«Barça ou Barsakh» : Une autre pirogue se renverse en mer, seuls 39 migrants repêchés !

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«Barça ou Barsakh» : Une autre pirogue se renverse en mer, seuls 39 migrants repêchés !

https://www.seneweb.com Alors que l’enquête suit son cours pour élucider les circonstances dans lesquelles une pirogue de fortune a pris feu, vendredi dernier, faisant plusieurs dizaines de morts, une autre embarcation vient de se renverser en haute mer.
En effet, d’après la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa), le patrouilleur «Sangomar» de la Marine nationale sénégalaise et la vedette de la Guardia Civile espagnole ont intercepté une pirogue de migrants clandestins, dans la nuit du 25 au 26 octobre, vers 3 h du matin, à 5 km au large de Dakar.
Mais, regrette notre source, «dans sa manœuvre pour tenter d’échapper à son arraisonnement, la pirogue s’est renversée après une collision avec le patrouilleur ‘’Sangomar’’. Et les patrouilleurs n’ont pu sauver que 39 personnes qui ont été, d’ailleurs, transférées vers la base navale Amiral Faye Gassama de Dakar, note la Dirpa.
Celle-ci assure, toutefois, que deux autres patrouilleurs de la marine nationale ont ensuite rejoint la zone pour poursuivre la recherche de naufragés.
L’enquête est ouverte pour déterminer l’identité de la pirogue et le nombre exact de personnes ayant embarqué à bord de la barque en question.

Mort de jeunes migrants sénégalais : Idy invite l’Etat à plus d’accompagnement de la jeunesse

Le président du parti Rewmi, Idrissa Seck sort de son long silence et c’est pour faire part de « préoccupation » face à la recrudescence du phénomène, ces derniers temps. « Nous avons appris avec émoi la disparition de nombreux jeunes candidats à la périlleuse aventure du “Barça ou barsakh”, suite à l’explosion de leur embarcation en haute mer; nous présentons nos sincères condoléances aux familles et proches endeuillés », écrit Idrissa Seck dans une note.Avant d’ajouter : « la recrudescence de l’émigration clandestine par voie maritime est un drame social qui nous préoccupe au plus haut point ».
En effet, près d’un millier de jeunes migrants sénégalais ont été interceptés en haute mer en moins d’un mois par la Marine nationale.Plusieurs autres seraient morts suite à l’explosion de leur pirogue au large de Mbour, vendredi dernier. Le bilan officiel de cet accident n’est toujours pas établi, l’enquête policière suit encore son cours.Face à la montée en puissance de ce phénomène, Idrissa Seck invite « l’État à plus d’accompagnement de la jeunesse afin que celle-ci se rende compte qu’elle peut bien réussir chez elle et que l’avenir qu’elle doit construire se trouve ici, en Afrique »

Mansour Faye sur l’émigration clandestine : «Je pense qu’il faut criminaliser cette pratique et sanctionner durement les passeurs»

Le ministre du Développement communautaire et de l’Equité sociale : «On n’a pas des informations au complet, il semble que beaucoup de jeunes viennent de Saint-Louis. D’après mes informations, le nombre de décès s’élève à 13 et cela est une situation très difficile. Non seulement, c’est triste mais c’est douloureux», confie le maire de Saint-Louis
“ Je pense qu’il faut criminaliser cette pratique et sanctionner durement les passeurs et les organisateurs. C’est un appel que nous lançons à l’endroit du président de la République pour mettre fin à ce phénomène”, poursuit-il dans cet extrait rapporté par nos confrères de Actusen.

150 migrants sénégalais tués : Macky victime d’un web-lynchage

Macky Sall a choisi Facebook pour présenter ses condoléances aux migrants sénégalais qui ont péri dans l’explosion d’une pirogue en mer. Mal lui en a pris.
Il a subi des critiques acerbes
“Voilà le résultat de l’émergence que vous pronez depuis des années, voilà où en est le pays, rien ne va, des problèmes dans tous les secteurs.
”Aidez les populations à surmonter les dures épreuves de la vie quotidienne”, charge Patrice Bassene sur la page Facebook du président.
Moussa Ba d’enfoncer le clou : “Si vous aviez tenu vos promesses sur l emploi, on n’en serait pas là. Supprimez vos agences et programmes budgétivores, Prodac, Der et autres, et repensez et soutenez le secteur primaire (misez sur l’agriculture et annulez les licences de pêches attribuées aux bateaux pilleurs) et secondaires (en favorisant la mise en place de petites et moyennes industries de transformation et de manufactures). Arrêtons cette émergence du tape à l’œil”.
Pourtant la création de 500 mille emplois en 7 ans avait été l’une des promesses phare de sa campagne lors de la présidentielle de 2012. Sept ans plus tard, en 2019, là aussi en pleine campagne à Pikine, le chef de l’Etat promet 1 million d’emplois, s’il est réélu.
Aujourd’hui, pour plusieurs observateurs, force est de reconnaître qu’on est loin du compte. D’ailleurs, selon Me Madické Niang, candidat à la dernière élection présidentielle, “à la place de 500 mille emplois, c’est 500 mille nouveaux pauvres que Macky Sall a créés”. Et la promesse risque encore de tomber à l’eau avec la crise de la Covid-19 et ses corollaires économiques : récession, perte d’emploi, pauvreté…
D’aucuns estiment qu’une évaluation des politiques d’emplois s’impose après des décennies de promesses non tenues. “Macky, il est grand temps d’évaluer les politiques publiques liées à l’emploi et à l’employabilité des jeunes. Je vous propose d’organiser un forum dans toutes les régions afin de recenser les manquements, et surtout d’adapter vos politiques aux réalités de chaque zone”, suggère Moriba Le Maire au président de la République.


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