Le Gouvernement a été interpellé sur l’attribution des parcelles sur la bande du littoral de Guédiawaye. C’est le député Thierno Alassane Sall qui a posé la question. Pour mieux asseoir sa question, le député non-inscrit a rappelé que le 4 juin 2021, une première superficie de 150, 58 hectares a été déclassée dont 43,90% réservés à l’habitat. Mieux, poursuit-il, 320 conseillers municipaux des 5 communes et de la ville de Guédiawaye, des lutteurs, des délégués, des imams avaient été servis et au cours du mois d’avril 2021, 826 hectares ont été déclassifiés.

 Répondant à cette question, le ministre de l’Urbanisme, Abdoulaye Saydou Sow, s’est voulu clair: « nous sommes dans un état de droit et que l’ensemble des actes que nous posons et que le Gouvernement entend poser  ont toujours faits sur la base du respect des lois et des règlements de ce pays ».

 Il a, dans le même sillage, indiqué que des décrets pris, en 2021, ont approuvé le Plan de détail de la zone nord de Guédiawaye et ont déclassé la zone ouverte par le plan d’urbanisme de détail de la zone nord de Guédiawaye d’une superficie de 15.058 hectares et le décret numéro 2023-813 du 5 avril 2023 approuve et rend exécutoire le plan d’urbanisme de la bande de Yeumbeul Nord, Malika Tivaouane Peulh. Donc, affirme le ministre de l’urbanisme, « aucune disposition n’a été violée ».

Il a fait savoir que ce sont les autorités territoriales de la commune de Guédiawaye qui avaient exprimé le souhait d’aménager la bande de Guédiawaye. En outre, il a signalé que le département de Guédiawaye, créé à partir du grand département de Pikine, est en taux d’accroissement exponentiel et manque cruellement d’équipements et d’infrastructures de bases pour jouer son rôle dans le cadre de son attractivité.

« C’est la raison pour laquelle les autorités de la collectivité territoriale de Guédiawaye ont émis le souhait de se rapprocher des services compétents de l’administration pour procéder conformément à la règlementation au déclassement de cette bande de filaos », a expliqué le ministre, assurant que toutes les normes ont été respectées.

Le patronat et les chambres de métiers pour une meilleure intégration du secteur productif national

Dakar, 25 mai (APS) – Le Conseil national du patronat (CNP) et l’Union nationale des chambres de métiers (UNCM) ont signé, jeudi, une convention de partenariat visant notamment le renforcement de l’intégration du secteur productif national, a constaté l’APS.

Les documents relatifs à cette convention ont été paraphés par Baidy Agne et Inssa Dièye, respectivement président du CNP et de l’UNCM, en présence du ministre de l’Artisanat et de la Transformation du secteur informel, Papa Amadou Ndiaye.

Le directeur général de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), Saër Niang, a également pris part à la rencontre.

« La convention que nous avons signée traduit la nouvelle dynamique de coopération et de partenariat socio-économique que nous voulons installer entre acteurs économiques nationaux », a dit le président du CNP, évoquant « la labellisation des compétences professionnelles des jeunes-artisans ».

Selon Baidy Agne, elle devrait permettre la mise en place d’un  »écosystème propice au développement de l’artisanat et de l’entrepreneuriat, ainsi que le renforcement de l’intégration du secteur productif national ».

Outre une plus grande professionnalisation des grandes familles des métiers de l’artisanat, il a aussi souligné la nécessité de promouvoir « un secteur productif fortement intégré dans l’économie nationale ».

Le président du CNP a réaffirmé la disponibilité du patronat à « agir » aux côtés des chambres de métiers pour une coopération centrée autour des valeurs communes et accordant « une priorité au savoir-faire sénégalais qui va répondre aux exigences de qualité de nos produits et services ».

Il a dit aussi magnifier « la vision prospective » de la tutelle pour le développement de l’artisanat et la migration des activités informelles vers le formel.

Le président de l’Union nationale des chambres de métiers, Inssa Dièye, s’est lui réjoui de cette coopération qui matérialise « la volonté du patronat de faire du secteur artisanal son grenier à travers la fourniture d’une main d’œuvre de qualité et en adéquation avec ses préoccupations ».

« Cette présente convention, que nous scellons aujourd’hui, apporte assurément des réponses pertinentes et structurelles à la lancinante problématique de l’emploi et de l’employabilité des jeunes », a relevé le président de l’UNCM.

Inssa Dièye s’est félicité également de la décision de l’Etat d’allouer 15% de la commande publique aux artisans et l’attribution du marché de la confection de tenues scolaires aux artisans locaux, pour 30 milliards de FCFA sur trois ans.

Il a aussi rappelé « l’injonction » faite aux structures d’appui et de financement de consentir des crédits aux artisans selon des « modalités spécifiques et allégées ».SMD/BK/MTN

Entreprenariat féminin- 175 groupements bénéficient d’un financement de plus 859 millions de FCfa à

iGFM – (Dakar) Des femmes originaires de 11 régions et 26 départements du Sénégal ont bénéficié, jeudi à Dakar, de financements dans le cadre du Projet d’appui au développement de l’entreprenariat féminin et de l’emploi des jeune (Padef-ej).   

175 projets de femmes et de groupements féminins répartis dans 11 régions et 26 départements du Sénégal ont bénéficié de financements islamiques dans le cadre du projet d’appui au développement de l’entreprenariat féminin et de l’emploi des jeunes (Padef-ej) pour un montant de de 859 000 397 de FCfa.  

Trois groupements de Ziguinchor et Fatick ont également bénéficié de camions frigorifiques pour un coût global de 70 000 000 de FCfa.

 La cérémonie de remise de ces financements s’est déroulée, jeudi à Dakar, en présence de Mouhamed Ndiaye, directeur de cabinet du ministre de la Femme, du représentant régional de la Banque islamique de développement Abdallah Sow et des responsables du Projet d’appui au développement de l’entreprenariat féminin et de l’emploi des jeunes (Padef-ej). Mouhamed Ndiaye a précisé que cette enveloppe vient s’ajouter aux financements débloqués en 2018 et 2022 d’un montant de 785 millions de FCfa, portant ainsi le financement du Padef-ej à 1 644 000 397 FCfa. Le directeur de cabinet du ministre de la femme a exhorté les bénéficiaires à honorer leur engagement pour que d’autres femmes puissent bénéficier de financements et à veiller à l’entretien et à la maintenance des camions frigorifiques. Il a magnifié la coopération avec la Banque islamique de développement et remercié Senbus qui a fourni les camions frigorifiques.

Abdallah Sow, le représentant régional de la Banque islamique de développement a indiqué que l’autonomisation des femmes et des jeunes est au cœur de la stratégie de développement de son institution. « Nous croyons fortement que la promotion de l’entreprenariat féminin reste une des voies d’autonomisation des femmes et d’intégration de la dimension genre dans les projets », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « L’accès au financement et plus particulièrement au financement islamique reste pour la BID, un outil puissant d’opérationnalisation de sa politique d’autonomisation des femmes et des jeunes ».

Ce qui, d’après Abdallah Sow, explique la décision de la BID d’allouer 40 % du coût du projet à la mise en place de financement islamique au sein de trois institutions de microfinance que sont ACEP, CMS et CSA.

Afin de pérenniser les effets du projet, le représentant régional de la BID a invité les responsables du projet à mettre en place un dispositif « revolving » afin de permettre à d’autres femmes de bénéficier de financements.

Fatou Ndiaye, Diatou Sané Coly et Marème Diop au nom des bénéficiaires ont salué l’approche développée par ce projet et remercié le ministre de la Femme, de la famille et de la protection des enfants, Fatou Diané.

Le Projet d’appui au développement de l’entreprenariat féminin et de l’emploi des jeunes est cofinancé par l’Etat du Sénégal et la Banque islamique de développement. Le coût total du projet est d’environ 4,5 milliards de FCfa. Les lignes de crédit islamique permettent de financer des activités génératrices de revenus des micros entreprises et des Petites et moyennes entreprises des femmes et jeunes filles.

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