ACCUSATIONS DE ME BABOU : Le substitut Mamadou Saïdou Diao livre sa version des faits

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ACCUSATIONS DE ME BABOU : Le substitut Mamadou Saïdou Diao livre sa version des faits

Libération Sénégal online Libération online a pris connaissance du compte rendu adressé par Mamadou Saïdou Diao à son supérieur hiérarchique (le procureur de Diourbel) relativement à l’incident qui s’est produit lors de l’audience de grande correctionnelle tenue le 1er juin 2021. « Ledit incident a eu lieu lors de l’évocation de l’affaire ministère public et Sohibou Fall contre Serigne Cheikhouna Bousso et Ibrahima Diouf- poursuivis pour escroquerie c/ 1er et occupation illégale de terrain d’autrui c/ 2ème. (…) Sohibou Fall (plaignant) reproche à Serigne Cheikhouna Bousso d’avoir revendu un terrain qu’il lui avait vendu. Quant à Ibrahima Diouf, il s’est révélé que c’est lui qui occupait le terrain revendiqué. Lors de l’enquête préliminaire, Ibrahima Diouf faisait consigner avoir acheté auprès de Serigne Cheikhouna Bousso le terrain litigieux à 250.000 Fcfa (…) », raconte le magistrat dans le courrier obtenu par Libération online. Il poursuit à l’attention de son supérieur : « Lors des débats, Serigne Cheikhouna Bousso, contestant les faits d’escroquerie, soutenait n’avoir pas vendu le terrain litigieux au plaignant. Il arguait qu’en sa qualité de chef de village de la localité, il avait fait donation de la parcelle au plaignant qui devait l’occuper sous peine de désaffectation. Ecartant la vente alléguée, il expliquait que les 100.000 Fcfa reçus représentaient des frais de bornage. S’engouffrant dans cette version servie par Serigne Cheikhouna Bousso, Ibrahima Diouf se dédiait de ses propos préliminaires pour dire avoir obtenu le terrain litigieux à titre gratuit auprès de celui-là. Prenant la parole, j’ai posé à Ibrahima Diouf la question de savoir si les 250.000 Fcfa qu’il avait débroussés représentaient alors un «addiya » à l’endroit de Serigne Cheikhouna Bousso. Sur ces entrefaites, Maître Abdoulaye Babou (avocat de la défense), m’a interrompu net pour arguer que ma question était attentatoire à la dignité du «mouridisme ». En lui rétorquant que je maintenais ma question, il demanda au greffier audiencier d’en faire mention et qu’il entendait adresser une correspondance à l’autorité. Dans la foulée de cette passe d’armes entre nous, tout en m’apostrophant et m’indexant du doigt, l’avocat renchérissait : « Tu es qui ? ». Après lui avoir fait remarquer qu’il n’avait aucune injonction à me donner, il s’est permis de m’insulter en ces termes : « Vas te faire foutre ! ». En réplique, je lui ai dit : « Toi aussi vas te faire foutre ! ». Faute de pouvoir nous calmer, le président a fini par suspendre l’audience », rapporte le magistrat


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