Edition du soir de la revue de Presse du Mercredi 06 Mai 2020

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 06 MAI 2020

Le Conseil des ministres s’est tenu le mercredi 06 mai 2020 en visioconférence, sous la présidence du Chef de l’Etat, son Excellence, Monsieur Macky SALL.

Le Chef de l’Etat a, à l’entame de sa communication, informé le Conseil de son entretien téléphonique, le 4 mai 2020, avec sa Sainteté le Pape François. Il a salué leur convergence de vues sur l’annulation  de la dette africaine et la réponse du Pape, à la pandémie du COVID-19, par son appel à l’universalité de la prière, de la fraternité et de la solidarité.

Le Président de la République, au titre du lancement des activités du Comité de suivi des opérations du FORCE COVID-19, s’est félicité de l’installation de la structure, le 29 avril 2020 ; ce qui traduit davantage sa volonté de toujours consolider  la transparence et la bonne gouvernance. Il a, ainsi, demandé aux membres du Gouvernement  d’apporter le concours et l’assistance nécessaires  au  bon déroulement  de la mission   du Comité.

Le Chef de l’Etat a, par ailleurs, indiqué au Ministre de la Santé, la nécessité de partager avec les acteurs et les populations, la nouvelle stratégie de prise en charge extra hospitalière des cas contacts du COVID-19, tout en veillant à celle des patients atteints d’autres maladies dans les hôpitaux.

Abordant la question de la préparation de la réouverture en juin, des écoles, universités et établissements d’enseignement supérieur, le Président de la République a invité les Ministres de l’Education, de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle, à finaliser avec l’implication de l’ensemble des acteurs de la communauté scolaire et universitaire, les modalités pratiques de reprise progressive des enseignements dans le respect  strict des règles sanitaires fixées.

Le Président de la République a, au sujet du suivi-évaluation du déploiement des plans de résilience sectoriels pour asseoir la stabilité durable de l’économie nationale, demandé aux membres du Gouvernement de faire le point, tous les quinze (15) jours, de l’état d’exécution des mesures sectorielles relevant du Programme de résilience économique et sociale (PRES). Il a, également, demandé au Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération et au Ministre des Finances et du Budget de présenter, chaque mois, un rapport exhaustif sur la mise en œuvre du PRES en cohérence avec le suivi du PSE.

Le Chef de l’Etat a également invité le Ministre des Transports terrestres à diligenter  l’accompagnement de l’Etat aux différentes parties prenantes du sous-secteur des transports terrestres. Il a aussi invité le Ministre de la Culture et de la Communication à veiller à la répartition rapide des fonds de soutien destinés aux acteurs culturels et de la Presse.

Le Président de la République est revenu sur l’importance qu’il accorde au développement de la Presse, en indiquant au Ministre de la Communication l’urgence de finaliser le dispositif d’application du Code de la Presse.

Le Chef de l’Etat,  au titre du climat social, de la gestion et du suivi des affaires intérieures, a évoqué le plan  de  modernisation de la Société nationale « LA POSTE ». A cet effet, il a souligné que la Poste constitue un service public historique auquel de nouvelles missions financières, émergentes et complexes ont été assignées.

Le Président de la République a  dans cette perspective  demandé au Ministre de l’Economie Numérique et au Ministre des Finances et du Budget de finaliser, d’ici  la fin de l’année 2020, le Plan de transformation de la POSTE, au regard de ses nouvelles missions financières.

Le Chef de l’Etat a clos sa communication sur la préparation de la campagne agricole, en informant de la validation du programme agricole 2020-2021, à hauteur de soixante (60) milliards de FCFA.

Le Président de la République a, dès lors, demandé au Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural de veiller à la répartition optimale des financements alloués aux différents volets et filières, afin de consentir aux producteurs, des prix de cession fortement subventionnés pour les semences, engrais et équipements agricoles.

Au titre des Communications,

Le Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République a fait une communication sur  la gestion de la crise  liée au COVID-19.

Le Ministre des Finances et du Budget a fait le point sur la mobilisation des contributions au FORCE COVID-19 et  sur l’exécution budgétaire.

Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur  l’assistance à nos  compatriotes dans la Diaspora et sur la situation internationale.

Le Ministre en charge de la Solidarité nationale a fait le point sur l’état de la mobilisation et de  la distribution de l’aide  alimentaire d’urgence.

Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait le point sur la mise en place d’une plateforme digitale  permettant de donner les informations nécessaires sur l’appui destiné aux entreprises.

Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait une communication sur  la situation de la pandémie et le plan  d’investissement d’Urgence  pour un système de santé et d’action sociale résilient et durable 2020-2024.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait une communication portant sur l’exportation des fruits et légumes, la préparation de la campagne agricole 2020-2021 et la menace acridienne.

Le Ministre de l’Industrie a rendu compte de la visite de terrain effectuée auprès des entreprises établies au Parc industriel de Sandiara.

Les Ministres de l’Education nationale, de l‘Enseignement supérieur et  de la Formation professionnelle ont rendu compte des dispositions pédagogiques  à prendre pour la continuité des enseignements et pour la reprise des cours, en relation  avec les Instances d’académie.

Le Ministre de l’Elevage a fait le point sur le processus d’acquisition de l’aliment de bétail dans le cadre du COVID-19.

Le Ministre de la culture a fait une communication sur la gestion de l’aide à la presse.

Le Ministre de la Microfinance, de l’Economie sociale et solidaire a fait une communication sur la situation du système financier décentralisé et le mécanisme de   gestion de l’appui mis à disposition dans le cadre du COVID-19.

Le Ministre en charge du Suivi du PSE a fait le point sur la mise à disposition  diligente du foncier au profit  des projets prioritaires.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a examiné et adopté:

– le projet de loi portant ratification du traité relatif à la création du corridor Dakar-Abidjan;

– le projet de décret relatif au contrôle de gestion.

Au titre des  mesures individuelles, le Président de la République a pris la  décision suivante:

Monsieur Mary Teuw NIANE, ancien ministre, est nommé, Président du Conseil d’Administration de PETROSEN Holding, en remplacement  de Monsieur Abdourahmane SECKFait à Dakar le 06 

Tribune de S.E. le Professeur Alpha Condé

« Une Afrique solidaire et unie permettra d’ériger plus facilement une véritable muraille contre les effets catastrophiques de cette terrible pandémie »

La Guinée, riche des leçons tirées de l’expérience de la crise Ebola, unie et mobilisée, pour éradiquer le Covid-19

Le Covid-19 a submergé l’humanité, ébranlant profondément les économies mondiales pour des années durant, avec une incidence sociale dévastatrice. Aucun pays africain ne sera épargné ! Les partenaires internationaux, associés aux nombreuses institutions engagées aux côtés de l’Afrique – FMI, BAD, Banque Mondiale, Union Européenne, Union Africaine, CEDEAO, G20, Nations Unies, CEMAC – ont rapidement annoncé des mesures d’un genre nouveau pour tenter de contribuer à soulager l’impact de ce tsunami sanitaire et planétaire sur le fragile tissus socio-économique africain.
La Guinée, quant à elle, est tout particulièrement armée pour partager son expertise avérée avec d’autres nations confrontées à cette terrible pandémie. Mon pays a en effet beaucoup appris de la crise d’Ebola de 2013 à 2015, qu’il a su contenir et éradiquer. Malgré des conclusions relativement optimistes de l’ANSS – Agence Nationale de Sécurité Sanitaire – quant au risque d’importation du virus en Guinée, les autorités sanitaires guinéennes, particulièrement réactives, ont décrété un niveau d’alerte maximal rapidement. Ainsi, dès début mars, dans les principaux points d’entrée du pays comme l’aéroport international, le port de Conakry et les ports miniers des préfectures de Boké et Boffa, des contrôles filtrants ont été déployés pour endiguer la propagation du virus.
Le pays peut également se féliciter d’un taux de suivi des contacts et une traçabilité des porteurs du virus de 88%. Plus de 250 personnes sont testées quotidiennement depuis début mars avec un objectif de passer rapidement à plus de 1000 dépistages par jour. Cette réactivité s’explique en bonne partie par l’expérience encore très récente de l’épidémie d’Ebola. Il faut noter que 24 heures seulement auront été nécessaires aux autorités guinéennes pour confirmer le premier cas de coronavirus dans le pays, jeudi 5 mars, et remonter l’itinéraire du malade afin d’isoler les possibles contaminés. Cette efficacité est le fruit des acquis résultant de la gestion du terrible fléau d’Ebola qui a frappé notre pays : plus de 3 600 personnes infectées et 2 412 décès. La république guinéenne se propose de partager et de mutualiser cette expertise avec ses pays frères africains.
Si la crise de Ebola a accéléré le processus de modernisation du système de santé de notre pays, sa transformation est inexorablement en marche depuis 2010, car la santé de mes compatriotes est une de mes préoccupations majeures. La tenue des Etats Généraux de la Santé de 2014-2015 a permis la définition d’un plan d’action et de recommandations pour faire du développement de la santé communautaire une priorité du gouvernement. Cette dernière a été inscrite dans la politique nationale de santé et dans le nouveau plan décennal de développement sanitaire 2015-2024. Ce plan vise à améliorer significativement l’accès et l’utilisation des services de santé, soutenu par une hausse des fonds publics alloués aux dépenses de santé. Ainsi, sur mes instructions, la part de la santé dans le budget public a atteint 4,11 % du PIB en 2015, contre 1,65% en 2009, et porté à 8% en 2019 par mon gouvernement.
La rencontre, le 23 avril dernier, des chefs d’Etat et de gouvernements de la CEDEAO, a permis d’inviter les états membres à apporter leur contribution au Fonds de solidarité de l’UA, tout en renforçant la coopération entre l’African CDC (structure santé de l’UA) et l’OOAS (Organisation ouest-africaine de la santé). La CEDEAO a proposé à ses partenaires de redoubler ses efforts de production de vaccins et de thérapies adéquates contre le virus, tout en développant notre capacité de recherche. Au compte des principaux progrès réalisés et que j’ai voulu pour mon pays, on peut citer entre autres : la mise en place de dispositifs de surveillance, de diagnostic, de prise en charge avec la création de 38 centres de traitement épidémiologiques, 8 équipes régionales et 33 préfectorales d’alertes et de réponses, et de 33 centres d’opérations d’urgence. La diminution significative de la prévalence nationale du paludisme, passée de 44% en 2012 à 15% en 2016, la baisse de la mortalité maternelle, passée de 724 à 550 pour 100 000 naissances entre 2012 et 2016, sont autant d’indicateurs qui attestent de la pertinence de nos stratégies.
Quant au renforcement du système national de santé, on note l’audit institutionnel, organisationnel et fonctionnel du Ministère de la santé en 2016, qui s’est soldé par la révision du cadre institutionnel et organisationnel du département de la santé, avec notamment la création de nouvelles directions, de services d’appui et regroupement des programmes nationaux, la signature du « Contrat National Santé » entre le gouvernement et les partenaires du secteur pour l’alignement, l’informatisation du système national d’information sanitaire en 2016 et enfin, le recrutement de près 5 000 nouveaux agents pour les établissements publics de santé de 2016 à 2019.
Sur le plan économique, j’ai demandé au gouvernement de prendre des mesures fortes et audacieuses pour assurer une défense efficace contre le coronavirus et son incidence sur notre écosystème socio-économique. Le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, a annoncé, le 7 avril dernier, les détails d’un ”Plan de riposte économique” rigoureux au Covid-19, qui se décline en 30 mesures-phares, pour les secteurs agricole, santé, social et secteur privé et coûtera 290 millions de dollars. Avec l’adhésion de toutes les guinéennes et de tous les guinéens, sans considération d’opinion politique ou d’appartenance ethniques, la pandémie du Covid-19, ne détruira pas notre société et l’ambitieux plan de relance que j’ai initié, pourrait même nous permettre d’en sortir plus fort et unis que jamais. De même une Afrique solidaire et unie permettra d’ériger plus facilement une véritable muraille contre les effets catastrophiques de cette terrible pandémie. Ce sont encore une fois les pays les plus pauvres qui en paieront le plus lourd tribut.
Dans ce contexte, j’ai décidé, aux côtés de mes pairs Africains, de soutenir la production locale de produits agricoles de première nécessité indispensables à l’alimentation de nos populations, tout en réduisant la facture d’importation de ces biens. Le courage de nos valeureux cultivateurs et la qualité de nos terres, pourraient même permettre à la Guinée d’aider les pays frère de la sous-région qui pourraient être en crise alimentaire. Le devoir de solidarité nous oblige tous. Ce qui me conduit à l’analyse de la question de la dette publique. Son annulation est plébiscitée et je suis un fervent supporteur de la restructuration rapide, à des conditions acceptables, de la dette internationale. Malgré un allègement de la dette des pays pauvres très endettés (PPTE) entre 2000 et 2010, grâce à l’effort de la communauté internationale passant alors de 80% du PIB à 30% pour ces pays, force est de constater que celle-ci a largement évoluée à la hausse pour atteindre 56% du PIB aujourd’hui. Je rappelle au passage que la Guinée a été éligible à l’initiative PPTE en septembre 2012, grâce à la pertinence des réformes engagées et à l’amélioration du cadre de gouvernance. La décision du G20 de suspendre pour un an le service du remboursement la dette pour une quarantaine de pays africains est un signal jugé positif mais qui peut et qui devrait pouvoir être largement dépassée, afin de limiter les conséquences dévastatrices de la pandémie sur les économies africaines.
Mais au final que représente la dette du continent africain, évaluée à moins de 400 milliards $, face aux 7000 milliards $ de fonds cumulés, mobilisés dans l’urgence par l’union européenne et le G7, pour faire face à l’incidence du Covid- 19, sans compter d’autre mécanismes et instruments qui sont en train d’être déployés pour préserver les économies occidentales. La dette africaine représente à peine un peu plus de 5% de ces fonds.
Or dans un monde globalisé, il est évident que la situation de chaque pays et encore plus de chaque continent, est déterminante pour assurer l’amélioration et la viabilité de l’environnement socio-économique international. Une sortie heureuse de cette crise pour l’Afrique sera à l’évidence bénéfique pour le monde entier. Nous sommes tous ensemble, collectivement unis et responsables, face à une guerre implacable, contre un ennemi invisible. Le Covid-19 doit être éradiqué au plus vite de notre monde où il n’a pas sa place. La présence du virus dans un seul pays représente une menace de fait pour l’humanité entière, d’où la nécessité d’une action concertée et solidaire. J’appelle l’ensemble des peuples Africains à participer, sous l’impulsion de leurs dirigeants, à cet indispensable effort continental pour envisager, une mutualisation efficace des mesures et des actions, respectueuses du contexte spécifique de chaque pays, en perspective d’un après Covid-19 concerté.
Ainsi, le continent et ses dirigeants libérés de l’emprise éprouvante du Covid-19, reprendront leur destin en main, pour consolider la souveraineté de nos Etats et la grandeur de l’Afrique, berceau de l’humanité. S.E. Monsieur Alpha Condé Président de la République de Guinée.https://www.financialafrik.com/

Risque de dévaluation: la France au secours du Franc CFA?

Le covid-19 touche de plein fouet l’Afrique Centrale, ce qui n’est pas sans conséquences sur son garant, la France, qui agit, selon les textes, en “quasi-assureur” de la zone CFA. Or, le rapport de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale sur la politique monétaire datée du 27 avril est sans équivoque: il y a sinistre. “Si les pays de la Cemac ne luttent pas efficacement contre la pandémie du Covid-19 pour en limiter les  ….https://www.financialafrik.com/

Coronavirus: face à la crise,le FMI pourrait faire plus Par Daouda Sembene,Conseiller à la présidence de la République du Sénégal et ancien administrateur au Fonds monétaire international (FMI).

https://www.jeuneafrique.com/Conseiller à la présidence sénégalaise et ex-administrateur au Fonds monétaire international, Daouda Sembène propose cinq mesures à mettre en place pour faire face à cette crise exceptionnelle.
Une crise mondiale sans pareille a besoin d’une réponse mondiale sans pareille. C’est, en substance, ce qu’a affirmé la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva. En Afrique, les estimations des besoins de financement avoisinent les 114 milliards de dollars, dont plus du tiers est encore à mobiliser.
Il est encourageant de constater que le FMI a temporairement doublé les limites d’accès à son instrument de financement concessionnel d’urgence et à son équivalent non concessionnel. L’institution a également accordé à 25 pays à faible revenu (PFR) vulnérables un allègement du service de la dette pour une durée initiale de six mois et un montant total estimé à 213,4 millions de dollars.
Ces initiatives aideront les pays concernés à accéder rapidement à quelques dizaines de milliards de dollars. Cela dit, pour que ces pays, qui représentent près de 40 % des membres du FMI, puissent pleinement profiter de la capacité actuelle de prêt de 1 000 milliards de dollars de l’institution, il reste encore beaucoup à faire. Plusieurs pistes doivent être explorées :

Augmenter la capacité de prêts concessionnels du FMI

Dans sa forme actuelle, le guichet concessionnel de financement à court terme est conçu pour être financièrement autonome. Il peut soutenir des prêts annuels moyens d’environ 1,7 milliard de dollars. Le FMI entend tripler cette capacité de prêts. Cet objectif, certes ambitieux, ne semble toutefois pas à la hauteur des besoins de financement anticipés des PFR.

Attribuer les droits de tirage spéciaux (DTS).

Le FMI devrait faire de cette mesure un élément clé de son action, comme cela a été le cas lors de la crise financière mondiale de 2008. Cependant, la taille des allocations de DTS doit être plus importante que par le passé car l’impact économique de la pandémie est bien plus désastreux. Et les PFR devraient bénéficier d’une part plus importante de ces émissions que celle reçue en 2009 (une vingtaine de milliards sur un total de 283 milliards de dollars).
Le FMI devrait également travailler activement avec ses grands actionnaires pour veiller à ce que les DTS non utilisés lui soient transférés, dans le but d’augmenter sa capacité de prêts concessionnels.

Faciliter les négociations pour l’allégement de la dette

Fort de l‘expérience acquise dans le cadre des initiatives PPTE [pays pauvres très endettés] et IADM [Initiative d’allègement de la dette multilatérale], le FMI et la Banque mondiale sont bien placés pour mener une approche coordonnée synonyme d’efficacité. Cela dit, tout mécanisme d’allègement de la dette devrait tenir compte de la nécessité de maintenir l’accès des PFR aux marchés internationaux à des conditions favorables.

LE FMI DOIT FINANCER LES PAYS À FAIBLE REVENU EN FONCTION DE LEURS BESOINS PLUS QUE DE LEUR TAILLE ÉCONOMIQUE

Pour ce faire, un point est essentiel : éviter de stigmatiser les pays débiteurs en développant une stratégie de communication adaptée et en ne limitant pas les avantages de l’allègement de la dette aux pays qui en font la demande. Dans ce cadre, le système des DTS pourrait aussi permettre de réduire les coûts d’accès à la dette.

Améliorer l’accès aux autres ressources financières du FMI

Cela signifie réexaminer les politiques d’accès au guichet non concessionnel. S’il est concevable que les prêts concessionnels doivent être limités en raison de la rareté des ressources, l’accès aux autres types de financement du FMI ne devrait pas être plafonné pour les PFR dont le niveau d’endettement est soutenable.

Accélérer la réforme des quotes-parts

C’est un point crucial pour accroître les ressources financières du FMI, qui nécessite toutefois l’adhésion politique des pays membres. Une fois une telle adhésion sécurisée, une augmentation des quotas pourrait être financée, là encore, par une allocation de DTS. La situation actuelle impose également de s’assurer que le financement du FMI reflète moins la taille économique des PFR que leurs besoins pour faire face à la crise.
Si le rôle du FMI est fondamental, toutes les institutions financières internationales et les banques multilatérales de développement devront jouer leur rôle pour trouver des solutions de financement audacieuses et innovantes en faveur des PFR. In fine, l’essentiel de l’effort revient aux gouvernements des pays membres de ces institutions. À défaut, la réponse mondiale sans pareille pourrait être un échec mondial sans pareil.

Le FMI promet une reprise verte après la pandémie du coronavirus

https://www.vivafrik.com/La propagation de la pandémie du coronavirus (Covid-19) a fini de terrasser l’économie mondiale après avoir fortement engendré la crise sanitaire dans le monde entier. Suffisant pour les participants du Dialogue de Petersberg sur le climat organisé du 27 au 28 avril 2020 de suggérer des moyens et mécanismes pour faire de la finance verte le pilier de la reprise économique post-covid-19.
C’est ce qu’a assuré la directrice générale du FMI lors de la rencontre qui a pu enregistrer la présence de plusieurs responsables d’institutions internationales. « Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que la reprise soit verte », a affirmé Kristalina Georgieva. Avant de poursuivre : « maintenant qu’il y a une augmentation massive des garanties gouvernementales, une bonne partie devrait être mobilisée pour un financement privé des investissements verts ».
Ces propos corroborent avec ceux de la responsable mondiale des affaires climatiques de la Société financière internationale, Alzbeta Klein. « Il ne sert à rien de dépenser des milliers de milliards de dollars pour reconstruire les économies pour ensuite les voir s’effondrer à nouveau en raison d’une crise climatique qui surviendra d’ici 10 à 15 ans », a-t-elle laissé entendre.
Pour sa part, Mark Carnez, l’envoyé des Nations unies pour le financement du climat estime qu’il est impossible d’occulter le climat dans les nouveaux plans de reprise en cours d’élaboration. Chaque société financière devrait se doter d’un plan de neutralité carbone.
« Les gouvernements qui bénéficient de la restructuration de la dette induite par le covid-19 devraient s’y engager également. Si les banques centrales veulent rester à la pointe, elles devraient maintenant effectuer des tests de stress climatique », a-t-il affirmé.Moctar FICOU / VivAfrik

Covid-19: retour forcé de l’Afrique aux fondamentaux de la monnaie Par Ousmane Dieng*.

« Le défi d’une devise (monnaie unique) africaine acceptée par le commerce international au même titre que le dollar ou l’euro trouve tout son sens »
La pandémie de Covid-19 aura le mérite de dévoiler la vulnérabilité des modèles économiques qui ont prévalu et les limites de l’efficience des marchés et particulièrement les règles des échanges internationaux motivés par la théorie des avantages comparatifs pour le commerce, la mondialisation de l’économie et des facteurs de production.
Le débat relatif à la dette des États Africains à savoir l’annulation, le rééchelonnement et la soutenabilité dresse un panorama ci-après : le niveau de pauvreté ; la faible production locale et la timidité des échanges commerciaux intra-africains ; le recours disproportionné aux importations de biens et services ; la forte dépendance aux investissements directs étrangers, aux places financières internationales à défaut de recourir au « private-equity » pour la levée de fonds ; la contrainte d’accès aux marchés financiers domestiques pour une frange importante de petites et moyennes entreprises ; la faiblesse de l’épargne intérieure pour soutenir l’investissement et le crédit à l’économie.

Objectif prioritaire de la politique monétaire

La politique monétaire menée par les banques centrales (BCEAO et BEAC) dont l’objectif prioritaire est d’assurer la stabilité monétaire, prône un suivi étroit de l’évolution de certains agrégats monétaires (masse monétaire, crédits à l’économie, créances nettes du secteur bancaire sur les Gouvernements et les avoirs extérieurs nets des institutions bancaires). La gestion monétaire tient principalement en compte la nécessité de maintenir le taux de couverture de l’émission monétaire, représenté par le rapport entre les avoirs extérieurs et les engagements à vue de la Banque Centrale, au-dessus d’une limite fixée. L’ultime objectif est de juguler l’inflation en dessous de la norme maximale autorisée.

Consensus autour de l’essentiel

Nos gouvernants ainsi que les économistes, les financiers et les leaders du continent ont eu le mérite de poser un diagnostic sans complaisance, d’exposer des avis contradictoires et de formuler des recommandations allant dans le bon sens.
Pour notre part, l’essentiel de notre jugement relatif à la problématique de la dette et la pertinence de la souveraineté monétaire est basé sur une analyse macroéconomique. Celle-ci a été facilitée par l’opportunité d’avoir intégré durant quasiment deux décennies, des équipes de consultants auprès des institutions d’émission monétaire, des acteurs régionaux du marché financier, des institutions bancaires et des États. Mais aussi d’une analyse microéconomique acquise à travers une expérience dans le diagnostic, l’accompagnement et le contrôle auprès d’une centaine d’entreprises en Afrique et dans divers secteurs.
Nous avons eu l’opportunité de motiver nos propositions face aux enjeux décisifs du continent à travers des publications sur Financial Afrik.

Il s’agit notamment des articles ci-après :

-Covid-19 : À quand l’Africa First ?
-Covid-19 : L’Afrique à l’épreuve de l’intégration et d’une marché forcée vers la transformation structurelle de son économie ;
-Covid-19 : L’organisation du travail prendra des formes nouvelles ;
-Covid-19 : L’amorce d’un processus d’annulation de la dette des états africains.
Les éclairages de notre confrère Abdou CISSE à travers ses publications remarquables sur Financial Afrik a permis de porter à l’attention de l’opinion le non-sens de la construction financière de notre monde d’aujourd’hui. Cela constitue à notre avis, un environnement favorable pour une reprise en main de notre souveraineté monétaire mais aussi le caractère légitime de l’annulation de la dette des États Africains en conséquence du recours à l’assouplissement monétaire (QE) décidé par la Banque Centrale Européenne (BCE). Le recours à l’hélicoptère monnaie décidé par la Reserve Fédérale des États-Unis et l’absence de limite en termes d’injection de liquidité pour soutenir l’économie américaine constitue un argument de taille en faveur de nos gouvernants. Nous considérons que l’essentiel des propositions et les objectifs poursuivis par l’Afrique a été relayé à travers des tribunes parus dans la presse économique et financière du contient et d’ailleurs depuis l’avènement de la pandémie pour juguler les conséquences économiques du Covid-19. Toutefois, elles manquent d’ambition à notre avis.

Neutraliser le taux change

Nous estimons que l’Afrique doit neutraliser le taux de change qui lui a été infligé depuis les indépendances en ce qui concerne la zone Franc CFA et depuis l’abandon de l’étalon or après la crise de 1973 pour ce qui concerne les autres monnaies africaines. C’est en cela que la dette africaine souffre d’illégitimité macroéconomique, notamment en vertu de l’éthique censé régir le commerce international et les transactions financières.
L’Afrique doit résorber le gap imputable au taux de change structurellement défavorable et inhérent à sa panoplie de monnaies. Il est plus que nécessaire de mettre en place une monnaie communautaire à l’échelle du continent – une devise acceptée dans le commerce international – au même titre que l’euro et le dollar US. Cela est du ressort des leaders africains (politiques et autres).
Toutefois ce réajustement du taux de change en faveur de la nouvelle monnaie commune africaine est motivé par l’absence d’efficience des marchés financiers (taux de change et taux d’intérêt). Il est impératif d’exiger une parité égale ou relativement proche des devises utilisées actuellement pour le commerce international.
Le défi d’une devise (monnaie unique) africaine acceptée par le commerce international au même titre que le dollar ou l’euro trouve tout son sens. En réalité, la domination monétaire est un des facteurs clé de succès dans le commerce international et son corollaire en termes de  réserve de change. Ce commerce affaiblit par les accords (ACP – UE, puis les APE, …) est au détriment de la compétitivité du continent. Le déficit commercial qui en résulte est compensé en partie par l’aide publique au développement et le recours systématique à l’endettement.
L’Afrique est convaincue qu’en l’état actuel des termes de l’échange du commerce international, le taux de change constitue un rabais sur les prix à l’exportation et un surcroît sur les importations. Cette situation est motivée par un système monétaire mis en place par les accords de Bretton Woods à travers un système d’étalon change-or dont la valeur du dollar US a été directement indexée sur l’or et les autres monnaies indexés au dollar US.

Changeons de paradigme

Face aux enjeux environnementaux, le climat et les crises sanitaires, il est aisé de s’accorder que l’étalon or comme meilleure réserve de valeur n’a plus sa pertinence et les marchés ne sont pas efficients. Un coup de balai s’impose !
De la même manière dont l’humanité s’est rendu compte que l’étalon argent et d’autres formes de monnaie auparavant ont montré leurs limites face aux mutations, aux grandes crises, à l’innovation, au développement de nouvelles technologiques, … la crise sanitaire du Covid-19 devrait nous obliger à aller dans ce sens et nous contraindre à un retour aux fondamentaux de la fonction de la monnaie en terme d’unité de compte, intermédiaire des échanges et de réserve de valeur.
Cette mutation permettra enfin de poser des bases équitables pour la compétitivité commerciale à l’échelle internationale fondée sur la productivité, l’innovation, l’offre, la demande et limiter ainsi des barrières douanières au strict minimum. Nous pensons que c’est ainsi, que nous pourrions affirmer sans le risque de nous tromper que l’endettement de l’Afrique sera vertueux. https://www.financialafrik.com/

A propos

Ousmane DIENG a acquis une expérience professionnelle de 18 années dans le conseil et l’audit. M. DIENG a fondé le Cabinet de conseil INGENIOUS Partners Consulting spécialisé dans la stratégie, le Conseil Financier, l’entreprenariat, l’organisation, l’optimisation des performances, le contrôle et l’économie.
La suspension du pacte de convergence de l’Uemoa est-elle une porte ouverte vers la révision des critères ?
En marge de sa session extraordinaire tenue le 27 avril 2020 par visioconférence, la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Uemoa a pris la décision de suspendre provisoirement l’application du pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité de l’Union en vue de mieux disposer de marges pour faire face à la pandémie de Covid-19. De l’avis de certains économistes, cette mesure des dirigeants peut constituer un déclic pour enclencher une révision des critères de convergence réclamée, ces derniers temps, par des Chefs d’État.
C’est la principale mesure issue de la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Uemoa tenue le 27 avril dernier par visioconférence : la suspension provisoire de l’application du pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité de l’Union. Les Chefs d’État de l’Union ont pris cette décision pour renforcer les mesures d’urgence prises par les pays membres afin de limiter les effets de la pandémie sur les plans humain, économique et social. L’objectif visé est de « préserver un environnement favorable à une reprise de l’activité économique après la crise sanitaire ». Pour donner un cachet légitime à leur décision, ils ont rappelé les dispositions de l’article 22 de l’Acte additionnel susvisé et prévoyant des circonstances exceptionnelles pouvant empêcher les États membres de respecter les critères de convergence, notamment celui relatif au déficit budgétaire.
Aux yeux de certains économistes, cette suspension du pacte de convergence est une occasion pour réviser ces règles qui gouvernent les politiques économiques de l’Uemoa. Pour le Pr Abou Kane, agrégé d’Économie et chef du Département d’Économie de la Faculté des Sciences économiques et de gestion (Faseg) de l’Ucad, cela peut offrir l’opportunité de revoir les critères de convergence en vue de les adapter aux impératifs de développement des pays de l’Union. Depuis 1999, les horizons de convergence sont régulièrement repoussés et jamais une masse critique de pays n’a rempli tous les critères de premier rang qui, d’ailleurs, étaient au nombre de quatre avant d’être réduits à trois en 2015, explique-t-il. Idem pour les critères de second rang qui sont passés de quatre à deux. « Ce constat prouve qu’il y a des ajustements à opérer et c’est le moment ou jamais », soutient l’économiste.
Ce dernier semble rejoindre les Chefs d’État du Sénégal et du Bénin qui, lors de la Conférence de Dakar sur la dette, le 2 décembre 2019, avaient émis l’idée de réviser les critères de convergence de l’Uemoa, particulièrement le ratio dette/Pib (70 %) et le déficit budgétaire (-3 %). « Est-il équitable et pertinent, s’agissant des critères de convergence, d’appliquer les mêmes critères pour les pays en développement où tout est à réaliser ? » s’interrogeait alors Macky Sall. Il se demandait également si les pays de l’Uemoa doivent avoir les mêmes critères que ceux de l’Union européenne. « Pourquoi fixer à 3 % le déficit budgétaire ? Voilà la problématique ! Est-ce que les plafonds d’endettement, tels qu’ils ont été fixés jusque-là, en particulier à l’Uemoa, sont pertinents à l’heure actuelle ? » ajoutait le Président Sall. Son homologue du Bénin, Patrice Talon, s’était montré plus catégorique : « Les réflexions doivent être engagées au sein de l’Uemoa pour une révision des critères de convergence sous la bénédiction du Fmi et de la Banque mondiale ».
Ainsi, cette suspension du pacte de convergence semble conforter le plaidoyer de ces deux Chefs d’État. Sur ce même registre, l’économiste et banquier ivoirien Guillaume Liby estime que cette crise peut être l’opportunité de réviser la politique monétaire de l’Union pour sortir de l’économie informelle qui alimente la pauvreté et affaiblit les capacités budgétaires des pays. Il soutient que les politiques monétaires restrictives dans un environnement de misère n’ont fait que renforcer la pauvreté. De l’avis de M. Liby, « l’occasion de changer la donne se présente ainsi ».

Une mesure jugée réaliste

L’économiste Abou Kane trouve « réaliste » la décision des Chefs d’État, compte tenu de la situation difficile que traversent tous les pays de l’Uemoa dont les économies sont profondément affectées par le Covid-19 qui a fortement dérèglé les systèmes économiques en créant des postes de dépenses imprévues et des moins-values en termes de recettes fiscales. À ce titre, il convient de souligner que le taux de croissance moyen dans la zone Uemoa sera de 2,7 % pour des prévisions initiales de 6,6 %. Le Pr Kane explique que dans le cadre du pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité, chaque État a soumis un programme pluriannuel évalué à travers le mécanisme de surveillance multilatérale. Il est tout à fait normal, dit-il, qu’en cas de crise, l’étau soit desserré pour permettre aux pays de s’occuper des urgences sans contraintes majeures. Il note que l’année 2019, horizon de convergence de l’Acte additionnel de 2015, a, par hasard, coïncidé avec l’apparition du coronavirus. L’économiste rappelle les cinq critères retenus, à savoir trois de premier rang et deux de second rang. Les critères de premier rang sont : le maintien du déficit budgétaire à moins de 3 % du Pib, un taux d’inflation inférieur ou égal à 3 % et un ratio dette/Pib inférieur ou égal à 70 %. Les critères de second rang sont : ratio masse salariale/recettes fiscales inférieur ou égal à 35 % et taux de pression fiscale supérieur ou égal à 20 %.
Pour Guillaume Liby, la suspension du pacte de convergence permet aux États de s’affranchir des pesanteurs desdits critères pour se doter de moyens budgétaires afin de faire face à la crise. Il rappelle que ces critères de convergence avaient été élaborés pour la bonne cause. Ils visent, selon lui, à assurer une certaine homogénéité dans les politiques économiques publiques d’un espace monétaire donné, pour une meilleure efficacité de la politique monétaire commune et l’intégration économique (économies d’échelles, faible coût de transaction, mobilité des personnes et des biens, etc.).

Le déficit public va se creuser davantage

La mesure prise par la Conférence des Chefs d’État de l’Uemoa n’est pas sans conséquence, d’après l’économiste ivoirien Guillaume Liby. Avec la hausse des besoins nouveaux dus au Covid-19, les charges habituelles de fonctionnement et la baisse du recouvrement fiscal, le déficit public va se creuser davantage, explique-t-il. L’endettement nécessaire pour couvrir ce déficit va entraîner un bond important du ratio de la dette publique, prévient l’économiste. « Vu l’immensité des besoins à couvrir dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, les États vont devoir s’endetter tout en récoltant moins d’impôts », avertit M. Liby. C’est pourquoi il invite les États à faire le meilleur usage de ces nouvelles possibilités financières et d’encadrer la remontée en puissance de l’économie. Si on ne fixe pas de nouvelles limites à ne pas dépasser pour les différents critères, prévient le Pr Abou Kane, on peut observer des dérapages irréversibles à court et moyen terme ; ce qui pourrait compromettre la dynamique de convergence. Il estime qu’avec les besoins actuels liés à la crise sanitaire, certains pays peuvent s’endetter à outrance et creuser leur déficit budgétaire ; c’est même « inévitable ».

Le pacte de convergence,gage de stabilité des économies

Objet de critiques des dirigeants de l’Union et de certains économistes, les critères de convergence ont toutefois été utiles pour nos économies. D’après le Pr Abou Kane, sur le principe, il est bon de fixer des critères pour harmoniser les politiques et imposer la discipline budgétaire. « Le pacte de convergence a permis de stabiliser les économies grâce à la maîtrise de l’inflation, du déficit budgétaire et de la dette », fait remarquer le Chef du Département d’Économie de la Faculté des Sciences économiques et de gestion (Faseg). Cependant, il relève que ce pacte de convergence semble ne pas être adapté au contexte de nos économies en ce qu’il impose une sorte d’obsession pour la réputation et la crédibilité budgétaire au détriment de décisions d’investissements structurants. Théoriquement, dit-il, c’est l’éviction de l’investissement privé à travers la concurrence de l’État sur les marchés financiers qu’on veut éviter en maîtrisant le déficit budgétaire. Or, souligne M. Kane, dans le contexte des pays de l’Uemoa, l’investissement public ne doit pas être contraint et le seuil de 3 % est totalement ad hoc, car n’ayant pas de fondement économique rigoureux. « C’est juste une tropicalisation de la norme adoptée par la zone euro. Et la politique monétaire anti-inflationniste qui est adoptée ralentit la croissance et la création d’emplois alors que nous cherchons la transformation structurelle de nos économies»,analyse l’universitaire.Dossier réalisé par Abdou DIAW

Le marché financier de l’Uemoa dans le tempo du Covid-19 Par Abdou DIAW

http://lesoleil.sn/-Avec la propagation de la pandémie du Covid-19, qui a durement affecté les économies mondiales, chaque Etat tente d’explorer tous les moyens possibles pour mobiliser davantage de ressources financières afin de faire face aux nombreux besoins devenant de plus en plus pressants, notamment dans le domaine de la santé. L’activité économiques n’est pas en reste avec d’importants impacts désastreux dans la chaîne de production, d’approvisionnement et de consommation. Certains Etats ont dû procéder à des recadrages et coupes budgétaires pour trouver des marges. Les pays de l’Uemoa, touchés également par la crise sanitaire, scrutent toutes les possibilités permettant de mobiliser les fonds nécessaires pour faire face à la pandémie qui a cruellement porté un coup de massue à l’économie de l’Union avec des perspectives non reluisantes. Si l’on se fie aux dernières projections de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernements de l’Uemoa, réunie le 27 avril par visioconférence, en 2020, la situation macroéconomique de l’Union connaîtrait une dégradation sensible avec notamment un taux de croissance moyen qui ressortirait à 2,7%, soit une réduction de près de 4% par rapport à la prévision initiale de 6,6%.
Avec l’accompagnement de l’Agence Umoa-titres et de la Bceao, des Etats de l’Union adopent un plan de riposte basé sur l’émission de « Bons Covid-19 » appelés également « Bons social Covid-19 ». Il s’agit, en réalité, les Bons assimilables du trésor (Bat) que les huit pays de l’Uemoa avaient l’habitude d’émettre sur le marché des titres publics. S’y ajoutent les Obligations assimilables du trésor (Oat). Mais l’innovation avec cette émission de « Bons social Covid-19 » réside dans le fait que les montants sont rapidement mobilisés sur le marché financier pour mieux faire face à la pandémie du Covid-19. Comme le rappelle l’Agence Umoa-titre, le but de ces opérations est de permettre à l’émetteur (les Etats de l’Union) de mobiliser l’épargne des personnes physiques et morales dans le but de couvrir les décalages de Trésorerie créés par la lutte contre la pandémie causée par COVID-19 et ses conséquences.
Cette trouvaille est d’autant plus innovante si l’on sait que la lutte contre le Covid-19 va nécessiter des ressources financières considérables. La Conférence a évalué́ à 5284,9 milliards de francs CFA les ressources financières nécessaires aux Etats pour faire face aux besoins en équipements sanitaires, assurer une mise en œuvre effective des mesures sociales et relancer l’activité́ économique. Avec l’émission de ces « Bons Covid-19 », assorties de conditionnalités plus ou moins souples, les Etats de l’Union disposent ainsi d’un instrument pouvant leur permettre de mobiliser des fonds en un temps record avec des objectifs clairement identifiés. Les soumissions de ces titres publics sont faites à taux multiples et inférieurs ou égaux à 3,75% avec une maturité de 3 mois. La Côte d’Ivoire a ouvert le bal de ces opérations avec deux levées de fonds de 180 milliards de F Cfa, effectuées respectivement le 27 avril et le 4 mai 2020.
D’autres pays comme le Burkina Faso, le Sénégal et le Mali ont mobilisé respectivement 80 milliards de FCfa, 103 milliards et 88 milliards. A la date du 5 mai, les 5 émissions par adjudication de Bons Social Covid-19 dans le cadre du plan de riposte des Etats de la zone Uemoa sur le Marché des titres publics ont permis de mobiliser près de 631 milliards. Le Bénin est également attendu, aujourd’hui, sur le marché financier pour l’émission de ses bons Covid-19 avec 130 milliards de FCfa. La Côte d’Ivoire entend procéder à une troisième émission de bons Covid-19 d’un montant de 175 milliards, le 11 mai prochain.
Cependant, même si certains Etats ont réussi à lever des fonds à travers les Bons Covid-19 avec un accompagnement de la Bceao, qui a ouvert un guichet spécial de refinancement de ces bons à trois mois au profit des banques, l’on ne peut pas passer sous silence le contexte dans lequel ces titres publics sont émis. Ces opérations de levées de fonds se déroulent au moment où les chefs d’Etat de l’Uemoa ont décidé de suspendre provisoirement l’application du pacte de convergence, de stabilité́, de croissance et de solidarité́ de l’Union. Une mesure qui risque d’ouvrir un boulevard aux Etats pour s’endetter davantage à force de solliciter le marché financier régional. L’autre risque est lié au creusement continu du déficit budgétaire de l’Union tablé sur 5,5% du Pib alors qu’il était fixé à 2,7% pour 2020. Inéluctablement, avec le non respect de ces critères de convergence, la courbe de l’endettement va emprunter la pente ascendante au moment où les six Etats sur les huit de l’Union (Bénin, Guinée Bissau, Burkina Faso, Mali, Niger et Togo) ont bénéficié, le 13 avril 2020, d’un allégement immédiat de leur dette multilatérale. Non sans compter la décision du G20 et du Club de Paris de suspendre le remboursement du service de la dette pendant un an pour 76 pays dans le monde dont une quarantaine en Afrique. Que les Etats fassent preuve d’ingéniosité dans la mobilisation des ressources de financement en utilisant de manière beaucoup plus efficiente les budgets nationaux ; ceci pour réduire, au maximum, le rythme d’endettement et le creusement du déficit public.

Un bénéfice net de 56 milliards FCFA annoncé par les banques de la BRVM pour le compte du premier trimestre 2020

(Agence Ecofin) – Le résultat net cumulé de 12 banques cotées sur la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) et qui ont déjà publié leurs comptes, a atteint 56,5 milliards FCFA (93,14 millions $) au terme du premier trimestre de l’année 2020. Ce chiffre ne prend pas en compte ceux d’Ecobank Transnational Incorporated qui a un statut différent, et la BICI CI qui n’a pas encore publié ses comptes.Il est en hausse de 8,6% en comparaison avec celui de la même période en 2019.
Cette hausse de bénéfice net cache cependant le fait que pour cinq des banques analysées, la marge nette trimestrielle a été en baisse, mais on note qu’aucune des institutions financières concernées n’a annoncé de perte. Cette performance positive a été soutenue par un produit net bancaire cumulé de 197,8 milliards FCFA sur la même période.
A l’exception de Coris Bank, NSIA Banque CI et BOA Sénégal, le PNB des 9 autres banques cotées sur la BRVM et qui ont publié leurs résultats de premier trimestre a significativement augmenté, à l’instar des performances de BOA Côte d’Ivoire qui affiche une progression de 27% de son PNB sur la période et de Société Générale Côte d’Ivoire qui atteint les 40 milliards FCFA.
Plusieurs banques ayant publié leurs résultats ont signalé une pression sur les revenus de commission du fait notamment d’une baisse sur les opérations de change. Cependant, la majorité a déclaré de solides revenus d’intérêt sur les crédits placés auprès de leur clientèle respective.
Dans cette sous-région où les banques bénéficient déjà des exonérations d’impôts sur les rendements qu’ils perçoivent des titres émis par les Etats, aucune restriction en matière de distribution de dividendes pour le compte de l’exercice 2019 n’a été prise, comme c’est le cas au Ghana, en Afrique du Sud, ou encore en Ouganda. La majorité des banques dit être encore en train d’évaluer les impacts économiques du covid-19 sur leurs activités, car selon les pays, certains ont été plus touchés que d’autres.
Dans presque tous les pays de l’UEMOA, les mesures de confinement s’assouplissent progressivement. Cependant, ces premières nouvelles du secteur bancaire coté sur la bourse de l’UEMOA, indiquent que la résistance face au covid-19 des entreprises financières de la sous-région sera presque aussi forte que la réponse sanitaire qu’on y a relevée.
Les résultats du deuxième trimestre offriront plus de perspectives aux différentes analyses.Idriss Linge

Hausse des risques sur le marché hypothécaire: un nouveau virus financier qui pourrait venir cette fois des Etats-Unis

(Agence Ecofin) – La hausse des non-remboursements de dettes sur le marché hypothécaire américain fait de nouveau trembler le monde de la finance. Selon de récentes données et analyses publiées par diverses agences de notation, des entreprises ayant emprunté de l’argent pour investir dans les hôtels, les espaces de bureaux ou les grands centres commerciaux, sont aujourd’hui confrontées à un manque de revenus du fait de la réduction des activités économiques aux Etats-Unis.

Par conséquent, elles n’arrivent que très difficilement à honorer leurs engagements de remboursement de dette. Or dans la pratique des grandes places financières, les prêts accordés par les banques à leurs clients sont titrisés en diverses tranches de risque qui vont des plus sûres aux plus spéculatives, et sont revendus à d’autres investisseurs qui souhaitent placer leurs épargnes. Cela permet aux banques commerciales de ne pas immobiliser longtemps de l’argent.

L’immobilier commercial est mis en grande difficulté

Dans un article publié le 12 avril 2020 par S&P Market Intelligence, il en ressort qu’à la fin du mois de mars 2020, environ 2600 emprunteurs ayant placé des biens immobiliers en garantie d’un crédit bancaire ont sollicité une restructuration de leurs dettes pour un montant global de 49 milliards $. Autrement dit, ils ont signalé qu’ils ne pourront pas honorer leurs engagements de remboursement à hauteur de ce montant.

Un des secteurs les plus touchés est celui des hôtels. Les décisions des dirigeants visant à confiner tout le monde pour éviter la propagation du coronavirus a très négativement impacté les revenus de ce secteur d’activité, partout dans le monde et particulièrement aux Etats-Unis. JP Morgan, la banque américaine qui domine sur le marché des titres d’emprunts garantis par des hypothèques (propriétés immobilières) a signalé que 24,6% des défauts de remboursement de dettes immobilières au mois d’avril 2020 proviennent de ce secteur.

Au-delà des hôtels, on retrouve aussi de grands magasins construits à coups de milliards de dettes, dont les taux de fréquentation ont baissé du fait de la pandémie. Galvanisées par les chiffres de la croissance et du niveau bas de chômage depuis l’arrivée du président Trump, les banques ont continué à prêter à des personnes non éligibles à des crédits bancaires et à titriser ces produits.

La hausse du chômage fait craindre une crise de la dette des logements

Dans une note d’analyse publiée le 29 février 2020, l’agence américaine de notation Moody’s avait déjà averti que de 570 millions $ en 2016, l’encours de ces crédits avait atteint 23 milliards $ à fin 2019. Or, l’une des conséquences du coronavirus est le nombre de nouvelles personnes en quête d’emploi aux USA ; une trentaine de millions de personnes selon de récents chiffres.

La Réserve fédérale des Etats-Unis, la banque centrale américaine, a déjà promis qu’elle ne se donnerait aucune limite pour sortir le pays et ses « alliés » du marasme dans lequel les a plongés la pandémie du siècle. La question cependant est de savoir si on pourra laisser les banques centrales comme celles d’Afrique, intervenir dans les mêmes conditions.

Des pays comme l’Ethiopie, le Kenya, le Rwanda, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Maroc ou encore l’Afrique du Sud ont un secteur touristique fort et aussi connecté aux banques. Même si la titrisation de la dette immobilière n’est pas une chose courante sur le continent, le risque pour les banques n’en demeure pas moins assez élevé.Idriss Linge

 Débat sur l’annulation de la dette publique extérieure africaine! Par Ibrahima Sène

Suite aux commentaires de  Kako Nubukpo sur   le débat entre les deux Ministres des Finances du Sénégal et du Bénin,  je me demande les raisons pour lesquelles l’on continue de débattre de la dette extérieure de nos Etats, sans prendre en compte les critères de convergence issus du consensus de Washington qui bloquent à 3% le déficit budgétaire, l’endettement public à 70%, la masse salariale de la Fonction publique à 35% des Recettes fiscales, et l’érection des appréciations des Institutions de Notation,  en critères d’évaluation des risques pays pour leur accès au financement extérieur.
Comment ne pas comprendre, que sous l’effet de ces critères, les pays en développement sont soumis à des politiques d’austérité budgétaire qui bloquent leurs capacités de financer leurs besoins en infrastructures et en ressources humaines; ce  qui les enfonce dans un cercle vicieux de sous -développement, de pauvreté et de sur-endettement, avec ou sans souveraineté monétaire, comme en attestent les pays d’Afrique qui en ont.
C’est ainsi que le Nigéria avec sa souveraineté monétaire vit ce même cercle vicieux que le Sénégal ou la Côte d’Ivoire.
Ce sont ces véritables obstacles à notre souveraineté économique que le Président Macky Sall avait soulevés des Décembre 2019, lors du  » Forum de Dakar sur la Dette et le Développement Durable ».
C’est aussi lors de ce « Forum »,  qu’il dénonçait les Institutions de Notation dans leurs appréciations du risque élevé que constitueraient les pays d’Afrique, leur valant des  taux d’intérêt exorbitant qui gonflent artificiellement la dette, la rendant ainsi illégitime.
C’est la pandémie qui lui a donné l’opportunité de demander publiquement, l’annulation de la dette extérieure publique  africaine, finalement soutenue par tous ses pairs, y compris le Président du Bénin, et la suspension des critères de convergence de l’UEMOA, qui ouvre la porte à leur rejet définitif.
Donc, comment peut – on continuer à soutenir l’inopportunité de demander l’annulation de la dette extérieure africaine, sous prétexte qu’elle risque de se reconstituer dans des conditions plus difficiles, tout en ignorant la suspension des critères de convergence qui accompagne cette demande?
Si ces critères ne sont pas suspendus, l’annulation de la dette va reproduire l’expérience désastreuse que nos pays ont connue  avec l’annulation de la dette pour les  PPTE, conditionnée par la mise en œuvre d’un  » Programme de Réduction de la Pauvreté » sous l’égide de la Banque mondiale.
C’est fort de cette expérience, que le Président Macky a décidé de prendre le taureau par les cornes, en demandant publiquement,  l’annulation de la dette publique extérieure et la suspension des critères de convergence qui constituent des « chaînes qui nous empêchent de nous développer ».
Si ces demandes ne sont pas satisfaites, dès 2021, à la fin du moratoire accordé par nos bailleurs, le FMI et la Banque mondiale vont nous imposer des politiques d’austérité encore plus draconiennes, dans le cadre de la restructuration de notre dette extérieure en vue de son remboursement.
Est c’est cela que cherchent les détracteurs de l’annulation de la dette extérieure africaine?
Il est clair que nos créanciers y sont hostiles, comme le FMI et la Banque mondiale le sont avec la suspension des critères de convergence, qui risque d’être définitive, ce qui leur  enlève toute légitimité de nous imposer des politiques publiques.
Est- ce à leur service que se sont mobilisés tous ces intellectuels qui sapent, par leurs objections  diverses et souvent contradictoires,  le moral des populations pour les empêcher de se mobiliser derrière leurs Chefs d’Etat, dans leur combat pour restituer à nos Etats, toute leur souveraineté?
Où sont ces intellectuels qui s(‘offusquaient des « diktats » du FMI et de la Banque mondiale?
L’Afrique a besoin de rassembler toutes ses filles et de tous ses fils pour s’en sortir !
Ne ratons pas cette formidable  opportunité que nous offre la pandémie!Ibrahima SENE  PIT/SENEGAL-Dakar le 5 mai 2020

Arbitrage du différend lié aux blocs SOSP et ROP: le Sénégal et PetroNor trouvent un consensus

(Agence Ecofin) – La société PetroNor et le gouvernement sénégalais ont décidé de suspendre l’arbitrage relatif aux zones de licence Rufisque Offshore Profond (ROP) et Sénégal Offshore Sud Profond (SOSP), devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Les deux parties ont convenu de suspendre la procédure arbitrale pour une période de six mois en vue de parvenir à un résultat satisfaisant pour toutes les parties.
PetroNor, maison mère d’African Petroleum Senegal Ltd a récemment accusé Dakar d’avoir mis aux enchères la zone d’exploration alors qu’un arbitrage était toujours en cours. Le gouvernement avait initialement écarté toutes les parties concernées par le contrôle du bloc en justifiant cela par la volonté d’attirer seulement des entreprises d’un certain standing dans l’exploration.
L’accord de suspension de l’arbitrage fait suite à une période de dialogue progressif entre la société et les autorités compétentes.
« C’est un développement positif qui correspond à la stratégie adoptée par PetroNor depuis la fusion avec African Petroleum Corporation pour rechercher une solution à l’amiable en Gambie et au Sénégal, recentrer nos ressources et créer de la valeur pour les actionnaires. Elle souligne en outre la volonté de toutes les parties de discuter de solutions de règlement raisonnables », a commenté Eyas Alhomouz, président de PetroNor E & P.

 Centrale électrique virtuelle: les ingénieurs d’Akilee montent au créneau

http://www.sudonline.sn/Akilee avait ouvert son compteur pour livrer sa vérité sur le contrat relatif au déploiement et à l’exploitation d’un système de comptage intelligent sur une durée de 10 ans qui le lie à la Senelec. L’article publié par nos confrères du journal «Les Echos», le 4 mai dernier, a entrainé une nouvelle riposte de la start-up sénégalaise. Ses ingénieurs sont montés au créneau pour mettre à nu ce qu’ils qualifient de «contre-vérité» dans un autre contrat sur la centrale virtuelle toujours pour une durée de 10 ans.
Les ingénieurs d’Akilee montent au front. Emmurés jusque-là dans un silence bruissant de paroles, ils ont décidé de démonter ce qu’ils considèrent comme de «fausses allégations» de Senelec et de sa nouvelle équipe dirigeante. Ce, suite à la mise sur la place publique du deuxième contrat qui lie Akilee à la Senelec et portant sur la centrale électrique virtuelle en Afrique pour une durée de 10 ans. D’abord sur l’objet du contrat ; il n’est point question d’après nos interlocuteurs de vente de surplus d’énergie injecté dans le réseau.
Pour cela, soutiennent-ils, une décision de la commission de régulation sortie en 2018 le permet à tout Sénégalais, professionnel ou particulier, qui a une installation solaire dont la production peut parfois excéder ses besoins. Il s’agit donc selon les ingénieurs d’Akilee, d’une «contre-vérité». «La centrale virtuelle est une des nouvelles technologies de pointe utilisée dans les systèmes électriques pour apporter de la flexibilité dans le réseau. Il est connu de tous les acteurs sérieux du secteur de l’énergie dans le monde que le kWh le moins cher est celui que l’on ne produit pas. Et le secteur de l’électricité a cette particularité contre-intuitive d’avoir un coût marginal toujours plus élevé.
C’est-à-dire que quand la consommation des clients augmente, le prix de l’électricité augmente», soutiennent-ils. Nos sources d’indiquer que ce qu’ils avancent est facilement vérifiable aussi bien au niveau du système électrique, «où les moyens de production utilisés pour satisfaire la pointe coûtent très cher , autour de 120 à 160 FCFA/KWh. Au niveau des consommateurs, chacun aura remarqué qu’il paye beaucoup plus quand il passe dans les tranches de consommation supérieures». Ce qui leur fait dire que «la centrale électrique virtuelle a été développée pour faire en sorte de réduire la consommation des clients dans la soirée, entre 19h et 23h, période dite de pointe où l’énergie coûte très cher à produire, afin de réduire le coût de production et donc le coût de revente pour tout le monde».
Autrement dit, Akilee propose de payer l’énergie à 63,74 FCFA/kWh pour faire en sorte que les clients produisent euxmêmes leur énergie et que Senelec ne la produise pas pour eux à 120 ou 160 FCFA/kWh. Ce service est appelé communément «effacement». En gros, le client s’efface du réseau en produisant sa propre énergie, mais Akilee fait en sortant qu’il ne la consomme que le soir au moment où Senelec a le plus besoin que la consommation soit réduite. «Ce n’est pas très compliqué de faire le calcul d’intérêt économique (63,74 FCFA/kWh effacé par le client contre 120 ou 160 FCFA/kWh produit en pointe par Senelec», souligne un ingénieur chargé du projet chez Akilee. Pour faire cela, il confie que «Akilee utilise entre autres des batteries ; batteries qu’aucun client actuellement, compte tenu de leur coût très élevé, n’est disposé à acheter . Akilee a donc proposé un mécanisme par lequel elle aide les clients à financer les batteries à travers le service d’effacement qu’elle offre à Senelec. Donc, sur chaque franc CFA gagné par Akilee, la grande partie, jusqu’à 90, est reversée au client final pour l’inciter à choisir les solutions proposées par Akilee».
Interpellés sur les bénéfices estimés à 9 milliards, des responsables répondent que «Akilee ne gagne pas 9 milliards par an». Et d’expliciter «9 milliards, c’est ce qu’elle pourrait gagner avant d’avoir reversé 90% au client, si elle avait installé les 100 MW dès la première année et que son système fonctionne tous les jours sans défaillance. Or, le contrat étant étalé sur 10 ans, c’est 10 MW par an qui sont développés. Ce qui correspond plutôt à 900 millions au maximum par an». Les responsables d’Akilee rappellent «que jusqu’à 90% sont reversés au client pour l’aider à faire ses investissements» et que «cette durée a été demandée par Senelec elle-même qui a imposé que la centrale soit développée au plus vite en 3 ans et au maximum en 10 ans». «La centrale virtuelle c’est effectivement la porte ouverte sur l’avenir grâce à Akilee», concluent nos sources

ÉDITO PAR MAHMOUDOU WANE: Tout sur Akilee

http://www.enqueteplus.com/Il existe, au Sénégal, un virus beaucoup plus virulent que celui baptisé Covid-19. On aurait facilement pu le nommer ‘’Covid-M’’ ou le virus de la malveillance.
Alors que les Sénégalais, à l’image du monde, sont englués dans le stress de la maladie dont on ne sait pas quand elle disparaîtra, des officines naissent comme des champignons. On ne sait d’ailleurs par quelle magie. De véritables ‘’machines de destruction ciblée’’ dont le seul but est de traquer et éteindre les étoiles qui brillent au-dessus du ciel sénégalais. Tous les moyens sont bons pour y arriver et ceux qui manipulent la machine ne font même pas attention au retour de flamme…
Le mécanisme est connu. On construit une histoire, en l’habillant subtilement de faits vraisemblables. Ensuite, on maquille la bonne dame à coups de chiffres (les milliards dont raffolent les Sénégalais) de sorte à énerver le pouls de ‘’Goorgoorlu’’. Et, enfin, on choisit le bon moment pour baisser les rideaux et contempler la beauté artificielle ainsi créée, dans ses plus beaux atours.
Et voilà la belle, prête à être dévorée par une opinion publique malheureusement très portée (un peu plus au Sénégal qu’ailleurs dans le monde) sur les rumeurs. Vous l’aurez tout naturellement compris, le fuel qui alimente et fait tourner les moteurs de ces engins, c’est le mensonge. Tous les jours, il en faut de plus gros – ou de plus subtil – pour que le mécanisme ne casse point. Les réseaux sociaux dont on sait aujourd’hui que les contenus peuvent répondre à des commandes politiques, font le reste du boulot.
L’exemple par Mouhamadou Makhtar Cissé. On vient nous apprendre que l’ancien directeur général de la Senelec a vendu du vent au président Macky Sall avec une saugrenue idée de centrale… virtuelle. Mensonge grossier pour lequel nous ne perdrons pas notre temps. Mais avant cela, on a mis l’accent sur les états financiers de la boîte qui, disait-on, étaient… truqués. Truquage pour truquage, la machine à fabriquer des mensonges avait oublié que rien ne se cache sur les places financières du monde. Que les boîtes qui ont des problèmes de gestion ou des états financiers truqués sont débusquées par le système lui-même. Impossible de passer le petit tamis sous-régional. Exit le bonbon sur Senelec qui serait au bord de la faillite, on va chercher des milliards dans un projet qui pèse lourd.
Akilee ! 187 milliards de francs CFA. De quoi nourrir 1 000 familles pendant… 3 000 ans. Ça fait saliver. Comment résister aux effets maléfiques d’un tel maquillage ? Et on parle de la ‘’poule aux œufs d’or’’, comme si les vannes à milliards se sont subitement ouvertes, pour atterrir dans les poches d’un Amadou Ly, sorti de la cuisse de… Jupiter. On ne nous dit pas que le contrat est signé sur 10 ans, payé sur 14 ans, préfinancé à 85 % des investissements et que seule une commande pour un peu moins de 150 000 compteurs, a été réellement lancée et est en cours d’exécution. On s’attarde aussi sur une clause d’exclusivité, en oubliant que Simelec a régné pendant 10 ans – de 2003 à 2013 – sur l’empire des compteurs sans qu’il n’y ait le plus petit grincement de dents.
Et puis on ne parle même pas de ce que la société apporte, des Sénégalais qu’elle embauche (100 emplois directs en 3 ans), des bénéfices à milliards (réellement traçables) qu’elle occasionne déjà pour la Senelec, des nids de trafic et de vols d’électricité qu’elle casse, etc. On se doit donc de rappeler que ce projet a pour but de réduire drastiquement les pertes de la Senelec et les charges d’exploitation. Pertes qui se sont élevées à 800 milliards, au cours des dernières années, et qui pourraient dépasser les 1 200 milliards dans les années qui viennent. On se doit de rappeler que dans le contexte actuel du coronavirus, on serait bien avisé de trouver des stratégies pour bâtir des champions nationaux, régionaux, voire continentaux qui serviront de relais pour la relance économique, dans un monde contrôlé par la donnée. La donnée, c’est le pétrole du XXIe siècle, et
Akilee s’est positionnée pour devenir un des majors à la BP, Shell, Total, etc., dans ce domaine.
Au lieu de cela, on veut tout casser et favoriser d’autres réseaux d’intérêts particuliers, même s’ils rament à contre-courant de l’histoire, de notre souveraineté énergétique et de l’intérêt général.
Et, suprême malentendu, c’est qu’on prête à l’ex-DG de la Senelec des intentions politiques qu’il n’a jamais exprimées. Et certains pensent et défendent au sommet qu’il se prépare pour 2024. D’autres vont plus loin encore, lui prêtant – fruit de leur imagination – des intérêts dans Akilee. La question est donc la suivante : à qui profite cette attaque coordonnée ? Naturellement, à ceux-là qui sont tapis dans l’ombre, tirant les ficelles. Ce sont bien eux qui sont déjà dans la perspective de 2024.
Il faut le dire très clairement : de telles campagnes pâlissent l’image de notre démocratie. En République, il est capital de veiller à ce que les deniers publics ne soient pas dilapidés. C’est même une exigence citoyenne. Mais encore faudrait-il veiller à ce que le loup ne pique pas son ‘’manteau’’ à l’agneau. En encourageant ces ‘’machines à mensonges’’, on tire la société vers le bas. Les sentiments qui sont exaltés sont ceux de la méchanceté, de l’inaction et du pessimisme. ‘’Je dénigre, tu dénigres et nous nous dénigrons’’. On oublie de protéger les ‘’champions’’, c’est-à-dire ceux-là qui, bien concrètement, redressent les situations les plus compliquées, en ramenant la lumière dans la Cité. On oublie qu’il n’y a guère longtemps, on était simplement abonné au ‘’kumuthie-kamathie’’. Nous marchons visiblement tête au sol et pieds en l’air. L’heure est peut-être venue de remettre les choses à l’endroit.

ÉLECTRICITÉ: 560 MILLIONS F CFA POUR LA GRATUITE DES FACTURES EN MILIEU RURAL

http://www.emedia.sn/-Le monde rural va bénéficier de la gratuité des factures d’électricité, en juin. Pour ce faire, un montant de 560 millions F CFA est alloué aux 32 mille clients qui sont dans le périmètre des concessionnaires de l’électrification rurale. L’annonce est faite par Baba Diallo, le Directeur général de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER).
« L’objectif, c’est de gommer les injustices sociales. C’est pourquoi cette mesure de soutien aux consommateurs d’électricité s’applique à l’ensemble des consommateurs y compris ceux qui sont dans le périmètre des concessionnaires d’électrification rurale. Aujourd’hui, nous avons fait tout le travail préparatoire avec les équipes du ministère de l’Énergie, et les concessionnaires. Et nous avons prévu une enveloppe de l’ordre de 560 millions pour satisfaire les besoins des 32 mille clients qui sont dans le périmètre des concessionnaires de l’électrification rurale », détaille-t-il sur Radio Sénégal.
Aussi, il y aura « le même traitement équitable de l’ensemble de la clientèle », assure-t-il, interpellé sur les clients du woyofal. Pour lesquels, en milieu urbain, 17 mille 500 F CFA ont été positionnés par code. Dans ce sens que dit Diallo : « Là également, nous avons prévu avec les équipes du ministère du Pétrole et des Énergies, d’avoir un traitement équitable de l’ensemble de la clientèle à savoir les clients qui ont au post-paiement l’intégralité de leur facture sera prise en charge, et pour les clients au pré-paiement, on va s’aligner sur le montant que Senelec a eu à offrir à ces clients woyofal. »
Mais, tranche-t-il, par rapport à l’effectivité, « il y a un certain nombre de préalables techniques sur lesquels les concessionnaires sont en train de travailler. Même avec Senelec, la décision n’a pas été appliquée durant le mois d’avril, il y a eu un décalage, c’est au début du mois de mai que cela s’est appliqué. Là, également avec les concessionnaires, nous sommes en train de travailler pour que d’ici la fin du mois de mai qu’on puisse intégrer ça dans la facture du mois de juin » Dié BA

PLAN DE RELANCE: 45 MILLIARDS FCFA ALLOUÉS À AIR SÉNÉGAL

http://www.emedia.sn/Le secteur des transports aériens est fortement impacté par le coronavirus. Les chiffres révélés par le ministre du Tourisme et des Transports aériens en disent long. Selon Alioune Sarr, justifiant le montant de 45 milliards FCFA alloués à Air Sénégal, par l’Etat du Sénégal, sur les 3 mois (mars, avril et mai) prévisionnels pour la gestion de la crise sanitaire, la compagnie aérienne aura perdu 20 milliards de F CFA sur son chiffre d’affaires tandis que LAS, la société qui exploite l’aéroport, voit ses pertes estimées perdu 6 milliards de F CFA. S’il en est ainsi, a indiqué le ministre, « c’est parce que les avions n’atterrissent plus. Par conséquent, ils ne paient plus de redevance de sureté, de balisage, d’approche d’accueil, ces éléments qui constituent les recettes aéroportuaires ».
À en croire Alioune Sarr, avec le Covid-19, ce sont quasiment 1,3 millions de passagers qui sont perdus par les compagnies qui s’activent au niveau des aéroports sénégalais. Suffisant pour le ministre des Transport aérien d’interpeller les banques pour plus de diligence par rapport au fond que le chef de l’Etat a mis à la disposition des entreprises dans le cadre du plan de riposte contre le Covid-19. « Des compagnies comme Transair, Arc en ciel sont présents au Sénégal. Nous leur avons fait part de l’accord cadre qui a été signé récemment avec le gouvernement du Sénégal, à travers le ministère de l’Economie du Plan et de la Coopération, qui prévoit une ligne de 200 milliards de F CFA pour les entreprises. Les PME du secteur ont exprimés des inquiétudes par rapport à la lenteur mais aussi par rapport aux retours qu’ils ont au niveau des banques », a-t-il regretté.
Poursuivant, Alioune Sarr fait remarquer que « beaucoup de ces banques n’ont pas encore donné une suite favorable par rapport aux demandes du secteur aérien. Les acteurs du secteur aérien m’ont fait un certains nombres de requête que je soumettrai au chef de l’Etat. Aujourd’hui, nous avons besoin d’une extrême diligence de la part des banques pour accompagner cette décision du chef de l’Etat qui est de mettre à la disposition des entreprises de la trésorerie rapidement, dans la souplesse. Si nous devons nous mettre dans les mêmes schémas traditionnels, nous allons perdre du temps et le secteur ne va pas tenir ». Babacar FALL

Après-Covid-19: l’artisanat africain, outil de relance économique inclusive  Par Hamidou Anne, Valentin Goux, Malanto Nirina Rasanjison, Fidy Mahefa Rakotojaona, Emmanuelle Roule, Alpha Sidibé, Bijou Sy Touty, Ibrahim H. Tarouhit, Adnane Tazi, Ismail Tazi

https://www.lepoint.fr/afrique/–TRIBUNE. Les crises autour du Covid-19 devraient conduire à repenser les stratégies d’investissement post-crise pour une reprise solide et socialement inclusive.
En ces temps difficiles d’épidémie et de crise économique mondiale, les appels se multiplient pour venir en aide à l’Afrique et penser la période d’après-crise. Ainsi, le milliardaire Jack Ma a déclaré que « le monde ne pouvait pas supporter les conséquences désastreuses d’une épidémie de Covid-19 en Afrique »[1]. De son côté, le président Emmanuel Macron plaide pour une annulation de la dette africaine. S’il est important de donner la priorité à l’aide sanitaire pour répondre aux besoins actuels des États africains, il convient de ne pas sous-estimer le fort impact économique ainsi que la dégradation sociale et la pression migratoire qui risquent d’en découler. Cela devrait pousser les gouvernements, les investisseurs privés et en particulier les agences de développement internationales à repenser leurs stratégies d’investissement post-crise pour assurer une reprise solide et socialement inclusive tout en tirant les leçons des manquements des décennies passées.
Alors que l’investissement direct étranger avait plus que quintuplé entre 2000 et 2018[2], les retours en termes de création d’emplois sont restés en deçà des espérances. Une bonne partie des moyens financiers a été mobilisée dans des secteurs importants mais gourmands en capital et dont le potentiel de croissance inclusive est limité, comme les projets d’infrastructure ou ceux de l’exploitation des matières premières dépendant de facteurs exogènes, l’évolution des cours sur les marchés internationaux, par exemple.

Redécouvrir la dimension inclusive de l’artisanat

Pourtant, les pays africains regorgent d’une richesse largement sous-exploitée, celle d’une multitude de métiers d’artisanat dont les acteurs sont fortement impliqués dans le tissu économique local. La production d’un tapis en laine au Maroc, en mohair à Madagascar, ou d’un tissu bogolan en coton au Mali, mobilise des agriculteurs, bergers, filateurs, teinturiers et tisserands. L’artisan fait donc souvent partie d’un réseau imbriqué de travailleurs indépendants qu’il conviendrait de cibler en premier dans toute politique de développement économique et social. Ceci d’autant qu’une partie des savoir-faire est le monopole de femmes qui jouent également le rôle d’éducatrices au sein de leurs familles, ouvrant la voie à la mobilité sociale des jeunes générations.

L’artisanat permet un développement qui s’enracine dans plusieurs franges de la société et à tous les âges.

L’artisanat représente une part considérable des économies africaines (15 % du PIB en Côte d’Ivoire, 8 à 10 % au Sénégal)[3] mais la filière reste largement déstructurée : au Maroc, où elle emploie plus d’un million de personnes, 95 % du chiffre d’affaires total est réalisé par des mono-artisans[4]. Bien qu’il y ait eu plusieurs tentatives pour accompagner le développement du secteur, il s’agit souvent de petits projets associatifs dont le but est d’apporter une assistance technique et matérielle à la production alors que les vrais enjeux sont ceux de l’organisation du travail, de l’innovation et de l’adaptation de l’offre des artisans, en termes de matières, couleurs, motifs, tailles, etc., à la demande locale et internationale.

Prendre conscience de son potentiel commercial et industriel

Les nouvelles habitudes de consommation en Europe et aux États-Unis représentent une réelle opportunité pour ce secteur. Les consommateurs privilégient désormais l’authenticité, la durabilité et l’écoresponsabilité des produits. Ils imposent aussi une transparence totale sur l’ensemble de la chaîne de valeur, du dessin et la création à la vente en passant par la fabrication. Cette évolution, qui prendra sans doute plus d’importance dans le monde de l’après-crise, est une chance pour les artisans dépositaires de savoir-faire millénaires qui réussiront à adapter leur offre. Elle peut devenir, à terme, le moteur d’une transformation rapide du secteur de l’artisanat, et de l’économie in fine, si l’effort d’investissement public ainsi que celui des organisations internationales est orienté vers la création des conditions d’une adaptabilité permanente de l’offre. Cet engagement doit servir en priorité à accompagner les entrepreneurs porteurs de projets d’artisanat, et à former les jeunes africains dans les métiers de la création et du design, de la production et de la commercialisation.
L’objectif est de poser les fondations d’une industrialisation de la filière artisanale pour la rendre plus attractive auprès des investisseurs privés à l’instar de ce qui a été réussi en Italie du Nord et au Japon. Les entrepreneurs locaux, qui ont pour certains étudié en Europe, peuvent constituer le fer de lance d’une telle stratégie. Ils sont le maillon manquant entre les différentes parties prenantes et le tissu économique local.
 [1] Source : Jeune Afrique ; [2] Source : Base de données de la Cnuced ; [3] Source : Agence Ecofin et Setal.net ; [4] Source : Ministère de l’Artisanat du Maroc.
* Hamidou Anne, essayiste ; Valentin Goux, vice-président de Rinck ; Malanto Nirina Rasanjison et Louis Tavernier, fondateurs de Katabe ; Fidy Mahefa Rakotojaona, Association Maro Madagascar, Emmanuelle Roule, designer, céramiste, Bijou Sy Touty, styliste-designer, cofondatrice du collectif Atelier 221 ; Alpha Sidibé, studio manager ; Ibrahim H. Tarouhit, Fondateur de Hydra, Adnane et Ismail Tazi, fondateurs de Trame.

Reconduction des mesures de promotion des paiements électroniques

https://www.lejecos.com/Les mesures de promotion des paiements électroniques ont été prorogées pour une durée de 30 jours à compter du 3 mai 2020. L’annonce a été faite par la Bceao dans un avis.
«En raison de la persistance de la pandémie liée au  Covid-19, la Bceao a décidé en relation avec la communauté des émetteurs de monnaie électronique de l’Uemoa (banques et établissements de monnaie électronique), de la reconduction des mesures de promotion des paiements électroniques dans le contexte de lutte contre le Covid-19.
En conséquence, l’avis n°004-03-2020 en date du 1er avril 2020 relatif aux mesures de promotion des paiements électroniques dans le contexte de la lutte contre la propagation du Covid-19 est prorogé, à compter du 3 mai 2020 pour une durée de 30 jours », lit-on dans l’avis consulté par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).Adou FAYE

L’AUTRE GRANDE GUERRE PAR YORO DIA

https://www.seneplus.com/https://www.lequotidien.sn/-Macky devrait d’ores et déjà dire aux Sénégalais que la bataille économique de l’après-Covid-19 sera plus dure que celle contre la pandémie et qu’il n’aura à offrir que de la sueur si on veut respecter le rendez-vous de l’émergence en 2035
«Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, des larmes et de la sueur.» Ainsi parlait Sir Winston Churchill à la Grande Bretagne à la veille de la seconde Guerre mondiale quand il en devint le Premier ministre dans des circonstances exceptionnelles. Il réussit avec son discours de vérité à fouetter l’orgueil de ce grand Peuple, à le mobiliser pour gagner cette grande guerre. Le président Macky Sall devrait d’ores et déjà dire aux Sénégalais que la bataille économique de l’après-Covid-19 sera aussi dure, sinon plus dure que la bataille contre le Covid-19 et qu’il n’aura à offrir que de la sueur, énormément de sueur si on veut respecter le rendez-vous de l’émergence en 2035, car le «temps et la marais» n’attendent personne, comme on dit au pays de Churchill.
Nous gagnerons la bataille contre le Covid-19. C’est évident. Est-ce que c’est une question de semaines ou de mois ? C’est tout ce qu’on ne sait pas. C’est pourquoi il faut se préparer à l’après-Covid-19 parce que, soit le virus disparaît soit il va rester un encombrant «hôte étranger qui vit parmi nous». Il n’y a pas de troisième voie. Mais quel que soit le cas, il faut que l’économie redémarre pour la simple raison que nous n’avons pas le choix. Les prochains mois vont être très durs. Macky Sall a été chef de guerre contre le Covid-19, il faut qu’il le reste dans la deuxième phase économique de la guerre. Churchill a été un grand chef de guerre. Avec ténacité, détermination et bravoure, il est parti d’une situation désespérée, a su redonner confiance à un pays à genoux, l’a relevé et l’a mené à une victoire éclatante. C’est une des rares fois où un homme seul a su changer le cours de l’histoire. Churchill savait parler aux généraux et amiraux, mais avait montré toutes ses limites en économie lors d’un précédent passage au gouvernement comme chancelier de l’Echiquier. Son passage à la tête des finances fut tellement catastrophique que Keynes prit sa plume pour attirer l’attention du pays sur les «conséquences économiques de M. Churchill». Dès la fin de la guerre, les Anglais qui savaient tout de Churchill choisirent de le renvoyer dans l’opposition après l’avoir porté au pinacle de la gloire.
Le président Macky Sall, contrairement à Churchill et ses limites économiques, a consacré l’essentiel de son énergie à l’émergence, dont la marche en fast track subit un coup de frein brusque avec l’obstacle Covid-19. C’est après le Covid-19 que le fast track aura tout son sens, parce qu’on saura si le président de la République est en mesure de profiter d’une situation exceptionnelle (comme Churchill à la veille de la guerre) pour mobiliser l’énergie des Anglais en leur vendant l’espérance (la victoire finale, objectif clairement défini), car comme dit Napoléon, «les grands chefs sont des marchands d’espérance». Le pays a besoin d’espérance.
Il urge, alternativement à la communication quotidienne sur le nombre de cas, le nombre de guéris et le nombre de morts, de «vendre» au pays une autre espérance, un futur à côté de ce présent sinistre. L’histoire a toujours montré que dans une situation exceptionnelle, si les chefs sont exemplaires, le Peuple suit. Avec le Covid-19 et surtout l’après, Macky Sall a une situation exceptionnelle. Est-ce qu’il va être le Churchill de 1939 ou de 1945, ou celui dépassé par la crise économique, nous le serons dans les jours qui viennent. La bataille de la reprise économique commence maintenant. Et c’est une guerre structurelle dont dépend notre avenir, alors que la bataille contre le Covid-19, au fond, est conjoncturelle.

Mbour: Les transformatrices de produits halieutiques expriment leur détresse

https://www.seneweb.com/A cause de l’arrivée imprévisible du Covid-19 et des mesures qui s’en ont suivies, les femmes transformatrices de produits halieutiques dans la zone de Mballing souffrent du déclin de leur commerce.
Elles font face à des perturbations et à une baisse de revenu tiré de leur activité.
Une situation qui a conduit à une perte évaluée à plusieurs millions de francs CFA.
 »En raison de l’interdiction de la circulation interurbaine nous sommes dans l’incapacité de récupérer les prêts que nous avions faits à nos clients.
Déjà, le dernier convoi est évalué à plus de neuf (09) millions de francs CFA, sans compter les produits qui restent entre nos mains. Nous n’avons plus la possibilité de vendre car ceux qui venaient des autres villes pour acheter la marchandise ne viennent plus. Nous avons les pieds et les mains liés », se plaint Maguette Diène, représentante des femmes.
Leur activité économique sévèrement touchée, elles demandent à l’État de leur venir en aide, en achetant leurs produits qui peut aussi être distribué avec les denrées alimentaires. Sinon, leur investissement va pourrir entre leurs mains.
 »Si le Président de la République nous avait demandé notre avis, on aurait accompagné le kit des denrées alimentaires avec du poisson fumé et du  »yett ». Les produits halieutiques mis avec le riz, chaque mère de famille pouvait préparer son repas. Si rien n’est fait, il y aura des morts causés par le Covid-19 et d’autres par la famine », alerte Maguette Diène

Baisse des abattages contrôlés de viande

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall–Les abattages contrôlés de viande au Sénégal ont connu une baisse de 56,38 tonnes au terme des deux premiers mois de 2020 comparé à la même période de 2019, a appris APA mercredi auprès de la société de gestion des abattoirs du Sénégal.
Le cumul de ces abattages de viande établi par cette société s’est élevé à 4910,10  tonnes durant la période sous revue contre 4966,48 tonnes un an auparavant, soit un repli de 1,13% en valeur relative.
En variation mensuelle, la tendance baissière de ces abattages s’est poursuivie. Les réalisations sont ainsi passées de 2520,68 tonnes en janvier 2020 à 2389,42 tonnes un mois plus tard, soit une contraction de 131,26 tonnes en valeur absolue et 5,20% en valeur relative.MS/te/APA

Ngouda Mboup, professeur de droit: «le président n’est pas habilité à proroger l’Etat d’urgence (…) il y a violation de la constitution …»

http://www.dakarmatin.com/Le président SALL a prorogé, pour la deuxième fois, l’état d’urgence jusqu’au 2 juin prochain. Seulement, pour l’enseignant-chercheur de droit public, c’est en violation de la loi et de la Constitution
«Le président de la République n’est pas habilité à proroger l’Etat d’urgence. Dans le contenu de la loi d’habilitation, l’Assemblée nationale a pris le soin de proroger l’Etat d’urgence pour une durée de trois mois.
Les décrets présidentiels portant prorogation de l’Etat d’urgence n’ont pas de base juridique», indique le professeur à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Univer­sité Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar.
Poursuivant, Ngouda MBOUP, repris par LeQuotidien, estime qu’une fois que les députés ont adopté la loi d’habilitation, Macky SALL n’avait plus besoin de prendre des décrets de prorogation.
« En vertu de l’article 4 de la loi d’habilitation, ’il est autorisé, au-delà de la période de 12 jours de l’Etat d’urgence déclaré par le président de la Répu­blique, la prorogation de celui-ci pour une période de trois mois à compter de la publication de cette loi’ », précise le juriste selon qui, la loi permet à Macky SALL de décreter l’état d’urgence ou d’y mettre fin mais pas de la proroger

ACCORD AVEC STARTIMES :L’Artp dément

Libération Sénégal online« Suite à la diffusion d’un article repris par certains organes de presse en ligne, l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) dément fermement les informations selon lesquelles, elle aurait trouvé un Accord avec la Multinationale chinoise STARTIMES, suite au différend avec EXCAF TELECOM.
Ces informations sont erronées et sans fondement. L’ARTP rappelle qu’aux termes de ses missions définies dans la loi 2018-28 du 12 décembre 2018 portant Code des Communications électroniques, elle n’a ni vocation, ni compétence à accorder des autorisations pour l’exploitation de services audiovisuels ou la vente de terminaux de réception de télévision.
Le rôle de l’Autorité dans le cas d’espèce, se limite essentiellement à la délivrance d’agréments techniques des équipements radioélectriques.LE DIRECTEUR GENERAL ».

Coronavirus: 50 nouveaux cas à Dakar-Ouest

Libération Sénégal online La majorité des cas positifs au coronavirus enregistrée ce 6 mai provient de Dakar-Ouest. 50 nouveaux cas ont été détectés dans ce district qui englobe Mermoz-Sacré-Cœur, Ouakam, Ngor, Yoff…

La liste s’allonge à Sédhiou et Vélingara

Libération Sénégal online De 43 cas positifs au coronavirus hier, le district de Vélingara est passé à 60. En effet, 17 nouveaux cas ont été enregistrés ce jour, selon les statistiques du ministère de la Santé. D’après les informations de Libération, les patients viennent toujours de Médina Gounass. Sédhiou, qui a détecté 8 nouveaux malades, se trouve désormais avec 68 cas positifs d’après la même source.

Accalmie à Pout et Mbacké

Libération Sénégal onlineLe fait mérite d’être souligné : les districts de Pout et de Mbacké n’ont enregistré aucun nouveau cas positif au coronavirus ce jour, selon les statistiques du ministère de la Santé. Dans la région de Diourbel, seuls 3 cas ont été détectés à Touba aujourd’hui. Goudiry a aussi enregistré un nouveau cas tout comme Mbao et Yeumbeul . Deux nouveaux cas ont été détectés à Guédiawaye. Le district de Dakar-Sud qui couvre Médina, Fass, Gueule-Tapée, Plateau.. a comptabilisé 17 cas à l’instar de Vélingara

TESTÉE POSITIVE, UNE FEMME ACCOUCHE PAR CÉSARIENNE À L’HÔPITAL PRINCIPAL

http://www.emedia.sn/Encore de coronavirus détecté à l’hôpital principal de Dakar. Il s’agit, cette-fois d’une femme en état de grossesse avancée qui a été admise dans la maternité de l’établissement sanitaire. Selon la RFM, une semaine après son hospitalisation, cette dernière présentait des symptômes de difficultés respiratoires aigües.
C’est sur ces entrefaites que des prélèvements ont été effectués pour un test au Covid 19. Lesquels sont revenus positifs. Ainsi, ce mardi, elle a subi une césarienne avant d’être isolée. Le bébé, indique la même source, n’a pas encore été testé. Ses contacts ont été isolés en attendant la période d’incubation qui est de 14 jours.
L’hôpital principal de Dakar avait, il y a de cela 15 jours, eu un cas positif avec un autre malade alors contaminé par un visiteur. Depuis, des mesures de restrictions sont prises pour éviter d’autres cas de contamination au sein de l’hôpital. Les visites aux patients sont toujours suspendues. En sus, le port du masque est obligatoire pour tout le monde.

Coronavirus: 127 Ressortissants Mauritaniens Sous Traitement Au Sénégal

http://www.walf-groupe.com/Si la Mauritanie est faiblement touchée par la pandémie du coronavirus, sa diaspora l’est davantage. Au Sénégal, on compterait plus de 127 ressortissants mauritaniens infectés par le Covid-19, soit près de 10% des cas confirmés dans ce pays.
Quasiment absente du pays avec 8 cas confirmés, 1 décès et 7 guérisons à l’intérieur du territoire national, la pandémie du coronavirus frappe durement la diaspora mauritanienne.
Après la France, où la communauté mauritanienne compte des pertes en vies humaines dues au coronavirus, mais difficiles à chiffrer, pour le moment, les autorités viennent d’annoncer de nombreux cas de Covid-19 chez ses ressortissants vivant au Sénégal.
Si certains avançaient le nombre de 300 cas, sur un total de 1.433 cas confirmés au Sénégal, les cadres diplomatiques mauritaniens ont revu ce chiffre à 127 ressortissants infectés, après vérifications des dossiers médicaux et pièces d’identité, relatent les médias mauritaniens. Ce qui reste tout de même très impressionnant, car cela représente 9% des cas de Covid-19 confirmés au Sénégal.
La forte communauté mauritanienne au Sénégal excelle dans le commerce de détail et comprend de nombreuses familles installées de longue date dans ce pays frontalier, ainsi que de nombreux étudiants.
Ces malades devraient bénéficier d’une assistance financière de l’Etat mauritanien, a affirmé à la presse de Nouakchott l’ambassade mauritanienne à Dakar.
Mais «après examen des dossiers médicaux, la représentation diplomatique a retenu les cas les plus difficiles» de malades, comme étant ceux qui auront accès à cette assistance, précise le site d’information en ligne «Sahara Médias», citant un communiqué de l’ambassade.
A la date du 6 mai, le Sénégal compte un total de 1.433 personnes touchées par le Covid-19, 470 guéris, 11 décès et 848 malades sous traitement.
La Mauritanie, qui n’a enregistré que 8 cas de Covid-19, subit cependant de plein fouet les multiples effets de la pandémie mondiale de Covid-19, avec la fermeture des frontières aériennes et terrestres, sauf pour les marchandises. Le360afrique

Dispute supposée au sein du comité de suivi pour les perdium,Verdict salé de la société civile

http://www.sudonline.sn/ Constitué par le président de la République le 22 avril, à travers le décret 2020-977, le comité de suivi de « Force-Covid19 » a pour vocation de veiller à la mise en œuvre des opérations du fonds levé pour la riposte contre les effets du nouveau coronavirus.
Toutefois, une polémique pour 3,5 millions de perdiem aux membres semble vouloir entacher la mission assignée au dit comité de suivi. Interpelles sur l’affaire hier, mardi 05 mai, les membres de la société civile n’ont pas manqué de montrer leur désaccord, pour ne pas dire agacement face à la situation, et d’appeler les membres du comité de suivi à faire preuve de solidarité et à faire de la souffrance des populations une priorité.

ALIOUNE TINE FONDATEUR D’AFRIKAJOM CENTER: «Il fallait effectivement mettre en place un véritable comité d’éthique et de suivi de gestion»

« Écoutez, pour moi, la lutte contre Covid-19, coïncide avec effectivement ce mouvement d’espèce d’union nationale sans précèdent, mais en même aussi des actes de solidarité sans précédent, avec les cotisations des Sénégalaises et des Sénégalais. C’est un moment de solidarité et de volontariat pour le bien de l’- humanité. Donc, un comité de suivi de cette nature, c’est presqu’un comité d’éthique, c’est très important. En réalité, c’est pour mettre de l’éthique dans la gestion justement de cet argent. De mon point de vue, les gens qui vont là-bas, ce sont des volontaires. C’est pourquoi lorsque j’y ai vu des députés et des institutions de la République, ça m’avait un peu surpris. Il fallait effectivement mettre en place un véritable comité d’éthique et de suivi de la gestion. Mais vraiment que les membres se fassent sur la base du volontariat et que ça soit un mandat gratuit.
Et, c’est ça qui est franc en ces moments extrêmement difficiles que nous traversons. Ce qui permet effectivement de dire que chacun se met à la disposition de chacun pour qu’en dernier instant, on puisse gagner ce combat. Mais depuis le début, il y a un certain nombre de fausses notes liées à l’argent, liées également à la gestion de l’argent. Moi, je m’étais dit que c’était un « fake news », cette histoire de perdiem. Si c’est une réalité surtout par rapport à la plupart des membres, quand même qui sont bien rémunérés, on ne voit même pas dans quelle mesure on veut parler de perdiem. Le volontariat, ça ne veut dire effectivement que ça soit des volontaires.
Mais en même temps, quand même si on dit qu’on doit payer l’essence et les déplacements mais 3,5 millions, le prix des perdiem, c’est deux fois les salaires de certains fonctionnaires. Donc vraiment, ça pose problème. Je pense que ce comité devrait réfléchir par rapport vraiment à sa mission, qui est une mission extrêmement noble. Il ne faut pas que ça soit gâché par l’argent. Il ne faut pas que vraiment dans la tête et l’image des gens, Covid-19 donne lieu à une espèce d’enrichissement.
Parce qu’on va vers des situations extrêmement difficiles dans ce pays, où la pauvreté va beaucoup frapper aux portes des gens au Sénégal et peut être même la famine. Je pense que dans ces conditions vraiment, essayer d’avoir le maximum de solidarité par rapport aux plus démunis, c’est vraiment le moment. Surtout quand même en ce moment de Ramadan qui est un moment de solidarité, un moment de partage de souffrance, partage des joies, partage des sacrifices, ça c’est très important. On doit concevoir cette mission comme vraiment un sacrifice qu’on fait pour le pays, pour les Sénégalais
vMOUNDIAYE CISSE DE L’ONG 3 D: «Il est temps de «déperdiemiser» certains cadres ou espaces et d’en- courager l’engagement bénévole»

« Un débat sur des perdiem n’avait pas sa raison d’être dans un contexte où les populations souffrent de cette pandémie. Le débat devait plutôt porter sur quelles contributions financières pour soulager les populations. Je salue l’acte de l’opposition. Parce que, selon les dires, l’opposition aurait renoncé à toute sorte de perdiem dans cette mission. Je crois que c’est un acte noble de l’opposition, qui montre qu’une opposition doit être soucieuse des problèmes des Sénégalais. En le faisant, elle évite le discrédit du comité. Il est temps de « déperdiemiser » certains cadres ou espaces et d’encourager l’engagement bénévole, quand on sait que la plupart des personnalités présentes au comité disposent déjà de salaires ou d’indemnités par ailleurs. Chaque Sénégalais qui en a les moyens devrait chercher à servir et non se servir du Covid-19. C’est pourquoi dans les comités pareils, il est judicieux de mettre des gens assez indépendants financièrement pour ne pas attendre rien de personne».

AMACODOU DIOUF DU CONGAD: président aurait fait un mauvais choix des hommes et des femmes qui sont à l’origine de cette chamaillerie

« Si l’information s’avère vraie, alors le président aurait fait un mauvais choix des hommes et des femmes qui seront à l’origine (s’il est vrai) de cette chamaillerie. Plus, le décret de nomination de ces membres du comité ne précise pas l’octroi de rémunération. Je pense que la structure du budget issu de ces fonds ne devrait pas contenir une ligne portant « indemnités » au regard du caractère de la mission. Ceci suppose aussi un défaut de documents de termes de référence complets précisant les charges financières ou la gratuité de la tâche de chaque membre. C’est de la précipitation et un manque de professionnalisme. Si c’est le cas, je suis sûr que les gens qui sont concernés redeviendront lucides si cela est vrai. Je ne crois pas personnellement à cette chamailleri

FRAPP ET FDS RÉCLAMENT LA DÉMISSION DE MANSOUR FAYE ET EXIGENT LA LUMIÈRE SUR LES COMMANDES

http://www.emedia.sn/–Dans une déclaration conjointe parvenue à Emedia, le Front pour une révolution anti-impérialiste, populaire et panafricaine (FRAPP) et les Forces démocratiques du Sénégal (FDS) dénoncent leur mécontentement face à la gestion actuelle de la crise sanitaire. Les deux mouvements politiques disent « craindre le pire » face à « la hausse vertigineuse » du nombre de contaminés et la persistance des cas de contamination issus de la transmission communautaire.
« Le président Macky Sall porte l’entière responsabilité de la faillite dans la gestion de la pandémie du COVID-19 et il doit l’assumer devant le peuple sénégalais, déclarent-ils. Face à la gestion calamiteuse de la crise du COVID-19 qui expose le pays entier au chaos sanitaire, économique et social, le FRAPP et les FDS ont décidé de joindre leurs voix à celles des forces vives encore debout, pour mettre le Chef de l’Etat devant ses responsabilités. »
Le FRAPP et les FDS « exigent » la démission du ministre Mansour Faye du gouvernement. « Son maintien dans l’équipe gouvernementale, alors que son nom est associé aux graves scandales liés aux marchés du riz, du sucre et du convoyage des denrées alimentaires destinées aux populations vulnérables, est une prime à la mal gouvernance », font-ils savoir.

« COMMANDE NÉBULEUSE D’ÉQUIPEMENTS ET MÉDICAMENTS »

Les deux organisations ont déjà saisi l’OFNAC d’une plainte et réclament une enquête « sérieuse » et impartiale afin de « démasquer puis sanctionner tous les rentiers de la République qui, « sans pudeur, font de la grave crise sanitaire que traverse notre pays une opportunité de fraudes et de malversations au moyen d’un business malsain », souligne le communiqué.
Les deux mouvements demandent également au ministre de la santé d’éclairer les citoyens sur l’achat d’équipements et médicaments d’une valeur de 2 milliards dans le cadre de la riposte contre le Covid-19 dont l’intersyndicale de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA) dénonce le caractère nébuleux de la commande passée par le biais d’un privé.
« Il ne fait aucun doute que sans dépistage massif, aucune donnée statistique sur la progression de la maladie ne peut être fiable. C’est pourquoi, le Frapp et Fds réclament vivement la massification des tests pour prendre la pleine mesure de la prévalence de la pandémie », insistent-ils. Lorita SIMBOU (stagiaire)

Précision de l’Ams sur la répartition de l’aide au secteur de la culture: «58% des sondés ne sont pas membres de la Sodav et 53.3% d’acteurs culturels travaillent sans contrat»

https://actusen.sn/Après une rencontre avec les acteurs de la presse, le ministre de la culture et de la communication a rencontré acteurs culturels le 30 avril dernier. « Une réunion d’information et de partage de propositions dans le cadre de l’aide qui pourrait être apportée au secteur culturel », informe un communiqué parcouru par actusen.sn. D’ailleurs, précise le document, « ces échanges entrent dans le cadre des visites programmées par le ministère pour rencontrer les acteurs culturelles et les organisations professionnelles aux fins d’informer ces derniers sur les actions entreprises et/ou qui pourraient être entreprises au bénéfice des acteurs culturels ».
Toutefois, «un comité de suivi de la gestion du fonds Force Covid-19 vient d’être mis en place par décret et il n’y a encore aucun fonds alloué à la culture. Les cultures urbaines n’ont encore bénéficié d’aucun fonds supplémentaire que celui qui leur a été octroyé dans le cadre de l’exercice 2020 et validé en 2019. Les aides accordées ces derniers jours relèvent du fonds social qui a toujours existé et qui n’a jamais cessé de fonctionner. L’ensemble des préoccupations du secteur figure sur un mémorandum qui sera envoyé au comité national pour appréciation. Au terme de toutes les rencontres avec les principaux acteurs culturels,  une commission sera mise sur pied par le ministère pour évaluation et suivi d’un fonds qui pourrait être alloué dans le cadre de FORCE COVID-19’.
Ainsi, l’Ams qui a tenu à apporter sa contribution suite à cette rencontre a remis au ministère de la culture et de la communication un document résumant les difficultés du secteur. Ce faisant, l’Ams a mis à la disposition du ministère les résultats d’une enquête initiée par l’AMS, sous forme de questionnaire en ligne à l’intention de tous les acteurs culturels, font apparaître des préjudices financiers importants. Entre autres, cette étude révèle que  58% des sondés ne sont pas membres de la Sodav et 53.3% d’acteurs culturels travaillent sans contrat, donc sans aucun filet de protection sociale.
Aussi, selon cette structure, « si un fonds conséquent est attribué à la culture, l’AMS propose une répartition de l’aide octroyée, sous la supervision d’un comité de veille composé de représentants du secteur tant au niveau des organisations professionnelles qu’au niveau institutionnel, en trois séquences comme suit : Une caisse de solidarité pour tous les acteurs culturelsune caisse d’appui aux entreprises culturelledont la Sodav et  une caisse de relance post Covid-19 des activités et projets culturels en suspens.
Toutefois, l’Ams n’a pas manqué de s’étonner du fait que ni le ministère de la culture, ni  les organisations professionnelles du secteur  ne sont représentés au sein  du comité chargé du suivi de la mise en œuvre des opérations du fonds Force Covid-19. « Espérant être entendue et surtout écoutée, L’AMS réaffirme son attachement à ses missions d’organisation de l’intérêt général et ne ménagera aucun effort afin que nos métiers soient reconnus et préservés ».Seynabou FALL

Abdoulaye Makhtar Diop: « Le « fast track » a créé un engorgement à la Présidence »

https://www.seneweb.com/Le Grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop, jette un regard avisé sur la politique « fast track » de Macky Sall théorisée dès l’entame de son second mandat et justifiant même la suppression du poste de Premier ministre.
Pour l’Administrateur civil et ancien ministre, qui déplore le manque de rigueur noté de plus en plus dans l’administration sénégalaise, mode de gestion dit « fast track » n’a pas encore fait ses preuves.
« Avec le « fast track », les dossiers souffrent toujours dans les ministères (…). Les dossiers ne remontent pas. Ce qui a fini de créer un engorgement à la Présidence », a-t-il déploré dans un entretien avec Walf Quotidien.

Abdoulaye Makhtar DIOP: «On Doit Régler La Communication Gouvernementale De Crise. Elle Est Catastrophique»

http://www.walf-groupe.com/Invité à l’émission Grand-Soir, de ce mardi,  sur Walf-Tv, le Grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar DIOP, a passé en revue les grandes questions de l’heure. De la gestion de l’épidémie du Covid-19 au fonctionnement du Sport sénégalais, celui qui occupe le poste de Vice-président à l’Assemblée nationale n’a pas fait dans la dentelle.
En effet, s’agissant de la gestion de l’épidémie du Coronavirus, le Grand Serigne de Dakar déplore certains aspects de la communication. «On doit régler la communication gouvernementale de crise. Elle est catastrophique. Nous ne savons plus en qui croire. Les informations fusent de partout. Quand des autorités publiques se chamaillent avec un professeur de médecine sur la situation de l’hôpital de Sédhiou, il y a problème», observe-t-il.  Avant de renchérir : «Les corps sanitaire et professoral doivent avoir un seul porte-parole. Il y a des tiraillements entre eux. L’école de Dakar est en train de donner la preuve au monde que le Sénégal dispose de ressources humaines de qualité en matière de santé. Il faut une concertation au préalable. Les autorités doivent arrêter les répliques à la hâte. Ce n’est pas joli».
Pour ce qui concerne les mesures prises par des ministres dans le cadre de la lutte contre la pandémie, Abdoulaye Makhtar DIOP indique s’opposer à certaines. «Je ne suis pas d’accord avec la fermeture des marchés durant les week-ends. Beaucoup de personnes, compte tenu de leurs professions, ne disposent que des week-ends pour effectuer leurs courses», explique-t-il. «Tout gouvernement doit éviter de voter des lois qu’il ne pourra pas appliquer. On l’a vécu avec la loi interdisant la cigarette en public. Je l’avais contesté devant l’Assemblée nationale parce que les khadres fument. Senghor avait l’habitude de dire qu’on gouverne avec autorité, on légifère avec sagesse», explique l’ancien ministre des Sports sous le régime socialiste

Mesures de sauvegarde de notre économie: Professeur Babou,vous n’avez pas raison!Par Abdou Latif Coulibaly

Professeur, je sais que vous prenez souvent la parole dans les médias, ainsi je constate que les journalistes aiment bien vous solliciter, ils vous demandent et vous leur en donnez à satiété. Tant mieux alors pour la richesse du débat public. Sauf que pour cette fois ci, sous réserve du respect que je dois à votre rang de professeur, je ne suis pas d’accord avec certaines idées que vous avez développées sur le site internet «PressAfric» quand vous déclarez : « Le Sénégal ne peut bénéficier d’une annulation de sa dette ». A l’appui de votre thèse, vous développez assez imprudemment les idées ci-après : « contrairement aux Pays africains les moins avancés (acronyme PMA), le Sénégal ne peut bénéficier de l’annulation de sa dette. Or, une des possibilités qui s’offraient au Sénégal pour un éventuel effacement de sa dette était de figurer sur cette liste des PMA à l’image de la Guinée où même du Mali. Il y a aussi le fait que la part des institutions financières internationales, qui aurait pu régler la situation, ne représente même pas 10 % de la totalité de sa dette ». 
Professeur, si je comprends bien vous êtes invité à prendre la parole en votre qualité de professeur. On sollicite le point de vue d’un scientifique détenant le savoir, les connaissances et les prérequis utiles, pour valablement éclairer les citoyens qui veulent naturellement savoir si notre pays, dont le président a eu l’initiative de solliciter la communauté internationale pour un effacement de la dette de l’Afrique, pourrait, le cas échéant, en bénéficier. Quand vous parlez comme vous l’avez fait dans cette déclaration qui a retenu mon attention, je me demande si le scientifique n’est pas trop imprudent en se montrant si absolu dans sa façon de comprendre et d’expliquer les conditions qu’un pays doit remplir pour être éligible à une éventuelle initiative d’effacement de dette. Professeur, puis-je me permettre de vous rappeler que James Gleick dans la théorie du chaos explique bien ceci : « la relativité a éliminé l’illusion newtonienne, le chaos élimine l’utopie d’un espace et d’un temps absolu ; la théorie quantique a supprimé le rêve d’un processus de mesure contrôlable. Le chaos élimine l’utopie Laplacienne d’une prédicabilité déterministe. » 
Rien n’est moins sûr que le modèle adopté au début des années 2000, pour matérialiser le processus d’annulation de la dette dans le cadre de l’initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) sera reconduit. En 2000, le mécanisme mis en œuvre reposait essentiellement sur, entre autres critères, l’idée forte que les seuls pays identifiés comme étant les moins avancés économiquement au monde (PMA), étaient éligibles à l’effacement de dettes. Toutefois, dans les discussions actuelles, les États demandeurs et les pays riches ne sont pas dans le cadre de l’initiative PPTE, mais dans un contexte exceptionnel qui amène les pays en difficultés (PMA ou pas) à demander un allégement ou une annulation de leur dette. Sur cette base, lier toute révision de la dette à l’appartenance des pays bénéficiaires aux PMA est pour le moins inconvenant.
L’initiative PPTE étant achevée, tout pays qui le souhaite peut solliciter de ses créanciers une annulation de sa dette. Les décisions d’annulation peuvent par exemple s’appuyer sur des mécanismes dans lesquels pèsent grandement les concepts de bonne gouvernance et de politique sociale. Le cas échéant, je puis affirmer que le Sénégal serait éligible.
Le professeur d’économie à l’UCAD s’est aussi prononcé sur la question de la dette intérieure que l’Etat doit au privé national en rappelant que : « des entreprises nationales, ou en tout cas exerçant dans notre pays, courent derrière l’Etat pour obtenir le paiement de la dette colossale qu’il leur doit. Il a fallu qu’elles le relancent de façon intempestive pour que le gouvernement décaisse 300 milliards FCFA dans une cagnotte à hauteur de 1000 milliards FCFA afin de soulager quelques-unes. Toutes les entreprises qui ont eu à travailler avec ce régime sont dans la dèche ». La dette de l’Etat sur le secteur privé est difficile à évaluer, en ceci que les chiffres présentés peuvent parfois varier selon la position de celles qui les donnent. Toutefois, comment peut-on considérer dans un raisonnement économique cohérent, que cet apport de trésorerie aux entreprises est insignifiant, dans un contexte de crise économique d’une ampleur aussi considérable que celle provoquée par la pandémie du Covid 19 ? Il s’y ajoute que ce montant de 300 milliards de FCFA tient compte à la fois des dettes échues à la date de l’annonce faite par le Chef de l’Etat et d’autres qui devraient échoir, selon nos sources, dans les deux mois ayant suivi la prise de décision. Sur cette base, l’allocation de l’Etat aux entreprises apparait comme une mesure avec un réel effet sur la survie et la viabilité de nos entreprises, même si cette allocation pourrait être considérée par certains comme une simple régularisation d’un engagement resté en arriéré de paiement.
Pour mieux saisir la distinction faite entre dettes échues et à échoir, on rappellera que la classification de notre dette intérieure (dettes échues et à échoir) prévoit un délai de 90 jours au-delà duquel toute dépense ordonnancée et non payée est considérée comme un arriéré. Abordons un autre point de critique qui n’a, pour dire le moins, rien d’une analyse scientifique du niveau du professeur. Lisez bien : « (…) étant donné que nos politiques vantent le Sénégal partout ailleurs,chiffres à l’appui, comme étant un pays avancé avec une croissance économique de l’ordre de 7 % ; là on ne peut plus bénéficier de la faveur économique qu’est l’annulation de dette. L’autre réalité, c’est que le pays n’est pas dans une situation de crise incommensurable bien que nous soyons touchés par la pandémie comme d’autres pays. Il convient même de se demander ce qui se serait passé si par exemple tous les pays touchés par le Covid-19 demandaient la même chose par rapport à leurs créances. Ce sera l’hécatombe financière internationale».Troisième point de critique de vos développements sur le taux de croissance de 7%.
En principe, les pays qui ne bénéficient pas de ces facilités ne sont pas évalués sur le niveau de croissance élevé, mais sur l’amélioration des indicateurs de développement comme l’évolution du PIB par habitant et les services sociaux de base (santé éducation, etc.). Autrement dit, si un pays dispose de taux de croissance élevés sans avoir encore atteint une amélioration significative de ses indicateurs sociaux, il est généralement éligible aux facilités internationales. L’unique seuil pour mesurer le niveau acceptable de la dette se trouve dans les critères de convergence de l’UEMOA. Ainsi les pays membres se sont engagés à ne pas s’endetter pour plus de 70% de leur PIB. Ce critère porte sur le niveau d’endettement et non sur la vitesse d’endettement. Tant que le Sénégal reste dans les clous de l’Union, sa dette est réputée conforme à ses engagements et aux exigences du marché financier.
Dans le cadre de la préservation de notre économie, l’Etat a décidé de soutenir directement les entreprises afin de maintenir les emplois et de préserver les outils de travail et de production, et a misé tout d’abord sur l’injection de liquidités qui comprend : 302 milliards de francs CFA pour lespaiements dus aux  fournisseurs de l’Etat. N’oublions pas le remboursement des crédits de TVA dans des délais raccourcis pour remettre de la trésorerie aux entreprises, sans compterdes mesures fiscales et douanières avantageuses pour l’entreprise et qui comprennent des remises et des suspensions d’impôts (retenues opérées sur les salaires et les cotisations sociales que les entreprises du secteur privé versent à la Caisse de sécurité sociale et à l’IPRES). On note aussi le différé jusqu’au 15 juillet 2020 des paiements des impôts et taxes pour les PME et entreprises. Il a accordé 200 milliards de francs CFA de remise partielle de la dette fiscale des entreprises et personnes physiques arrêtée à la date du 31 décembre 2019. Les scientifiques intègrent tous les paramètres qui doivent entrer en ligne de compte dans leur analyse. Les politiques eux passent parfois par des raccourcis. Lequel des deux a parlé ?Par Abdou Latif Coulibaly

Wade, Sonko, Idy, Gakou et consorts en hibernation: La politique confinée Par Assane Samb

https://www.rewmi.com/Pour la première fois depuis longtemps dans l’histoire du Sénégal, la politique est confinée. Beaucoup mieux que les autres activités quotidiennes comme les prières à la mosquée, les danses, chants et autres.
Même les plus irréductibles comme Me Abdoulaye Wade, Ousmane Sonko se sont tus. Covid-19 oblige.
On entend plus parler de ‘’cas Karim Wade’’, de Khalifa Sall, d’affaires Pape Alé Niang-Cheikh Oumar Hann, Mamour Diallo-Ousmane Sonko, de Pétro-Tim, de Prodac et autres.
Le coronavirus a réussi à mettre entre parenthèse la politique, ce qu’aucun autre évènement n’aurait sans doute jamais réussi à faire. Et ce n’est pas demain la veille de la reprise des activités.
Car, au sein des états-majors politiques, l’heure est au confinement. Pas de réunion, pas de communiqués, pas d’activités encore moins de stratégie. C’est l’inertie, l’hibernation malgré quelques tentatives de visioconférences çà et là.
Manifestement, les leaders politiques, toutes obédiences confondues, entendent observer le mot d’ordre de non-rassemblement, c’est-à-dire de respect en général des mesures-barrières.
D’un âge souvent assez avancé pour la plupart, ils n’entendent pas prendre de risques face à une maladie qui fait plus de victimes chez les vieilles personnes.
Mieux, ils ont répondu à l’appel de Macky, celui de faire bloc autour de l’essentiel afin de se solidariser pour vaincre l’ennemi commun. Même Wade connu pour son extravagance s’est tu.
Pendant ce temps, tout n’est pas catholique dans la gestion de l’épidémie : Le Comité de pilotage a été mis en place avec du retard, les marchés de vivre et le transport attribués à des sociétés  non forcément méritantes, le taux d’endettement a augmenté, etc.
Des situations qui ont posé la problématique de la transparence dans la gestion de la crise. Car, des institutions budgétivores et utilité douteuse subsistent à  la crise.
Mais même cette polémique, éphémère, n’a pas réussi à faire sortir du confinement politique les plus irascibles. Décidément, cette période est bien exceptionnelle pour le Sénégal.
Car, à n’en pas douter, les sujets à polémique ne manquent pas. Malgré tous les efforts des autorités sur les largesses faites aux abonnés de la Senelec, la distribution de vivres, d’aide aux émigrés, le prix du carburant à la pompe ne baisse pas alors que celui du baril a chuté d’une façon drastique.
Même la République démocratique du Congo (RDC) vient de baisser le prix du carburant à hauteur de 20%.
Mais, ici, comme Macky a plein-pouvoir et n’a plus (momentanément) d’opposition, il profite de la lutte contre le Covid-19 pour bénéficier de vacances politiques qu’il n’avait pas eu depuis longtemps.
Pour la première fois depuis sa première élection, on le laisse en paix.
Alors, il se doit d’en tirer les conséquences.
Désormais, il devra renvoyer l’ascenseur à une opposition qui a joué le jeu lorsqu’il a eu besoin d’elle. Elle a collaboré en faisant bloc autour de lui et en taisant toute contradiction y compris en ce qui concerne celle portant sur l’annulation de la dette africaine.
Macky devra matérialiser enfin les résultats du référendum de 2016, choisir un chef de l’opposition, mettre en place un statut pour celle-ci, amnistier Karim Wade et Khalifa Sall et revoir tout le processus électoral y compris le fichier afin d’éviter toute contestation dans le futur.
Il peut y mettre la forme en attendant que le dialogue politique entamé aboutisse incontestablement à des conclusions de ce genre pour les appliquer. Mais il a le devoir de faire plus.
En clair, ce que nous voulons dire est qu’il faudra nécessaire profiter de l’œcuménisme engendré par la ‘’guerre’’ et s’inscrire dans une dynamique politique nouvelle, celle-là tant attendue par les populations. Il s’agit notamment d’éviter non pas les compétitions qui sont le ciment des rapports de force politique, mais la politique politicienne, l’instrumentalisation des instructions comme la Justice à des fins électoralistes, l’emprisonnement d’opposants, etc.
Comme quoi, c’est le moment ou jamais de changer. Mais en sommes-nous vraiment capables ?C’est toute la question.Assane Samb

AFFAIRE DU MARIAGE DE BARA GUEYE :La SR enchaine les arrestations

Libération Sénégal online–Selon les informations de Libération online, deux autres « invités Vip», présents au mariage de Bara Guèye et de Seynabou Diène qui a défrayé la chronique dans les réseaux sociaux, viennent d’être cueillis par les enquêteurs de la Section de Recherches (SR). Par ailleurs, des proches d’Adja Diallo avaient démenti son arrestation dans le cadre de ce dossier mais cette dernière se trouvait bien dans la chambre de sûreté de la SR au moment où nous mettions ces lignes. Deux de ses parents sont d’ailleurs venus lui rendre visite.
Maria Mané, belle-mère de Bara Guèye, le «snapeur du Président » Niang Kharagne Lô, le «griot des Vip » Alassane Mbaye, le chanteuse Ndèye Diouf … sont aussi en garde à vue dans le cadre de cette affaire. En raison des nouvelles arrestations, tout indique que les mis en cause présumés, visés pour violation de la loi sur l’état d’urgence, seront déférés devant le Procureur demain. A moins d’un revirement spectaculaire…

DISTRICT SANITAIRE DE KEUR MASSAR: Les aveux pathétiques de Soda N., la voleuse de bébé

Libération Sénégal online Soda N., cette femme qui avait volé un bébé d’un jour au district sanitaire de Keur Massar est tombée, dans la nuit du dimanche, à Yeumbeul Bène Barraque. Mais que s’est-il passé dans sa tête ? Elle a raconté sa « tragédie » aux enquêteurs, selon les informations exclusives publiées par Libération quotidien dans son édition de ce mardi 5 mai.
L’affaire paraissait invraisemblable. Dans la nuit de samedi à dimanche dernier, une femme, déguisée en infirmière, avait volé, au district sanitaire de Keur Massar, un bébé d’un jour avant de disparaître dans la nature. Sous le prétexte que le nouveau-né devait se faire vacciner, elle l’a pris à sa mère avant de quitter les lieux en passant par une porte dérobée. L’enquête ouverte immédiatement par la gendarmerie de Keur Massar a permis de retrouver l’enfant en plus d’arrêter la voleuse présumée, dimanche soir, à Yeumbeul Bene Barraque.
La mise en cause a «vécu un traumatisme réel », d’après ses dires. En effet, dans un premier temps, elle a tenté de fournir des explications tirées par les cheveux aux gendarmes avant faire des aveux. Il ressort de ses déclarations, qu’elle a vécu une série d’événements malheureux. Ce qui confirme son époux.
Elle a confié que ces deux derniers enfants sont décédés dans un enchainement cruel du destin : l’un à la naissance et le deuxième qui l’a suivi, après d’atroces brûlures. Elle est tombée enceinte, une troisième fois, avant de faire une fausse couche.
L’histoire s’est encore répété il y’a de cela quelques semaines. Pour faire taire les « mauvaises langues », qui la disait « maudite », Soda N. a, cette fois-ci, continué à simuler une grossesse, sans que son mari ne le sache. Puis, elle est passé à l’acte en volant le nouveau-né pour faire croire à son époux qu’elle lui avait enfin donné un enfant. Le mari, qui a été relâché hier, après audition, n’en croyait pas ses yeux…
Pour rappel, une affaire presque similaire avait défrayé la chronique il y’a de cela quelques mois.

Guédiawaye: Un policier poignardé en plein couvre-feu par un mécanicien

https://actusen.sn/Un policier de la Brigade de Recherches, a été victime d’une agression en plein couvre-feu lors d’une patrouille. Selon Les Échos qui donne l’information, l’agent, en service au commissariat central de Guédiawaye, a été poignardé par un mécanicien récalcitrant au couvre-feu nommé O. Sow, 53 ans.
Atteint de coups de couteau, au niveau du niveau du triceps de l’avant-bras gauche, l’agent de police, Mamadou Lamine Goudiaby,  s’est retrouvé, selon le journal, avec dix points de suture et s’est procuré un certificat médical de 15 jours d‘incapacité temporaire de travail.
Neutralisé, le mécanicien dit avoir confondu le flic à des agresseurs. Il a été déféré au parquet pour coups et blessures volontaires avec usage d’arme blanche sur un agent des forces de l’ordre dans l’exercice de ses fonctions et violation du couvre-feu

Arrestation D’imam Oumar GNING: Amnesty, La LSDH Et La RADDHO Condamnent Les Violences Policières

http://www.walf-groupe.com/La Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh), la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho) et Amnesty International Sénégal condamnent les actes de violence perpétrés par des agents de la police nationale, en tenue civile, dans le domicile de Abdoulaye Gning,
Imam Ratib de Djidah Thiaroye le vendredi 1er avril 2020 entre 20 heures et 21 heures. Déroulant la scène, ces «droits de l’hommiste» soulignent que «la police a fait irruption dans la maison peu après 20 heures alors que la famille s’apprêtait à effectuer la prière du soir, à la recherche d’une personne qui aurait pratiqué une activité sportive dans la rue en violation du couvre-feu». Ils signalent : «Des actes de violence inouïe, y compris sur des personnes âgées, ont été perpétrés lors de l’arrestation d’un membre de la famille, M. Oumar Gning, maître coranique et lui aussi imam d’une mosquée du quartier. Il est depuis lors placé en garde à vue au commissariat de police de Thiaroye». «Nos organisations ont été saisies de faits similaires, du fait de la police ou de la gendarmerie, dans plusieurs localités du pays dont Touba et Bambey depuis l’instauration de l’état d’urgence le 23 mars 2020», rappellent Me Assane Dioma Ndiaye et Cie qui appellent les autorités étatiques à donner des instructions fermes aux forces de défense et de sécurité pour que cessent les atteintes répétées à la dignité et à l’intégrité physique des personnes lors des opérations de mise en œuvre du couvre-feu. «Tout usage de la force doit être absolument nécessaire, et strictement proportionné, pour procéder à l’arrestation de personnes opposant une résistance lors des interpellations. Nos organisations appellent par ailleurs les citoyens à se conformer aux lois et règlements en vigueur et de s’abstenir de tout acte de défiance envers les forces de sécurité», ont-ils plaidé dans leur communiqué.Magib GAYE

Situation des gardes pénitentiaires «emprisonnés et oubliés»: le Colonel Jean-Bertrand Bocandé dément et précise

https://www.pressafrik.com/L’information selon laquelle les gardes pénitentiaires sont emprisonnés et oubliés en cette période de la pandémie du covid-19, relatée par le journal « Les Echos » et reprise par certains sites internet mardi, a été démentie par le Directeur de l’Administration Pénitentiaire ( Dap ). Selon le Colonel Jean-Bertrand Bocandé qui a joint le journal pour apporter sa part de vérité, une prime de 35 000 F Cfa a été versée à chaque garde pénitentiaire.
Mieux, informe M. Bocandé, leur nourriture est prise en charge totalement par les autorités. L’administration pénitentiaire étudie la possibilité de disposer de kits de test Covid-19 afin de faire tourner les gardes pénitentiaires. Aminata Diouf


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