50.000 lampadaires pour ne créer que des doublons sur l’éclairage public, et si la priorité était ailleurs…Par El Hadji Amar Lo-Gaydel

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50.000 lampadaires pour ne créer que des doublons sur l’éclairage public, et si la priorité était ailleurs…Par El Hadji Amar Lo-Gaydel

En traversant les grandes villes du Sénégal et au regard des étapes déjà exécutées concernant le projet de 50000 lampadaires Solaires initié par le gouvernement du Sénégal on peut dire sans se tromper que le monde rural est encore largué au second plan. Et pire encore que le projet est sur le point de rater sa cible.
50.000 lampadaires installés dans des villes et des endroits déjà électrifiés pour ne créer que des doublons Sur l’éclairage public au moment où des villages des plus éloignés au fond du pays qui souffrent d’insécurité auraient pu bénéficier de cette offre. Vu que quotidiennement des cas de vols de bétail et des cambriolages de boutiques sont relatés au niveau de ces villages.
Par conséquent les populations du monde rural avaient fondé beaucoup d’espoir sur cette importante initiative afin de voir leurs villages éclairés avec l’énergie solaire car il est accessible à tous contrairement à l’éclairage conventionnel. Ce type d’éclairage basé sur l’énergie renouvelable, ne nécessite ni câble, ni tranchées, ni armoires électriques, ni de lourds travaux. Il nécessite tout simplement des lampadaires avec panneau photovoltaïque connecté sur une batterie autonome sous un soleil ardent particulièrement adéquat pour l’éclairage d’un village comme le village de MANGARA dans la commune de Sagatta Gueth dont le nombre de concessions ne dépassent pas 3 et qui la plus proche ligne électrique passe aux environs de 14 km. Donc pas du tout rentable ni pour la Senelec ni pour les autres prestataires.
Par un décret présidentiel ou à travers L’Agence Nationale d’Energie Renouvelable (ANER) qui pilote le projet un véto aurait pu être instruit interdisant l’installation des lampadaires en milieux urbains surtout en zones déjà électrifiées. Car cela constitue Un dédoublement en matière d’investissement. L’argent publique est ainsi utilisé deux fois sur les même endroits et pour les mêmes objectifs au moment où les cibles prioritaires sont laissées en rades.

Au moins pour les raisons suivantes que nous jugeons simples et objectives les lampadaires ne devraient pas être installés en priorité en milieux urbains : –

  1. l’existence de la ligne électrique en milieux urbains et la possibilité de se servir du câble (EP) pour l’éclairage public.
  2. les populations en milieux urbains ont besoin de ces câbles pour alimenter leurs maisons, leurs commerces et les fabriques et non Pas des lampadaires solaires.
  3. la rentabilité des investissements sur le réseau conventionnel en milieu urbain est avérée.
  4. Dans les villages aucun des trois précédents éléments n’est vérifiable. Il faut ajouter à cela que souvent c’est constitué de petits villages parfois très enclavés vivant sur l’agriculture ou l’élevage avec des moyens limités.

Dommage que le monde rural qui avait vu les lieurs de l’éclairage public s’illuminer vers eux avec le projet des lampadaires, se voit largué au second plan au profit des villes aux artères si gourmandes.
Ici j’évoque le principe d’équité territoriale, un principe si chère au président de la république Macky Sall. Par conséquent pour plus d’efficacité et d’efficience sur l’utilisation des investissements sur ce projet si important le système de distribution et d’installation des lampadaires devrait être revu en respectant des critères d’équité et de transparence.Elhadji Amar Lo-Gaydel-Maire de Sagatta Gueth


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