Dossier Covid-: Situation à la date du Jeudi Avril 2020

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Covid-19 au Sénégal: 335 cas dont 21 nouveaux, 194 guéris et 138 encore sous traitement

« Ce jeudi 16 avril 2020, informe la Directrice générale de la Santé publique et Présidente du Comité national de gestion des épidémies, Docteur Marie Khémesse Ngom Ndiaye, pour 435 tests réalisés, 21 sont revenus positifs. Il s’agit de dix-neuf (19) cas contacts suivis par nos services et de deux (02) cas issus de la transmission communautaire. Quatre (04) patients hospitalisés ont été contrôlés négatifs, déclarés guéris et sortiront d’hospitalisation dans les prochaines heures. L’état de santé des patients est stable ».
Du 02 mars à ce jour, jeudi 16 avril 2020, le Sénégal compte 335 cas positifs dont 194 guéris, 2 décès, 1 évacué et 138 encore sous traitement.
Le Ministère de la Santé et de l’Action sociale appelle les populations au respect strict des mesures de prévention individuelle et collective.

Plus de 2.951 personnes confinées au Sénégal

https://www.pressafrik.com/La Directrice de l’Action sociale, Dr Arame Top Sene a révélé lors d’un entretien à L’Observateur que plus de 2.951 personnes sont confinées, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus.
« Nous avons 2.951 personnes qui ont été confinées, compte tenu des centaines de localités comme Ziguinchor, Vélingara, Thiès, Popenguine, Mbour. Ça dépasse largement les 2951. Nous sommes en train d’appeler les sites pour avoir les chiffres exacts afin de pouvoir mettre à jour le total », a dit la directrice lors d’un entretien réalisé mercredi.
Elle a fait savoir que ces personnes confinées sont réparties entre 10 à 12 hôtels à Dakar. Dans certaines régions, ce ne sont pas des hôtels, mais des centres. A Louga, il y a 5 sites et un à Kédougou. Dans la région de Thiès, il y a 3, à Ziguinchor 2 et un à Kaolack.
Mais à Kaffrine, ce sont des gens qui sont complètement isolés et qui ne sont pas dans un site hôteliers. Ce sont à peu près 64 personnes qui reviennent de voyage. Dans la région de Tamba, avec Goudiry, qui en est avec 1.851 confinés, compte tenu de tous les cas signalés, on prévoit 500 nouveaux cas qui doivent être confinés dans les prochains jours.Salif SAKHANOKHO

Confinement: Pr Moussa Seydi tranche

https://www.seneweb.com/Professeur Moussa Seydi est formel : il faut prendre des dispositions plus strictes pour éviter la propagation du coronavirus au Sénégal. « Les cas communautaires constituent une source d’inquiétude, s’alarme le médecin, interrogé par Libération. Des mesures fortes doivent être prises, mais elles doivent être discutées au niveau du Conseil national de gestion des épidémies. »
Faut-il dès lors confiner les Sénégalais ou adopter le confinement partiel de Dakar où poussent les cas communautaires (16 sur 26 à la date d’hier, mercredi 15 avril) ? Le chef du service des maladies infectieuses et tropicales de Fann se veut prudent.
Il dit : « Un confinement nécessite des mesures d’accompagnement. Théoriquement, le confinement partiel pourrait être efficace. Je dis bien théoriquement parce que le patient atteint de Covid-19 a déjà été dans d’autres quartiers où il a peut-être infecté d’autres personnes. »
Pr Seydi penche plutôt pour une autre solution, à ses yeux « plus simple » : « Ce serait de demander aux gens de porter un masque. S’il y a un port généralisé du masque, on peut éviter le confinement. C’est la voie la plus simple à l’heure actuelle ».

Coronavirus: 16 Sénégalais Seraient Morts Aux Usa

http://www.walf-groupe.com/ « Aujourd’hui (mercredi 15 avril) nous avons 16 (Sénégalais) morts (du coronavirus) aux États-Unis. Le chiffre est alarmant, mais officiel », a dit le président de l’Association des Sénégalais d’Amérique (ASA).
Sadio Yaya BARRY puisque c’est de lui qu’il s’agit a soutenu qu’il y a quelques jours, 7 ressortissants du Sénégal établis à New York avaient succombé au Covid-19. Une information démentie aussitôt par le Secrétaire d’État des Sénégalais de l’extérieur, Moïse SARR. Toujours dans L’AS, le président de l’ASA se désole de cette déclaration qui prend le contrepied de son association.
Il jure : « Notre structure est une institution qui existe depuis 32 ans ou plus. Il serait sage et courtois pour les officiels sénégalais de nous croire et respecter les informations que l’ASA leur donne».

Le Sénégal Prolonge La Fermeture De Ses Frontières Jusqu’au 31 Mai

http://www.walf-groupe.com/ La reprise du trafic à l’aéroport international Blaise DIAGNE, ce n’est pas demain la veille. Avec le coronavirus dont la propagation continue, les autorités ont décidé de renforcer les mesures barrières.
En ce sens, le ministre des Transports Aériens et du Tourisme, Alioune SARR, a annoncé le prolongement de la fermeture des frontières jusqu’au 31 mai prochain. Du coup, l’exploitation de tous les vols en provenance et à destination du Sénégal est suspendue jusqu’au 31 mai.
A noter que 14 jours après la fermeture officielle des frontières, le Sénégal n’a plus enregistré de cas de Coronavirus importés.

Covid-19: Les 13 hôtels pour accueillir les cas suspects à Dakar

https://www.leral.net/-13 hôtels ont été réquisitionnés par le gouvernement pour accueillir les cas suspects au coronavirus à Dakar. De 4, à la date de la signature de l’arrêté par le gouverneur, le nombre est passé au triple à la période du 4 au 20 avril. Par ailleurs, un hôtel a été réquisitionné dans chaque capitale régionale touchée par le Covid-19, informe « L’Observateur ». Virage, Arc-En-Ciel, Étoile du Lac, Chez Salon, Pullman-Teranga, Ngor Diarama, Ibis-Novotel, Lagon, Savana, Ndiambour, Terrou-Bi, Calao et Fleur de Lys sont les hôtels réquisitionnés à Dakar.

«Non participation» à l’effort de guerre contre le Coranavirus: Les éclairages du Patronat hôtelier

https://directnewsinfo.com/Dans notre édition d’hier, des acteurs de l’hôtellerie ont dénoncé ce qu’ils appellent la « non -participation du patronat à l’effort de guerre contre le Coronavirus ». Un des leurs, Moustapha  Kane, Secrétaire Permanent du Syndicat Patronal de l’ Industrie hôtelière au Sénégal apporte des éclairages.
« Nous sommes dans une situation de crise mondiale qui nécessite la mobilisation de tous pour combattre ce fléau mondial. Surtout que malheureusement notre pays n’est pas épargné par cette pandémie ». Cependant, trouve-il « c’est irresponsable de profiter d’une telle situation pour s’attaquer à des hommes d’affaire qui œuvrent dans le secteur de l’hôtellerie et du tourisme. Lesquels constituent des symboles dans le développement de leur pays » a déclaré d’emblée. Moustapha Kane, par ailleurs membre du Haut Conseil du Dialogue social. Et ce dernier d’embrayer en ces termes : « Nous savons tous la complicité de la destination touristique dans ce secteur qui évolue depuis une dizaine d’année en dent de scie. Le patronal est constitué de 1000 chefs d’entreprises (900 chefs de sites d’hébergement et plus de 300 agents de voyages). Ils sont tous des investisseurs. Des créateurs d’emplois. Si aujourd’hui dans le contexte actuel on essaie de les jeter à la vindicte populaire, je trouve que c’est très grave ».
Là, il fait allusion à la sortie du Président de l’Association des professionnels de l’hôtellerie et de la Restauration. « Les propos de Pape Béranger Ngom sont d’une gravité extrême », martèle-t-il et pour cause : « Le patronat, comme tout le monde, a constaté que l’épidémie nous a contraints à un arrêt total de travail, même les employeurs ne sont pas épargnés. L’Etat a pris des dispositions pour suspendre tous les vols internationaux, en fermant toutes nos frontières. Le secteur le plus touché est, en effet, le secteur de l’hôtellerie, du tourisme et de la restauration, comme l’a dit le président de la République. C’est normal que les gens essaient de voir les conditions sociales qui leur permettent de traverser cette période.  S’il n’y a pas d’activités dans les entreprises, il ne peut pas y avoir de travail ni de production ».
Moustapha Kane se justifie ainsi « pourquoi le patronat, suite à des réunions, a demandé de négocier ce qu’on appelle le chômage technique par rapport au caractère désastreux de la crise. Comme dans toutes les entreprises à l’instar de Casino du port où travail Pape Béranger Ngom, l’employeur a dit ce qu’il pouvait faire. Même si c’est au mi-mois de mars qui a été entièrement payé par l’ensemble des entreprises du pays. Il y en a qui ont proposé le paiement du mois d’avril et d’autres qui ont envoyé leurs employés en congé anticipé ».
Autre choses clarifiées par le Secrétaire Permanent qui porte la voix du patronat de l’Hôtellerie, concernent le « non-respect des droits des travailleurs que Pape Béranger Ngom  décriait.  « Je pense que les lois sénégalaises ne peuvent pas permettre cela. Les lois de recrutement, d’employabilité sont encadrées dans ce pays. Ceci est régi par le code du travail. Il y a ce qu’on appelle une convention collective qui détermine la catégorie de l’emploi et les différents postes également. Le contrat du travail est très clair là-dessus. Ce qu’il a dit n’existe pas. Il y a un grand respect de leurs droits. Le terme le plus utilisé d’ailleurs dans nos entreprises est le terme partenaire. Dans ce contexte actuel, le patronat doit payer au moins les 70% du salaire de base. Ce qui veut dire que les propos de Pape Béranger sont discourtois. C’est important que chacun revienne à la raison ».

 Le problème d’argent qui dérangerait Béranger

Le secrétaire permanent du syndicat Patronal de l’industrie Hôtelière au Sénégal (SPIHS) relève l’équivoque qui, pense-t-il hante le sommeil de Pape Ngom. D’après Kane, « ces employés pensent que les hôtels ont bénéficié d’un appui direct de la part de l’Etat. Alors ce n’est pas le cas », a-t-il fait remarquer. Puis il enchaine : « L’Etat dit : dans le cadre de notre programme de résilience, nous allons renforcer le crédit du secteur touristique à hauteur de 15 milliards de FCFA. Mais ce sont des prêts et non des dons. C’est un prêt qu’on propose aux entreprises hôtelières pour leur permettre de payer les salaires des travailleurs qu’on essaie également de prolongé pour une période de trois mois. L’état voudrait également intégrer des facilitations en baissant le taux et en augmentant le temps du déféré et la période de paiement ».
L’autre élément, poursuit encore Moustapha Kane, « c’est  le travail pour la bonification du fond de garantie. l’Etat nous met en rapport avec un système bancaire par rapport aux prêts, aux investissements et à la trésorerie. Alors  sur les 1000 milliards, on a indiqué nulle part que l’Etat nous a donnés  15 milliards de manière gratuite. L’Etat dit que pour toute entreprise qui veut bénéficier du rapport, je ne parle même pas d’annulation des impôts, il faut payer à hauteur de 70% du salaire. Ce qui vous rend éligible pour bénéficier du rapport qui va prendre fin à partir de fin juillet. Donc que ça soit au niveau fiscal ou financier les entreprises n’ont pas reçus de soutien direct de L’Etat comme le pense les travailleurs ».

50 Mille FCFA par jour pour une pension complète

L’on a évoqué aussi des conditions de réquisition des chambres d’hôtels pour confiner des cas contacts. Une certaine presse affirmait qu’une chambre revient à l’Etat à 50 mille Fcfa par jour. Que neni. Moustapha Kane éclaircit : « Sur les 100 milliards dont on parle, les 45 milliards sont destinés aux hubs aériens comme AIBD et air-sénégal, les 12 milliards c’est pour payer les frais de réquisitions des hôtels à raison de 50 mille Francs la pension complète. Ce sont des fonds qui ne sont pas encore disponibles. Mais cela ne nous empêche pas de recevoir des cas (contacts au coronavirus) au niveau de nos hôtels (comme à Saly à Ziguinchor, au cap-skiring, le Palme Beache, etc. »
Alors que ceux parlaient de refus de céder les hôtels au profit du confinement se détrompent. « Il n’y a pas de refus. Nous avons fait une réunion avec le ministre du tourisme. Le ministre a annoncé cela parce qu’il était convenu de nous retrouver pour discuter sur les conditions d’hébergement dans certains hôtels. Entre temps, le ministre a pris la responsabilité de parler d’un paiement de 50 mille francs la pension pour les hôtels qui vont recevoir des cas de contacts. Ce montant couvre tous les repas. Ce sont des efforts que nous avons consentis. En temps normal, les hôtels 3 étoile la pension c’est 60 mille FCFA ou plus. Là on donne les chambres à 150 mille FCFA. Malgré le choix du tarif d’une manière unilatérale, les hôteliers n’ont pas remis en cause cela. Nous avons accepté et tenu une réunion en présence du secrétaire général du ministère du tourisme, les représentants de la réglementation du secteur du tourisme et des représentants du ministère de la santé en l’occurrence Docteur Gningue. Au cours de cette rencontre nous avons demandé à Docteur Gningue s’il y a des risques de propager le virus si on utilisait les climatisations centrales. Il a confirmé qu’il y a des risques énormes de le propager plus tard, et de contamination. C’est pourquoi, nous avons pris la responsabilité d’écarter tous les établissements ayant une climatisation centrale.. Et la décision est collégiale et non imposée par le patronat ». Encore que « L’hôtel Terrou-bi a proposé une salle isolée qui servait d’accueillir seulement les grandes manifestations des banques et autres. Cette salle est mise à la disposition du ministère de la santé pour abriter un autre hôpital de campagne. Le président Racine Sy a dit qu’il était prêt à mettre une partie de l’hôtel King Fadh gratuitement à la disposition du personnel de santé ».

Contribution pécuniaire, les hôteliers ont aussi mis la main dans la poche

L’engagement des hôteliers dans la lutte contre le covid-19, d’après Moustapha Kane, n’a pas consisté seulement à céder des lieux d’hébergement au confinement des cas contacts ou suspects. Ils ont aussi dégainé sous le silence des millions en guise de contribution financière.  Certes, « tous les hôtels de zones touristiques sont mis à la disposition de l’Etat. Lors de notre dernière réunion,  l’Etat nous avait demandé 2000 chambres. Le soir de cette rencontre le ministère de la santé a dit le niveau à évoluer. Alors toutes les structures qui sont surtout dans les zones à risques sont mises à la disposition de l’Etat. Sauf qu’on ne peut confiner les gens chez eux, exposer le personnel de nos structures d’hébergements. Nous avons demandé à ce que le personnel de la santé puisse servir d’étanchéité entre les cas contacts et le personnel de nos structures. On a aussi besoin du personnel de la croix rouge, de certains contingents au niveau de la direction de la prévention ».
Mais sur le plan pécuniaire, le patronat a agi. Ainsi, révèle-t-il « le Terrou-bi a donné 30 millions par exemple. Le président Racine Sy a donné 20 millions et beaucoup d’autres hôtels. On donne aussi en fonction de nos moyens. Nous avons même organisé un téléthon dans deux télés de la place et les gens ont répondu favorablement. C’est notre rôle aussi et notre responsabilité, mais on n’a pas besoin de le crier partout encore une fois. Nous avons soutenu nos travailleurs». Pour terminer, Kane estime « qu’aujourd’hui, si on ne donne pas de couronne aux chefs d’entreprises hôtelières, on n’a pas quand même le droit de les jeter à la vindicte populaire.» Ameth Seck, directnews

Transport des vivres–Diop Sy sort du silence: «Les gens racontent des contre-vérités…»

https://senego.com/Le marché relatif à l’acquisition et au transport de l’aide d’urgence destinée aux familles vulnérables, attribué à l’homme d’affaires et député Demba Diop Sy alias Diop Sy, fait un grand bruit au Sénégal. Le concerné décide de sortir de son mutisme et infirmer toutes les accusations à son encontre.

Une attribution illégale

Diop Sy a bénéficié d’une partie des fonds pour convoyer l’aide alimentaire dans les régions. En soumissionnant via son réseau de parc de véhicules. Mais le député a été vite épinglé pour avoir déroger au Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Ceci prohibant :«Dans l’article 113 tout parlementaire d’exercer une fonction de chef d’entreprise. Et l’article 114 du Règlement intérieur interdit l’exercice d’une fonction de chef d’entreprise en cours de mandat ».

Les précisions de Diop Sy

Interpellé par le journaliste Pape Alé Niang, le parlementaire apporte des précisions et indique qu’il est véritablement dans ses droits.
« C’est un appel d’offres, j’ai postulé en tant que transporteur et j’ai remporté une partie de ce marché. Concernant la polémique sur mon statut de député, je laisse ça entre les mains de  l’Assemblée nationale. Elle va déterminer si j’ai le droit de remporter un appel d’offre public ou pas (en tant que député en cours de mandat).
Et puis, les gens oublient que je suis un transporteur.  Donc pourquoi j’aurai pas le droit de postuler. Ensuite, ce n’est pas moi seul qui ai gagné cet appel, il y a d’autres transporteurs. Pourquoi maintenant, ils veulent s’acharner sur moi », a-t-il soutenu, avant de contester le coût du marché (6 milliards F CFA), déclaré dans les médias.
« C’est totalement faux ! Je ne sais d’où qu’ils sortent le montant des six (6) milliards de F CFA. Je l’ai dit et je le répète, le coût du convoyage des aides alimentaires ne peut dépasser les deux milliards. Ça tourne autour de 1, 5 à 1,8 milliards de francs Cfa », a-t-il conclu.Ecoutez !

 

Révélation du Dr Anta Tal Dia: «le coût global des essais cliniques au Sénégal de 2001 à 2019 est de 28,5 milliards de F Cfa»

https://www.pressafrik.com/La polémique sur les essais cliniques soulevée depuis la sortie de Jean-Paul Mira, chef du service de réanimation de l’hôpital Cochin (Paris) qui proposait de venir en Afrique pour faire les essais concernant le Covid-19, fait toujours débat. La présidente du Comité National d’Ethique pour la Recherche en Santé (CNERS), Docteur Anta Tal Dia, s’est exprimée plus en détail sur la question, dans un entretien avec L’Observateur.
D’entrée, elle a révélé que depuis la mise en place du comité d’éthique au Sénégal,  « 285 études biomédicales dont 95 essais cliniques testant des molécules et ou dispositifs médicaux ont été enregistrés ».
Professeure de classe exceptionnelle en Santé publique, Dr Dia d’expliquer : « ces essais cliniques sont composés de 35 essais cliniques à visée thérapeutique concernant l’infection au VIH, la tuberculose, le paludisme, la bilharziose, le diabète, etc. Dix essais vaccinaux sur le cancer du col de l’utérus, la tuberculose chez les personnes vivant avec le VIH, sur la maladie à virus Ebola, 49 essais cliniques à visée diagnostique sur les tests de diagnostic rapide pour le paludisme, la tuberculose, etc ».
Avant de souligner qu’: « il y a en moyenne, cinq (5) essais cliniques par an au Sénégal, depuis que le comité d’éthique fonctionne ».
Mme Dia de révéler que « le coût global des essais cliniques par an au Sénégal de 2001 à 2019 est de 28,5 milliards de F Cfa, en raison de 1,5 milliard par an ».
A en croire la Pédiatre, les participants à ces essais cliniques reçoivent des informations claires, pertinentes et complètes sur le déroulement de l’essai, en particulier sur les éventuels risques et les dispositions qui sont prises pour parer à ces risques.
S’agissant de la pandémie du Covid-9, Dr Dia a informé que les protocoles de recherches commencent à arriver au CNERS sur d’autres thèmes que la vaccination.
Elle a tenu à préciser que « des essais cliniques bien conduits, menés de façon rigoureuse, ont permis de mettre à disposition des médicaments efficaces contre l’infection à VIH, les Hépatites, ect ». Aminata Diouf

Les agriculteurs africains inquiétés par la perte des marchés d’exportation

https://www.vivafrik.com/-La propagation de la pandémie du coronavirus (Covid-19) n’a pas seulement un impact négatif sur la santé humaine. L’agriculture paye également le plus lourd tribut. En effet, les agriculteurs africains sont une population relativement âgée et les femmes produisent 70 % de la nourriture africaine actuellement.
Des millions d’agriculteurs familiaux à travers l’Afrique se heurtent à une dévastation économique alors que la pandémie du Covid-19 perturbe les exportations et les chaînes d’approvisionnement alimentaire mondiales.
Dans le nouveau rapport de Selina Wamucii intitulé : « Impact du Covid-19 sur l’agriculture en Afrique : ce que le coronavirus signifie pour les agriculteurs et pêcheurs familiaux africains », Selina Wamucii a mis en évidence les nouveaux développements qui façonneront le paysage alimentaire et agricole à travers l’Afrique pendant des années venir. Ce rapport donne une perspective la plus récente et la plus fondamentale sur la façon dont la pandémie affecte les agriculteurs africains, et se concentre sur l’’impact du Covid – 19 sur la production agricole de l’Afrique. Le rapport analyse aussi comment les lois, réglementations et restrictions pendant la pandémie du Covid-19 affectent les marchés agricoles ; comment le Covid – 19 a affecté l’offre et la demande de produits agricoles africains.
Hormis ces aspects, s’intéresse en outre à un moment fort des secteurs agricoles africains les plus exposés aux risques Covid-19 ; analyse des exportations agricoles des pays africains présentant le plus de risques au Covid – 19 et jette un regard sur l’avenir de l’agriculture africaine, au-delà de la pandémie actuelle de Covid-19, et ce que cela signifie pour les agriculteurs familiaux de la région.        Rappelons que Selina Wamucii est une plate-forme pour les produits alimentaires et agricoles des coopératives agricoles africaines, des groupes d’agriculteurs, des agro-transformateurs et d’autres organisations qui travaillent directement avec les agriculteurs familiaux dans 54 pays africains.
« La pandémie de Covid-19 est malheureusement arrivée à un moment où nos agriculteurs dépendent en grande partie des exportations vers des marchés en dehors du continent et également avant le début des échanges dans le cadre de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) qui devait commencer le 1er juillet, 2020, créant ainsi un marché continental unique de plus de 1,3 milliard de personnes », explique John Oroko, Président directeur général (PDG) de Selina Wamucii.
A l’en croire, le commerce intra-africain est d’environ 2% tandis que les exportations de l’Afrique vers le reste du monde varient de 80% à 90% des exportations totales, dont une part énorme se constitue de produits agricoles.
« Maintenant, contrairement à aucun autre moment, nous pouvons voir une démonstration de pourquoi le succès de la zone de libre-échange continentale africaine sera directement lié à la sécurisation des moyens de subsistance des agriculteurs africains à l’avenir ».
Le Maroc arrive en tête de liste des pays africains dont les exportations agricoles sont les plus exposées. En effet, selon le rapport, ceci s’explique en raison de sa dépendance excessive à l’égard du marché européen; et ce, compte tenu de sa proximité et de ses liens commerciaux traditionnels bien établis.
Le rapport détaille que « la production agricole africaine n’a pas encore été directement touchée par la pandémie de Covid-19, du moins dans l’immédiat. Cependant, la production et la productivité agricoles dans les différentes régions et pays africains seront affectées au cours des prochains mois en raison de facteurs qui entrent lentement en vigueur, décrits comme suit :

1-Perturbation des chaînes d’approvisionnement mondiales

Les agriculteurs familiaux ont besoin de semences de qualité, d’engrais, d’intrants et d’instruments de protection et de culture pour assurer une bonne production dans leurs exploitations. Ils ont également besoin de matériaux d’emballage pour la manutention après récolte et l’expédition des produits sur les marchés.
Actuellement, il y a une perturbation mondiale des chaînes d’approvisionnement, ce qui affecte l’importation d’intrants agricoles en provenance d’Asie, d’Europe, du Moyen-Orient et d’autres régions.
Alors que les pays et les agriculteurs peuvent avoir suffisamment de stocks d’engrais, de produits chimiques et d’autres outils pour les durer quelques mois, si la situation persiste et qu’ils ne sont pas en mesure de recevoir des expéditions d’intrants de la Chine et d’autres pays, la situation deviendra désastreuse.

2-Agriculteurs et main-d’œuvre

Il y a une grande inquiétude quant à l’impact de la pandémie sur les agriculteurs et la main-d’œuvre agricole à travers l’Afrique. Les agriculteurs africains étant un groupe démographique relativement âgé, et les tendances montrent que le Covid-19a un degré de gravité beaucoup plus élevé parmi les groupes d’âge plus âgés, il y a donc certainement un risque que si la pandémie frappe l’Afrique rurale, de nombreux agriculteurs seraient à haut risque et cela affecterait la production.
Un autre facteur à considérer est que jusqu’à 70% de la nourriture africaine est produite par des femmes, qui sont également les principales dispensatrices de soins dans de nombreuses régions rurales d’Afrique. Cela signifie qu’un segment clé de la main-d’œuvre agricole à travers l’Afrique est plus à risque de contracter le Covid-19, car ils prennent également soin de leurs familles et de leurs communautés.
Les petits agriculteurs doivent être équipés de moyens de protection, étant un groupe vulnérable qui est également vital pour la sécurité alimentaire à travers l’Afrique. D’autres travailleurs agricoles, par exemple les travailleurs des emballages, sont également à haut risque étant donné que la plupart des configurations de lignes d’emballage des emballages rendent les mesures de distanciation sociale très difficiles à respecter.

3-Criquets en période de pandémie

Avant la pandémie de Covid-19, les agriculteurs d’Afrique de l’Est subissaient déjà une grave invasion acridienne et maintenant le Covid-19 a aggravé la situation. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a averti qu’une nouvelle vague d’essaims de criquets commençait à se former, représentant une menace sans précédent pour les moyens de subsistance des agriculteurs – en particulier au Kenya, en Éthiopie et en Somalie, où une reproduction généralisée des criquets est actuellement en cours. En conséquence, les agriculteurs sont confrontés à une double catastrophe due à l’impact du Covid-19et aux criquets en même temps, une combinaison qui aura un impact négatif sur leurs rendements agricoles.

4-Déchets alimentaires

Au milieu de l’incertitude pendant la pandémie du Covid-19, l’adéquation de l’offre à la demande devient un problème majeur, en particulier compte tenu des goulots d’étranglement logistiques résultant des fermetures et des mouvements restreints. Cela risque d’aggraver le problème des pertes alimentaires qui était un problème majeur dans toutes les chaînes de valeur alimentaires africaines avant la pandémie. Pour les denrées périssables comme le lait, les fruits et légumes, cela entraînera des déchets et des pertes que les agriculteurs déjà vulnérables ne peuvent tout simplement pas se permettre d’absorber ».Moctar FICOU / VivAfrik

IMPACTS DE LA COVID-19 :Les misè

res des éleveurs de Rufisque

http://www.enqueteplus.com/La Covid-19 n’épargne aucune activité, aucun secteur. Les éleveurs ne sont pas en reste, dans le lot des impactés. Ceux qui sont dans les foirails vivent des moments très difficiles, entre absence de clients et impossibilité de regagner leur patelin, à cause de l’état d’urgence. De plus, ils déplorent leur non prise en compte dans les aides prévues pour les secteurs économiques touchés et l’aphonie de leur ministère de tutelle.
Moins fiévreuse qu’à l’accoutumée, le foirail de Rufisque vit les contrecoups des mesures prises pour briser l’évolution de la Covid-19. Sur le site, une dizaine de barriques et des seaux d’eau sont disposés au bord d’une cuvette creusée. En pleine activité, des jeunes en sueur et mouillés par les eaux projetées par le lavage des moutons dans des mouvements presque synchrones.  L’eau issue de ces tâches effectuées, mélangée aux déjections, coule vers le réceptacle creusé pour la circonstance. Un peu plus loin, nous sommes cette fois en plein dans le foirail.
Des moutons sont rassemblés en plusieurs groupes sur une distance de plus de 100 m, entre lesquels des abris de fortunes sont aménagés. Il s’agit de parasols, d’espaces tenus par des piquets de bois aux toits en paille, aux toits bâchés, en zinc ou couverts par des nattes et occupés par des éleveurs-vendeurs. Dans les profondeurs du site, sous un temps clément, le ciel nuageux ne laisse presque percer aucun rayon solaire. On arrive à une aire où se remarquent des barrières en fer érigées circulairement et entrelacées avec des ficelles, à côté des piquets toujours disposés en rond, que des nasses viennent clôturées. C’est l’espace réservé aux bœufs et aux veaux. De beaux et imposants spécimens de différentes couleurs marron foncé, noire, d’un blanc terne ou d’autres au pigment métissé.
Dans l’un de ces enclos, plusieurs gaillards s’affairent sur une bête. Cordes autour de ses cornes, de ses jambes, sa queue tenue, ils essayent de maitriser la bête. Face à la force de l’animal, l’exercice dure plus d’un quart d’heure avant qu’ils n’arrivent à le maitriser, non sans mal et après qu’ils ont été ballottés dans toutes les directions.
Toute cette manœuvre pour extraire de la bouche de l’animal une arête coincée entre ses dents. En effet, le bœuf n’avait cessé de baver depuis la veille et n’arrivait plus à manger, ce qui a alerté son propriétaire, un éleveur expérimenté. Il s’appelle Matar Ba. Trouvé au milieu de ses compagnons qui semblent épuisés, Matar porte un ensemble traditionnel en lin assorti à des mocassins noirs, une écharpe autour du cou. Le Walo-Walo de teint clair détaille les conséquences du coronavirus sur leur commerce de bêtes.
Il reconnait, d’emblée, que les lieux sont moins fréquentés que d’habitude. Il ajoute qu’ils ne peuvent plus aller chercher des animaux dans les zones où ils se fournissaient. Or, cela est une dimension essentielle de leur métier. Cette conjoncture est la conséquence de l’interdiction des voyages interurbains que les éleveurs acceptent. Mais, précise-t-il, une décision qui n’est pas sans leur créer d’énormes difficultés, même si la chaine d’approvisionnement n’est pas totalement rompue. Il leur est permis de convoyer des bêtes depuis les zones d’élevage et ce avec une seule personne autorisée avec le transporteur. Mais il faut le dire, sans possibilité de rebrousser chemin.  Une mesure qui a des conséquences : les éleveurs préfèrent ne pas venir dans ce cas.

‘’Beaucoup d’entre nous sont venus, ont vendu leurs bêtes et sont bloqués ici’’

A quelques pâtés d’abris de là, d’autres éleveurs en ‘’sabador’’ de toutes les nuances, en harmonie pour certains avec des pantalons bouffants, le visage enturbanné à la Touareg pour quelques-uns ou tout simplement enroulé de la tête au cou pour d’autres, écoutant une musique apaisante d’Abou Djouba Deh distillée par une petite enceinte sono. Parmi eux, debout dans cette espace grouillant de moutons, de chèvres, au sol noirci par un mélange de bouse des bovins, ovins, caprins, se distingue Ibrahima Sall.
Originaire du Fouta, de Petel Dieguess, dans l’arrondissement de Gamadji Saré, dans le département de Podor, il parle des nombreux problèmes auxquels ils font face. Répétant les peines que le pasteur walo-walo a souligné, il confesse également : ‘’Beaucoup d’entre nous sont venus, ont vendu leurs bêtes et sont bloqués ici. D’autres ne peuvent tout simplement plus écouler leurs animaux, puisque les clients fuient les foules. Sur le plan économique, on ne gagne presque plus rien, à cause de l’arrêt des mouvements interurbains.’’
Notre interlocuteur, qui faisait plusieurs va-et-vient pour s’approvisionner entre Dakar et le Fouta, relève en plus qu’’’il n’y a plus de baptême, de mariage, ni de cérémonies funéraires…  Solennités pour lesquelles on achetait des bovidés, ovidés…’’ Il ne s’en arrête pas là. La réglementation des voyages à l’occasion desquels il s’approvisionnait en aliments de bétail pour ses brebis et vaches, a des répercussions sur ses troupeaux. Il s’en désole : ‘’En ce moment, ce sont les femmes et les enfants qui s’en occupent. En ces circonstances, nous sommes, plus que souvent, scotchés à nos téléphones pour discuter avec nos familles qui vivent des problèmes, des moments difficiles et qui sont dans la peur. Plus de 100 personnes sont dans cette situation, dans ce marché.’’
Des temps plus que difficiles, qui créent un stress autant pour Matar Ba que pour son hôte malien qui avait accompagné un convoyeur pour emmener des moutons avant la fermeture des frontières. Ce dernier soutient ne plus pouvoir retourner chez lui. ‘’On avait espéré qu’après la fin du premier état d’urgence déclaré, il pourrait repartir. Mais hélas, la durée a été étendue à un mois supplémentaire. Il ne mange pas beaucoup, on sent qu’il traine un spleen. On essaie de le mettre à l’aise, mais sans grand résultat’’.
Même si ces cas ne sont pas nombreux ici dans le marché de Rufisque, au foirail de Mbao et à la Seras, il y en a beaucoup, martèle-t-il.
L’Etat et ses services devraient contrôler les personnes dans ces cas et les autoriser à rentrer, si elles ne sont pas testées positives, disent en chœur les éleveurs qui regrettent que les autorisations de sortie soient suspendues.

Les impacts pour les transhumants

Ces éleveurs, actuellement, font face à des dépenses énormes, si on sait que le commerce est au ralenti. ‘’On doit nourrir notre cheptel pour ne pas que les bêtes meurent de faim ou de soif. Mais si on avait une autre alternative, on ne viendrait pas travailler, on resterait chez nous’’, s’attriste Matar Ba.
Dans beaucoup de zones pastorales, les pâturages sont épuisés. Beaucoup préparent la transhumance, au moment où d’autres l’ont déjà entamée. Comme Amadou Aliou Sall qui s’est établi à Ranérou Ferlo, en provenance du Fouta. Ce dernier, dans un discours entrecoupé de moments brefs de silence, le regard plein d’amertume, assis avec ses camarades d’infortune, dit avoir laissé sa famille et son bétail dans sa zone d’établissement temporaire, depuis un mois. Arguant son désir de rentrer pour se pencher sur son travail dont dépend sa famille et plusieurs de ses proches, il exprime son vœu le plus ardent actuellement : ‘’Je voudrais un livret pour rentrer.

C’est mon problème ponctuel.’’

Par rapport à la transhumance présentement en cours, Ibrahima Sall, entre quelques mugissements et bêlements réguliers, exprime sa peur consécutive à l’écoute d’une émission sur une station radio. ‘’J’ai entendu dire qu’on réfléchissait sur son arrêt’’. Le cas échéant, on serait plus fatigués, nous les éleveurs du Djolof, du Fouta, du Ferlo qui prévoyons de migrer vers Tamba, Missirah, Koungueul, parce que ce sont les zones qui enregistrent le plus de pluies durant l’hivernage’’. Et de conclure : ‘’Actuellement, les ruraux et les éleveurs sont les plus impactés par cette pandémie.’’

L’élevage et les activités connexes oublies dans les mesures d’accompagnement

À propos des mesures d’accompagnement annoncées dont la distribution de vivres et de produits de première nécessité, l’éleveur originaire du Walo se sent exclu et continue de vivre avec ses propres moyens. Interrogé sur des rencontres ou des mesures prévues par leur ministère de tutelle, il indique:‘’Le ministre de l’Elevage connait bien notre condition actuelle, les lieux où nous nous trouvons.Les autorités, on ne les voit que lorsque leurs intérêts sont en jeu.Après,elles disparaissent.On n’a encore reçu aucune aide.On n’a pas entendu de mesures prises en notre faveur.On n’a pas eu écho de réunion nous concernant.On écoute la radio et on suit la télé,mais rien.’’
Pourtant, les éleveurs établis à Rufisque ont participé, comme tous les Sénégalais, à l’effort national contre ce fléau, en mobilisant une forte somme qu’il ne reste plus qu’à aller verser, s’acquittant ainsi de leur devoir, observe-t-il.   Par contre, eux n’ont reçu de fournitures que des détergents et des barils d’eau du préfet. ‘’Si l’Etat veut nous aider, ses services savent où nous trouver, connaissent nos dirigeants. Peut-être que ce n’est juste pas encore dans leur priorité’’, fait remarquer un éleveur.
Ces pasteurs qui suivent de très près toutes les informations données, s’inquiètent pour le confinement total dont on a parlé le président Sall.  ‘’Quelqu’un à qui on ne donne pas de nourriture, ose-t-on lui demander de rester chez lui sans gage ?’’, s’interroge-t-il dans la foulée. Ibrahima Sall, le foutanké, très affecté par la situation et surtout par la séparation d’avec sa famille, se sent exclu de la tranche sociale sélectionnée à travers les factures d’eau et d’électricité. Pour cause, ce sont des forages qui les approvisionnent dans leurs villages et hameaux… Et la bonne formule était encore recherchée, selon les dires de Serigne Mbaye Thiam (7 avril 2020) sur les mesures d’accompagnement relatives à cette tranche.

Les vendeurs de foin aussi touchés

Sous des amoncellements de sacs de foin qui atteignent de grandes hauteurs et qui continuent d’être organisés par des jeunes qui travaillent à la chaine, un trio de commerçants d’aliments de bétail contrôle tout.  Si un des leurs ne cherche pas plus loin que les explications divines pour tout ce qui arrive, Modou Ndao, bonnet sur la tête, sert la même rengaine que les éleveurs-commerçants : ‘’Nos affaires ne marchent plus. On ne vit que de nos économies. Depuis 20 jours, je ne peux plus aller au Saloum où je m’approvisionnais. Par ailleurs, mes dépenses actuelles sont rationnalisées. Elles sont réduites à hauteur de 30 %’’, reconnait-il.
Le commerçant originaire de Louga constate un manque d’égard vis-à-vis de leur corporation qui n’est pas associée, pour le moment, au programme d’aide. Les ‘’bana-bana’’ ne sont pas reconnus, fulmine-t-il.
Poursuivant son coup de gueule, il déplore la posture des journalistes : ‘’Les journalistes doivent descendre sur le terrain pour s’enquérir des problèmes des gens. Ce que vous ne faites pas tous. Il faudra l’écrire’’, nous a-t-il enjoint.

 


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