Affaire de trafic de visas : «Le mouvement Y’en a Marre s’est détaché des idéaux d’une société civile.C’est un conglomérat de businessmen,de politiques…» (Abou Diallo, Cos M23)

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Affaire de trafic de visas : «Le mouvement Y’en a Marre s’est détaché des idéaux d’une société civile.C’est un conglomérat de businessmen,de politiques…» (Abou Diallo, Cos M23)

https://www.dakaractu.com La situation dans laquelle se trouvent des membres du mouvement Y’en a Marre a visiblement semé le doute dans le monde de la société civile. Sorti hier pour se prononcer sur cette affaire impliquant deux de ses membres, le mouvement Y’en a Marre s’est solidarisé et a décrié la procédure judiciaire enclenchée contre Kilifeu et Simon. Une justice, encore manipulée, selon Aliou Sané et ses camarades qui ont également obtenu le soutien de responsables politiques comme Ousmane Sonko, Barthélémy Dias, Babacar Diop, etc..
Ce qui n’est pas l’avis du chargé de l’organisation de la Commission orientations et stratégies (COS M23 ) qui considère que ces « politiques encagoulés ou même businessmen », ont quitté depuis longtemps le terrain des revendications de la société civile. « Qu’on ne se leurre pas. Le mouvement Y’en a Marre ne se bat pas pour le peuple sénégalais. C’est un regroupement de businessmen qui profitent de l’appui d’ONG et de lobbies pour subsister. Il faut savoir dire la vérité aux sénégalais », dénonce Abou Diallo qui s’estime déçu de voir un mouvement qui a participé à une alternance démocratique, se détacher des idéaux de son peuple.
À en croire le chargé de l’organisation à la Cos M23, « ce mouvement doit se réunir pour une assemblée générale et sanctionner ses membres impliqués ». Il est toutefois, selon Abou Diallo, à souhaiter qu’ils recouvrent la liberté. Mais dans ce pays, il faut arrêter de prendre les gens en otage pour régler des problèmes crypto personnels. Pour le membre de la Cos M23,  « les sénégalais ne doivent pas accepter qu’on les manipule. »
D’ailleurs, cette situation doit dès lors interpeller tous les acteurs de la société civile, pour enfin penser à assainir le milieu de la société civile. Par conséquent, dira Abou Diallo, « une dynamique vers l’organisation des Assises de la société demeure un impératif… »

CHRONIQUE PAR PHILIPPE D’ALMEID : Activisme et responsabilité

Le pouvoir tente-t-il de fragiliser le mouvement Y a en marre ? A en croire les militants de ce groupe d’activistes réunis hier en conférence de presse, le moindre doute n’est plus permis sur la question. Les déboires judiciaires de deux des leurs sur des questions relevant du droit commun, ne seraient, de leur point de vue, qu’un prétexte en or pour parvenir à cette fin de fragilisation, s’ils ne sont, plus radicalement, qu’une machination porteuse des mêmes objectifs. Autour des leaders de Y a en marre, les mouvements et partis politiques tels Africa First, Taxawu Askan Wi, Frapp, FDS et autres, sont venus apporter leur soutien aux rappeurs Kilifeu et Simon dans les difficultés judiciaires qui les ont conduits depuis 48 heures en prison.
Babacar Diop, Thiat et tant d’autres n’envisagent pas d’autre interprétation que l’immixtion du politique dans un fait judiciaire qui n’eût pas dû prendre une telle envergure. On retrouve ici, au plan des tribunes, le même climat de détermination et de fronde qui, en mars dernier, avait rejeté le caractère judiciaire d’un acte présumé crapuleux, celui du viol présumé d’Adji Sarr, pour le revêtir du manteau de l’acharnement politique et justifier ainsi une insurrection à caractère populaire qu’aurait nourri à la base le mécontentement social.
L’on se sent un peu mal à l’aise devant ce qui est en train de devenir un tropisme de l’opposition, de sublimer la répression d’un délit, fût-il le plus crapuleux, en persécution politique. De jeter la suspicion sur tout procès, dès lors qu’un leader ou militant de l’opposition est concerné. De décrédibiliser, sur le long terme, l’institution judiciaire. D’empêcher ainsi la manifestation de la vérité en criant au monstre Léviathan (le pouvoir), puissant et exacteur, contre lequel il faut lutter pour protéger le petit peuple de l’injustice et de l’oppression.
Ce tropisme est dangereux. Il accrédite l’idée que la démocratie sénégalaise, du fait de la liberté d’expression et de manifester qu’elle sacralise, peut créer des Moloch au-dessus des lois, dès lors que leurs faiblesses sont démasquées et qu’ils ont le temps d’avoir recours aux machines qui les produits pour organiser le discours victimaire et la mobilisation contestataire qui séduisent toujours une rue remontée à bloc contre tout ce qui peut symboliser pouvoir et avoirs. Il accommode la société dans l’idée que justice peut être refusée aux vraies victimes des dérèglements de quelques-uns,  dès lors que ceux-ci sont du côté de ceux qui ont puissance à réfuter la loi sous prétexte qu’elle servirait un ordre “discrédité et abhorré”.
Si ce réflexe en venait à intégrer la culture de l’opposition politique pour se dérober aux responsabilités sociales et sociétales qui la désignent,  il y a là, en perspective, le péril certain de la démocratie.
Un trafic de passeports présumé avec son corollaire d’escroqueries et de corruptions implique Kilifeu et Simon parmi bien d’autres. Leurs responsabilités respectives ne pourront être établies qu’au terme d’un procès. C’est cela la règle dans les pays civilisés. Vouloir les soustraire a priori à cette contrainte démocratique, est l’antithèse de l’idée que tout citoyen doit se faire de la vérité et de la liberté. Soutenir Kilifeu et Simon, c’est désirer cette vérité qui n’exclut ni vigilance politique ni combativité idéologique, forces de tout activisme et de tout militantisme au service de la cité.

Y’EN A MARRE  : “Nous n’avons aucune nouvelle de nos 23 compatriotes kidnappés…Dj Malick demande en vain qu’on lui apporte ses médicaments…”

“Nous n’avons aucune nouvelle de nos 23 compatriotes kidnappés depuis 17 heures et détenus présentement au Camp Diassé dont l’accès est systématiquement refusé à notre avocat Me Khoureïchi Ba. Le camarade Dj Malick, coordonnateur de Luttons contre l’indiscipline au Sénégal (LCIS) demande en vain qu’on lui apporte ses médicaments parce qu’il éprouve des difficultés à respirer compte tenu de l’exiguïté du lieu où ils sont retenus en otages. Ces geôliers disent niet.

En plus de Dj Malick (évacué à l’hôpital), sont kidnappés :

Seydina Mouhamadou Malal Diallo,Askia Mouhammad Touré,Silvestine Mendy,Mohammad Ndiaye,Guy Marius Sagna,Bentaleb Sow,Kadijatou Badiane,Aliou Gérard Koita,Pape Abdoulaye TOURÉ,Daouda TOGOLA,Babacar DIÉMÉ,Mouhamed GUEYE,Beyna GUEYE,Amadou DIALLO,Mame Diarra GUEYE,Thierno Mouhamed Sall,El Hadj Diop,Amidou Sow,Ousmane Sarr,Abdou Karim Gueye,Khadim Mbacké Sall,Fatou Sow
Nos 23 compatriotes étaient en excellente santé au moment de leur enlèvement, et nous les 09 organisations à l’initiative de la manifestation contre la vie chère tenons Macky Sall et son ministre de l’intérieur responsables de ce qui arriverait à nos compatriotes.
Nous interpellons les organisations de défense des droits de l’homme, et tous les sénégalais face au règne de l’ar


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