Covid-19 en Afrique: un double tsunami selon l’Agence française de développement

A local artists makes and sells face masks made from cloth in the Kibera slum, Nairobi, on April 14, 2020. - Kenya has so far cordoned off the capital and parts of its coastline and imposed a night-time curfew and other social distancing measures in it's bid to curb the spread of the COVID-19 coronavirus. (Photo by TONY KARUMBA / AFP)
Partagez ce contenu!

https://www.financialafrik.com/En dépit de ses moyens limités, l’Afrique, aidée par la bonne vieille chloroquine,arrive à faire face à la composante sanitaire de la crise née de la pandémie du Covid-19.
Moins alarmiste que le rapport du Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) du Quai d’Orsay, un article paru dans le blog ID4D animée par l’Agence Française de Développement (AFD) titrée “Covid-19 en Afrique: un double tsunami” vient de paraître sous la plume de l’économiste de développement Thomas Melonio.
Le rapport qui se fonde sur les prévisions de la Banque Mondiale, tablant sur une récession (une première depuis 25 ans) de la partie subsaharienne du continent entre 2,1 et 5,1% en 2020, rejoint la vague de pessimisme (ONU, OMS, Fondation Bil Gates etc..) qui s’abat sur le continent depuis quelques semaines.
“Le nombre de personnes testées et touchées par l’épidémie de Covid-19 reste à ce stade plus limité en Afrique qu’ailleurs dans le monde, mais le continent ne sera pas épargné. Si le faible nombre de dépistages réguliers ne permet pas à cette heure de donner une vision précise de l’évolution du Covid-19 en Afrique, le nombre de cas est certainement sous-estimé de manière importante”, écrit l’auteur du rapport qui s’accroche à son postulat de départ d’une “catastrophe ou tsunami à venir sur le continent.
L’étude qui passe en revue les différents canaux de transmission de la crise en Afrique, les mesures de désendettement prises avec les partenaires multilatéraux et bilatéraux, imagine différentes sorties de crise, en “V”, en “W”, en “U” ou en “L” (le premier scénario étant le plus favorable à l’Afrique) tout en appelant à aller plus loin que le moratoire sur la dette. “Un choc de 5 points de PIB représente une perte de revenus proche de 125 milliards de dollars à l’échelle du continent”. Albert Savana


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*