Edition du Soir du Dimanche 06 Septembre 2020

Partagez ce contenu!

La Chine,1er partenaire commercial de l’UEMOA, avec près de 4 000 milliards FCFA d’échanges en 2019

https://www.sikafinance.com Au fil des années, la Chine s’est progressivement imposée comme par le partenaire commercial privilégié de la zone UEMOA, une place jadis occupée par la France.
A fin 2019, les échanges entre les pays de l’Union et l’Empire du milieu se sont établis à 3 888,35 milliards FCFA (7 milliards de dollars) sur un niveau des échanges extérieurs de biens de la zone évalué à 36 682,5 milliards FCFA (66,27 milliards de dollars), soit 10,6% du volume global, selon les données de la BCEAO.
Il y a dix ans auparavant, en 2009, la Chine ne représentait que 7,1% du commerce extérieur de la région.
Cette évolution a concerné aussi bien les exportations vers la Chine qui se sont accrues de de 24,5% en rythme annuel moyen sur la décennie en passant de 141,6 milliards FCFA en 2009 à 497,3 FCFA milliards en 2019, que les importations en provenance de ce pays.
Cette forte augmentation des exportations des pays de la zone vers la Chine s’explique notamment par la hausse soutenue de la demande en matières premières de ce pays, consécutive à la forte expansion de son économie.
La Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Bénin en sont les principaux fournisseurs dans l’UEMOA avec des parts respectives de 40,9%, 37% et 6,2% en 2019, en ayant exporté principalement de l’arachide (29,1%), du caoutchouc (18,2%) et du coton (14,2%) en 2019.
Concernant les importations en provenance du géant asiatique qui sont essentiellement constituées de biens d’équipements et intermédiaires, on note qu’elles sont passées de 908,1 milliards FCFA en 2009 à 2 714 milliards FCFA en 2019, soit un taux d’accroissement annuel moyen de 13,5% sur la décennie.
La Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Mali, le Niger et le Burkina sont les principales destinations des produits chinois dans l’Union avec des parts respectives de 33,4%, 16,7%, 15,2%, 10,8% et 9,9% en 2019.
Le déficit commercial de la zone vis-à-vis de la Chine s’est logiquement détérioré en ressortant à 2 216,7 milliards FCFA en 2019, contre 766,5 milliards FCFA en 2009.Dr Ange Ponou

CEDEAO et démocratie : le 57e sommet en présentiel après 5 mois de distanciation

https://www.financialafrik.com Niamey, la capitale nigérienne, accueille, lundi 7 septembre, les Chefs d’Etat des pays membres pour le 57e sommet ordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), à l’invitation du président en exercice de l’organisation, Mahamadou Issoufou, Président de la République du Niger.
Chef d’Etat à l’aura mondiale et régionale renforcée par sa volonté de respecter les termes de la constitution, en quittant le pouvoir après deux mandats, le nigérien passera le flambeau en principe au président ghanéen Nana Akufo-Addo, autre démocrate qui devra placer son mandat sous le signe de l’intégration. 
Le sommet, en présentiel après 5 mois de distanciation et de confinement dus à la Covid 19, abordera nombre de thématiques sur des sujets de consensus général et d’autres comme la problématique de modification constitutionnelle qui risque de ressurgir les tensions entre d’une part, le président bissau guinéen Umaro Sissoco Embalô et d’autre part, ses homologues de la Guinée et de la Côte d’Ivoire.
Sur le sujet du consensus, la question du Mali sera donc dans l’ordre du jour. Après la libération du président Ibrahim Boubacar Kéita, destitué le 18 août à l’issue d’un putsch, les Chefs d’Etat de l’espace Cedeao font face à une autre paire de manche : la possibilité d’une transition civile dans l’immédiat. Assurant en ce mois de septembre la présidence du Conseil de sécurité des Nations Unies, en qualité de membre élu non permanent, le Niger, dont le Président a été désigné champion de la Zlecaf, entend jouer un rôle important au niveau des défis, sanitaires, sécuritaires, stratégiques et économiques dans la Cedeao.
Dans ce cadre, le pays de Mahamadou Issoufou s’ouvre au défi de promotion de la gouvernance démocratique et de l’intégration économique du continent. Sans oublier son implication dans la Force multinationale mixte de la Commission du bassin du lac Tchad, la Force conjointe du G5 Sahel et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali, dont le mandat a été prolongé jusqu’au 30 juin 2021. Autant d’actions qui montrent, selon certains observateurs, que le Président Mahamadou Issoufou, “champion de la démocratie”, veut faire de son pays une vitrine de l’espace de Cedeao en matière de paix et sécurité, l’intégration économique et la démocratie. Rédaction Financial Afrik

Mali : la France ne reconnaît pas l’autorité de la junte

https://www.financialafrik.com La France compte poursuivre ses opérations militaires au Mali où deux soldats français sont morts samedi, a déclaré dimanche le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. “Il n’est pas question de lever la garde”, a dit Jean-Yves Le Drian sur France Inter. “Nous progressons, nous sommes là pour défendre notre sécurité”, a-t-il ajouté, revenant sur les progrès réalisés sur le terrain.
“Des territoires sont revenus à la vie civile, des villageois sont retournés chez eux, la présence de l’État revient, a poursuivi le ministre. C’est un long combat difficile, d’autant plus que nous sommes dans une région grande comme l’Europe. Nous avons affaire à des groupes jihadistes extrêmement volatiles, extrêmement agiles, mais nous progressons et nous sommes là pour défendre notre sécurité”
Deux soldats français de la force Barkhane ont été tués en opération au Mali samedi matin après la destruction de leur véhicule blindé par un engin explosif “improvisé”. Les deux militaires appartenaient au 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes.
Deux semaines après le coup d’État militaire contre l’ex-président Ibrahim Boubacar Keïta, Jean-Yves Le Drian dit ne pas reconnaître l’autorité de la “junte” au pouvoir. Il déclare qu’il est “nécessaire et souhaitable” que les militaires “assurent la transition civile et la transition tout court pour permettre de nouvelles élections” au Mali.  Albert Savana

Mali : militaires et civils s’accordent sur les termes de référence du dialogue national

https://www.financialafrik.com La première du dialogue national du Mali a eu lieu samedi et dimanche. L’événement  organisé dans plusieurs régions a rassemblé les  partis politiques, les syndicats, la société civile et les groupes armés signataires de l’accord de paix de 2015, à la notable exception des ex-rebelles de la CMA qui n’ont pas souhaité participer aux travaux. A l’inverse, l’on a relevé la présence massive des adeptes de l’imam Mahmoud Dicko, l’autorité morale du M5-RFP, cerveau de la constatation, soucieux de  la préservation des acquis démocratiques.

Selon les organisateurs, plus de 500 participants ont examiné samedi les «termes de référence», c’est-à-dire les objectifs de ces concertations nationales, tels que proposés par les militaires. Les participants ont pu proposer des amendements à ces objectifs et c’est désormais un comité d’experts qui doit en faire la synthèse.

Pour sa part Moussa Camara, conseiller de la junte chargé de faire la synthèse des modifications et enrichissements, affirme “que les participants sont venus de partout à travers les différents domaines et secteurs d’activités à savoir :   enseignants, chercheurs, responsables de la société civile ou fonctionnaires de l’administration malienne et des militaires”.
Notons que les membres de ce comité d’experts et  les participants ont été choisis par le Comité national pour le salut du peuple (CNSP). Ces derniers ont la lourde tâche d’y examiner les “termes de référence”, dans le détail, l’ensemble de ces contributions et de les prendre ou non en compte en vue des prochaines discussions, prévues cède jeudi à samedi prochains avec l’entrée dans le vif du débat , à savoir la durée de la transition et la qualité du président de la transition.

Les militaires du CNSP avaient préparé un premier document énumérant les causes multiples de la crise malienne : mauvaise gouvernance, corruption ou encore détérioration de la situation sécuritaire, pour ne citer que les premières.

Samedi, les participants ont pu ajouter certaines préoccupations, telles que l’emploi, la question migratoire ou encore l’impunité. Les partisans du M5-RFP, la coalition qui a mené la contestation populaire avant le coup d’État militaire, ont aussi, à nouveau, demandé à être associés à l’organisation de la concertation, au même niveau que la junte au pouvoir.
La semaine prochaine, les débats aborderont enfin les questions cruciales du moment, à savoir les organes de la transition politique à venir, sa durée ou encore la répartition des postes entre civils et militaires.  Daouda Bakary KONÉ

Dalein Diallo candidat à la “surprise générale”

https://www.financialafrik.com Contre toute attente, Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, annonce sa candidature pour l’élections présidentielle du 18 octobre 2020. Selon l’Union des forces démocratiques de Guinée )UDFG), son parti, cette décision a été prise à la suite d’une consultation interne. Cellou Dalein Diallo va finalement défier une troisième fois Alpha Condé dans les urnes après ses échecs de 2010 et 2015.
Après les hésitations de ces dernières semaines, Il faut dire que Cellou Dalein Diallo  était attendu au tournant sur sa décision de participer à la présidentielle, quitte à légitimer le double scrutin législatif et référendaire ou de s’abstenir comme Sidya Touré de l’UFR et Lansana Kouyaté du PEDN, pour poursuivre le combat au sein du Front National de Défense de la Constitution (FNDC) afin d’empêcher Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010,  de briguer un troisième mandat à la tête de la Guinée.
En attente d’être officiellement investi par son parti, l’UDFG, ce dimanche 6 septembre, Cellou Dalein Diallo voit les choses différemment ” je suis candidat à l’élection présidentielle pour faire perdre Alpha Condé dans les urnes (…), Il a déjà perdu la confiance du peuple, je veux être là pour être le porteur de l’espérance du peuple de Guinée » assure-t-il, ” c’est pour honorer la mémoire et la dignité des jeunes tués, il faut continuer à nous battre. Se retirer pour se taire, c’est être complice des malfaiteurs. (…)” renchérit, Fodé Oussou Fofana, le vice-président de l’UDFG
Cette décision somme toute invraisemblable, qui aura évidemment de lourdes conséquences politiques pour lui et son parti,  sera difficile à défendre devant l’opinion publique et auprès de la coalition du FNDC. Puisque cela revient en quelque sorte à assumer que le principal parti d’opposition fait fi de toutes les violations constitutionnelles qui ont permis au président Alpha Condé de ” s’offrir une nouvelle constitution” et de faire élire un nouveau parlement, légitimant par la même occasion la candidature du président sortant.
Le tout en étant conscient que la présidentielle d’octobre qui se dessine n’offre aucune garantie de transparence et se déroulera sous la bannière de la nouvelle constitution contre laquelle des dizaines de ses militants pour la plupart ont été tués.
Pour l’heure, les responsables de l’UDFG ne donnent pas d’arguments irréfutables qui expliquent ce revirement à 360 degrés de leur position sur le fichier électoral et de toutes les conditions de transparence posées pour aller à l’élection présidentielle notamment le retrait pur et simple d’Alpha Condé du processus.
De la réalpolitik outrancière ou une envie démesurée d’accéder au pouvoir quelques soient les conditions? Cette candidature qui prend tout le monde à contre-pied n’a pas encore fini de révéler tous ses secrets.  Mamadou Aliou Diallo

Commerce extérieur : Les exportations en hausse de 8,3 % en juillet

http://lesoleil.sn Les exportations sénégalaises ont cru de 8,3 % en juillet 2020, passant de 156,4 milliards de FCfa, en juin, à 169,4 milliards le mois suivant, indique le dernier Bulletin mensuel du commerce extérieur de l’Ansd.
L’augmentation des expéditions des produits vers l’extérieur dont l’or non monétaire (53,2 milliards de FCfa), les poissons frais de mer (18,1 milliards de FCfa), les produits pétroliers (10,0 milliards de FCfa), le titane (7,1 milliards de FCfa) et le ciment hydraulique (6,4 milliards de FCfa), a été essentielle dans la hausse des exportations du Sénégal au mois de juillet dernier, indique le Bulletin du commerce extérieur de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). En effet, les exportations sénégalaises sont évaluées à 169,4 milliards de FCfa contre 156,4 milliards de FCfa au mois précédent, soit une hausse de 8,3 %.
Toutefois, le repli des exportations d’acide phosphorique (-60,7 %) et de poissons frais de mer (-21,0 %) a amoindri cette progression. Les principaux clients du Sénégal sont la Suisse (15,1 %), l’Australie (15,0 %), le Mali (9,5 %), l’Inde (7,0 %) et la Côte d’Ivoire (5,0 %).

Les importations en baisse de 0,7 % en juillet 2020

S’agissant des importations de juillet 2020, elles sont ressorties à 328,6 milliards de FCfa contre 330,9 milliards de FCfa au mois précédent, soit un repli de 0,7 %. Cette baisse est imputable au repli des achats à l’extérieur de riz (-61,0 %), d’huile brute de pétrole (-27,8 %), de produits pétroliers finis (-24,9 %) et d’autres machines et appareils (-11,2 %). Cependant, la contraction des importations a été modérée par la hausse des importations de sucre brut et raffiné (11,5 milliards de FCfa contre 1,8 milliard de FCfa au mois précédent) et de produits pharmaceutiques (+47,4 %). Les principaux produits importés, au cours de la période sous revue, sont les autres machines et appareils (33,4 milliards de FCfa), les produits pétroliers finis (25,7 milliards de FCfa), l’huile brute de pétrole (21,5 milliards de FCfa), les métaux communs (17,3 milliards de FCfa) et les produits pharmaceutiques (12,5 milliards de FCfa). Les principaux fournisseurs du Sénégal ont été la France (17,1 %), la Chine (10,0 %), le Nigeria (6,9 %), le Brésil (5,0 %) et la Russie (3,7 %).Mamadou SY

ABOUBAKRY SADIKH BÈYE : «ON A UNE BALANCE EXCÉDENTAIRE DE 190 MILLIARDS»

http://www.emedia.sn Le Mali est le premier client commercial du Port de Dakar. La déclaration est faite par le Directeur général du Port autonome de Dakar, Aboubacar Sadikh Bèye, invité du Jury du dimanche. Il révèle que 450 camions maliens arrivent par jour et 1800 camions rentrent au port tous les jours. Selon lui, ce que le Sénégal fait avec le Mali c’est exactement ce qu’il doit faire avec, au moins, une quinzaine de pays. « Ce que le Sénégal vend au Mali, il ne le vend à aucun autre pays. On a une balance commerciale excédentaire de 190 milliards de francs CFA sur le Mali. Le Mali c’est 20 millions d’habitants. Quand cette économie croit, le Sénégal croit même plus. Le Mali est pour nous un pays extrêmement stratégique. D’abord, c’est l’aspect économique. Mais aussi le Mali ppermet de pénétrer les autres marchés de la CEDEAO », a expliqué le directeur du Port.
Auparavant, il a soutenu que l’un des éléments extrêmement importants de la compétitivité d’un port c’est la question de sécurité. Les agences de notations veillent à la gouvernance de l’entreprise aussi bien la gouvernance financière, les questions d’environnement, les questions de sécurité. « Et, en la matière, si on nous notait, on s’en sortirait bien. On est trois fois au-dessus de la note minimale qu’il faut pour pouvoir prétendre à lever des fonds. L’une des remarques de l’agence de notation est de dire que le port est en retard d’infrastructures par rapport à ses concurrents et pour prétendre à être un hub logistique il faudrait aller faire un exercice de rattrapage sur les infrastructures », soutient M. Bèye.
De même, il a indiqué qu’ils ont quatre concessions au niveau du port de Dakar et, pour la première fois, le président de la République, Macky Sall a décidé que la base logistique pétrolière, qui est un projet structurant et critique, soit octroyée au privé national. Mieux, les entreprises privées nationales ont accepté les termes que le port a mis en place. « Cela a pris beaucoup de temps, beaucoup d’échange mais au finish, on est aujourd’hui autour d’un consortium qui va bénéficier de cette concession et qui va travailler avec les sociétés pétrolières », a dit le directeur du port autonome de Dakar. Aliou DIOUF & A. SYLLA (photo)

Aboubacar Sadikh Bèye révèle que 89 000 tonnes de nitrate ont transité au Port de Dakar en 2019

https://www.pressafrik.com La double explosion qui a frappé Beyrouth à cause du nitrate d’ammonium a suscité une grosse peur au Sénégal. Surtout quand l’information sur le stockage d’une importante quantité de nitrate d’ammonium au Port de Dakar a fuité dans les médias.
En effet, plus de 3000 tonnes de nitrate d’ammonium était gardée au Port de Dakar. Une quantité beaucoup plus importante que les 2 700 tonnes qui ont causé une double explosion à Beyrouth.
Interpellé ce dimanche, sur la question lors de son passage à l’émission Jury Du Dimanche, le Directeur général du Port Autonome de Dakar, Aboubacar Sadikh Bèye, a révélé que durant l’année passée, 89 000 tonnes de ce produit classé dangereux ont transité au Port de Dakar. « En 2019, on a traité 89 mille tonnes de nitrate qui sont passées par le port. Et sur les 89 mille tonnes, 74 mille tonnes étaient destinées au Mali. Si on regarde les 5 dernières années, c’est en moyenne 85% du nitrate d’ammonium qui passe par le port et qui est destiné pour l’agriculture au Mali mais surtout pour les mines », a informé monsieur Bèye.
Qui reconnaît tout de même que l’explosion tragique de Beyrouth  leur a permis de revoir tout leur système de gestion des produits dangereux.
Le DG du Port a cependant rassuré les Sénégalais. « Il n’y a plus un seul sac de nitrate stocké au port de Dakar. Donc, c’était un produit en transit. Une bonne partie est arrivée au Mali et c’est sûr que la marchandise est sous bonne escorte. La marchandise n’est plus dans le périmètre du port », souligne-t-il.AYOBA FAYE

PORT DE NDAYANE, PRIMES DE RENDEMENT : LES VÉRITÉS DE SADIKH BÈYE

http://www.emedia.sn Le port de Ndayane coince. Longtemps annoncé, il tarde à être réalisé. Mais, pour le directeur du port Autonome de Dakar, ce bijou tant attendu et qui contribuerait au rayonnement de l’économie sénégalaise se réalisera dans un horizon de 3 à 4 ans. Il a donné les assurances, ce dimanche, devant le prétoire du Jury du dimanche. En plus, il a indiqué que les trois phases du projet sont évaluées à 3 milliards de francs CFA. « On ne peut pas dire que ça coince. Le port de Ndayane, c’est des négociations âpres. Nous avons reçu instructions du président de la République qui nous a dit de négocier un contrat équilibré et qui résiste au test du temps. C’est pourquoi nous sommes très regardant sur tous les détails », explique-t-il pour justifier ce qui retarde le démarrage des travaux. En effet, les travailleurs du Port qui réclamaient les paiements des primes de rendements vont bientôt rentrer dans leurs fonds. Ces primes, représentant 7% de la masse salariale, seront payés à la fin du mois de septembre. Mais, précise le Dg du PAD « nous ne pouvons payer qu’après autorisation du président de la République . C’est cela la procédure ». Le Port avait également promis de régulariser, sur les 3 ans, les 650 agents qui avaient un contrat à durée déterminée. Cette promesse, rassure le Directeur du port va se faire. « Il y a des règles de gestion. Il y a un timing », a indiqué M. Bèye, ajoutant que 150 prestataires de services auront des CDD.
Pour ce qui est de la cartographie de l’ANSD, il estime qu’elle a été bénéfique pour le port puisque qu’ils ont pu récupérer 17 ha qui n’était pas connus du port.
Devant le Jury du dimanche, Aboubacar Sadikh Bèye a déclaré qu’au Port de Dakar, c’est 73 % de containers qui repartent vides. Ainsi, pense-t-il, ce sont ces goulots d’étranglements qu’il faut lever. Car, à son avis, il faut décrocher sinon les tendances lourdes vont continuer à inhiber notre performance. Aliou DIOUF

INTERDICTION DE CIRCULER DES GROS PORTEURS : L’ARRETÉ PORTE PRÉJUDICE AU PORT

http://www.emedia.sn Le Gouverneur de la région de Dakar a pris un arrêté portant réglementation des horaires de circulation des véhicules routiers de transport de marchandises de poids total autorisé en charge supérieur de 3,5 tonnes sur certains axes routiers.
La circulation de ces véhicules est interdite de 6h à 10h et de 16 à 20h sur la RN1 y compris le boulevard du centenaire, sur le tronçon Diamniadio Gare ferroviaire de Dakar dans le sens de Diamniadio vers Dakar, la voie de dégagement nord dans le sens Camberène – Centre-ville, la route des Niayes dans le sens Guédiawaye vers Dakar, l’autoroute Seydina Lamamoulaye dans le sens Patte d’oie vers centre-ville, la route de l’aéroport Sédar Senghor dans les deux sens, la route de Ouakam et l’avenue Cheikh Anta Diop dans les deux sens. Cette mesure impacte négativement les activités du port. C’est du moins ce qu’a fait savoir Aboubacar Sadikh Bèye, invité du Jury du dimanche. « Je dois dire aussi que les estimations économétriques montrent que cette congestion coûte entre 8 et 6% du PIB, c’est à peu près 13 mille milliards. La préoccupation du gouverneur de Dakar nous la comprenons. Il essaye de trouver des solutions. Mais, cela nous impacte parce que quand le bateau débarque il y a 200 à 500 camions qui doivent être là pour pouvoir décharger. On va se rapprocher du gouverneur pour proposer des solutions », dit-il. Aliou DIOUF

Dakar sous le déluge : une furie qui menace tout le Sahel

https://www.financialafrik.com Après 72 heures de précipitations interrompues par période, Dakar, la capitale sénégalaise, était sous les eaux samedi soir, avec des routes coupées, des voitures piégées par les eaux et des habitants en état de choc. En réaction, le chef de l’Etat, Macky Sall, a annoncé le déploiement du Plan Orsec (Organisation de Secours), alors que les critiques sont vives, notamment sur les réseaux sociaux.
“J’exprime ma solidarité à tous ceux qui ont eu des sinistres durant les abondantes pluies du week end. J’ai demandé au ministre de l’intérieur de déclencher le Plan Orsec (Organisation des Secours). Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, a annoncé la mise en place de plan ORSEC qui va “régler définitivement les inondations au Sénégal”, a déclaré Macky Sall sur tweeter .
L’autoroute à péage qui relie Dakar à l’aéroport Blaise Diagne a résisté au torrent quoique avec des sections transformées en patinoires sous visibilité réduite et d’interminables queues devant les box de paiement de la société Eiffage, concessionnaire de l’ouvrage pour 30 ans. Par contre, la Route nationale RN1 qui relie Dakar à Thiès, ville située à 70 km au Nord, était quasiment coupée hier vers la fin de l’après midi. En tout, il a plu 86 mm à Dakar sur la jeune journée de samedi, ce qui est exceptionnel pour une zone qui ne reçoit pas plus de 429 mm par an.
La forte progression démographique que connaît la capitale sénégalaise, ajoutée aux failles dans l’aménagement du territoire, explique en partie cette situation récurrente. Mais quid de la responsabilité directe des autorités, se demandent beaucoup d’internautes ?
L’Etat qui a consacré un plan décennal de 750 milliards de Franc CFA sur 10 ans, entre 2012 et 2022, pour venir à bout de ce mal récurrent, est pointé du doigt. En conseil des ministres, mercredi dernier, le président Macky Sall, a exigé un rapport détaillé sur les engagements et les réalisations de ce plan qu’il avait mis en place dès sa prise de fonction. A noter qu’en dehors de la banlieue (Pikine, Guediewaye et Keur Massar), les eaux ont aussi causé des dommages dans les quartiers résidentiels comme les Almadies, zone où le mètre carré est l’un des plus élevés au Sénégal, mais qui ne disposent pas de systèmes de canalisation suffisants pour évacuer les eaux.

Du Soudan au Niger, même constat : les infrastructures ont été débordées

A l’instar du Sénégal, touché quasiment du Nord au Sud, la plupart des pays du Sahel mais aussi du contour Nord et centre Est de l’Afrique font face à des inondations depuis le début de l’hivernage en juin. En Ethiopie, de fortes pluies tombées mercredi ont provoqué des inondations dans les Etats régionaux d’Oromia et d’Afar, déplaçant plus de 70.000 personnes, a indiqué un officiel éthiopien.
Le déluge n’épargne pas le Soudan, endeuillé par une centaine de morts et la destruction de 100 000 habitants. D’où un état d’urgence de 3 mois décrété à compter de ce samedi 05 septembre 2020 pour faire face à des précipitations record suivies du débordement du Nil.
Au Tchad, les pluies ont aussi provoqué de nombreux dégâts matériels, ralentissant l’activité dans la capitale Ndjamena, sans infrastructures robustes et sans système d’assainissement. A l’intérieur du pays, plus de 360.000 personnes ont été forcées à se déplacer à cause des inondations et de l’insécurité dans la province tchadienne du Lac (limitrophe du Cameroun et du Nigeria), soit plus de la moitié de la population de cette région, a annoncé vendredi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). La province du Lac a enregistré, cette année, les précipitations les plus abondantes depuis près de 30 ans, indique l’ONU.
Rappelons qu’à Niamey, capitale du Niger, les inondations avaient déjà fait, au 18 août, une quarantaine de morts et plus de 150 000 sinistrés, selon les services de secours nigériens.
En 2019, huit des 12 pays africains les plus touchés par les inondations se trouvaient en Afrique de l’Ouest : Côte d’Ivoire, Ghana, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal et Sierra Léone. La plupart d’entre ces pays ne disposent pas d’infrastructures urbaines et de bassins de rétention qui auraient pu les transformer en eldorado pour l’Agriculture.
Selon une étude de la Banque mondiale réalisée en 2019, les inondations qui ravagent l’Afrique de l’Ouest, avec le phénomène inquiétant d’érosion et la pollution qu’elles entraînent, coûtent chaque année quelques 3,8 milliards de dollars aux pays de la région Albert Savana

INONDATIONS : «LES MILLIARDS INVESTIS N’ARRIVENT PAS À DESTINATION»

http://www.emedia.sn Une fois n’est pas coutume. L’émission Lr Du Temps de ce dimanche, 6 septembre 2020, a consacré une large fenêtre sur l’actualité dominée par les fortes pluies qui ont fini par ‘’noyer’’ le pays.
Ces pluies diluviennes que connaît le Sénégal, depuis presque 72h, causent d’énormes dégâts dans certaines localités. Même les quartiers résidentiels ne sont pas épargnés par les inondations. Qu’est-ce qui est à l’origine de ces désagréments alors que le Gouvernent se targue d’avoir investi près de 750 milliards de F CFA pour résoudre le problème des inondations au niveau des villes ? L’invité de Lr Du Temps, Benoît Tine, n’est pas allé loin pour donner des réponses à ces dysfonctionnements. Sociologue, Enseignant-Chercheur à l’université Assane Seck de Ziguinchor, M. Tine situe le problème à trois niveaux. Selon lui, les sommes annoncées, au niveau central, pour régler le problème des inondations n’arrivent souvent pas à bonne destination. « C’est une infime partie de ces sommes qui est investie. Et malheureusement, nos autorités n’ont pas la culture du bilan. Ce qui fait qu’à chaque année, elles reviennent (les autorités étatiques) nous parler de milliards dans des domaines comme l’assainissement ».
La deuxième difficulté, estime M. Tine, c’est au niveau local avec les constructions anarchiques. « La boulimie foncière fait que les autorités municipales délivrent des autorisations de construction n’importe comment ».
Enfin, le Sociologue indexe la responsabilité des populations qui habitent dans les zones non adaptées. « Elles doivent savoir qu’un jour, elles seront envahi par les eaux qui ne se détournent pas de leur chemin », a fait savoir Benoît Tine. Babacar FALL & Pape D. DIALLO (photo)

BOUBACAR BARRY,EXPERT EN EAU : « LASITUATION ÉTAIT PRÉVISIBLE»

http://www.emedia.sn Dakar et ses régions sont sous les eaux. Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur le pays ont créé de nombreux dégâts. Des maisons ont été englouties par les eaux, des routes sont coupées. Certaines familles ont passé la nuit à la belle étoile.
Interrogé sur ces inondations, Boubacar Barry estime que cette situation n’est pas surprenante. « La situation était prévisible. C’est un phénomène. C’est quelque chose à laquelle on devait s’attendre d’autant plus on avait prévu une bonne saison des pluies cette année. Et, si l’hivernage redevient normal, il y aura des inondations », a déclaré l’expert en eau. Cependant, il indique plusieurs facteurs expliquent la situation dans laquelle se trouve le Sénégal. Selon lui, il y a un problème de discipline et de comportement civique de la population. Ensuite, il y a un problème administratif. Ce, dans la mesure où les autorités ne prennent pas la bonne décision. « On ne prend pas le taureau par les cornes. On essaye toujours de bricoler au lieu de prendre des décisions qui résoudront définitivement le problème », a déclaré Boubacar Barry. Pour lui, on aurait dû anticiper car, gouverner c’est prévoir. « Il faut savoir prévenir et il faut savoir répondre de manière significative à un problème. La gouvernance de l’eau pose problème dans ce pays. Il y a beaucoup qui sont dans ce secteur et qui ignorent ce que c’est l’eau au moment où, dans ce pays, il regorge de jeunes talents qui sont capables de gérer ce secteur », indique-t-il Aliou DIOUF

Pluies diluviennes au Sénégal : Abdoulaye Makhtar Diop,Grand Serigne de Dakar exprime sa solidarité aux populations touchées.

https://www.dakaractu.com Suite aux fortes pluies qui se sont abattues un peu partout dans les différentes localités du pays, le Chef Supérieur de la Collectivité Lébou, par ailleurs député à l’Assemblée nationale, Abdoulaye Matar Diop, exprime sa solidarité aux populations impactées par les pluies diluviennes.
« Les fortes pluies qui se sont abattues sur l’ensemble du territoire national ont provoqué d’énormes dégâts dans les régions de Dakar, Thiès et autres localités, en cette période de pandémie de Covid-19. J’exprime ma solidarité et ma vive préoccupation aux souffrances des populations frappées par les pluies diluviennes qui ont provoqué d’importants dommages matériels dont les conséquences économiques et sociales devraient être lourdes », a-t-il soutenu dans un communiqué.
Par ailleurs, le grand Serigne de Dakar salue l’efficacité du président Macky Sall qui a déclenché le plan ORSEC.
« Je salue la forte décision du Chef de l’Etat, son Excellence Macky Sall qui a déclenché le Plan ORSEC (Opération de Secours) et demande aux agents chargés de l’exécution d’être en phase avec les populations victimes de ces inondations.
Enfin, j’invite tout le monde à la prière et à la solidarité, surtout envers les populations qui se trouvent en grand danger et sollicite du Bon Dieu, la grâce réconfort pour nos populations durement éprouvées ».

Le message de solidarité de Idrissa Seck aux populations.

https://www.dakaractu.com Les pluies d’hier ont provoqué l’inquiétude des populations dans plusieurs zones du pays. Le président du Parti Rewmi a tenu à se solidariser aux impactés mais n’a pas omis d’inviter l’État à prendre les mesures nécessaires pour venir en aide aux sinistrés.
« Les pluies diluviennes d’hier ont plongé plusieurs localités de notre pays sous les eaux et occasionné des dégâts multiformes.
Nous vivons ce sinistre aux cotés de nos compatriotes dont les lieux d’habitation sont  inondés, mais aussi ceux ayant enregistré des pertes matérielles.
Nous leur exprimons notre compassion, notre totale solidarité et invitons les populations ainsi que l’État à prendre toutes les mesures nécessaires pour leur venir en aide »Idrissa Seck,Président du Parti Rewmi

Guy Marius Sagna : «Macky Sall a le devoir d’auditer le plan décennal de lutte contre les inondations, de reconnaître…»

https://actusen.sn Décidément les inondations notées partout au Sénégal, suite aux pluies diluviennes enregistrées ce week-end ne laisse personne indifférent. Le Frapp et le collectif Zéro inondations étaient, ce dimanche, aux Parcelles Assainies et à Rufisque pour constater les misères des populations «pieds dans l’eau sale des pluies et des fosses au moment où les dirigeants font la course pour avoir des maisons pieds dans l’eau de mer».
«Des populations qui ont donné chacun 500.000 pour l’assainissement et qui sont inondées chaque année depuis 2012. Au total des milliards. Où sont passées ces milliards? Où sont passés les 767 milliards du plan de lutte contre les inondations ?», s’interroge Guy Marius Sagna. L’activiste, n’a pas manqué de formuler certaines recommandations pour dit-ils mettre fin à ces inondations.
«Le président Macky Sall a, le devoir aujourd’hui de supprimer le Conseil économique social et environnemental (Cese), le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), la Commission nationale du dialogue des territoires (Cndt)…pour mettre l’argent dans les préoccupations des populations, auditer le plan décennal de lutte contre les inondations, de reconnaître que le Ter, le centre international Abdou Diouf, ses institutions inutiles et budgétivores ne sont pas la priorité des populations», a-il préconisé. Mansour SYLLA

Inondations/Nianing dans le désarroi.

https://www.dakaractu.com Le village de Nianing est sous les eaux.  Les pluies diluviennes du samedi qui ont duré de 11h30mn à 17h, ont causé des centaines de sinistrés.  Ce village touristique situé dans la petite côte est coupé en deux. Les ponts qui séparent le centre ville des quartiers périphériques ont tous cédé.
Une situation alarmante entraînant un élan de solidarité des jeunes qui se sont mobilisés pour secourir les sinistrés. Ainsi sur le seul pont qui a pu résister et qui a été englouti par les eaux, les jeunes ont attaché des cordes en guise de barrière pour aider les passants.
Jusqu’à ce dimanche où la pluie continue, les habitants de ce village situé dans la commune sud de Malicounda lancent un appel en direction de l’Etat pour la construction de ponts capables de résister aux eaux pluviales.
Au moment où nous écrivons ces lignes, le maire de la commune de Malicounda, Maguette Sène, est sur le terrain pour s’enquérir de la situation et apporter son soutien tant soit qu’il peut …

Inondations : Affrontements entre forces de l’ordre et populations à Jaxaay.

https://www.dakaractu.com Les inondations notées un peu partout au Sénégal font la colère des populations. Au moment où ces lignes sont écrites, les populations de Jaxaay font face aux forces de l’ordre. Ces manifestations font suite aux multiples inondations notées dans la zone causant plusieurs dégâts. Nous y reviendrons…

750 milliards injectés dans le Plan décennal de gestion des inondations : Cheikhou Oumar Sy demande une commission d’enquête parlementaire

https://www.seneweb.com Des interrogations subsistent sur la gestion des 750 milliards mobilisés, dans le cadre du Plan décennal de lutte contre les inondations, après les gros dégâts causés par les pluies de ce week-end. Lesquels ont amené le chef de l’État à déclencher le plan Orsec, alors que plan décennal prévoyait de renforcer la résilience des villes du Sénégal.
Huit ans après le lancement (2012) de ce programme qui arrive à terme en 2022, quelques heures de pluies auront suffi pour se rendre compte que tout n’a été que saupoudrage et colmatage.
À l’instar du chef de l’État qui a demandé un rapport détaillé de l’exécution de ce plan, l’ancien député Cheikhou Oumar Sy réclame « une commission d’enquête parlementaire pour éclairer les citoyens sénégalais ».
« 750 milliards d’investissement pour un plan décennal pour régler le problème de l’assainissement, c’est 75 milliards par an, soit 6 milliards 250 millions par mois, afin de rendre nos quartiers viables », indique-t-il dans un post sur Facebook.
« 750 milliards, c’est aussi 53 milliards par région pour mettre fin à la souffrance des populations. Investir autant de ressources des contribuables pour que les populations se retrouvent dans des situations aussi difficiles, est incompréhensible », ajoute l’ancien député.
« Une commission d’enquête parlementaire doit être mise sur pied pour éclairer les citoyens sénégalais quant à l’utilisation des ressources », réclame Cheikhou Oumar Sy.

Déclenchement du Plan Orsec : la surprenante réaction de Khalifa Sall

https://www.seneweb.com Khalifa Sall est loin de rester insensible aux dégâts causés par les fortes pluies qui se sont abattues, ce samedi sur Dakar et pas mal de régions.
L’ex maire de Dakar a fait le tour de quelques quartiers de Grand-Yoff, ce dimanche pour compatir à la douleur des sinistrés.
Interpellé sur le plan Orsec déclenché par Macky Sall, Khalifa Sall affiche une surprenante réaction. Suivez.

Maurice Soudieck Dionne sur les inondations : «Cette situation nous amène à repenser l’aménagement du territoire»

https://www.seneweb.com Les fortes pluies de ce week-end ont remis au goût du jour la problématique des inondations qui, pourtant, devraient être un mauvais souvenir, avec le Plan décennal de gestion. Quarante-huit heures de pluies ont suffi pour que le chef de l’Etat déclenche le plan Orsec.
Selon l’enseignant-chercheur en science politique, Maurice Soudieck Dionne, les inondations posent des problèmes structurels que seules des solutions structurelles peuvent régler.
«Il est vrai que le président Sall a mis en place le Programme décennal de gestion des inondations (Pdgi 2012-2022) qui mobilise 750 milliards. Un projet qui vise une amélioration des connaissances des zones d’inondation, un relogement des populations sinistrées, la planification, l’aménagement des villes et un important aspect relatif au renforcement de la capacité de résilience des villes, avec la construction d’ouvrages de drainage des eaux pluviales», argue-t-il sur le plateau de l’émission «Objection» de Sud Fm.
Mais, estime M. Dionne, «il faut se ramener à l’autorité de l’Etat, par rapport à l’urbanisme, à l’habitat, à l’assainissement et à l’aménagement du territoire».
«Il faut qu’on fasse respecter la loi sur le statut des zones inondables, des zones à risque qui doivent être protégées», souligne-t-il. A Dakar, où le problème est plus récurrent avec une ampleur démesurée, il urge, selon lui, de «repenser l’aménagement du territoire et l’assainissement, en partenariat avec tous les acteurs impliqués».
Par ailleurs, Maurice Soudieck pense que les vraies questions du dialogue national sont dévoyées au profit de questions éminemment politiques. «Le dialogue nous renseigne de la carence de notre démocratie». Après 20 mois de discussions, le dialogue national s’est finalement transformé en dialogue politique, regrette-t-il.

Problématique des inondations au Sénégal : pourquoi la persistance du mal ?

IGFM – Une inondation est la submersion par des eaux douces ou salées d’une zone généralement émergée. Cette submersion peut se faire lentement ou brutalement et se répéter de manière régulière ou bien  occasionnelle. L’inondation n’est pas une catastrophe. Elle est un aléa qui peut provoquer une catastrophe  si les conditions de vulnérabilité sont réunies.

Une inondation peut être due à :

-la crue d’un cours d’eau, c’est-à-dire une élévation de la hauteur ou du débit de l’eau ; le cours d’eau sort de son lit et envahit les terrains environnants ;
-des pluies intenses, entraînant un ruissellement de surface important qui peut saturer le réseau d’eaux pluviales. Les pluies intenses peuvent entraîner des crues torrentielles qui transportent des matériaux ;
-la submersion marine, pouvant être due à une houle importante, une tempête, un cyclone, un tsunami ;
-la remontée d’une nappe phréatique, à cause de pluies importantes, sur de longues périodes. Cela concerne des terrains bas et mal drainés ;
-la rupture d’un ouvrage (barrage, digue, …).
La perception que nous avons des inondations doit être nuancée. L’aléa inondation n’est pas en soi négatif. C’est quand il se transforme en catastrophe que nous le déplorons.
Les inondations « naturelles » (par opposition aux inondations accidentelles liées à des ruptures de barrages ou de digues), de par leur apport en eau et en sédiments, ont pour l’homme divers effets bénéfiques reconnus,  supérieurs en moyenne à ceux qui peuvent résulter d’autres risques naturels.

Elles contribuent  :

-A la sauvegarde et à la qualité de la ressource en eau : en assurant la recharge des réservoirs de surface et des nappes d’eau souterraines et la garantie d’une partie des débits à l’étiage. Cet apport en eau en grande quantité est vital pour entretenir l’irrigation des terres agricoles, les économies agricoles exigeantes en eau dans les pays peu développés.
-A la transformation qualitative de la qualité de l’eau de surface en aval des zones inondées et des nappes phréatiques par le rôle de filtre « auto-épurateur » que jouent les différentes strates du sol pour un certain nombre de polluants transportés par l’eau. C’est un rôle très important lorsque l’on sait qu’elles peuvent réduire a priori les coûts de traitement des eaux usées en aval et que les nappes sont de précieuses réserves d’eau potable.
-A la fertilisation des sols en participant au transit et au dépôt des sédiments fins accompagnés de matière organique et de sels minéraux pendant la crue (le limon). Les zones inondées sont aussi souvent le siège de proliférations d’algues microscopiques d’eau douce qui fixent l’azote et participent à la fertilité des sols. Les inondations maintiennent ainsi la qualité agricole des plaines deltaïques des grands fleuves.
-Au maintien de la biodiversité et à la qualité des paysages : les zones inondables sont une mosaïque de milieux humides temporaires très divers .tels que forêts, prairies… Elles ont également un impact positif sur la qualité des eaux en filtrant les nutriments et les produits phytosanitaires issus de l’agriculture intensive. La très grande diversité d’habitats profite à de nombreuses espèces animales et végétales (mammifères, oiseaux, insectes, batraciens, reptiles, flore herbacée ou arbustive, …). Les zones inondables sont aussi des relais pour les espèces migratrices (espaces de repos).
-A la réduction des risques d’inondation en aval, à la lutte contre l’érosion des deltas et à la protection contre les tempêtes côtières. Les zones inondables sont des espaces de stockage des eaux de crues en amont des zones vulnérables (champ d’expansion des crues). Elles participent au laminage ou écrêtement des crues, c’est-à-dire à l’étalement du débit dans le temps, réduisant d’autant le risque d’inondation en aval. Par ailleurs, l’apport en limon jusqu’aux deltas limite l’érosion marine. Enfin, les accumulations de sable déposées par les eaux de crue en aval des fleuves conduisent parfois à l’édification de barrières naturelles qui tiennent lieu de protection temporaire contre les tempêtes côtières.

Structures  en charge de de gestion   des inondations  durant  les vingt dernières années

-La commission nationale de gestion prévisionnelle des inondations (CONAGPI), Créée en 2001 a cédé la place à une nouvelle structure dénommée commission nationale de prévention, de supervision et de suivi de la lutte contre les inondations (CNPSSLI) en 2007 et placée sous l’autorité du Premier Ministre et sous la coordination du Ministère de l’Intérieur. A l’époque pour marquer une grande volonté politique contre les inondations le gouvernement a cru bon de placer les inondations à un niveau institutionnel central : la primature. Malgré tout, les inondations ont persisté ; ce qui serait à l’origine de la création du comité national de lutte contre les inondations (CNLI).
-Le Comité national de lutte contre les inondations (CNLI) est  Créé en 2010 sous l’égide du Ministère de l’Habitat et de la Construction, puis rattaché au Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement en 2012. En 2013, il a été placé sous la coordination du Ministère de la Restructuration et de l’Aménagement des Zones d’Inondation. Les interventions en matière de lutte contre les inondations sont directement supervisées par la Primature à travers des rencontres hebdomadaires.
-Aujourd’hui  c’est La direction de la prévention et de la gestion des inondations qui en rapport avec d’autres secteurs (assainissement) a la mission de mettre nos populations à l’abri des désagréments liés aux inondations.
La multitude de structures d’intervention dans le domaine de la lutte contre les inondations édifie sur l’absence d’une vision claire et durable.

Les outils pour  éviter que les inondations installent désolation et calamités  au sein des populations  :

Au Sénégal, le code de l’urbanisme prévoit plusieurs outils de planification. Il s’agit respectivement du Plan Directeur d’urbanisme (PDU), du schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme (SDAU), et du plan d’urbanisme de Détail (PUD). L’élaboration de ses outils de planification sont élaboré à l’initiative de l’Etat à travers la direction de l’urbanisme et de l’architecture (DUA) où des collectivités locales notamment la commune et le département.
Le PDU et le SDAU sont des documents d’urbanisme qui couvrent le territoire de plusieurs collectivités locales (plusieurs communes) et fixe les grandes orientations de l’aménagement des territoires des collectivités couvertes, du développement économique, de sauvegarde de l’environnement (développement durable). Le PDU et le SDAU posent les bases de la cohérence territoriale. Voir les articles du décret 2009-1450 du 30 décembre 2009 portant partie règlementaire du code de l’urbanisme R.36 à R. 46 et R.47 à R.52.

Un dispositif législatif et réglementaire insuffisant

Nulle part dans ces articles, il n’est fait mention de zone d’inondation encore moins de prévention contre les inondations et toute autre catastrophe d’origine naturelle. Ni les documents graphiques ni le cadre règlementaire ne rendent compte de la dimension prévention contre les risques d’inondations. Et les organismes en charge de l’élaboration de ces documents n’ont aucune obligation aux yeux de la loi pour intégrer la prévention des risques d’inondation dans les documents de diagnostic et d’analyse.
Le plan d’urbanisme de détail est élaboré suivant les orientations fixées par le PDU et le SDAU. Le PUD est le principal document d’urbanisme opposable aux tiers. Ce document procède à la délimitation des zones suivant leur affectation. Dans ce document, il n’est pas fait mention de zone d’inondation.
Cependant, il existe une disposition générale à l’alinéa 1 de l’article R. 53 du décret 2009-1450 du 30 décembre 2009 Portant partie réglementaire du code de l’urbanisme qui dispose que le rapport de présentation « présente l’analyse de la situation existante et les principales perspectives d’évolution du secteur concerné ». Cette disposition rend possible la prise en compte de la dimension risque d’inondations si la zone concernée présente de réels dangers.
Il reste établi que la prise en compte de cette dimension ne relèverait que de la seule clairvoyance de l’agent en charge de réaliser les études et analyse du territoire concerné. Il existe une disposition concernant les zones spéciales d’aménagement mais ces zones également ne font pas référence aux zones d’inondations tant côtières que continentale. (Voir l’article R 80 du Code de l’environnement de 2001).
Ce qu’il convient de retenir, c’est que les documents d’urbanisme qui organisent l’occupation du sol ne connaissent pas des zones d’inondation. En effet, cette omission peut s’expliquer par la position du Sénégal qui est un pays sahélien qui ne connaissait pas d’inondations majeures dans  l’ordre des grandes réformes des codes de l’urbanisme. Le contexte de ces réformes était plutôt marqué par la sécheresse (1968, ,1988) et la dernière de 2008 s’est fait dans un contexte certes d’inondation mais il faut se rendre compte que les autorités étatiques n’avaient pas encore opté pour une gestion durable des inondations.
Ce qu’il faut noter c’est que rares sont les communes au Sénégal qui disposent de plan d’urbanisme de détail en vigueur. Pour la région de Dakar il y’ a le PDU Dakar Horizon 2025. Pour la banlieue, l’agence de développement municipal appuie les communes de la banlieue à l’élaboration de PUD notamment dans la commune d’arrondissement de Djidah Thiaroye Kao dans son projet de restructuration urbaine qui tient compte de la dimension risque d’inondation.
Les maires peuvent cependant, en tant qu’autorité de police administrative en charge d’assurer la sécurité des habitants et, compte tenu de leurs connaissances du terrain, s’opposer à la délivrance de certaine autorisations de construire dans certaines zones parfois  appelées zone non aedificandi.
Il convient de rappeler que ce n’est sans doute pas par manque de volonté que le législateur n’a pas pris en compte la dimension risque d’inondation dans ses documents de planification de l’occupation des sols. En effet, la notion même de Zone d’inondation est tout à fait nouvelle dans le langage administratif sénégalais. C’est dans la dénomination du Ministère de la Restructuration et de l’Aménagement des Zones d’inondation (MRAZI) qu’il apparaît pour la première fois en octobre 2012.
Il est donc très récent. Il traduit, certainement une volonté des pouvoirs publics de désormais prendre en compte la situation des zones inondées et soumises à des risques d’ inondations aussi bien en zones urbaines qu’ en zones rurales que cette mission a été confiée au Ministère de la Restructuration  et de l’Aménagement des Zones d’inondation  de définir leur statut et de les traiter en conséquence.

D’où la  conception et l’élaboration  du plan décennal de lutte contre les inondations  qui se résume  en dix points  :

1-La validation du Programme décennal de Gestion des Inondations composé de deux phases (une phase d’urgence : 2012-2013, une phase court terme 2014-2016 et la phase moyen et long terme 2017-2022).
2-La validation du budget de la phase d’urgence 2012-2013 qui s’élève à 66 milliards de FCFA et la nécessité de réaliser des études plus approfondies afin d’évaluer de manière plus précise le budget global de tout le programme, estimé pour le moment, à 767 milliards de Francs CFA.
3-L’intégration du budget de la phase d’urgence dans la Loi de Finance 2013, en invitant les partenaires au développement déjà impliqués, à apporter leur contribution au financement de cette phase d’urgence, en particulier la construction de canalisation pour le drainage des eaux pluviales.
4-L’organisation, par le Ministère de l’Economie et des Finances, d’une conférence des bailleurs de fonds pour le financement du Programme décennal de Gestion des Inondation 2012-2022.
5-L’actualisation et la validation du Plan national d’Aménagement du Territoire avant l’hivernage de 2013.
6-La finalisation et la validation au plus tard, en juin 2013, des Plans Directeurs d’Urbanisme en préparation et concernant 12 communes et communautés rurales prioritaires et la mise en cohérence des Plans Directeurs d’Assainissement avec les Plans Directeurs d’Urbanisme.
7-L’implication plus importante et plus efficace des Collectivités Locales, partenaires privilégiés du gouvernement dans la mise en œuvre du Programme décennal de Gestion des Inondations.
8-La redynamisation de la politique de l’habitat social, notamment par une implication plus importante du secteur privé national, de la Caisse de Dépôt et de Consignation, de la Caisse de Sécurité Sociale et de l’IPRES.
9-La mise en place d’un Observatoire national sur les inondations, pour assurer un rôle de suivi et de veille de ce phénomène, en y associant notamment les Elus locaux, les Universitaires et les Experts.
10-La mise en place, sous la tutelle de la Primature, avant la mi-novembre 2012, d’une structure de coordination des actions relatives aux phénomènes des Inondations.
En définitive les réponses attendues des différents acteurs institutionnels(interpellés par le président de la république) en charge de la mise en œuvre de ce plan décennal de lutte contre les inondations permettront certainement d’identifier les goulots d’étranglement ,  de situer les responsabilités et d’envisager sereinement  des perspectives plus rassurantes au profit exclusif des populations au nom desquelles et pour lesquelles est conçu ce plan décennal.
Cette interpellation du président de la république  vis-à-vis du gouvernement  constitue aussi une autre interpellation de la représentation nationale   (le parlement est jusque-là muet sur  la question) dont la mission essentielle est, outre le vote des lois, le contrôle de l’action gouvernementale,  et l’évaluation des politiques publiques.Abdou Sané,Géographe-Environnementaliste,Ancien député,Président de la commission  environnement, aménagement du territoire, domaines, urbanisme et habitat Du Conseil départemental de Ziguinchor,Président de l’Association Africaine pour la Promotion de la Réduction des Risques de Catastrophe,Chevalier de l’Ordre International de la Protection Civile.Email  :  abdousanegnanthio@gmail.com

Chronique de WATHIE  : Les Priorités Perdues,le Peuple Patauge Par Mame Birame WATHIE

Les Sénégalais n’ont guère besoin de la presse pour comprendre que le spectre des inondations est loin d’avoir disparu. Ce dimanche 6 septembre, dans de nombreuses villes du pays, la pirogue s’est montrée plus efficace que le véhicule pendant que la nage s’est avérée plus utile que la marche. C’est le Sénégal immergent.  Alors que les plus de 8 000 milliards de F CFA que Macky SALL a empruntés pour l’émergence n’ont pu parer l’immersion, l’opposition, censée rappeler l’ordre des priorités, cherche son chef entre le vieux et le muet.
Incapables ! Le mot parait faible pour décrire les tenants du pouvoir. En cette période de crise sanitaire où la propreté est fortement recommandée pour se prémunir du coronavirus, les Sénégalais font face à une nouvelle calamité  : les inondations. Que vaut désormais le masque quand, pour faire les courses indispensables, ils sont obligés de tremper dans les eaux de pluies aussi envahissantes que nauséabondes ?
« J’exprime ma solidarité à tous ceux qui ont eu des sinistres durant ces abondantes pluies du week-end. J’ai demandé au ministre de l’Intérieur de déclencher le plan ORSEC ». C’est encore le leader de l’APR qui arrive avec son vaccin une semaine après l’enterrement du malade. Gouverner, c’est prévoir sous d’autres cieux. Au Sénégal, gouverner, c’est porter secours aux sinistrés. Seulement, dans le cas précis, Macky a prévu mais n’a pas pu.
En effet, quelques mois après son élection à la tête de l’Etat, en 2012, Macky SALL a fait face à son premier véritable problème. Après les fortes pluies enregistrées au mois d’août de cette année-là, les eaux de pluies avaient envahi la capitale et de nombreuses autres régions du pays. Le leader de l’APR n’avait pas repoussé des élections, comme l’avait fait son prédécesseur, mais avait assuré que les moyens nécessaires allaient être employés pour venir à bout de ce problème structurel. Ainsi, un ministère de la Restructuration et de l’Aménagement des zones d’inondations fut créé et le Programme décennal de lutte contre les inondations, de 2012 à 2022, mis en place et doté de plusieurs milliards. Entre conseils interministériels et réunion sectorielle, le Gouvernement, s’abritant derrière la faible pluviométrie, a continué à vendre des illusions aux Sénégalais. «L’ordre du jour de la réunion portera sur les mesures déjà engagées concernant les opérations pré-hivernales, l’état d’exécution des différents projets de lutte contre les inondations en cours et l’adoption de la matrice d’actions prioritaires », déclarait Mahammed Boun Abdallah DIONNE alors  Premier ministre au sortir d’un conseil interministériel sur la prévention et la gestion des inondations. C’était le 21 juin 2017, alors que les pluies n’avaient pas commencé. Le 30 août de la même année, après les quelques gouttes de pluie qui avaient inondé la capitale, Seydou GUEYE, en véritable sophiste, philosophait  : «Nous avons une situation de départ qui est difficile avec le caractère embryonnaire des réseaux de drainage des eaux de pluies dans certaines localités, l’obstruction et l’ensablement et une insuffisance ou l’absence de réseaux de drainage dans certaines régions». Le porte-parole du gouvernement ajoutait  : « A Kaolack, le dispositif de pompage qui a été mis à Khakhoun est en train de fonctionner. Mais, il y a un problème structurel sur la mise en place d’un dispositif pour évacuer les eaux. Puisque si on les évacue à Khakhoun, ça peut retomber dans un quartier. Il y a donc, de son avis, un réseau à mettre en place ».
Des années plus tard, aucun réseau n’est mis en place. Des centaines milliards sont engloutis non pas pour apporter des solutions structurelles mais pour pomper l’eau et enrichir quelques individus. Le budget du Projet de Gestion des Eaux pluviales et d’Adaptation au Changement climatique piloté par l’Agence de Développement municipal (ADM) est estimé, en 2019, à la somme de 21 255 349 897 F CFA. En 2018, il se chiffrait à 12 201 444 385 F CFA, soit une hausse relative de 74 %. Et ce projet n’est qu’une des composantes du Programme décennal de lutte contre les inondations.
« La capitale sénégalaise est paralysée. De nombreux tronçons sont impraticables. Mais plus criant, l’échangeur censé faciliter la mobilité des véhicules, celui dit de l’émergence, a complètement immergé ». Ce paragraphe, c’est en 2018 que nous l’avions écrit décrivant Dakar totalement submergé. Ce dimanche 6 septembre 2020, il aurait pu être repris sans la moindre modification. Entre temps, rien n’a été fait, rien n’a changé. Et comme venu de Chine, Macky SALL demande ministre de l’Eau et de l’Assainissement « de lui soumettre un rapport détaillé sur l’état de mise en œuvre du Programme décennal de lutte contre les inondations sur la période 2012-2022 ».
Pour un programme lancé en 2012, ce n’est qu’en 2020 que le chef de l’Etat s’intéresse au rapport. «Mais de qui se moque-t-on ? Le plan de lutte contre les inondations a été intentionnellement abandonné. Les 750 milliards n’ont jamais été dépensés. Les inondations ont cessé d’être une priorité après mon départ du Gouvernement. Tels sont les faits. Les instructions données lors du dernier Conseil des ministres sont des répétitions de celles de 2012». Cette observation d’Abdoul MBAYE résume bien la situation. Quand il est question de faire face aux véritables problèmes des Sénégalais, le régime de Macky SALL est aux abonnés absents. Mais quand il s’agit du Train Express Régional (TER), le Sénégal n’hésite pas à accroitre sa dette auprès de la France plus encline à prêter ses sous pour financer des projets rentables pour ses entreprises.

Inondations à Keur Massar : La police chasse les activistes de Frapp à coups de grenades lacrymogènes

https://www.seneweb.com La police a dispersé les activistes de Frapp qui s’étaient rendus au chevet des sinistrés des inondations dans la banlieue dakaroise. Selon les membres de cette organisation, 09 grenades lacrymogènes ont été lancées sur les populations des Parcelles assainies de Keur Massar, une localité qui expérimente les inondations depuis 2012.
Le FRAPP et le collectif Zéro inondation « étaient  en promenade dans cette zone pour constater les misères des populations pieds dans l’eau sale des pluies et des fosses au moment où les dirigeants font la course pour avoir des maisons pieds dans l’eau de mer. Des populations qui ont donné chacun 500.000 FCfa pour l’assainissement et qui sont inondées chaque année depuis 2012 », condamnent ces organisations dans une note reçu. Les camarades de Guy Marius Sagna, ainsi, interpellent le pouvoir sur la destination des 750 milliards injectés dans le plan décennal de lutte contre les inondations.
Ils exigent entre autres de supprimer le Cese, le Hcct, le Cndt… pour mettre l’argent dans les préoccupations des populations et d’auditer le plan décennal de lutte contre les inondations.

FRAPP DEMANDE LA SUPPRESSION DU HCCT,DU CESE ET DU CNDT

http://www.emedia.sn FRAPP esquisse des pistes de solutions face aux inondations causées par les pluies diluviennes. Ce mouvement, composé pour l’essentiel d’activistes, demande au chef de l’Etat de supprimer le Cese, le Hcct, le Cndt qu’ils considèrent comme des institutions budgétivores et d’utiliser cet argent pour régler le problème des inondations.
En outre, les responsables de FRAPP exigent un audit du plan décennal de lutte contre les inondations financées à plus de 750 milliard F CFA.
Par ailleurs, dans leur communiqué parvenu à Emedia, FRAPP a aussi dénoncé l’attitude des forces de l’ordre qui ont lancé des grenades lacrymogène sur les populations des parcelles assainies de Keur Massar de Rufisque qui manifestaient contre les inondations au niveau de leur quartier alors qu’ils ont donné 500 000 F CFA, chacune, pour avoir un bon assainissement. Babacar FALL

MAGAL TOUBA : DES CHANGEMENTS APPORTÉS DANS L’ORGANISATION

Diourbel, 6 sept (APS) – Des changements seront apportés dans l’organisation de l’édition 2020 du grand magal de Touba qui se tient dans un contexte de pandémie, a décalré dimanche, à Touba, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, porte-parole du khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké.
’’Pour cette année, certaines activités seront annulées ou modifiées pour éviter les grands rassemblements’’, a-t-il dit au cours d’un point de presse dédié à l’organisation de cet événement religieux commémorant le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur de la confrérie mouride.

‘’La cérémonie officielle pourrait être annulée ou, à défaut, le format sera changer cette année. Les conférences qui se faisaient seront également modifiées. En lieu et place des grandes mobilisations dans des salles, les gens pourront suivre à travers les nouvelles technologies de l’information et de la communication’’, a précisé le guide religieux.

Il en sera de même pour les caravanes qui sillonnaient les grandes villes pour revenir sur les traces de Serigne Touba en prélude au magal. ‘’Les caravanes seront maintenues mais, dans chaque région, les responsables vont faire de la sensibilisation sur cette pandémie’’, a indiqué Serigne Bassirou Mbacké.
Une commission de réflexion sur la santé sera mise en place et sera dirigée par le professeur, Lamine Guèye, avec Touba assistance et d’autres personnalités pour appuyer la sensibiliser des fidèles sur la maladie.
Aussi, le khalife invite les bonnes volontés à acheter des masques pour les offrir aux plus vulnérables qui n’ont pas les moyens de s’en procurer. ‘’Selon les estimations, 5 millions de personnes font le déplacement à Touba pour le magal donc le khalife demande aux talibés de mobiliser 5 millions de masques pour les distribuer’’, a-t-il fait savoir.
Il a exhorté les talibés à se repentir et à se consacrer à l’adoration de Dieu. Il les invite aussi à se conformer aux recommandations des médecins. ‘’Je reste convaincu qu’il va conjurer le mal que constitue cette maladie. Ce magal va se passer dans les meilleures conditions comme l’avait dit le khalife au président de la République Macy Sall’’, a estimé le porte-parole de Serigne Mountakha Mbacké.
Cependant, le khalife n’a pas peur de la maladie parce qu’il est dans une autre dimension spirituelle vis-à-vis de son seigneur mais il a le devoir d’exhorter les talibés à respecter les mesures barrières, a-t-il précisé.
Le khalife est quelqu’un de responsable que l’on ne peut pas influencer et s’il tel était le cas, l’héritage de Serigne Touba ne lui serait pas confié, témoigne Serigne Bassirou Mbacké.
‘’Même si on devait perdre la vie, on va respecter les consignes de Serigne Touba. On peut être rassuré parce que Serigne Touba va s’ériger en bouclier entre la maladie et nous. Le magal symbolise notre fête de l’indépendance autrement on serait toujours sous la domination du colon’’, a-t-il insisté. FD/MD

CHEIKH BASS ABDOU KHADRE : «Voilà pourquoi le Khalife Général des Mourides a tenu à remercier le Président Macky Sall!»

https://www.dakaractu.com Dans le message qu’il a délivré ce dimanche  06 septembre au nom du Khalife Général des Mourides, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a précisé que l’un des pans de sa mission était d’apprendre aux disciples tous les efforts que le Président de la République n’a cessé de consentir au bénéfice de Touba.
Ainsi, le dira-t-il, de manière très claire. « Serigne Mountakha souhaite que tous les mourides sachent que le Président Macky Sall n’a jamais manqué de satisfaire aux besoins de Touba et à ses requêtes. Il a dit qu’il prie pour que Dieu le soutienne ».
Fort de ce rappel, le porte-parole du Khalife reviendra sur quelques aspects de ces efforts dont la construction en cours de 4 forages et des châteaux et l’effectivité de 55 kms de réseau hydraulique pour un coût de 2 milliards. Il citera aussi la rubrique Assainissement pour Eaux usées qui aura englouti la rondelette somme de 15 milliards. Par rapport aux routes, Serigne Bassirou Mbacké parlera d’un investissement en vue de 12 milliards et des travaux déjà démarrés. Ceci non sans compter les  lampadaires (2 milliards), la gestion des ordures (7 milliards ) en plus d’une étude sur le réseau hydraulique en perspective…

Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre : «Pour ce magal, Serigne Mountakha ne fera que suivre les pas de ses prédécesseurs!»

https://www.dakaractu.com « Serigne Mountakha Mbacké ne fera que suivre les pas de ses prédécesseurs. Et il avait, depuis longtemps, donné le ndigël de la préparation du Grand magal. » La révélation est de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre. Le porte-parole du Patriarche de Darou Miname s’adressait à Serigne Fallou Fall, venu représenter Serigne Cheikh Dieumb Fall au niveau de l’ancien site du stade de Mbacké à l’accueil du Khalife Général des Mourides. Le Patriarche était venu s’enquérir du niveau d’avancement des travaux qu’il avait ordonnés. Il s’agit de la construction d’un complexe Islamique et d’une mosquée en lieu et place des installations sportives qui y étaient implantées. Juste avant le ramadan, il avait demandé aux Baay-Fall de suspendre les activités afférentes. Aujourd’hui, il leur a donné un ndigël de redémarrage…

Statut de l’opposition : Mamadou Lamine Diallo « pas du tout intéressé » par ce débat

https://www.seneweb.com Le lancinant débat sur le chef de l’opposition qui agite, depuis peu, le Landerneau politique sénégalais laisse de marbre le député et leader de Tekki.
Invité, ce dimanche, de l’émission Grand Jury de la Rfm, Mamadou Lamine Diallo renseigne que lui et son parti ne sont pas du tout intéressés par ce débat.
«Il n’a jamais été question du statut du chef de l’opposition dans ce que nous avons signé avec la coalition Idy 2019. Nous n’en n’avons jamais parlé. Cela ne nous intéresse pas, nous Tekki», a-t-il martelé.

Mamadou Lamine Diallo : « Macky avait des taupes dans l’opposition »

https://www.seneweb.com Les suspicions d’infiltration de l’opposition par la mouvance présidentielle sont confirmées par le député Mamadou Lamine Diallo. Selon le président du Mouvement Tekki, qui était ce dimanche l’invité de l’émission Grand Jury de la Rfm, Macky Sall avait une cinquième colonne dans l’opposition.
Et d’y aller de ses révélations : «Des gens de l’opposition avaient des accointances avec certains éléments du pouvoir. C’est pourquoi nous nous sommes organisés pour créer le CRD afin de mieux faire face à Macky Sall. Tout ce que nous faisions, le président de la République le savait. Nous détenions même des enregistrements comme preuve».

Gazelles Oryx : Mamadou Lamine Diallo ne lâche pas l’affaire

https://www.rewmi.com Mamadou Lamine Diallo commence à perdre patience concernant l’affaire des gazelles Oryx mortes pendant leur transfert dans des réserves privées. Une affaire qui éclabousse le ministre de l’environnement ainsi que d’autres gros pontes du gouvernement. Après avoir saisi par écrit le président de l’Assemblée nationale pour que l’affaire soit tirée au clair, le leader du mouvement Tekki pousse plus loin cette fois-ci et demande l’identification des toutes les autorités impliquées dans ce scandale.
«Je souhaiterais être édifié et obtenir, au cas échéant la liste des bénéficiaires, le nombre de gazelles Oryx par bénéficiaire, et le protocole signé avec chacun d’entre eux.», a demandé le leader du mouvement Tekki dans l’émission Grand Jury de la RFM.
Pour rappel, le ministre de l’environnement du Sénégal, Monsieur Abdou Karim Sall, a fait transférer des gazelles Oryx de la réserve naturelle de Ranérou vers sa ferme située non loin de Dakar. Cette opération a causé la mort de deux des gazelles sorties de leur habitat naturel pour le supposé plaisir personnel de celui qui est censé protéger la faune et la flore du Sénégal et faire respecter les engagements internationaux du Sénégal en matière de protection des espèces menacées d’extinction.

LANCEMENT OFFICIEL DU THINK TANK ‘’FORUM INITIATIVES CITOYENNES SÉNÉGAL’’

Dakar, 6 sept (APS) – L’ambassadeur Sory kaba a procédé samedi au lancement officiel du Think tank ‘’Forum Initiatives Citoyennes Sénégal’’, un groupe de réflexion composé d’experts sénégalais résidents et de la diaspora, dont l’ambition est de mettre à contribution leurs acquis et expériences pour le développement d’actions citoyennes.
L’objectif principal de ce cadre de réflexion est de mettre en synergie l’esprit de volontariat, le don de soi, à savoir l’action citoyenne, pour une meilleure prise en charge des préoccupations sociétales’’, notamment dans ce contexte actuel marqué par la pandémie de la covid-19 qui a fortement impacté tous les secteurs d’activités, à travers un nivellement par le bas, a-t-il déclaré.
M. Kaba s’est exprimé ainsi lors de la première assemblée générale du Think tank ‘’Forum Initiatives Citoyennes Sénégal’’ sous le format d’un webinaire.

A cette occasion les différents membres présents ont adopté à l’unanimité le bureau exécutif et l’organigramme à thématiques, cadre d’intervention du Forum

A l’en croire, ‘’ce nouveau schéma organisationnel instruit selon les profils identifiés, avec une dizaine de thèmes à prendre en charge dans des pôles qui seront pilotés par des managers chargés de les conduire dans un délai optimal, permettra, une fois mis en œuvre, d’impulser une nouvelle dynamique au sein des sociétés sénégalaises, conformément à nos valeurs’’.
‘’Cela ne sera pas facile car le chemin sera très long avec beaucoup d’embuches. Mais les ambitions dès qu’elles sont grandes et bien identifiées, les ressources humaines identifiées, pour moi tout le reste va couler de source’’, a-t-il déclaré à l’assistance.
Cette initiative a pour mandant immédiat de décliner dans le prochain trimestre un cadre stratégique afin de bâtir le socle d’une citoyenneté collective, nouvelle, sans exclusion ni corporatisme, au bénéfice des citoyens qui aspirent à un mieux-être’’, a pour sa part souligné le coordonnateur du Think tank, Pape Amar.
Selon lui, l’objectif final pour les deux cents membres de ce cadre de réflexion est de devenir des citoyens bâtisseurs.
Ceci, a-t-il dit, passe nécessairement par la promotion d’un cadre d’échanges d’idées pour la construction des fondements d’une citoyenneté républicaine active et pérenne, plaçant l’humanité au cœur de nos préoccupations, conformément à la diversité des centaines de membres de ce Think tank, répartis à travers le monde.MK/MD

AHMAD IYANE THIAM PRÉSENTE UN OUVRAGE SUR ’’L’ISLAM : JUSTICE ET HUMANISME’’

Dakar, 6 sept (APS) – ’’L’Islam  : justice et humanisme’’, cet ouvrage retraçant l’expérience personnelle et le parcours professionnel de son auteur Mourchid Ahmad Iyane Thiam devrait nous aider à bien penser et à bien agir dans une dynamique de présenter un Islam pluriel et ouvert, a indiqué samedi le ministre de la Culture et de la communication Abdoulaye Diop.
S’exprimant lors de la cérémonie de présentation et de dédicace de ce livre édité en arabe et en français, le ministre a notamment insisté sur les mérites de cet ouvrage dont ’’sa capacité à nous réconcilier avec les notions de justice et d’humanisme.’’
Selon le ministre de la Culture et de la Communication la préface posthume (2006) du défunt khalif général des Tidianes Serigne Mouhamadou Mansour Sy (1925-2012) donne de la ’’garantie’’ à ce livre de près de 350 pages, lorsque l’on investit le champ de la connaissance et quand on sait la dimension intellectuelle et spirituelle de ce dernier.
Se félicitant de l’auteur qui peut se prévaloir d’un ’’parcours mémorable’’, Abdoulaye Diop a par ailleurs manifesté sa disponibilité pour la promotion de ce livre à l’international et son extension à d’autres champs linguistiques notamment l’anglais.
Le chef du laboratoire d’islamologie de l’IFAN-UCAD, docteur Djim Ousmane Dramé, qui était un des panélistes a pour sa part insisté sur la contribution de l’auteur Mourchid Iyane Thiam à la promotion et à l’émergence d’une élite arabisante au Sénégal.
Il a à cet effet rappelé son rôle dans l’ouverture des sections arabe à l’Ecole normale supérieure (FASTEF ex-ENS) et à l’Ecole nationale d’administration. ’’(…) Sa retraite officielle en 1993 ne l’a pas empêché de continuer à œuvrer pour une pacification de l’espace politique, religieux et social’’, a estimé docteur Dramé.SMD/MD

L’ÉDITION, ‘’UNE MONTAGNE DE PROBLÈMES À FRANCHIR’’,SELON UN ÉCRIVAIN

Dakar, 6 sept (APS) – L’édition constitue pour certains ‘’une véritable montagne de problèmes’’ à franchir, a estimé Idrissa Sow, écrivain, révélant que plusieurs manuscrits dorment dans les tiroirs de leurs auteurs, faute de moyens pour leur publication.
‘’L’édition nationale et locale est confrontée à une montagne de problèmes que cet espace ne pourrait pas énumérer tous. Ils sont nombreux les écrivains qui ont des manuscrits qui dorment dans leurs tiroirs et salons qui attendent d’être édités’’, a-t-il notamment indiqué.
L’écrivain sénégalais animait, samedi, une conférence littéraire portant sur ‘’l’état de la littérature au Fouladou et la problématique de l’édition’’, une activité initiée par la plateforme ‘’Les Nouvelles de Kolda’’, créée par près de 300 personnes toute expertise confondue.
Idrissa Sow a proposé comme solutions le développement d’une véritable politique du livre par la dotation d’un fond conséquent aux centres de livres régionaux et les centres de lecture et d’animation culturelle (CLAC) et par la promotion des acteurs à travers des subventions, l’achat d’ouvrages et le financement de résidence de culture.
Il a aussi exhorté les Collectivités territoriales à développer une véritable politique culturelle par l’aménagement et l’équipement de bibliothèques communales et itinérantes dans les quartiers et villages, et former des bibliothécaires et animateurs culturels.
Selon lui, l’édition qui est un exercice ‘’noble est au centre de la transmission du savoir à la postérité dans le but de perpétuer la civilisation humaine’’.
‘’Le problème de l’édition d’œuvres littéraires dans notre région comme partout au Sénégal constitue une des raisons du découragement de certains si bien que seuls les persévérants arrivent à franchir le Rubicon’’, a-t-il déploré.SG/MD

Visite du Président à Niamey : Amadou Ba ratisse le terrain à son mentor 24h avant

https://directnewsinfo.com Le Chef de l’Etat Macky Sall va prendre part à la 57ème session ordinaire du Sommet de la Cedeao prévue à Niamey au Niger, le lundi 7 septembre. Mais d’apres une source de Directnews, le ministre des Affaires Etrangères, Amadou Ba a devancé le President 24heures avant. Ce en qualité d’éclaireur.
Car d’apres un communiqué de la Présidence, ce sommet « examinera, entre autres, la situation politique, économique et sociale de la sous région ainsi que des questions liées au fonctionnement de l’Organisation. Le retour du Chef de l’Etat est prévu le lundi 7 septembre 2020»

GUINAW RAIL : UN CORPS RETROUVÉ SOUS LES EAUX

Selon Libération online, un corps sans vie a été retrouvé sous les eaux au niveau du tunnel de Guinaw Rails Sud. Manifestement, l’individu est mort noyé. Un attroupement s’est formé sur les lieux comme on peut le constater sur cette photo.

LES PIQUES L’AS DE CE WEEK-END

SenePlus  |   Publication 06/09/2020

Révolte des hôteliers

C’est un secret de polichinelle, la pression fiscale a atteint son point culminant. Sans doute, les services fiscaux veulent limiter les impacts de la covid19. D’après le site le citoyensn.com citant des sources dignes de foi, les hôteliers ont reçu des avis à tiers détenteurs pour s’acquitter des taxes dues et vont se réunir mardi prochain pour organiser la riposte face aux services des impôts. S’ils ne font pas reculer le fisc, beaucoup verront leurs comptes bloqués. Ils demandent le report des paiements de la taxe pour 2021 suite à l’impact de la pandémie de la covid19 sur les activités du tourisme, d’autant qu’ils n’ont pas reçu de touristes pour l’année 2020

Macky étale sa colère

Le chef de l’Etat a laissé éclater sa colère mercredi dernier en conseil des ministres compte tenu des images et vidéos virales sur les réseaux sociaux montrant des populations pataugeant dans des eaux glauques à cause des inondations intervenues ces derniers jours. Si Macky Sall est aussi fâché, d’après des sources de «L’As», c’est qu’il ne comprend pas que des milliards aient été injectés dans les inondations depuis son arrivée au pouvoir et que la situation perdure toujours. Même si dans le communiqué, il est dit que de manière laconique que le président de la République a demandé au ministre de l’Eau et de l’Assainissement de lui soumettre un rapport détaillé sur l’état de mise en œuvre du Programme décennal de lutte contre les inondations sur la période 2012-2022. Mais, il n’a pas mâché ses mots face aux autorités qui ont géré ces questions. Macky Sall a également demandé au même ministre «d’intensifier, à l’échelle du territoire national, l’exécution de la matrice d’actions prioritaires adoptées pour faire face aux inondations au titre de l’année 2020». De même, a-t-il recommandé aux ministres concernés par les inondations «d’accorder une priorité spéciale à la restructuration et à la rénovation des quartiers inondables, notamment ceux de Kaolack, SaintLouis, Kaffrine, Ziguinchor, Guédiawaye et Pikine». Il veut que cela soit fait «en relation avec les maires des communes» concernées.

Abdoul Mbaye et la lutte contre les inondations

Les vagues d’eaux qui ont déferlé sur Dakar ces derniers jours à cause de la pluie ont déterré une vieille polémique sur la lutte contre les inondations. D’après le leader de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (Act), les instructions données lors du dernier Conseil des ministres sont des répétitions de celles de 2012. Car, souligne Abdoul Mbaye, le plan de lutte contre les inondations a été intentionnellement abandonné. Pire, relève-t-il, même les 750 milliards Fcfa n’ont jamais été dépensés. En effet, rappelle l’ancien Premier ministre, depuis son départ du gouvernement, la souffrance des populations face aux inondations a cessé d’être une priorité pour le régime en place. Car, dit-il, en lieu et place de la lutte contre les inondations, le pouvoir a choisi de grandes dépenses vers de grands projets comme le TER ou ces nombreux avions inutiles d’Air Sénégal. Au peuple, demande-t-il, de juger à la fois la gouvernance du surplace et le gaspillage de l’argent du contribuable. Il ajoute que les gains illicites réalisés par Frank Timis et ses associés-acolytes auraient suffi à couvrir les dépenses essentielles du Plan Décennal de Lutte contre les Inondations.

Lancement du PLD/AS, Alinard Ndiaye se démarque

Ça sent la désolidarisation ! A peine lancée, la toute nouvelle formation politique portée sur les fonts baptismaux par Oumar Sarr et Cie connait déjà un désistement dans ses rangs. A en croire le président du Mouvement «Libérez Karim», Alinard Ndiaye par ailleurs membre fondateur du courant And Suqqali Soppi qui a généré ce nouveau parti, il n’a aucun lien avec le Parti des Libéraux et Démocrates/And Suqqali créé par les transfuges du Parti Démocratique Sénégalais (Pds) dont Oumar Sarr, Me El Hadji Amadou Sall entre autres. En outre, Alinard Ndiaye soutient qu’il reste et demeure militant du PDS. Désormais, informe-t-il, toute son action politique va tourner autour du combat pour le retour de Karim Wade au Sénégal, son rétablissement dans ses droits civiques et la réalisation de l’alternance politique en 2024. A cet effet, Alinard Ndiaye annonce une conférence de presse dans les prochains jours pour décliner leur feuille de route, leur cadre et leurs stratégies politiques de mise en œuvre.

L’ONFP forme des lutteurs en technique de garde rapprochée

Plusieurs lutteurs ont été formés aux techniques en garde rapprochée par l’Onfp. Les bénéficiaires ont reçu hier leurs attestations de formation à la Mairie de Guédiawaye à l’occasion d’une cérémonie présidée par le Directeur général de l’ONFP, Dr Souleymane Soumaré. D’ailleurs, ce dernier a recruté séance tenante trois lutteurs en l’occurrence Tidiane Faye, alias «le Professeur de l’arène», Thiatou Yarakh et Ama Ndao. Les trois lutteurs recrutés ont obtenu les meilleures notes à l’issue de la formation. Et pourtant, le Dg de l’ONFP voulait recruter les deux premiers, mais le formateur lui a révélé que Thiatou Yarakh et Ama Ndao sont arrivés deuxième exaequo. Ainsi dès ce lundi ils vont s’acquitter des formalités administratives pour leurs contrats. Ces lutteurs font partie d’une cohorte de 20 lutteurs membres de l’association formation insertion des lutteurs au Sénégal (FILS) conformément à la convention signée avec l’ONFP.

Des milliers de paquets de cigarettes saisis à Rosso

Les douaniers sont devenus la terreur des fraudeurs et autres trafiquants de stupéfiants. Les gabelous continuent de démanteler des réseaux et couloirs de trafic international de drogue, de véhicules volés et de produits prohibés. Leur dernière prise date du 1er septembre. Ce jourlà, les éléments de la brigade mobile des Douanes de Rosso ont saisi plusieurs dizaines de cartons de cigarettes de marques rares à Rosso. Il s’agit de 19 000 paquets de cigarettes de marques Yallow Crane Tower, Yuxi, Oris, Nanjong, Fupongwang et Zhen Long conditionnés dans des cartons et de 1800 pots de 50 bâtons de la marque Double Happiness. La saisie a été faite à 10 heures sur un véhicule de type Renault Master. Selon les douaniers, la particularité de ces cigarettes est qu’elles sont inconnues du grand public. La valeur de la marchandise saisie et du véhicule est estimée à près de 21 millions Fcfa. Une enquête est ouverte.

Un trafiquant récidiviste de faux médicaments tombe à Kaffrine

Restons avec les douaniers pour dire qu’ils mènent toujours avec succès les opérations de lutte contre le trafic de faux médicaments. Un business lucratif au Sénégal. Cette fois, c’est un récidiviste qui est tombé avec 192 kg de médicaments contrefaisants composés essentiellement de Cotrim et de Dexamethasone. Selon la douane, le prévenu était activement recherché pour avoir organisé une importation en contrebande de faux médicaments d’une valeur de 37 millions Fcfa avant de prendre la fuite. Cette fois-ci, sa stratégie n’a pas prospéré. Pour tromper les agents des Douanes, il abandonne le trafic par véhicule particulier et emprunte les transports en commun. Mais il ignorait que les gabelous étaient à sa trousse pour le mettre hors d’état de nuire. Le mardi 1er septembre, au cours d’un service de barrage sur l’axe Kaffrine-Koungheul, la brigade mobile des Douanes de Kaffrine a intercepté un minicar de transport en commun à bord duquel il avait pris place. Les douaniers découvrent 192 kg de médicaments contrefaits, composés essentiellement de Cotrim et de Dexamethasone dans ses bagages. La valeur totale des médicaments est estimée à 13 millions Fcfa. Le prévenu qui faisait déjà l’objet d’une plainte pour la première affaire, est arrêté et mis à la disposition du parquet de Kaolack.

152kg de chanvre indien «green» interceptés à Nioro

Ne quittons pas la douane sans signaler que la brigade mobile des Douanes de Nioro a mis la main sur 05 colis de chanvre indien de type «green» d’un poids total de 152 kg. La valeur du chanvre indien est estimée à 12 millions de francs CFA. La saisie a eu lieu en début de semaine aux environs de Keur Ali Guèye, dans la sous-préfecture de Paoskoto sur des trafiquants communément appelés «porteurs». Cette saisie est le fruit des opérations de ratissage des éléments de Nioro sur la deuxième ligne, apportant ainsi leur soutien opérationnel aux unités frontalières de Keur Ayip, Keur Mousseu Poste et Saboya, entre autres. L’échange de renseignements et la coordination des actions entre Unités a permis aux agents de Nioro d’effectuer cette prise.

Explosion de bonbonnes de gaz dans un camion à Mbao

Le pire a été évité de justesse à Mbao. Un camion rempli de bonbonnes de gaz a pris feu hier à Mbao causant deux blessés dont un grièvement. Le chauffeur qui tentait de démarrer le véhicule avec une autre batterie a vu brusquement des étincelles. Elles ont touché une bonbonne de gaz. Et bonjour les dégâts. Le chauffeur s’est retrouvé avec des brulures. Nos sources renseignent que les deux blessés ont été acheminés dans une structure sanitaire de la place pour des soins intensifs. La brigade de Gendarmerie de Keur Mbaye Fall a ouvert une enquête.

Pikine-Est en colère contre maires Issakha Diop et Thimbo

Le projet Promoville sème la tension au quartier Nimzaat 02 de la Commune de Pikine-Est. Les populations exacerbées par les inondations sont montées au créneau pour charger leurs maires Issakha Diop et Abdoulaye Thimbo pour avoir zappé leur commune dans le projet. Leur porte-parole, Adama Ndiaye demandent aux autorités étatiques d’apporter des correctifs avant la fin du projet.

Bourde protocolaire

Guédiawaye a-t-il perdu le symbole du principe sacro-saint de l’administration ? C’est la question que se posent les administrés du maire Aliou Sall non moins frangin du chef de l’Etat à la suite de la bourde protocolaire. Ils reprochent à l’adjoint au sous-Préfet de Guédiawaye, Serigne Fall d’avoir failli lors de la cérémonie de lancement de la campagne de nébulisation à Golf Sud. Ce dernier s’est permis de se lever de son siège pour suivre le maire Aliou Sall dans son opération de charme des agents d’hygiène. Car l’adjoint au souspréfet de Guédiawaye arrivé sur les lieux un peu plutôt est accueilli par le maire de Golf Sud, Aida Sow Diawara. Au lieu de lancer l’opération, il a attendu pendant 45 minutes pour que Aliou Sall se pointe et que la cérémonie commence. Aussitôt le maire de Guédiawaye prononce son discours et prétextant une réunion de bureau municipal, il quitte les lieux. C’est dire que le frangin du président Macky Sall est puissant.


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*