Dossier Covid-19: Situation à la date du Jeudi 31 Avril 2020

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COMMUNICATION SUR LE COVID-19: 87% des Sénégalais pensent que le gouvernement dit toute la vérité à propos de l’épidémie de coronavirus

https://www.jotaay.net/Le groupe de réflexion à but non lucratif américain basé à Washington, DC «Center for Global Development» (Cgd) s’est intéressé à la gestion de l’épidémie de coronavirus au Sénégal. Notamment, le niveau de confiance des Sénégalais vis-à-vis des déclarations de leurs autorités sur la maladie. Selon une enquête réalisée par les experts, 86% des Sénégalais sondés font confiance à l’État, alors que 87% pensent sa communication véridique. Un chiffre important, loin de la paranoïa jugée irrationnelle de certaines sociétés occidentales.
La gestion de l’épidémie de coronavirus au Sénégal continue de susciter de l’intérêt à travers le monde. Longtemps décrit comme un bon élève au niveau mondial, le pays de la Teranga a vu les choses se compliquer ces derniers jours, avec en prime une augmentation exponentielle des cas de contamination. Ce qui n’a pas empêché le groupe de réflexion à but non lucratif américain basé à Washington DC «Center for Global Development» (Cgd) de s’intéresser au «cas Sénégal». En effet, à travers une enquête sur la gestion de l’épidémie de coronavirus au Sénégal, notamment le niveau de confiance des Sénégalais vis -à-vis des déclarations de leurs autorités sur la maladie, le Think-Tank américain a pu déterminer que les Sénégalais font très largement confiance aux autorités du pays quant à la gestion de l’épidémie.
Ladite enquête publiée sur «Harvard Dataverse», un référentiel de données de recherche de la prestigieuse université d’Harvard, montre que 86% des Sénégalais sondés font confiance à l’État alors que 87% pensent sa communication véridique. Pour arriver à ce résultat, Cgd renseigne qu’il a piloté l’enquête sur les téléphones portables auprès de plus de 1000 personnes au Sénégal, en partenariat avec le Centre de recherche pour le développement économique et social (Crdes).

Le tourisme à terre et les envois de fonds:2 gros problèmes

Pour commencer, Cgd, dont l’enquête a été menée entre le 7 et le 13 avril, explique pourquoi le choix du Sénégal. Selon le document parcouru par «Les Échos», le Sénégal est susceptible d’être fortement impacté par la crise du Covid-19. «Il a été l’un des premiers pays africains à détecter un cas (le 2 mars) et compte aujourd’hui des centaines de cas», note le rapport. Et d’ajouter : «7% de l’économie du Sénégal dépendent du tourisme international, qui a complètement cessé lors de la fermeture des frontières le 19 mars. Les envois de fonds des migrants représentent 9,3% du Pib, et les migrants sénégalais en Espagne, en France ou en Italie pourraient ne pas être en mesure d’envoyer de l’argent chez eux les prochains mois», explique le rapport d’enquête, qui comprend également des questions sur les impacts économiques de la crise, les mesures d’atténuation, la perception de l’action gouvernementale, l’éducation et la migration. «Nous utilisons des post-stratifications et des poids d’échantillonnage pour rendre notre échantillon représentatif de la population sénégalaise», note le document.

1/3 des sondés mangent moins depuis le début de la pandémie

Le rapport fait savoir que les Sénégalais souffrent économiquement. En effet, soutiennent les enquêteurs, 86,8% des répondants ont déjà signalé une perte de revenus. «Il y a une certaine variabilité dans ce chiffre avec les personnes pauvres, les personnes vivant en dehors de Dakar et les personnes ayant un faible niveau d’éducation plus susceptibles de déclarer une perte de revenu», reconnaît le rapport. Autre donnée collectée par le rapport : la sécurité alimentaire. À ce propos, le rapport indique que plus d’un tiers des Sénégalais sondés mangent moins depuis le début de la pandémie. «Nos données montrent que le nombre de personnes déclarant limiter la taille de leurs repas quatre à sept jours par semaine est relativement élevé, d’autant plus que la saison de soudure (juin-juillet) n’a pas encore commencé. Les personnes qui ont répondu avoir subi une perte de revenu sont 17% de plus, susceptibles de déclarer qu’elles limitent la taille de leurs repas», détaille le rapport qui a également collecté des données sur les prix des denrées alimentaires afin de suivre l’inflation dans les enquêtes de suivi. «Au départ, 45% des personnes interrogées se plaignent d’une augmentation du prix du riz (seulement 1% signale une baisse) et le nombre est plus élevé dans les zones rurales», ajoute le rapport.

72,5% de la population favorables à un isolement de deux semaines

Le rapport assure que presque tous les sondés ont entendu parler du coronavirus et les gens signalent une conformité élevée aux mesures prises par les autorités. «Près de 90% des personnes rapportent qu’elles ont cessé d’aller à la mosquée. Il s’agit de l’une des mesures les plus controversées prises par le gouvernement, qui a provoqué des manifestations à Dakar», note le rapport qui ajoute que 39% des répondants ont déclaré qu’ils portaient un masque, même si cela n’était pas recommandé lors de la collecte des données (le Sénégal a rendu obligatoire le port du masque à l’extérieur le 20 avril, après l’enquête sur le terrain). Ce que le rapport désigne comme un bon signe pour le Sénégal : «une forte adhésion aux mesures d’atténuation pourrait aider à ralentir la propagation de la maladie et éviter un blocage», estime-t-il. Les enquêteurs ont également demandé aux répondants s’ils seraient favorables à un isolement de deux semaines pour contenir la propagation de Covid-19. À ce propos, 72,5% de la population sont favorables à cette mesure, selon le rapport qui fait remarquer que le pourcentage de réponses favorables baisse de 19% pour les répondants qui déclarent une perte de revenu. «Ce qui suggère que l’expérience réelle d’une perte de revenu fait que les gens s’inquiètent des conséquences économiques du confinement, plutôt que de leur niveau de revenu».

L’accès à l’enseignement à distance est faible et également inégal au Sénégal

Si tel est le cas, une aggravation de la crise économique pourrait rapidement opposer l’opinion publique à un confinement, assure les enquêteurs. «La majorité de la population soutient également le gouvernement, 86% d’entre eux faisant confiance au gouvernement pour prendre soin de ses citoyens et 87% jugeant la communication gouvernementale véridique. Ces chiffres sont beaucoup plus élevés que les chiffres comparables recueillis dans une enquête en ligne auprès de 58 pays pour la plupart à revenu élevé (les chiffres étaient respectivement de 43 et 57% dans l’enquête)», note le rapport, indiquant que la fermeture des écoles réduit l’apprentissage et exacerbe les inégalités. «30% des enfants ne participent à aucune activité d’apprentissage. Et, bien que la plupart des enfants reçoivent le soutien de leurs parents pour continuer à apprendre, le soutien parental varie selon les niveaux d’éducation des répondants. L’accès à l’enseignement à distance est faible et également inégal au Sénégal», ajoute le document.

De nombreuses personnes ont quitté Dakar le mois vers les zones rurales

Sur les déplacements, le rapport note que des milliers de personnes ont déménagé temporairement dans les zones rurales. «Depuis le début de l’épidémie, les pays européens et les États-Unis ont vu des mouvements de population des grandes villes vers les zones rurales, ce qui a accru la propagation du virus et les systèmes de santé ruraux sursaturés. De même, de nombreuses personnes ont quitté la capitale Dakar le mois dernier et ont migré vers les zones rurales du Sénégal. Ces importants mouvements de population pourraient avoir contribué à la propagation de la maladie et risquer de saturer les systèmes de santé ruraux», dit le rapport qui finit par révéler avoir partagé le rapport avec le gouvernement sénégalais. «Nous espérons qu’il pourra contribuer à la réponse politique contre Covid-19», souhaite le rapport.Sidy Djimby NDAO

Lutte contre le Covid-19: 94 lits implantés au Hangar de l’Aérogare de Yoff

http://www.dakarmatin.com/Dans le cadre de la riposte contre le coronavirus, le ministère de la santé et de l’action sociale ne badine pas. Après avoir doté le centre de traitement de Dalal Jamm de 100 lits d’hospitalisation et de 11 lits de réanimations, Abdoulaye Diouf Sarr et ses services ont implanté 94 lits d’hospitalisation au Hangar de l’Aérogare de Yoff. Une manière singulière pour eux de résoudre une métastase qui commençait à inquiéter plus d’un et qui a trait au fait que les 514 lits ont été déjà occupés par les 550 patients en traitement, sur toute l’étendue du territoire national

 L’hôpital Fann au coeur du covid-19

http://www.dakarmatin.com/Les contextes mettent en lumière des hommes et des femmes qui sont longtemps restés dans l’ombre, guidés par les orientations de leur travail. A l’hôpital Fann, ils tiennent sur une ligne directrice : sauver des vies en cette période incertaine de propagation du coronavirus. La journée s’enchaîne à un rythme soutenu, on se prive aussi de sommeil, on corrige les procédures, on prend des risques pour soulager les personnes en détresse. C’est leur serment. Mais on le sait, il va leur falloir de la réserve pour poursuivre cette mission exaltante et périlleuse. Aux Maladies infectieuses de Fann, au Service de réanimation, l’horloge tourne au rythme des malades. Ici, plus de 70 malades y ont été internés avec quasiment une cinquantaine de guérisons. C’est une plongée dans le quotidien des agents en première ligne face à la pandémie du Covid-19.

COVID-ORGANICS/ LA PRÉSIDENCE MALGACHE: « Ce qui a été convenu avec le Sénégal et le Togo… »

Libération Sénégal online–Madagascar a envoyé comme don à la Guinée Equatoriale, 1,5 tonne de Covid-Organics, hier après-midi, à l’aéroport international d’Ivato. L’avion affrété par le gouvernement équato-guinéen va donc ramener le « tambavy » national CVO, remède présenté comme préventif et curatif contre le Covid-19. Mieux, un vol spécial en provenance de Guinée-Bissau doit atterrir aujourd’hui sur la Grande Ile, selon Rfi. Lors de son entretien avec Andry Rajoelina, révèlent nos confrères, Umaro Sissoco Embalo, le chef de l’État bissau-guinéen, a indiqué qu’« il pourrait récupérer les paquets à Madagascar et les distribuer aux membres de la Cédéao, c’est-à-dire 15 pays. Cela a déjà été convenu avec le Sénégal et le Togo notamment», précise la directrice de cabinet du Président malgache, Lova Hasinirina Ranoromaro.

Boly Ahmed Niang, surveillant du service des Maladies infectieuses :«Que les populations respectent les consignes sinon on risque de s’épuiser !»

Tout au début, on n’avait pas un protocole. Il y a toujours des différences qui font que dans chaque pays, les gens, de par leurs expériences, prennent les patients tels qu’on les voit et tels que les symptômes se présentent. Le Covid-19 d’amblée, nous nous sommes dit qu’il n’y a pas de traitement. Mais dès l’admission du patient, qu’on puisse voir de plus près les différents signes que le patient présente. C’est comme cela que nous avons essayé de prendre en charge les patients. Un patient qui vient, on le regarde, on l’ausculte, tout ce qui est nécessaire du domaine médical et on prend tous les symptômes que le patients pouvait présenter avant de rentrer.
Au début, tous les patients qui venaient c’est comme cela qu’on les suivait de près. Et à chaque fois qu’ils présentaient des signes, on était là pour pouvoir prendre en charge ce patient selon les symptômes qu’il présentait. Après une semaine, on se réunit en staff, les gens discutent pour voir est-ce qu’il ne faudrait pas prendre en compte le protocole. Ce qui nous a amené à prendre ce protocole. Mais au départ, pour nos premiers patients, les cinq ou six premiers, on était en observation. On les suivait de près et puis on essayait de mettre le traitement symptomatique en fonction des signes. Et pourtant, cela réussissait. C’est vrai qu’on n’avait pas un cas grave.
Mais quand on parle de cas grave, nous en tant qu’acteurs de la santé, c’est à partir des signes qui nous le montrent. Par exemple, un patient peut se présenter avec une déficience respiratoire et d’autres signes qui pourraient peut-être nous laisser plus de vigilance de telle sorte que ce patient nous le considérons comme cas à observer de près. C’est ce qui nous a poussés à prendre au fur et à mesure, lors des staffs, des décisions qui ont porté des fruits.
Très sincèrement, on a tous les moyens quelque part en surnombre parce que, après Ebola, nous avons gardé beaucoup de matériels dans le service pour attendre d’autres épidémies qui pourraient survenir. Nous avions un stock, mais en dehors de ce stock, il y a le Cous qui était en appoint à chaque fois qu’on fait un bon de commande. Dans l’organisation, ce sont des équipes qui roulent et quand elles viennent faire les prélèvements, elles font le traitement des patients par la méthode de la donation directe observée.
On veut qu’à chaque fois qu’on sera face à ce patient, on lui donne, on attend de voir nous-mêmes si le patient a pris, et puis les «compte-sang» sont pris, on les envoie par un système qui nous permettrait de les avoir dehors par le biais d’un appareil qu’on a mis à l’intérieur qui permet de recevoir toutes les données des patients pour nous permettre de voir de plus près comment cela se passe. Même à distance à la maison, on a mis un réseau qui nous permettrait de suivre à distance ou de près toutes les données du patient.
Le matin de très bonne heure, ce que je vois, les «compte-sang» des patients pris pas des infirmiers. On voit les réactions. Quand on constate des réactions, les médecins de garde projettent ce que le patient a au niveau du réseau, ce qui nous permettra d’aller voir tel ou tel patient.
Nous sommes obligés de prendre des mesures d’hygiène. Par exemple à l’intérieur, nous avons mis tout le dispositif nécessaire pour nous permettre de ne pas sortir à chaque fois. On prend les produits désinfectants pour nettoyer les locaux, les surfaces. En dehors de cela, les agents du Bio-nettoiement rentrent pour nettoyer toutes les surfaces des chambres. C’est comme cela que nous faisons.
La seule solution à cette pandémie c’est que les populations respectent les consignes parce que dans la durée, moi ou quelqu’un d’autre risquons de s’épuiser. Les gens peuvent s’épuiser. Il est vrai que nous sommes là, nous avons l’obligation d’être là chaque jour. Tout au début, presque chaque jour, j’étais là pendant un mois, les autres aussi. Mais à un certain moment, on est épuisé physiquement, mais on ne peut pas rester chez nous.»

Pr Oumar Kane, chef du service de réanimation :«Toutes les formes graves sont acheminées à Fann pour une meilleure prise en charge»

A l’hôpital de Fann, on s’est organisé très tôt pour faire face à cette pandémie. Le directeur avait mis en place une cellule de riposte composée de tous les chefs de service. Une cellule pluridisciplinaire qui nous a permis de manière collégiale de prendre les bonnes décisions au moment opportun en vue de prendre en charge les patients. Parmi nos patients, nous recevons qui sont  asymptotiques, c’est-àdire qui ne présentent aucun signe. Mais aussi à côté, des patients un peu sévères qui vont nécessiter un apport en oxygénothérapie.
Et derrière, nous avons des malades qui peuvent être graves. Nous les  recevons  dans les unités de réanimation. L’unité de réanimation de Fann a été dédiée au Covid-19 depuis le 25 mars dernier. Cela nous a permis de recevoir le premier patient grave arrivé au pays. Dans cette unité, nous avons un personnel disponible avec une équipe de médecins qui monte la garde et une autre avec des paramédicaux composés d’infirmières et d’infirmiers.
Tous travaillent avec nous continuellement au niveau de la salle de réanimation. Il faut rappeler que les formes graves demandent beaucoup de ressources humaines.  L’expérience nous a montré que la prise en charge de ces patients est très lourde et nécessite une assistance permanente auprès des malades. Ce sont des patients qui nécessitent un appareillage très compliqué, du matériel de ventilation, de dialyse et de toutes les formes  d’assistance, parce que ce sont des patients qui vont avoir des défaillances de plusieurs organes. Actuellement nous sommes en première ligne dans la prise en charge des formes graves.
D’ailleurs, toutes les formes graves recensées sont acheminées à Fann pour une meilleure prise en charge. Nous le faisons bien avec les centres de traitement des épidémies qui sont autour de Dakar. Je coordonne les admissions de ces formes graves à Fann et en réanimation. Ainsi, je suis interpellé par tous les Cte qui ont des patients dont les cas sont graves. La coordination mise en place nous permet de les recenser et d’aller les chercher pour les transférer chez nous. Jusque-là, nous avons recensé sept (7) patients en réanimation, nous avons enregistré 4 décès, pour dire que c’est assez lourd (Ndlr: l’entretien a eu lieu vendredi).
Des patients s’en sont sortis et sont rentrés chez eux, mais nous avons déploré les cas de décès, pour la plupart des malades qui présentaient beaucoup de dysfonctionnements. Et on n’a pas réussi à les sauver. Effectivement, les patients qui s’en sont sortis sont moins âgés et tous les décès sont dans la soixantaine. L’un des patients décédés avait beaucoup de pathologies associées et des antécédents très lourds. Et lorsqu’il a eu l’infection,il n’a pas pu supporter.
Pour vous dire que l’âge est un facteur de risque important sur la mortalité, mais aussi et surtout les comorbidités, c’est-à-dire les infections antérieures, notamment les maladies chroniques que présentent certaines personnes. Celles-ci constituent des facteurs de risque et de mortalité. Il faut d’abord souligner que la maladie est encore inconnue et elle a une évolution très imprévisible. Il arrive qu’un patient soit bien portant aujourd’hui, le soir son état se dégrade et le lendemain il décède. Cela est dû à une évolution très rapide et la non-maîtrise encore du virus.
Dans notre stratégie de riposte, nous avons des médecins au niveau des Centres de traitement des épidémies (Cte). Ils sont au chevet des malades et guettent les critères de gravité. Et quand les besoins en oxygène augmentent, on nous alerte pour qu’on puisse prendre les devants. Mais malgré cela, on a eu des décès, car le transfert prend un peu de temps et arriver à la réanimation, l’état du patient se dégrade très vite…
Il y a beaucoup d’hypothèses qui sont là et nous, à notre niveau, nous les acceptons et adaptons nos traitements. On essaie de prévoir, d’intervenir plutôt, mais l’évolution est toujours imprévisible. Un malade est admis en réanimation quand il a un organe qui est défaillant. Il ne peut pas survivre sans cet organe. Et en réanimation, on essaie de suppléer cet organe. Lorsque le malade a par exemple des problèmes d’oxygène, il est admis en réanimation, on lui branche une machine qui apporte l’oxygène. Il s’agit de traitements adaptés en fonction de la défaillance.
La réanimation est calquée sur la défaillance d’organe qui est suppléé pour maintenir le malade en vie. Equipement Dire qu’on est prêt à faire face c’est se mentir, car on a vu des pays qui sont plus développés que nous, mais ils sont en difficulté et ils n’ont pas pu gérer l’afflux important de malades vers les réanimations. Donc, on peut avoir la prétention de dire qu’on est prêt et qu’on pourra faire face. On a des limites et on les connaît. On doit aussi tout faire pour ne pas les atteindre, car le jour où on va les atteindre, ce sera la catastrophe.
Même en ressources humaines, on est très limité dans le pays. Il n’y a pas beaucoup de réanimateurs, environ la centaine au niveau national. Mais aussi, les réanimations équipées pour pouvoir faire face, il n’y en a pas beaucoup et tout cela pose problème. Ce qu’il faut souhaiter, c’est de ne pas atteindre de nombres importants en réanimation. Le jour où on va l’atteindre, on sera très rapidement saturé et on aura tous les problèmes pour contenir la maladie.»

Ce qu’on sait des 19 malades déclarés guéris

Libération Sénégal online-Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a annoncé ce jour la guérison de 19 malades jadis atteints du coronavirus. Ils étaient traités à Touba (5), Dalal Jaam (7), Ziguinchor (3), Fann (3) et Diamniadio (1).

Friction avec le Pr Seydi: Abdoulaye Diouf Sarr brise le silence

https://www.seneweb.com/Friction avec le Pr Seydi : Abdoulaye Diouf Sarr brise le silenceLe ministre de la Santé et de l’action sociale s’est enfin prononcé sur les bisbilles qui opposent le chef de service des maladies infectieuses de Fann Pr Moussa Seydi et le ministère de la Santé.
Face à Pape Alé ce mercredi, Abdoulaye Diouf Sarr a déclaré : « il ne faut pas amener les choses là où elles ne sont pas. Le professeur Seydi est un élément du ministère de la Santé et il est un membre éminent du dispositif. Il est d’ailleurs un membre privilégié en termes de confiance et de conseils dans ses rapports avec le ministère. Alors il ne faut pas qu’on nous présente des choses qui n’existent pas. Nous sommes une équipe, et le Professeur est dans l’équipe, et ensemble nous allons remporter la guerre contre le Covid-19 ».
Pour rappel, le directeur de cabinet du ministère de la Santé Dr Aloyse Waly Diouf avait condamné la sortie du Pr Moussa Seydi sur le manque d’équipements de l’hôpital Ziguinchor.

Artemesia: Le Sénégal se lance

https://www.rewmi.com/Une réunion est convoquée, ce jeudi, 30 avril, sur le protocole d’utilisation de l’artemisia mis au point par Madagascar. L’annonce est faite par Dr Yerim Mbagnick Diop, le Directeur de la Pharmacie et du médicament, repris par LeQuotidien.
Ainsi, sur la base de la commande du président Macky Sall, les techniciens envisagent d’encadrer l’utilisation de ce médicament qui aurait permis à Madagascar de soigner ses malades atteints de coronavirus. « On va réunir le comité des experts du médicament qui va se prononcer sur les voies et moyens d’encadrements éthique et scientifique, technique et réglementaire sur l’utilisation de l’artemisia », a-t-il expliqué.
Par ailleurs, il a demandé aux populations de se méfier des tisanes vendues dans la rue comme complément alimentaires. « Nous allons mettre de l’ordre dans tout cela », a averti Diop.

Covid-19: pour Didier Raoult,“le consensus c’est Pétain”

https://www.financialafrik.com/Le professeur Didier Raoult s’en est pris, dans un entretien avec Paris Match, paru le 30 avril 2020, au conseil scientifique réuni autour du président français, Emmanuel Macron. Raillant le caractère consensus des décisions prises par ce comité, le natif de Dakar a été on ne peut plus clair: “le consensus, c’est Pétain. Insupportable. On ne peut pas décider de cette manière”. Partisan du traitement à base d’hydroxychloroquine pour traiter les effets du Covid-19, l’infectiologue marseillais n’a pas mâché ses mots.
Ayant lui même fait partie des onze experts nommés le 11 mars au sein du conseil scientifique pour conseiller le gouvernement, Didier Raoult a finalement claqué la porte: «Ces personnes ne savaient pas de quoi elles parlaient ! Et chacun poussait ses billes en avant. Il fallait faire plaisir, représenter l’Institut Pasteur, l’Inserm, etc. Il n’y a rien de fiable scientifiquement là-dedans », accuse celui qui avait estimé au départ que l’épidémie ne ferait pas plus de 10 000 morts en France (le cap des 24 000 décès est officiellement dépassé). “Je ne suis pas devin, je suis un praticien”, rétorquera-t-il à BFMTV dans un autre entretien.
Défendant son remède contre vents et marées, le professeur marseillais n’en démord pas: “L’hydroxychloroquine est le traitement de références pour les pneumopathies […] Quant à l’azithromycine, il est le médicament le plus prescrit au monde après l’aspirine… Ce traitement est bête comme chou, c’est pour ça qu’il irrite”.
Recadré au cours des dernières semaines par l’Agence régionale de Santé (ARS) de Paca pour avoir affirmé que l’épidémie de Covid-19 est « en train de disparaître progressivement » et qu’il est probable que « l’épidémie disparaisse au printemps », Didier Raoult semble avoir raison au vu de l’affaiblissement de la pandémie en France, Italie et Espagne, les trois pays les plus touchés du vieux continent.
Le professeur de s’en est aussi pris au vaccin en des termes choisis: “les vaccins ne sont pas toujours la bonne solution. Trouver un vaccin pour une maladie qui n’est pas immunisante… c’est même un défi idiot. (…) La chance qu’un vaccin pour une maladie émergente devienne un outil de santé publique est proche de zéro. On peut avoir des surprises mais je suis sceptique“, indique encore Didier Raoult,décidément à l’aise aussi bien avec le bistouri qu’avec le micro.Albert Savana

Gestes barrières: Dans l’univers des gels à risques

https://actunet.net/ En cette période de riposte contre le virus à corona, les gels hydro alcooliques sont très prisés pour permettre de se nettoyer les mains sans eau ni savon. Ils sont recommandés par les autorités sanitaires pour lutter contre la propagation du covid-19. Certains types de gel utilisés sont des produits dont la teneur en alcool est insuffisante.
La solution hydro-alcoolique est couramment utilisée dans le cadre de la lutte contre la transmission du covid-19 et pour favoriser l’élimination des bactéries. Pour le grand public, les gels à solution hydro-alcoolisée se sont généralisés pour lutter contre la transmission de maladies comme la grippe ou la gastro-entérite. L’utilisation d’un gel hydro alcoolisé intervient en seconde ligne, s’il est impossible de se laver les mains.
Mais la teneur alcoolique est à revoir pour certains types de gel qui peuvent sans doute représenter un danger pour le consommateur. Les six types de gel (Gel Valda, le Gel Septo, le Gel Halo, le gel hydro alcoolique, le gel Get Tot et le Gel Bactéril) qui sont en ce moment en vente sur le marché, ne sont pas tous conformes en ce qui concerne leur teneur en alcool éthylique ni efficaces de la même manière sur la flore bactérienne.
En effet, pour le Gel Valda, il est hydro alcoolique. Ce gel est le seul produit qui a été fabriqué au Sénégal. Sa formule triple action bactéricide, fongicide et virucide permet d’éliminer 99,9% des bactéries. Dans le rapport d’analyse sollicité par le Service régional du Commerce de Dakar et effectué par le Laboratoire national d’analyse et de contrôle, le résultat de l’analyse du degré alcoolique du Gel Valda est de 78,2%, correspondant à la norme indiquée qui se situe entre 70 et 90% en degré alcoolique conforme.
Les résultats microbiologiques de recherche d’efficacité du gel Valda sur Tsa (trouble du spectre de l’autisme) font état de 99,9%. De ce fait, l’analyse de l’échantillon de ce gel est dit conforme en ce qui concerne sa teneur en alcool éthylique et considéré efficace sur la flore bactérienne.
Pour le “Gel hydro-alcoolique”, il permet de désinfecter efficacement les mains certes. En même temps que pratique, il présente l’avantage aussi de ne nécessiter ni eau ni serviette. Une petite quantité de gel antibactérien et 30 secondes de friction suffisent pour éliminer les bactéries. Pour ce produit, le degré alcoolique est de 60,1%. La valeur de référence se situe dans la fourchette normale de 70 à 90% de degré alcoolique. Le résultat de la recherche d’efficacité du gel sur le Tsa pour ce gel est de 75% soit une valeur de référence inférieure à 85 à 100%. Cet échantillon de gel hydro alcoolique est non conforme concernant sa teneur en alcool éthylique et peu efficace sur la flore bactérienne.
Quant au Gel Bactéril il fait partie des gels les plus prisés en cette période de riposte. Le pourcentage de ce degré alcoolique est de 82,6%. Le résultat de la recherche d’efficacité de ce gel sur son Tsa est de 86% en même temps. L’échantillon hydro alcoolique analysé est conforme en ce qui concerne sa teneur en alcool éthylique et il est considéré efficace sur la flore bactérienne.
De même, le degré alcoolique du gel Halo est attesté de 78,6% sur une valeur de référence dans l’intervalle 70 à 90%. Pour un taux de 89% en termes de résultats de la recherche d’efficacité du gel sur le Tsa, l’échantillon reçu de ce gel hydro-alcoolique est aussi conforme.
Tout comme l’échantillon du Gel “Get Tot” qui est lui aussi conforme. Son degré alcoolique s’élève à 71,9%. Le résultat de la recherche d’efficacité du gel sur le Tsa est de 92%. Par contre, pour le Gel Septo, le résultat montre un faible degré alcoolique avec 54% sur une valeur de référence située entre 70 et 90%. Et la recherche d’efficacité pour ce gel en termes de Trouble du spectre de l’autisme (Tsa) est de 91,5%. En conclusion, l’analyse de l’échantillon de ce gel est non conforme en ce qui concerne sa teneur en alcool éthylique et peu efficace sur la flore bactérienne
Il ressort de ces analyses d’échantillons qu’un gel antibactérien est en fait une solution antiseptique composée principalement d’eau et d’alcool. Toutefois, ils ne nous assurent pas une protection efficace à 100% contre tous les éléments bactériens agresseurs Par Pape Moussa TRAORÉ

Le Ministère de la Santé promet d’ici 24 heures, la disponibilité de 200 lits

https://www.leral.net/Avec 514 lits et plus de 550 patients en traitement, le ministère de la Santé a atteint le seuil de saturation en termes de capacité d’hébergement. Contacté par Seneweb, le ministère de la Santé reconnaît qu’avec la multiplication des patients, il peut y avoir parfois « une tension ».
Cependant, les services de Diouf Sarr rassurent sur les mesures déjà prises pour combler le déficit et anticiper sur l’évolution de la demande. « Chaque semaine, on se projette sur le nombre de cas. On prend une hypothèse pessimiste. Les 514 lits, c’était un premier horizon. Nous travaillons toujours à augmenter la capacité. D’ailleurs, il y aura 200 lits disponibles d’ici 24 heures« , indique une source au ministère.
De son côté, la Directrice de la Santé insiste sur l’importance des gestes barrières comme moyen de prévention, pour éviter que la situation ne s’aggrave.
Par ailleurs, des questions se posent de plus en plus sur la viabilité de la stratégie actuelle, qui consiste à regrouper les cas contacts dans des hôtels pour une mise en quarantaine.
Mais pour le moment, le ministère reste sur cette méthode. Toutefois rien n’est figé, assure Dr. Marie Khémesse Ngom. « Si on essaie de confiner les malades ou cas suspects chez eux, on ne peut pas mettre un policier ou un gendarme devant chaque maison pour la surveillance. Il y a aussi l’aspect psychologique. Si on garde un malade dans une maison, imaginez la psychose qui va régner« , fait-elle observer.
La Directrice de la Santé assure que la dynamique est évolutive. En atteste les centres de traitement démontables (Fann par exemple), qu’on peut déplacer en fonction des besoins. Sans oublier les scénarios à venir. « D’ici 24 à 48 heures, il y aura d’autres modélisations« , promet-elle.

Un marché de 20 milliards Cfa convoité au ministère de la Santé

https://actunet.net/–Le ministère de la Santé et de l’action sociale à l’épreuve d’un marché de 20 milliards. Dans le cadre de la lutte contre la maladie du covid-19, du matériel médical est prévu pour un marché de 20 milliards. Un jackpot convoité par plusieurs sociétés qui se bousculent au portillon du ministère de la Santé. Le marché de la fourniture du matériel médical pour un montant de plus de 20 milliards, est l’un des plus balèzes dans le cadre de la lutte contre le covid-19. Toutes les stratégies sont mises en œuvre pour gagner le marché, dans un contexte où la population est très exigeante dans la gestion des fonds amassés contre la maladie. En fait, le ministère fait partie avec le ministre du Développement communautaire, de l’équité sociale et territoriale, des départements qui donnent des marchés dans le cadre de la lutte contre la pandémie. Pas moins de 70 milliards ont été affectés au ministère de la Santé qui doit les dépenser pendant la période d’urgence sanitaire.
À propos du marché de la fourniture du matériel médical, Delta Médical, un géant du secteur, est donné gagnant du jackpot. Son président est le patron de la Fédération sénégalaise de sports pétanques en même temps qu’il dirige le club de foot Renaissance de Dakar.
Gass Ezzedine, puisque c’est lui le propriétaire de Delta Médical, nie avoir obtenu le marché qui n’est pas encore attribué, selon une source informée. Il argue que Delta Medical ne bénéficie d’aucun marché public à milliards dans le cadre du covid 19. Il parle de contre-vérités et appelle les uns et les autres à ne pas se tromper de combat. Parlant du marché du riz, il a pris la défense de Hasheem pour déplorer une tentative de stigmatisation Par Ndiogou CISSÉ

Victimes de stigmatisation, les populations de Manconaba barrent la route et brûlent des pneus

https://www.pressafrik.com/ Les habitants du village de Manconoba, dans la région de Sédhiou, dans le sud du Sénégal ont barré la route et brûlé des pneus ce jeudi matin. Une façon pour eux de dénoncer la stigmatisation dont ils disent être victimes depuis l’annonce du premier cas de Covid-19 dans leur localité.
Le maire de Oudokar, Sankou Sagna, habitant du village, revient sur les faits. « Très tôt le matin, les populations sont sorties massivement pour barrer la route à l’entrée et à la sortie du village parce que tout simplement les villages qui entourent Manconoba refusent systématiquement la traversée de leur village par les populations de Manconoba », a déclaré M. Sagna, habitant du village, qui prévient qu’ils ne vont pas accepter cette forme de stigmatisation.
Pire, a-t-il ajouté : « Même les vendeurs de poissons refusent de nous vendre prétextant qu’il y a le coronavirus dans notre village ».
M. Sagna dit ne pas comprendre que « ce que l’Etat ne leur impose pas comment des voisins, au nom de quoi, peuvent leur imposer cette forme de confinement pire que le coronavirus ».
Sud Fm qui donne l’information annonce que le calme est revenu après l’intervention des forces de l’ordre. Aminata Diouf

Marchés Aide alimentaire sucre, huile, pâtes: Macky Sall zappe la production locale au profit des businessmen

http://www.dakarmatin.com/Entre le slogan et la réalité de la valorisation de la production locale, il y a tout un fossé que Macky Sall a franchi allègrement. La démonstration par mille a été faite lors de la dévolution du marché de 66 milliards de l’aide alimentaire destinée aux couches les plus vulnérables dans le cadre de la riposte au covid19. Sur les segments du sucre, de l’huile et de la pâte alimentaire, les industriels locaux ont été zappés au profit des affairistes. Un mauvais signal pour la production locale.
Le président de la République a raté une très belle occasion de doper l’industrie locale. En effet, s’il avait injecté une bonne part des 66 milliards de frs dégagés pour acheter des denrées alimentaires au profit des ménages les plus vulnérables de notre pays, auprès de ces industriels locaux qui suffoquent faute de débouchés, il les aurait sauvés d’une faillite certaine ! Si pour le cas du riz où les besoins de 100.000 tonnes ne pouvaient pas être satisfaits par la production locale (pour cause d’échec total du programme d’autosuffisance alimentaire), le débat ne se pose pas trop, il n’en est pas de même pour les autres produits comme le sucre, l’huile et les pâtes alimentaires.
S’agissant du sucre, par exemple, la situation est ahurissante. L’Etat, sur une commande de 10.000 tonnes, a fourgué la moitié au président de l’Unacois Jappo, Idy Thiam, soit 5000 tonnes. Le bienheureux Idy Thiam qui a aussi bénéficié de la même quantité d’huile, le tout pour un montant total qui avoisine les 9 milliards de F CFA. Et pourtant, cet affairiste n’a jamais été connu sur le marché du sucre, ni sur celui de l’huile. D’ailleurs, nos confrères de Les ECHOS de ce mercredi 29 avril, informent que Idy Thiam, le président de l’Unacois Jappo, peine à satisfaire son quota de 5000 tonnes de sucre et 5000 tonnes d’huile. Malgré le démarrage effectif de la distribution de l’aide alimentaire, il n’aurait encore livré aucun gramme de sucre, ni un litre d’huile alors qu’il avait 48h pour s’exécuter.
Dans beaucoup de milieux, on estime que Idy Thiam n’a pas les moyens de satisfaire cette commande publique. Pourtant il avait bel et bien signé une attestation d’engagement sur l’honneur auprès des services de Mansour Faye. Une situation ubuesque car au même moment, une entreprise comme la puissante Compagnie sucrière sénégalaise (Css) qui a fini de faire ses preuves dans la fabrication du sucre n’a bénéficié que d’un quota de … 500 tonnes de sucre alors qu’elle pouvait prendre en charge la totalité du quota. En plus, elle a près de 8000 emplois à consolider !
Pour ce qui est de l’huile, la Sonacos, qui est une industrie, n’a bénéficié que d’un marché de près de 254 millions de frs. Les autres acteurs majeurs de l’huilerie comme Novasen, Copéol, West African Oil (WAO), une compagnie américaine, Complexe agro-industriel de Touba (CAIT), ont été totalement écartés. Ce alors que ce sont quand même des industries contrairement à Idy Thiam qui n’est qu’un commerçant !

Portion congrue pour la CSS et la Sonacos 

S’agissant de l’huile, justement, à part la Sonacos, toutes les autres entités attributaires de marchés exercent dans le négoce et ne font pas dans la production locale. Le marché de l’huile a été attribué à 11 entreprises pour un montant global de 10 457 910 000 FCFA. Il s’agit de la Sonacos pour 254,250 millions, de la société S.A.I.T qui se tape 1,050 milliard, de Wagué Agrobusiness pour 1,050 milliard, de Cosedi pour 630 millions, de And Group pour 577,5 millions FCFA. La société Sardi a pris le gros morceau avec 5,25 milliards FCFA. Global Traders gagne 147 millions, Siegem SA rafle 174,240 millions, ABC Suarl obtient un marché de 525 millions de francs. AZ Challenge et Comses obtiennent respectivement 169,92 millions.
Concernant le marché du sucre, il a été attribué à 6 sociétés pour un montant total de 6 886 022 500 francs CFA. Ici, c’est la société SARDI qui se taille la part du lion avec 3 450 000 000 francs CFA là où la société SACI Distributeur Sarl a bénéficié de 1 380 000 000 de francs CFA. La CSS se contente de 331 022 500 de francs CFA. Dakar Distribution denrées et Adn Group ont empoché respectivement 414 000 000 et 690 000 000 de francs CFA. Abc Suarl a décroché 621 000 000 de francs CFA. Parmi tous ces attributaires de marchés pour le sucre, seule la Compagnie sucrière sénégalaise est une productrice locale.

Pâtes alimentaires: NMA, Grands Moulins zappés…

Les grandes minoteries comme NMA, Grands Moulins de Dakar… ont été zappées dans le marché des 10.000 tonnes de pâtes alimentaires au détriment des importateurs libanais. Inutile de dire qu’au sein du patronat sénégalais, on est remonté par rapport à la démarche du président de la République s’agissant de ces marchés de denrées alimentaires. « On ne comprend rien à une telle logique d’autant que le géant du sucre sénégalais pouvait à lui-seul prendre en charge totalement cette commande de 10.000 tonnes sans aucun impact sur la fourniture pour le marché d’une telle denrée essentielle. La CSS, c’est une production annuelle de 150.000 tonnes. Sur 10000 tonnes de sucre, les 5000 tonnes sont revenues à Idy Thiam alors que la CSS n’a reçu qu’une part de 500 tonnes, c’est injuste !» proteste un directeur d’une grande société de la place.
Selon lui, « cela montre que sur le marché du sucre, l’Etat a préféré la production extérieure à l’industrie locale incarnée par la Compagnie sucrière sénégalaise qui a largement les moyens de satisfaire ce marché. Face à la problématique du Covid19, la vraie question à se poser est celle de savoir ce qu’on serait devenu si on ne faisait pas certaines productions dans notre pays ? Sous peu de temps, avec toutes les perspectives sombres qui se dessinent, on pourrait arriver à ce qu’il soit impossible de faire aucune importation. Dans ce cas, la situation serait ingérable.
Le président de la République a dit dans son discours, sa volonté de fouetter la production locale. Il a souvent évoqué le programme Riz, mais ce qui est bizarre, c’est que plus on monte en production, plus les importations augmentent ! On a indexé le prix de vente du riz local sur celui du riz importé, alors que ce dernier est de piètre qualité. Par conséquent, la production locale de riz ne peut jamais se développer ».
Un autre patron d’une industrie de la place est en phase avec notre premier interlocuteur. « L’on vante l’utilité de la production locale, mais est-ce qu’on a appliqué cela à ce marché de l’aide alimentaire ? Est-ce qu’on a donné à la Sonacos, à Copéol… à toutes ces huileries qui existent, qui sont structurées des parts consistantes sur ce marché ? Rien du tout. Des broutilles. On a préféré aller chercher des affairistes. La même approche a été faite sur le riz et sur le sucre. Cette façon de faire n’encourage pas la production locale. Elle n’est pas un bon signal ».
Ce dernier interlocuteur ironise en pointant qu’ « Idy Thiam de l’Unacois n’a pas jamais acheté un kg de sucre local, on lui donne 5000 tonnes, super bénéfices, il n’a donné que 10 millions pour la solidarité nationale alors que la CSS a donné 2 milliards de frs pour se retrouver avec 500 tonnes ». « En outre, le paradoxe, c’est que c’est uniquement des businessmen qui ont raflé le marché des 66 milliards alors que les entreprises faisant dans la production locale et qui paient des impôts sont laissées en rade.
Et demain si ces entreprises s’adonnaient à des licenciements massifs, on dirait que ce n’est pas normal. On pouvait nous aider à maintenir nos emplois avec de tels marchés. Les businessmen ne prennent aucun risque, ils n’ont pas plus de 5 employés et ne s’acquittent pas correctement de la fiscalité. C’est une aberration, une grosse farce !» tonne en conclusion cet industriel. Le Témoin

Sénégal: confinement, dépistage massif ou masques généralisés?

https://www.financialafrik.com/D’après nos estimations, en cas de confinement total au Sénégal, l’année 2020 connaitrait une récession économique de -9,9% par rapport au PIB de 2019 c’est-à-dire 1485 milliards de baisse du produit intérieur brut”. C’est ce qu’on lit dans un rapport intérimaire du 27 avril 2020 réalisé par une équipe multidisciplinaire de 29 experts dont Serigne Omar SARR, pharmacien, FMPO, UCAD, Coordonnateur et Amath NDIAYE, économiste, FASEG, UCAD. Les auteurs du rapport qui se livrent à un benchmark intéressant entre l’expérience sénégalaise et leurs inspiratrices d’Europe et d’Asie, livre des chiffres intéressants.

Le dépistage massif 8 fois moins cher que le confinement

Le groupe de recherche interdisciplinaire dénommé GRI-COVID19-ARCES a passé en revue la stratégie du pays pour faire face à la pandémie du coronavirus. “Le Sénégal, dans un scénario de confinement total d’un mois, d’après nos estimations, se retrouverait à -9,9% de récession avec un taux d’activité de 33,64%. La perte fiscale serait de 297 milliards ou 7,4% du budget 2020. Le secteur informel subirait une perte de revenu de 594 milliards. Le coût économique total d’un mois de confinement total pour le Sénégal serait supérieur à 2485 milliards CFA (16,56% du PIB) et aurait son corollaire en termes de chômeurs, d’augmentation de la pauvreté et d’instabilité sociale et politique”, y lit-on.
En revanche, une stratégie alternative de dépistage serait plus efficiente aux yeux des auteurs du document. “En effet, le coût de dépistage s’élève à un peu plus de de 310 milliards de francs CFA soit presque 5 fois inférieur au coût fiscal d’un mois de confinement. Mais cela représente un coût 8 fois inférieur au coût économique total d’un mois de confinement”.
Si le dépistage massif est accompagné de la généralisation du port du masque, le coût économique devient beaucoup plus faible. “En effet, si les masques sont produits localement et destinés à la population de plus de 5 ans, la valeur de la production sera de 34 milliards 560 millions de CFA. Si l’on déduit ce montant du coût du dépistage, nous aurons un coût économique final de 275 milliards 460 millions de CFA pour l’économie ; ce qui représente un coût 9 fois inférieur au coût économique total d’un mois de confinement”.
Saluant les mesures d’accompagnement mises en place par le gouvernement, à travers la mobilisation de 1 000 milliards de Franc CFA (Force Covid-19), les experts saluent l’initiative tout en demandant de prendre en compte le secteur informel et le secteur agro-sylvo-pastoral, qui contribuent pour près de 50% du PIB et regroupent 95% des emplois.
Au détour de l’analyse stratégique, le rapport estime que cette crise appelle à un changement de paradigme de la politique économique. “L’urgence c’est la transformation sur place des produits de base“, c’est à traduire un développement endogène et une industrialisation pour réduire la forte dépendance à l’étranger.
Dans ses conclusions, le rapport relève qu’au Sénégal et en Afrique, la cinétique de l’épidémie est beaucoup plus modérée qu’ailleurs. “Le confinement général tant galvaudé au Sénégal obéirait-il à une logique purement médicale ? Un confinement, a pour objectif de ralentir la transmission de la maladie. Mais où est la nécessité de ralentir une cinétique qui est déjà très lente avec un système de santé qui n’a jamais été débordé ?”
En particulier, estiment les auteurs, “il nous semble sage de rendre disponible des masques barrières de qualité avec une bonne communication sur leur bon usage et d’évaluer leur impact ainsi que celui des autres mesures de lutte entreprises jusqu’ici. Cependant nous recommandons de protéger les groupes à risque notamment les personnes âgées et porteuses de comorbidités avec un système de confinement adapté à leur situation”.
Ce rapport, le premier d’une série, montre clairement que le confinement total ne semble pas être la meilleure stratégie du moment. “Il apparait primordial d’améliorer la communication, la sensibilisation des masses populaires afin de susciter leur adhésion à la lutte, la massification du dépistage, le traçage des cas en vue d’un confinement et d’une prise en charge ciblés. Plus que jamais, le respect strict de toutes les mesures barrières édictées jusqu’ici (dont le port de masque) et l’évaluation rigoureuse de leur impact s’impose. Le Sénégal avait une avance sur la maladie mais la tendance s’inverse actuellement. Il faudrait plus de célérité et de pro-activité dans la mise en œuvre des recommandations pertinentes et la diffusion transparente des rapports d’évaluation et d’exploitation des données générées après deux mois de riposte“.
Le Sénégal a enregistré son premier cas de coronavirus le 02 Mars 2020 et comptait au 27 avril 2020, 736 cas dont 284 guéris et 09 décès (patients âgés de plus de 60 ans avec des comorbidités) après 55 jours d’épidémie.  Albert Savana

 

Virus: En Chine, le vaccin se fabrique déjà à grande échelle

Par: AFP – Il tient peut-être le remède tant attendu. Dans un laboratoire du nord de Pékin, un homme en blouse blanche exhibe l’un des tout premiers vaccins expérimentaux contre le nouveau coronavirus.
Sinovac Biotech, l’un des quatre labos chinois autorisés à engager des essais cliniques, voit grand. Même si son vaccin n’a pas encore fait ses preuves, le groupe privé se dit prêt à produire 100 millions de doses par an pour combattre le virus, apparu en Chine fin 2019 avant de se répandre dans le monde entier.
Le pharmacien peut se montrer confiant. En 2009, il avait coiffé ses concurrents sur le poteau en devenant le premier au monde à mettre sur le marché un vaccin contre la grippe porcine H1N1.
Dans ses vastes installations de Changping, en grande banlieue de la capitale, des laborantins contrôlent la qualité du vaccin expérimental, à base de pathogènes inertes, déjà produit à des milliers d’exemplaires. Dans sa boîte blanche et orange, il porte même un nom: « Coronavac ».

Testé chez le singe

Même si le traitement est encore loin d’une homologation, le fabricant doit montrer qu’il est capable de le produire à grande échelle et soumettre des lots au contrôle des autorités. D’où le lancement de la production avant même la fin des essais cliniques.
Si plus d’une centaine de laboratoires mondiaux rivalisent pour être le premier à mettre au point un vaccin, moins d’une dizaine ont pour l’heure engagé des essais sur l’être humain, selon l’Ecole d’hygiène et de médecine tropicale de Londres.
C’est le cas de Sinovac, qui assure avoir obtenu des résultats encourageants chez le singe, avant d’administrer son sérum pour la première fois à 144 volontaires à la mi-avril dans le Jiangsu (est).
Mais le labo fondé en 2001 ne se prononcera pas sur la date à laquelle son injection d’un demi-millilitre pourra éventuellement être commercialisée.
« C’est la question que tout le monde se pose… », reconnaît Liu Peicheng, directeur de la marque.
D’après l’OMS, la fabrication d’un vaccin peut prendre entre 12 et 18 mois.

Essais à l’étranger

Sinovac, qui emploie un millier de salariés, espère obtenir fin juin de premiers résultats quant à la sécurité de son produit, dans le cadre des essais de phase 1 et 2, explique à l’AFP Meng Weining, directeur des affaires internationales.
Ces essais consistent simplement à vérifier que le vaccin n’est pas dangereux pour l’homme. Pour s’assurer qu’il est efficace, il faut engager un essai de phase 3 auprès de porteurs du virus.
Problème: désormais, « seulement quelques cas sont signalés en Chine chaque jour », souligne M. Meng. A moins d’une deuxième vague épidémique sur le sol chinois, le groupe va donc devoir tester des personnes positives à l’étranger.
« Nous sommes actuellement en contact avec plusieurs pays d’Europe et d’Asie », précise-t-il.
« Un essai de phase 3 comprend normalement plusieurs milliers de personnes. Ce n’est pas facile d’obtenir ces chiffres, dans aucun pays », prévoit-il.

Les trois-huit

Le groupe n’en a pas moins engagé au sud de Pékin la construction d’un site de production d’une capacité de 100 millions de doses, qui doit pouvoir fonctionner avant la fin de l’année.
« Nous travaillons jour et nuit, nous faisons les trois-huit, ce qui signifie que nous ne perdons pas une minute », assure M. Meng.
Rapporté à la population mondiale, un éventuel vaccin Sinovac ne suffirait pas à protéger la planète. Mais M. Meng assure que son groupe, coté au Nasdaq, est prêt à « des collaborations » avec ses partenaires étrangers, auxquels il vend ses vaccins existants contre la grippe ou l’hépatite.
Être la première à offrir un vaccin contre le Covid-19 serait une revanche pour la Chine, désireuse de faire oublier que la pandémie a pris naissance chez elle.
« Nous recevons beaucoup d’appui de la part du gouvernement chinois », témoigne M. Meng. « Pas tant d’argent que ça », mais des coopérations avec des instituts publics auprès desquels Sinovac s’approvisionne en souches virales.
Outre Sinovac, Pékin a approuvé l’essai clinique de trois autres vaccins expérimentaux: l’un lancé par l’Ecole militaire des sciences médicales et le groupe de biotechnologie CanSino; l’autre par l’Institut de produits biologiques et l’Institut de virologie de Wuhan, la ville où le coronavirus a fait son apparition; et un dernier par le groupe China Biotics, qui a engagé des essais mardi auprès de 32 volontaires.

 


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