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Alors que les relations au sommet de l’État nourrissent depuis plusieurs jours analyses et débats, de nombreux observateurs attirent l’attention sur un point central : la stabilité du tandem exécutif formé par le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko dépend d’un strict respect des rôles institutionnels. Selon cette lecture, la préservation d’une paix durable exige un « retour à la raison » du chef du gouvernement, entendu comme un alignement rigoureux sur les prérogatives qui lui sont dévolues par la Constitution.

Dans cette perspective, revenir à la raison signifie pour le Premier ministre d’exercer pleinement son rôle sans franchir les limites du domaine présidentiel. Il s’agit d’assurer la bonne exécution de la politique de la Nation tout en restant en cohérence avec les orientations fixées par le président de la République, gardien de la Constitution, Chef suprême des Armées et incarnation de l’unité nationale.

Car dans l’architecture institutionnelle sénégalaise, le chef de l’État demeure la clé de voûte du système : il définit les grandes orientations stratégiques, tranche les arbitrages majeurs et représente la Nation sur la scène internationale. Le Premier ministre, pour sa part, dirige l’action gouvernementale, coordonne les ministères et veille à l’application effective des politiques publiques.

Pour beaucoup d’analystes, cette séparation claire des rôles n’est pas seulement un principe institutionnel : elle constitue la condition sine qua non d’une relation apaisée et fonctionnelle au sommet de l’État. Une mauvaise articulation entre les deux têtes de l’exécutif pourrait fragiliser la cohésion interne, alimenter des spéculations politiques et créer des zones d’incertitude préjudiciables à l’action publique.

À l’inverse, une collaboration harmonieuse, fondée sur le respect mutuel et la compréhension des responsabilités de chacun, renforcerait la stabilité de l’exécutif, rassurerait l’opinion et créerait les conditions nécessaires pour relever les défis économiques, sociaux et sécuritaires du moment.

Au-delà des perceptions et des interprétations, un consensus semble se dégager : la réussite du duo Diomaye–Sonko dépendra de leur capacité à maintenir une lecture rigoureuse des textes et à privilégier, en toutes circonstances, l’intérêt supérieur de la Nation.

Kémo DAFFÉ