Birame Faye, coordonnateur de la Plateforme des communicants de l’Apr : «Nous ferons face à tous ceux qui veulent imposer un débat aux antipodes de l’intérêt général»

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Birame Faye, coordonnateur de la Plateforme des communicants de l’Apr : «Nous ferons face à tous ceux qui veulent imposer un débat aux antipodes de l’intérêt général»

http://lesoleil.sn Nommé coordonnateur de la Plateforme des communicants récemment mise en place par l’Alliance pour la République (Apr), Birame Faye, par ailleurs directeur de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (Asp), explique, dans cet entretien, la mission de cette task-force. Il revient également sur les efforts fournis par le Chef de l’État pour rendre l’économie sénégalaise performante au bénéfice des citoyens.

 Pourquoi la mise en place d’une task-force chargée de défendre les réalisations du Président de la République ?

Pour le triomphe de l’idéal républicain, nous nous sommes engagés à mettre en place ce cadre d’échanges, de réflexion, d’animation politique, de formulation de propositions sur la conduite des affaires publiques et la vie de notre parti, de participation qualitative aux débats publics… Nous avons décidé ensemble de dénommer cette nouvelle plateforme « task-force républicaine ». C’est le résultat d’un long processus d’échanges et de réflexion. Nous saluons et soutenons l’initiative d’ouverture et de larges rassemblements du Chef de l’État. Nous nous réjouissons aussi de la réponse positive des forces politiques qui ont répondu à cet appel. Nous sommes également conscients que, suite aux mesures et initiatives prises par le Président de la République, comme le Programme de résilience économique et sociale (Pres), le Plan de relance de l’économie nationale (Pren) et le Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré (Pap2a) pour endiguer les effets de la Covid-19, notre parti se doit de renforcer son efficience organisationnelle et intensifier sa massification et sa mobilisation. Nous disons oui à l’ouverture et également oui à l’enracinement, comme disait l’ancien Président Senghor. Dans ce contexte de relance de notre économie frappée de plein fouet, à l’instar de tous les pays du monde, par la Covid-19, nous lançons un appel au rassemblement et à l’unité pour mieux faire face aux enjeux économiques, sociaux, sanitaires et sécuritaires. Nous ferons face à tous ceux qui veulent imposer les termes d’un débat public sur des bases populistes, nihilistes et qui sont aux antipodes de l’intérêt général. Notre mission est de relever et de rehausser le niveau des débats public politique, de vulgariser et de mettre en lumière les réalisations du Gouvernement et nous projeter dans le temps utile, le temps de l’action.

Vous avez été porté à la tête de ce cadre. Quelle est la feuille de route indiquée par la direction du parti ?

Nous exprimons notre gratitude et notre reconnaissance au Président de la République. Permettez-moi de décerner d’abord une mention spéciale au ministre d’État Mahmoud Saleh. Je rappelle que nos actions auront pour finalité la création d’un espace de rencontres et de renforcement de la franche et solidaire camaraderie entre tous les membres du parti, contribuer au renforcement de la cohésion et de la discipline dans les rangs du parti et travailler pour une meilleure appropriation des politiques publiques par les citoyens. La Tfr sera au service du Sénégal sous la conduite du Président Macky Sall. La Tfr se veut le bouclier et le fer de lance du Sénégal émergent. La feuille de route se veut simple  : elle consiste à animer et rehausser le débat démocratique pollué parfois par des prises de position aux antipodes de la réalité et des déclarations en l’emporte-pièce. Le statut d’opposant ou d’activiste n’est pas une licence pour tirer à boulets rouges, tirer sur ce qui bouge avec une mauvaise foi.

Comment cette task-force compte-t-elle travailler sur le terrain ?

La démarche sera pédagogique et responsable. Nous allons animer, diriger et rehausser le niveau du débat public et mettre à temps la bonne information à la disposition de la presse et de l’opinion. Ce, avec une mise en lumière des réalisations du Gouvernement pour une meilleure appropriation de nos politiques publiques. D’abord, nous serons davantage à l’écoute de nos concitoyens, car la première qualité pour un décideur est d’avoir la capacité d’écoute. Ensuite, nous comptons expliquer l’action de l’exécutif avec une mise en exergue de ses impacts positifs sur les populations et la pertinence des choix des politiques publiques déclinées dans le Pap 2A. Nous irons à la rencontre des populations pour échanger directement avec elles. Nous les écouterons et nous leur apporterons des réponses adéquates. Nous le disons souvent, nous n’avons pas à rougir de notre bilan en dépit des critiques. Nous n’avons pas à raser les murs. Ce que nous avons fait en huit ans saute aux yeux et dépasse très largement ce qui a été fait de 1960 à 2012 dans tous les secteurs de la vie socioéconomique.

D’autres initiatives visant à défendre la politique de l’État ont été lancées, mais elles n’ont pas eu l’effet escompté. La task-force fera-t-elle mieux ?

Évidemment ! C’est notre vœu le plus cher et, Incha Allah, nous y parviendrons. Les ministres, les directeurs généraux, les parlementaires et cadres qui composent la Tfr sont des femmes et hommes de qualité, et ils ont assez d’expérience. Leurs faits d’armes ne font l’objet d’aucun doute. Dans la Tfr, il n’y a pas de privilèges à prendre, nous mettons tous la main dans le cambouis.

On constate l’absence des alliés dans cette task-force alors que Macky Sall parle d’ouverture et de rassemblement. Comment expliquez-vous cela ?

La Tfr n’en est qu’à ses débuts. C’est vrai que, pour le moment, c’est une plateforme composée de membres de l’Apr. Mais, la volonté d’ouverture, d’élargissement et de gestion concertée du Président Macky Sall est une dynamique partagée par tous. La plateforme sera certainement étoffée par nos alliés. D’ailleurs, nous en serons ravis parce qu’après tout, le bilan est collectif, même si le Chef de l’État reste le vaisseau amiral.

Le Gouvernement subit des attaques de l’opposition qui dénonce la mauvaise gestion du pays. Que répondez-vous ?

J’aurais bien aimé qu’on ait une opposition moins nihiliste et moins populiste. Une opposition moins en déphasage avec la réalité du moment. Une opposition constructive et patriotique. Malheureusement, tel n’est pas le cas. Cette opposition nous a habitués à des prévisions les plus pessimistes, les plus catastrophiques, mais la réalité finit toujours par les démentir. La plateforme technique de notre économie est solide, sinon elle allait s’effondrer aux premières heures de la crise sanitaire. Grâce à la vision et au leadership du Président de la République, notre pays occupe la deuxième place à travers le monde dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la Covid-19. Les finances publiques sont assainies. La gestion budgétaire reste vigoureuse. Les fruits de la croissance sont répartis de façon équitable et solidaire et sont partagés avec les plus faibles. Après le semi confinement, le Chef de l’État a pris des mesures ardues pour relancer la machine économique. Avec le Pap 2A, nous sommes passés d’une économie sur la défensive à l’attaque, de la résilience à la relance. Le Pse suit son cours avec l’équité territoriale, l’éducation et la formation des jeunes, la santé, les infrastructures et le développement de tous les autres secteurs socioéconomiques. Le Pap 2A, avec ses cinq initiatives, trois programmes et cinq accès universels, est en bonne marche au grand bénéfice de nos compatriotes.

Concrètement, qu’est-ce qui vous permet de dire que le bilan du Président Macky Sall est positif ? Serez-vous à l’aise pour le défendre dans le domaine de l’emploi au moment où des centaines de jeunes tentent l’émigration clandestine ?

Nous sommes très à l’aise pour parler des réalisations du Chef de l’État. Nous l’avons déjà dit, nous avons un plan d’action qui nous permettra de les vulgariser et de les mettre en lumière de manière innovante, avec une approche originale. Mais, permettez-nous de revenir sur le Plan de relance de l’économie qui a porté le taux de croissance à plus de 2 % pour la fin de l’exercice 2019- 2020, et ce, malgré la Covid-19. À cause de cette pandémie, le Sénégal s’attendait à une croissance de 0,7 % en 2020. Mais, les efforts consentis par le Président de la République ont permis d’améliorer nos performances. Il est toujours bon de rappeler que le taux de croissance trouvé à 1,7 % à notre arrivée au pouvoir a été porté à 7 % avant la pandémie. La transformation du pays à tous les niveaux est une réalité. Le débat sur le bilan ne se pose plus parce qu’il parle de lui-même ; d’où la réélection du Président au premier tour lors de la dernière présidentielle. Le choix a été très clair dès le premier tour avec 38 points d’écart entre le Président et le candidat arrivé2ème.
La satisfaction des populations s’est donc traduite par un plébiscite à travers un vote massif. Auparavant, le parrainage, test grandeur nature, avait fini de nous assurer que le bilan du Président de la République est positif et que les populations sont satisfaites. Aujourd’hui, nous travaillons sur la consolidation et le renforcement des acquis, sur les demandes spécifiques et sur les perspectives au grand bénéfice de nos compatriotes.
Dans le cadre de la politique de promotion des jeunes, le Président Macky Sall a mis en place beaucoup de structures. Depuis 2012, plusieurs initiatives ont été prises pour venir à bout du chômage. D’abord, il y a eu la fusion de quatre agences que sont  : l’Anej, l’Anama, Ajeb et le Fnpj. Une fusion qui a donné naissance à l’Anpej en 2014, la mise en place du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), permettant ainsi à beaucoup de jeunes de participer au développement de l’agriculture sénégalaise. Ensuite, le Chef de l’État a mis en place la Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (Der/Fj). La liste des initiatives, projets et programmes est loin d’être exhaustive. Le nombre d’emplois promis a été largement dépassé. Les statistiques ne prennent pas en compte les emplois dans les domaines de l’agriculture et du commerce, les emplois informels, ceux créés à travers l’Asp et dans le cadre des activités à haute intensité de main-d’œuvre.
Concernant l’émigration clandestine, le Gouvernement du Sénégal travaille pour encourager les migrations régulières tout en combattant celles irrégulières. Pour lutter toujours contre le chômage et l’émigration clandestine, il existe déjà un projet de 54 milliards de FCfa pour huit régions financé par l’État du Sénégal en partenariat avec le Fond international de développement et la Banque africaine de développent (Bad). Le message que nous voudrions lancer aux jeunes est de croire en eux-mêmes en ayant un esprit d’imagination, d’innovation et de créativité. Au-delà des efforts de l’État, nous devons oser entreprendre.

La nouvelle majorité présidentielle pourra-telle résister aux ambitions de ses différentes composantes ?

Nous saluons et soutenons la politique d’ouverture, de rassemblement et d’unité du Président de la République face aux défis actuels majeurs qui nous interpellent. Avec la Covid-19, l’insécurité et le radicalisme dans la sous-région, nous devons unir nos forces et travailler pour le développement socioéconomique du pays. Le temps actuel, c’est le temps de l’action. La nouvelle configuration de l’espace public est la conséquence du Dialogue national et politique ; ce qui constitue une suite logique. Nous remercions toutes les forces vives qui ont répondu à l’appel du Chef de l’État et tendons la main à tout le monde pour l’intérêt supérieur de la Nation.Propos recueillis par  Babacar DIONE


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