Attaque des journalistes à Tamba : La déclaration commune du SYNPICS, de la CJRS, du CDEPS, de l’UNPJS, de l’APPEL et de REPORTERS SANS FRONTIERES

Attaque des journalistes à Tamba : La déclaration commune du SYNPICS, de la CJRS, du CDEPS, de l'UNPJS, de l'APPEL et de REPORTERS SANS FRONTIERES
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SYNPICS, CJRS, CDEPS, UNPJS, APPEL, REPORTERS SANS FRONTIERES

Suite de l’attaque des journalistes à Tambacounda,Nous, organisations professionnelles des médias, condamnons fermement l’attaque ciblée ce lundi 11 février 2019 du minibus transportant les journalistes chargés de suivre le convoi du candidat du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR), agression survenue à Tamba.

Vu la gravité des événements, nous exigeons du procureur de la République l’ouverture d’une enquête dans les plus bref délais afin que cette forfaiture soit punie à la dimension de l’acte. Nous nous réservons le droit de porter plainte, s’il n’y a pas une auto-saisine de la part du procureur de la république.

Cette attaque rappelle, s’il est besoin, que la sécurité des journalistes pendant cette campagne électorale, doit être une priorité comme l’est celle des candidats, afin que la presse puisse remplir sa mission de service public. C’est pour cela que nous, organisations professionnelles des médias, demandons au ministère de l’Intérieur de prendre, sans délai, des mesures pour sécuriser les bus transportant les journalistes couvrant la campagne auprès des cinq candidats.

Nous souhaitons que des bus sans effigies d’un quelconque candidat soient mis à la disposition des journalistes par les directoires de campagne, que ces véhicules soient marqués de l’inscription ‘’Presse’’, et surtout, qu’ils soient sécurisés par les forces de défense et de sécurité.

Nous rappelons par cette occasion, que la couverture de la campagne engage aussi et au plus haut niveau, la responsabilité des rédactions, notamment pour la prise en charge de leurs reporters déployés sur le terrain. Dans le cas où ces rédactions ne disposeraient pas de moyens financiers suffisants, nous leur recommandons vivement de s’abstenir d’envoyer, sans moyens, les journalistes à l’aventure.

Tout en dénonçant l’inaction voire le silence du ministère de la Communication, tutelle des médias au Sénégal, nous, acteurs des médias, souhaitons que dans l’avenir, les fonds publics alloués à la couverture de tels événements, soient repartis sans parti-pris à l’ensemble des médias sénégalais, publics comme privés.

Par ailleurs, nous saluons la mise en place d’une cellule psychologique, à l’initiative du professeur Thiam (Service Psychiatrique de l’hôpital Fann), pour la prise en charge des journalistes et techniciens victimes.Fait à Dakar ce13 Février 2019

Manifeste du Collectif Assainir la Presse (CAPRESS) : Marquer son territoire, pour une presse crédible et responsable

Le collectif assainir la presse (CAPRESS) a appris avec beaucoup de regret l’agression des confrères qui accompagnent le candidat du Pur, Issa Sall dans sa caravane de campagne.

Communiqué : Capress condamne fermement cette agression des journalistes à Tamba et demande un boycott général de 24 heures de la couverture médiatique de la Campagne présidentielle sur l’ensemble du territoire national.

Ceux qui ont posé cet acte ignoble à l’endroit des professionnels de l’information et de la communication doivent savoir que ces derniers ne font que leur travail qui est d’informer juste et vrai.

Il faut que tous les candidats et leurs militants sachent que le journaliste ne doit pas être la cible d’une quelconque violence pour sa neutralité, à plus forte raison leurs nervis ou gardes-rapprochées.

Attaquer un Journaliste n’est qu’un acte barbare et les auteurs doivent être punis à la hauteur de leur crime contre un pan important de la démocratie sénégalaise. Car ces professionnels ne font que leur noble devoir de relayer aux populations des informations justes et réelles.

Oui ! Un Journaliste n’est ni un militant, ni un opposant.

C’est pourquoi, le Collectif Assainir la Presse appelle à une action de 24 de boycott de la couverture médiatique de la campagne présidentielle en exigeant plus de sécurité à nos confrères sur le terrain.

L’occasion pour le CAPRESS d’inviter toutes les organisations syndicales des journalistes à s’unir dans le seul but de défendre dignement l’intérêt des professionnels de l’information et de la communication.Fait à Dakar le 12 février 2019

Tuerie de Tambacounda : la vérité des faits, selon l’envoyé spécial de Dakaractu

Témoin oculaire des regrettables incidents de Tambacounda qui ont couté, hier, la vie à trois militants de Benno bokk yakaar, l’envoyé spécial de Dakaractu, Moustapha Gaye, apporte sa part de vérité.

Selon M. Gaye, c’est dans la nuit du dimanche au lundi que la délégation du PUR a débarqué dans la ville de Tambacounda, après une tournée à l’intérieur de la région. Ainsi, journalistes et militants ont été logés dans une maison, alors que Issa Sall était dans son hôtel. Le quartier est réputé bastion de Benno bokk yakaar.

« Lundi matin, on a été réveillés par des éclats de voix, alors qu’on devait rallier Bakel. Il  y avait des tiraillements entre la garde rapprochée de Issa Sall et des gens venus de la maison d’en face. Les éléments du PUR voulaient peindre les murs du quartier aux couleurs de leur coalition. C’est ce qui a ouvert la boîte de Pandore. Sur ces entrefaites, ils ont réglé le problème entre voisins. Le calme est revenu. Seulement, des militants de Benno viendront demander à la presse de quitter les lieux. La garde rapprochée de Issa Sall s’y est opposée, car ils avaient l’intention de lyncher les journalistes. C’est de là que coupe-coupe, pilons, barres de fer… ont été exhibés, ça passait dans tous les sens. J’ai demandé aux confrères de battre en retraite. C’est dans cette bagarre que Ibou Diop a été tué », raconte Moustapha, qui, à l’émission “Sur un air de Campagne”, démonte la rumeur selon laquelle ce dernier est mort la veille.

« On n’a pas senti la sécurité requise pour les journalistes et cela a toujours été le cas depuis le début de la campagne. Sur la voiture de la presse, il y avait des autocollants à l’effigie du PUR. Dans le subconscient des gens de Benno, nous étions des militants du PUR. On était devenus des cibles. Les assaillants ne distinguaient plus PUR et presse. Certes, les policiers nous ont protégés, mais en un moment donné, il  y avait des routes barrées et des pneus brûlés. La foule nous avait cernés. La caravane du PUR a emprunté un autre chemin pour sortir de la ville. C’est dans ce sauve-qui-peut que deux conducteurs de motos Jakarta ont perdu la vie», poursuit notre envoyé spécial.

« Sur 25 journalistes, les 10 ne portaient pas de gilets d’identification », éclaire-t-il.

« Depuis hier, aucun membre du PUR, à commencer par le candidat Issa Sall, n’a contacté la presse pour s’enquérir de notre état de santé », déplore Moustapha.

Celui-ci et tous les journalistes présents ont été reçus ce mardi par le SYNPICS, qui a qualifié les faits de « tentative d’assassinat ».

« Ce que je peux dire, c’est que l’attaque était cordonnée. Les assaillants se paissaient des messages.   Il y avait une coordination très précise. Je ne sais pas qui est derrière eux… », Informe-t-il, encore.

Violences à Tamba : le procureur fait le point

Seneweb.com Face à la presse ce matin, le procureur de la République de la localité, Demba Traoré, est revenu sur le film des violences de Tamba, qui ont fait deux morts, avant de préciser que des éléments de la garde rapprochée du PUR impliquée dans cette affaire, ont été désarmés et mis à la disposition du procureur. Il a promis de tout mettre en œuvre pour élucider cette affaire.

«Les premiers éléments fournis par l’enquête comporte la thèse avancée par les renseignement que nous avons obtenus, renseigne Traoré, repris par Radio Sénégal. Sous la direction de la brigade de la gendarmerie et de la police, des pistolets, des armes blanches, des bombes et un nombre important de poignards ont été saisis. Les vingt-quatre membres du cortège d’Issa Sall ont  été interpellés et reconduits à Tambacounda pour l’enquête.»

Le procureur poursuit : «Relativement à l’accident qui a couté la vie à Ibou Diop, le véhicule  de marque Suzuki suspecté a été retrouvé dans le convoi d’Issa Sall,  porteur de trace indiquant qu’il est impliqué dans les  faits incriminés. En ce moment, l’audition des journalistes est presque bouclée. Quelques-uns d’entre eux ont été déjà entendus.»

Demba Traoré appelle au calme et la sérénité la population et les militants des candidats à la présidentielle de 2019.Marie-Thérèse SAGNA

Les candidats appellent au calme après les affrontements à Tambacounda

RFI Au Sénégal, la campagne électorale a été marquée, ce lundi, par des affrontements violents dans la ville de Tambacounda entre des militants de Macky Sall et ceux du PUR, le parti d’Issa Sall. Le bilan fait état de trois morts, de nombreux blessés, notamment deux journalistes. À l’origine de ces troubles, des affiches de campagne arrachées. Si les cinq candidats à la présidence ont appelé au calme, ils se renvoient aussi la responsabilité de ces affrontements.

C’est en utilisant les langues nationales que Macky Sall a réagi. En campagne dans le sud du pays, le chef de l’Etat qui se dit “attaché à des élections apaisées” a lancé un appel à la paix, mais lors d’un discours il a aussi accusé ces adversaires : “ce drame est le résultat de l’appel à la violence que certains candidats ont lancé”.

Issa Sall a lui aussi réagi, ce sont des éléments de sa garde rapprochée qui sont soupçonnés d’avoir tué à l’arme blanche un militant de la majorité. Le candidat du PUR -qui a stoppé sa caravane électorale- estime que l’Etat n’assure pas la sécurité des candidats : “La responsabilité du ministre de l’Intérieur est engagée dans ces évènements malheureux, mais aussi à tout ce qui arrivera plus tard”.

“Seul le cortège présidentiel bénéficie de la présence des forces de l’ordre”, a indiqué le Pastef, le parti d’Ousmane Sonko. De passage à Sedhiou, Idrissa Seck a dénoncé les violences et appelé à une campagne “apaisée, tranquille, sereine”. Madicke Niang a enfin accusé la majorité d’être dans la provocation et appelé le procureur de Tambacounda à prendre ses responsabilités pour “traquer les coupables et le punir conformément à la loi”.Rfi – RFI


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