Déplacement des habitants pour réparer le collecteur affaissé à Ouagou Niayes : Le collectif des impactés pose ses conditions à l’État

Partagez ce contenu!

Déplacement des habitants pour réparer le collecteur affaissé à Ouagou Niayes : Le collectif des impactés pose ses conditions à l’État

https://www.seneweb.com Le Collectif des impactés du collecteur Hann-Fann à Ouagou Niayes et des Hlm ne partage pas la décision prise par le préfet de Dakar pour permettre aux équipes de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) de procéder aux travaux de sondage et de réhabilitation de la partie dudit collecteur qui s’est affaissé hier, à Ouagou Niayes 2.

«L’État doit assumer sa responsabilité»

Trouvé sur place lors de la visite qu’a effectuée le préfet Alioune Badara Samb, au lendemain de l’incident, en compagnie des responsables de l’Onas, son président, Kito Karana, précise qu’il n’est pas contre de la décision prise par l’autorité.
«Vous savez, le préfet est dans sa logique. Sa logique veut que les populations aient trouvé le collecteur sur place, mais il fait fi du promoteur qui a réalisé le projet et de l’État qui a autorisé. Nous, on n’est pas contre le fait que les gens puissent quitter pour que les travaux se fassent, mais il faut qu’il y ait un engagement financier de l’État. Il faut que l’État, après ces travaux, fasse les réparations idoines pour que les gens puissent retrouver leurs maisons dans la situation où ils les ont laissées. C’est cela que nous demandons. Nous ne sommes pas contre la réparation, mais nous voulons que les droits des gens soient respectés», a-t-il lancé.
Selon lui, ce qui s’est passé hier peut arriver dans d’autres maisons de la localité. Et les autorités ne doivent pas attendre qu’il y ait des pertes en vies humaines pour réagir.
A l’en croire, «l’État doit assumer sa responsabilité face à cette situation, en réalisant ledit projet qui est en attente».

«L’État et les promoteurs qui construisaient ces cités savaient que ce collecteur existait»

Kito Karana soutient que cet affaissement dudit collecteur dans sa zone, n’est pas la première et ne sera pas la dernière. «Cet incident est arrivé hier, mais ce n’est pas le premier, car nous, on voyait venir. Parce qu’on ne peut pas comprendre le problème du collecteur si on n’en fait pas l’historique. Ce collecteur existe depuis 60 ans. L’État et les promoteurs qui construisaient ces cités savaient que ce collecteur existait. Ils ont fait le projet nonobstant l’existence de ce collecteur. Ils ont construit les maisons à nos parents qui y ont habité depuis plus de 60 ans. Et en 2011, on a pu voir les premiers signes de faiblesse dans nos cités. On a été convoqué par les autorités pour nous dire qu’on avait construit sur le collecteur.On a dit que c’était faux et on l’a prouvé !», a-t-il tonné.

«Faire un contournement pour résoudre le problème»

Il ajoute : «A l’époque, on a constitué un collectif pour faire valoir nos droits. On a écrit aux autorités et on a suivi toutes les discussions qui ont eu lieu sur le dossier. Une plateforme même a été créée sous la présidence de l’ancien sous-préfet M. Sakho. Et en 2015, des conclusions ont été déposées. Ces conclusions faisaient ressortir que la meilleure solution, pour résoudre ce problème du collecteur, c’était de faire un contournement. C’est quoi ce contournement ? C’est faire sortir le collecteur des maisons et le faire passer sur la voie publique.»

«Le projet devait être réalisé d’ici la fin 2020»

Le président du collectif signale qu’au moment même de proposer ces conclusions, il y a eu des affaissements au niveau des Hlm. «Deux affaissements de suite. On a réparé le tronçon des Hlm, le tronçon qui reliait la Zone B à la mosquée des Toucouleurs. Mais pour ce qui est du tronçon entre cette mosquée et les Hlm, on a fait comprendre que les financements devaient être bouclés et le projet devait être réalisé d’ici la fin de l’année 2020», a-t-il rappelé


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*