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Le Centre sur la migration mixte, en partenariat avec la fondation Heinrich Böll, a procédé avant-hier mardi, à Dakar, à la restriction d’un rapport d’analyse qui met en lumière les défis et les opportunités que les migrants et refugiés rencontrent à Dakar, ainsi que leurs contributions au développement de la ville.

Le rapport met aussi en exergue des cas de discrimination et de harcèlement dont des étrangers vivant dans le pays sont parfois victimes.

Avant-hier, mardi 30 mai 2023, a eu lieu à Dakar un atelier de restitution d’un rapport intitulé : «Dakar, portrait d’une ville de migration». Cette étude faite par le Centre sur la migration mixte, en partenariat avec la fondation Heinrich Böll, dresse le profil des migrants et réfugiés qui résident à Dakar. Selon l’étude, ces résidents au Sénégal susmentionnés rencontrent, entre autres difficultés, l’accès difficile aux papiers administratifs et la cherté du logement dont ils sont les plus grandes victimes.

La même étude montre la vulnérabilité des femmes migrantes et réfugiées qui sont souvent victimes de chantages sexuels, de la part de leurs bailleurs ou employeurs, ou de stigmatisation par la société. Selon le directeur de la fondation Heinrich Böll, l’étude a été menée pour fournir plus d’informations et poser le débat migratoire. Car, pour lui, les informations sur la migration sont souvent dispersées et fragmentées.

Toutefois, le rapport a aussi mis en relief les opportunités économiques, sanitaires et éducatives qu’offre la capitale sénégalaise à ces étrangers.  En effet, selon l’étude, les migrants et refugiés à Dakar ont accès à la santé, à l’éducation et aux différentes opportunités économiques.

L’étude qualitative aurait, cependant, des limites. Du moins, c’est ce qu’a laissé entendre Abdou Wahab Sall, conseiller en sécurité du Premier ministre Amadou Ba. «Une étude n’est jamais complète, elle mérite peut-être d’être approfondie. Elle a été faite sur la base d’un échantillonnage et d’un certain nombre de chiffres représentatifs. Mais, globalement, si vous suivez la réalité du terrain, vous verrez que le Sénégal est un pays d’hospitalité. Ça, c’est quelque chose d’incontestable (…) Une étude scientifique peut être remise en cause par une autre», a déclaré le Commissaire de police.

Pour ce dernier, si l’on tient compte de la perception générale et de la réalité du terrain, le Sénégal reste un «champion de la libre circulation» au sein de la Cedeao, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Toujours à en croire le représentant du Premier ministre à la cérémonie, les efforts du Sénégal dans ce sens sont toujours salués par les membres de la l’organisation communautaire sous régionale.

Pour ses initiateurs, l’étude n’est pas générale, certes. Mais elle peut interpeler le gouvernement et la société civile sur certaines questions qui méritent des interventions, concernant cette population d’étrangers à Dakar. BABACAR NGOM

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