IMG_8256 1
Loading ...

I) . Ouverture de la rencontre
La séance a été ouverte par le député Elhadj Gueye, Président de la Commission Éducation, Jeunesse, Sports et Loisirs.
Dans son allocution introductive, il a souligné que la Commission comprend en son sein plusieurs enseignants, ce qui lui confère une attention particulière aux enjeux du secteur éducatif. Il a précisé que la rencontre visait à examiner la plateforme revendicative du G7, afin de permettre à la représentation nationale d’adopter une posture constructive et de contribuer activement à la recherche de solutions face à la crise que traverse le système éducatif.

II). Présentation de la plateforme revendicative du G7

Prenant la parole au nom de la délégation syndicale, Hamidou Diedhiou a exposé les principales préoccupations du G7. Celles-ci concernent notamment :
✓le non-respect du calendrier de suivi des accords signés ;
✓l’absence d’interlocuteurs décisionnels, en particulier les ministres concernés, lors des rencontres de monitoring ;
✓les insuffisances constatées dans les décrets relatifs aux décisionnaires ;
✓la nécessité d’une réforme structurelle du système de rémunération ;
✓la problématique de la surimposition appliquée aux rappels.
Les secrétaires généraux ont rappelé les points de revendications et insisté sur la nécessité pour le gouvernement de Poser des actes concrets pour une résolution de la crise. En outre Ils ont déploré ce qu’ils qualifient d’absence de volonté politique, affirmant que le dialogue avec les enseignants n’est engagé que dans des contextes de grève.
Ils ont également regretté une communication gouvernementale jugée réductrice, laissant entendre que la crise se limiterait à la seule question des décisionnaires, alors que la problématique de leur retraite demeure, selon eux, entière et non résolue.

III). Échanges avec la représentation nationale
Les députés ont exprimé leur disponibilité et leur volonté d’accompagner toute initiative susceptible de favoriser une sortie de crise. À l’issue des échanges, ils ont mandaté le Président de la Commission pour élaborer un mémorandum à transmettre au Gouvernement, assorti d’un plaidoyer en faveur d’un règlement concerté du différend.
Tenant compte du contexte économique national marqué par des contraintes budgétaires, les parlementaires ont toutefois interrogé la délégation syndicale sur les propositions concrètes de sortie durable de crise et sur la possibilité d’un sursis au mot d’ordre de grève, afin de créer un climat plus favorable au dialogue.
En réponse, les Secrétaires généraux du G7 ont rappelé qu’ils agissent sur mandat de leurs bases et qu’ils ne peuvent, de manière unilatérale, lever un mot d’ordre de grève. Ils ont néanmoins indiqué qu’une plateforme minimale de sortie de crise serait élaborée afin de faciliter des discussions constructives avec les autorités.

IV). Intervention du Président du groupe parlementaire
Invité par la Commission Éducation, Ayib Daffé, Président du groupe parlementaire PASTEF, a rappelé que la mission essentielle du Parlement réside dans le contrôle de l’action gouvernementale.
Il a précisé que cette rencontre s’inscrit dans une dynamique d’évaluation du respect des engagements pris par le Gouvernement. Selon lui, les blocages constatés s’expliquent en grande partie par des contraintes liées à la soutenabilité budgétaire.
Il a également informé les participants que le Premier ministre est attendu à l’Assemblée nationale le 24 février, occasion qui permettra de porter ces préoccupations au plus haut niveau de l’exécutif.

Clôture de la rencontre.
La séance a été levée sur un engagement commun des parties à maintenir le dialogue et à poursuivre les concertations en vue d’une sortie de crise responsable, dans l’intérêt supérieur du système éducatif national.