Edition du Soir du Dimanche 30 Août 2020

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Sénégal : Le solde budgétaire affiche un déficit de 741,2 milliards FCFA à fin juin 2020

https://www.financialafrik.com Le solde budgétaire du Sénégal est estimé en déficit à 741,2 milliards de FCFA (1,111 milliard d’euros), à fin juin 2020 contre un déficit de 469,1 milliards de FCFA (703,650 millions d’euros) à la même période de l’année 2019, selon les données établies par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) basée à Dakar.

A fin juin 2020, les ressources mobilisées par l’Etat du Sénégal sont évaluées par la DPEE à 1333 milliards de FCFA contre 1269,9 milliards de FCFA un an auparavant, soit une hausse de 5%, en glissement annuel. Ces  ressources  sont constituées de recettes budgétaires (1210,2 milliards), de dons (102,5 milliards) et de recettes exceptionnelles (20,2 milliards).

Les dons ont augmenté de 30,9% en liaison avec la progression de l’appui des bailleurs mais également à l’apport des ressources exceptionnelles de 20,2 milliards reçus dans le contexte de la lutte contre la pandémie de la Covid-19. Par ailleurs, les recettes budgétaires se sont confortées de 1,6%, à fin juin 2020, par rapport à la même période de 2019. Selon la DPEE, cette hausse est impulsée par ses composantes fiscales (1126 milliards) et non fiscales (84,2 milliards) qui ont augmenté respectivement de 0,5% et 18%. L’amélioration des recettes fiscales est portée par la hausse de l’impôt sur les sociétés (196,9 milliards), la TVA intérieure (hors pétrole) (185,8 milliards) et le Fonds de soutien à l’importation des produits pétroliers (20,1 milliards) qui se sont confortés de respectivement de 11 milliards (+5,9%), 59,6 milliards (+47,3%) et 12,1 milliards (+151,6%).
En revanche, l’impôt sur les revenus, l’impôts sur le revenu des valeurs mobilières, la TVA intérieure pétrole, les taxes spécifiques et les droits de timbre ont atténué cette tendance haussière avec des baisses respectives de 0,8 milliard, 2,8 milliards, 3,3 milliards, 10,4 milliards, et 5 milliards pour s’établir à 198,6 milliards, 17,4 milliards, 5,4 milliards, 87,7 milliards et 31,9 milliards à fin juin 2020.
De même, les droits et taxes mobilisés par la Douane, notamment, la TVA import (186,8 milliards) et les droits de porte (119,7 milliards) se sont inscrits sur cette dynamique de baisse avec des contractions respectives de 11,6% et 15%.
Concernant les dépenses budgétaires, elles sont évaluées par la DPEE à 2074,2 milliards de FCFA à fin juin 2020 contre un montant de 1738,8 milliards de FCFA un an auparavant, soit une hausse de 335,4 milliards en valeur absolue et 19,3% en valeur relative. « Cette situation reflète les hausses combinées des dépenses courantes et d’investissement qui se sont confortées respectivement de 27,8% et 6,4% », souligne la DPEE.
Les dépenses courantes sont évaluées à 1338,1 milliards contre 1046,9 milliards à la même période en 2019, soit une augmentation de 27,8%. Cette hausse est soutenue par la masse salariale (409,7 milliards) et les transferts et subventions (607,3 milliards) qui se sont renforcés respectivement de 13,4% et 86,3%.
Cependant, cette orientation est atténuée par la réduction des intérêts sur la dette qui se sont repliés de 10,5 milliards pour s’établir à 162,1 milliards. Pour ce qui est des dépenses d’investissement, elles sont estimées à 736,1 milliards (+6,4%) à la faveur des investissements sur ressources intérieures (441,6 milliards). Pour les financements sur ressources extérieures, ils sont évalués à 294,5 milliards et enregistrent une baisse estimée à 14,4%. Albert Savana

«IL FAUT PRIVILÉGIER LE FINANCEMENT NATIONAL»

http://www.emedia.sn L’économie Sénégalaise est à genoux à cause de la pandémie du coronavirus qui dicte sa loi dans le monde. Quelle stratégie le Sénégal doit mettre en place pour se relever ? Des économistes, invités à l’émission LR du temps ont essayé de donner des pistes de solutions aux autorités étatiques du pays.
Enseignant chercheur et Directeur de LAREME, Khadim Bamba Diagne constate, pour le regretter, que le Sénégal n’a pas développé beaucoup de mécanisme pour lever des fonds qui lui permettront de relancer son économie. Ainsi, il pense qu’il faut que nos gouvernants aient de l’audace d’autant qu’on peut trouver des leviers internes pour trouver des fonds. « On peut chercher des fonds à l’intérieur du pays. On a besoin d’un Etat stratège, intelligent. Le niveau de notre endettement est très élevé et on aura du mal à lever des fonds sur le plan international. Au Sénégal, le grand problème c’est qu’on investit sur des projets qui ne sont pas rentables », a expliqué Khadim Bamba Diagne qui estime que le Sénégal devrait travailler sur l’agriculture et sa transformation. Il faut, à son avis, régler le pont qui existe dans ces deux secteurs. « Il faut que les Sénégalais produisent ce qu’ils mangent. Il faut qu’on ait une souveraineté alimentaire. Il nous faut commencer une consommation patriotique. Nous avons les terres et l’eau, il nous faut juste régler les questions d’investissement », dit-il. Poursuivant, Khadim Bamba Diagne invite l’Etat à développer des stratégies pour inviter l’informel à se formaliser. « C’est un travail qui doit se faire. L’Etat doit intervenir dans l’activité avec beaucoup d’intelligence. C’est un travail qui doit être contrôlé par l’Etat », indique-t-il.
Mouhamadou Ly, économiste du développement et enseignant-chercheur a abondé dans le même sens. Pour lui, il serait illusoire d’aller chercher des fonds à l’étranger. « Nous devons compter sur nos propres moyens pour financer notre économie. On dispose des leviers qu’on n’utilise pas souvent et sur lesquels l’Etat pouvait s’appuyer. Il y a la fiscalité, l’épargne nationale et le secteur financier. Il faut de l’audace et inciter plus les banques à prendre des risques. L’endettement extérieur nous fragilise plus qu’autre chose. Il faut privilégier le financement national. Il faut formaliser le secteur informel ».
En effet, les invités de LR du temps se sont également prononcés sur la visite du président de la République en France et sur le discours qu’il a prononcé pour inviter les investisseurs français à venir au Sénégal. « Dans l’absolu, tout investissement est bon. C’est au pays de fixer ses orientations. C’est une excellente chose d’inviter les investisseurs étrangers », a indiqué M. Ly. Embouchant la même trompette, Khadim Bamba Diagne pense qu’il faudra que « notre stabilité nous aide à attirer les investisseurs étrangers. On a de la stabilité à revendre. Il doit le faire partout ». Aliou DIOUF & Pape D. DIALLO (Photo

Mardi 1er septembre : Y en a marre appelle au boycott massif de tous les services Orange

https://senego.com Les consommateurs ne sont pas toujours satisfaits des nouveaux forfaits de Orange faisant suite aux différentes protestations ces derniers temps. Le mouvement Y en a marre a décidé de poursuivre le combat, appelant au boycott massif de tous les services Orange, le mardi 1er septembre 2020.
Dans une note parvenue à Senego, le mouvement citoyen informe  “qu’il s’agira à partir du 1er septembre, d’enclencher l’opération Talatay Orange, qui consistera à boycotter tous les mardis, l’intégralité des produits orange (appel, connexion, orange money…).”
Dans cette logique, le coordonnateur du mouvement Aliou Sané d’inciter les consommateurs “à se constituer en groupe de 5 volontaires, tirer cette lettre de protestation (voir ci-dessous) et la déposez  à l’agence de votre localité”. Ensuite “faire des photos, des vidéos, partagez sur les réseaux sociaux. Face au simulacre de baisse des prix, la lutte doit s’intensifier”, termine-t-il.

FORTES PLUIES À KAFFRINE, PLUSIEURS QUARTIERS SOUS LES EAUX

Kaffrine, 30 août (APS) – Plusieurs quartiers de Kaffrine (centre), dont Diameguène centre et Kaffrine 2, ont été envahis par les eaux de pluie suite aux fortes précipitations qui se sont abattues samedi sur la capitale du Ndoucoumane.
A Diameguène centre, par exemple, les rues et les ruelles sont inondées, de même que certaines maisons, jusqu’à l’école de ce quartier également envahie par les eaux.
« Nous supplions le chef de l’Etat de nous faire construire de véritables bassins de rétention et de nous doter d’un réseau d’assainissement pour drainer les eaux usées et pluviales. Nous souhaitons que l’Etat nous aide à régler ces problèmes d’inondation », a déclaré Ousmane Dembélé, porte-parole des populations des quartiers de Kaffrine 2 sud et Diameguène centre.
Dane Ndao, un jeune habitant du quartier Diameguène centre, regrette de voir sa ville renouer avec les ’’affres des inondations’’ devenues récurrentes depuis quelques années maintenant.
« Depuis ce matin, dit-il, nous pataugeons dans les eaux. Nous interpellons directement les autorités étatiques. Nous voulons une solution durable’’ à ce problème, a-t-il ajouté.

L’axe Kaffrine-Soto, à la sortie de la capitale du Ndoucoumane vers Mabo, se trouve également envahi par les eaux. Les charretiers, incontournables dans les déplacements des populations à Kaffrine, y ont vécu un calvaire.

Un des leurs a même perdu ses deux ânes qui se sont noyés dans les eaux. Il n’a lui-même eu la vie sauve que grâce aux sapeurs-pompiers intervenus pour le sauver de justesse.
Un projet de drainage des eaux pluviales « d’un montant de 1,8 milliard de francs CFA, est en cours à Kaffrine », a-t-on appris des autorités de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS).
Selon le DG de l’ONAS, Lansana Gagny Sakho, de passage dernièrement à Kaffrine, en complément de ce projet de drainage des eaux pluviales, un plan directeur d’assainissement des eaux usées a été validé au profit de la commune de Kaffrine.
De même a-t-il annoncé la construction d’un siège pour l’ONAS à Kaffrine, au cours du premier trimestre 2021.
Ce siège va permettre aux services de l’ONAS de « se rapprocher des populations de Kaffrine pour être à l’écoute et pouvoir réagir très rapidement », a-t-il expliqué. MNF/BK

LES PROCHAINES 24 H ’’PEU FAVORABLES » À DES PLUIES (ANACIM)

Dakar, 30 août (APS) – L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie annonce que les prochaines 24 heures, à partir de dimanche midi, seront « peu favorables à des manifestations pluvio-orageuses », même si des « pluies faibles à parfois modérées » ne sont pas à exclure sur l’extrême sud du pays.
« Les prochaines 24 heures resteront marquées par des conditions peu favorables à des manifestations pluvio-orageuses », écrivent les prévisionnistes météo dans un bulletin parvenu à l’APS.
Ils annoncent que des « possibilités de pluies faibles à parfois modérées ne sont » toutefois pas exclues « sur l’extrême sud (Cap-Skirring, Ziguinchor, Kolda, Kédougou et environs) du pays au courant de cet après-midi (de dimanche) allant vers la nuit ».
« La chaleur humide se maintiendra sur l’étendue du territoire et les températures maximales varieront entre 30°C à Cap-Skirring et 37°C à Podor », dans le nord du Sénégal, indique l’ANACIM.
Les visibilités seront « généralement bonnes », et les vents dominants seront d’ouest à sud-ouest et d’intensités « faibles à modérées », selon l’ANACIM.BK

DES CHERCHEURS PRÉCONISENT « LE MAGAL CHEZ SOI »

http://www.emedia.sn « Inviter les disciples mourides à célébrer le Magal chez eux et d’éviter les déplacements ou grands rassemblements classiques du Magal de Touba, semble la plus prudente et la moins porteuse de risques épidémiologiques ». C’est la recommandation formulée par Dr Cheikh Sokhna, directeur de Recherche à l’IRD, et chef d’équipe à l’IHU à Marseille, Dr Cheikh Guèye, géographe et spécialiste de la ville de Touba, S. Abdoul Aziz Mbacké Majalis, chercheur sur le Mouridisme, et d’autres chercheurs mourides, dans leur rapport sur l’organisation du Magal de Touba 2020 dans un contexte de Covid-19, problématiques et recommandations.
« Des études scientifiques ont montré que le Magal de Touba, malgré ses atouts et apports, expose, à l’instar de beaucoup de grands rassemblements humains, à des risques accrus de transmission de maladies infectieuses, surtout les infections digestives et respiratoires. Tel qu’illustré par l’édition de 2004 ayant concouru à l’extension d’une épidémie de choléra dans le pays. En effet, des recherches épidémiologiques sur les risques sanitaires du Magal, menées en 2015-2016, par une équipe de l’IRD de Dakar et l’IHU-MI de Marseille, dirigée par le Professeur Cheikh Sokhna (faisant partie des auteurs du présent rapport), confirment l’enjeu sanitaire de ce type de rassemblements », ont-ils motivé.
Poursuivant, ils ont rappelé que « ces recherches, initiées bien avant la crise actuelle du Covid-19, avaient pour objet de faire des recommandations aux autorités sanitaires et religieuses de la Région médicale de Diourbel, pour une meilleure prise en charge des maladies infectieuses transmissibles. Ceci, en termes de diagnostic et de traitement, mais aussi dans la mise en œuvre de stratégies préventives efficaces en vue du Magal de Touba. Lesdites recommandations visaient aussi à améliorer l’offre de santé et, à terme, à prévenir l’éventuelle mondialisation de maladies transmissibles (comme le Covid-19). » Et « cette étude a démontré que, en tant que lieu de promiscuité infectiogène, ce grand évènement, qui regroupe des millions de personnes, est source de risques sanitaires qu’il convient de détecter et de prendre précocement en charge. Parmi ces risques, les principaux sont la diffusion de maladies infectieuses transmissibles ainsi que la mondialisation des infections tropicales. En effet, le contexte mondial, sous-régional et national du Sénégal est marqué par l’existence de nombreuses maladies transmissibles (méningites, choléra, fièvres hémorragiques, dont Ebola, grippes, paludisme, dengue, salmonellose, etc.) qui peuvent profiter du brassage de populations occasionné par l’évènement pour se propager. A ces risques, s’est ajoutée, cette année, la maladie à Coronavirus SARS-COV-2 (ou à COVID-19) qui rendra plus difficile et plus complexe l’organisation d’un tel évènement. Du fait de la dimension internationale du Magal de Touba, l’évènement pourrait même, en cas d’une insuffisance de mesures préventives fortes, accentuer la propagation du Covid-19 à travers le pays et même au-delà des frontières du Sénégal. »
Autre écueil, ont motivé les chercheurs  : « les pénuries en eau, très courantes en période de Magal, pourraient impacter sur le respect des règles d’hygiène à même de prévenir les contaminations »
En conclusion, « les résultats des recherches, ci-dessus décrites, démontrent clairement que le Magal de Touba peut exposer à des risques accrus de transmission de maladies infectieuses, telles que le Covid-19″, ont-ils tranché, soutenant qu’ »historiquement, la célébration du Magal chez soi est tout à fait conforme à la tradition et à la doctrine mourides. En effet, la recommandation d’action de grâce de Cheikh A. Bamba à ses disciples n’incluait nullement dans ses modalités l’obligation explicite de l’accomplir en un lieu précis donné ».
En 2017, l’affluence du Magal était évaluée entre quatre et cinq millions de pèlerins. Dié BA

Mali : des échanges riches et concrets entre la junte et le M5-RFP

https://www.rfi.fr/fr Au Mali, la journée de samedi a été une journée de confusion. La coalition d’opposition M5-RFP a perturbé, en effet, les plans du Conseil national pour le salut du peuple (CNSP). La junte – qui a renversé le président IBK le 18 août dernier – devait organiser de vastes concertations sur la transition dans le pays, mais le M5 a exigé au préalable une rencontre privilégiée. Elle a eu lieu samedi soir, dans le camp militaire de Kati. RFI a pu obtenir davantage de précisions sur le contenu des échanges.
À l’issue de la rencontre, le CNSP ne s’est pas exprimé et les membres du M5 étaient plutôt pudiques sur le contenu de ces échanges qui ont, en fait, été riches et concrets.
Sur la transition politique à venir, les dix membres de la délégation du M5-RFP ont exprimé des positions très claires. Ils demandent à la junte militaire au pouvoir d’accepter que la transition soit dirigée par un président civil.
« Si nous voulons la démocratie, si nous voulons éviter toute déviation, il faut un président civil », estime l’un des membres du M5 qui a participé à la rencontre.
En revanche, la coalition est plus ouverte en ce qui concerne le poste de Premier ministre. Ils sont même d’accord pour que le chef du gouvernement soit un militaire, du moins ils acceptent d’en discuter.
Quant à la durée de la transition, ils ont, là aussi, exprimé une position plus proche de celle de la junte que des exigences de la Cédéao. Les militaires veulent une période longue de trois ou deux années, alors que la Cédéao exige une année maximum. Le M5-RFP propose un compromis : un an et demi à deux ans, un délai jugé « raisonnable », en dépit donc des exigences des chefs d’État de la sous-région qui, selon un cadre du M5, « ne peuvent pas imposer leur volonté contre le peuple malien ».

Une nouvelle rencontre entre les deux parties

À ce stade, les militaires du Comité national pour le salut du peuple ne se sont pas exprimés. Ils doivent d’abord étudier ces propositions, et une nouvelle rencontre est annoncée entre les deux parties, même si aucune date n’a encore été fixée.
En tout cas, la rencontre de samedi soir a permis, selon la délégation du M5-RFP, de « lever les malentendus ». La coalition d’opposition, en effet, s’envisage comme un « partenaire naturel » de la junte qui a pris le pouvoir, « parachevant » trois mois de contestation, une contestation menée dans les rues du Mali par le M5-RFP. Ses membres ont donc rappelé, samedi soir, aux militaires au pouvoir qu’ils étaient, selon eux, plus légitimes que n’importe quel autre acteur.
Ils ont ainsi dénoncé les « nouveaux experts » qui, par flatterie ou opportunisme, demandent à la junte de conduire eux-mêmes cette transition. Le M5 veut donc être « au premier plan », aux côtés du CNSP, dans l’organisation de la transition
« Ils ont compris notre démarche », assure encore l’un des membres de la délégation qui, s’il reconnaît que le M5 a besoin du CNSP, estime aussi que les militaires « n’ont pas intérêt à s’opposer à la coalition d’opposition car « ils ont besoin d’une base sociale comme la nôtre », ajoute-t-il.

La France appelle à une « transition rapide »

Par la voix de sa ministre des Armées, la France appelle la junte malienne à mettre en place rapidement une transition sous l’égide de civils. Plus de 5 000 soldats français sont déployés au Sahel, notamment au Mali, dans le cadre de l’opération de lutte anti-terroriste Barkhane. Sont également présents, environ 13 000 casques bleus de la force onusienne, Minusma.
Florence Parly, ministre des Armées, était l’invitée de l’émission « Le Grand Rendez-vous » de la radio Europe 1, la chaîne CNews et du quoitidien Les Echos.
Il faut que cette transition se fasse rapidement, qu’une personnalité, des personnalités civiles soient désignées pour assurer cette transition […] car si cela ne se faisait pas, alors le risque,
c’est que tout cela profite d’abord aux terroristes parce que les terroristes se nourrissent de la faiblesse des États et l’État malien est faible, très faible en ce moment Avec notre envoyé spécial à Bamako,  David Baché

Crise au Mali : Paris appelle la junte à organiser une «transition rapide»

https://www.lepoint.fr/afrique La France souhaite que la transition politique au Mali soit « rapide » afin d’éviter que la situation ne bénéficie aux terroristes.
Pour le retour du Mali à la stabilité, la France a appelé dimanche la junte militaire à organiser « rapidement » une transition vers un pouvoir civil au Mali après le coup d’État du 18 août, l’avertissant que cela profiterait sinon aux « terroristes ». « Il faut que cette transition se fasse rapidement […] C’est une affaire de mois », a déclaré la ministre des Armées, Florence Parly, dans l’émission Le Grand Rendez-vous de la radio Europe 1, la chaîne CNews et du quotidien Les Échos.

La communauté internationale engagée

« Si cela ne se faisait pas, alors le risque c’est que tout cela profite d’abord aux terroristes, parce que les terroristes se nourrissent de la faiblesse des États et l’État malien est faible, très faible en ce moment », a-t-elle ajouté. « Par ailleurs, la communauté internationale qui s’est engagée aux côtés du Sahel, et du Mali en particulier, pourrait s’interroger et se poser des questions », a-t-elle également mis en garde.
Outre la force française Barkhane (plus de 5 000 hommes) et la force onusienne de la Minusma (environ 13 000 Casques bleus), plusieurs pays européens se sont engagés au Sahel, que ce soit pour du soutien logistique ou en participant à la force Takuba (groupement de forces spéciales européennes destiné à accompagner les militaires maliens).

La communauté internationale engagée

La France, qui s’évertue depuis des mois à convaincre l’Europe de lui prêter main-forte au Sahel, s’inquiète ainsi de voir cette mobilisation retomber faute de retour à l’ordre constitutionnel au Mali.
Les militaires qui ont pris les rênes du Mali ont reporté la première réunion de concertation prévue samedi avec les organisations politiques et civiles sur un futur transfert des pouvoirs.
Le mouvement dit « du 5 Juin », coalition de chefs religieux, de membres de l’opposition et de la société civile qui avait mené la contestation contre le président Ibrahim Boubacar Keïta jusqu’au coup d’État, accuse désormais les militaires de chercher à « confisquer » le changement. Les pays ouest-africains voisins, qui réclament le retour à l’ordre civil sous 12 mois, ont aussi décidé vendredi, faute d’avancée dans ce domaine, de maintenir la fermeture des frontières et l’embargo sur les échanges financiers et commerciaux avec le Mali.  Par Le Point Afrique (avec AFP)

Mathias Hounkpe (Osiwa) : « Le M5 se rend compte maintenant que les militaires ont leur agenda personnel »

https://www.seneweb.com Les choses sont en train de se compliquer au Mali avec une junte qui a un agenda de conservation du pouvoir plus long que ce qu’ils avaient promis. Une situation qui, selon Mathias Hounkpe, administrateur du programme gouvernance politique à Osiwa, est en train de créer des discordances entre la junte, et le M5 qui a été le premier à mener le combat sur le terrain.
« Le M5 avait le soutien de l’opinion et la capacité de mobilisation. Les militaires ont eu la capacité de faire démissionner le président, ce que le M5 tout seul ne réussissait pas. Donc il fallait la jonction entre les deux. Le M5 a pensé qu’en annonçant son soutien à la junte il allait réaliser cette jonction et contrôler la transition », analyse Mathias Hounkpe.
Mais, malheureusement, à la grande surprise des dirigeants et membres du M5, la junte à une autre volonté. « Le M5 est en train de se rendre compte petit à petit que les militaires sont venus avec leur agenda personnel », confie-t-il sur le plateau de l’émission Objection sur Sud Fm.

Rencontre M5-CNSP : Le malentendu est dissipé, mais pas de consensus sur la transition.

https://www.dakaractu.com Après quelques heures de mésentente, les choses semblent rentrer dans l’ordre entre le Mouvement du 05 juin – Rassemblement des forces patriotiques et le Comité national pour le salut du peuple (CNSP).
Ils se sont rencontrés ce samedi 29 août à Kati, à 15 kilomètres de Bamako pour lever les équivoques.
Conduite par Choguel Maïga et Issa Kaou Djim, le mouvement contestataire a été reçu au Prytanée du camp militaire de cette ville garnison par des membres de la junte militaire.
Ainsi, les malentendus ont été dissipés autour de l’implication du M5 dans le processus devant conduire le Mali vers une transition après le coup d’État du 18 août.
Selon RFI, le M5 a proposé à la junte une transition de 18 à 24 mois et la mise en place d’un comité de suivi et de veille dont la majorité des membres devraient être issus du M5.
Ces propositions seront étudiées par le CNSP qui avait pour sa part suggéré à la CEDEAO une transition d’une durée de 03 ans. Le CNSP et le M5 ont convenu de se revoir.

Pr Amsatou Sow Sidibé,présidente du parti car/leneen : «Le Sénégal doit faire valoir une responsabilité historique vis-à-vis du Mali»

http://lesoleil.sn Professeur de Droit et agrégée des Universités, le Pr Amsatou Sidibé Sow salue la posture du Chef de l’État dans la résolution de la crise malienne. Elle souligne que notre pays doit témoigner sa solidarité à un pays frère. Mme Sidibé, également présidente du parti Car/Leneen, plaide pour la suppression du parrainage pour toutes les élections.

L’actualité est marquée par la crise politique survenue au Mali. Quelle analyse en faites-vous ?

La situation au Mali est assez particulière. Ce pays traverse une crise majeure d’ordre sécuritaire, sanitaire, économique, politique et institutionnel. Ce sont là les ingrédients irréfutables d’une déliquescence du pouvoir, dans un contexte d’agressions djihadistes, de conflits ethniques et de processus partitionniste. La rue était devenue le siège de manifestations populaires réprimées dans le sang. Soutenues à la fois par l’opposition politique et la société civile, le départ du chef de l’exécutif a été leur principale exigence.
Dans ce contexte et sans verser dans une partialité que ne pourrait légitimer les liens qui unissent notre pays à toutes les franges de la Nation malienne, l’intervention d’une force organisée capable, dans un premier temps, de recoller les morceaux peut être perçue comme salutaire.
Bien entendu, seules des concertations nationales inclusives et sincères pourront donner une nouvelle et bonne santé au Mali, pays frère avec qui le Sénégal garde les reliques d’un cordon ombilical encore frais.

Comment appréciez-vous la décision prise par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) d’appliquer un embargo sur le Mali suite au coup d’État du 18 août dernier ?

La Cedeao semble avoir pris l’option d’un protocole standard de résolution des conflits applicable sur toute l’étendue de sa juridiction, sans discernement, au risque de faire violence à sa mission fondatrice de défense des droits politiques, économiques et sociaux des peuples.
Or, encore une fois, le Mali traverse une crise plurielle qui ébranle les fondements de l’État. La décision prise par la Cedeao d’appliquer un embargo sur ce pays, suite au coup d’État du 18 août dernier, serait plus un catalyseur de sa déstabilisation  qu’un soutien à la restauration des fonctions vitales du Mali. Le Sénégal ne peut soutenir une telle démarche.

Le Chef de l’État a demandé à ses homologues de la Cedeao de revoir leurs positions et de mettre en avant des impératifs humanitaires. Quelle est votre position ?

Notre pays doit faire pleinement valoir une responsabilité historique vis-à-vis de ce pays frère avec qui nous partageons 420 kilomètres de frontière, des ressources hydrauliques de premier plan, des réserves minières d’une ampleur sans doute insoupçonnée, une continuité sociologique séculaire… Ici, les enjeux sont économiques, socio-culturels, sécuritaires et géostratégiques.
Le Président de la République a certainement pris la mesure de ces enjeux tout en respectant, vis-à-vis de ses pairs de la Cedeao, une retenue que lui impose, peut-être, sa fonction. Mais, d’ores et déjà, sa demande faite à ses homologues de mettre en avant des impératifs humanitaires s’inscrit dans une logique de soutien à un processus de transition apaisé et performant.

Le Dialogue national dispose d’un nouveau délai de trois mois. Qu’en pensez-vous ?

Je sais qu’il y a des questions sensibles et d’importance surtout celles d’ordre politique pour lesquelles il y a des risques de divergence. Les discussions peuvent donc être longues. Cependant, si l’intérêt général l’emporte sur les intérêts particuliers des politiciens, on pourra espérer des résultats substantiels. Et sur ce plan, les Assises nationales sont une mine de propositions pertinentes qui nous invitent à ne point chercher à réinventer la roue, mais plutôt à adapter des solutions déjà trouvées au contexte actuel qui n’impose aucune refondation de ces propositions.

Que répondez-vous à ceux qui doutent que les conclusions puissent permettre de répondre aux aspirations profondes du peuple sénégalais ?

Tout dépendra des intentions politiques des acteurs de ce dialogue. S’ils sont sincères, alors les conclusions permettront de répondre aux aspirations profondes du peuple sénégalais.

Les parties prenantes au Dialogue politique ont pu s’accorder sur la non-reconduction du système de parrainage lors des prochaines locales en vue de respecter les échéances du 28 mars 2021. Quelle est votre appréciation ?

J’ai toujours dit que le parrainage dans le contexte politique, économique et social du pays n’était pas performant pour notre démocratie. Et je l’ai combattu. Il disparaît pour les locales. Je soutiens qu’il doit disparaître pour les législatives et la présidentielle.

Durant la présidentielle de février 2019, votre parti a soutenu la coalition « Idy 2019 ». Pouvez-vous nous en dire plus sur votre compagnonnage avec Idrissa Seck ?

Notre compagnonnage au sein de la coalition « Idy 2019 » a été un temps fort de la vie politique nationale, car ayant permis la constitution d’un pôle politique majeur lors de ces joutes présidentielles où les jeux furent clairement ouverts, avec un premier tour où les protagonistes ont mené une bataille équilibrée. De ce point de vue, ce fut une expérience réussie qui a participé à la consolidation de notre démocratie.
Aujourd’hui, le débat politique se poursuit sur des problématiques toujours non satisfaites, comme l’autonomisation économique et le leadership des femmes, le relèvement économique des couches vulnérables, l’éradication de la pandémie de la Covid-19, la victoire sur les inondations, la gouvernance foncière, etc. J’ai la claire conscience -et j’invite les acteurs politiques dans ce sens- que l’émergence du Sénégal ne sera possible que si les femmes sont protégées et si leur leadership est érigé en dogme.

Peut-on envisager la même dynamique unitaire au sein de « Idy 2019 » pour les locales ?

À ce stade, cette perspective n’est pas encore à l’ordre du jour.Propos recueillis par Matel BOCOUM

MEMORANDUM DU PIT SUR LA CRISE MALIENNE

1. Introduction

Afin de mieux comprendre la crise socio-politique que traverse le Mali, il est important de prendre en compte le fait qu’elle résulte, non pas d’une crise post- électorale, mais de l’incapacité du Président Ibrahima Boubacar Keita (IBK) notamment de gérer les problèmes sécuritaires que vit ce pays.
Or, la CEDEAO, en réduisant les difficultés du Mali à une « crise électorale », a fait des recommandations ajoutant à la crise sécuritaire et sociopolitique du Mali une crise institutionnelle. En atteste la demande de la CEDEAO de démission de députés, pourtant élus au suffrage universel, avec validation par la Cour constitutionnelle, alors que la même CEDEAO considère illégitime l’exigence de l’opposition malienne de démission du Président Ibrahima Boubacar Keita, au motif que ce dernier est élu au suffrage universel direct.
Une incohérence qui ne traduit pas que l’ampleur de la crise au Mali mais révèle aussi l’embarras des chefs d’Etat de la sous-région face aux enjeux de la tragédie malienne.
Globalement, à la suite de la France, la CEDEAO, l’Union Africaine, l’Union Européenne et l’ONU considèrent que le Mali est victime du terrorisme djihadiste international. Un terrorisme qu’il faut éradiquer pour sauver l’Afrique sahélienne et préserver la sécurité de l’Europe, étant donné leur proximité géographique.
Mais, derrière ce bel engagement de solidarité, se cachent de gros intérêts économiques et géostratégiques de la France soutenue par l’Union Européenne (UE) et les Etats Unis.

2. Quels sont les intérêts économiques et géostratégiques de la France ?

Bien avant l’éclatement de la crise au Nord Malila France a été confrontée, au Niger, à un puissant mouvement citoyen s’opposant à des contrats léonins dans l’exploitation de l’uranium du pays. Un pays qui contribue à hauteur de 40% dans la couverture des besoins en électricité de la France, faisant de celle-ci une puissance militaire nucléaire de rang mondial.
A cette contestation civile, qui déstabilisait dangereusement le Niger, s’était ajoutée une vague d’arrestations et de prises d’otages de travailleurs français et européens d’AREVA, c’est à dire de la société qui exploitait l’uranium nigérien. Une situation qui n’a pas manqué de faire réagir l’opinion française. Ce qui a amené l’Etat français à adopter une double stratégie : d’une part, le Gouvernement français, recourant à l’intermédiation des Présidents du Mali et du Burkina de l’époque, Amadou Toumani Touré (ATT) et Blaise Compaoré, a, de façon récurrente, cédé aux pressions des groupes armés, souvent djihadistes,  en leur versant des rançons dans le but d’obtenir la libération des otages et,  d’autre part, pour rassurer son opinion publique, a déployé des «  troupes spéciales » dont les interventions musclées ont causé des dégâts collatéraux avec mort d’homme, que l’opinion  publique française  a eu  de plus en plus mal à supporter.
C’est bien ce qui avait motivé le Président français d’alors en exercice, Nicolas Sarkozy, à faire les « yeux doux » au Président libyen de l’époque Khadafi. Il s’agissait d’obtenir le soutien de celui-ci contre les groupes armés preneurs d’otages, d’avoir un plus grand accès au pétrole libyen et de faire adouber le projet de « l’Union des Peuples du Pourtour Méditerranéen »au détriment du projet américain de groupement des pays d’Afrique du Nord et du Moyen Orient, appelé « Middle East North Africa » (MENA) par la Banque mondiale et le FMI.
Ne parvenant pas à embarquer Khadafi dans ses projets, (notons que celui-ci s’opposait à toute tentative française ou américaine de détacher l’Afrique du Nord du reste de l’Afrique et s’attelait  à matérialiser l’unité économique et monétaire des pays africains regroupés dans « l’Union Africaine »(l’UA)), Sarkozy profita du « Printemps Arabe » pour susciter des manifestations publiques, fortement médiatisées, en Libye, dans le dessein de convaincre le Président des Etats Unis de l’époque, OBAMA, pour une intervention militaire en vue de renverser le régime libyen .

Une agression contre la Libye qui, en définitive, a permis au Président Sarkozy de faire d’une pierre deux coups  :

-Accéder au pétrole libyen,
-Et envoyer au Nord Mali, à Kidal, avec l’accord de ATT, des Touaregs lourdement armés, anciennement au service de Khadafi, pour contribuer à sécuriser l’exploitation, par la France, de l’uranium du Niger.
Ce sont ces Touaregs qui se sont finalement organisés en un Mouvement de libération du Nord Mali, dénommé « Mouvement National de Libération de l’AZAWAD » (MNLA), et qui, en alliance avec des groupes armés islamistes, ont attaqué des garnisons de l’armée malienne, et qui ont, pour faire bonne mesure, proclamé, depuis Paris, « l’indépendance de l’AZAWAD » !
C’est ainsi qu’une crise sécuritaire s’est déclenchée au Mali avec, il faut bien en convenir, la complicité de ATT. En effet, c’est bien ce dernier qui a permis l’entrée à Kidal de Touaregs lourdement armés, même si ce fut sous la férule pleine et entière de la France, dans sa stratégie de défense de ses intérêts économiques au Niger et géostratégiques au Sahel.
Malheureusement pour Sarkozy, le partage du nouveau pouvoir à Kidal conduisit à un affrontement entre les groupes islamistes et le MNLA, le dernier nommé finissant du reste par être contraint à s’exiler au Burkina après avoir subi de lourdes pertes en hommes et en matériels.
Malheureusement, face au massacre de ses soldats, à la débâcle de ses troupes au nord de son pays et aux exactions perpétrées contre de paisibles citoyens, en lieu et place de mobiliser le peuple et toutes les ressources de l’Etat pour libérer le Nord Mali, ATT a préféré se consacrer aux préparatifs de l’élection présidentielle pour s’assurer une succession tranquille, encouragé en cela par la France, l’UE et les Etats Unis. Contre tout bon sens, ATT semblait obnubilé par la conservation du titre de « Président démocrate » que les puissances occidentales lui avaient conféré…
C’est dans ces circonstances que de jeunes officiers, devant ce qu’ils ont qualifié de « haute trahison » de la part du Président ATT, ont décidé de le renverser pour mettre le pays en état de faire face aux groupes armés qui décimaient le Nord du pays.
Ce qui a été interprété par Sarkozy comme une menace contre les projets de la France au Nord Mali, par de jeunes officiers ouvertement nationalistes, et l’a amené à exiger leur départ sans délai, sous couvert du « rétablissement de la légalité républicaine ».

C’est d’ailleurs fort de cet argument qu’il est parvenu à faire bloquer, par la BCEAO, les avoirs de l’Etat du Mali et à faire mettre ce même pays sous embargo, par la CEDEAO.

Dans ce contexte, les militaires furent contraints de négocier, avec la CEDEAO, les conditions de passation du pouvoir aux civils, sous l’égide du Président du Faso, Blaise Compaoré, désigné comme « médiateur », en dépit du fait qu’il ait accueilli chez lui, les rescapés indépendantistes du MNLA à l’origine du déclenchement de la crise sécuritaire au Nord Mali entrainant la crise politique dans ce pays.
Un Président de l’Assemblée nationale fut désigné pour assurer l’intérim de la Présidence de la République et un Premier Ministre nommé, avec l’accord des militaires, leur permettant ainsi de garder un certain contrôle sur le Pouvoir Exécutif.
Il faut dire que le rôle principal que les militaires attendaient de ce pouvoir intérimaire était de réunir les conditions nécessaires à la libération du Nord, alors que, pour la France, il s’agissait de reprendre les préparatifs, interrompus, de la tenue de l’élection présidentielle.
Une France qui est parvenue à faire endosser sa position à l’UEMOA avec à sa tête les Présidents OUATTARA, COMPAORE et WADE, puis à la CEDEAO, à l’UA, à l’UE, et à l’ONU, aux dépens de la lutte pour la libération du Nord Mali.
Le Gouvernement intérimaire fut ainsi pris en tenaille entre ces deux orientations paralysant l’action gouvernementale et donnant le temps aux mouvements armés islamistes parvenus par ce biais à consolider leur pouvoir à Kidal de l’étendre à Gao et Tombouctou.
Ce n’est qu’avec la chute de Sarkozy et l’arrivée de François Hollande au pouvoir, que le sacro-saint principe de « tenue de l’élection présidentielle avant la libération du Nord Mali » fut abandonné par la France, compte étant tenu des velléités des groupes djihadistes de descendre sur Bamako.

La guerre contre les djihadistes, pour la libération du Nord Mali, devient dès lors la priorité de la France, passant devant l’élection présidentielle, d’où « l’Opération SERVAL », saluée par les militaires et le peuple malien qui, il faut bien le dire, a accueilli le Président Hollande en « libérateur ».

Ce qui fut davantage remarquable, c’est l’adhésion quasi instantanée à ce revirement stratégique de la France par tous les Chefs d’Etat d’Afrique, de l’Europe et de l’ONU, alors qu’ils s’y étaient opposés farouchement lorsque les militaires maliens prônaient une telle démarche.
Il semble ainsi établi que tous ces protagonistes sont davantage favorables à la politique française au Mali qu’aux intérêts du peuple malien à proprement parler.
Une attitude qui confère à la France la place éminente qu’elle occupe dans la gestion de la crise du Mali.

3. Rôle de la France dans l’aggravation de la crise sécuritaire du Mali

La France a profité de « l’Opération SERVAL » pour ramener, avec « armes et bagages », les indépendantistes du MNLA qui s’étaient réfugiés au Burkina, pour qu’ils participent à la libération de Kidal. Dans le même temps, la France a écarté l’armée malienne pourtant victime au même titre que les populations des djihadistes, du champ d’intervention, au prétexte de vouloir éviter des opérations de vengeance sur ces mêmes populations.
Ce faisant, la France a transformé Kidal en « sanctuaire » entre les mains du MNLA pour en faire un « bouclier », c’est-à-dire un instrument de protection de ses intérêts dans l’exploitation de l’uranium du Niger.
Pour continuer à justifier la présence militaire de la France, le Président Hollande a transmué « l’Opération SERVAL » en « Opération Barkhane », au prétexte de la nécessité de poursuivre la lutte contre les djihadistes dans le Sahel.
C’est dans ces conditions de libération du Nord Mali, sans rétablissement de l’autorité de l’Etat dans cette région, que s’est tenue l’élection présidentielle de 2013, remportée par Ibrahima Boubacar Keita (IBK). Un IBK fortement soutenu, contre Soumaila Cissé soupçonné d’être une sorte de cheval de Troie de la France, par les militaires, les partis politiques, la société civile et religieuse attendant tous de lui la restauration de l’autorité de l’Etat à Kidal.
Mais, sous la pression de la France, au lieu d’exiger le désarmement du MNLA et la restauration de l’autorité de l’Etat à Kidal, IBK a accepté l’ouverture de négociations de paix à Alger avec ce mouvement, sous le parrainage conjoint de la France et de l’Algérie, en lieu et place de la CEDEAO ou de l’UA.
En perspective de ces négociations, le MNLA   s’allia de nouveau avec des groupes armés issus des djihadistes et créa la « Coordination des Mouvements de l’AZAWAD », (CMA)!

Les accords auxquels ces négociations ont abouti ont été signés après leur validation par la base de la CMA, sans que le gouvernement Malien ne les ait soumis, au préalable, à l’Assemblée nationale du pays.

Ainsi, ceux qui ont porté IBK au pouvoir n’ont eu que leurs yeux pour pleurer en prenant connaissance, par la suite, du contenu des « Accords d’Alger ». Des accords qui, de fait, jettent les bases de la partition du Mali en concédant une « autonomie » aux régions du Nord sous le contrôle de la CMA, et leur balise la voie à l’auto-détermination, avec l’obligation de leur verser 40 % des ressources budgétaires de l’Etat, l’obligation de les consulter pour tout projet d’exploitation minière dans ces régions, Et, cerise sur le gâteau, la recomposition des forces de défense et de sécurité au Nord Mali, dans lesquelles l’Etat Malien ne disposerait que du tiers des effectifs.
Il a fallu à IBK, pour conserver son pouvoir, tout en se livrant   à de telles négociations et accepter ces « Accords d’Alger », procéder à l’arrestation, sous pression de la France, des officiers qui ont largement contribué à son élection, en les accusant de « crimes » lors de leur prise du pouvoir des mains d’ATT.
Le même IBK, à cause d’une puissante résistance à la fois populaire   et au sein de l’Armée malienne, ne fut jamais en mesure d’organiser un référendum pour changer la Constitution et rendre applicables les « Accords d’Alger », pas plus qu’il n’a pu juger les officiers arrêtés.
Ainsi, face à cette résistance qui exerce une forte pression sur Kidal où l’Etat malien est interdit de revenir par la CMA soutenue par la France, les « Accords de paix d’Alger » se révèlent de plus en plus inapplicables aux yeux des autres partenaires du pays.
Le Président Emmanuel Macron, qui a succédé au Président Hollande, créa alors le « G5 SAHEL » pour   impliquer dans sa lutte contre les djihadistes, le Burkina, le Niger, la Mauritanie et le Tchad, aux côtés du Mali, jetant ainsi les bases de l’extension de la crise sécuritaire du nord Mali, au centre du pays et à ses frontières.
Le retour de l’autorité de l’Etat à Kidal cessait ainsi d’être la préoccupation de la Communauté internationale, mais continuait, pour les forces vives du Mali, d’être l’épicentre de la crise sécuritaire de leur pays et le principal vecteur de sa partition.

4. Responsabilité d’IBK dans la crise actuelle du Mali

La gouvernance d’IBK a, avec la signature des inacceptables « Accords d’Alger », non seulement aggravé la crise sécuritaire au nord Mali où elle a débuté, mais cette gouvernance l’a aussi répandue au centre du pays, donnant ainsi l’occasion à divers groupes armés, dont des terroristes islamistes, d’installer la terreur et l’insécurité au Mali.
Autrement dit et objectivement, l’incapacité du Président IBK de restaurer la souveraineté de l’Etat malien sur l’étendue du territoire national, notamment au Nord et au Centre, a rendu le pays ingouvernable.
C’est sur cette toile de fond de crise que l’élection présidentielle de 2018 a permis à IBK d’obtenir un second mandat. Un mandat que dans un premier temps l’opposition a contesté vainement devant la Cour Constitutionnelle qui l’a validé puis, dans un deuxième temps, a vigoureusement combattu dans la rue, ajoutant ainsi à la crise sécuritaire et politique, une crise sociopolitique.
L’ampleur de cette crise politique peut être mesurée à l’aune des nombreuses tentatives de son règlement pacifique qui ont abouti à la tenue d’un « Dialogue National Inclusif » (DNI) qui a adopté un « Programme de sortie de crise ». Celui-ci recommande, entre autres, une « relecture des Accords d’Alger » pour revoir les dispositions que l’opposition et la société civile considèrent contraires à la Constitution du Mali et « l’ouverture de négociations avec les groupes armés, conformément aux recommandations faites antérieurement par la « Conférence Nationale de Réconciliation et de Paix ». Autant de pistes de solution contrariant la stratégie de lutte de la France contre les groupes armés qu’elle considère comme des « djihadistes ».
IBK a été incapable de mettre en œuvre ces recommandations. Entre autres, en raison de l’hostilité de la France à toute « remise en cause des Accords d’Alger » et à « toute négociation avec les groupes armés ».
Cette attitude de la France est perçue par les forces vives du Mali, comme le principal obstacle à la « réconciliation nationale, à la paix » et au « recouvrement, par l’Etat malien, de l’intégralité de son territoire, pour permettre à son peuple d’y exercer légitimement sa « souveraineté pleine et entière ».
C’est cette perception de l’attitude de la France qui a provoqué un vaste mouvement populaire qui réclame l’aide militaire de la Russie, à l’image de l’appui de celle-ci à la République Centre Africaine, et exige le départ des troupes françaises du Mali, dont les Généraux occupent des fonctions stratégiques dans l’Etat- Major de l’armée malienne et dans le Commandement de la force onusienne (MINUSMA).
Le peuple Malien a la conviction que la « France fait partie du problème et non de sa solution », d’autant qu’en dépit de ses positions stratégiques dans la gouvernance de la MINUSMA, Kidal reste un « sanctuaire » interdit aux autorités de l’Etat, et que la CMA, au lieu d’être désarmée, est plutôt parvenue à se doter d’un puissant arsenal de guerre.

De même, malgré les fortes positions françaises dans l’Etat-Major de l’armée malienne et en dépit de « l’Opération Barkhane », les soldats maliens, mal équipées, sous encadrés et démoralisés, continuent d’être massacrés du Nord au Centre du Mali où, dans le même temps, l’insécurité règne jusqu’à atteindre des pays limitrophes.

C’est dans ce contexte que se sont tenues les élections législatives au Mali. L’opposition et la société civile, malgré toutes leurs réserves quant au système électoral et à l’impartialité de la Cour constitutionnelle, espéraient l’emporter pour imposer à IBK la mise en œuvre des « Recommandations du DNI », et, à l’image du Parlement Irakien avec les Américains, « voter une motion pour le départ des Forces Armées françaises du Mali ».
IBK, pour ne donner aucune chance de prospérer à cette éventualité, a instrumentalisé la cour constitutionnelle. Une cour qui a été prise en flagrant délit de falsification des résultats de certaines communes dont l’objectif était de donner au Président malien la majorité parlementaire.
Cette entreprise a définitivement discrédité la cour constitutionnelle faisant de sa dissolution, fortement demandée par l’opposition, une exigence populaire pour sauver la démocratie et l’indépendance du Pouvoir judiciaire qui en est la garantie.
En définitive, c’est bien ce « coup de force électoral » qui apparait comme l’étincelle mettant le feu dans la poudrière qu’est devenu le Mali.

5. Conclusion

Au vu de tout ce qui précède, il semble peu contestable qu’IBK ait atteint ses limites sociales et que son maintien en tant que Président de la République et Chef de l’Exécutif risque de précipiter le Mali dans un gouffre insondable. L’entêtement dont il fait montre ne fera qu’enfoncer davantage le Mali dans la crise sécuritaire et sociopolitique, avec tous les risques de déstabilisation des pays du Sahel que cela comporte.
A la vérité, le cumul des fonctions de Président de la République et de Chef de l’Exécutif, confère à IBK un pouvoir quasi autocratique, lui permettant de gouverner selon sa volonté durant tout son mandat de 5 ans, renouvelable une fois, sans devoir rendre compte de sa politique ou de ses décisions au Parlement. Celui-ci n’a aucun contrôle sur lui et peut être dissout s’il entrave sa volonté. Or, c’est bien cette concentration excessive de pouvoirs entre les mains d’un seul homme qui mène à toutes les errances.

Voilà pourquoi IBK avait osé signer les « Accords d’Alger » sans, auparavant, les soumettre au parlement.

Le peuple Malien, en revendiquant le départ du Président IBK pour réunir les conditions politiques de sortie de la grave crise que le pays endure, lui reconnait, en même temps, un rôle à jouer dans une période transitoire. A condition, qu’il renonce aux fonctions de Chef de l’Exécutif que va exercer un « Premier Ministre de transition » issu des rangs du « Mouvement du 5 juin » (M5), et accepte, par la même occasion, de dissoudre l’Assemblée nationale et la cour constitutionnelle.
Il s’agit d’une brèche ouverte dans le régime présidentiel, qui balise la voie vers un régime parlementaire, permettant de mettre fin au « pouvoir autocratique » de tous les dangers en Afrique.
Un tel changement institutionnel n’est-il pas redouté par   certains Présidents d’Afrique au pouvoir ?  Ceci n’explique-t-il pas la position de la CEDEAO dans la crise au Mali, ainsi que celle des partenaires au développement qui y voient une menace conduisant à la perte de leur contrôle sur les Pouvoirs Exécutifs africains ?
Il est à noter que depuis l’installation du MNLA à Kidal jusqu’à nos jours, il n’y a plus de manifestations de la société civile du Niger contre les contrats léonins dont bénéficie la France dans l’exploitation de l’uranium, ni prises d’otages de travailleurs français ou européens dans cette exploitation.
Il faut aussi constater qu’avec l’acquisition de la base aérienne stratégique de TESSALIT dans la région de Kidal lors des « Accords de Défense » signés avec IBK, et « l’Opération Barkhane », la France occupe une position géostratégique d’importance capitale pour le contrôle militaire du Sahel.
Enfin, avec « l’Opération TAKUBA » en cours de mise en place, la France est parvenue à impliquer des pays d’Europe, dont l’Allemagne, dans sa stratégie de renforcement de ses positions géostratégiques au Sahel, comme elle l’a réussi avec les pays du G5 SAHEL.
Autant d’éléments permettant de conclure que les forces vives du Mali font face à une politique de déstabilisation et de démembrement de leur pays par la France pour ses intérêts économiques au Niger, et géostratégiques dans le Sahel, avec le soutien de l’UE, la complicité active des pays du G5 SAHEL, la complicité passive des autres membres de la CEDEAO et de l’UA. Ce qui ouvre la voie à des groupes armés, notamment djihadistes, qui sèment l’insécurité jusque dans les Etats frontaliers du Mali aux fins de couvrir leurs réseaux de trafics en tous genres.
Face à cette énorme machine à broyer le peuple malien, les républicains et démocrates d’Europe, notamment de France et d’Allemagne, et les panafricanistes, notamment des autres pays de la CEDEAO et de l’UA, sont interpelés chacun dans son pays, et tous ensemble pour  :
-Exiger le départ des troupes françaises et l’arrêt de « l ‘Opération TAKUBA » pour céder la place à la MINUSMA dont le mandat devrait être transformé en « soutien et encadrement de l’armée malienne », avec l’appui de l’UA, pour rétablir l’autorité de
–  l’Etat malien sur toute l’étendue de son territoire et arrêter le génocide en cours du peuple malien
–  Soutenir la lutte du M5 contre le régime décadent du Président IBK, pour mettre en œuvre son « programme de libération nationale », de « consolidation de la démocratie » par la transformation du régime présidentiel en régime parlementaire dans un Etat Républicain, Laïc, de Droit et de Justice sociale, qui jette les bases de la « Démocratie Citoyenne ».

Car dans le fond, c’est cette transition que veut initier le M5. Une transition du régime présidentiel vers un régime parlementaire en gestation dans tous les pays d’Afrique et qui quelque part explique l’âpreté de la lutte politique contre les pouvoirs excessifs, quasi incontrôlables des Présidents de la République, Chefs de l’Exécutif.

Mais cette lutte butte sur la forte attraction que cette concentration de pouvoirs entre les mains d’un seul homme exerce, comme un aimant, sur les couches moyennes qui, appuyées par les grandes puissances qui se disputent les richesses de l’Afrique, ne se font aucune concession pour y accéder, ou pour la conserver le plus longtemps possible, même au risque d’une plus grande déstabilisation de leur pays.
La crise sécuritaire et sociopolitique en cours au Mali illustre   parfaitement cet état de fait qui prévaut dans le continent et auquel le M5 veut mettre un terme.
En ce qui le concerne, le PIT/SENEGAL ne ménagera aucun effort pour contribuer à rassembler les panafricanistes du pays, de la CEDEAO, et de l’UA, afin qu’ils jouent leur partition dans l’élan de solidarité à construire, avec la lutte du M5, pour la paix, la sécurité et la prospérité du peuple frère malien.Dakar, le 10 août 2020, Le Secrétariat du Comité Central

Audience Macky Sall-Macron : Le Président sénégalais maintient la réciprocité et refuse d’ouvrir les frontières à la France tant que l’inverse ne sera pas effectif

https://cafeactu.com/ L’un des sujets sensibles, discutés entre Emmanuel Macron et Macky Sall, lors du séjour de ce dernier à Paris les 26-27 aout, figurait la question de l’ouverture des frontières aériennes entre les deux pays. Selon Jeune Afrique, Macky Sall et Macron « ont mentionné au cours de leur déjeuner la question de la restriction de déplacement aérien liée à la pandémie de Covid-19. Macky Sall a affirmé qu’il était décidé à maintenir le principe de réciprocité et à refuser d’ouvrir ses frontières avec la France tant que l’inverse ne sera pas effectif »

Les étudiants de l’Ucad, de l’Ugb et de Bambey refusent de regagner les amphithéâtres mardi prochain

https://cafeactu.com -Malgré les assurances données par les autorités sanitaires, les étudiants refusent de reprendre les cours le 1er septembre. Leurs représentants des universités de Dakar, Saint louis et Bambey ont signé un communiqué pour annoncer leur décision. (Communiqué)

COVID-19  : AVEC LE MASQUE, 40 INFECTIONS DE MOINS PAR JOUR

http://www.emedia.sn Le masque est une mesure barrière importante dans la lutte contre la Covid-19. Le Directeur de l’Institut Pasteur, Docteur Amadou Alpha Sall, qui a confirmé cela note que les autorités n’ont pas tort d’exiger le port du masque. « Avec le masque, on a constaté qu’il y a eu 40 infections de moins par jour », a-t-il révélé. Même s’il y a tout un débat autour du port du masque, Docteur Amadou Alpha Sall estime qu’il n’était pas inutile de l’exiger aux populations. « C’est important de le maintenir mais aussi de le faire accompagner avec les autres mesures barrières comme le lavage des mans, la distanciation… », a conseillé Docteur Sall, invité à l’émission Jury du dimanche (Jdd). Babacar FALL

Gestion de la pandémie de Covid-19 : Le directeur de l’Institut Pasteur de Dakar tire un «bilan honorable»

https://www.dakaractu.com Pour tirer un bilan de la gestion de la pandémie du coronavirus, le directeur de l’Institut Pasteur de Dakar emploie un mot : « honorable ». Docteur Amadou Alpha Sall ne cache pas sa satisfaction compte tenu des résultats obtenus par le Sénégal. « Le Sénégal a obtenu des résultats qui ont servi d’exemple à d’autres pays », a-t-il déclaré, devant le Jury du dimanche sur iRadio.
« Quand je dis honorable, cela veut dire qu’au rang des pays qui sont confrontés à la Covid-19, le Sénégal, que cela soit en Afrique ou dans le monde, a réussi à obtenir un certain nombre de succès qui ont fait, qu’aujourd’hui, il est suivi et pour lequel son expérience est souvent échangée », a ajouté le directeur de Pasteur.

Dr. Amadou Alpha Sall (Institut Pasteur) : « Pourquoi nous avons diminué les tests Covid-19 »

https://www.seneweb.com Les autorités médicales ont changé de stratégie depuis le mois de juin dernier dernier à propos des tests Covid-19. En effet, le nombre de tests a drastiquement baissé. La raison, d’après le dorecteur de l’institut Pasteur de Dakar, est due au fait que le taux de positivité était relativement faible avec une majorité assez asymptomatique.
«Au début, le choix était de tester tout le monde, c’est-à-dire, les cas suspects, leurs contacts, etc. Mais, nous avons remarqué, jusqu’au mois de juin, qu’on testait beaucoup avec un taux de positivité relativement faible avec une majorité assez asymptomatique. Ce qu’il faut savoir, c’est que, si les gens sont assez asymptomatiques, ils transmettent beaucoup moins», a déclaré le spécialiste, devant le Jury du dimanche sur iRadio.
Il ajoute, dans la foulée : «C’est facile à comprendre dans la mesure où, une personne qui ne tousse pas, ne projette pas le virus. Une personne qui n’éternue pas, projette moins de virus. De ce point de vue-là, dans un contexte où, il est extrêmement important d’aller vite, se concentrer sur les gens qui ont des symptômes, les tester et utiliser ces personnes, voir les contacts qui sont autour d’eux et qui présentent des facteurs de risques, est une stratégie pour contenir rapidement les choses et éviter de tester beaucoup pour rien».

Plus de 120 mille tests réalisés 

Il a, par ailleurs, révélé que l’Institut Pasteur de Dakar a réalisé plus de 120 mille tests, depuis l’apparition de la Covid-19 au Sénégal, en mars 2020. À l’en croire, cette structure sanitaire a la capacité minimale de réaliser 2000 tests par jour. Une capacité qui n’est toujours pas atteinte. Parce que les autorités sanitaires, qui font la commande, ont adopté une approche graduelle.
«La capacité dépend en partie de la commande. Nous n’avons pas des capacités illimitées. Mais, nous avons une capacité et une expérience qui nous permettent, s’il y a une demande qui le justifie, d’augmenter le nombre de tests. Il nous est arrivé de faire 1800 tests et de rendre les résultats dans la journée. C’est une question d’organisation et d’adaptation. Et l’essentiel des tests est gratuit», a-t-il précisé.

Covid-19 : «Le Sénégal a obtenu un certain nombre de succès»(Directeur Institut Pasteur)

https://www.seneweb.com Le directeur de l’Institut Pasteur de Dakar, Docteur Amadou Alpha Sall, s’est dit satisfait de la gestion de la pandémie de Covid-19, au Sénégal. Tirant, en effet, un «bilan honorable», il déclare, devant le Jury du dimanche sur iRadio, que notre pays a obtenu des résultats qui ont servi d’exemple à d’autres pays.
«Au rang des pays qui sont confrontés à la Covid-19, le Sénégal, que cela soit en Afrique ou dans le monde, a réussi à obtenir un certain nombre de succès qui ont fait, qu’aujourd’hui, il est suivi et pour lequel son expérience est souvent échangée », a notamment fait remarquer le patron de l’Institut Pasteur de Dakar, au-devant du front à travers la réalisation des tests Covid-19.
A l’en croire, c’est ce qui explique le récent voyage à Banjul. «Sur demande de notre gouvernement, professeurs Moussa Seydi, Bousso, Pape Samba Ba et moi sommes rendus en Gambie pour un échange avec les Gambiens sur l’expérience du Sénégal. Mais aussi, les appuyer dans d’autres domaines où ils pensent que le Sénégal a fait des efforts. C’était un échange fructueux. Nous avons appris mais nous avons apporté notre expérience. Et cela est tout à l’honneur du Sénégal», soutient Amadou Alpha Sy qui rappelle que «les rapports de bon voisinage permettent au Sénégal de mieux gérer sa crise et à la Gambie également de mieux gérer la sienne».

Vaccin contre la Covid-19 : «L’Afrique doit se doter de capacités d’en produire»(Amadou Alpha Sall)

https://www.dakaractu.com La pandémie du coronavirus a, aujourd’hui tellement frappé le monde, qu’il est nécessaire de faire recours à des stratégies de recherches mettant fin à ce fléau. Il est clair que plusieurs pays sont aujourd’hui en phase de recherches de vaccin pour éradiquer la covid-19. Les États Unis y travailleraient, même la Russie également est en train de s’y atteler.
Le directeur de l’Institut pasteur de Dakar qui était ce matin l’invité du JDD sur Iradio, répondant à la question relative à un éventuel travail qui serait fait sur un vaccin par l’insttitut pasteur de Dakar, estime qu’ « il y’a une stratégie au niveau africain, mondial qui se fait dans le sens de trouver un vaccin ».
Toutefois, selon l’expert en santé publique, « l’institut pasteur de Dakar est le seul producteur de vaccin en Afrique qui soit préqualifié. Donc il y’a au niveau de l’IPD une capacité de production et une technologie ».
Pour ce qui est maintenant de la Covid-19, même, si le Dr estime qu’il y’a la technologie et également certains acquis de l’institut, il est évident qu’il sera, ensuite, question de voir si « la capacité de produire les éléments importants qui composent le vaccin existe. En ce moment là, on pourrait passer à des étapes pour le rendre disponible » estime le virologue.
La deuxième chose est que le vaccin, après production doit faire l’objet d’essais cliniques pour voir son éfficacité.
Toutefois, l’homme riche de 26 ans d’expérience scientifique pense que « pour l’avènement d’un vaccin, il faudra un effort politique considérable pour faciliter son accès ».
Selon le directeur de l’institut pasteur de Dakar, « il n’y a cependant, pas de pays africain qui travaillerait pour la mise au point du développement d’un vaccin. Toutefois, en Afrique du sud et bientôt le Kenya, des essais cliniques vont se faire ».
Ce qui est important, selon le Dr Amadou Alpha Sall, « au-delà de ces plus de 200 candidats au vaccin, c’est que l’Afrique, dans ce contexte, puisse se doter des moyens de production de vaccin ».

Dr Amadou Alpha Sall,Directeur de l’Institut Pasteur : «Pourquoi Pr Moussa Seydi,Bousso, Pape Samba Ba et moi sommes allés en Gambie»

https://www.dakaractu.com bDr Amadou Alpha Sall était l’invité, ce dimanche 30 août, de l’émission JDD, sur iRadio synchronisée iTV. Au micro de Mamoudou Ibra Kane, le Directeur de l’Institut Pasteur de Dakar a répondu à ceux qui se demandaient pourquoi Professeurs Moussa Seydi, Bousso, Pape Samba Ba et lui, s’étaient rendus en Gambie.
« Sur demande de notre gouvernement, Professeurs Moussa Seydi, Abdoulaye Bousso, Pape Samba Ba et moi, sommes rendus en Gambie pour un échange avec les Gambiens sur l’expérience du Sénégal. Mais aussi, les appuyer dans d’autres domaines où ils pensent que le Sénégal a fait des efforts. C’était un échange fructueux », a expliqué le patron de Pasteur.
L’équipe du comité national de gestion des épidémies (Cnde), dit-il, était partie chez Adama Barrow, pour apporter « l’expérience sénégalaise ». Le partage d’expériences est l’autre raison de leur visite. « Et cela est tout à l’honneur du Sénégal. Les rapports de bons voisinages permettent au Sénégal de mieux gérer sa crise et à la Gambie également de mieux gérer la sienne », s’est réjoui Amadou Alpha Sy.
Il fait l’éloge de notre pays dans la gestion de la crise.  Selon Dr Sall, « le Sénégal a obtenu des résultats qui ont servi d’exemple à d’autres pays ».
« Quand je dis honorable, cela veut dire qu’au rang des pays qui sont confrontés à la Covid-19, le Sénégal, que cela soit en Afrique ou dans le monde, a réussi à obtenir un certain nombre de succès qui ont fait, qu’aujourd’hui, il est suivi et pour lequel son expérience est souvent échangé », a-t-il ajouté.

Gestion de la Covid-19 au Sénégal : le directeur de l’Institut Pasteur trouve certaines critiques justifiées

https://www.pressafrik.com Le directeur de l’Institut Pasteur de Dakar, Docteur Amadou Alpha Sall a réagi aux avis des uns et des autres sur la gestion de la pandémie au Sénégal.
Sur les critiques faites par bon nombre de Sénégalais, le scientifique sénégalais est d’avis que cela permet de s’améliorer. « Il y a toujours des critiques. Et quand ces critiques sont constructives, elles font toujours l’opportunité d’améliorer les choses », a-t-il répondu.
Docteur Amadou Alpha Sall reconnaît également qu’il y a certaines de ces critiques qui sont justifiées. Pour lui, le Sénégal a eu l’opportunité de s’améliorer en ce qui concerne la stigmatisation parce que s’est-il justifié, « le Sénégal connaît les gens qui sont atteints par la Covid et qui connaissent une certaine stigmatisation et cela est vraiment regrettable dans la mesure où on n’est pas arrivé jusqu’à présent à éviter cela et qui peut faire que des gens peuvent être malades et rester chez eux », a-t-il déploré.

Avant de souligner ce qu’il appelle un bilan « honorable ».

Le Docteur Sall poursuit en se satisfaisant également du comportement de la majorité des Sénégalais. « La deuxième chose que je trouve bien au Sénégal qui concerne le gouvernement et la population en général, c’est quand même une mobilisation collective. La plupart des gens essaient de respecter les mesures. Et dans une épidémie, c’est la partie la plus importante quand on arrive à avoir la classe politique, les médecins, les différents corps que ce soit au niveau centralisé ou décentralisé et la capitale », a-t-il déclaré sur les ondes de i-Radio.
Sur un plan purement technique, a ajouté le virologue, « on sait que le Sénégal a fait des travaux très importants, il y a un taux de guérison qui est extrêmement bon, qui est beaucoup lié à la qualité de notre personnel médical qui s’est énormément engagé, mais aussi à tous les laboratoires comme l’Institut Pasteur de Dakar qui se sont engagés. C’est aussi lié au fait que nous avons dans chacun de ces défis su faire preuve de capacité à faire face à ces défis». Aminata Diouf

LUTTE CONTRE LA COVID-19  : L’Uemoa remet 500 millions et des milliers de masques au Sénégal

L’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) a remis, vendredi dernier, un chèque de 500 millions de Fcfa et des milliers de masques au ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr.
L’Uemoa a remis un chèque de 500 millions de Fcfa au Sénégal mais aussi un lot important de masques. Il s’agit de 421.030 masques industriels à usage multiple pour les populations et 157.490 masques chirurgicaux de type N95 pour le personnel soignant.
«Cet important don qui va incontestablement aider dans la riposte, traduit à nouveau que nous restons au sein de l’Uemoa une communauté unique et indivisible. Notre humanité traverse une de ses plus grandes crises créant ainsi de grands bouleversements sanitaires, politiques et socio-économiques », a affirmé Abdoulaye Diouf Sarr.
Il n’a pas manqué d’ajouter que « depuis lors, le personnel de santé et de l’action sociale travaille sans relâche et les résultats obtenus sont forts encourageants ».
Pour le représentant de l’Uemoa, Mamadou Makhtar Diagne, l’engagement et la mobilisation de l’ensemble des ministres de la Santé de l’Uemoa a permis de «réduire l’incidence négative de la maladie, notamment son taux de létalité qui est passé de 2,75% au début de l’épidémie à 1,8% à la date d’aujourd’hui, même si le nombre de cas a connu une augmentation. Les Etats membres de l’Union ont réagi chacun en ce qui le concerne en prenant des mesures urgentes pour contenir l’épidémie et éviter le chaos ».

Kaolack enregistre son 23 ème décès et totalise 223 cas positifs.

https://www.dakaractu.com Ce dimanche 30 août 2020, sur les 28 prèlevements reçus, 05 sont déclarés positifs. Il s’agit de 03 cas contacts et 01 cas communautaire de Nioro
et 01 cas communautaire de Kaolack.
En plus de cela, la région vient d’enregistrer un autre décès. Ce qui fait un total de 23 décès et 223 cas positifs…

18 corps de bébés ramassés à Mbeubeuss

https://www.rewmi.com 18 fœtus ont été ramassés, en 1 an, à la décharge de Mbeubeuss , selon les infos de L’OBS.

Cité Mixta : De la drogue retrouvée dans une fête d’anniversaire

https://www.rewmi.com Les forces de l’ordre ont découvert de la drogue lors d’une descente inopinée dans un appartement où était organisée une fête d’anniversaire, à la Cité Mixta (Maristes). Six (06) individus ont été interpellés dans la nuit du vendredi 28 au samedi 29 août 2020.
La police est arrivée nuitamment sur les lieux vers les coups de 03 heures du matin. Durant la perquisition, de la drogue (Chanvre indien) a été retrouvée sur place. Par la suite, les sieurs Alpha S, Th. Gomis, Ch. Fall, Ahmet. D, Th. Sidibé et Modou Nd. ont été arrêtés puis déférés pour enquête.
Face aux limiers, toute la bande a décidé de ne pas souffler le nom du fournisseur, ni la provenance de la drogue.

Enfin!On Sait Pourquoi Karim Wade Ne Revient Pas Au Sénégal…

https://www.xibaaru.sn Conquête du pouvoir  : La stratégie peureuse de Karim Wade
La question continue de diviser au sein du Parti démocratique sénégalais (PDS). Karim Wade est devenu un cas crique au sein du PDS. De nombreux militants de ce parti sortent des rangs. Pour cause, ils ne peuvent plus supporter de continuer à porter le combat dans leur parti, alors que Karim Wade à qui son père, secrétaire général national a décidé de confier les rênes, est depuis de nombreuses années en exil au Qatar.
Depuis qu’il a été gracié par le Président de la République Macky Sall, Karim Wade s’est envolé au Qatar où il vit en exil, du fait qu’il est poursuivi par une amende plusieurs milliards qu’il doit verser à l’Etat du Sénégal. Cette amende, Karim Wade la subit comme étant une épée de Damoclès suspendue sur sa tête.
Karim Wade a peur de revenir au Sénégal où il est menacé de retourner en prison. Le fils du secrétaire général national du PDS, ancien Président de la République à qui son père destine les rênes de son parti et veut qu’il soit lui aussi à la tête de l’Exécutif, ne fait rien pour que cela se traduise en réalité. C’est dire que Karim Wade veut que tout lui soit offert sur un plateau d’argent.
Selon un membre du PDS, proche de la famille Wade, « Karim Wade a peur de revenir au Sénégal pour ne pas être jeté en prison ».

Karim Wade attend que les militants du PDS se sacrifient pour lui, bravent l’autorité des forces de l’ordre, descendent dans la rue pour obtenir la fin de ses déboires judiciaires, pour enfin revenir au Sénégal.

Une attitude peureuse. Si, son père Me Abdoulaye Wade, après de longues années de l’opposition, a réussi à conquérir le pouvoir au Sénégal, c’est parce qu’il s’est sacrifié pendant tout ce temps, acceptant de subir toutes sortes de souffrances. Me Abdoulaye Wade a été brimé sous le règne du Parti socialiste (PS), et a été jeté à plusieurs reprises en prison en acceptant de se mettre au front dans sa longue lutte pour conquérir le pouvoir.
Tout le contraire de Karim Wade qui préfère rester au Qatar, pour que les militants du PDS veuillent lutter à sa place et que le pouvoir lui soit offert sur un plateau d’argent. Ce qu’il n’obtiendra jamais. Si Karim Wade a peur de la prison au point de préférer rester au Sénégal, c’est parce que c’est un peureux et ne peut être digne de devenir Président de la République.

Gaelle Mbaye : «l’Etat a beaucoup cédé à la pression»

iGFM-(Dakar) Invitée de l’émission Grand Jury de ce dimanche, Gaelle Mbaye, membre de la société civile sénégalaise a déclaré que l’Etat a cédé beaucoup cédé à la pression dans le cadre de la gestion de la Covid-19. «Le chef de l’Etat a quand même beaucoup cédé à la pression», a-t-elle estimé.
Face à Babacar Fall, Gaelle Mbaye a également soutenu que le Chef de l’Etat n’a pas suffisamment assumé la souveraineté de l’Etat et la puissance publique. « Le chef de l’Etat a quand même, beaucoup, cédé à la pression. En un moment donné, l’Etat doit assumer sa souveraineté et sa puissance publique. Certes, il  y’a eu des révoltes. Dans certains quartiers des citoyens qui vivent dans la promiscuité ont exprimé le besoin de sortir. L’Etat devait travailler et trouver des moyens pour communiquer avec les jeunes  qui sont la source de toutes ces révoltes.», dit-elle.

Cité Darou Salam 2 extension : 4000 habitants menacés d’expulsion prêts à y laisser leur vie

iGFM – (Dakar) La cité Darou Salam Extension, qui regroupe plus de 4000 habitants sur une superficie de 5 hectares abritant, avec cent quarante trois ( 243) maisons composées de Rez-de-chaussée, d’étages R+1 à R+3, va être rasée. Ainsi en a décidé le tribunal de Pikine. Cette cité abrite des familles de retraités, des personnes handicapées, des veuves, des militaires invalides, des enseignants, ouvriers, des fonctionnaires…etc qui ont acquis légalement leurs titres de propriété (acte administratif) et des autorisations de construire signées par les autorités administratives depuis 2008, soutiennent-ils.
« Le Mercredi 13 novembre 2019, au Tribunal de Grande Instance De Pikine Guediawaye, un avocat mandaté par la société Civile Darou Salam, a demandé à ce qu’on démolisse nos maisons sous prétexte que l’ancien président Abdoulaye Wade a vendu son champ déjà clôturé à la dite société en 2015, période à la quelle tout le monde avait déjà construit et habité. La société a attendu jusqu’en 2019 pour nous assigner en référé. En effet, le champ de l’ancien président est bien délimité par un mur de clôture sur tous les cotés, en plus le champ et notre quartier est séparé par des lots de TF construits appartenant à d’autres sociétés. On ne comprend pas pourquoi, le tribunal a décidé que nos maisons devraient être détruites. Ce que nous n’accepterons jamais. Nous sommes prêts à y laisser nos vies », déclare le porte-parole de ces populations…

«Tortures» sur l’activiste Ardo Gnigngue : La gendarmerie nationale a ordonné une enquête pour faire la lumière sur cette affaire

https://www.leral.net Dans un entretien accordé à Seneweb, l’activiste Ardo Guingue dit avoir subi des « tortures inhumaines ». Il accuse également les gendarmes d’avoir introduit du « yamba » dans sa poche. Ce, après avoir été arrêté à Tobène et placé en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Tivaouane. Dans un communiqué reçu à Leral, la gendarmerie nationale soutient qu’au cours de ces opérations aucun fait anormal n’a été rapporté. Une enquête administrative a néanmoins, été ordonnée par le Haut-commandement pour faire la lumière sur cette affaire et prendre des mesures appropriées le cas échéant.

Yankhoba Seydi, vous n’êtes pas à la hauteur du message du Président Macky Sall Par Idrissa TALL

Le leadership du Président Macky Sall vient d’être sacré une fois de plus sur la place internationale, à travers le choix porté sur sa personne par le MEDEF pour en faire l’invité d’honneur des Rencontres des Entrepreneurs de France. Une telle distinction intervient dans un contexte qui lui confère une dimension particulière.
Les investisseurs et employeurs de la 6ème économie du monde ont posé cet acte fort au moment où l’économie mondiale traverse une crise qui dépasse tout ce qu’on a connu depuis la fin de la 2nde Guerre mondiale, avec les cessations partielles ou totales d’activités, les chiffres d’affaires en chute libre et les pertes d’emplois déclinées par milliers ou dizaines de milliers. Le choix du thème qui porte sur la Renaissance des entreprises de France trouve ainsi toute sa signification, et l’intérêt manifesté pour le Président du Sénégal ouvre de grandes perspectives pour son pays.
Le discours prononcé à cette occasion par l’illustre hôte a été remarquable par sa hauteur, son engagement et la vision qu’il porte. Après avoir campé le contexte et cerné les enjeux, le Président Macky Sall a d’abord parlé en tant qu’un grand dirigeant du monde avant d’endosser sa robe d’avocat, défenseur infatigable du continent africain et plaideur avisé pour le compte de son pays, le Sénégal.
Ce discours de très haute facture et d’une clarté cristalline ne semble cependant pas à la portée de l’universitaire Yankhoba Seydi, secrétaire national aux Relations internationales et directeur de l’école du parti Rewmi.
Dans un texte titré « Après 8 ans de gestion, Macky reconnaît l’urgence de redéfinir l’ordre des priorités. En rire ou en pleurer ? » Mr Seydi, coincé entre biais et raccourcis, se trouve empêtré dans un tissu d’amalgames et  révèle une incapacité radicale à se hisser au niveau du message présidentiel.

De quoi s’agit-il ?

Fidèle à la vision qu’il décline depuis le début de la crise pandémique, le Président Macky Sall a profité de la tribune offerte par le MEDEF pour mettre en évidence une fois de plus les paradoxes d’un monde qui est à un niveau de développement scientifique et technologique lui permettant de se lancer à la conquête de l’espace pendant que sur terre il manque d’instruments et équipements médicaux des plus élémentaires. Et comme à son habitude, il interpelle ce monde sur la nécessité de repenser son modèle, d’apprendre de ses erreurs et de redéfinir ses priorités. Yankhoba Seydi qui, manifestement, n’a pas compris l’échelle de communication du Président de la République, ramène tout à la situation intérieure du Sénégal pour brandir de prétendus aveux d’échec après 8 ans de gestion.
Le nouvel ordre de priorités préconisé par le Président Sall pour l’humanité (et non pour son pays), c’est celui qu’il met en œuvre depuis 2012 au Sénégal, sans avoir attendu que la crise  mondiale de la Covid-19 confronte la planète à ses propres contradictions. En préconisant plus d’engagement dans des secteurs comme l’agriculture, l’énergie durable, les infrastructures, la santé, l’éducation et la formation, il invite simplement les autres à suivre la voie dans laquelle il a engagé son pays.
Ce sens du discours présidentiel, malgré son caractère manifeste, échappe à Mr Seydi gêné dans sa perception par son empressement à requérir à charge. Ainsi, ne voit-il encore que des aveux sur ce qu’il appelle « l’énorme dette publique et privée », là où le Président Macky Sall plaide « pour un allègement conséquent de la dette publique africaine et un réarrangement de la dette privée selon des modalités à convenir ». Pourtant, cet appel qui intervient dans une situation exceptionnelle nécessitant des mesures exceptionnelles, est clairement argumenté par le souci « de permettre à nos pays de disposer d’espaces budgétaires qui seront entièrement consacrés à la riposte sanitaire, à la résilience économique et sociale, et à la sauvegarde de l’emploi ».
Yankhoba Seydi n’a pas non plus su résister aux sirènes du populisme à la mode, en dénonçant « le poids des entreprises étrangères en général et des entreprises françaises en particulier dans l’économie sénégalaise ». Un discours insolite à la lisière de l’hérésie quand il provient du chargé des Relations internationales d’un grand parti libéral revendiquant avec fierté son ancrage idéologique. Peut-être aurait-il souhaité qu’à son arrivée aux affaires, le Président Macky Sall signât des actes d’expulsion de toutes ces entreprises qui étaient déjà là avant son élection. Chasser du pays les entreprises étrangères et construire l’économie avec les seules entreprises nationales apparaît comme la nouvelle doctrine de Mr Seydi qui mue ainsi du libéralisme au populisme d’extrême droite, nationaliste et xénophobe.
Au moment où chaque État veut attirer investisseurs et capitaux, où les grandes puissances parlent de plus en plus de relocaliser leurs entreprises dispersées dans le monde, la bataille de l’attractivité et de la compétitivité pour capter les investissements nationaux comme étrangers demeure un enjeu de taille dans la politique du Président Macky Sall, Économiste–financierResponsable APR à Kaolack

Corruption Foncière Et Pillage Des Terres De Mbane(Par Yassine FALL)

Le débat national sur les conflits fonciers nécessite que l’on réexamine les dossiers fonciers en attente d’un traitement urgent et de prises de décisions étatiques publiques tout aussi urgentes concernant les terres du département de Dagana dans le Waalo. Nous commençons cette analyse avec la commune de Mbane.

Pour une famille libanaise  : 1 700 hectares !

Ce scandale foncier concerne 1 700 hectares de terres que l’opérateur économique Rabih Fakih essaie de convertir frauduleusement en bail emphytéotique.
Cet épisode a commencé avec l’octroi de 1 200 hectares du village de Pomo et de ses alentours à son père Abdou Fakih et de 1 700 hectares de terres du village de Louguéré Bayré et de ses alentours à Rabih Fakih lui-même. Leur ambition déclarée était de construire un centre touristique au bord du lac de Guiers, l’un des principaux gisements aquacoles et hydriques du Sénégal.
Ce projet n’a jamais été réalisé. L’octroi de ces 2 900 hectares n’a pas davantage fait l’objet d’un acte d’officialisation auprès du Centre d’expansion rurale d’alors. Ces terres étant englouties dans le périmètre foncier actuellement occupé par Senegindia, Rabih Fakih a joui de subterfuges douteux pour se faire octroyer 1 700 hectares supplémentaires sous la législature de l’actuel maire de Mbane. Ces 1 700 hectares couvrent des terres que cultivaient les populations du village de Saneinte en période hivernale et des parcelles qui auraient été antécédemment allouées au projet Novasen et à Serigne Mansour Sy Djamil. Ces 1 700 hectares couvrent des domaines exceptionnellement fertiles appartenant aux villages de Mbane, Saneinte, Pomo, Kouwel, Marr, et au village de l’érudit islamique Thierno Aliou Aissata. Cet octroi n’a jamais été officialisé devant les chefs des villages impactés, en présence du Centre d’expansion rurale polyvalent, comme l’exige la loi.
Aujourd’hui M. Fakih tente de détourner son objectif de centre touristique initialement annoncé dans la délibération pour proposer d’entreprendre des activités agricoles. Comment peut-on accepter de voir M. Fakih accaparer une telle superficie et aliéner des zones de terroirs alors que les villageois, en l’occurrence les jeunes, sont obligés de louer la terre pour cultiver ? L’Etat du Sénégal doit prendre ses responsabilités, au risque d’être taxé encore une fois, de complicité de pillage foncier au bénéfice d’opérateurs privés étrangers. Les populations et les chefs de village de Pomo et Saneinte, étant parmi les plus impactés, demandent au ministère de l’Économie et des finances de rejeter la demande de Rabih Fakih de transfert de ces 1 700 hectares en un bail emphytéotique.

300 hectares de Mbane àla CSS

Une superficie de 300 hectares, située entre les villages de Ndoumbouléne, Ourourbé et Bellel Diaby, avait été affectée à la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) par la Délégation Spéciale de Mbane (DSM), contre l’avis des populations et dans un contexte de bras de fer entre la DSM et l’administration locale et régionale.

Il n’est pas indifférent de rappeler la chronologie des faits pour mieux asseoir la nature du conflit qui oppose les parties en lice  :

-Suite aux courriers successifs de la CSS au président de la DSM d’alors avec copie aux autorités administratives de la région de Saint-Louis, la DSM organise le 11 juillet 2013 une première mission de prospection du site situé entre les zones des villages de Ndoumbouléne, Ourourbé et Bellel Diaby. A cette occasion, la CSS demande l’affectation de 300 ha de terres. Seul le chef du village de Ourourbé reçoit la délégation à la fin de cette mission ;
-Le 17 août 2013, le sous-préfet de Mbane écrit au président de la DSM pour lui intimer l’ordre de convoquer une réunion pour statuer sur la demande d’octroi des 300 ha ;
-Le 19 août 2013 une deuxième mission de la DSM comprend l’adjoint au sous-préfet de l’arrondissement de Mbane, le président de la DSM, le premier vice-président de la DSM, le deuxième vice-président de la DSM, les trois chefs de villages et le directeur des ressources humaines de la CSS. Trois représentants des populations se plaignent fermement de la confiscation de leurs terres et expriment leur désaccord quant au projet de la CSS tout en regrettant le fait qu’il leur reste très peu de terres pour le pâturage et l’agriculture. Ils affirment sans équivoque qu’ils ne veulent pas céder leurs terres ;
-Le 6 septembre 2013, le Président de la DSM rappelle au sous-préfet que la CSS n’a présenté aucun rapport d’études environnementales et techniques requises pas plus qu’il n’a soumis ce rapport à l’examen attentif de la DSM. Il souligne par ailleurs que les multiples conflits fonciers persistent et installent une tension réelle dans la commune ;
-Le 2 janvier 2014, suite à de multiples pressions provenant de l’administration locale, la DSM délibère favorablement pour l’affectation de 300 ha en faveur de la CSS ;
-Le 3 mars 2014, le sous-préfet de Mbane transmet au président de la Délégation Spéciale de Mbane (DSM), l’arrêté no. 005/AMB en date du 3 mars 2014 portant approbation de la délibération No 1 en date du 2 janvier 2014 portant affectation de terres d’une superficie de 300 ha à la CSS
La cascade de faits ainsi mis en évidence montre la célérité et la diligence avec lesquelles l’autorité administrative a exercé une pression réelle sur la Délégation spéciale en lui faisant organiser une réunion aboutissant à l’octroi de 300 ha à la CSS
Il apparaît ainsi que l’autorité administrative a délibérément ignoré le refus d’octroi des 300 ha du patrimoine foncier de la commune de Mbane à la CSS tel qu’exprimé par les populations pour sauvegarder leurs besoins en terres arables, d’habitation et en équilibres environnementaux. Il paraît tout aussi évident qu’une délégation spéciale de mairie n’a aucunement le pouvoir de donner à une société, même si elle était française, une superficie aussi importante au détriment des populations locales. De ce point de vue, la responsabilité de la DSM et celle de l’Etat du Sénégal, à travers son administration locale et régionale, est pleinement engagée
Il est temps que cesse la corruption foncière à grande échelle qui s’opère au détriment des populations rurales appauvries. Cette dernière affaire non encore vidée par l’administration de Macky Sall, exige une action urgente devant le chômage exponentiel de jeunes laissés à eux-mêmes, les pressions outrancières et besoins démesurés d’accès à de nouvelles terres exprimés par la CSS et le climat d’accaparement et d’aliénation de terres qui règne dans tout le Waalo et au-delà.
Le Sénégal, spécialement les populations du Waalo, ont tout donné à la CSS au point de positionner Jean Claude Mimran parmi les plus grosses fortunes de France. On l’a laissé convertir de dignes paysans en ouvriers agricoles appauvris, moribonds et dépendant d’un maigre pécule mensuel qui finit souvent dès le 15 du mois pour éponger les dettes alimentaires engagées auprès des coopératives locales. L’Etat du Sénégal lui a permis de polluer la terre, l’air et le fleuve avec la propagation de ses déchets bien au-delà des communes de Richard Toll, Mbane et du Lac de Guiers. On lui a donné la quasi-totalité de l’importation du sucre qu’elle nous avait promis de produire sur place. Elle continue d’accaparer les terres et d’aliéner les populations du Waalo sans coup férir et nul ne peut dire objectivement où se situent ses limites géographiques. La CSS opère dans la plus grande opacité, fermant l’accès à un village par-ci (Buntu Baat, commune de Ronkh), interdisant par-là le passage des populations sur un pont. Les populations éleveurs et cultivateurs de Mbane en ont fait récemment les frais. La CSS leur a non seulement interdit l’accès du pont de la Taouey, les obligeant à faire un détour de 2 kilomètres avec leur bétail et produits agricoles pour une distance de 200mètres, mais elles ont aussi subi toutes sortes de pressions et menaces pour leur empêcher de manifester leur désarroi.  La CSS jouit d’une protection sans limite et peut aujourd’hui brandir dans l’arrogance la plus totale des menaces de fermer et de licencier le personnel pendant que l’Etat se soumet à des injonctions aussi insolentes. Assez, c’est assez ! Ces 300 hectares sont l’humiliation de trop !

8000 hectares de Mbane à Cheikh Hamidou Kane

Le Tribunal de Grande Instance de Saint-Louis avait planifié, pour le mardi 30 juillet 2019, la vente aux enchères d’un terrain de 8 000 hectares situé sur les abords du Lac de Guiers. Ces terres couvrent les villages de Mapodji, Ndiack Fall, Ndoumbalene, Sam-sam, Sanda, Temeye-lewa, Temeye-toucouleur, d’agriculteurs et éleveurs, peulhs, maures et wolofs.
Ces 8 000 hectares de terres avaient été attribués par bail emphytéotique à la société OSBI appartenant à Cheikh Hamidou Kane. Cet écrivain célèbre, a ensuite hypothéqué ce gisement foncier auprès de la Banque des institutions mutualistes de l’Afrique de l’ouest (BIMAO), comme garantie pour l’obtention d’un prêt de mise en œuvre d’un projet agricole. Cheikh Hamidou Kane n’a pas réalisé le plus petit investissement ou entrepris la plus petite activité agricole dans ce site. Il n’a pas non plus remboursé la somme empruntée à la BIMAO. La banque a, par conséquent, vendu le crédit à la Société financière d’intermédiation et de commerce (SOFICO) à 2 milliards de francs Cfa. L’expertise immobilière effectuée sur le terrain estime cependant la valeur vénale à 48 milliards de FCFA. Les démarches de la SOFICO ont abouti à la décision du tribunal d’organiser la vente aux enchères de ces 8000 hectares. Les spéculations se sont intensifiées au point où une grande société du département de Dagana aurait mis sur pied un certain stratagème juridico-financier, à travers ses avocats, pour se faire octroyer le terrain en question si la vente aux criées arrivait à se tenir.
Le constat est accablant  : par de simples transactions de livres bancaires, l’État, s’est rendu complice, par sa passivité, de la vente illégale de ressources foncières en zone de terroir. Le risque est gros pour ces populations de se retrouver du jour au lendemain expulsées de leurs villages, de leurs champs et de leurs parcours de bétail par une société privée. L’inaction des autorités gouvernementales est inacceptable surtout lorsqu’elles se réfugient derrière l’argument que la faute incombe aux régimes précédents malgré dans de continuité l’Etat. Leur responsabilité est une fois encore interpellée pour l’annulation de ce bail de la honte.

Plus de 1500 hectares à Senegindia

SenegIndia, entièrement sous possession indienne, est l’autre rapace de l’aliénation de terres récemment débarquée dans la commune. Cette compagnie était toute petite juste en 2008 avec la construction d’un building de 5 étages, à Rufisque. Elle a été installée à Mbane et se retrouve aujourd’hui avec au moins 1 500 hectares de terres pour la production de pommes de terre en direction du marché local et international. Quelle valeur ajoutée une entreprise qui n’est même pas capable de donner des contrats décents à ses travailleurs pourrait-elle apporter au peuple sénégalais ? En quoi l’économie sénégalaise bénéficie-t-elle de possibles retombés de SenegIndia ? Il est vrai que ses bénéfices sont inclus dans notre taux de croissance mais en quoi cela se reflète-t-il dans l’amélioration de la qualité de vie des populations du Sénégal et de Mbane en particulier ? Les coûts économiques et humains sont trop élevés par rapport au bénéfice que procurerait cette compagnie. Les populations de cette zone de terroir se préoccupent du fait que si on n’y prend garde, SenegIndia pourrait finir par faire main basse sur le restant de terres entre Saneinte et Diaglé. Il est dit qu’elle ne cesse de demander avec insistance, l’octroi additionnelle de terres à l’autorité municipale, qui aurait déjà été complice d’aliénation foncière et qui dit-on, résisterait difficilement à de telles injonctions de corrupteurs financiers.
Ces terres du Waalo ont été le théâtre de violents affrontements au fil des siècles. Durant l’époque coloniale se sont déroulés les essais de colonisation agricole de l’occupant français ainsi que les guerres de résistance sanglantes des populations autochtones du Waalo contre Louis Léon César Faidherbe, gouverneur français du XIXe siècle, célèbre pour ses crimes de guerre à grande échelle et la doctrine raciste de la prétendue mission civilisatrice de la France.
Ces blessures profondes à peine cicatrisées, de nouvelles convoitises opposent les populations de Mbane aux efforts coalisés d’élites sénégalaises et d’hommes d’affaires d’origine française, libanaise ou indienne. L’Etat est encore une fois interpellé au premier chef. Les partis politiques d’opposition, surtout ceux qu’on peine à retrouver sur le terrain concret des luttes populaires pour la défense du patrimoine foncier, devraient tendre la main aux jeunes leaders des organisations de la société civile qui se battent auprès des populations rurales marginalisées et appauvries pour mettre fin à de telles souffrances et de tel ravalement de la dignité des Sénégalais.
Le gouvernement du président Macky Sall devrait tirer les leçons des échecs de sa tentative de privatisation des terres arables communales et d’implantation d’un régime de promotion des industries agro-alimentaires étrangères sous le prétexte que le Sénégal regorge de terres inutilisées. Or, l’avenir ne se construit pas en portant atteinte au droit des générations futures à la terre, au travail dans la dignité et à la souveraineté alimentaire. Au lieu de pousser la provocation jusqu’à vouloir donner 25 000 hectares de terres du Waalo à un aventurier financier, ce gouvernement devrait mettre sur pied avec une équipe d’experts indépendants dont la tâche serait de mettre en œuvre d’urgence les recommandations présentées dans le document de politique foncière proposées par la Commission nationale de la réforme foncière.
Il se fait tard, monsieur le président de la République ! Pensez aux jeunes, à nos enfants et petits-enfants, aux jeunes filles et garçons de nos terroirs d’aujourd’hui et de demain, à l’avenir déjà compromis si vous n’arrêtez pas immédiatement le pillage de leur patrimoine foncier et culturel. N’en faites pas, par cécité et par pur égocentrisme, les futurs parias de la Terre.Yassine FALL


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