«COUPLAGE» DES LEGISLATIVES DE 2022 AVEC LA PRESIDENTIELLE DE 2024 : Ababacar Fall du Gradec rame à contre-courant

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«COUPLAGE» DES LEGISLATIVES DE 2022 AVEC LA PRESIDENTIELLE DE 2024 : Ababacar Fall du Gradec rame à contre-courant

http://www.sudonline.sn Selon Ababacar Fall, Secrétaire général du Groupe de Recherches et d’Appui à la Démocratie participative et la bonne Gouvernance (GRADEC), la proposition de report des élections législatives prévues en 2022 jusqu’en 2024 en vue de les coupler avec la présidentielle constitue «un recul démocratique assez grave ». Interpellé par la rédaction de Sud quotidien hier, lundi 1er février, sur cette proposition, évoquée par le député Seydou Diouf, par ailleurs membre de la mouvance présidentielle, lors de son passage devant l’émission du Jury du dimanche de Iradio (privée), Ababacar Fall a assuré que la question du découplage de l’élection présidentielle et des élections législatives a été un des points de consensus du Code électoral de 1992
L e Secrétaire général du Groupe de Recherches et d’Appui à la Démocratie participative et la bonne Gouvernance (GRADEC) se démarque de la proposition de report des élections législatives prévues en 2022 jusqu’en 2024 en vue de les coupler avec la présidentielle, évoquée par l’honorable député Seydou Diouf par ailleurs membre de la mouvance présidentielle, lors de son passage devant l’émission du Jury du dimanche de Iradio (privée) le week-end dernier.
Interpellé par la rédaction de Sud quotidien hier, lundi 1er février, Ababacar Fall a estimé que cette idée « constitue un ballon de sonde lancé par la majorité » et s’est empressé de préciser que si cela « venait à être mis en œuvre, ce serait un recul démocratique assez grave ». Et pour cause, souligne le Secrétaire général du Gradec, « la question du découplage de l’élection présidentielle et des élections législatives a été un des points de consensus du Code électoral de 1992 ». « Dans une démocratie qui se respecte, la tenue des élections, quelle que soit leur nature, à date échue, doit être la règle et le report l’exception.
Au nom de quoi devrait-on alors reporter les élections législatives de 2022 et les coupler à l’élection présidentielle de 2024 si ce n’est une manœuvre politique de plus », s’est-il encore interrogé. Avant de marteler : « La raison avancée serait que les élections législatives devant intervenir à mi-mandat du Président de la République pourraient être dangereux si le Président arrivait à perdre sa majorité ; un tel argument ne tient pas la route car les résultats d’une élection sont l’expression du libre jeu démocratique. Sous ce rapport, la perte de la majorité au parlement même s’il constitue une séisme pour le camp présidentiel ne poserait pas de problème ; ce serait un cas d’école assez intéressant en tant que facteur d’enrichissement de notre système démocratique qui nous donnerait l’occasion d’expérimenter un modèle de gouvernance jamais connu par le Sénégal bien que nous ne soyons pas dans un régime parlementaire ou un tel cas de figure entrainerait une cohabitation entre une majorité parlementaire issue de l’opposition et un pouvoir exécutif minoritaire à l’Assemblée nationale».
Par ailleurs, poursuivant son éclairage, Ababacar Fall estime également que « le couplage des législatives de 2022 avec la présidentielle de 2024 entrainerait de fait la prorogation du mandat des députés, ce qui serait illégal car ceux-ci feront un mandat de 7 ans au lieu des 5 ans qui sont la durée de la législature ». « Une élection crédible, ce sont une planification claire des opérations électorales sur la base d’un calendrier électoral connu de tous et un processus électoral intègre ou l’ensemble des acteurs qui interviennent connaissent les différentes tâches et les moments où il faut les faire. De ce point de vue, notre pays gagnerait à tenir les élections à date échue », a-t-il fait savoir avant de pointer du doigt la responsabilité des acteurs politiques notamment l’actuel chef de l’Etat dans ce dérèglement du calendrier électoral. « En 2017, notre pays a raté une occasion de rationaliser le calendrier électoral, car si le Président avait tenu sa promesse de ramener son mandat de 7 à 5 ans, on aurait eu la possibilité de tenir l’élection présidentielle en févier 2017 et les élections législatives en juillet de la même année à six mois d’intervalle. Le dérèglement du calendrier électoral est de la responsabilité des acteurs politiques qui ont tendance à mettre en avant leurs intérêts au détriment des aspirations légitimes des citoyens à renouveler le personnel politique »


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