Edition de Nuit de la Revue de Presse du Mercredi 06 Mars 2019

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Communiqué du Conseil des Ministres du 06 mars 2019

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, mercredi 06 mars 2019 à 11 heures au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat présente ses meilleurs vœux à toute la Communauté chrétienne et prie avec l’ensemble de la Nation, en ce temps de Carême, période de dévotion et de ferveur religieuse, pour un Sénégal prospère et solidaire dans la paix.

Appréciant la proclamation officielle des résultats de l’élection présidentielle du 24 février 2019, marqués par l’élection, au premier tour, du Président Macky SALL, candidat de la Coalition BENNO BOKK YAAKAAR, avec 58, 26 % des suffrages exprimés, le Président de la République se félicite de la forte mobilisation des électeurs, avec un taux de participation de près de 67 %.

Poursuivant sa communication autour de la célébration de la Journée internationale de la femme, ce 08 mars 2019, le Chef de l’Etat remercie et félicite toutes les femmes du Sénégal et de la Diaspora tout en magnifiant leurs efforts inlassables, leurs contributions significatives au développement national et à la stabilité de notre société.

Dans ce contexte, le Président de la République salue, au nom de la Nation, la mémoire de Madame Maïmouna Ndongo Kane Magistrate émérite, ancienne Ministre, avocate remarquable de la cause des femmes, arrachée à notre affection vendredi 1er mars 2019.

Ainsi, le Chef de l’Etat présente ses condoléances les plus attristées à sa famille éplorée, à la Magistrature et aux femmes du Sénégal, suite à la disparition d’une militante exemplaire de la solidarité nationale et du Bien-être familial.

Par ailleurs, appréciant le développement de l’industrie cinématographique sénégalaise, le Président de la République salue la participation honorable du Sénégal à la 26ème édition et à la célébration du 50ème anniversaire du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO).

Dans ce cadre, le Chef de l’Etat félicite les cinéastes sénégalais, notamment les réalisatrices Angèle Assie Diabang et Khadidiatou Sow pour les distinctions spéciales obtenues lors de ce grand rendez- vous culturel africain.

A cet égard, rappelant l’impératif de produire le répertoire des films sénégalais et de veiller au repositionnement des Rencontres cinématographiques de Dakar (RECIDAK) dans l’agenda international du Cinéma, le Président de la République réaffirme son engagement à consolider la relance durable du cinéma sénégalais.

Enfin, suite au décès du regretté artiste, chanteur et compositeur de musique traditionnelle Saloum DIENG, le Chef de l’Etat a présenté ses sincères condoléances aux proches et amis du défunt, à toute la famille de la culture, avant de terminer sa communication sur le suivi de la coopération, des partenariats et son agenda diplomatique.

Le Premier ministre a adressé au nom du Gouvernement ses vives félicitations et ses prières ardentes au Chef de l’Etat pour sa brillante réélection à l’issue du scrutin du 24 février 2019. Il a ensuite rendu compte de la coordination des activités gouvernementales.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point de la situation sous régionale, africaine et internationale.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture nationale et internationale.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a examiné et adopté :

-le projet de décret portant création de la réserve urbaine naturelle de la grande Niaye de Pikine. Le Secrétaire Général du Gouvernement, Porte-parole

Finances publiques : augmentation des ressources de 1,6% en 2018

http://www.emedia.sn Les ressources et dons mobilisés au cours de l’année 2018 sont évalués à 2415,5 milliards F CFA. Ce qui représente une augmentation de 1,6% par rapport à l’année 2017. Cependant sur cette période les dépenses évaluées à 2902,9 milliards F CFA ont progressé de 6%. Pour l’année 2018, le solde budgétaire, dons compris, est estimé en déficit de 487,4 milliards. En 2017, ce déficit était de 362,2 milliards F CFA.

En 2018, « l’exécution budgétaire s’est déroulée selon les orientations du programme ISPE (Instrument de soutien à la politique économique) en termes de maîtrise du déficit, grâce au renforcement de la mobilisation des ressources internes et à l’exécution satisfaisante des charges », indique une note conjoncturelle du quatrième trimestre 2018.

En outre les transferts rapides d’argent (1155,4 milliards en 2018) sont en hausse de 5% par rapport à l’année précédente. « Au quatrième trimestre 2018, les transferts reçus (288,3 milliards) se sont confortés de 15% en glissement annuel contre un repli de 7,7%, en variation trimestrielle. Le rythme de progression, en glissement annuel, des transferts reçus a ainsi accéléré de 19,9 point de pourcentage », indique le document de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE). Ibrahima NDIAYE

«Les Etats membres doivent poursuivre les efforts visant la maîtrise du déficit budgétaire»

http://www.emedia.sn Un consensus sur un régime de change optimal constitue un chantier important pour la viabilité de l’union monétaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Tel est le plaidoyer du ministre délégué du Budget, Birima Mangara. S’exprimant en marge du séminaire du Parlement de la CEDEAO ouvert mardi, 5 mars, à Dakar sur le thème : « Les défis et perspectives liés à la création de la monnaie unique de la CEDEAO – Mobilisation des parlementaires dans la réalisation du projet », il a, également, appelé les Etats membres à « poursuivre les efforts pour la maîtrise du déficit budgétaire, les réformes structurelles pour améliorer le climat des affaires. » La « promotion de la diversification des économies afin de réduire l’exposition aux chocs extérieurs » est aussi requise par Birima Mangara. Qui a, en outre, insisté sur « la réduction des entraves à la libre circulation des biens et des personnes (qui) constituent un levier important pour booster les échanges intra-communautaires, piliers essentiels de l’intégration. »

Enfin, a-t-il indiqué, « au-delà des dimensions économiques et techniques, la monnaie unique présente aussi un enjeu social et culturel qui contribue à forger le sentiment d’appartenance à une même communauté. A cet effet, elle est symbole, facteur d’unité et un moyen d’intégration sociale. Il s’agit, dès lors, de susciter chez tous les acteurs notamment les citoyens de la CEDEAO, un élan d’ensemble pour son acceptation. Un engagement qui contribuera à faire avancer encore plus rapidement le chantier et une meilleure implication des populations de la région, à quelques encablures de 2020, échéance du projet de création de la monnaie unique de la CEDEAO. »

Une autre phase du projet

Depuis la création de la CEDEAO en 1975, les Etats membres s’étaient engagés à établir, dans un délai de cinq (5) ans, la création d’une union douanière, une union économique et monétaire à travers entre autres l’harmonisation des politiques monétaires, financières et fiscales, la création d’une union monétaire de l’Afrique de l’Ouest, l’établissement d’une banque centrale régionale unique et la création d’une monnaie unique pour l’Afrique de l’Ouest. Aujourd’hui, a avoué Moustapha Cissé Lô, le président du Parlement de la CEDEAO, « en dépit de toutes les dispositions prises depuis lors, les difficultés liées à l’atteinte des critères de convergences (aggravés) parfois par les instabilités politiques et économiques n’ont pas favorisé le respect des échéances plusieurs fois repoussées. »

A présent, a-t-il dit, plus optimiste, « nous sommes dans une autre phase du projet. En effet, dans le souci de le faire aboutir définitivement, ce projet qui est, de notre avis, irréversible, car l’année 2020 a été fixée comme échéance pour la création de cette monnaie. Une feuille de route dont le suivi et la mise en œuvre a été confié aux chefs d’Etat du Niger, du Ghana et de la Côte d’Ivoire, a été également adoptée et son exécution suit son cours. »

Le vice-président de l’Assemblée nationale de poursuivre : « Nous nous devons d’encourager cette lancée en définissant un axe d’intervention approprié qui permettrait aux populations que nous représentons puissent être largement informées et éclairées sur les enjeux de ce projet. Le processus de création a été long malgré la volonté des autorités de la communauté à vouloir réaliser ce projet qui, osons nous l’affirmer, permettra entre autres, de supprimer les barrières commerciales et monétaires, de réduire les coûts de transaction, de redynamiser l’activité économique et d’accroître le niveau de vie de la population de la région. Malgré ces avantages, il a été relevé quelques raisons qui ont freiné l’aboutissement du projet dont la non-préparation de certains pays, les disparités macro-économiques au sein de la CEDEAO, qui constituent des obstacles à la mise en place de l’union monétaire. La faible sensibilisation des pays aux implications de la mise en œuvre de la monnaie unique pourrait être un handicap dans la réalisation du projet. »

Les obstacles

La CEDEAO regroupe quinze (15) Etats membres dont sept (7) ont leur monnaie propre et un groupe composé de huit (8) autres membres de la Communauté économique et monétaire ouest-africain (UEMOA), partageant le F CFA. Face à cette situation, a déploré Moustapha Cissé Lô, « la diversité des monnaies au sein d’un même espace communautaire entraînerait des difficultés liées aux transactions notamment (celles) de conversion entre (elles). » Ainsi, a-t-il souligné, « l’entrée en vigueur d’une monnaie commune ne serait que salutaire (mais) avant son avènement, il y a lieu de prendre des dispositions non seulement économiques mais également de larges actions de sensibilisation au niveau de chaque Etat membre pour informer nos populations. »

Le président de la Task force sur le schéma de libération des échanges de la CEDEAO, par ailleurs ancien chef de l’Etat du Niger, Djibo Salou, a indiqué que « ce séminaire tombe à point nommé. » D’autant qu’a-t-il ajouté : « L’espace CEDEAO s’est résolument engagé depuis quelques années dans une entreprise d’intégration ambitieuse. » Il en veut pour preuve, a-t-il listé, entre autres, la création de la Zone de libre échange continental africaine (ZLECA) lors du sommet de Kigali (Rwanda) en mars 2018, dont la CEDEAO est « indispensable pour (sa) réussite pour plusieurs raisons. Parmi lesquelles, a-t-il expliqué, « avec quinze (15) Etats membres, notre espace représente ¼ de l’ensemble des pays de l’Union africaine (UA) et 1/3 des signataires de la ZLECA. »

Créée en novembre 2015, la Task force de la CEDEAO sur la libre circulation des biens et des personnes travaille, actuellement, sous la supervision du président du Burkina Faso désigné par ses paires. Elle a réalisé, à ce jour, les principales activités suivantes : Missions inopinées aux frontières du Ghana et du Togo, du 6 au 8 novembre 2018, réunion annuelle le 20 novembre 2018 à Abuja (Nigéria), entre autres activités.

Après une visite dans les quinze Etats membres de la CEDEAO, Djibo Salou dit avoir constaté « d’une part, les problèmes causés par l’absence d’un instrument monétaire commun et d’autre part, de mieux entrevoir la contribution que cette monnaie (unique) apporterait aux objectifs de la Task force. » S’agissant de la libre circulation, a relevé l’ancien chef d’Etat, « les obstacles constatées dans le cadre des différentes missions de la Task force, concernent les barrières tarifaires notés dans quatre Etats membres (Burkina Faso, Bénin, Ghana et Togo) et des barrières non tarifaires dans deux (2) Etats (Ghana et Nigéria) et la persistance des pratiques anormales dans tous les Etats membres avec des spécificités dans quatre (4) Etats membres (Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana et Nigéria), du non respect des dispositions relatives aux droits d’établissement et de résidence notamment l’obligation d’obtention de la carte d’identité de nos citoyens et l’exigence de frais d’immatriculation au registre du commerce pour les ressortissants de la CEDEAO au Ghana en particulier. » Ces problèmes, a-t-il insisté, « constituent les freins majeurs à l’intégration. Fort heureusement, les autorités de tous les Etats cités ci-dessus ont été réceptifs au plaidoyer de la Task force visant la levée de ces obstacles.

« Vous êtes sur la bonne voie », s’est félicité le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Moustapha Niasse, qui présidait la cérémonie d’ouverture, ce mardi à l’hôtel Le Ndiambour. Où les débats se poursuivront jusqu’au 14 mars prochain. Car, a détaillé Moustapha Cissé Lô : « Deux activités majeures se tiendront au cours de nos travaux. Il s’agit du séminaire sur la monnaie unique de la CEDEAO et de la cession extraordinaire du Parlement réunissant l’ensemble des « élus et représentants) communautaires. » Prévue à partir du 8 mars, ladite cession sera présidée par le Premier ministre.
Initialement prévue au Cap-Vert, la rencontre s’est finalement tenue à Dakar du fait « de difficultés de connectivité », selon les précisions du président du Parlement de la CEDEAO. DIÉ BA

UEMOA :L ’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE EST DEMEURÉE ‘’ROBUSTE’’, SELON LA BCEAO

Dakar, 6 mars (APS) – L’activité économique au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) est demeurée ‘’robuste’’ au 4ème trimestre 2018, se situant à 6,8% contre 6,6%, un trimestre plus tôt, a indiqué mercredi le gouverneur de la BCEAO, Tiémoko Meyliet Koné.

  1. Koné présidait, au siège de la Banque centrale, à Dakar, la réunion ordinaire du Comité de politique monétaire (CPM).

 ‘’La demande intérieure reste le principal moteur de la croissance dans l’Union’’, renseigne le communique final du CPM, lu devant la presse à la clôture de la session.

En termes de perspectives, le comité prévoit une croissance économique de l’ordre de 6,8% sur l’ensemble de l’année 2019 contre 6,6% en 2018.

Au titre des finances publiques, le comité a relevé une ‘’atténuation du déficit budgétaire, base engagements, dons compris estimé à 3,9% du PIB en 2018’’.

Dans ces conditions, le CPM, dont M. Koné est le président, a encouragé les Etats membres de l’UEMOA à ‘’poursuivre les efforts dans la mise en œuvre des mesures visant le respect de la norme communautaire de 3%, à l’horizon 2019.ADL/ASG/MD

BCEAO : LES TAUX DE SOUMISSION ET DE PRÊT MARGINAL MAINTENUS

Dakar, 6 mars (APS) – Le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a décidé de maintenir inchangés son taux d’intérêt minimum de soumission aux opérations d’appels d’offres d’injection de liquidités et son taux d’intérêt de prêt marginal, qui restent fixés respectivement à 2,50% et 4,5%.

 Le Comité a pris cette décision ‘’sur la base d’analyses’’ à la clôture de sa première réunion ordinaire au titre de l’année 2019, tenue mercredi au siège de la Bceao à Dakar.

 Au 4ème trimestre 2018, il a été enregistré une ‘’légère hausse des prix en rythme annuel’’, selon Thiémoko Meyliet Koné, gouverneur de la BCEAO, président du Comité de politique monétaire.

 La situation monétaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UMOA) à fin décembre a été également marquée par une hausse de la mase monétaire de 12,4%, selon le communiqué final du CPM.

 Selon le texte, le comité a passé en revue les principales évolutions qui ont marqué la conjoncture économique internationale et régionale au cours de la période récente ainsi que les facteurs de risque pouvant peser sur les perspectives à moyen terme d’inflation et de croissance économique de l’Union.ADL/ASG

Comité de Politique Monétaire : La Bceao note une hausse de la masse monétaire de 12,4% fin décembre 2018

https://www.lejecos.com/ Dans la zone Umoa, une hausse de la masse monétaire de 12,4%, en glissement annuel a été relevée en fin décembre 2018. L’information est donnée par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). C’était lors de la réunion de son Comité de politique monétairetenue ce mercredi.

Le Comité de politique monétaire (Cpm) de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a tenu, ce mercredi  sa première réunion ordinaire au titre de l’année 2019. La rencontre s’est déroulée  dans les locaux du Siège de la Bceao à Dakar sous la présidence de  Tiémoko Meyliet Koné, gouverneur de la Banque Centrale, son président statutaire.

Le Comité a passé en revue les principales évolutions qui ont marqué la conjoncture économique internationale et régionale au cours de la période récente ainsi que les facteurs de risque pouvant peser sur les perspectives à moyen terme d’inflation et de croissance économique de l’Union.

Sur le plan international, explique-le communiqué final lu devant la presse,  le Comité a relevé que l’activité économique mondiale a poursuivi, au quatrième trimestre 2018, sa progression à un rythme modéré, dans un contexte d’aggravation des incertitudes liées principalement aux tensions commerciales et géopolitiques. Selon les dernières données publiées en janvier 2019 par le Fonds Monétaire International, la croissance de l’économie mondiale est estimée à 3,7% en 2018 et se situerait à 3,5% en 2019.

Sur les marchés internationaux des principales matières premières, les cours des produits exportés par les pays de l’Union se sont repliés, à l’exception de ceux du café et de l’or. Les baisses les plus importantes ont concerné le coton (-6,4%) et le cacao (-3,1%). Selon le document, au niveau interne, la croissance de l’activité économique est demeurée robuste au quatrième trimestre 2018, en se situant à 6,8%, en glissement annuel, après 6,6% un trimestre plus tôt. La demande intérieure reste le principal moteur de la croissance dans l’Union. Pour l’ensemble de l’année 2019, la croissance économique est attendue à 6,8% après un niveau de 6,6% en 2018.

Au titre des finances publiques, le Comité a relevé une atténuation du déficit budgétaire, base engagements, dons compris, estimé en 2018 à 3,9% du Pib, selon les données des Services officiels, contre 4,3% en 2017. Dans ces conditions, le Cpm encourage les Etats à poursuivre les efforts dans la mise en œuvre des mesures visant le respect de la norme communautaire de 3,0% à l’horizon 2019.

«La situation monétaire de l’Union à fin décembre 2018 a été marquée par une hausse de la masse monétaire de 12,4%, en glissement annuel, soutenue par le net accroissement de 28,8% des actifs extérieurs nets ainsi que par la progression de 9,4% des créances intérieures. Sur le marché monétaire, le taux d’intérêt moyen trimestriel s’est situé à 3,45% contre 2,50% le trimestre précédent. Un an auparavant, ce taux se situait à 4,10% », renseigne cette source.

Le Comité a noté au quatrième trimestre 2018 une légère hausse des prix en rythme annuel. Le taux d’inflation s’est situé à 0,9%, après 0,4% un trimestre plus tôt, en liaison essentiellement avec l’augmentation des prix dans les secteurs « Transport », « Logement » et « Communication ». A l’horizon de vingt-quatre mois, le taux d’inflation, en glissement annuel, est projeté à 1,5%, en ligne avec l’objectif de stabilité des prix poursuivi par la Banque centrale.

Sur la base de ces analyses, le Cpm a décidé de maintenir inchangés le taux d’intérêt minimum de soumission aux opérations d’appels d’offres d’injection de liquidité à 2,50% et le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal à 4,50%. Le coefficient de réserves obligatoires applicable aux banques de l’Union demeure fixé à 3,0%. Ismaila BA

 Un officiel salue la contribution de la pêche à l’économie maritime nationale

Le secteur des pêches, une composante essentielle du développement rural, joue un rôle stratégique et de soutien à la croissance de l’économie nationale, a affirmé Mamadou Goudiaby, directeur des pêches maritimes (DPM).

« La pêche est une composante essentielle du développement durable et joue un rôle stratégique et de soutien à la croissance de notre économie nationale, en contribuant à la réduction du déficit de la balance des paiements et chômage », a-t-il fait noter.

  1. Goudiaby s’exprimait mercredi à Saly-Portudal (Mbour, ouest) à l’ouverture d’un atelier d’élaboration et de validation du plan d’action participatif visant à appuyer les actions de l’axe 2 de la stratégie nationale des AMP du Sénégal (SNAMPS) relatives à une pêche durable dans les AMP de Cayar, Joal-Fadiouth et Sangomar.

« Malheureusement, nombreux sont les pêcheurs pratiquant la pêche de capture qui sont confrontés à des difficultés d’exploitation et à des problèmes délicats (…) », a-t-il relevé.

Mamadou Goudiaby a soutenu que l’accès aux ressources naturelles et leur utilisation sont les principaux « sujets de controverse ». Les ressources naturelles renouvelables et les stocks de poisson disparaissent faute de gouvernance rationnelle, a indiqué le DPM.

« La nouvelle Lettre de politique sectorielle de développement de la pêche et de l’aquaculture (LPSDPA), qui couvre la période 2016-2023, devra permettre de contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire, à la croissance économique et au développement local, (…) », a-t-il fait noter. APS

«Le prix de l’oignon va bientôt baisser avec…» : Directeur du Commerce intérieur

https://www.pressafrik.com/ L’oignon local sera bientôt disponible en suffisance sur le territoire national. C’est l’avis du Directeur du commerce intérieur, Ousmane Mbaye. Ce dernier qui se prononçait sur la hausse du prix de cette denrée sur le marché explique que c’est du fait que les stocks de l’oignon importé sont finissants mais, que l’oignon local qui doit prendre le relais commence à peine à débarquer en provenance de Podor et des Niayes.

A l’en croire, dans les prochains jours voire les prochaines semaines, les prix vont diminuer puisque les arrivages en provenance de l’intérieur du Sénégal vont s’accentuer. «Avec l’arrivée de la production locale on  commence à noter une tendance baissière. Des relevés que nous avons faits hier (mardi, ndlr) à Thiaroye sur l’oignon local nous ont montré que les prix avoisinaient 300 à 400 francs Cfa.

Mais, ajoute-t-il, avec l’arrivée des stocks de l’oignon local, les prix seront ramenés autour de 300 à 250 francs Cfa le kilogramme.Ousmane Demba Kane

 Avancée de la mer : «La région de Saint-Louis dans un état de fragilité critique par rapport à son écosystème»

https://www.dakaractu.com Une visite guidée par le lieutenant Marième War, adjointe du commandant Mamour Fall du bureau d’information des Parcs du Nord dans le Parc national de la Langue de Barbarie montre que la région de Saint-Louis se trouve dans un état de fragilité critique par rapport à son écosystème.
Et cela ne laisse pas indifférent le Parc national de la Langue de Barbarie. Car « l’îlot de reproduction des oiseaux du parc est menacé par l’érosion côtière » qui depuis quelques temps ne cesse de causer d’énormes dégâts à la population de la Langue de Barbarie de Saint-Louis.
Même si d’importants efforts sont en train d’être faits pour préserver l’écosystème, le lieutenant Marième War invite les autorités, les partenaires financiers, la société, les populations et les organisations non gouvernementales, à s’impliquer davantage dans la lutte pour la protection de cette biodiversité.
Vous pouvez lire la suite de ce grand reportage réalisé par Dakaractu Saint-Louis dans le parc de la Langue de Barbarie très prochainement avec les braves dames agents des Parcs nationaux axe Nord.

Le Docteur Ibrahima Socé Fall nommé Directeur général adjoint de l’OMS

https://www.pressafrik.com Le Sénégalais Ibrahima Socé Fall a été nommé ce mercredi 06 mars 2019, Directeur général adjoint de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Le Docteur Fall va assister le Directeur générale de la dite structure Tedros Adhanom sur les questions liées aux Réponses d’urgence.

Ancien de l’Ecole Militaire de Santé (EMS) de Dakar cet habitant de la ville de Rufisque s’est distingué en étant en première ligne de la lutte contre l’épidémie Ebola au Congo.AYOBA FAYE

LES ETATS-UNIS ’’IMPATIENTS’’ DE POURSUIVRE LE TRAVAIL AVEC MACKY SALL

Dakar, 6 mars (APS) – Le Secrétaire d’Etat américain Mike Pompéo a adressé un message de félicitation à Macky Sall pour sa réélection et assuré que les Etats-Unis sont impatients de poursuivre leur travail avec le président de la République.
’’Les États-Unis félicitent le président Macky Sall pour son élection pour un second mandat à la présidence de la République du Sénégal. Nous saluons le peuple sénégalais et tous les candidats à la présidentielle pour leur détermination à organiser des élections pacifiques, qui reflètent les principes démocratiques forts du Sénégal’’, a dit Mike Pompéo dans une déclaration transmise par l’ambassade américaine à Dakar.
’’Nous valorisons notre relation avec le Sénégal, qui est enracinée dans les idéaux communs de prospérité, de sécurité et de bonne gouvernance’’, a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis, a-t-il poursuivi, sont ’’impatients de poursuivre leur travail avec le président Sall au cours des prochaines années pour approfondir les normes démocratiques dans la sous-région afin de faire valoir nos intérêts mutuels de longue date dans le développement économique, le commerce et les investissements, les institutions démocratiques, ainsi que pour la sécurité régionale et mondiale’’.BHC/OID

LE PRÉSIDENT CHINOIS ADRESSE SES VŒUX DE RÉUSSITE AU PRÉSIDENT SALL

Dakar, 5 mars (APS) – Le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, a adressé ses « chaleureuses félicitations’’ au président Macky Sall, réélu pour un mandat de cinq ans à la tête du Sénégal, selon les résultats définitifs de la présidentielle sénégalaise du 24 février dernier rendus publics ce mardi par le Conseil constitutionnel.
Le dirigeant chinois a formulé des « vœux de réussite’’ pour le chef de l’Etat « dans l’accomplissement de cette noble mission’’.

‘’Je me réjouis d’apprendre que vous êtes réélu président de la République du Sénégal. Au nom du peuple et du gouvernement chinois et en mon nom personnel, je vous adresse mes chaleureuses félicitations et formule mes vœux de réussite dans l’accomplissement de cette noble mission’’, écrit le président chinois dans un message de félicitations adressé à son homologue sénégalais.

Le Conseil constitutionnel a confirmé mardi les résultats provisoires de la Commission nationale de recensement des votes (CNRV) en proclamant le président sortant vainqueur de la présidentielle du 24 février dernier avec 58,26% des voix.

Selon le président Xi Jinping, la Chine et le Sénégal sont de ‘’ bons amis et partenaires’’.
‘’Ces dernières années, avec nos efforts conjoints, la confiance politique mutuelle entre nos deux pays ne cesse de s’approfondir et la coopération dans tous les domaines porte des fruits abondants ‘’, a rappelé le président chinois.

Il a souligné son attachement au développement des relations sino-sénégalaises ainsi que sa volonté d’œuvrer avec le président Sall au renforcement de la coopération entre les deux pays dans le cadre de l’initiative la ’’ceinture et la route’’, et à bien mettre en valeur le rôle de coprésidents du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA), entre autres.BHC/ASG

L’opposition mitigée sur l’appel au dialogue de Macky Sall

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé-Une partie de l’opposition sénégalaise a apprécié différemment l’appel au dialogue lancé hier mardi par le président Macky Sall, après la confirmation de sa réélection pour un mandat de 5 ans par le Conseil constitutionnel, en posant plusieurs conditions avant leurs retrouvailles.

« Mon rôle, c’est de nous rassembler autour des idéaux que nous partageons. C’est pourquoi je tends la main à toutes et à tous, pour engager un dialogue ouvert et constructif, dans l’intérêt supérieur de la Nation », a indiqué Macky Sall hier au palais de la République pour sa première déclaration depuis le scrutin présidentiel du 24 février dernier qui l’opposait à quatre adversaires : El Hadji Sall, Idrissa Seck, Madické Niang et Ousmane Sonko, arrivés très loin derrière lui qui a récolté un score de 58,26% d’après le Conseil constitutionnel.

Malgré tout, la tension est encore vive dans le champ politique et l’opposition n’a jusque-là pas félicité le président réélu, ses membres considérant que Macky Sall a « confisqué » la volonté du peuple même s’ils avaient décidé de ne pas déposer de recours pour contester les résultats.

Toutefois, Macky Sall est décidé à refermer ce chapitre bouillant avec ses adversaires. Il convie désormais à un « dialogue républicain toutes les forces vives de la nation », y compris ses prédécesseurs Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, ce dernier n’ayant pas été avare en critiques à son encontre durant son septennat marqué par les déboires judiciaires de son fils Karim Wade.

« Je ferai des propositions dans ce sens (dialogue), après ma prestation de serment le 2 avril 2019 », a-t-il précisé.

Et c’est là où visiblement l’attend la coalition du candidat Madické Niang, arrivé dernier des cinq candidats avec 1,48 % des suffrages. Ainsi pour Habib Sy, directeur de campagne de cette coalition, il faut que Macky Sall « rétablisse (d’abord) les relations de confiance avec l’opposition » avant d’aller « vers un dialogue », pose-t-il comme condition dans L’Observateur.

C’est la même position qu’affiche également Khalifa Mbodj, secrétaire permanent du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR) qui a présenté El Hadji Sall comme candidat pour arriver quatrième avec 4,07% des voix. « Nous n’avons aucune difficulté à répondre à son dialogue pourvu que ce dialogue soit sincère », a prévenu M. Mbodj.

En revanche, le parti Pastef par la voix de son chargé de communication, El Malick Ndiaye, semble ne pas voir d’un bon œil cet appel. « Nous sommes passés à autre chose parce que c’est un non-évènement et nous ne souhaitons pas réagir », a indiqué ce responsable de Pastef, parti dirigé par Ousmane Sonko, classé 3e dans la présidentielle avec 15,67% des voix, derrière Idrissa Seck (20,51%).ODL/te/APA

le mouvement Y’en a marre prévient contre le «vote régionaliste»

APA – Dakar (Sénégal) Par Marilda Kandéty –Le mouvement citoyen sénégalais Y’en a marre a déploré avoir constaté lors du scrutin présidentiel du 24 février « un vote très régionaliste, très religieux et très ethnique» de la part de plusieurs de ses compatriotes, avertissant qu’une telle pratique est de nature à saper «la cohésion nationale».

« Voter pour la confrérie, voter pour la région et voter pour l’ethnie sape la cohésion nationale et on ne peut pas continuer à fermer les yeux comme si de rien n’était. C‘est très inquiétant »,  a notamment dit Fadel Barro.

Le coordonnateur de Y’en a marre qui donnait une conférence de presse, mardi au siège du mouvement citoyen au quartier dakarois des Parcelles assainies, a indexé les politiques, notamment le chef de l’Etat d’être à l’origine de ce type de vote.

Vainqueur du scrutin avec 58,26% des voix, d’après le Conseil constitutionnel, Macky Sall, candidat de la coalition « Benno Bokk Yaakaar » (BBY, ensemble pour un même espoir), a surclassé ses adversaires au nord du pays, particulièrement dans la région de Matam où il est originaire, et au centre, notamment à Fatick, où il est né en 1961.

Ousmane Sonko, arrivé troisième, est en tête dans les trois départements de Ziguinchor (sud) dont il est issu, là où Idrissa Seck, deuxième, a eu les suffrages de Touba (centre), la capitale de la confrérie des mourides.

Commentant le refus de l’opposition de déposer un recours auprès du Conseil constitutionnel, Fadel Barro a fait état d’un manque de « confiance ».

«Elle (l’opposition) a plusieurs fois déposé des recours au Conseil constitutionnel sans une seule fois avoir gain de cause », a affirmé M. Barro, entouré des autres membres du mouvement.

Quant à Macky Sall, sitôt sa victoire confirmée, mardi par le Conseil constitutionnel, il  a quelques heures après lancé un appel au dialogue à toutes les forces vives de la nation, notamment l’opposition et ses prédécesseurs Abdoulaye Wade et Abdou Diouf, pour, dit-t-il, construire « un Sénégal meilleur ».MK/cat/APA

OPPORTUNITE HISTORIQUE PAR VIEUX SAVANE

Loin de se contenter d’être une profession de foi qui se suffit à elle-même, le slogan « la patrie au dessus du parti » doit épouser les contours de la réalité concrète puisqu’il s’agit de « servir » le Sénégal qui nous est commun et non de « se servir »

Dans son adresse à la nation après la publication par le Conseil constitutionnel des résultats définitifs du scrutin présidentiel du 24 février, le chef de l’Etat a manifestement pris le parti de ne pas s’installer dans une posture jubilatoire au risque de braquer plus d’une personne. Loin de toute arrogance, il a fait montre d’humilité en affirmant d’emblée que « chaque voix » qui s’était exprimée méritait « d’être entendue et respectée ».

Il ne s’agissait donc pas de se laisser aveugler par les 58,26 % de suffrages exprimés sur sa personne mais plutôt de s’arrêter sur les quelque 42 % contre, pour tenter d’en décrypter le message. Et que disent précisément ces voix ?  Sans nul doute que désormais, il est venu le temps de rompre avec une conception nourricière du pouvoir.

Que par conséquent, loin de se contenter d’être une profession de foi qui se suffit à elle-même, le slogan  « la patrie au dessus du parti » doit épouser les contours de la réalité concrète. Que les critères de mérite voire de compétence doivent prévaloir dans les nominations aux postes de responsabilité puisqu’il s’agit de «servir» le Sénégal qui nous est commun et non de «se servir ».

Ainsi donc, en appelant toutes les forces vives de la Nation à un dialogue républicain sans exclusive auquel les anciens présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade pourraient apporter leur contribution, le président Macky Sall  a l’impérieux  devoir d’engager un dialogue  véritable et constructif, ce qui suppose la confiance entre les différents acteurs, dans le respect des engagements souscrits, en rupture avec l’idée selon laquelle les promesses n’engagent que celles et ceux qui y croient.

En attendant les propositions qui seront faites à la suite de sa prestation de serment du 2 avril prochain, force est de reconnaître qu’à l’entame du deuxième et dernier mandat, le président Macky Sall a l’opportunité historique de se positionner comme un constructeur d’avenir, en ne perdant précisément pas de vue qu’en dernière instance, le patriotisme n’est rien d’autre que l’amour des siens.

C’est dire que les Sénégalais qui ont montré leur désir de paix, leur foi en la démocratie, méritent bien qu’on les aime, en prenant justement en charge leurs attentes, en proposant des réponses à leurs angoisses et à leur nostalgie de l’excellence.

 

«Qu’il plaise a…Benno ou pas, je serais candidat à la mairie de Dakar»

« Officiellement, je déclare ma candidature pour la mairie de Dakar. Je serais candidat qu’il plaise à mes amis de Benno ou pas, je dirigerais une liste pour les 19 communes d’arrondissement de Dakar avec une coalition que je vais former pour briguer

« Officiellement, je déclare ma candidature pour la mairie de Dakar. Je ne parle pas d’une mairie d’arrondissement. Je serais candidat qu’il plaise  à  mes amis de Benno ou pas, je dirigerais une liste  pour les 19 communes d’arrondissement de Dakar avec une coalition que je vais former pour briguer la mairie de Dakar »

Ces propos sont du député Moustapha Cissé Lo. Il s’exprimait hier, mardi 5 février, lors du séminaire du parlement de la Cedeao sur la monnaie unique. «Je serais candidat. Je ne peux pas vous dire où mais je veux être maire de Dakar. Je n’attaque personne. Je n’ai pas besoin de parler à qui que ce soit. Je lance un message à la jeunesse  à la population de Dakar, la capitale du Sénégal, pour leur dire qu’il y a un fils du Sénégal qui habite à Dakar, qui vote à Dakar et qui fera des listes dans les 19 communes pour être maire de Dakar si la coalition que je vais diriger gagne les élections locales », a-t-il poursuivi.

 Revenant sur  l’élection présidentielle du 24 février passé qui a été remportée par le Président Macky Sall, Cissé Lo martèle : « sans moi et Abdoulaye Ndour, les cités nouvelles pourraient tomber dans l’une des coalitions en lice pour  la présidentielle du 24 février. Nous avons travaillé jour et nuit avec les résidents pour que ces gens votent la coalition du président de la République. Il n’y a aucun ministre ou un député qui a fait quelque chose dans ces cités nouvelles. Ces cités ont voté pour Macky Sall parce qu’ils croient que Macky Sall était le meilleur candidat et nous nous sommes investis pour que Macky Sall gagne ces cités nouvelles

Ibrahima Sylla : cette appel de Macky Sall est «une stratégie pour mieux ficeler l’opposition» 

https://www.senenews.com L’appel au dialogue du président Macky Sall va être un moyen pour certains membres de l’opposition de se rapprocher et de s’allier à Macky Sall. Du moins, c’est ce qu’affirme l’analyste politique Ibrahima Sylla.

«Certains vont profiter de cette main tendue pour faire leur transhumance en toute tranquillité, en toute simplicité pour ne pas paraître suspects», affirme-t-il.

De l’avis de l’analyste, cette appel de Macky Sall est « encore une stratégie pour mieux ficeler l’opposition ». Et donc, « l’opposition crédible au Sénégal ne répondra pas positivement à cet appel qui est pour moi un appel trompe-l’œil, parce qu’on a vu tout ce qui a été posé en amont», se rappelle-t-il.

Ibrahima Sylla poursuit : «Ce qu’on attend de lui ce n’est pas qu’il dialogue. Le chef de l’Etat doit incarner une vision», rapporte Sud fm.

Fada : « Karim et Khalifa doivent être amnistiés »

http://www.seneweb.com/ Modou Diagne Fada milite pour une décrispation de l’espace politique. Dans un entretien accordé à L’Observateur, le président des Démocrates Réformateurs, a émis son souhait de voir le Président Macky Sall, amnistier Karim Wade et Khalifa Sall.

« Tout ce que je souhaite, c’est que Karim Wade soit amnistié, qu’il soit en mesure de prendre part à d’autres joutes électorales. C’est mon souhait le plus  ardent. Maintenant comment ça va se faire ? Il faut discuter. Le moment est venu de dialoguer, d’entamer des discussions entre le pouvoir et le parti démocratique sénégalais. »Pour l’ex maire de Dakar, Fada suggère à Macky Sall de le gracier avant de l’amnistier.

Khalifa Sall bientôt gracié, Karim Wade vers l’ amnistie

https://www.dakar7.com Dans une interview accordée, en novembre 2018, à la chaîne France24, le président Macky Sall avait promis, une fois réélu à la tête du pays, « d’engager une nouvelle phase pour la reconstruction nationale dans un esprit de renouveau national. »
Le chef de l’Etat réagissait à la question sur une éventuelle grâce pour Khalifa Sall et une amnistie pour Karim Wade, en conflit avec la justice sénégalaise. Convaincu « qu’il faut savoir tourner des pages », Macky Sall entend, aujourd’hui, mettre en oeuvre cette volonté de réconciliation avec son opposition. Une réconciliation qui pourrait passer par le « règlement politique » du cas l’ex-maire de Dakar et de Karim Wade.

A cet effet, Dakar7 a appris de sources dignes de foi que le président de la République va prochainement accorder une grâce à Khalifa Sall condamné à 5 ans dans le cadre de la gestion de la caisse d’avance de la ville de Dakar. Cette grâce, selon toujours nos informations, pourrait intervenir le 3 avril prochain, veille de la fête de l’indépendance.

Pour ce qui est du fils de l’ancien président de la République, Karim Wade, en exil au Qatar, il devrait bénéficier d’une amnistie avant la fin de l’année 2019. Mais puisqu’une amnistie est une prérogative de l’Assemble nationale, le président Macky Sall va saisir les députés dans ce sens à travers un projet de loi qui sera défendu par le ministre de la Justice.

« Je tends la main à toutes et à tous »

D’ailleurs, Macky Sall a laissé entrevoir ces perspectives, hier, dans son discours à la Nation. » Je tends la main à toutes et à tous, pour engager un dialogue ouvert et constructif, dans l’intérêt supérieur de la Nation. Je ferai des propositions dans ce sens, après ma prestation de serment le 2 avril 2019. Je convie à ce dialogue républicain toutes les forces vives de la Nation, sans exclusive ; dialogue auquel mes prédécesseurs, les Présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade pourraient apporter leur contribution. », a déclaré le chef de l’Etat, après la confirmation des résultats de la présidentielle de 2019.

Cette main tendue de Macky Sall a été saluée par le médiateur de la République, Alioune Badara Cissé, et responsable à l’APR qui a demandé la libération de son « frère » Khakifa Sall. ABC est convaincu que la réussite du dialogue politique passe nécessairement par l’implication de tous, y compris les acteurs détenus.

Reste à savoir si le président Macky Sall posera des conditions avant toute grâce ou amnistie en faveur de Khalifa Sall ou de Karim Wade.Une affaire à suivre.

Appel au dialogue de Macky : La réponse d’Ousmane Sonko

http://www.seneweb.com La coalition Pastef a réagi à l’appel au dialogue du président Macky Sall. Pour les partisans d’Ousmane Sonko, c’est « un non évènement ».

« Nous sommes passés à autre chose parce que c’est un non-évènement et nous ne souhaitons pas réagir », a déclaré El Hadji Malick Ndiaye de Pastef, joint par L’Observateur.

Au sein de la coalition Idy 2019, c’est motus et bouche cousue. Idy et ses alliés ne souhaitent pas s’attarder sur la question. Une exception : Abdoul Mbaye s’est déclaré non partant dans Les Échos.

ABDOUL MBAYE : «L’URGENCE N’EST PAS AU DIALOGUE»

http://www.emedia.sn Le parti de l’Alliance pour la Citoyenneté et le travail (Act) reste dans sa position. Le parti d’Abdoul Mbaye ne compte pas répondre à l’appel au dialogue lancé par le président Macky Sall. Dans un communiqué reçu à emedia.sn, Abdoul Mbaye et ses camarades choisi de rester dans les rangs de l’opposition.

« L’urgence n’est pas au dialogue. L’heure est à l’audit indépendant du fichier électoral, au respect du droit de manifester et de protester, à l’arrêt de toutes les mesures d’intimidation et à la libération des prisonniers politiques ».
Plus loin, le communiqué souligne que : « l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT) a déjà fait le choix de rester dans l’opposition ».
Il considère que le président de la République Macky Sall, élu avec un taux de 58,26 %, « n’a pas besoin de l’opposition comme allié pour poursuivre sa route, à moins que ce ne soit pour participer à une nouvelle curée selon la motivation traditionnelle des coalitions et autres agrégats politiques dans notre pays », indique le document Thierno Malick NDIAYE

Appel au dialogue de Macky : Le Oui mais du Pur

http://www.emedia.sn Le Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR) du candidat Issa Sall, accepte l’invitation au dialogue, lancée hier, mardi 5 mars, par le président Macky Sall, lors de sa première sortie officielle après sa réélection.
En effet, en phase avec l’appel du chef de l’Etat, le parti de l’opposition exige, toutefois, un dialogue sincère.

« Nous n’avons aucune difficulté à répondre au dialogue de Macky Sall, déclare Khalifa Mbodj, le Secrétaire permanent dudit parti, interrogé par la Rfm. Au-delà de lui, il s’agit de l’avenir du Sénégal. Le président entame son dernier mandat et le Sénégal va demeurer. Nous saluons cet appel au dialogue. Maintenant, il y’ a une seule exigence pour participer à ces dialogues, c’est que ce dialogue soit sincère. ».

Le membre du Pur de poursuivre : « Le président nous avait appelés à un dialogue sur le processus électoral. Nous avions fait des propositions allant dans le sens du bulletin unique (afin) d’avoir un bon fichier. Mais ce qui l’intéressait, c’était son parrainage. »

Soupçonneux, Khalifa Mbodj se demande si « ce sera un dialogue pour essayer de nous jouer un mauvais tour. » Thierno Malick Ndiaye

Babacar Justin Ndiaye : «les rigides et carrées «douma ko def» de Macky Sall sont encore fraîches dans les mémoires»

https://www.leral.net Malgré le « caractère bienveillant » de l’appel au dialogue de Macky Sall, l’analyste Babacar Justin Ndiaye évoque des blocages à la réalisation de cet appel qui du moins, reste une tradition sénégalais depuis l’ère Léopold Sédar senghor.

« Les passages en force à l’Assemblée nationale, les oukases liberticides, les réponses carrées et rigides du genre «douma ko def» sont encore fraîches dans les mémoires. Bref, la gouvernance a été durablement placée sous le double signe de la brusquerie décisionnelle et du durcissement jusqu’au-boutiste, pour passer aisément la rampe des cœurs et des esprits. Mais impossible n’est pas politique.», a analysé Babacar Justin Ndiaye interrogé par Sophie Barro de Igfm.

Avant d’ajouter que «l’appel au dialogue lancé par le Président Macky Sall trouve sa place et, surtout, baigne profondément dans les mœurs politiques du Sénégal », tout en citant « son lointain prédécesseur, Léopold Sédar Senghor », qui « a été un fervent pionnier du dialogue et de tous les dialogues : politique, culturel, religieux, etc. ».

A l’issue de la publication par le Conseil constitutionnel des résultats définitifs du scrutin présidentiel du 24 février 2019, le Président Macky Sall a convié « à un dialogue républicain toutes les forces vives de la Nation, sans exclusive ; dialogue auquel ses « prédécesseurs, les Présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade pourraient apporter leur contribution. » Massène DIOP

Appel au dialogue : « Macky Sall,médecin après la mort »

http://www.seneweb.com/ « En mars 2016, Macky Sall a imposé son référendum. En 2018, il a modifié unilatéralement, à quelque encablures de la présidentielle et sans l’avis de l’opposition, la carte et la loi électorales. Des modifications taillées sur mesure pour sa réélection. Autant dire que le président de la République est en train de jouer, avec son appel au dialogue, au médecin après la mort », analyse, dans sa parution de ce mercredi 6 mars, le journal Walf Quotidien.

Entretien avec Ahmed Khalifa Niass : «L’erreur de Serigne Moustapha Sy avec le PUR…»

https://www.dakaractu.com/ Ahmed Khalifa Niass est revenu sur les sujets qui touchent l’actualité notamment avec la réélection du président Macky Sall au premier tour de la présidentielle du 24 février 2019.

L’Ayatollah de Kaolack a aussi évoqué le comportement des 4 autres candidats qui ont décidé de ne pas reconnaitre la victoire de l’actuel président, qu’il juge de mauvais perdants. Pour finir, il a parlé de ses relations avec le Parti de l’unité et du rassemblement (PUR) de Serigne Moustapha Sy avec qui il a des liens familiaux et considère que ce parti à une très grande influence à l’intérieur du pays. Entretien…

Mairie de Dakar : La guerre de succession déjà ouverte

http://www.seneweb.com Après la présidentielle, on se tourne vers des échéances politiques prochaines, particulièrement les élections locales de fin d’année. Maintenant, la grande question est de savoir qui sera le successeur de Khalifa Sall (pour ne pas dire Soham Wardini) à la mairie de Dakar ?

Les candidatures pour la mairie de Dakar se déclarent depuis quelques jours, et ce, dès le lendemain de la présidentielle du 24 février. La dernière en date, celle de Moustapha Cissé Lo qui annonce déjà la couleur, rapporte Zik fm. Un fauteuil qui sans doute aiguise bien des appétits dans son propre camp.

En effet, Amadou Ba et Abdoulaye Diouf Sarr qui ont déjà engagé une guéguerre pour le contrôle de la capitale se verraient bien maire eux aussi. En plus  des frères de parti au sein de l’Apr, la bataille impliquera également les opposants, particulièrement les partisans de Khalifa Sall qui voudront bien prendre leur revanche en conservant le poste.C’est donc une affaire à suivre

Le Colonel Kébé sommé de quitter Rewmi de Idrissa Seck

https://senego.com Le colonel Abdourahim Kébé a été libéré hier, mais placé sous contrôle judiciaire. Il est reproché à l’ancien patron de la Direction de l’information et des relations publiques de l’armée (Dirpa) d’avoir enfreint la loi. Secrétaire national à la défense du parti Rewmi d’Idrissa Seck , le colonel Abdourahim Kébé n’a pourtant pas le droit d’exercer cette fonction, ni même de faire de la politique, conformément aux termes la loi du 28 juillet 2008. Qui impose, l’obligation de réserve aux officiers, même à la retraite, jusqu’à 65 ans. Le colonel Kébé, âgé de 59 ans, est soumis au devoir de réserve. Autrement dit, il ne peut pas parler en public ou dans les médias sans l’autorisation de la hiérarchie. Au regard de cette loi, informe Seneweb, il devra donc quitter ses fonctions au parti Rewmi

 DIOURBEL : Birima Mangara s’attire les foudres des responsables de Bby

http://www.seneweb.com/ Loin de sonner la remobilisation et l’unité des responsables de la coalition Benno Bokk Yaakaar, la victoire obtenue par le Président Macky Sall à Diourbel à l’élection présidentielle du 24 février, a eu l’effet contraire. Et ce qui irrite au plus haut point des responsables de la coalition Benno Bok Yaakaar, c’est le fait que le ministre du Budget, Birima Mangara s’attribue ces résultats au profit de Macky Sall à Diourbel.

Une quête de repositionnement selon le Dr Souleymane Soumaré, le chargé de communication du comité électoral de Bby à Diourbel, qui s’inscrit en faux contre  » ces déclarations faisant croire que la victoire de la coalition Benno Bokk Yakaar émane en grande partie de l’œuvre de M. Birima Mangara qui aurait appuyé le mouvement Wa Mangara et tous les leaders de la coalition Benno Bokk Yakaar de Diourbel ».

« En notre qualité de chargé de la communication du comité électoral de Diourbel et coordonnateur du comité électoral, Thierno Kandji, nous tenons à démentir avec la plus grande énergie ces affirmations qui ont pour seul objectif de repositionner encore une fois sur le dos des populations diourbélloises un responsable politique en perte de vitesse. La victoire de la coalition Benno Bokk Yakaar dans la commune et le département de Diourbel, nous la devons d’abord au Président Macky Sall », dit-il.

« Macky Sall a su traduire en acte ses promesses de 2012 à travers le Pse, ensuite à la population Diourbéloise qui nous reçut dans leurs domiciles lors de nos visites de proximité et qui a aussi été satisfaite des réalisations du Président Macky Sall à Diourbel, et enfin aux comités communal et départemental mis en place suite à la lettre directive de la coalition Benno Bokk Yaakar. Aucune personne ou entité encore moins un mouvement n’est plus légitime que le comité électoral communal et départemental dont je suis le chargé de la communication pour réclamer cette victoire », lâche M. Soumaré .

Il poursuit : »il s’agit d’un travail d’équipe autour du coordonnateur départemental ou chacun selon ses moyens et ses compétences a joué un rôle important. Financer les responsables de la coalition Benno Bokk Yaakar n’est pas un mérite pour Birima Mangara mais c’est plutôt un devoir pour lui de rendre à César ce qui appartient à césar. Personnellement, je n’ai jamais reçu d’appui de M. Birima Mangara encore moins le comité électoral de Thierno Kandji dont je suis le coordonnateur ».

Moussa Diaw sur la sortie de Macky : «Un discours d’apaisement du climat politique»

http://www.seneweb.com/ Le docteur Moussa Diaw, enseignant-chercheur en sciences politiques, a décortiqué la première prise de parole du président Macky Sall, après l’officialisation de sa réélection avec un score de 58,26 %. Il considère que l’appel du patron de l’Apr est un discours d’apaisement du climat politique présentement très tendu.

«C’est un appel pressant, sans condition, pour apaiser le climat politique qui est assez tendu. C’est un discours d’apaisement qui vient à point nommé», analyse Moussa Diaw.

«Il a lancé des initiatives, notamment à travers la restauration d’un dialogue républicain, un dialogue politique pour rassembler les forces vives, comme il le dit, y compris les politiques, la société  civile, afin de régler des questions essentielles relativement à l’élection, pour approfondir la démocratie», fait-il savoir. Parce que, d’après le professeur en sciences politiques, «il y a beaucoup de choses à faire à ce niveau-là, mais aussi au niveau de l’appareil judiciaire, la séparation des pouvoirs. On lui a toujours reproché d’instrumentaliser la justice».

Parlant de discours d’ouverture en tendant la main, notamment à ses prédécesseurs Abdoulaye Wade et Abdou Diouf, pour rétablir le dialogue, l’analyste politique a salué le degré de responsabilité de Macky Sall qui, dit-il, a rappelé qu’il est le président de tous les Sénégalais. «A ce niveau-là, il est au-dessus de son parti politique, pour discuter dans le cadre du renforcement de la démocratie et aborder toutes les questions liées aux défis à relever pour l’avenir du pays», a-t-il magnifié

Le Sénégal fracturé, le Sénégal abîmé mais le Sénégal debout Par Malick SY,Journaliste

Qui pouvait, même dans ses rêves les plus lucides, penser à une hypothétique réélection de ce président au périgée de sa popularité ? Un président candidat que personne ne voyait victorieux, un homme sur lequel nul n’avait osé parier. Sauf à se représenter dans un autre pays. Et même là encore… Alors imaginer sa “victoire” dès le premier tour ? Non, même pas en cauchemar.

 Pour une raison toute simple, les Sénégalais dans leur immense majorité, n’ont jamais manifesté une telle détestation voire haine personnelle de leur chef de l’Etat. Un constat sans équivoque et sans appel qui explique les sombres échos du tocsin de la détresse qui a submergé le Sénégal à l’annonce de la réélection de Macky sall. L’onde de choc a ébranlé le pays et assommé une opposition convaincue de l’inéluctabilité du second tour.

Les Sénégalais dans leur immense majorité, sont abasourdis par l’issue énigmatique de cette obscure élection à l’issue de laquelle, Macky Sall est proclamé “inévitable vainqueur dès le premier tour”, exactement comme lui-même l’avait prophétisé quelques jours seulement avant le scrutin. Un coup de tonnerre a 58,26%. Le résultat abracadabrantesque d’une élection gargantuesque marqué du sceau d’une opacité qui aura assombri toute la transparence du processus électoral.

Cette suspicion légitime et permanente qui pendant deux ans a plané sur les procédures électorales, a engendré les mêmes suspicions de manipulation des résultats de l’élection. C’est la grosse part d’ombre du 24 février 2019 ou la face cachée d’un scrutin qui aura fait du Président le plus impopulaire de l’histoire, le candidat, “le mieux élu”, comptablement parlant, de la République. Du grand art électoral qui a poussé certains à suspecter le président candidat et son ministre de l’Intérieur, d’avoir concocté dans l’arrière cuisine de la place Washington, un scrutin mystère, feuilleté à l’urne truquée et fourré au fichier corrompu. De la haute pâtisserie électorale siglée “SN”,  Sall Macky et Ndiaye Ngouille. Un binôme qui avec son “coup ko”, aura réussi à déverrouiller tous les codes du secret de l’isoloir, pour donner corps au mantra présidentiel: réduire l’opposition à sa plus simple expression.

Macky Sall a régné sur le Sénégal sans partage pendant sept ans. Un septennat à réprimer toute les ambitions discordantes, à bâillonner tous ceux qui ne parlaient pas la langue de “l’inévitable” second mandat, à diffuser le virus de l’autoritarisme politique dans le coeur de la démocratie sénégalaise en menaçant, muselant, démettant, radiant, exilant et emprisonnant tout sénégalais qui pouvait lui obstruer l’interstice qui le laissait entrevoir le graal de la réélection. Objectif atteint, mais à quel prix ?

Alerte à la haine

Cette infrangible obsession du second mandat s’est construite froidement et méthodiquement sur le dos d’une fracture générale de la société sénégalaise. Aux déchirures politiques avec l’implosion du PS, de l’AFP, du PDS, de l’ AJ-PADS… se sont ajoutées des fissures ethniques, une cassure confrérique, une rupture de confiance inédite entre le peuple et sa justice et une coupure entre certains médias et les citoyens.

L’hypocrisie intellectuelle a ses limites. Vouloir nier que le Sénégal s’est réveillé au lendemain du scrutin avec un pays en lambeaux est un déni de réalité. Tout le monde peut se forger sa propre opinion, mais il est incontestable qu’une grande partie de nos concitoyens a aujourd’hui l’impression qu’il y a une prééminence ethnique dans la gouvernance politique et économique du pays. L’occulter reviendrait à laisser prospérer la grégairisation de nos instincts avec tous les risques de déflagration sur notre cohésion nationale. Il y a quatre ans, je dis bien quatre ans, jour pour jour, je signais un article prémonitoire “Alerte à la haine” en avertissant  sur “ le risque qui n’a jamais été aussi grand de voir les affrontements politiques épouser les contours de certaines divisions ethniques, confrériques voire confessionnelles. Ce qui n’est pour l’instant qu’un petit bruit de fond, pourrait se transformer en un vacarme assourdissant.” Nous sommes aujourd’hui en plein dans cet épais brouillard.

La dangereuse et atterrante imbécilité du patron de Dakar Dem Dikk à l’encontre des mourides, parce qu’ils ont tout simplement osé voté Macky Sall, est une pièce à conviction sur la table de tous ceux qui pensent qu’une brigade de moudjahidines du “neddo ko  bandumisme”, a fait main basse sur la gouvernance de la République. Moussa Diop, parce qu’il est justement patron d’une institution de la  République a institutionnalisé la haine d’état à l’encontre d’une partie de la population. Son limogeage aurait été un électrochoc envoyé à tous ceux qui flattent les pulsions d’hostilité à l’autre et qui sont aux antipodes de la devise républicaine du Sénégal, “un peuple, un but, une foi. “

Un quinquennat de réparation

Lorsque le président de la République prêtera serment le 2 avril prochain, qu’il sache qu’il sera à la tête d’un champ de ruine de 200 000 km2 et de 15 millions d’habitants divisés en pro et anti Macky, séparée par des zones grises de démarcation politico-ethnico-confrérique

Les Sénégalais ont été inquiets de voir leur nation dangereusement cliver tout au long du premier mandat de Macky Sall. Le scrutin du 24 février n’aura fait qu’ exacerber à l’excès, le sentiment que nous ne formions plus un seul et même peuple. Tant la brutalité, la division et l’autoritarisme ont été les engrais du septennat qui vient de s’achever

La légalité constitutionnelle a besoin de l’essence populaire pour asseoir sa légitimité. Le quinquennat qui s’annonce doit se construire sur le terreau de la réconciliation entre les Sénégalais

En d’autres termes  une mandature de réparation pour anéantir toutes les défiances et crispations identitaires qui peuvent nous dresser les uns contre les autres, braquer nos esprits, enflammer nos propos, armer les bras des adversaires de la grandeur, de la stabilité et de la cohésion du Sénégal.

Bien plus qu’un Président….

Le tout premier discours du chef de l’Etat à l’issue de la proclamation officielle des résultats, fait espérer un autre regard que Macky Sall promet de poser sur la substance même de son job de président qui est avant tout, d’incarner la Nation dans toute sa diversité. Mais pour changer de regard, le président Sall devra avant tout troquer ses lunettes 3D qui lui donnent une vision en trompe l’œil de l’état du pays et de l’opinion qui très majoritairement, n’a pas vu pendant sept ans, le président qu’il attendait, tout occupé qu’il fût à “réduire son opposition à sa plus simple expression”. C’est en passant, sa seule incontestable réussite.

Aujourd’hui plus qu’hier, le Sénégal a besoin d’un président plus soucieux du dessein de la Nation que de son destin propre. Bien plus qu’un Président, le pays a besoin à sa tête d’un homme qui nous incarne, capable de nous éviter que les fils confrériques, ethniques et régionalistes, aujourd’hui à vif, ne se touchent. Bien plus qu’un Président, le pays a besoin d’un homme capable de le reconnecter à l’espérance et à l’exemplarité. Bien plus qu’un Président, le peuple du Sénégal a besoin d’un chef qui s’adresse à sa raison et non à ses pulsions, qui exalte sa grandeur et non ses faiblesse. Macky Sall a cinq ans pour faire du Sénégal, une nation fière de se re-regarder dans la glace.Malick SY,Journaliste

Tierno Monénembo -« Sénégal : Le syndrome Sonko»

 À la suite de la présidentielle, le célèbre écrivain franco-guinéen, Prix Renaudot 2008, s’interroge sur ce pays symbole de la démocratie en Afrique. « Qu’est-il arrivé au Sénégal ? » demande-t-il.

Mais où est donc passée cette société fluide et raffinée que nous a léguée le lettré Senghor  ? Relâchée, mal huilée, la société sénégalaise se met à grincer de partout et devient méconnaissable. Elle commence à imiter, à un rythme inquiétant, les gros défauts de ses voisins. Voilà que ce pays de juristes et de rhéteurs est pris en flagrant de dérapages. Les discours deviennent excessifs. Le débat politique, jusque-là civilisé, se transforme en une série de règlements de comptes où les rancunes et les haines tiennent lieu et place de méthodes et d’arguments. Me revient en tête ce que me disait mon défunt ami, l’anthropologue Mangoné Niang, alors qu’à la fin du siècle dernier nous remontions à pied le canal de la Gueule-Tapée : « Ici, les problèmes sont nombreux, mais ils sont surmontables. Tu sais pourquoi ? Parce qu’à tout moment, il surgit un espace de négociation. »

Une nouvelle culture en rupture avec le wakhtane  ?

La tolérance, la palabre, le wakhtane, l’espace de négociation, cette vertu cardinale de la société sénégalaise est en train de se rétrécir sous le double coup des mesquineries et des ambitions partisanes. Et par malheur, personne n’est innocent dans l’insoutenable dérive d’un système politique qui forçait l’admiration. On a du mal à comprendre la violence avec laquelle le président Macky Sall a traité Karim Wade et Khalifa Sall comme par hasard, deux potentiels adversaires. À tel point que l’on est en droit de se demander si dans ces deux cas le harcèlement politique ne prend pas le pas sur la rigueur judiciaire.

Président Wade, mais pourquoi cet appel inquiétant ?

Mais Macky Sall n’est pas le seul à blâmer, loin de là ! Le président Abdoulaye Wade – Gorgui, comme l’appellent affectueusement les gamins de Colobane ! – aurait dû faire preuve d’un peu plus de retenue. D’où lui vient ce discours inquisitorial  ? De son âme de père de famille blessé ou de son respectable statut d’ancien chef d’État ? L’Afrique actuelle est fragile, président Wade, très fragile. Une seule petite étincelle et c’est tout le continent qui brûle. Et vous, vous avez tout pour nous garder de la mésaventure : le talent, la maturité de l’âge et l’expérience de l’État. Usez-en, je vous en prie ! Si des pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Ghana sombrent, que va-t-il nous rester ? Ce cirque est d’autant désespérant que les principaux acteurs sont issus du même moule : anciens du Parti démocratique sénégalais (PDS) et, pour la plupart en tout cas, anciens hauts fonctionnaires de l’État. Ce qui donne le beau rôle à Ousmane Sonko, le petit Poucet de cette incroyable présidentielle.

La surprise Sonko

Cet homme venu de nulle part a secoué le vieux cocotier des rentiers et des has been et a réussi à se poser comme le gage d’avenir des futures générations. Comment a-t-il fait ? Anonyme, démuni, sans passé et sans tutelle, il a raflé à son premier essai près de 16 % des voix, talonnant de près le très charismatique Idrissa Seck. À quoi attribuer sa prouesse : à sa jeunesse, à ses idées, à son programme politique ? Je n’en sais rien. Je ne l’ai que peu écouté, je n’ai même pas lu son livre, Solutions. Seulement, blasé et bourré de colère comme la plupart des Africains, je suis prêt à me jeter dans les bras du premier… nouveau-venu ne serait-ce que pour sa gueule et pour le timbre de sa voix. Je ne sais pas qui vous êtes, Monsieur Sonko, je ne sais pas ce que vous avez derrière la tête. Mais de grâce, ne vous éloignez pas trop. L’Afrique aspire à un nouvel air, à une nouvelle eau, à une nouvelle sève.

* 1986, Grand prix littéraire d’Afrique noire ex-aequo, pour « Les Écailles du ciel » ; 2008, prix Renaudot pour « Le Roi de Kahel » ; 2012, prix Erckmann-Chatrian et Grand prix du roman métis pour « Le Terroriste noir » ; 2013, Grand prix Palatine et prix Ahmadou-Kourouma pour « Le Terroriste noir » ; 2017, Grand prix de la francophonie pour l’ensemble de son œuvre

LA PRESIDENTIELLE N’EST QU UN MOMENT DE LA LUTTE CONTRE LE PROJET DICTATORIAL DE LA FAMILLE FAYESALL

Le Secrétariat permanent  du Mouvement Tekki s’est réuni le mardi 5 mars 2019 à la permanence Moussa Ndiaye pour examiner l’élection présidentielle du 24 février 2019.

Le Mouvement Tekki félicite le candidat Idrissa Seck pour sa brillante campagne électorale  et salue le travail remarquable de la Coalition Idy2019.

En outre, Tekki loue l’engagement de l’Opposition et de ses quatre candidats qui ont réussi à mettre en évidence le coup d’état électoral de Macky Sall. Pour tout le peuple et le monde entier, le second tour s’imposait malgré les crimes menés contre la transparence et la démocratie tout au long du processus électoral et de la mise en œuvre du parrainage corrompu.

Les mécanismes frauduleux qui ont permis à Macky Sall de se proclamer vainqueur par la force et d’engager une répression féroce contre les femmes, les jeunes et les responsables politiques seront clarifiés pour les batailles futures

Il est bon de rappeler que l’objectif de Macky Sall et de ses alliés occidentaux est de mettre en place une gouvernance familiale telle qu’elle a été expérimentée au Congo de Mobutu Sésé Séko pour s’accaparer les ressources pétrolières et gazières de notre pays. On le sait, un des acteurs de ce système  est le sulfureux avocat Robert Bourgi.

Le wax  waxett de 2016 de Macky Sall, et le référendum constitutionnel avaient pour but de lancer l’opération de confiscation de notre démocratie et de nos libertés. Tekki s’est opposé à ces politiques anti nationales et a rejeté la refonte du fichier électoral à 52 milliards de francs. Tekki a constamment attiré l’attention sur les liens étroits entre les politiques anti démocratiques de Macky Sall et la gestion de notre gaz naturel.

Dans le cours politique actuel qui sera marqué sous peu par des mesures d’ajustement budgétaire et l’effritement de BBY, conglomérat de candidats à la future présidentielle, Tekki demande de garder  le cap de la bataille pour la gouvernance démocratique du pays, seul régime permettant l’industrialisation et le plein emploi des jeunes.

Tekki va travailler au regroupement des forces patriotiques et citoyennes ancrées dans les valeurs fortes telles que le courage patriotique et ne se laissera pas distraire par des appels au dialogue visant à faire accepter le coup d’état électoral et à préparer les politiques d’ajustement structurel à venir.Vive le Sénégal!Vive le Responsabilisme!Dakar, le 05 mars 2019,Le Secrétariat Permanent

LETTRE A MON FRERE D’ARME Par Boubacar SADIO, Commissaire divisionnaire de police  de classe exceptionnelle à la retraite

« Les vainqueurs se gênent pour fêter leur victoire sans gloire ; l’opposition paie la rançon de sa passivité affligeante ; le peuple reste fataliste et résigné »

Mon frère d’arme, comme tu le sais, l’élection présidentielle s’est terminée par l’annonce sans surprise de la victoire du Président sortant qui a tout mis en œuvre pour s’assurer un deuxième mandat. Un deuxième mandat qui a été sa préoccupation principale alors qu’il n’avait même pas encore fait six mois dans son premier magistère. Ainsi tous les actes posés allaient-ils dans le sens de lui accorder ce deuxième mandat devenu une fixation pathologique et morbide. J’utilise à dessein le vocable deuxième au lieu de second pour clairement indiquer que rien n’exclut qu’il envisage de solliciter un troisième mandat. L’histoire présente et récente foisonne d’exemples ou des promesses et des engagements n’ont pas été respectés, ou des abjurations ont été constatées et où des contrevérités ont été enregistrées.
Mon frère d’arme, c’est dans cette perspective de vouloir obtenir, nolens volens, un deuxième mandat, disais-je, que beaucoup d’actes ont été posés. A commencer par la remise en cause unilatérale du code consensuel de 1992 qui a été adopté grâce à la grandeur, la noblesse et l’attitude chevaleresque du Président Abdou DIOUF ; un code qui a permis à notre pays de connaitre deux alternances, faisant apparaitre le Sénégal comme un parangon de la démocratie en Afrique et dans le monde. Malheureusement, il faut le constater pour le déplorer et s’en émouvoir, cette vitrine démocratique est totalement craquelée par des hommes, des arrivistes et des parvenus revanchards à souhait qui n’en ont pas la culture ; des gens qui font semblant et qui s’efforcent de paraitre comme des démocrates.
Mon frère d’arme, c’est toujours dans cette perspective et cette volonté de s’assurer un deuxième mandat que la Cour de répression de l’enrichissement illicite a été ressuscitée pour, disait-on hypocritement, répondre à une forte demande sociale. Et sur vingt-cinq accusés cités par le Procureur spécial, seuls Karim WADE et deux lampistes ont été condamnés dont l’un jouit d’une totale liberté qui s’explique par le fait qu’il détiendrait des dossiers très compromettants pour le palais. Tous les autres ont échappé aux rigueurs de la loi en voyant leurs dossiers être mis sous le coude. Cette partialité flagrante et ce déni de justice manifeste, révoltant et répugnant ne font que conforter la thèse selon laquelle l’objectif n’était rien d’autre que d’écarter un potentiel candidat considéré comme dangereux. Et le plus cocasse dans cette comédie judicaire, c’est le limogeage du procureur spécial par Sms en pleine audience, précédée par la démission d’un des assesseurs. Ce sont les mêmes logiques et sordides calculs qui ont valu à mon ami Khalifa SALL ses déboires actuels. A l’instar de Karim, il fallait obligatoirement l’écarter de la course présidentielle ; l’opération a été menée avec la complicité des responsables de son propre parti dont certains ont vraiment et largement bénéficié de sa générosité.
Mon frère d’arme, c’est ainsi qu’intervint le parrainage qui recala plus d’une vingtaine de postulants à la course présidentielle. La méthodologie de sélection du conseil constitutionnel en charge de cette opération a été fort décriée pour son absence de transparence et de rigueur mais aussi et surtout pour le manque de maitrise de l’outil de travail par les magistrats préposés à la tâche. En réalité le conseil n’a fait qu’entériner la décision, préalablement annoncée, du gouvernement d’avoir cinq candidats. A cela il faut ajouter l’absence d’un sérieux audit contradictoire du fichier électoral par toutes les parties prenantes, le refus obstiné de remettre à temps le fichier aux partis politiques légalement constitués comme prévu par la loi, la perturbation résultant de la distribution des cartes et les déplacements de bureaux de vote sciemment organisés ; toutes choses qui, à l’évidence, ont fortement contribué à renforcer la suspicion quant à la volonté de l’Etat d’organiser un scrutin transparent, libre et démocratique. Le jour du scrutin des transferts massifs et transfrontaliers d’électeurs ont été constatés, notamment dans le nord du pays considéré comme le bassin électoral naturel du candidat sortant.
Mon frère d’arme, il y a lieu de signaler, pour le déplorer et s’en indigner, l’usage et l’utilisation à outrance de l’argent public dans cette élection présidentielle. Jamais de mémoire de Sénégalais l’on a assisté à une telle débauche financière, d’une indécence outrageante et insultante pour la dignité de notre peuple ; et cela, sous la houlette du ministre chargé de l’économie et des finances. La pratique de l’achat de conscience a atteint des proportions abusives, scandaleuses et inimaginables qui conduisent à se poser des questions sur la nature de certains de nos compatriotes qui «  se laissent acheter comme des caprins ou des gallinacés de nos marchés » pour reprendre les termes du candidat Macky Sall en 2012. Nous devons nous regarder les yeux dans les yeux et nous dire la vérité. Si la corruption a pu prospérer aussi facilement et à plein régime, c’est qu’elle a trouvé un terreau favorable avec des compatriotes cupides, sans honneur, sans dignité et sa vergogne. Il y a aussi que l’extrême pauvreté et une impécuniosité aigue ont enlevé chez certains toute fierté. Emile Zola ne disait-il pas que « La misère a raison en général de toutes les vertus humaines ». Et, c’est ce qu’ont compris nos différents gouvernants qui maintiennent volontairement les populations dans une précarité économique chronique aux fins de pérenniser leur dépendance. Les différents filets sociaux dont se targuent les autorités ne sont, à vrai dire, que des succédanés pour créer l’illusion d’un progrès social ; les tenants du pouvoir adoptent la même stratégie que les puissances occidentales vis-à-vis des pays du Tiers- monde dont ils n’ont jamais voulu ni souhaité qu’ils se développent.
Mon frère d’arme, le plus grave et le plus ahurissant dans la marche de notre pays, c’est la vénalité qui a réussi à corrompre la foi de certains de nos imans, chefs religieux et autres marabouts de tous acabits. Quelles images scandaleuses que de voir des imans brandir et brasser des millions à l’intérieur des mosquées ; des imans enivrés par la vue et l’odeur de l’argent qui versent dans la vulgarité langagière. Ils ont vite fait d’oublier que l’Islam est la religion de la droiture et de la rectitude et qu’ils auront à rendre compte de leurs actes. « …..Mais la plupart des hommes ne croient point qu’ils sont appelés à comparaitre devant leur Seigneur. » (Sourate30 Verset 7). IL y a aussi la complaisance, la complicité, la bienveillance, le laxisme et l’hypocrisie des fidèles qui acceptent d’hypothéquer la validité de leur prières en s’alignant derrière de tels tartuffes corrompus jusqu’à la moelle épinière.
Mon frère d’arme, à la veille des élections, de nombreux politiciens, hommes et femmes, ont transhumé pour rejoindre le camp présidentiel, ravalant leurs vomissures et mettant à nue leur véritable nature de véritables hyènes affamées et mus par des besoins alimentaires primaires ; des cochons et des truies qui ne pensent qu’à se remplir la panse quelle que soit la qualité de la nourriture. D’autres, faisant montre d’une duplicité longtemps subodorée chez eux, ont maladroitement adopté une neutralité feinte qui, en réalité est un soutien déguisé au candidat sortant. Ils auront tous des comptes à rendre au peuple. Je te mets au fait que des maires ont reçu de très fortes sommes d’argent avec en prime la promesse de conserver leur strapontin municipal.
Mon frère d’arme, les opposants ne sont pas sans reproche. Ils ont fait preuve d’une très grande passivité pendant que tous les actes dirimants posés en amont se réalisaient sous leurs yeux. Nous avons assisté à quelques réactions sporadiques mais d’une mollesse qui ne pouvait ébranler le camp d’en face. Et comme je n’ai eu de cesse de dire, l’opposition manque de véritables stratèges, et à cela il faut ajouter des positionnements égoïstes mal dissimulés qui empêchaient la mise en place de structures collectives fortes et résolument engagées et déterminées à mener un combat frontal de longue haleine contre le régime. Il y avait des sacrifices personnels physiques, matériels et financiers à consentir et beaucoup s’en sont abstenus. On ne ruse pas avec le sacrifice, on le fait ou on le fuit. Certes les candidats recalés ont rejoint les divers pôles mais à quelques exceptions près, aucun ne s’est investi comme il l’aurait fait s’il avait été retenu.
Mon frère d’arme, concernant les quatre candidats de l’opposition en lice, ils ne sont pas exempts de reproches. Leurs discours de campagne ont manqué de tonalité et de tonicité ; par endroits, ils étaient soporifiques. On avait l’impression que certains candidats se complaisaient dans le politiquement correct et le socialement acceptable. C’est une posture louable mais nous étions dans une compétition majeure ou se jouait le destin du pays. Seul le candidat Ousmane SONKO s’est sérieusement et résolument inscrit dans la voie d’une campagne gagnante et conquérante ne faisant aucun cadeau et n’accordant ni répit ni prime de majesté au Président sortant. Il a dénoncé avec vigueur les graves manquements dans la gestion plus que calamiteuse de l’actuel régime qui a réussi l’extraordinaire prouesse de promouvoir en références positives des antivaleurs et des contrevaleurs. Il a courageusement dénoncé la brutalisation du discours politique, les dangers qui guettent l’unité et la cohésion nationales ; il a fustigé le clanisme et l’ethnicisme ainsi que les replis identitaires et communautaires qui ont été exacerbés par les tenants du pouvoir. Il s’est offusqué de l’impunité dont bénéficient les voleurs, les criminels économiques, les insulteurs, les faussaires et les délinquants de tous acabits dont certains ont leurs entrées au palais. Il a osé s’attaquer aux patrons de presse stipendiés à coup de centaines de millions. Il a mis à nu le bilan axiologique du Président sortant caractérisé par des revirements à trois cent soixante degrés, des voltefaces inouïs et des rétropédalages acrobatiques.
Mon frère d’arme, les Sénégalais souffrent au quotidien de divers et terribles maux qu’il faut dénoncer à longueur de journée ; aussi n’est-il pas vraiment stratégique pour un leader politique d’observer de très longs moments de silence qui peuvent se révéler improductifs. La sympathie, l’empathie et la solidarité envers les populations doivent s’exprimer et se manifester à tout moment. C’est nécessaire et très important parce que permettant aux populations de s’identifier à celui qui se fait l’écho de leurs plaintes, complaintes et de leur mal vivre.
Mon frère d’arme, ce qui m’a le plus surpris c’est le silence au sujet des gros scandales survenus durant le magistère du candidat sortant ; un silence intrigant. J’avais l’impression que quelque part on s’efforçait de respecter un pacte de civilité, de bonnes manières. Dans une campagne électorale les dénonciations doivent être faites par les candidats eux-mêmes et non par les seconds couteaux encore moins à travers les réseaux sociaux. La campagne offrait une tribune opportune et idéale pour évoquer les propos gravissimes tenus par le guignol Moustapha Cissé LO, les cas de Cheikhou Oumar HANNE interdit d’exercer une quelconque responsabilité publique, de Ciré DIA pour sa gestion gabegique de la Poste, le scandale de la PRODAC, l’affaire Petro Tim avec le délit d’initié et les faux rapports de présentation, la nomination de Aliou SALL à la Caisse de dépôt et consignation, la corruption des élites religieuses et coutumières etc…
Mon frère d’arme, je ne saurais terminer sans parler de Karim Meissa WADE qui, à mon humble avis, s’est bien foutu de la gueule des Sénégalais qu’il semble considérer comme des béni oui oui à sa merci. Il a menti à ses compatriotes et plus particulièrement à ses partisans en annonçant à plusieurs reprises sa venue prochaine sachant parfaitement qu’il n’effectuera pas le voyage ; c’est malhonnête et lache.IL ne mérite plus aucune considération ni égard de la part des Sénégalais ; il n’a plus d’avenir politique à moins que des écervelés et des envoutés continuent à voir en lui le messie qui va sauver le pays.
Le salut de l’opposition se trouve dans la présentation d’une liste unique pour les législatives, toute autre voie est suicidaire, tout autre schéma sera inopérant et voué à l’échec. Il faut s’y mettre dès à présent.
J’ai appris l’interpellation du colonel Abdou Rahim KEBE, un officier supérieur émérite de notre vaillante armée nationale. Sans pouvoir livrer une quelconque appréciation sur cette affaire dont j’ignore totalement les tenants et aboutissants, je lui témoigne néanmoins mon soutien et ma solidarité en tant que porteur d’uniforme, en tant que militaire ayant rendu à son pays de très bons et loyaux services et surtout pour avoir eu dans un passé récent à honorer l’armée sénégalaise dont il a eu à porter la voix au-delà de nos frontières. Et pour la gouverne de tout un chacun, les officiers de notre armée nationale, en plus d’être bien formés et professionnellement compétents, ont un sens élevé à l’extrême de l’honneur, du devoir et de la loyauté ainsi qu’une fierté trempée et une dignité incorruptible.
Mon frère d’arme, je te quitte en formulant le souhait qu’un jour viendra où, prenant conscience qu’il est l’unique détenteur du pouvoir, le peuple exigera fermement, avec détermination, et sans aucune concession qu’il soit respecté et ce, par toutes voies conformes aux lois et règlements de la République. LE POUVOIR AU PEUPLE, LES SERVITUDES AUX GOUVERNANTS.Dakar le 04 Mars 2019,Boubacar SADIO ,Commissaire divisionnaire de police  de classe exceptionnelle à la retraite. Keur Mbaye FALL – MBAO

Mor Talla Diouf : « POURQUOI J’AI QUITTÉ LE PDS »

https://www.seneplus.com -L’As-‘’Après avoir expulsé Farba Senghor du PDS, il m’a poussé à la Sortie’’ – L’ex-député Mor Talla Diouf indexe karim Wade

Pour la première fois, l’ancien député Mor Talla Diouf évoque les raisons de son départ du Parti Démocratique Sénégalais (Pds), mais également des retrouvailles avortées entre Me Abdoulaye Wade et le Président Macky Sall par l’intermédiaire de la Première Dame Marième Faye Sall. Et c’est pour révéler que c’est Karim Wade qui l’a poussé à la sortie après avoir expulsé Farba Senghor du Pds. Il accuse également l’ancien ministre de la Coopération Internationale d’être responsable de l’échec des retrouvailles mentionnées plus haut.

Responsable du Pds à Tivaouane, vous avez quitté cette formation pour rejoindre Macky Sall. Qu’est-ce qui a été à l’origine de votre départ du Pds?

J’ai d’abord milité au Parti socialiste (Ps) avant de démissionner pour rejoindre le Pds. Me Abdoulaye Wade m’avait reçu à bras ouverts. Sous la bannière du Pds, j’ai été député pendant deux législatures. Me Wade est un père pour moi et je faisais partie du cercle restreint de ses amis. Dans le parti, j’étais très proche de lui et de son fils Karim. C’est par la suite que j’ai eu un différend avec Karim Wade.

Et c’est la première fois que j’en parle. Cette affaire remonte à l’exclusion de Farba Senghor du Pds. En effet, lorsqu’on a voulu exclure Farba Senghor du parti, je me suis opposé en invitant les théoriciens de cette idée au dialogue. Me Wade partageait ma position ; mais Karim s’est énergiquement opposé à ma proposition et a saisi le Comité Directeur et le Conseil de Discipline pour mettre ses menaces à exécution.

 Je suis revenu à la charge pour lui faire comprendre que Farba Senghor s’est beaucoup sacrifié pour le parti et qu’il (Karim Wade) n’avait pas plus de mérite que lui, si ce n’est le fait d’être le fils du Président Wade Et par conséquent, il n’avait nullement le droit de se comporter de cette façon. Mais ce fut peine perdue ! L’exclusion de Farba Senghor a été actée.

Par la suite, lors d’une émission télévisée, Farba Senghor est revenu sur le processus de son exclusion en rappelant le rôle que j’ai joué face à cette forfaiture. Ce qui n’a pas plu à Karim Wade qui était dans tous ses états. Pour contre dire les propos de Farba Senghor, il m’a envoyé un émissaire, un certain Saliou Dieng – que je ne connais même pas avec une déclaration préfabriquée pour que je revienne sur mes propos. J’ai envoyé balader ce jeune Karimiste qui, à son tour, a rendu compte à son mentor.

Trente minutes plus tard, Karim Wade m’a appelé au téléphone du Qatar où il se trouvait pour s’enquérir de la situation. Je lui ai reproché son comportement et le fait qu’il veuille me faire mentir devant un jeune homme qui a l’âge de mon fils. Farba Senghor n’avait dit que la vérité. A la suite de cet entretien téléphonique, Karim Wade est resté trois mois en m’ignorant royalement. Pour qui connait son influence dans le dispositif du Pds, j’ai préféré couper tout lien avec cette formation politique et partir. Je veux que tout le monde sache que c’est Karim Wade qui m’a poussé à la sortie.

Lorsque j’ai quitté le Pds, l’ancien responsable de Rewmi, Oumar Sarr, m’a accueilli dans son parti qui fait partie de la coalition présidentielle. Le jour du lancement de mes activités dans cette formation politique, Karim Wade m’a appelé à sept reprises, mais j’ai refusé de répondre. Je ne regrette pas d’avoir rejoint la coalition présidentielle, car c’est une manière de rendre l’ascenseur au Président Macky Sall qui, en sa qualité de ministre de l’Energie, avait électrifié quatre villages de ma localité».

Vous étiez également l’homme de l’ombre pour amorcer les retrouvailles entre Macky Sall et Me Wade. Pouvez-vous nous en dire plus ?

«Tout est parti d’une scène regrettable, lorsque la Première Dame, Marième Faye Sall, s’est rendue par surprise au domicile de Me Abdoulaye Wade sans y être reçue. Me Wade qui revenait de la prière de Korité à Majalikoul Jinane, n’était pas informé de cette visite. Elle n’avait pas averti, non plus,l ’ancien Président de sa visite. Ce malentendu a été à l’origine de moult commentaires. C’est dans ce contexte qu’un responsable dont je tairai le nom (un proche du Président Sall qui n’est pas en odeur de sainteté avec le Président Wade, est venu me proposer de jouer les bons offices pour faciliter la rencontre entre Wade et la Première Dame. Je suis allé voir le Président Wade qui a confirmé qu’il n’était pas informé de la visite de Marième Faye Sall, avant de donner son aval pour la rencontrer en présence de Mme Viviane Wade. Tout était fin prêt pour organiser cette rencontre. Seulement, l’incident malheureux de Touba est venu tout chambouler.

En effet, lors d’une visite à Touba, le pape du Sopi avait tenu des propos offensants à l’endroit de son successeur, le Président Macky Sall qui, par la suite, s’est radicalisé. Même si je n’ai pas réussi à rapprocher les deux hommes, je demande aux  bonnes volontés d’œuvrer pour le rapprochement des deux présidents. Je prie pour que ce quinquennat marque la fin des hostilités entre Macky Sall et le Me Abdoulaye Wade.

C’est mon souhait le plus cher, même si je considère que cette réconciliation ne sera pas facile, car certains ne veulent pas de ces retrouvailles. Un jour, lorsque j’étais avec Me Wade pour le convaincre de rencontrer la Première Dame, Karim Wade a appelé et m’a demandé d’arrêter la médiation : «Il faut arrêter cette médiation, je vais venir au Sénégal, je vais me présenter aux élections et je vais battre le président Macky Sall», m’avait-il dit. C’est pourquoi, je doute fort de la concrétisation des retrouvailles entre Idrissa Seck et Me Abdoulaye Wade ».

Après avoir participé à la campagne électorale, quelle est votre lecture de la réélection de Macky Sall

«Cette victoire est le fruit du travail du président de la République qui a œuvré pour sa réélection à travers son bilan marqué par de nombreuses réalisations. Par exemple, il a réussi à transformer le visage de Diamniadio, qui était une brousse, en une ville moderne au point d’abriter des sphères ministérielles. Il y a la réalisation de l’autoroute Ila Touba, une infrastructure qui transcende les confréries et la religion. On peut citer aussi ses réalisations dans les différentes cités religieuses. Ses actions ne pouvaient rester vaines ; même  si une partie du peuple n’est pas reconnaissante à l’endroit du Président Macky Sall. Sa réélection n’est point une surprise.

De plus, c’est un homme respectueux qui n’a jamais versé dans le verbiage inutile. Dans la commune de Mérina Dakhar où je milite, le président du Groupe parlementaire de BBY Aymérou Gningue et moi avons travaillé main dans la main pour la victoire du Président Macky Sall dans le département de Tivaouane. Dans cette dynamique, le député Aymérou Gning n’a ménagé aucun effort pour le triomphe de notre candidat. Il a dépensé tout son argent dans la campagne électorale. Notre objectif est atteint. Maintenant, on invite le Président Macky Sall à tendre la main à toutes les forces vives de la Nation et à travailler pour le développement du pays».

Avez-vous toujours des ambitions politiques ?

«Contrairement à 95% des politiciens de ma génération qui n’ont plus de base politique, je continue à contrôler ma base politique. Cependant, je n’ai aucune ambition personnelle sur le plan politique. Je ne fais qu’accompagner les jeunes de notre parti conformément aux recommandations du président de la République. Il m’a invité à être un rassembleur et je m’attèle à cela. Tout ce que je veux, c’est accompagner la jeune génération à devenir utile pour son pays». Moussa Ciss

A MOHAMED DIA, CONSULTANT BANCAIRE : De grâce respectez l’électorat du monde rural Par Talibouye AIDARA,

« Déclaration du Président Sall : vers la disparition de l’article 3 de la Constitution », ainsi s’intitule votre contribution parue dans la presse.
Monsieur le Consultant bancaire à travers cette contribution, vous avez défendu les causes de l’opposition au détriment du Candidat de BBY le Président Macky Sall. Vous êtes dans votre droit le plus absolu car le Sénégal est un pays démocratique où la liberté d’expression est une réalité. Je tiens à vous remercier pour cette contribution qui participe sans nul doute à alimenter le débat intellectuel d’un pays.
Cependant, vous me permettrez de revenir sur une partie de votre contribution qui rétrograde les populations du monde rurale que nous sommes. Et je dis bien rétrograder !
Je vous cite : « Le Sénégal est un pays avec un électorat majoritairement rural, qui pour la plupart ne sont pas instruits. Si on entend toujours un citoyen dire de réélire un président pour qu’il termine ce qu’il a commencé, cela vous montre le niveau de l’électorat. »
Monsieur DIA, les populations des zones rurales qu’elles soient « instruites » comme vous le dites ou pas, mesurent en réalité les enjeux d’une élection. De surcroit une élection présidentielle.
Vous dites que « l’électorat majoritairement rural » a voté Macky Sall et en d’autre terme ce qui justifie sa réélection au premier tour.
Monsieur DIA, moi je suis du monde rural où j’ai voté aussi. Je suis au regret de vous dire que la majorité du monde rural de ma région a voté contre le Président Macky Sall. Sans nul doute vous me direz que c’est un « électorat rural instruit ».
De grâce respectez les populations du monde rural. Elles sont mieux placées que quiconque pour justifier le choix porter sur un candidat. Ces populations ont une culture démocratique, en d’autre terme elles savent que voter pour un candidat c’est lui confier les destinés de leur pays pour une durée bien déterminée.
Si ces populations des zones rurales que nous sommes avions décidé de porter notre choix sur le Président Macky SALL, c’est parce qu’il nous a convaincu.
Le Candidat de BBY nous a convaincu par les importantes mesures prises et appliquées au plan social à travers le plan de solidarité nationale, les bourses familiales, la délivrance de 50 000 cartes d’égalité des chances par année à des personnes souffrant de handicap, la Couverture maladie universelle, la gratuité des soins pour les enfants de zéro à cinq ans et les porteurs de maladies chroniques.
Ces populations qui ne connaissent pas les banques se rendent aujourd’hui dans les bureaux des services de la Poste pour percevoir chaque trois mois une bourse pouvant leur permettre de subvenir tant soit peu aux besoins familiaux.
Monsieur le Consultant bancaire, durant les sept ans de Macky SALL, les populations de ma Commune de Kataba1 ont vu et sont témoins des importantes réalisations. Les infrastructures font aujourd’hui partie prenante de leur quotidien. Le Narang Ouest et le Fogny Diabancounda sont désenclavés. Ce 2ème mandat permettra au Président Macky Sall de poursuivre le désenclavement du Narang Est.
Peut-être vous ne connaissez pas la Commune de Kataba1, mais je pourrais vous faire une brève présentation. Elle fait partie des 19 commune que compte le département de Bignona. Chef-lieu de sous-préfecture, Kataba1 est frontalière à la Gambie et cohabite avec les Communes de Kafountine, Djinaki et Diouloulou.
Monsieur le Consultant bancaire, Macky SALL est réélu par la majorité des Sénégalais pour un mandat de cinq ans et ce qui compte dans une démocratie.
A cet effet, nos félicitations et prières l’accompagnent pour cette confiance renouvelée des Sénégalais.Vive la liberté d’expression !Vive la démocratie !Vive la République !Vive le Sénégal !Par Talibouye AIDARA,Communicant/Journaliste,Cadre APR département de Bignona Email : aidara.or.t@gmail.com

DEFIANCE ENVERS LA JUSTICE : Cette Autre Paire De Manches Pour Macky

https://www.walf-groupe.com C’est probablement l’un des chantiers du quinquennat qui démarre : la restauration de la confiance des justiciables envers leur justice. Réélu avec une confortable majorité, Macky Sall a toutes les cartes en main pour ouvrir ce chantier.

Il est devenu fréquent d’entendre des citoyens, porteurs de griefs contre leurs semblables ou contre la collectivité, décider de ne pas porter leur affaire devant elle, convaincus qu’ils sont, à l’avance, que le droit pourrait ne pas être dit. Cas récent et symptomatique, la renonciation par les candidats malheureux de la Présidentielle à leur droit de recours. Ce recours, plus qu’un droit, devrait être une prérogative d’un citoyen, candidat de surcroit, du fait qu’il enrichit le droit et donne au Sénégalais lambda le sentiment d’une protection supérieure, œuvre d’une institution impersonnelle et équidistante. En un mot, une soupape de sécurité. Mais, si des candidats à la plus haute charge de l’Etat retirent leur confiance à ce pilier fondamental, qu’en sera-t-il du portefaix du marché de Thiaroye ou du rabatteur de la gare routière ? Ce sentiment ouvre droit à une justice privée comme cela se voit souvent dans certains quartiers de la capitale ou hameaux du pays. En ce sens, le rôle lourdement engorgé du prétoire est un baromètre de cet état de fait.

Dernier chaînon du processus électoral, le Conseil constitutionnel n’échappe pas à la règle. Des efforts réels de communication sont notés dans son fonctionnement. Mais, beaucoup reste à faire. Les juges constitutionnels diront qu’ils ne peuvent délibérer que dans le cadre de la loi qui crée l’organe mais jamais au-delà. Mais, ce n’est pas trop leur demander que de se livrer à un petit effort d’explication de texte, sorte d’exégèse, dans le sens d’être compris aussi bien de l’universitaire que de la mareyeuse. L’adage dit que «nul n’est censé ignorer la loi». Encore faudrait-il que ceux qui en ont la charge fassent œuvre utile en l’expliquant dans ses fondements. Lors de la proclamation des résultats provisoires, le président de la Commission nationale de recensement des votes, le juge Demba Kandji, avait fait de la pédagogie en expliquant les fondements de la décision qui pouvaient l’être. Ce, sans y être tenu. Mais, au Conseil constitutionnel, à la place des juges, on a eu droit à une déclamation de la greffière en chef qui s’est juste contentée de lire la décision qui, de toutes les façons, allait être affichée et dupliquée à une vitesse grand V par la grâce des nouvelles technologies.

L’un dans l’autre, il se pose un réel problème de perception de la part du citoyen par rapport à la justice. Le citoyen ayant l’impression, souvent conforté par les faits, que la justice est là pour ceux qui ont les moyens. Et rien n’est fait pour balayer cette perception. A part quelques dossiers anecdotiques, les «hauts d’en haut» sont rarement inquiétés. S’ils le sont, ils ont un traitement de faveur en ce sens que même leurs cellules, classées Vip, ne sont en rien comparables à celles du Sénégalais ordinaire. Leurs dossiers souvent labellisés «dossiers signalés» sont gérés avec une extrême diligence par la Chancellerie via le parquet. Même présumés coupables de crime de sang, ils réussissent à se tirer d’affaire. Accentuant le sentiment que la sanction, c’est pour les gueux et les va-nu-pieds. Ce sentiment général d’impunité pour les uns et d’application stricte de la loi sur les autres ouvre la voie à toutes les dérives et ébranle les fondements d’une Res publica qui se veut, comme les Grecs l’avaient voulue, le bien de tous.

Nouvellement réélu avec une majorité confortable, libéré de l’obsession d’un second mandat, Macky Sall a les coudées franches pour, entre autres chantiers, ouvrir celui de la restauration de la confiance chahutée entre le Sénégalais et sa justice.Ibrahima ANNE

Exposé à la loi du 28 juillet 2008 : «Le Colonel Kébé contraint de quitter le champ politique»

https://www.leral.net Le colonel Abdourahim Kébé, secrétaire à la défense du parti Rewmi d’Idrissa Seck, est placé depuis hier, sous contrôle judiciaire. D’après la loi du 28 juillet 2008, il n’a pourtant pas le droit d’exercer cette fonction, ni même de faire de la politique.

Ainsi, il a été révélé que cette loi impose l’obligation de réserve aux officiers. Même ceux, à la retraite, jusqu’à 65 ans. L’officier, prévient la loi, n’a pas le droit de mener des activités politiques, même s’il a le droit de voter. Alors que le colonel Kébé qui n’a pas encore atteint 65 ans, est dans l’obligation de respecter cette loi.

Et, sans l’autorisation de la hiérarchie, il n’a pas le droit de mener des activités politiques, ni de parler dans les médias. Face à cette loi contraignante, il serait d’après certains, dans l’obligation de quitter ses fonctions au parti Rewmi. Leral

Thiès : Les jeunes militants de Idy relaxés

http://www.emedia.sn La sentence est tombée pour les jeunes militants de Idrissa Seck à Thiès. Arrêtés suite à des manifestations post électorales dans la cité du rail, après la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 24 février 2019, deux d’entre eux ont écopé d’une peine de 3 mois avec sursis et 4 autres relaxés.

Parmi les 7 mis en cause et qui avaient été interpellés par les forces de l’ordre, 6 se sont présentés au tribunal départemental de Thiès, ce mercredi 6 mars 2018. Devant la barre, ces jeunes ont été bien tancés par le Procureur qui les a taxés de personnes irresponsables agissant au nom et pour le compte de politiciens qui ne se soucient pas de leur sort.

Le maire de Thiès-Ouest qui a assisté à l’audience s’est réjoui de la décision du juge. « Il n’a fait que lire le droit », estime Alioune Sow BABACAR FALL

Présidentielle : dénonciation du supposé «deal» entre Wade et Macky…Oumar Faye déballe!

https://www.senenews.com Le leader du mouvement « Léral Askan wi » soutient mordicus que le boycott du scrutin présidentiel par maître Abdoulaye s’inscrit dans une entente entre lui et le président Macky Sall. Oumar Faye parle d’un «deal indécent» sur le dos du peuple.

Commentant ce qu’il appelle l’ « abdication » du pape du SOPI devant Macky Sall, le leader de « Léral Askan wi » affirme qu’il avait vu venir depuis longtemps et avait mémé sonné l’alerte. »J’ai dit dans plusieurs déclarations que Karim Wade et Oumar Sarr étaient les plus grands alliés du président Macky Sall et le Pds n’a fait pendant tout ce temps que de la comédie politique.La preuve, cette neutralité de Abdoulaye Wade durant la présidentielle, était plus destinée à sauver son fils, que sauver le peuple sénégalais comme il l’avait promis à son arrivée » s’emporte Oumar Faye.

Pour lui, en se livrant à ce « deal cousu de fil blanc » le leader du Pds s’est

exclu des grâces d’une bonne partie du peuple. Et , s’il aventurait

aujourd’hui, à se promener vers Sandaga, il n’y aurait pas, quatre individus pour l’acclamer. « Wade a profité de l’estime que lui portent les Sénégalais pour régler ses affaires personnelles. Cela ne lui sera jamais pardonné. »

S’exprimant aussi sur l’appel au dialogue lancé par le président de la République, Oumar Faye soutient que la meilleure stratégie serait de prendre à bras le corps les préoccupations du peuple. Toutefois il est d’avis que cela « ne saurait se faite avec des vieillards comme Abdoulaye Wade et Abdou Diouf »

MANDATS DE DÉPÔT EN SÉRIE : DES CHEFS D’AGENCE DE LA BANQUE ISLAMIQUE ET DE UBA ÉCROUÉS

http://www.emedia.sn Du nouveau dans l’affaire de tentative de blanchiment de capitaux portant sur 7,5 milliards F CFA avec 1,7 milliard déjà volés à la Versus banque de Côte d’Ivoire suite à un piratage. Tous les banquiers et toutes les personnes mises en causes dans l’affaire, ont été écroués hier mardi, 5 mars, par le Doyen des juges, selon les révélations de Libération. Parmi eux, liste le journal, Babacar Ndiaye, le chef de l’agence Banque islamique des Almadies, Algassoum Ndiaye, (chef de l’agence Banque islamique de Pikine), Amadou Moctar Fall, (chef de l’agence UBA Port) et Ababacar Thiam, chargé de clientèle dans la même agence.

Ils sont suspectés d’avoir facilité le paiement des virements frauduleux en échange de commission, renseigne la source. Laquelle indique que l’homme d’affaires, Meïssa Ndiaye, patron d’Esim SA, principal bénéficiaire de la fraude a été aussi écroué, en même temps que son associé Abdou Aziz Gning et Lamine Camara, le directeur général d’Atlantique South Africa SARL. Qui aurait reçu 467 millions de F CFA dans son compte ouvert à la UBA Port

LA CHRONIQUE HEBDO D’ELGAS : ALIOU,8 ANS,L’IDOLE INCONNUE

EXCLUSIF SENPLUS – Son cercal était le seul témoin du viol qu’il a subi – Comme la société, la justice ne le connaît – Soldat inconnu d’une trop grande cause pour son âge –

INVENTAIRE DES IDOLES

Ce qu’il voulait lui, Aliou, c’est faire rouler son « cercal [i]». Le faire rouler, encore et toujours. Il lui arrivait de préférer le babyfoot de temps en temps, mais c’était cher le babyfoot, il fallait payer pour faire sortir les balles. Il s’attaquait aussi au foot, mais il lui fallait assez de camarades, un ballon, il ne les avait pas toujours. Il revenait ainsi vite à son cercal, ça ne coûtait rien. Il lui fallait juste trouver un bon bâton, de bonne taille, agréable à tenir, pour le mettre dans cette roue, et les rues lui appartenaient. Il les dévalait avec gourmandise. Il était souvent accompagné d’Abdou, parfois d’Ibrahima. Le trio filait à vive allure. Avec son cercal, Aliou connaissait Ziguinchor comme sa poche : il allait jusqu’à Goumel, à la gare routière. Il connaissait bien le marché de Tilène et celui de Saint-Maur. Mais il préférait Escale, dans la grande ville et la mosquée de Kajoor. C’était un guide pas cher, un peu taiseux, mais il connaissait bien la ville qu’il sillonnait avec son cercal à la main droite.

Il n’avait pas beaucoup de bonheurs, ni de joie, pas même un peu de rêve, Aliou. Il n’en avait pas besoin. Il ne savait pas ce que c’était. Alors, ça ne lui manquait pas. Mais un bonheur qu’il connaît, c’est son cercal, et de temps à autres, les petits Jaaberé[ii] avec de la sauce piquante qu’il achetait ou volait sur la table de la mère Laminatou. Plusieurs fois il s’était fait coincer, mais la mère Laminatou ne pouvait résister à son regard plein de grâce et lui mettait même gratuitement des Jaabérés dans son pot après lui avoir gentiment pincé les joues. Il s’en léchait les doigts et disparaissait aussitôt à vive allure avec son cercal. Aliou, c’était un petit bout de 8 ans, taiseux mais dynamique, pas très bavard mais très alerte. Un rire mutin trainait toujours sur ses lèvres mais ses yeux fuyaient, se baissaient, découvrant quand il tenait le regard, une vive intelligence.

Aliou ne parlait pas beaucoup pour son âge. Il était bien timide, mais plus encore, un peu absent. Il se renfermait comme une huitre, et l’on ne pouvait rien deviner. Cela lui avait valu plus de coups, l’incompréhension, l’impatience d’adultes. Mais il semblait y être insensible. Quand on voulait lui arracher quelques mots sur son père ou sa mère, ses frères et ses sœurs, il disait ne rien savoir. C’était bien possible. Il renvoyait toujours vers Babam, son père et maître, et rien autre. Ses silences lui ont valu bien des moqueries de ses camarades, plus âgés, qui le prenaient pour un demeuré, un attardé. Il essuyait les brimades, se faisait malmener, et vivait dans une solitude au milieu des siens que seul le cercal pouvait rompre.

Le cercal le déridait, lui rendait la parole, le rendait libre, il gambadait. S’il était peu doué à la plupart des jeux, avec son cercal, il prenait sa revanche : il savait bien glisser son bâton, maintenir l’allure, déjouer les bosses et cabosses sur la route, et filait à l’allure d’un sprinter. Il poussait l’ingénierie jusqu’à maintenir l’équilibre avec l’autre main, celle qui tenait son pot de concentré de tomate vite où il stockait les restes de bouffe offerts. Il en était tout taché et se faisait gronder. Mais c’était plus fort que lui. Entre deux pièces mendiées, il enfourchait son cercal. Il en était devenu obsédé, comme le seul refuge, le seul motif de joie, qu’il savourait jusqu’à l’addiction. Sa vie de « talibé » respirait ainsi.

Personne ne remarquait Aliou. Il était finalement bien comme toutes les autres centaines de gamins qui marchaient à Ziguinchor avec ou sans cercal mais toujours, tous, avec leur pot. Noyés dans la cohue, le monde urbain, les allées et venues, Aliou et son cercal étaient engloutis dans le trafic, oubliés dans le ventre d’un Ziguinchor qui se démène. Une ville qui avait trop de plaies pour ne pas s’émouvoir de celles sur le visage des nombreuses personnes à qui la pauvreté donnait un terrible masque. Aliou était une unité dans ce vaste ensemble. Qu’il ait 8 ans ne changeait rien à l’affaire. Il partageait la souffrance avec les autres, tous servis par le malheur quotidien du dénuement qui était la condition de tous. A 8 ans, Aliou semblait en être pleinement conscient. Il sortait aux aurores pour aller retrouver son cercal planqué dans un buisson pour ne pas se faire taper. Avec son cercal et son pot pour aller mendier, il était équipé pour la journée. Depuis sa plus tendre enfance – c’était possible – il ne connaissait que cette vie. Il apprenait les versets le matin, allait mendier et s’offrait des évasions avec son cercal.

Un jour Aliou est revenu un peu en boîtant. Il s’était bien essuyé, avec application, pour ne rien faire paraître. Mais il lui restait des traces de sang. Il n’avait pas son cercal. Et à son visage taiseux, s’était ajouté un masque de terreur, une peur, un traumatisme, que la peur d’être pris et donc sanctionné, avait rendu encore plus insoutenable. Personne ne prêta attention à lui et à sa souffrance. Il pleura. S’en ouvrit à ses amis qui rigolèrent de son malheur. « Oh la femme, oh la femme », entonnèrent les plus moqueurs. Il fondit en larmes. A la douleur, s’était maintenant superposée la honte d’un enfant. Ses amis le dénoncèrent à Babam, le maître. Qui le gronda et le frappa.

Aliou n’était plus le même depuis ce jour. Son cercal était bien lointain. Il l’avait oublié. Lui qui était déjà si imperméable, devint plus austère, trainant la patte, ridiculisé par ses amis, appelé la femme, « oh la femme ». Les petites traces de vie que le cercal arrivait à faire renaître, avaient disparu. Aliou avait été violé par un adulte vers Goumel. C’est tout ce qui s’ébruita après l’épisode. Le quartier le découvrit, mais comme essoré de toute humanité, ne dît rien. Pas une émotion collective, pas des cœurs de mamans attendris, les âmes, comme voilées dans la glace d’une condition difficile, d’une jungle où chaque malheur en est un de plus qui s’additionne au tas, ne firent rien. Aliou ne pouvait même plus recourir à son cercal. Il était entaché.

Son cercal était le seul témoin du viol qu’il a subi. Pièce à conviction perdu et objet d’une joie à jamais souillé. Aliou revit. Comme la société, la justice ne le connaît. Il est offert à la résignation générale. Soldat inconnu d’une trop grande cause pour son âge. Grand blessé au combat de la vie mais martyr vain dont la souffrance sera vaine, trop commune, trop ordinaire, banale hideur qui n’émeut et le remue plus. A 8 ans.

Aux abords du 5 mars, comme je l’ai fait dans mon livre, je repense à la Médina, drame parmi les drames. Plus aucune force de formuler des critiques, d’ériger des coupables, de participer au bal des indignations vaines. On peut accepter une société comme elle est, à condition qu’on ne nous force pas de l’aimer. C’est un compromis tenable. Le récit des histoires « banales », de celles que chaque coup de fil au Sénégal vous confie, est mon nouveau parti. Récit d’idoles inconnues, plus criantes que les célébrités. C’est dans la nudité et le silence qu’il s’écrit, le livre des jours ordinaires. Aliou et beaucoup d’autres.

Retrouvez chaque mercredi votre chronique sur SenePlus.

elgas.mc@gmail.com

[i] Roue de cyclomoteur ou de vélo sans gente ni rayons que les enfants réutilisent comme objet de jeu et de course.

[ii] Tubercule prisée vendue sur les marchés à Ziguinchor.

Moustapha Guirassy : «Macky Sall doit déclarer solennellement qu’il ne briguera pas un troisième mandat en 2024»

IGFM-Mamadou Moustapha Guirassy est un membre de la Coalition Idy 2019, arrivée 2e du scrutin du 24 février dernier, avec un pourcentage 20,50%. Dans cet entretien avec le journal L’Observateur, il fait le point sur le scrutin et ses incidences sur la vie des Sénégalais. Il aborde également les perspectives qui s’ouvrent à partir de maintenant et surtout la posture attendue du Président élu. Le second mandat de Macky Sall, le statut du chef de l’opposition en passant par les attentes du peuple, M. Guirassy se prononce sur tout.

Que vous inspire le pourcentage de 58,27% obtenu par le Président sortant pour sa réélection ?

Je tiens avant tout à féliciter le peuple sénégalais pour sa maturité, son sens du dépassement et son inclination pour la paix. Je félicite aussi tous les candidats qui ont pris part à cette joute de délibération collective avec la claire conscience que les dés étaient pipés à l’avance. Dans l’hypothèse que les chiffres avancés par le juge Demba Kandji sont ceux à retenir, ce pourcentage induit, de façon mathématique, l’évidence qu’il y a presque une moitié des Sénégalais qui n’a pas voté pour le Président Macky Sall, malgré tout l’arsenal financier, matériel, administratif et judiciaire mis en branle. Je prends acte de son propos d’après la proclamation des résultats (en 2012, Ndlr), disant qu’il allait être le Président de tous les Sénégalais et pour tous les Sénégalais. Il serait judicieux que le Président Macky Sall redessine les contours de ce principe qui avait concouru à son élection de 2012 et qui mettait la patrie avant le parti, et en appelle à ses cadres pour qu’ils aient le triomphe modeste. Le dialogue et le consensus ne se feront qu’à ce prix. Les perspectives d’avenir qui s’offrent au Sénégal lui commandent de mettre les Sénégalais au travail, dans la réaffirmation de nos valeurs et dans une exigence absolue de justice sociale, laquelle est le socle de l’élan patriotique qui détermine notre désir de « vivre ensemble ». Il est très difficile d’affirmer que ce score reflète l’adhésion de nombreux Sénégalais qui ont été sensibles aux réalisations qu’il a posées, compte tenu de l’effet de l’argent, des intimidations, des emprisonnements… D’autres, en tout cas, attendaient plus de lui et ont espéré des propositions d’autres candidats. Cette espérance aussi devra être prise en considération et elle souffrirait d’être empêchée par un mandat pollué par des préoccupations politiciennes dommageables pour l’atteinte de nos objectifs vitaux, notamment ceux qui concernent le futur de notre jeunesse. C’est pour cette raison que je lui demande, pour nous écarter des voies hasardeuses, que certains murmurent déjà vouloir emprunter, de déclarer solennellement qu’il ne briguera pas un troisième mandat en 2024, préférant à cette aventure une belle entrée dans l’Histoire.

Après l’annonce des résultats provisoires par la commission nationale de recensement des votes, les candidats de l’opposition ont, à l’unanimité, rejeté les résultats. Mais ils ont décidé de ne pas introduire de recours. Pourquoi renoncer à ce droit ?

La raison est toute simple : ils n’espèrent plus rien de la justice sénégalaise, qui plusieurs fois a montré qu’elle préférait être du côté de l’Exécutif. Pour la paix et pour sauver le pays, il fallait aller aux élections. Mais très honnêtement, aucun Sénégalais, fût-il de la majorité, n’attendait pas grand-chose de ce processus démocratique, qui depuis le départ a été pipé, piégé : la loi sur le parrainage, l’élimination de certains candidats, le refus de la transparence autour du fichier électoral, les transferts massifs d’électeurs dans les régions périphériques, de nombreux sénégalais privés de leur droit de vote pour cause d’anomalies sur leur carte d’électeur… Et le plus grave, je ne cesse de le dire, c’est le financement occulte des campagnes électorales. Une élection doit être libre et sincère. Il y a urgence à légiférer sur cette question du financement des partis politiques et des campagnes électorales. En définitive, j’explique cette position des quatre leaders par la grande incohérence des résultats et le fait que le Conseil constitutionnel ait habitué les Sénégalais à toujours trancher en faveur de l’Exécutif.

On a comme l’impression que l’opposition s’était engagée dans une bataille perdue d’avance. Avec le recul, ne fallait-il pas adopter la position de Wade, qui pour dénoncer «un simulacre d’élection», avait appelé au boycott ?

Une élection ne se résume pas au jour du scrutin. C’est le processus en son entier qui doit être pris en considération. Il aurait fallu que nous fussions plus mobilisés et déterminés à refuser le principe du parrainage, qui a servi à éliminer des adversaires, et aussi nous aurions dû plus travailler sur un fichier de consensus et exiger la libération de Khalifa Sall la clarification de la situation de Karim Wade. C’est là que l’opposition a sa part de responsabilité. La loi sur le parrainage ne garantit aucune rigueur dans la sélection et ne donne aucune assurance aux Sénégalais que les meilleurs sont les seuls à être sélectionnés. Le système tel qu’il est conçu, élimine peut-être le meilleur Président pour la république. Qui sait ?

Malgré une coalition composée de leaders politiques reconnus, Idy 2019 n’a gagné que la région de Diourbel. Avez-vous des limites objectives ?

Il est vrai que notre coalition était composée d’hommes et de femmes politiques de grande valeur, et que le fait qu’ils n’aient pas su imposer leur influence dans certaines régions peut étonner. Mais justement, la politique est affaire de constance. Avons-nous suffisamment incarné nos visions et partagé nos objectifs avec les Sénégalais et ce, de manière régulière et constante? Avons-nous su, de manière permanente, manifester empathie et compassion envers les populations, en dehors des temps de campagne politique? Peut-être est-il de temps de faire la politique autrement, afin de mieux incarner les attentes réelles des populations. 1+1 n’est pas toujours égal à 2.  Dans le cas de la coalition IDY, c’était la première fois dans l’histoire des élections qu’à quelques jours du démarrage de la campagne, autant de candidats recalés, de leaders politiques, de partis, se retrouvent tous derrière le même candidat. Le temps leur a lourdement fait défaut pour se connaitre, apprendre à travailler ensemble, à développer des synergies et à mutualiser les ressources.  Parfois ces retrouvailles spontanées ont même été contre-productives.

Certains parlent de scrutin à une connotation ethnique et confrérique (Macky-Fouta ; Sonko-Ziguinchor ; Idy-Touba), avez-vous cette lecture ?

Le chantier le plus urgent et le plus important pour le Président Macky Sall est de rassembler le peuple sénégalais. Des concepts tels que le «Neddo ko bandoum» doivent inquiéter. Le Sénégal est cité comme une grande démocratie à part entière et paradoxalement, une jeune démocratie. Le président de la République a le devoir d’encourager le vote objectif et libre et sanctionner négativement tout ce qui ressemble au vote identitaire. Un vote doit être rationnel et doit être basé sur les capacités des candidats à répondre aux attentes de la population. Le facteur identitaire et sociologique a beaucoup joué durant ce vote au Sénégal. Il est impératif que nous arrêtions ce genre de vote, ce débat, qui est l’étincelle qui a commencé les feux dans tous les pays en crise. Restons unis et soyons des frères et sœurs ! Nous avons l’obligation d’être des Sénégalais  avant tout. Le chef de l’Etat doit absolument penser à la postérité, au legs démocratique et revenir au sens premier de l’engagement politique.

Quels sont les défis qui attendent la classe politique, l’opposition notamment ?

La rénovation de la classe politique en considération de l’évolution des populations, qui attendent des hommes politiques plus de vertu et de compassion à leur égard, c’est la première tâche à laquelle tous les politiciens sincères et désireux de servir les Sénégalais, doivent s’atteler. Cela passe aussi par la réforme des partis politiques eux-mêmes, dans lesquels souvent, la démocratie s’exerce peu. Il y a ensuite la nécessaire diminution des partis politiques, qu’il faut enfin acter. Il y a une pléthore de partis, lesquels souvent n’existent que par la volonté de quelques hommes, et n’ont pour vocation que d’accrocher leur wagon au train du pouvoir et d’en tirer des dividendes ou des postes de direction pour les dirigeants. Il faut que la politique redevienne attractive pour les Sénégalais, qui la considèrent comme une manière pour les hommes qui s’en saisissent de s’en sortir matériellement et d’en faire un métier, alors qu’elle devrait être un sacerdoce.

Idrissa Seck est-il bien parti pour être le chef de l’opposition, lui qui a déjà contesté la réélection de Macky Sall ?

Macky SaIl n’a que la loi et la volonté populaire comme guides. Qu’il dise ce que la loi dit. Or le referendum de 2016 a été bien clair sur cette question. Chanté comme une vitrine de la démocratie en Afrique, le Sénégal traîne les pieds. Paradoxalement, le Sénégal, l’un des rares Etats d’Afrique de l’Ouest à connaitre quatre changements de régime en 55 ans (si on y inclut le départ volontaire de Senghor), peine à rendre effectif le statut du chef de file de l’opposition, inscrit parmi les points du référendum de mars 2016. Le débat politique et public souffre du fait qu’il n’y a toujours pas d’espace de dialogue entre le pouvoir et l’opposition. Il ne faut surtout pas que Macky Sall profite de cette position pour refiler la patate chaude à son opposition, en déclarant ceci : «Si l’opposition n’est pas prête pour cela (le statut du chef de l’opposition, ndlr) et si son adoption doit lui poser problème, ça peut attendre. Le jour où l’opposition sera prête sur cette question, on pourra avancer». Je pense que naturellement, le Président Idrissa Seck est le chef de l’opposition. L’annonce doit être clairement faite. L’acceptera-t-il ? ce sera une autre question. Mais la démocratie a besoin de respirer. Et si Macky Sall est vraiment préoccupé par la question du legs, il en fera un chantier prioritaire pour qu’enfin la démocratie respire.  Pour ce faire, Idrissa Seck doit tout simplement être désigné comme le  chef de l’opposition ; il l’incarne bien. Un chef de l’opposition doit être incarné et identifié comme tel par des actes et propositions permanentes qui le rendent incontournable auprès des populations et lui confèrent un statut de recours devenu incontournable. Cela suppose de la présence active et une attention justifiée et judicieuse sur tous les problèmes que vivent les Sénégalais, attention corroborée par des pistes de solutions adaptées auxquelles les populations seraient sensibilisées.

Quel est l’avenir du SUD (Sénégal uni pour le développement), allez-vous demeurer dans la coalition Idy 2019 ?

Bien que l’alliance fut ponctuelle et circonstancielle, nous y demeurons, si tant est que notre vision demeure constante au service des Sénégalais et qu’elle se manifeste autant qu’il faudra pour le développement de notre pays et pour la mise en valeur de son capital humain. Idrissa Seck demeure un compagnon de lutte pour atteindre ces objectifs, je suis solidaire de son combat, étant entendu que la solidarité n’exclut pas la singularité. Je tiens à cette singularité que j’apporte avec mes amis du S.U.D, un parti qui a ses propres valeurs et qui est constitué d’hommes et de femmes qui m’ont apporté confiance et respect, et à qui je dois rendre des comptes, du fait du fonctionnement démocratique de nos instances.

Des élections locales se profilent à l’horizon, quelle doit être l’attitude de l’opposition pour y faire bonne figure ?

Je rêve à l’émergence pour ces Locales, d’une prise en main des citoyens de leur destin, pour mener leurs aspirations à un mieux-vivre dans leurs cités et développer des candidatures citoyennes. Il serait judicieux que les partis politiques s’ouvrent un peu plus aux citoyens de la société civile, et le caractère local de ces élections est l’occasion de leur faire une place. A charge pour les « politiciens professionnels » de ne pas sentir leurs espoirs de carrière menacés.

Aujourd’hui qu’attendez-vous du pouvoir en place sur le plan politique, mais aussi sur les questions de développement et de gouvernance ?

Mettre enfin en valeur la devise qui avait tant fait rêver : LA PATRIE AVANT LE PARTI. Comme je l’ai dit plus haut, réitérer la promesse de ne pas briguer un troisième mandat, tout en mettant en garde son propre entourage qu’il ne manifestera aucune faiblesse coupable à leur égard, ce qui est la véritable attitude d’un grand chef.

Le Président Macky Sall et tous les Sénégalais, doivent s’attendre à vivre plus sévèrement l’impact de la crise de transformation que traversera notre État avec la découverte du pétrole et son exploitation. Celui-ci est en effet confronté à une crise de légitimité sans précédent en raison des difficultés croissantes qu’il éprouve d’une part pour remplir ses missions de cohésion sociale, économique et de sécurité, et d’autre part, pour proposer des projets mobilisateurs créateurs de sens, voire même d’incarner une identité collective. Cependant, la question de la gouvernance et de la crise de l’État se posent dans un contexte marqué à la fois par le phénomène de la globalisation et celui de la crise de la démocratie. Gouvernance et démocratie constituent donc deux paramètres devant encadrer ce nouveau quinquennat, la question du rôle de l’État et de la ré-articulation des rapports entre le gouvernement, l’opposition et le système social. C’est seulement en résolvant cette équation que le Président Macky Sall, d’une certaine manière, laissera intact le legs démocratique et permettra à la postérité d’être sur le chemin du développement et de la paix durables. Macky Sall doit être conscient qu’il est à la croisée des chemins de l’histoire de notre Nation et non à la croisée des petites histoires interpersonnelles  ou de partis.

Et Kédougou où vous avez perdu ?

J’ai perdu un combat. Mais je suis certain d’y avoir semé la graine de la vérité et de l’amour. Avec le temps, tout cela germera.  Le plus important c’est d’être cohérent avec soi-même. La vie, c’est l’alternance du jour et de la nuit ; c’est l’épreuve et la facilité ; c’est la vie et la mort… Ne pas accepter cela, c’est ne pas comprendre le sens de la vie.  Enfin, je me définis par rapport à l’ensemble de la nation sénégalaise et pas seulement la région de Kédougou.ABF

LA TRAGEDIE DE TALATAY NDER ET LE  RADEAU DE LA MEDUSE : DEUX DESTINS TRAGIQUES  LIES

Si la date du 8 mars  est consacrée à travers le monde comme journée internationale de la femme, la date du 7 mars devrait être célébrée au Sénégal comme la journée nationale dédiée aux femmes sénégalaises en hommage du sacrifice suprême des femmes de Nder.

En effet, il y a  199 ans, et l’année prochaine nous célébrerons le bicentenaire ,le mardi 7 mars 1820, le Walo vécut l’une des épisodes les plus  tragiques de son histoire  avec le sacrifice des femmes de Nder qui ont préféré se brûler vives que de devenir  captives des maures.

Ce pan de l’histoire  du Walo  se  confond avec  l’histoire coloniale française. Ce fut  dans cette contrée du Walo   que  la  France a eu à expérimenter  toutes  les  phases d’exploitation coloniale, avant de les appliquer au reste  de l’Afrique noire.

On ne peut raconter l’histoire de la tragédie de  «  Talatay nder »  sans  relater un épisode tragique de l’histoire française celui du naufrage du«  radeau de la Méduse ».

Le 18 juin 1815 s’était  déroulée en Belgique  la bataille de Waterloo opposant les armées napoléoniennes et  celles des Alliés, composée principalement de Prussiens, de Britanniques et de Néerlandais. Cette bataille se termina par la victoire décisive de ces derniers .Ce fut la chute de l’empereur Napoléon 1er  et le début de la restauration, le roi  Louis XVIII  fut installé sur le trône de France.

Le  traité de paix de Vienne  qui fut signé entre la France et l’Angleterre  avait une  clause qui  stipulait la rétrocession des possessions françaises au Sénégal. L’Angleterre acceptait de remettre le comptoir de Saint louis  (qu’elle occupait  de 1809 à 1817) aux français à la condition qu’ils abolissent la traite négriére.

Afin de prendre le contrôle de la colonie du Sénégal la France  envoya une expédition navale.

Le 17 juin  1816 de l’île d’Aix, une  flottille composée de la corvette « l’Echo« , de la flûte « la Loire » et du brick « l’Argus » et de  « La Méduse »  ayant à son  bord plus de 400 passagers appareilla sous les ordres du commandant Hugues Duroy de Chaumaray, avec à son bord le futur gouverneur du Sénégal, le colonel  Julien Désiré Schmaltz accompagné de sa femme de leur fille, de scientifiques, de soldats et de colons.

L’inexpérience  de  l’équipage, provoqua l’échouage de la Méduse sur le banc d’Arguin près de la ville de  Nouadihbou  sur la côte mauritanienne

Après plusieurs essais infructueux pour dégager la frégate, l’ordre d’évacuer le navire  fut  donné.    Les 250 passagers privilégiés, dont Chaumareys, Schmaltz et sa famille, s’installèrent confortablement dans les chaloupes qu’ils se sont réservés, les cent cinquante marins et passagers  furent entassés  sur un radeau construit depuis la veille.

Pire encore : alors que le plan d’évacuation prévoyait le remorquage du radeau par les chaloupes, les occupants de ces dernières, après quelques moments de navigation, coupèrent les cordes et abandonnèrent les naufragés du radeau à leur triste sort.

Le deuxième canot s’appelait « le Sénégal« , car il devait être laissé à la colonie fut le premier à aborder la côte et à débarquer ses passagers, imité par d’autres canots. Chaumareys, Schmaltz et sa famille furent parmi les cent seize personnes qui se mirent en route vers Saint-Louis en longeant la côte mauritanienne. Après d’éprouvantes péripéties dont la rencontre avec les Maures,  le gouverneur Schmaltz et sa suite parvinrent à Saint-Louis le 13 juillet.

Sans eau ni vivres le calvaire des 150 soldats et marins  du radeau  à la dérive  qui  va durer douze jours peut alors commencer.

Après treize jours, le radeau est repéré par le brick l’Argus, quinze rescapés restent à bord : pour leur survie ils ont pratiqué très vraisemblablement le cannibalisme, cinq mourront dans les jours qui suivent.

Nombreuses sont les personnes qui connaissent le magnifique et terrible tableau de Géricault qui se trouve  actuellement au musée du Louvre  à Paris connu sous le nom du « Radeau de la Méduse« . Beaucoup plus rares sont celles qui sont capables de localiser,  de dater l’événement et de relier à l’épisode tragique des femmes de Nder.

Le colonel Julien Désiré Schmaltz après moult péripéties avait réussi à gagner à pied  le comptoir de Saint Louis  ou il prit ses fonctions de gouverneur du Sénégal. La mission  que le Ministre des Colonies, le Baron Portal avait assignée au gouverneur schmaltz était de créer une colonie agricole au Walo.

C’était le début de la révolution industrielle en Angleterre, la machine était en train de remplacer la force  de travail humaine ou animale. L’Angleterre puissance dominante préconisait l’abolition de la traite négriére afin de vendre ses machines.

La traite abolie la France  trouvait plus rentable économiquement d’acquérir des terres de cultures en  Afrique et d’y faire cultiver du coton et de la canne à sucre  que de transporter des négres  dans les plantations  en Amérique.

Le gouverneur Schmaltz chargé d’appliquer cette politique  porta son choix sur le royaume du Walo pour ses projets de colonisation agricole. Dans une lettre adressée au Ministre des Colonies, le 4 septembre 1819 le gouverneur Schmaltz disait ceci

«  J’ai toujours soigneusement observé les pays que j’ai parcourus  et je n’ai pas vu  de plus beau, de plus propre à de grandes entreprises que le Sénégal. Les bords du Gange ne m’ont point paru plus  fertiles que ceux de notre Fleuve et je n’ai le moindre doute d’y réussir les cultures qu’on y  voudra. »

Après  deux jours de négociation  le  8 Mai 1819  à bord du navire l’Isère ancrée  sur le fleuve Sénégal en face du village de Ndiao, au nom du roi de France le Colonel  Schmaltz   signa avec le roi du Walo  le Brack Amar Fatim  Borso MBODJE  et les principaux  chefs du pays  : le Diawdine Madiaw Xor  Aram Bakar DIAW, le Béthio Sakoura DIOP, le Maalo Ndiack Ndongo  DIAW , le Diogomaye Ndiack Arame Kélar  DIAW , le beuk Negg Ndiourbel Birame Coura DIAGNE le traité dit Traité de Ndiao

Notons entre parenthèse que c’est ce  traité qui est à l’origine de la création de la ville de Richard Toll

Ce traité devait permettre  à la France  de créer des établissements de culture  et de construire des forts militaires  à Lampsar et à Dagana et  sur la rivière Taouey pour les protéger des peuples  voisins  près du village de Ndioukouck moyennant une redevance  annuelle de 11 715 ,70 francs.

Cette alliance économique et militaire entre le Walo et la France entraîna des réactions hostiles de tous les peuples voisins.

Pour l’Almamy du  Fouta  la construction d’un fort militaire au village de Dagana  etait un casus belli. De cette place forte de Dagana, les Français avaient la possibilité d’attaquer le  Fouta .L’almamy  envoya une  correspondance au Brack lui demandant de rompre le Traité avec les infidèles  français  sous peine de lui déclarer la guerre   et lui rappelant que le village de  Dagana était une possession du Fouta .

Fort de la nouvelle alliance  militaire de la France  le Walo refusa de payer la coutume annuelle de 100 bœufs qu’il payait à l’Emirat maure du Trarza afin d’éviter à ses populations des razzias et rapines.

A la frontière sud le Damel Birima Fatma Thioub Fall était hostile à la présence  française au Walo. C’était un précèdent dangereux pour lui car  pour la première fois des blancs quittaient les îles ou ils étaient installés

( Gorée ,Saint Louis ) pour  s’établir à l’intérieur des terres  sur le continent .

Les mulâtres et négociants du comptoir de saint louis s’opposaient  aussi au projet de colonisation agricole au Walo.  Intermédiaires entre les chefs locaux et le comptoir de dans le commerce de la gomme et la traite des esclaves, les mulâtres voyaient dans la promotion des cultures de produits exotiques au Walo une source certaine de leur ruine

Un  espion anglais le major Gray assurait la liaison entre ces différents pôles d’intérêts hostiles au projet de la colonisation agricole. Il distribuait de  l’argent et des armes à tous ces royaumes hostiles au Walo.

Le 21 Septembre 1819  avec la complicité du mulâtre saint-louisien Pellegrin les troupes de l’Emir du Trarza Amar Ould Moctar attaquèrent par surprise  le village de Thiaggar ou le Brack Amar Fatim  Borso MBODJE  tenait un conseil du trône.

Lors de cette attaque  appelée  en wolof « Mbettoum Thiaggar  » le Brack eut la jambe fracturée  et  fut évacué à Saint louis ; les chefs de guerre le Diawdine Madiaw Xor  Aram Bakar  DIAW  et Moussé Sarr Fary DIOP  furent blessés,   le Mangass Boubacar Daro MBODJ . Au nombre des chefs tués, se trouvaient le Mahlo N’Diack-N’Dongo Diaw , le Maalo Ndiack Ndongo  DIAW, le Beur-Ti Yérim-Salma DIOP .  26 autres  habitants du village  furent tués et bien d’autres amenés en captivité en Mauritanie dont le griot Mbaydé Fapeinda Thioune DIOP.

Le verrou militaire que constituait le village fortifié de Thiaggar ayant sauté la voie était libre pour la prise de la capitale Nder

Le 7 Mars 1820 la capitale Nder fut  conquise  malgré la résistance opiniâtre du Kaddj Yérim Mbagnick Tegue Rella MBODJE  et de la Linguére Fatim Yaamar Khouryaye MBODJ (mère des Linguéres Ndjeumbeut et Ndaté Yalla )   en l’absence du  Brack Amar Fatim Borso blessé se trouvant à Saint Louis pour des  soins.

Submergée   par les assaillants  la Linguère préféra se brûler vive dans la case royale  avec plusieurs de ses courtisanes dont  la Beuk  Negg Mbarka Demba Laobé Boh NDIAYE et Seydané  que de tomber dans les mains  des maures.  Pour sauvegarder la lignée royale la Linguére avait réussi à évacuer  vers  leur tante paternelle Ndikcou  Fatim Borso  à Ronkh, ses deux jeunes filles les futures Linguéres Ndjeumbeut et Ndaté Yalla .

La  Riposte du Walo ne se fera pas attendre le Kaddj Yérim Mbagnick Tegue Rella MBODJE  rassembla les débris de l’armée du Walo  et une levée en masse se fit.

Avec le  concours du Gouverneur  Schmaltz  qui  fournit à son armée beaucoup d’armes et de munitions le Kaddj  Yérim Mbagnick Tegue Rella MBODJE  secondé par le Diawdine Madiaw Xor  Aram Bakar DIAW et le Béthio Sakoura DIOP  traversa le fleuve Sénégal à Ronkh  et  battit les troupes maures  de Amar  Ould Moctar  à Ouara Ouar qui se réfugia dans l’Adrar laissant sur le terrain plus de 150 morts.

Ayant capturé le Makhchare (camp royal) de l’Emir, le Kaddj par vengeance coupa les oreilles comme trophée de guerre de toutes les princesses maures dont l’épouse  de l’Emir  , Mrasse. Il délivra les habitants de Nder faits prisonniers. Et les griots du Walo  lui inventèrent  au Kaddj cet hymne «Yérim Mbagnick  MBODJE   Mo dakh Naar yi Mouni kouni weyli weyli dé  ».

Laissons à Yoro Boly DIAW le soin de narrer la suite des évènements « Apres cette défaite l’Almamy    et le roi des Trarzas levèrent une nouvelle armée qui se réunit  à M’boumba. Le Kaddj  Yérim Mbagnick Tegue Rella MBODJE  secondé par le Diawdine Madiaw Xor  Aram Bakar DIAW se préparèrent à la défense et battirent les coalisés à Dialaoualy, le jour même de leur entrée dans le Oualo. En moins d’une heure, 600 Ouoloffs, renforcés de 150 Maures au maximum, mirent en pleine déroute cette grande armée Maure et Toucouleur évaluée à 11.000 hommes. Elle laissa le champ de bataille « pavé de morts » et fut poursuivie avec acharnement jusqu’à Fanaye. Les Ouoloffs établirent leur camp et demeurèrent dix jours sans être inquiétés ni par le Lam-Toro Samba-Dithié, le chef des vaincus, ni par l’Almamy qui l’avait chargé de cette guerre. Yérim-M’Bagniek rentra glorieusement à Dagana où la population le salua.». Un autre hymne du Walo vit le jour « Dialawaly Faye Nder ba Ndaam li dess Walo ».

Voici telle racontée l’histoire  des femmes de NDer  qui devait être le credo de libération des femmes sénégalaises.

Les femmes  sénégalaises  n’ont pas besoin comme modèles ;Rosa Luxembourg  ni Jeanne d’Arc  ni  d’autres héroïnes des autres peuples mais elles peuvent s’inspirer  des célèbres femmes sénégalaises.

La  journée internationale des femmes  qui  trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du XXe siècle en Europe et aux États-Unis réclamant des meilleures conditions de travail et le droit de vote. Elle a été officialisée par les Nations unies en 1977  cette journée  ne peut rien apporter de plus dans l’émancipation de la femme sénégalaise

Ces femmes occidentales étaient en retard par rapport aux sénégalaises dont certaines régnaient depuis des siècles  à la tête des certains royaumes.

Le Sénégal devrait plutôt  officialiser la date  du 7 mars comme journée nationale de la  femme sénégalaise en souvenir de de la tragédie de Talatay nderL’historien traditionaliste Amadou Bakhaw  DIAW  diaogo.nilsen@gmail.com


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