COLONEL BABACAR DIOUF, ARMEE DE L’AIR SENEGALAISE : «Un régime dirigé par des militaires pose toujours problèmes»

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COLONEL BABACAR DIOUF, ARMEE DE L’AIR SENEGALAISE : «Un régime dirigé par des militaires pose toujours problèmes»

http://www.sudonline.sn/ Le Colonel de l’armée de l’air sénégalaise à la retraite, Babacar Diouf lève un coin du voile sur la stabilité institutionnelle du Sénégal en Afrique où les coups d’Etat militaires sont légion. Invité du jour de l’émission «Objection» de la radio Sud Fm (privée) hier, dimanche 12 septembre, l’officier supérieur à la retraite a soutenu que les facteurs explicatifs de ce modèle de stabilité très souvent cité en exemple se trouvent dans l’histoire du Sénégal et l’état d’esprit du peuple sénégalais et de son armée nationale
Le modèle de stabilité institutionnelle du Sénégal très souvent cité en exemple dans une région ouest africaine marquée par une série de changements antidémocratiques à la tête du pouvoir de la plupart des Etats sous forme de coup d’état militaires n’est pas le fruit d’un hasard.
C’est l’avis est de Babacar Diouf. Invité du jour de l’émission «Objection» de la radio Sud Fm (privée) hier, dimanche 12 septembre, le Colonel de l’armée de l’air sénégalaise à la retraite a indiqué que cette exception sénégalaise en Afrique est liée à «l’état d’esprit de son peuple et de son armée ». «Ce qui fait l’exception sénégalaise, c’est notre histoire. Jean Alfred Diallo avait la possibilité de faire un coup d’Etat, mais ne l’a jamais fait. D’autres, après lui, auraient pu le faire, ils ne l’ont pas fait. Je crois que personne n’en veut. Je pense qu’un régime dirigé par des militaires pose toujours problèmes» a estimé l’officier supérieur de l’Armée sénégalaise à la retraite avant d’ajouter. «Notre secret, c’est juste avoir l’esprit qu’il faut. Du coup, cela devient une charge de préserver cet esprit-là. Toute notre force, toute cette stabilité dont on parle est dans cette armée, mais aussi dans cette société. J’aime rappeler aux gens que le grand ami de monseigneur Thiandoum, c’était Serigne Abdou Aziz Sy Dabakh. Le jour où on perd ça, si tu le sais la veille, change de nationalité».
Par ailleurs, loin de s’en tenir, le colonel Diouf tout en déplorant ce phénomène des coups d’état militaires qui remettent sans cause sans cesser le processus de démocratisation de certains pays de la sous région n’a pas non plus manqué de déplorer le comportement de la communauté internationale qui, selon lui, agit plutôt en sapeurs-pompiers-pyromanes en «s’attaquant aux problèmes (des coups d’état) tout en fermant volontairement les yeux sur les causes.» «Je me demande quel est le message que l’Union africaine, la Cedeao et les autres organisations veulent faire passer. Parce qu’avec la charte sur la démocratie, les élections et la bonne gouvernance, ils ont quelque chose. Mais, ce quelque chose-là ne pèse que sur les militaires, ça ne pèse pas sur les politiques», a-t-il martelé avant d’ajouter, «tant qu’elles n’auront pas agi sur la bonne gouvernance et les élections qui mènent à cette gouvernance, il n’y aura jamais de stabilité»


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