembourou semble narguer les Sénégalais. «Je ne regrette pas mes propos», bombe le torse le responsable apériste dans L’Observateur, se disant prêt à réitérer ses propos à l’Assemblée nationale. Le tout se déroule avec la bénédiction du Président Macky Sall dont les intentions sont plus ou moins obscures en direction de 2024. Babacar Guèye DIOP

 Pillage foncier à « Terme Sud » : Barthélémy Dias confirme Ousmane Sonko et brandit des documents.

https://www.dakaractu.com Le maire de la commune de Mermoz/Sacré-Cœur n’en a pas fini apparement avec le dossier des militaires retraités de Terme-Sud. Hier, Ousmane Sonko s’indignait encore de la boulimie foncière qui s’est emparée du régime actuel, au détriment des citoyens sénégalais, surtout dans la capitale sénégalaise.
Le président de Pastef/Les Patriotes a rappelé que « des parcelles de l’aéroport Léopold Sédar Senghor sont en train d’être pillées par le régime actuel. Des propos que vient confirmer l’édile de Mermoz/Sacré-Coeur qui, par ailleurs, condamne ce qu’il appelle « l’humiliation de nos Jambàar » avant de brandir des documents qui attirent l’attention..

Mamadou Diop Decroix «L’opposition n’est pas ma demeure,j’y suis provisoirement, je discute avec Macky…»

https://directnewsinfo.com/ Mamadou Diop Decroix, ne flemmarde pas dans les détails. Il tient à clarifier sa position actuellement dans le champ politique sénégalais. Lui ne cache pas ses relations avec le président de la République Macky Sall. « Il s’entretient souvent avec lui. Mais nuniquement sur ce qui intéresse le Sénégal.
« Je discute avec Macky Sall parce que nous sommes dans le dialogue politique. Dans ce pays, si nous ne réglons pas ces problèmes entre nous au tour d’une table maintenant, demain nous les réglerons autrement quand il y aura ce qui s’est passé ailleurs. En ce moment, ce ne sera plus à Dakar. On parlera des accords d’Alger comme on a fait au Mali. Ou bien on ira au Pretoria ou à  Paris pour régler nos problème», fulmine-t-il.
Il tient également à rassurer ceux qui pensent que rencontrer le Chef de l’Etat ou discuter avec lui, signifie forcément qu’on est dans un deal  : « Ces gens qui pensent qu’on ne doit pas discuter avec le président ont leur droit. Mais moi c’est le sort du Sénégal qui m’intéresse. Je pense que nous devons sauvegarder ce pays. Si ce qui sont en face le comprennent comme ça et acceptent qu’on trouve des solutions à nos problèmes par anticipation, c’est tant mieux. Qu’ils pensent que quand on discute avec le président, il y a quelque chose… c’est des enfantillages. Et moi, je ne suis plus un enfant.»
Une chose est aussi clair. Diop ne fait pas l’opposition sa demeure  : « Je suis provisoirement dans l’opposition. L’opposition n’est pas ma demeure. Je ne suis pas de l’opposition, mais dans l’opposition.» Il était l’invité de « 7politique » de la 7Tv

Transfuge de l’Apr pour Pastef – Baye Niass « travaille désormais à bouter Macky hors du pouvoir»

https://directnewsinfo.com/ Le Président Sonko et moi n’avons passé aucun accord politique mais nous nous sommes engagés à travailler ensemble, la main dans la main, pour bouter Macky Sall hors du pouvoir. Encore une fois, notre adhésion à Pastef est uniquement basée sur les principes et les valeurs qu’incarne le Président Ousmane Sonko et la doctrine du parti. Cette manière de faire la politique et qui vise à enrichir une élite politique avec les biens publics, au détriment de la majorité de la population, doit être combattue jusqu’au bout.Avec le quotidien

 Le Tribunal des Pairs du Cored instruit ses premiers dossiers

https://actusen.sn Récemment installé, le Tribunal des Pairs du Conseil pour l’Observation des Règles d’Ethique et de Déontologie dans les médias (Cored) a instruit ses premiers dossiers. Selon le communiqué transmis à la Rédaction de Actusen. L’un des dossiers que doivent traiter Mamadou Thior et Cie, concerne «la publication par le site d’information ‘’actu221’’ d’un article sous le titre : «un député appelle les peuls à prendre les machettes pour défendre la candidature de Macky Sall».
Le Cored explique que «cette affaire et deux autres font l’objet d’une autosaisine et seront instruites en toute urgence par le tribunal des pairs du Cored, qui a par ailleurs reçu deux plaintes faisant également l’objet d’examen». Le Cored en appelle encore une fois à la responsabilité des hommes et femmes de médias dans le traitement de l’information.
A rappeler que cette structure est un organe indépendant et autonome qui a pour mission de veiller au respect, par les journalistes, les techniciens des médias et les

Fille de 6 ans tuée aux Mamelles : Son père douanier interné dans un hôpital psychiatrique

https://www.seneweb.com Du nouveau dans l’affaire Mouhamadou Sall du nom du colonel de la douane qui avait tué sa fille de 6 ans aux Mamelles.
Déféré au parquet, vendredi dernier, il a finalement éte placé sous contrôle judiciaire, ce mardi 13 octobre, avant d’être interné à l’hôpital psychiatrique de Thiaroye. Ce, suite à son face-à-face avec le juge instructeur, d’après une source de Seneweb.
Une décision qui « conforte » dans une certaine mesure la thèse de la démence avancée par une partie de l’opinion au début de cette troublante affaire. Bas du formulaireBas du formulaire

Sénégal, la longue traversée du désert d’un peuple meurtri, piégé et trahi par ses dirigeants politiques Par Ndiapaly Guèye

Un État doit être fort pour en permanence marquer son territoire en vue de mettre les citoyens en confiance. Quelles que pourraient être les conséquences, il  se devrait d’y faire face. Scandales fonciers, fautes de gestion, détournement de deniers publics, conflits d’intérêts, trafics d’influence, violences policières, impunité, opacité totale sur les affaires du pays, un Sénégal de tous et pour tous, devenu un Sénégal d’une caste et pour une seule caste, manque de courage politique du à une crise d’autorité avérée, entre autres griefs causés par les multiples plaies sociales qui peinent à se cicatriser. Telles sont les souffrances face auxquelles les Sénégalais sont souvent confrontés.
Ainsi, des chocs psycho-traumatiques continuent de heurter de pleins fouets la quasi-totalité des consciences sénégalaiseses. De dignes et intègres citoyens continuent de souffrir le martyr de l’isolement, de l’exclusion et du droit de regard dans la gestion des affaires de la cité, leurs affaires en tant que contribuables. Le peuple sénégalais dans sa majorité, s’est senti trahi par une classe politique, une société civile et de farouches activistes naguère tous engagés pour un idéal commun. Une fois cet objectif atteint, ils finiront tous par déposer leurs baluchons pour définitivement basculer dans la prairie verdoyante  du palais du prince laissant en rade le peuple, aux larges d’un océan houleux où ils n’ont aucune chance de survie.
Ne dit-on pas que la nature a horreur du vide ? L’opposition SÉNÉGALAISE dans sa majorité, sur fond de calculs de politique politicienne, opte pour une posture attentiste, opportuniste au nom d’une paix sociale inexistante gage d’une éventualité d’ENTRISME dans un gouvernement de large union et surtout sans oublier le pactole alloué au chef de l’opposition.
Pendant que des négociations de couloirs se poursuivent, le peuple, lui, continue de s’embourber dans les flammes de plusieurs foyers d’incendies qui couvent de partout et au grand dam des Sénégalais lambda, seuls face à leur destin. Des dilemmes comme, inondations, expropriations foncières, délogements manu-militari de chefs de famille de leurs lieux d’habitation pour occupations illégales, démolitions de maisons appartenant à d’honnêtes citoyens, pas de soins médicaux de qualité, ni une éducation, ni une sécurité de qualité. Tous ces manquements continuent de hanter leur sommeil.
La mouche du COVID-19 est, contre toute attente, venue s’ajouter dans ce cocktail Molotov de malheurs qui finiront déjà par sonner le glas des espoirs de tout un peuple. De  tâtonnements à tâtonnements, les Sénégalais sont laissés à eux-mêmes. Pour rien ils sont tués par des agresseurs, jetés en pâture dans des moyens de transports si vétustes avec en permanence de risques d’accidents mortels, une ignorance gagnant de plus en plus la jeunesse, espoir de chaque PEUPLE, de nouvelles formes de maladies mortelles auxquelles les populations font face. Et  personne est en mesure de dire quand ces urgences seraient elles résolues?

Cet environnement social marqué par une récession économique sans précédent faisant vite oublier la croissance à 1chiffre vacillant entre  6% et 7% tant vantée au concert des institutions financières internationales.

Le constat alarmant sur la marche du pays continue d’étonner plus d’un. Un pays où tous les clignotants sont aux rouges. Un pays au fond de l’abîme où s’y  retrouverait même difficilement « Alice au pays des merveilles ».
Les crimes mortels ont repris de plus belle. De jeunes innocents à la fleur de l’âge et aux compétences avérées, sont les principales cibles. Le SÉNÉGAL du coup est devenu une jungle où règne la loi du plus fort. Une caste politico-religieuse qui ne viendrait ni par la naissance, ni par leur vécu, ni par leurs compétences, ni par leur mérite, pour tout dire. Mais uniquement par leur audace et leur ruse. Le simple fait que ces lobbies soient bénis par le prince, les encourage à afficher une outrecuidance débordante. La protection du PRINCE suffit largement pour assouvir leur soif et estomper leur faim matérielle et alimentaire.
Armons-nous jusqu’aux dents pour changer la face hideuse de la physionomie de notre pays que nous aurons héritée des libéraux depuis la première alternance en 2000 à nos jours. En moins d’une vingtaine d’années, notre société s’est totalement métamorphosée de la façon la plus dégradante, la plus incongrue.
Toutes les valeurs intrinsèques qui auront toujours caractérisé l’homosenegalensis ont du coup toutes volé en éclats. Des débris qu’il serait difficile de rassembler en vue d’une reconstitution déjà inespérée des vestiges.

Le sens de l’éthique, de la morale, le culte de l’honneur, de la patience, de la retenue, le respect de l’autre, toutes ces valeurs ont déjà disparu de notre tissu social, laissant malheureusement un terrain vague et nu dépourvu de valeurs.

Dieu est lumière, clarté et franchise. Il est VÉRITÉ pour tout dire. Point d’espoir ni d’espérance pour un pays où la corruption et le traffic d’influence sont des tares sociétales érigées en règle. L’institutionnalisation de la corruption dans un pays, est pire qu’une pomme de terre pourrie enfouie dans un tas de ce produit agricole. Elle ressemblerait malheureusement à un virus cancérigène qui détruit à petit feu, toutes les cellules du corps sans l’aide d’aucun système d’autodéfense. Je ne vise aucune entité encore moins une catégorie de groupes de pression.
C’est aux sénégalais à qui je m’adresse car nous sommes tous exposés. La contagion est très rapide et du coup, toutes les institutions pourraient être contaminées gangrenant ainsi un pan important et déterminant dans un pays où la normalité n’est qu’un éternel voeu-pieux. Il s’agit surtout d’une mise en place d’une ÉCONOMIE forte gage d’une vraie ÉMERGENCE inclusive de tous et pour  tous.Ndiapaly Guèye journaliste indépendant,email ndiapalygueye@yahoo.fr

Sénégal contre Mauritanie annulé

https://www.lequotidien.sn Le match amical qui devait opposer le Sénégal à la Mauritanie ce mardi 13 octobre 2020 au Stade Lat Dior de Thiès ne va pas avoir lieu. D’après la Fédération sénégalaise de football (FSF) qui donne l’information dans un communiqué, « à l’issue des tests Covid-19, conformément aux protocole sanitaires de la FIFA et de la CAF, Huit (8) membres de la délégation de la fédération mauritanienne de football ont été malheureusement reconnus positifs ».

Sokhna Aïda Diallo, la «maraboute» autoproclamée qui défie la confrérie des mourides

https://www.jeuneafrique.com/ Sokhna Aïda Diallo, la veuve du chef des thiantacounes, est tombée en disgrâce à Touba. En revendiquant l’héritage de son mari, elle s’est attirée les foudres du khalife général des mourides et d’une partie de la puissante confrérie.
Persona non grata à Touba. Au sein de la très influente confrérie mouride, deuxième plus importante du Sénégal, le statut est peu enviable. A fortiori lorsque l’on se revendique guide spirituel. C’est pourtant ce à quoi fait face l’autoproclamée « maraboute » Sokhna Aïda Diallo, qui s’attire depuis plus d’un an les foudres du khalife général des mourides et de nombreux dignitaires de la confrérie musulmane.
La veuve de Cheikh Béthio Thioune, le très influent et très controversé guide spirituel des thiantacounes (un courant de la confrérie), est tombée en disgrâce dans la ville sainte du mouridisme. Au point de se voir interdire l’organisation de toute célébration religieuse à son domicile de la région de Diourbel à l’occasion du Magal de Touba – le principal pèlerinage de la confrérie –, célébré le 6 octobre dernier.

Guerre de succession

Pour comprendre la campagne d’ostracisation dont fait l’objet cette quadragénaire, il faut remonter au décès de son mari, en mai 2019. Alors qu’il vient d’être condamné par la justice sénégalaise notamment pour « complicité de meurtre », le cheikh décède brutalement en France. S’engage alors une guerre de succession entre sa cinquième épouse et son fils aîné Serigne Saliou Thioune « Gueule Tapée ». … suite dans jeune Afrique.. Par  Manon Laplace – à Dakar


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*