Dossier du Coronavirus : Du Lundi 08 Juin 2020

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L’hydroxychloroquine ne montre “pas d’effet bénéfique” pour les malades du Covid-19 selon Recovery

https://www.financialafrik.com/Alors que trois des quatre auteurs de l’étude controversée publiée dans le Lancet sur l’utilisation de l’hydroxychloroquine se rétractaient jeudi soir, une nouvelle étude apporte des conclusions tout aussi défavorables au protocole associant la molécule au traitement contre le nouveau coronavirus.
L’hydroxychloroquine ne montre “pas d’effet bénéfique” pour les malades du Covid-19, selon les responsables de l’essai clinique britannique Recovery dans un communiqué du 5 juin 2020.
Les auteurs ont décidé de l’arrêt “immédiat” de l’inclusion de nouveaux patients pour ce traitement. Selon le communiqué diffusé sur le site de l’essai clinique, un essai randomisé a été mené sur 1 542 patients traités à l’hydroxychloroquine.
Recovery est un essai clinique contrôlé et randomisé (patients choisi par tirage au sort), méthode d’expérimentation considérée comme la plus solide pour tester des médicaments. Il est mené au Royaume-Uni sur plus de 11.000 patients de 175 hôpitaux pour évaluer l’efficacité de plusieurs traitements contre le Covid-19. Les tests sur les autres pistes de traitement continuent.
La partie hydroxychloroquine a concerné 1.542 patients ayant reçu la molécule, comparés à 3.132 patients ayant bénéficié d’une prise en charge standard. Les chercheurs concluent qu’il n’y a pas de différence significative entre les deux groupes ni pour la mortalité à 28 jours, ni pour la durée d’hospitalisation. “C’est décevant que ce traitement soit inefficace mais cela nous permet de nous concentrer sur les soins et la recherche sur des médicaments plus prometteurs”, a commenté Peter Horby, principal responsable de l’essai.
L’étude Recovery a testé sur les autres patients les traitements suivants : le Lopinavir-Ritonavir (un traitement utilisé contre le VIH), l’Azithromycin, le Tocilizumab (un anti-inflammatoire), le Dexamethasone à faible dose et l’injection de plasma provenant de personnes guéries du Covid-19 et présentant des anticorps. Les résultats de ces tests ne sont pour le moment pas complets. Recovery, essai clinique majeur dont les résultats étaient très attendus, était l’un des seuls à n’avoir pas suspendu ses tests sur l’hydroxychloroquine après une étude controversée du Lancet,depuisretirée,qui pointait du doigt l’inefficacité voire l’effet néfaste de la molécule controversée. Albert Savana

Le Covid-19,une «fausse alerte mondiale»selon un «rapport» allemand étouffé

https://www.financialafrik.com/Du politiquement incorrect. Un rapport du ministère allemand de l’Intérieur sous la main de Stephen Kohn, fonctionnaire allemand devenu lanceur d’alerte, conteste le récit officiel du coronavirus. Dans ce document de 83 pages, l’auteur, aussitôt suspendu, son ordinateur portable confisqué, dénonce le covid-19 comme une «fausse alerte mondiale» et remet en cause le bien-fondé des mesures de confinement qui ont concerné 3,4 milliards de personne, soit la moitié de la population mondiale. En gros, le rapport apporte les constats suivants:
-La dangerosité de la Covid-19 a été surestimée et n’a a aucun moment dépassé le niveau normal.
-Dans le monde, en un quart d’année, il n’y a pas eu plus de 250 000 décès dus au Covid-19, contre 1,5 million de décès [25 100 en Allemagne] lors de la vague de grippe 2017/18.
-Le nombre de personnes qui meurent à cause des mesures imposées du «Covid-19» par l’État est plus élevé que le nombre de personnes tuées par le virus.
Kohn avait initialement divulgué le rapport le 9 mai au magazine libéral-conservateur Tichys Einblick, un média alternatif qui n’a pas pu faire installer le débat. Dès le lendemain, soit le 10 mai, le ministère allemand de l’Intérieur précisait que Stephan Kohn «a résumé et diffusé son opinion privée» dans ce document. « Cette “analyse” menée de manière indépendante a eu lieu en dehors de la compétence factuelle de l’auteur et de l’unité organisationnelle» pour laquelle il travaillait, explique le ministère.
Le rapport avait été validé par un comité scientifique composé d’experts médicaux issus de plusieurs universités allemandes. Ce groupe d’une dizaine de scientifiques a apporté son soutien à l’étude le 11 mai, attirant l’attention de l’opinion publique allemande. A partir du 23 mai, le journal allemand Das Bild reprend le dossier et titre: «les conséquences dramatiques des mesures anti-coronavirus : 52 000 opérations contre le cancer retardées». Le débat est lancé.  Albert Savana

99 nouveaux cas, 14 cas graves et 111 patients guéris

https://www.dakarmatin.com/Le ministère de la Santé et de l’Action sociale fait le point sur la situation de l’épidémie de Covid-19 au Sénégal à ce jour du lundi 08 juin 2020… Sur 1010 tests réalisés, 99 sont revenus positifs soit un taux de positivité de 9,8%.
Il s’agit de 88 cas contacts, 2 cas importés à partir de l’Aéroport Blaise Diagne de Diass (AIDB), de 9 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit: 01 au Sacré-Coeur, 01 à Pikine, 01 à Bène Tally, 01 à Yoff, 01 aux HLM 5, 01 à Cambérène, 01 à Keur Massar, 01 à Fass et 01 à Colobane.
La Directrice de la Santé publique a également annoncé que 111 patients ont été déclarés guéris et 14 autres dans un état grave.
A ce jour, le Sénégal compte 4427 cas positifs, 2699 guéris, 49 décédés et 1678 malades sous traitement…

02 nouveaux cas importés signalés à l’AIBD

https://actusen.sn/Les cas importés qui avaient porté disparu depuis la fermeture des frontières commencent à apparaitre. En effet, sur les 99 nouveaux cas positifs annoncés ce lundi par le ministère de la santé et de l’action sociale, les deux sont des cas importés signalé à l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass. Toutefois, la Directrice générale de la santé publique, Docteur Marie Khemesse Ngom Ndiaye n’a pas précisé la provenance de ces deux nouveaux cas importés.

Prise en charge des asymptomatiques : Un cas pour le corps médical

https://www.lequotidien.sn/Après les malades du village de Thor à Diender, le personnel soignant du Centre de traitement extrahospitalier de la base militaire de la Zone 7 rencontre d’énormes difficultés à cause du déni des patients asymptomatiques. Le coordonnateur de ce centre, le médecin lieutenant-colonel Mamour Dieng, qui faisait le point hier, affirme que «certains ont même posté des vidéos dans les réseaux sociaux pour prouver qu’ils ne sont pas malades».
Le comportement des cas asymptomatiques donne le tournis au personnel soignant de Thiès. «Il y a un déni de la maladie chez certains patients testés positifs au Covid-19», affirme le médecin lieutenant-colonel Mamour Dieng, coordonnateur du Centre de traitement extrahospitalier de la base militaire de la Zone 7. Il faisait le point hier sur la prise en charge des cas asymptomatiques au niveau dudit centre. «Avec les patients asymptomatiques, comme partout ailleurs, il y a un déni de la maladie chez certains. Mais il y en a beaucoup qui sont en conscients. C’est vrai que ceux qui sont dans le déni posent souvent d’autres problèmes qui sont peut-être même extra médicaux. Il y en a qui disent ne pas être malades. Ce sont ceux qui postent des vidéos pour manifester leur colère parce qu’ils veulent rentrer chez eux. On entend partout des Sénégalais qui ne croient pas à la maladie», dit-il. C’est d’ailleurs, selon lui, ce qui a motivé la mise à disposition des patients du centre d’un psychiatre «pour gérer ces problèmes psycho-sociaux». Et de se réjouir qu’avec cet appui de la cellule sociale dirigée par le Dr Abdou Sy, «les patients asymptomatiques ont fini par prendre conscience de leur maladie. Ils expriment maintenant d’autres besoins spécifiques. Il y en a qui demandent qu’on leur achète des cacahuètes, des serviettes hygiéniques et des couches pour bébé». A cela s’ajoute un travail de communication, selon l’enseignant-chercheur à l’Université de Thiès et spécialiste en ophtalmologie. A son avis, «ce sont des malades qui n’ont pas de signes de la maladie. Ils pensent qu’ils ne sont pas malades. C’est pourquoi nous essayons de communiquer avec eux. La plupart sont des sujets jeunes qui supportent bien la maladie. Si on les avait laissés chez eux, ils auraient contaminé des sujets âgés dans leur entourage et dans la communauté. Et le fait de les hospitaliser au centre de traitement permet de suivre l’évolution de la maladie, car le Covid-19 a une évolution imprévisible». Outre la prise en charge de ces malades, le lieutenant-colonel Mamour Dieng rappelle que le Centre extrahospitalier, ouvert le 19 mai 2020 pour exclusivement accueillir les cas positifs asymptomatiques du Covid-19, a une capacité d’accueil de 160 lits. «Il est occupé à 100% dont les 86 viennent de la région de Dakar. Et depuis son ouverture jusqu’à aujourd’hui, 174 patients asymp­tomatiques y ont déjà été admis dont une vingtaine de militaires et un bébé de trois mois. Nous avons enregistré 32 guéris.» Il détaille davantage le profil des patients : «La moyenne d’âge des patients est de 27 ans. La plus vieille du groupe est âgée de 63 ans. Le centre est composé d’une quarantaine de femmes.» Dr Dieng précise toutefois que même si le groupe est majoritairement composé de jeunes asymptomatiques «ces derniers peuvent développer des cas graves à tout moment avec un syndrome de détresse respiratoire aiguë qui peut leur être fatal».


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