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203,1 milliards de francs CFA sur 1507,7 milliards de francs CFA. C’est le montant perçu par l’Etat du Sénégal et ses démembrements sur toutes les richesses minières créées dans notre pays au cours de l’année 2021. Une quote part de 13% dénoncée par Ngagne Demba Touré. Le nouveau directeur général de la Société des mines du Sénégal (SOMISEN) a fustigé la « gouvernance discutable du secteur minier » qui est à l’origine de « plusieurs anomalies » dont cette faiblesse des sommes reçues par l’Etat sénégalais. 

Le nouveau patron du secteur minier national a pris la succession de Ousmane Cissé au cours d’une cérémonie de passation de service tenue le 24 mai à Dakar, en présence de membres du Conseil d’administration de la SOMISEN.

Même s’il a remercié son prédécesseur et le personnel de l’entreprise dans les trois dernières années, Ngagne Demba Touré a également fustigé le niveau des participations de l’Etat dans 12 conventions minières signées avec des entreprises étrangères : seulement 10% de droits sur 10 conventions et 15% sur une autre convention.

Le DG de la SOMISEN a par ailleurs constaté « le non recouvrement d’une part importante des redevances minières dues à l’Etat », « le défaut de transparence dans les opérations minières » en général ainsi que le non respect des droits des employés des entreprises minières, de leur sécurité au travail et les torts infligés à l’environnement… 

Avec le changement d’orientation que le nouveau régime entend impulser au secteur, Ngagne Demba Touré a affirmé que « les ressources minières du pays doivent favoriser l’essor d’une industrie dynamique et compétitive capable de générer une croissance durable, inclusive et créatrice d’emplois ». 

Dans cette dynamique, a-t-il ajouté, le Sénégal « ne doit plus exporter tous les minerais extraits de son sous-sol pour importer des produits finis issus de ces mêmes minerais ». Aussi, le DG de l’entreprise nationale souhaite-t-il que « le bijoutier sénégalais (ne fasse plus) des milliers de kilomètres pour rallier Dubaï à la recherche de bijoux alors que l’or extrait ici à Kédougou quitte le pays pour être raffiné en Suisse ou au Canada ». 

Les principales richesses minières du Sénégal, outre l’or, sont les suivantes : platine, zircon, uranium, lithium, fer, manganèse, bauxite, rutile, cuivre, nickel, plomb, chrome, barytine, calcaires, phosphates, basalte, etc. 

La Société des mines du Sénégal existe depuis le 6 novembre 2020 pour assurer la gestion du patrimoine minier de l’Etat à travers plusieurs missions liées aux participations de l’Etat dans les entreprises et opérations minières diverses. [IMPACT.SN]