Dossier Covid-19: Situation à la date du Samedi 11 Avril 2020

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12,5 Milliards À La Diaspora… La Parade Des Diplomates Incompétents

https://www.xibaaru.sn/Gestion de l’aide à la diaspora : Après la sortie maladroite d’Amadou Bâ, les inepties de Moïse Diégane Sarr.Les autorités du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur multiplient les sorties maladroites sur l’aide destinée à nos compatriotes de la Diaspora dans le cadre de la crise liée au covid-19. Déjà le ministre des Affaires étrangères, Amadou Bâ s’était distingué de la pire façon à travers un piètre discours pour présenter sa stratégie des plus absurdes de gestion de la crise du covid-19 en direction des Sénégalais de l’extérieur. L’on n’a même pas encore fini d’évoquer comment le plan présenté par Amadou Bâ était nul et médiocre, que son « surga », secrétaire d’Etat des Sénégalais de l’Extérieur, le bien nommé Moïse Diégane Sarr se distingue lui aussi, de la pire des manières.

Le secrétaire d’Etat des Sénégalais de l’Extérieur venu s’exprimer au cours de l’émission « Covid-19 MBAS MI » de la RTS animée par la journaliste Ramata Dème, a raconté toutes sortes de sornettes.

Moïse Diégane Sarr est venu parler du plan de contingences sectorielles mis en place pour sécuriser les Sénégalais de la diaspora. Du véritable pilotage à vue, et qui montre que ce plan a été élaboré de manière désinvolte et sans aucune rigueur. Moïse Diégane Sarr cite les Sénégalais de la diaspora qui sont des marchands ambulants ainsi que les étudiants. Comment peut-on mettre dans la même catégorie, marchands ambulants et étudiants. Alors que l’on sait que les étudiants sénégalais à l’extérieur bénéficient toujours de leurs bourses ainsi que de l’allocation estudiantine pour leurs logements. Où se situent donc les difficultés pour ces derniers qu’on ne peut pas considérer à proprement parler comme des « immigrés » dela Diaspora.

Et pour ce qui concerne les marchands ambulants, il faudra les diviser en deux catégories. Il y a ceux qui sont réguliers et disposant de toutes leurs pièces et ceux qui sont des sans-papiers. Pour ce qui est des marchands ambulants en situation régulière, en France par exemple, il bénéficie du plan de soutien mis en place par le gouvernement de ce pays en destination des marchands du confinement.

Le gros problème se situe maintenant chez les sans-papiers. Et là aussi, Moïse Diégane Sarr fait preuve d’une ignorance caractérisée. Car, comment leur venir en aide, alors qu’ils ne disposent pas de papiers ? Devra-t-on se baser sur leur seule foi, sur leurs langues ou sur leurs passeports pour qu’ils obtiennent l’aide ? Et ensuite, comment va-t-il percevoir l’argent qui lui est destiné ? Va-t-il quitter son logement refuge pour circuler dans les rues d’une France en confinement au risque de se faire arrêter et embarquer dans des centres de rétention. Moïse, arrêtes toi aussi.La rédaction de Xibaaru

COVID-19 :La liste s’allonge à Goudiry

Libération Sénégal online–Libération online révélait que plusieurs des contacts testés positifs au coronavirus, ce vendredi, ont été enregistrés à Louga qui comptait désormais 9 cas. Selon nos informations, l’autre gros lot provient de Goudiry où un chef religieux avait été contrôlé positif. Ce 10 avril, les autorités sanitaires signalent que Goudiry comptait 7 cas positifs au coronavirus. Les 6, qui se sont ajoutés à la liste, sont des contacts du premier cas détecté.

COVID-19/LOUGA :Le patient positif a contaminé 8 personnes !

Libération Sénégal online Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a annoncé, ce vendredi, 15 nouveaux cas positifs au coronavirus. Tous sont des contacts de patients infectés. Selon les informations exclusives de Libération online, le gros du lot vient de Louga. En effet, le patient contrôlé positif a contaminé, à ce jour, 8 personnes. Conséquence : la capitale du Ndiambour compte, aujourd’hui, 9 patients positifs à la Covid-19, selon les statistiques officielles du ministère de la Santé et de l’Action sociale

COVID-19/PRESERVATION DES EMPLOIS :Ce que dit l’ordonnance de Macky Sall

Libération Sénégal onlineLibération online a pris connaissance du contenu de l’ordonnance n°001-2020 aménageant des mesures dérogatoires relatives au licenciement et au chômage technique durant la période de la pandémie du coronavirus. En substance elle comporte quatre mesures :

  1. Interdiction, durant la pandémie du Covid-19 et dans les limites de temps de la loi d’habilitation n°2020-13 du 02 avril 2020, de tout licenciement autre que celui motivé par une faute lourde du travailleur.
  2. Obligation pour l’employeur, afin d’éviter le chômage technique, de rechercher avec les délégués du personnel, des solutions alternatives telles que la réduction des heures de travail, le travail par roulement, l’anticipation des congés payés, le redéploiement de personnel, le travail à temps partiel.
  3. Garantie d’une rémunération pour le travailleur en chômage technique, qui ne
    saurait être inférieure ni au SMIG, ni à 70% de son salaire moyen net des trois derniers mois d’activité, en contrepartie de mesures d’accompagnement de l’Etat au profit de l’employeur.
  4. Obligation pour le travailleur en chômage technique de rester à la disposition de l’employeur pour d’éventuels travaux ponctuels

PLUS DE 3000 TESTS EFFECTUÉS, UN TAUX DE LÉTALITÉ DE 0,8%, LA TRANCHE 30-45 ANS, LA PLUS TOUCHÉE 

http://www.emedia.sn/ Dans un rapport parvenu à Emedia, le ministère de la Santé et de l’Action Sociale révèle la situation de la riposte à l’épidémie du nouveau coronavirus au Sénégal depuis le début de cette maladie.

À la date du 10 avril 2020 du ministère, sur un total de 3089 prélèvements effectués pour des tests, le Sénégal comptabilise un cumul de 265 cas confirmés, dont 19 issus de la transmission communautaire. 24 districts sanitaires ont enregistré des cas, soit une proportion de 30% (24/78) et aucun cas importé n’a été enregistré depuis le 04/04/2020. Un cumul de 137 patients sont déclarés guéris et sortis des différents centres de traitement prévus à cet effet. Pour la première fois depuis l’arrivée du virus au Sénégal, c’est la première fois que le nombre de patients en traitement est inférieur à celui des patients en état de guérison. 2 cas de décès ont été enregistrés, soit une létalité de 0,8%. La tranche d’âge la plus touchée est celle des 30 à 45 ans, autant chez les hommes que chez les femmes. On note également plus de cas positifs chez ces dernières que chez les hommes.

Le rapport révèle que pour la situation épidémiologique du pays, 24 districts sanitaires sont à ce jour, touchés par la pandémie : Dakar-Ouest compte 62 cas, Dakar-Sud 49 cas, Dakar-Nord 6 cas, Dakar Centre 19 cas, Mbao 3 cas, Yeumbeul 6 cas, Guédiawaye 9 cas, Pikine 9 cas, Rufisque 6 cas, Sangalkam 6 cas, Diamniadio 2 cas, Keur Massar 5 cas, Thiès 10 cas, Mbour 13 cas, Popenguine 3 cas, Touba 26 cas, Ziguinchor 2 cas, Oussouye 1 cas, Saint-Louis 4 cas, Richard-Toll 1 cas, Fatick 1 cas, Goudiry 7 cas, Vélingara 7 cas, et Louga 5 cas.

 

Au total, plus de 97% des contacts ont été vus depuis le début de l’épidémie, avec un avec un taux d’attaque parmi les contacts qui s’élève à 2,6%. A ce jour, il reste un peu plus de 500 contacts suivis dans différents centres d’isolement, notamment des réceptifs hôteliers réquisitionnés à cet effet. Près de 3000 contacts sont également sortis du suivi après avoir eu droit à deux tests négatifs attestant de leur non infection.

Pour ce qui est du suivi des cas contact, au total 97% (3362/3432) des contacts ont été vus depuis le début de l’épidémie et le taux d’attaque parmi les contacts est de 2,62%. 2619 contacts sont sortis du suivi et 565 contacts sont en cours de suivi à la date du 09/04/2020, précise le communiqué.

Le document indique que le nombre total d’alertes durant la dernière semaine de mars (du 30 mars au 05 avril) a subi une baisse de près de 20% tandis que le nombre d’alertes validées a augmenté. Ces chiffres, selon les services du ministère de la Santé, peuvent être expliqués par le fait que « la population intègre progressivement les symptômes liés au nouveau coronavirus, sait différencier ces symptômes du tableau clinique d’autres maladies et par conséquent les alertes reçues se rapprochent de plus en plus de la définition des cas. »

Les dispositifs de prévention pour éradiquer la maladie

Pour faire face à la pandémie du covid-19, le ministère de la Santé et de l’Action Sociale a formé 54 agents aux points d’entrée de Kidira et Karang (6 personnels de santé, 17 agents de la CroixRouge, 17 gendarmes, 12 policiers et 2 agents des parcs nationaux), développer et disséminer d’outils de communication sur le covid-19 aux points d’entrée de Kidira (Tambacounda), Moussala (Kédougou), Kalifourou (Kolda), Keur Ayib (Kaolack) et Karang (Fatick) en collaboration avec l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), fait de la recherche et le suivi des contacts y compris ceux confinés dans les réceptifs hôteliers, l’investigation des alertes et des cas confirmés.

Aussi, il a fait plusieurs déploiements de laboratoires mobiles à l’intérieur du pays (l’Institut Pasteur de Dakar à Touba et de Dakar à Kolda), fait la prise en charge psychosociale et a permis l’intégration de l’Institut de Recherche en Santé, de Surveillance Epidémiologique et de Formation (IRESSEF) dans le diagnostic au laboratoire des cas de covid-19. 2894 échantillons ont été testés à la date du 09/04/2020, affirme le ministère de la Santé.

A ce jour, selon les chiffres du ministère de la Santé et de l’Action Sociale, le Sénégal compte 265 cas déclarés positifs, dont 137 guéris, 02 décès, 01 évacué et 125 malade sous traitement. Lorita SIMBOU (stagiaire)

 Sanofi va fournir 100 millions de doses d’hydroxychloroquine à une cinquantaine de pays.

https://www.dakaractu.com/-En plein débat sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine, le laboratoire français Sanofi a annoncé vendredi faire don de 100 millions de doses de ce dérivé de la chloroquine à une cinquantaine de pays pour traiter les malades atteints du Covid-19.

Sanofi va fournir de l’hydroxychloroquine « au plus grand nombre de pays possible », soit une cinquantaine de pays, a annoncé vendredi 10 avril le laboratoire pharmaceutique français dans un communiqué.

L’hydroxychloroquine « fait partie des médicaments évalués par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans le cadre d’un essai clinique international visant à trouver une solution thérapeutique dans la lutte contre le Covid-19 »,  rappelle le groupe.

L’entreprise affirme avoir reçu « un nombre croissant de demandes émanant de gouvernements du monde entier » et avoir augmenté sa capacité de production de 50 %. Elle prévoit de la quadrupler d’ici à l’été.

Le laboratoire assure également qu’il va « sécuriser le niveau de stock nécessaire pour continuer à délivrer [l’hydroxychloroquine] aux patients dans les indications actuellement approuvées ».

Fin mars, Sanofi s’était dit prêt à offrir aux autorités françaises des millions de doses de Plaquenil, pouvant traiter potentiellement 300 000 malades. Mais en France, son usage reste très encadré.

L’hydroxychloroquine fait toujours débat.

En effet, l’efficacité de l’hydroxychloroquine, ce dérivé controversé de la chloroquine, n’a pas encore été prouvée. Les preuves cliniques actuelles sont « insuffisantes », prévient le laboratoire, qui travaille par ailleurs sur un vaccin contre le nouveau coronavirus.

Bien que le médicament suscite beaucoup d’espoir, « il convient de souligner que les résultats des études en cours ne sont pas encore disponibles et que ceux-ci peuvent être positifs mais aussi négatifs », a insisté le groupe. « Sanofi continuera de faire don du médicament aux gouvernements et aux hôpitaux si les études cliniques en cours sont concluantes », a-t-il ajouté.

Le spécialiste des maladies infectieuses Didier Raoult a présenté jeudi au président Emmanuel Macron sa dernière étude qui confirme, selon lui, l’efficacité de l’hydroxychloroquine dès l’apparition des premiers symptômes du coronavirus. Des résultats dont un certain nombre de médecins et de scientifiques mettent la portée en doute.AVEC AFP.

Albert Zeufack (Banque mondiale):«Une crise alimentaire pourrait s’ajouter à la récession en Afrique»

http://www.rfi.fr/fr/–L’économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique estime que la récession qui va frapper l’Afrique cette année pourrait avoir des conséquences désastreuses, si la communauté internationale n’agit pas. Un moratoire sur le remboursement des intérêts de la dette est essentiel, selon lui.

RFI : Pourra-t-on éviter une récession en Afrique en 2020 ?

Non, nous vivons un moment d’une extrême gravité pour l’Afrique. La croissance risque de passer de + 2,4% en 2019 à – 2%, voire – 5% en 2020, ce qui sera la première récession depuis vingt-cinq ans. L’impact se fera sentir sur le bien-être social, c’est-à-dire sur les revenus et la consommation des populations en Afrique.

Comment expliquer une telle ampleur ?

Il y a quatre canaux de transmission de cette crise mondiale à l’Afrique. Le premier, c’est la baisse du commerce international et la chute des cours des matières premières qui s’ensuivit. Le pétrole a perdu 50% de son prix et les pays dépendant des recettes pétrolières sont plongés en pleine crise budgétaire.

Le deuxième canal de transmission, ce sont les flux financiers des pays avancés vers l’Afrique subsaharienne. Cela va des investissements directs étrangers, l’aide, le tourisme – qui s’est effondré – et les transferts d’argent de la diaspora vers les familles. Le troisième canal de transmission, c’est le choc sur le secteur de la santé. Beaucoup de gens vont être malades et il faudra les prendre en charge. Le dernier canal, c’est la perturbation des activités économiques induite par les politiques de confinement que sont en train d’adopter les pays.

Faut-il redouter une crise alimentaire ?

Notre rapport établit qu’il faut s’attendre à une baisse de la production agricole de 2,6% en 2020. Il faut savoir que cette crise frappe au moment où approchent les récoltes en Afrique de l’Est, et à un moment où l’on commence à planter dans les régions proches de l’équateur, donc il y aura un impact sur les productions agricoles.

À cela s’ajoute une baisse de l’importation des produits alimentaires. Or, l’Afrique importe pour 35 milliards de dollars de denrées chaque année. Avec les entraves au commerce provoquées par le Covid-19, nous observons que plusieurs pays ont déjà des difficultés à s’approvisionner en denrées de base. Donc, oui, une possible crise alimentaire pourrait s’ajouter à cette crise économique.

Qu’est-ce que la Banque mondiale va faire pour atténuer cette crise en Afrique ?

La Banque mondiale travaille avec les pays africains pour mettre en place une réaction basée sur deux piliers. Le premier pilier consiste à sauver des vies… Mettre en place des programmes d’urgence sanitaire et de renforcement des systèmes de santé. Le deuxième pilier, c’est celui qui consiste à protéger le bien-être social, les activités des hommes et des entreprises, pour qu’il n’y ait pas une explosion du chômage et un arrêt brutal des activités. Il est important de ne pas opposer la santé à l’économie, mais de travailler sur les deux fronts.

Par ailleurs, il est nécessaire pour les gouvernements africains de ne pas se contenter de recopier ce qui se fait ailleurs, mais de s’adapter à la structure des économies et aux ressources à notre disposition. Comme vous le savez, les économies africaines sont caractérisées par un grand secteur informel qui regroupe parfois 90% de la force de travail. Donc les politiques de confinement doivent s’accompagner de politiques d’assistance sociale directe aux populations, y compris au niveau des denrées de base.

Il y a déjà de nombreux pays qui ont pris le taureau par les cornes. L’Afrique du Sud, le Sénégal, la Côte d’ivoire, le Rwanda, l’Éthiopie, le Burkina Faso… Les gouvernements sont en train de mettre en place des programmes qui peuvent permettre aux ménages de garder un peu de pouvoir d’achat et aux entreprises d’éviter de licencier massivement. Il faut prendre des mesures pour soutenir les travailleurs du secteur informel et cela pourrait passer par des transferts directs d’argent, comme on le fait déjà au Kenya par exemple. Certains pays assistent les ménages et les entreprises en retardant le paiement de taxes et de factures.

Sur la question de la dette et des mesures de soutien, que fait la Banque mondiale ?

Elle a mobilisé près de 160 milliards de dollars pour aider les pays dans le monde à faire face. Avec les pays africains, nous travaillons à mettre en place des programmes d’urgence, aussi bien dans le domaine de la santé, que pour les budgets nationaux des pays afin de recréer un peu de marge de manœuvre. La Banque mondiale a déjà approuvé des programmes d’urgence pour une dizaine de pays africains.

Nous travaillons aussi avec le FMI pour nous assurer qu’au niveau de la communauté internationale, on puisse s’accorder pour une sorte de moratoire pour le paiement des intérêts de la dette. Parce que ces intérêts représentent un montant important. Si vous prenez l’année 2018, les intérêts de la dette des pays africains se sont élevés à 35 milliards de dollars, dont neuf milliards sont dus à des pays au terme de la dette bilatérale. Il est important que l’on puisse tous comprendre que cette crise nécessite une réponse globale et qu’il faut aider les pays africains à recréer un peu d’espace budgétaire pour en affronter les conséquences.

Moratoire ou annulation ?

L’Afrique subsaharienne pourrait avoir besoin de cent milliards de dollars cette année pour faire face à cette crise. Toute solution serait donc la bienvenue. Mais il faut aussi se rendre compte que la structure de la dette a changé et qu’une bonne partie est désormais privée. Ce sont des émissions par les pays d’eurobonds ou d’obligations. Donc il faudra trouver un mécanisme pour discuter avec le secteur privé et voir dans quelle mesure il pourrait aussi contribuer à l’effort général. ISSOUF SANOGO/AFP

Sécurité alimentaire: «Nous avons un stock en oignon et pomme de terre qui peut garantir la sécurité alimentaire pour au moins 8 mois»(Souleymane Ndoye,Senegindia)

https://www.dakaractu.com/Avec la crise économique qui sévit actuellement dans le monde entier, le spectre de pénurie de certaines denrées de première nécessité plane actuellement au Sénégal. En ce qui concerne la production de pomme de terre et d’oignon, l’administrateur délégué de Senegindia rassure les populations. Selon Souleymane Ndoye, « au niveau de notre entreprise, nous avons un stocks assez important qui peut garantir au moins la sécurité alimentaire pour 8 mois. Nous n’avons pas d’inquiétude à ce niveau », a-t-il ajouté. C’était lors de la remise de don et de contribution financière de ladite société qui s’est tenue ce 10 avril à Diamdiadio.

Coronavirus: 458 donateurs ont contribué à ce jour à hauteur de 29,627 milliards F cfa

http://www.dakarmatin.com/Les Sénégalais adhèrent à l’appel du président de la République relatif à une contribution nationale au fonds «Force Covid-19» destiné à la lutte contre la pandémie du Coronavirus. Selon «Le Soleil», 458 donateurs ont contribué à ce jour à hauteur de 29,627 milliards francs CFA.

Parmi eux, 372 ont contribué directement auprès des services du ministère des Finances et du budget. Le reste est passé par le ministère de la Santé et de l’Action sociale qui a reversé les contributions aux finances. Les donateurs ajoutent nos confrères ont contribué, au niveau national, à hauteur de plus de 14 milliards francs CFA.

Propagation du Covid-19 dans la région de Dakar: les nouvelles mesures prises par les autorités administratives

http://www.dakarmatin.com/-En application des décisions prises par le ministre de l’intérieur par arrêté n°008582 du 04 avril 2020, portant prorogation de l’interdiction temporaire de manifestations ou de rassemblements, les mesures ci-après sont retenues par le gouverneur de la région de Dakar, dans le cadre de la lutte contre la propagation du Covid-19 dans la région de Dakar.

Il s’agit d’après le communiqué parvenu à la Rédaction de Actusen.sn, «d’une réorganisation des marchés en vue de la fermeture de commerces non essentiels et des marchés flottants, à la diligence des Préfets de département, en relation avec les maires et autres acteurs concernés ; du renforcement de la présence des forces de sécurité et de défense (Police-Gendarmerie-Armée) au niveau des lieux publics, notamment sur les plages et espaces de détente, en vue d’une application rigoureuse des mesures d’interdiction de rassemblement ; du renforcement du contrôle des véhicules de transport en commun, en vue du respect des mesures de réaménagements édictées par le ministre en charge des transports terrestres»

Dr Cheikh Sokhna: «Il y’a beaucoup de cas non détectés au Sénégal»

iGFM-(Dakar) Biologiste, épidémiologiste et Directeur des Recherches à l’Institut de Recherches pour le Développement (IRD), le Docteur Cheikh Sokhna, par ailleurs chef d’équipe à l’Institut Hospitalier Universitaire de Marseille dirigé par le professeur, Didier Raoult, affirme qu’il y’a beaucoup de cas qui échappent à l’évaluation des autorités sanitaires sénégalaises. Selon lui, il y a des personnes contaminées qui se promènent inconsciemment dans la société. Le proche collaborateur du célèbre infectiologue, Didier Raoult soutient que les autorités doivent procéder à un dépistage massif de la population pour circonscrire la propagation qui menace d’accélérer avec les cas communautaires. «100 ou 200 tests par jour, c’est minime pour espérer circonscrire la propagation rapidement», a-t-il expliqué dans un entretien accordé à iGFM.

 Menaces des travailleurs de Sen’Eau

http://www.dakarmatin.com/Grogne chez les travailleurs de Sen’Eau. Si la société qui a gagné le contrat d’affermage de l’eau à la suite d’une âpre bataille procédurale ne bouge pas, elle sera paralysée dans les prochains jours. En tout cas, les travailleurs sont révoltés par le jeu de ping-pong dont ils font l’objet entre Sen’Eau et la SDE.

Ils courent toujours derrière le paiement des indemnités de congés et de déplacements que la SDE leur doit. Pourtant, lors de l’audience que le Président Macky Sall avait accordée aux délégués des syndicats, il avait demandé à Sen’Eau de payer ces indemnités qui seront défalquées sur sa dette contractée à la SDE.

Malgré les démarches des syndicats, Sen’Eau dit attendre une notification de cette décision du chef de l’Etat par le ministre de l’Eau et de l’Assainissement. Une notification qui tarde à tomber. Les syndicalistes de la société, qui se sont réunis deux fois, exigent le règlement des indemnités de congés et des reliquats sur les déplacements ainsi que les heures supplémentaires

Restons avec les travailleurs de Sen’Eau qui menacent d’entamer un mouvement d’humeur dans ce contexte de lutte contre la pandémie du coronavirus. Le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, est également dans le viseur des travailleurs.

Il lui est reproché d’avoir classé le dossier alors que Sen’Eau n’a pas respecté ses engagements d’ouvrir des négociations sur la finalisation de l’acquisition des actions allouées aux travailleurs de l’ex-SDE. En tout cas, le manque d’eau dans ce contexte de pandémie du Covid19 ne fera qu’aggraver la propagation du coronavirus dans le pays, surtout à Dakar qui en est l’épicentre.

 Covid19: Birahime Seck soutient l’ordonnance sur l’aménagement des mesures dérogatoires au licenciement et le Gouverneur de Tamba

http://www.dakarmatin.com/En Conseil des ministres mercredi dernier, au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a examiné et adopté le projet d’ordonnance n° 001-2020, aménageant des mesures dérogatoires au licenciement et au chômage technique durant la période de la pandémie du COVID-19.

Le ministre du travail Samba SY, ce matin, a fait savoir que l’ordonnance interdit durant la pandémie du covid 19 et dans les limites du temps de la loi d’habilitation tout licenciement autre que celui motivé par une faute lourde du travailleur. Ou encore l’obligation pour l’employeur afin d’éviter le chômage technique, de rechercher avec les délégués du personnel des solutions alternatives telles que la réduction des heures de travail, le travail par roulement, l’anticipation des congés payés, le redéploiement du personnel, le travail à temps partiel.

Enfin, la garantie d’une rémunération pour le travailleur en chômage technique qui ne saurait être inférieur ni au Smic, ni à 70 % de son salaire moyen net des trois derniers mois d’activité en contrepartie de mesures d’accompagnement de l’État au profit de l’employeur et l’obligation pour le travailleur en chômage technique, de rester à la disposition de l’employeur pour d’éventuels travaux ponctuels. Si cette loi indispose certains patrons, le coordonnateur du Forum civil la soutient. Selon Birahime  Seck, cette loi est légitime.

Covid à Tamba 

Ce n’est pas tout. Il a aussi tenu à féliciter le Gouverneur de Tambacounda qui a, avec l’apparition de premier cas de Covid à Tamba, mis 334 personnes contacts en confinement et durci les mesures. M. Mamadou Oumar Baldé, avait pris des mesures draconiennes au jour même de l’apparition du 1er cas de covid-19. Des mesures qui ont eu le mérite de plaire à Birahime Seck qui a félicité ce dernier. « Félicitations au Gouverneur de la région de Tambacounda qui s’assume et connaît bien son rôle dans la lutte contre le Covid-19 », a t-il écrit.

Coronavirus au Sénégal: grosse inquiétude sur la prochaine campagne agricole liée au risque élevé de raréfaction des engrais

https://actusen.sn/Décidément plusieurs secteurs d’activité et industriels risquent de voir leur chaine d’approvisionnement perturbée. Et c’est le cas de la prochaine campagne agricole. Selon SourceA dans sa livraison de ce samedi, les autorités sénégalaises, qui prennent très au sérieux la baisse de la production des engrais sur le marché international, craignent que les opérateurs privés, qui se chargeaient de trouver la denrée, puissent en être capables.

Pour cause, explique le journal, les plus gros fournisseurs de notre pays en engrais, en l’occurrence la Chine et l’Italie, sont touchés de plein fouet par le Coronavirus. Nos confrères d’ajouter que ce risque de pénurie d’engrais sur le marché international est pris très au sérieux au sommet de l’Etat. Ce, au moment où certaines Organisations internationales comme la Fao ont, déjà, alerté les pays africains surtout sur une pénurie alimentaire qui découlerait des conséquences de la pandémie du coronavirus.

DJIBRIL SAMB, PHILOSOPHE: «Les Africains possèdent une résilience inouïe,et peuvent se remettre de tout»

http://lesoleil.sn/En mode auto-confinement philosophique dans son jardin à Bango à Saint-Louis depuis sa retraite à l’université – et donc bien avant l’épidémie de coronavirus qui ébranle actuellement l’humanité – Djibril Samb continue de jeter un regard lucide sur l’actualité. Dans la pure tradition stoïcienne, le philosophe juge « absurde » de se représenter ce virus, un « quelque chose qui passe son chemin », comme une malédiction. Que l’humain se sent menacé ou pris au piège, qu’il fait ce qu’il faut pour se dégager comme il peut. Soit ! Mais pour le philosophe, « dans l’empire du quelque chose, l’humain, en tant que quelque chose vivant, n’a pas de position privilégiée ».

Que pense le philosophe de ce temps du coronavirus ?

Surtout pas qu’il serait une malédiction. Le coronavirus est un virus qui, comme tous les virus, a besoin d’un hôte (ou réservoir) pour mener son travail de réplication. En l’espèce, il s’agit d’un virus pathogène découvert, semble-t-il, en 2019 sous l’appellation 19-nCoV (2019 nouveau coronavirus) puis sous celle de Covid-19 (Coronavirus Disease 2019), à Wuhan en Chine. L’animal-hôte de ce virus, du moins le principal, serait le pangolin (ou Manidae, son nom scientifique), car il pourrait être abrité aussi par les chauves-souris ou les serpents notamment. Le pangolin appartient à une famille de mammifères, qui existe aussi en Afrique, en particulier dans le Kasaï, chez les Lele, en République démocratique du Congo où sa consommation est documentée dans un cadre crypto-religieux ou crypto-rituel. Voilà quelque chose qu’il faut bien garder à l’esprit, surtout dans cette région. Nous avons beaucoup d’études sur la question dans l’excellente revue Systèmes de pensée en Afrique noire (SPAN). Qu’il me suffise de citer l’article synthétique de Luc de Heusch, « La capture sacrificielle du pangolin en Afrique centrale », SPAN, vol. 6, 1984, p. 131-147, qui montre bien dans quelles conditions et avec quelles représentations il est utilisé dans l’alimentation du groupe.

Ceci étant, le modus operandi d’un virus consiste à pénétrer dans la cellule et à s’y incruster pour en prendre le contrôle en vue de se répliquer en se servant du matériel génétique de celle-ci. Ce processus entraîne plus ou moins rapidement l’étiolement puis la destruction du système immunitaire, celui de l’humain en l’espèce. La pénétration du virus dans l’hôte peut emprunter plusieurs voies : respiratoire, sanguine, digestive, sexuelle, excrémentielle possiblement, ou l’occasion d’une greffe ou même d’un accouchement.

Maintenant, il faut savoir que ce n’est ni la première ni la dernière fois que l’homme sera confronté à des virus dangereux (car tous ne le sont pas), c’est-à-dire pouvant entraîner des pathologies plus ou moins graves. En effet, les virus, depuis plus de trois milliards d’années, trouvent abri dans le « quelque chose vivant ». La question de savoir si le virus est un vivant ou non reste cependant en discussion. Quoi qu’il en soit, retenons que nous sommes dans l’environnement ordinaire du monde, où il se passe toujours quelque chose à la lumière des lois immuables qui le gouvernent. Pour autant, savons-nous ce qu’il adviendra de telle ou telle invasion virale ? Nous ne savons toujours pas de façon apodictique la cause de la disparition des dinosaures, il y a environ 66 millions d’années. Une météorite ou un astéroïde sont-ils seuls en cause ? Des secousses volcaniques ? Des changements climatiques ? Peut-être d’autres facteurs beaucoup plus insidieux, comme des virus ? Peut-être s’agissait-il plutôt d’une concaténation (au sens purement latin d’enchainement) de causes coopérantes, comme disent les stoïciens.

Au total, si on acceptait l’expression « temps du coronavirus », on dirait qu’il reste le temps du quelque chose, le temps lui-même étant bien évidemment quelque chose.

Êtes-vous surpris par la panique – une panique plus contagieuse que le virus – qui s’est emparée simultanément de toute la planète ?

« Surpris » n’est peut-être pas le mot que j’emploierais, en pensant à ce bon monsieur Littré qui, en de certaines circonstances, lui préféra « étonné ». Mais c’est pour une raison platonicienne que je préférerais m’en étonner plutôt, car dans le Théétète, Platon (et, à sa suite, Aristote) assigne à la philosophie l’étonnement comme source, parce qu’il ouvre droit au questionnement. D’abord, y-a-t-il « panique » ? Le substantif, selon la 9e édition du Dictionnaire de l’Académie française, se définit ainsi : « Frayeur intense, soudaine et irraisonnée, souvent collective ». Je parlerais plutôt de peur, « cette émotion pénible que produit la vue ou la conscience d’un danger », que celui-ci soit réel ou imaginaire. Elle est certes inégale, mais bien réelle. D’ailleurs, la peur est toujours à interpréter, en première intention, comme une réaction d’autodéfense individuelle ou collective. En l’espèce, les deux se conjuguent. Cependant, les États, qui ont en charge le destin des peuples et des nations, semblent avoir pris la mesure du péril et s’efforcent de le contrer avec les moyens scientifiques, techniques, paramédicaux et médicaux actuellement disponibles ou susceptibles de l’être à plus ou moins brève échéance. C’est une lutte sérieuse, mais que l’humain peut remporter – qu’il remportera sûrement.

Le caractère quasi mondial du branle-bas s’explique par le fait qu’il s’agit, strictement, d’une pandémie, c’est-à-dire, suivant l’Académie, une « pathologie qui s’étend à tout un continent, voire au monde ».

L’humanité a été confrontée à beaucoup de pandémies durant l’Histoire. Comment expliquez-vous les mesures drastiques (confinement, état d’urgence, arrêt de l’activité économique…) notées un peu partout dans le monde ?

Être confronté à diverses menaces fait partie, en effet, de l’humaine condition aux époques proto et préhistoriques comme aux premiers balbutiements de l’histoire, et encore de nos jours, bien entendu. Il n’en ira jamais autrement. « Vivre, ai-je écrit, c’est résister, persévérer pour durer » (Quand philosopher c’est vivre, 2019). Les États, émanation des nations et des peuples, sont instruits par l’expérience. Toutes les mesures, qu’ils prennent, obéissent à la rationalité suprême en quoi consiste la sauvegarde des peuples qui sont les acteurs par excellence de l’économie. Il n’y a pas « arrêt », mais seulement ralentissement des activités économiques, ce qui, à moyen terme, sera un gage de leur reprise plus ordonnée et certainement plus efficace, lorsque le temps du monde, après cette bruyante tempête, redeviendra plus clément.

Sans doute les hommes apprennent-ils, directement ou indirectement, des expériences du passé, qui furent parfois terribles, tant certaines épidémies se montrèrent ravageuses d’humains. En 430 avant J.-C., une terrible peste menaça l’existence même de la brillante civilisation grecque et emporta son stratège, l’illustre Périclès. Plus proche de nous, en 1918, la « grippe espagnole » fit près de 20 millions de victimes, c’est-à-dire autant que la Première Guerre mondiale (A. Prost, in The Cambridge History of the First World War, 2014). Les gouvernements ont certainement à l’esprit ces inoubliables enseignements de l’histoire des pandémies et de leurs funestes conséquences. Ce faisant, quoi qu’on leur reproche sur le détail de leurs plans de riposte, on ne peut que les encourager puissamment à contrer ce terrible fléau. Aussi bien est-il nécessaire que la société tout entière resserre les rangs autour de la puissance publique en vue de résoudre ce qui apparaît désormais comme l’obstacle principal à la marche collective vers une autre étape destinale, que je veux espérer, pour un temps tout au moins, meilleure. La force de la condition humaine consiste à savoir muer les épreuves en expériences, et celles-ci en enseignements, pour surmonter ses limites en les transformant en défis à relever.

On a l’impression d’assister à un coup d’arrêt brutal de la mondialisation (fermeture de frontières, suspension des liaisons aériennes…). Est-ce le signe que celle-ci (la mondialisation) n’est pas finalement la « fin de l’Histoire »? 

La seule fin possible de l’histoire, c’est l’extinction de l’humaine condition. La mondialisation est une réalité économique et financière objective qui échappe à la volonté des États et des autres acteurs de l’économie et de la finance mondiales. Toutefois, l’action et l’interaction des États ne peuvent manquer d’avoir des retentissements, relativement limités il est vrai, sur le fonctionnement de l’économie capitaliste à l’échelle mondiale. En fait, toutes les mesures que vous citez ont, certes, pour but de sauver les populations, mais leur fin reste la sauvegarde de l’économie mondiale, et plus précisément du capitalisme financier, tête de file de l’économie de marché, laquelle, en toutes circonstances, dicte sa loi au monde, et d’abord aux États.

Quant à la notion de « fin de l’histoire », introduite dans la philosophie par Hegel dans La phénoménologie de l’esprit, elle a été interprétée diversement par Kojève, Derrida et quelques autres, jusqu’à Fukuyama qui, lui, l’a fait découvrir dans une version populaire au grand public. Quoi qu’il en soit, la notion de « fin de l’histoire » m’apparaît comme d’ordre théologique, introduite presque subrepticement dans la pensée contemporaine, alors qu’elle file tout juste le thème de la « fin du monde », venu du fond des âges. L’histoire, ainsi que je l’évoque souvent dans mes méditations (L’heur de philosopher la nuit et le jour, t.1-4), est connaissance et non pas science. Elle n’obéit donc pas à des lois, si bien qu’elle ne s’achemine vers aucune fin. Elle est toujours à la croisée des chemins, perméable à tous les possibles, échappant ainsi à toute prédictibilité. Il faut avoir abandonné radicalement toute perspective téléologique pour comprendre cette vision de l’histoire.

Dans les conditions que voilà, la mondialisation n’est la fin de rien. Elle est un état du monde, un état transitoire, tel qu’il résulte des forces et des contradictions qui le structurent depuis la révolution industrielle.

Je le rappelle, notez-le bien : l’idée de « fin de l’histoire » est une reprise, plus ou moins élaborée, des mythes nés de et dans la jeunesse primitive des premiers peuples sur la fin du monde, qu’on retrouvait déjà, à l’échelle cosmique, par exemple chez les stoïciens, que j’ai étudiés toute ma vie. Nous avons de qui tenir, vous savez…

Avec la peur de la contamination, la distanciation sociale est devenue la règle. L’homme devient une menace (un loup) pour son prochain. Quelles conséquences cela risque d’avoir sur le lien social après la pandémie ?

La « distanciation sociale », comme on dit maintenant, est une règle plutôt technique de comportement social par temps de crise de cette sorte. Je ne saurais dire si, à l’échelle du Sénégal, elle est d’application totale ou seulement partielle et sectorielle, notamment dans le monde rural. Aura-t-elle des incidences significatives sur le comportement de la population générale au bout de quelques mois seulement ? Il faudrait qu’elle ait eu le temps de s’incruster profondément et que certaines « métastructures » comme la famille, et même bien d’autres structures ou institutions, aient changé. Je crois que d’ici là le mal aura peut-être été vaincu. Les Africains, en particulier, possèdent une résilience inouïe, et peuvent se remettre de tout. Leur culture est puissante, quasiment indéracinable, ce qui me paraît à la fois fascinant et inquiétant. Je présume donc que la période « postpandémique » signera un retour à la normale. En tout état de cause, les sociologues de terrain pourront toujours étudier la question et nous édifier. Au surplus, toute société, devant des changements qualitatifs, doit, tel un organisme vivant, s’adapter ou périr. Par ce côté, Aristote a raison, la société est un fait de nature. L’adaptabilité est la condition première et ultime de la survie et du progrès humains.

À la lumière de votre philosophie sur la tilogie (réflexion sur le quelque chose), quels enseignements peut-on tirer de cette situation où on voit l’homme (qui croyait avoir dompté la nature) ébranlé par un autre vivant infiniment petit (le virus) ?

Contrairement à toutes les philosophies qui l’ont précédée, mais dont elle est l’aboutissement en un certain sens, la tilogie a surmonté toute tentation anthropocentrique. Dans l’empire du quelque chose, l’humain, en tant que quelque chose vivant, n’a pas de position privilégiée. C’est un vivant parmi les vivants, au sein desquels aucune tête ne dépasse, dans le sens où la Charte du Mandé pose comme son fondement la proposition absolument lumineuse : « Toute vie vaut une vie », ce qui ne fait sens qu’à condition d’être entendu ainsi : « Tout vivant vaut un vivant ». Cela signifie très concrètement que lorsque l’humain se met au-dessus des autres vivants, c’est parce qu’il fait abstraction de leur « étantité » propre, si on me permet d’emprunter le lexique heideggérien. Mais les « quelque chose », vivants ou non, à la manière des étants d’Héraclite, sont à la fois en opposition et en attraction. C’est pourquoi le quelque chose viral attaque l’humain, et celui-ci, à son tour, tente de l’éliminer. Ainsi est le quelque chose, qu’il passe son chemin, que l’humain se sent menacé ou pris au piège, qu’il fait ce qu’il faut pour se dégager comme il peut. Le quelque chose humain réussit bel et bien à utiliser les forces de la nature à son propre service, mais il n’en demeure pas moins que la Nature manifeste son irréductible « étant-là », qu’il ne faut surtout pas confondre avec le Dasein de Heidegger, lequel Dasein, pour aller très vite, désigne l’étant humain situé dans un temps et un espace définis.

Quant au virus, qui est effectivement si petit qu’il n’est guère visible au microscope électronique (mais on sait aujourd’hui qu’il en est de taille plus respectable), à l’exception du MET (microscope électronique à transmission), il est présent dans le vivant depuis un peu moins de quatre milliards d’années. Il est donc beaucoup plus ancien que l’humain, qui est un vivant récent. C’est nous qui avons trouvé les virus sur terre, non le contraire. C’est absurde de se les représenter comme une malédiction, puisqu’ils ont précédé l’humain de quelques milliards d’années. Leur taille est dépourvue de signification particulière, même si certains, sur un mode purement émotif, croient pouvoir s’en servir dans leurs élucubrations pseudo-théologiques. La nature, selon le mot d’Engels, doit toujours être considérée « sans addition étrangère », du moins pour l’homme de science ou de réflexion.

Pourrait-on alors dire qu’il y aurait comme une sorte d’apparentement entre les virus et l’homme ?

Tout d’abord, partout où se trouve un humain, il coexiste avec une quantité extraordinaire de virus. Vous comme moi, comme chaque être humain, transportons individuellement environ 3000 milliards (legite quamlibet : 3000 milliards) de virus, si je puis dire par devers lui. Si le virus n’a pas bonne presse, il n’en est pas moins vrai qu’il n’y a qu’un nombre limité de virus pathogènes. La plus grande partie des virus non seulement ne nous infecte pas, mais encore nous protège. Parmi eux se trouvent des virus bactériophages extrêmement bénéfiques pour l’organisme humain.

Laissez-moi, ensuite, vous dire que 8 à 10% du patrimoine génétique de l’homme sont l’héritage des rétrovirus et non des vertébrés, qui sont nos ancêtres. Ce sont des virus endogènes. C’est pourquoi commence à se développer une branche de la virologie, qu’on appelle paléovirologie. Certains gènes humains essentiels, la syncytine 1 et 2, qui interviennent de manière décisive dans la formation du placenta, sont une émanation des virus endogènes (v. B. David,  »Intégration des rétrovirus dans le génome humain : fonctions et évolution », 34e journée du GAICRM, 2011, Drôme, France). Ainsi est le quelque chose, dans son unité foncière et dans sa diversité essentielle, que rien ne lui échappe parce qu’il est, à la fois, l’un et le multiple, le dedans et le dehors, le haut et le bas, la vie et la mort, le fini et l’infini, l’être et le non-être.

Pensez-vous, comme Jacques Attali, que cette crise planétaire est annonciatrice de grands bouleversements politiques ?

Je ne puis commenter ce propos, car j’en ignore le contexte, et je n’ai lu aucune des publications de cet auteur pour comprendre son mode de penser, et même simplement son langage. En revanche, je puis dire ceci : sauf à confondre le rôle d’un vaticinateur avec celui d’un penseur, et spécialement d’un philosophe, il est certainement prématuré de « prédire » les conséquences politiques d’une pandémie. La pandémie n’en est encore qu’à ses débuts, et nous ignorons tout de l’ampleur qu’elle prendra, des conséquences qui en résulteront sur les plans économique, démographique et sanitaire, des relations entre États, et de ses retentissements sur le fonctionnement de l’État en général. En tout cas, de ce que j’en sais, il n’existe pas de déterminisme entre une crise sanitaire et l’organisation politique de la société, dont l’État constitue le concentré. La grippe espagnole, qui fit 20 millions de morts, comme je vous l’ai dit, n’a pas laissé le souvenir de « bouleversements politiques ». Il me paraît très improbable que la pandémie actuelle atteigne un tel sommet. De toute façon, vous le comprenez bien, l’histoire n’est pas un domaine prédictible, pas plus que la politique, cet art étrange qui combine à merveille, comme l’a montré Machiavel dans Le prince, la force et la ruse (le lion et le renard). Propos recueillis par Seydou KA

Coût du dépistage du Coronavirus, que cache Macky Sall Par Guy Marius Sagna

Je commence par la bonne nouvelle.

Je me félicite des mesures prises par le président Macky Sall consistant à :

1- interdire le recours au licenciement pendant le coronavirus. Le seul licenciement permis est celui pour  faute lourde
2- obliger l’employeur à rechercher avec les délégués du personnel des solutions alternatives au chômage technique
3- garantir une rémunération pour le travailleur en chômage technique qui ne saurait être inférieur au  SMIC ni à 70% de son salaire moyen
Et cela s’applique à toutes les mesures de licenciements et de chômage technique intervenue à partir du 14 mars 2020.
Je rappelle qu’en date du 8 mars 2020, le FRAPP a fait un communiqué intitulé « HALTE AU PATRONAT VIRUS ! » où il attirait l’attention sur la vague de licenciements et de mises en chômage technique. Le FRAPP demandait au président de la république :
« – d’interdire tous licenciements pendant toute la période que va durer cette pandémie du coronavirus au Sénégal
– de rendre nul et de nul effet les licenciements et chômage technique entrés en vigueur pendant la pandémie du coronavirus
– d’interdire toute expulsion de locataire pendant toute la durée de la pandémie au Sénégal »
Cela est tout simplement la preuve que nous devons refuser tout confinement de notre  esprit critique pendant cette période de coronavirus. Oui, même pendant le coronavirus « seule la lutte libère ».
Ce n’est pas fini. Il s’agit de se battre pour le respect de ces mesures. C’est aussi cela la lutte contre le coronavirus.
La mauvaise nouvelle maintenant.
L’agent de sécurité qui était en faction à Médis Sénégal quand le FRAPP est allé à la rencontre des 317 travailleurs a été jeté à la rue. C’est inhumain! Je sollicite la solidarité de tous à l’endroit de ce père de famille dont le seul crime a été d’être au mauvais endroit au mauvais moment. Prenez vous en au FRAPP et laissez donc les innocents en paix!
Enfin, faisons un petit calcul!
Si le dépistage du coronavirus coûte 50.000 FCFA, avec 100 milliards on dépiste 2 millions de sénégalais. Les pays qui résistent avec succès au coronavirus sont ceux qui dépistent le plus et qui traitent les infectés de coronavirus au plus tôt. Ce que j’appelle la stratégie des 2T:
-Tester beaucoup
– Traiter au plus tôt
Par transparence, Macky Sall doit dire aux sénégalais combien coûte le test au coronavirus. Nous avons le droit de savoir, il a l’obligation de nous informer.
Je demande au président Macky Sall de dépister au moins 5 millions de sénégalais.
Je lui demande aussi de nationaliser dans les meilleurs délais Médis Sénégal avec l’État comme actionnaire majoritaire et le capital ouvert à des privés nationaux.
Enfin, tout cela a besoin d’argent. C’est pourquoi je persiste et je signe: il faut supprimer le Hcct et le conseil économique social et environnemental (Cese).
Une autre bonne nouvelle.
Nos compatriotes tailleurs font un excellent boulot. Eux aussi ils rendent justice de la plus belle manière le propos du FRAPP « Doomi réew moy tabax réew ». Hier j’étais chez l’un d’eux, Cheikh Mbacké Design. Avant hier j’étais chez Demba Gueye. Demain je suis invité chez Rose Samb. Je vous admire toutes et tous.
Contre le coronavirus
Contre le coloniavirus
Ensemble nous vaincrons

MACKY SALL SAUVE LES 13 ETUDIANTS SENEGALAIS DE WUHAN

Mais, c’est dès l’aube de cette crise que le Président Macky Sall avait pris la décision ferme d’écarter tout rapatriement des 13 étudiants sénégalais vivant à Wuhan épicentre de l’épidémie. Pourtant, aux mêmes moments, la France, l’Italie, l’Espagne, les Usa, l’Algérie et d’autres pays envoyaient des vols en Chine, pour rapatrier leurs citoyens. L’opinion publique sénégalaise n’avait pas compris cette décision pourtant intelligente et responsable, du Chef de l’Etat. Les critiques ne manquaient pas. Aujourd’hui, le constat est unanime : le Président Macky Sall a encore raison de n’avoir pas rapatrié ces sénégalais. Mieux, il a sauvé ces étudiants, qui, mêmes en bonne santé, courraient le risque d’attraper le virus au cours de leur rapatriement au niveau des aéroports ou des avions. Comme c’est le cas des sénégalais rapatriés récemment des Etats-Unis. De ce point de vue, le Président de la République a réussi la gestion de cette crise, dès le début. Les familles de ces 13 étudiants sénégalais de Wuhan, qui craignaient pour leurs enfants, doivent aujourd’hui s’estimer heureuses, en se rendant compte de l’erreur qui allait être commise si le rapatriement avait été effectué. Car, aujourd’hui, la vie a repris à Wuhan et en Chine de manière générale, alors que le Sénégal continue de traquer le virus dans un état d’urgence sous couvre-feu.

Ensuite, le Président a déployé un plan de protection du territoire national par des mesures d’isolement de tout risque : fermeture des frontières, interdictions des mouvements, de rassemblements, état d’urgence et couvre-feu. Il a été heureux alors de remarquer l’adhésion totale de l’ensemble des chefs religieux du Sénégal et des populations ensuite, aux mesures prises par le Président de la République autour de qui, tout le peuple s’est retrouvé.

S’en suit le Programme de Résilience Economique et Sociale (PRES) qui puise toute sa pertinence dans la vision humaniste du Président de la République.

Le Président a voulu renforcer les capacités du système de santé tant dans ses ressources humaines que son plateau technique. Un fonds estimé à 64,4 milliards F Cfa, a été dégagé pour la prise en charge efficace de toutes les charges liées à la riposte médicale. En plus d’être conscient et sensible des efforts immenses déployés par le personnel soignant qui est en train de mener la guerre, le Président de la République a aussi estimé que, le meilleur soutien qu’il peut apporter à ces braves travailleurs de la santé, c’est la mise à leur disposition de tous les moyens nécessaires pour un accomplissement parfait de leur mission. Il s’agit là de bâtir, un véritable plan de protection médicale en faveur des populations face à ce virus agresseur.

Toujours au service des populations, le PRES, dans sa seconde phase, met l’accent sur les besoins vitaux des Sénégalais. Ainsi, il a été décidé «le paiement des factures d’électricités des ménages adonnées dans la tranche sociale pour un bimestre à hauteur de 15,5 milliards F Cfa, touchant environ 975.522 ménages ». Cette bonne nouvelle, les consommateurs l’attendaient depuis l’annonce des restrictions. En outre, «3 milliards F Cfa ont été dégagés pour la prise en charge des factures d’eau de 670.000 ménages abonnés de la tranche sociale, pour un bimestre ». A la place des familles, Macky Sall a décidé de payer les factures d’eau et d’électricité.

En faveur des chefs de famille en quête d’assurance, il dégage «69 milliards, au lieu des 50 initialement prévus, pour l’achat de vivres au bénéfice d’un million de ménages éligibles». Aux Sénégalais de l’extérieur, il octroie 12,5 milliards d’aide. Le Président offre des vivres pour secourir les chefs de famille qui subissent les conséquences de cette crise qui a drastiquement réduit leurs pouvoirs d’achat. Ces mesures sociales sont inédites au Sénégal.

Le Président de la République a suffisamment montré que le bien-être des populations est son souci majeur. Il n’est pas à son premier coup d’essai. La Couverture Maladie Universelle, la Bourse familiale, la gratuité de la Césarienne, etc., attestent de l’attachement du président Macky Sall aux valeurs humanistes et à l’épanouissement des sénégalais.

En prenant ces décisions aux conséquences sociales non négligeables sur les finances publiques, le Président Macky SALL a voulu protéger aussi bien les Femmes, les Jeunes, les chefs de foyers mais aussi le travailleur et l’entreprise. Ne vient-il pas alors de prouver que le Citoyen est au centre de son action politique.

A propos de l’Entreprise, le président s’est dit préoccupé par la «stabilité macroéconomique et financière pour soutenir le secteur privé et maintenir les emplois à travers un programme d’injection de liquidités assorti de mesures fiscales et douanières». Quelle ambition ! Les 302 milliards consacrés au paiement dus aux fournisseurs de l’Etat, permettront d’assurer la pérennité du service public. Car, ce sont ces fournisseurs qui permettent à l’Administration d’être opérationnelle et pérenne. Cette décision de l’Etat va renflouer les fournisseurs pour qui, sans ce soutien, auraient des contraintes dans leur fonctionnement.

Pour aider le travailleur et préserver son emploi, le Président dira : «Ces dernières (les entreprises) s’engageront à maintenir les salaires. Une enveloppe de 100 milliards sera spécifiquement dédiée à l’appui direct des secteurs de l’économie les plus durement touchés par la crise, notamment les transports, l’hôtellerie mais également l’agriculture ». 200 milliards seront aussi consacrés aux entreprises affectées par la crise.

Ces mesures d’une haute portée sociale, permettent de sauvegarder les emplois dans les entreprises affectées par l’arrêt de la productivité. Elles vont aussi générer une stabilité dans l’entreprise et susciter un climat de confiance.

D’ailleurs, le remboursement des crédits de TVA décidé par le Président, facilitera la gestion des trésoreries des entreprises qui seront soulagées. Toujours par souci de préserver des emplois, le Président Macky Sall a décidé «des remises et suspensions d’impôts … accordées aux entreprises qui s’engageront à maintenir leurs travailleurs en activité pour la durée de la crise, ou à payer plus de 70% du salaire des employés mis en chômage technique pendant cette période ».

Pour permettre un allègement dans la gestion des entreprises, il a décidé d’accorder aux PME/PMI dont le chiffre d’affaires est inférieur ou égal à 100 millions de francs CFA, un différé de paiement d’impôts et taxes jusqu’au 15 juillet 2020. Cette mesure touche aussi les entreprises évoluant dans les secteurs comme le tourisme, la restauration, l’hôtellerie, le transport, l’éducation, la culture et la presse.

Pour soutenir l’investissement, le Président a décidé d’une «prolongation du délai général de paiement de la TVA suspendue recouvrée par la douane et les services fiscaux de 12 à 24 mois ; ce qui représente un report de paiement de 15 milliards sur l’année 2020 ». En plus, il a annoncé une «remise partielle de la dette fiscale constatée au 31 décembre 2019, due par les entreprises et les particuliers, pour un montant global de 200 milliards » sans oublier la suspension annoncée du recouvrement de la dette fiscale et douanière des entreprises les plus affectées.

Après avoir exigé le paiement des salaires des employés ou de «plus de 70% du salaire des employés mis en chômage technique», le Président offre ensuite aux entreprises et aux personnes physiques qui ont participé au financement de la ForceCOVID19, la possibilité de déduire leurs dons «de leur futur résultat fiscal». Finalement, tout revient aux Familles, aux Travailleurs et à l’Entreprise. Puisque les donateurs ne perdent rien.

Il faut rappeler que le PRES vise à assurer la continuité du service public dans l’approvisionnement régulier du pays en hydrocarbures, en produits médicaux, pharmaceutiques, et denrées de première nécessité. Et, pour éviter la provocation d’une pénurie artificielle et d’une hausse indue des prix, le Gouvernement va veiller rigoureusement sur le marché. Il est alors hors de question que les populations qui, déjà vivent des moments difficiles, subissent l’oppression des commerçants véreux.

En toute responsabilité, le Président de la République s’est substitué aux Familles et à l’Entreprises pour aider, assister et accompagner le Travailleur, disons, le Citoyen tout court.

Les sénégalais devraient exprimer toute leur fierté d’être sous l’aile protectrice d’un Etat responsable qui, en plus de veiller sur sa sécurité, assure sa santé et garantit son bien-être.L’unité fait notre force, ensemble, nous relèverons tous les défis, la grâce de Dieu.

Polémique autour du nombre de sénégalais décédés dans la diaspora: Les explications de Moïse Sarr(Secrétaire d’État chargé des sénégalais de l’extérieur)

https://www.dakaractu.com/-Le secrétaire d’État chargé des sénégalais de l’extérieur, Moïse Sarr, a tenu à éclairer l’opinion publique sur la polémique autour du nombre de sénégalais décédés des suites du coronavirus à l’étranger. Selon lui, son département doit détenir des « éléments fiables et concrets » pour pouvoir communiquer sur le nombre réel de décès.

« Quand on nous signale un mort, le consulat saisit en premier, soit les autorités municipales, soit administratives de la  localité avant de procéder à une vérification », explique Moïse Sarr au micro de la Rfm.

Il précise toutefois, que communiquer sur un genre de mort qui par la suite s’avère être faux serait un véritable choc pour la famille concernée. Raison pour laquelle, dit-il, il faut minutieusement procéder à une vérification et obtenir un certificat de décès pour pouvoir informer « juste et vrai ».

Selon le secrétaire d’État chargé des sénégalais de l’extérieur, il est inutile « d’installer la polémique » en de pareilles circonstances. Le plus important est de « compatir, soulager, assister et accompagner les familles qui sont en situation de deuil ».

Traitement du Covid-19: La solution africaine? Par Alioune Aw

Ala date du 6 avril 2020, dans le monde, on compte 1.288. 080 cas confirmés, 272.009 cas guéris et70.567 décès. Le bilan de la pandémie de Covid-19 sur le continent africain à la même date se présente comme suit : 9435 cas confirmés, 837 guéris et 445 décès. A l’état actuel, il n’existe pas de médicament spécifique ou de vaccin permettant de la prévenir.

Dernièrement, le magazine «Science», a recensé plus de 130 essais thérapeutiques actuellement en cours à travers la planète. Aujourd’hui, un débat mondial est en cours sur l’efficacité thérapeutique de la chloroquine associée ou non à d’autres molécules sur le Covid-19. Ledit débat a été posé et défendu par le Pr Didier Raoult microbiologiste à l’Institut Hospitalo-Universitaire ( IHU) de Marseille ,le 25 février 2020 .

Le protocole thérapeutique du Pr Raoult a bénéficié d’une très forte médiatisation qui a fini  de le propulser au-devant de la scène médiatique.

Cependant, une semaine avant la sortie du Pr Raoult, plus précisément le mardi 18 février 2020, deux éminents scientifiques de la République Démocratique du Congo ( RDC ) , les Pr Michel Balaka-Ekwalanga , immunologiste-virologue, membre de l’institut Pasteur et de l’équipe de recherche de l’université de Lumbumbashi et Philomene Lungu-Anzwal Biologiste avaient proposé un protocole combinant la chloroquine aux interférons pour combattre la maladie. Sans entrer dans un débat technico-scientifique (dont je me garderai de faire), je relève toutefois deux faits qui me paraissent importants :

-1) deux compatriotes africains, ont en premier, proposé le protocole à base de chloroquine avant le Pr Raoult mais à cause d’une faible couverture médiatique, rares sont aujourd’hui les personnes qui sont informées en Afrique et dans le monde de ce protocole ;

-2) les deux protocoles proposés sont à base de chloroquine, un dérivé du quinquina, une plante médicinale très répandue dans le continent et dont les vertus thérapeutiques ont été démontrées sur plusieurs pathologies. Aussi, devant cette course effrénée vers un médicament efficace contre le Covid-19, l’Afrique doit se solidariser et se positionner pour valoriser les inventions et innovations des chercheurs et inventeurs de notre continent en matière de médicaments. A ce titre, la mise en place d’un fond continental anti-covid-19 par l’Union Africaine est à saluer.

Le Centre Africain de Contrôle et de Prévention contre les maladies ( CDC/Afrique) , en relation avec l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI ) et l’African Regional Intellectual Property Organisation (ARIPO ) et tous les autres organismes africains qui s’occupent de propriété intellectuelle, se doivent d’assurer la protection des inventions relatives aux médicaments issus de la médecine et de la pharmacopée traditionnelles et dont la qualité, l’efficacité et l’innocuité sont prouvées. Le dynamisme des chercheurs africains n’est plus à démontrer dans ce domaine en plus des mémoires et thèses de doctorat.

L’Union Africaine doit soutenir fortement la Recherche et l’Innovation en dotant nos chercheurs de moyens adéquats et suffisants pour les appuyer dans leurs travaux tout en contribuant à la vulgarisation des résultats de recherche.

2/L’enjeu aujourd’hui, c’est d’amener les dirigeants africains à mieux prendre conscience de l’importance scientifique, économique et de santé publique des plantes médicinales dans les défis sanitaires. Il s’agit d’opérer un changement de comportement et d’attitude par une meilleure prise de responsabilités et une mutualisation des moyens. A l’heure actuelle, aucun traitement spécifique n’est disponible à l’échelle de la planète.

La flore africaine est riche et diversifiée et représente un énorme potentiel en termes de plantes médicinales, ouvrant ainsi des perspectives intéressantes pour la recherche et la mise au point de nouveaux médicaments tout en constituant une source d’informations précieuses pour la découverte de nouvelles molécules actives dans la prise thérapeutique des pathologies courantes en Afrique, épargnant des dépenses lourdes pour l’achat de médicaments (95% des besoins actuels).

Au-delà des Pr Michel Balaka-Ekwalanga et Philomene Lungu-Anzwal, d’autres chercheurs et inventeurs africains, proposent des recettes et des médicaments à base de plantes.

En lançant un appel pour solliciter la contribution de la médecine traditionnelle dans la riposte au coronavirus, l’OMS, réitère l’importance de celle-ci dans la réponse à apporter aux défis sanitaires de l’heure.

Face à la gravité de la situation, l’Union Africaine ne peut plus se permettre de perdre du temps. Si on considère que le continent africain n’a pas les mêmes moyens de lutte que l’Occident pour faire face à la pandémie, il y a nécessité de réunir les scientifiques africains pour apporter des réponses adaptées à nos réalités. Relever les défis sanitaires du continent ne sera pas facile tant que l’expertise, les solutions locales et endogènes ne seront pas privilégiées. Pour cela, il faudra soutenir une stratégie continentale globale et coordonnée.Mr Alioune Aw Ancien Coordinateur de la Cellule de Médecine Traditionnelle


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